"DE PLUS EN PLUS D'ENFANTS VONT MOURIR" : LE CRI D'ALARME D'UNE ANCIENNE ENFANT PLACÉE
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'extrait que vous allez voir est issu de la nouvelle émission d'actualité du média lactu c'est vous du lundi au jeudi de 13h à 14h nous avons décidé de vous donner la parole citoyens lanceur d'alerte journaliste nous voulons construire cette émission avec vous concrètement comment cela va se dérouler nous ferons tous les jours des appels à témoins sur différents sujets qui font l'actualité et si vous souhaitez intervenir apporter votre témoignage ou tout simplement partager votre opinion sur un sujet il vous suffira de nous laisser un commentaire sur nos réseaux sociaux ou nous écrire à reddaction@lemé tv.fr venez construire cette émission avec nous car l'ctu c'est [Musique] vous à châurou a lieu actuellement depuis le début de la semaine un procès hor nom 19 personnes sont jugées pour maltraitant sur des enfants placés en famille d'accueil les fesses se sont déroulées entre 2010 et 2017 ce procè permet de révéler au grand jour une réalité qui existe et dont on parle peu d'autres sujets dans l'actualité récente évoquent aussi les réseaux de prostitution dans lesquels se trouvent des jeunes femmes passées par l'aide sociale à l'enfance et fin septembre ce sont les éducateurs et agents de l'azu qui ont manifesté sur Paris pour alerter sur la difficulté de leur métier le sous-ffectif des conditions de travail dégradé c'est donc tout un secteur qui est dans la tourment tout un secteur qui est négligé oublié on parle de tout ça avec Claire bourdi fondatrice du collectif enfantiste le la députée NFP Mar marine maximi et agela lamoire qui fait partie du comité de vigilance elle arrivera elle en cours d'émission et nous aurons également le témoignage téléphonique de Mimi une ancienne enfant placé euh première question claire nous déjà merci d'avoir accepté notre notre invitation je je le disais le secteur est un secteur actuellement négligé oublié même j'ai l'impression des pouvoirs publics et de l'état euh j'ai l'impression que la protection de l'enfance est en ce moment en tout cas à bout de souffle selon vous est-ce que le procès actuel qui a lue à châteurou est symptomatique ou c'est un cas isolé non c'est c'est sûr que c'est symptomatique et ça met en lumière des problématiques qui sont là des dysfonctionnements qui sont là depuis de nombreuses années ça fait de nombreuses années que des militants ou des anciens enfants placés le dénoncent mais ils sont pas entend ils sont pas écoutés et c'est c'est vraiment ça reflète la vision que la France a de des enfants de ses enfants de ces citoyennes et de ces citoyens avec vraiment un déniis vraiment majoritaire sur toutes les violences que ces enfants subissent parce qu'ils sont placés à l'aide sociale à l'enfance parce qu'ils n'ont pas de parents qui puissent les protéger derrière c'est l'État qui est censé les protéger mais l'État ne les protège pas toujours et derrière s'il n'y a ni les parents ni l'État que reste-t-il personne et donc ces enfants ils sont pour enfin il y a beaucoup d'enfants maltraités à l'a sociale à l'enfance comme dans les familles et c'est un vrai scandale et aujourd'hui ce procès j'espère du fond du cœur qui va mettre en lumière ces dysfonctionnement mais au-delà de les mettre en lumière que ces dysfonctionnements vont être pris en charge effectivement on parle de l'État on parle de ce que peuvent faire les pouvoirs publics il se trouve qu'il y a des élus qui essayent aussi d'alerter sur cette situation nous sommes avec la députée NFP LFI marine maximi bonjour bonjour Marianne maximi Marianne pardon excusez-moi bonjour j'aurais voulu vous venez d'entendre ce que vient de dire claire bourdi vous faisiez partie de la commission d'enquête donc sur l'aide sociale à l'enfance est-ce que justement ce procès de de qui a lieu actuellement à châurou va vous permettre à vous de faire avancer les choses car on met tout d'un coup en lumière une réalité qui existe depuis des années alors ça ça peut effectivement ce procès il est extrêmement important par contre il manque quand même beaucoup de responsables sur les bands des accusés hein je voudrais quand même signaler que il n'y a aucun responsable de l' social à l'enfance ni du département des départements concernés et donc ça montre quand même que on prend encore une fois qu'un bout du de la difficulté il y a effectivement ce problème de famille d'accueil non agréé mais qui a été responsable de cette situation qui a orienté les enfants là-dessus il manque réellement un angle important au procès et cette commission d'enquête qui a eu lieu qui a été arrêtée avec la dissolution va reprendre moi ce que je voudrais dire c'est qu'il y a un un constat et on a déjà on sait déjà l'état d'effondrement de la protection de l'enfance si quelqu'un le découvre c'est que il ne suit pas l'actualité le problème maintenant c'est quelle solution nous voulons apporter moi je je suis effectivement parlementaire mais avant d'être élu j'étais éducatrice spécialisée en protection de l'enfance donc j'ai j'ai vécu de l'intérieur C dysfonctionnement ce manque de moyens ce mépris envers les enfants placé et et leur histoire et donc maintenant c'est quelle solution politique nous allons pouvoir mettre euh bah sur la table et pouvoir améliorer très rapidement parce qu'il y a une urgence ce sont des la protection de l'enfant s'effondre et elle entraîne avec elle des VI d' enfants il y a des décès dans la protection de l'enfance et on a besoin effectivement que ces procès en tout cas permettent à l'opinion publique de se saisir de ce qu'il se passe et soutiennent les propositions que vont faire les parlementaires effectivement c'est plus de 400000 on dit enfin on parle d'un chiffre de 400000 enfants en France qui sont en danger que vous parliez de décès c'est 20 ans en moins d'espérance de vie pour des jeunes passés donc par l'aide sociale à l'enfance euh comment vous étiez de l'autre côté madame maximie comment en fait on en est arrivé là et pourquoi ça perdure autant j'imagine comme vous le disiez à l'instant faudrait être aveugle pour ne pas savoir les les difficultés de la protection à l'enfance mais comment les différents enfin différents gouvernements successifs n'ont pas réussi à trouver quelque chose pour enrayer ce ce ce schéma ou je pense que ça dit quelque chose comment on considère ses enfants dans notre société l'enfance en général évidemment le droit des les droits des enfants de manière assez généraliste mais plus particulièrement les droits des enfants dont les familles sont dysfonctionnantes défaillantes et ça ça dit quelque chose de très culturel euh sur la non reconnaissance de du droit des enfants aujourd'hui dans notre pays et ensuite nous avons aussi un pays qui a choisi de décentraliser cette compétence donc de la donner au département et chaque département s'organise à sa façon donc il y a une véritable inégalité territoriale euh dans la protection de l'enfance et peu à peu ça a permis à l'état de se désinvestir totalement et du coup euh il n'y a personne qui vient contrôler en fait ce que font les départements il n'y a pas de contrôle réel les préfets ont abandonné ce pouvoir-là et ne viennent pas vérifier c'est exactement ce que révèle le préfet le procès de chaturou c'est que les départements font un peu ce qu'ils veulent alors il y a des départements qui vont essayer d'y mettre des moyens de de de chercher des solution et d'autres pour qui c'est une charge et un un problème à résoudre plutôt qu'une cause à défendre ces enfants-là donc donc nous avons vraiment un pays qui a choisi un modèle qui met en difficulté les enfants placés les professionnels qui les accompagnent et donc il y a des propositions politiques à remettre sur la table la place de l'État moi j'alerte sur le fait que nous sommes dans un véritable scandale national un scandal d'état de laisser autant d'enfants en danger et de ne pas agir créer une véritable défiance vis-à-vis des services de protection de l'enfance don nous avons vraiment besoin aujourd'hui il y a besoin de suppléance parental il y a besoin de prendre en charge des enfants qui sont en danger mais à ne rien faire et a laisser cette enfin ce système s'effondrer c'est de la défiance qui se crée et on est en train de on a vraiment besoin de de d'alerter là-dessus parce que c'est des services qui sont essentiels pour protéger les enfants claire bourdi avec votre collectif enfantiste comment vous faites justement pour aussi alerter quels sont les les cas qui vous reviennent comment ça se passe pour votre collectif dans ce cadre là non en fait justement on a créé le collectif parce Queau sein de la société française il y a un vrai problème sur les droits des enfants pourtant on a des associations qui luttent depuis plusieurs années et ce qu'on s'est rendu compte c'est qu'est-ce qui manque en France pour faire évoluer les droits des enfants ce qui manque c'est une société mobilisée derrière euh derrière le gouvernement en fait le le la société doit pousser le gouvernement à agir et aujourd'hui la société civile pour les enfants ne se ne s'unit pas ne s'offusque pas de ce qui se passe euh et là avec ce qui se passe ce procès de sociale à l'enfance euh en fait on devrait tous dire que c'est inadmissible on devrait tous se réunir dans la rue et dire STOP il faut agir et tant qu'il y a pas cette sociétélà le gouvernement n'agira pas parce qu'il n'a pas de pression et donc le collectif enfanti ce qu'il fait c'est que il va auprès de la société sensibiliser avertir et on demande à la société civile de se mobiliser avec nous c'est pour ça que le samedi 16 novembre on organise une mobilisation contre les violences faites aux enfants et aux adoss et c'est une mobilisation qui est très importante et où vraiment on attend du monde parce que pour les enfants il y a jamais eu de manifestation ou de mobilisation euh vraiment générale de la société et nationale et là le samedi 16 novembre partout en France on sera dans la rue et on espère être rejoint parce qu'il faut faire pression sur le gouvernement il faut qu'on avance sur les droits des enfants et plus particulièrement sur la protection des enfants de l'aide sociale à l'enfance et justement est-ce que ça passe aussi par euh le le entre guillemets le recrutement des des encadrants euh que ce soit dans enfin laaz à l'aide sociale à l'enfance et est-ce que sur ces ces questionsl je vous pose d'abord la question après je vous je poser la question à Madame la Députée il y a encore des choses à faire pour améliorer certainement l'encadrement de de ces enfants mais bien sûr nous on reçoit des témoignages au collectif enfanti de professionnels qui ont quitté l'aide sociale à l'enfance parce qu'on parle aujourd'hui d'un problème de recrutement mais il faut savoir qu'il y a des professionnels qui démissionnent de l'aide sociale à l'enfance parce qu'il n'accepte pas de maltraiter les enfants il n'accepte pas d'être témoin de maltraitance de conditions de travail qui sont inadmissibles et qui mettent les enfants en danger et nous on a plein de professionnels qui viennent témoigner de ce qu'ils ont vécu de ce qu'ils ont vu et qui nous disent ce n'est pas possible on ne peut pas travailler dans ces conditions parce que les professionnels de l'aide sociale à l'enfance ce sont des professionnels qui s'engagent avec le cœur ils le font pour pouvoir aider les enfants et les protéger mais quand ils arrivent dans un secteur qui est totalement en faillite et qui permet des maltraitances ils peuvent pas accepter ça donc ils s'en vont donc il y a un problème de recrutement parce parce qu'il y a un problème de condition de travail et d'acceptation de la maltraitance du fait notamment des conditions de travail mais j'aimerais aussi dire que sur ce procès euh les enfants euh victimes ont signalé à l'époque déjà des faits de violence seulement la ze n'a pas réagi parce que euh ils auraient déclaré que en fait ils savent pas quoi faire de ces enfants parce que c'est des enfants euh qui sont difficiles mais en fait ce sont ce ne sont pas des enfants difficiles ce sont des des enfants qui sont traumatisés parce qu'ils ont été placés à l'aide sociale à l'enfance parce qu'ils ont vécu des des choses dans leur famille qui les ont traumatisé et ces enfants ils doivent être pris en charge au niveau du soin et donc au-delà de l'aide sociale à l'enfance j'aimerais dire aussi qu'en France il y a une pénurie au niveau des pédopsychiatre au niveau du soin de l'enfant et ça c'est très grave parce que du coup vous avez des enfants qui arrivent à l'aide sociale à l'enfance avec des éducateurs qui ne sont pas formé à prendre en charge psychologiquement des enfants traumatisés qui ont vraiment besoin d'un suivi euh avec des des gens formés en psychotrauma ce n'est pas le cas aujourd'hui donc il y a pas que l'aide sociale à l'enfance il y a aussi le soin le secteur de la santé qui est aussi en crise et en fait si les institutions continuent à se dégrader parce que c'est vraiment très inquiétant notamment avec la baisse de de budget de certaines institutions ça va être de pire en pire et on va vraiment avoir de plus en plus d'enfants qui vont mourir à l'aide sociale à l'enfance qui vont se suicider et ça euh on peut pas accepter ça dans notre pays effectivement madame la la députée vous entendez ce que vient de dire claire bourdi est-ce que justement vous avez un quelque chose à ajouter à tout ça car vous avez été comme vous l'avez dit de l'autre côté est-ce que vous avez donc constaté les manquements qu'est-ce qu'on peut faire pour justement soit mieux recruter soit justement améliorer les conditions de travail des des des des éducateurs qui sont plein de bonne volonté et également tout le secteur de la santé comment on peut faire il faut des moyens il faut des moyens là il y a pas de miracle et c'est effectivement tout le contraire que nous prépare le gouvernement sur le budget en ce moment moi je voudrais dire que je rejoint évidemment l'intervention précédente c'est-à-dire que il y a une perte de sens énorme dans ces métiersl on a beaucoup parlé de l'hôpital public et de la souffrance des personnels et ben il faut se dire qu' l'IDE sociale à l'enfance et en protection de l'enfance c'est la même difficulté on a l'impression de rentrer chez soi en ayant fait mal son travail et même en étant devenu un outil de maltraitance supplémentaire pour ses enfants donc la question du sens elle se résut aussi par un taux d'encadrement à la hauteur des besoins des enfants aujourd'hui il y a rien qui dit dans la loi combien d'adultes doivent être présents auprès des enfants qu'on accompagne quand vous mettez vos enfants en périscolaire ou en colonie il y a des décrets qui disent combien d'adultes il doit y avoir par combien d'enfants sont accompagnés c'est pas le cas en protection de l'enfance donc nous on milite par exemple pour qu'il ait un décret qui qui donne un taux d'encadrement et qui garantit des conditions d'accompagnement donc de travail pour les professionnels il y a une autre question c'est celle des salaires elle est pas elle règlera pas le problème mais ce sont des métiers comme beaucoup de métiers féminins on va dire qui sont très mal rémunérés et très peu reconnus il y a eu enfin pendant le covid par exemple on était tous en poste on a tous travaillé et il a fallu qu'on se batte pour obtenir ce segéure qui représente plutôt des miettes mais parce que les salaires sont très bas donc il y a et ça dit aussi de comment on considère les métiers de du soin et de l'accompagnement et donc comment on considère les publics que nous prenons en charge donc les enfants donc là il y a vraiment un gros travail à faire là-dessus parce qu'on le gouvernement nous dit il y a une crise d'attractivité mais elle vient pas nulle part et la conséquence c'est qu'aujourd'hui euh on recrute beaucoup de personnes qui ne sont pas formé et pas diplômé et ça c'est dangereux aussi parce que ce sont des métiers avec des compétences et des qualifications il a des diplômes d'état qui sont qui devrait être la norme et l'obligation pour prendre le temps le soin de ses enfants et ça c'est pas le cas et enfin il y a une dernière chose que moi j'ai observé depuis que je suis parlementaire c'est que il y a des lois qui ont été adoptées notamment la loi Tak de 2022 et le problème qu'on a et ça ça concerne largement la question des droits des enfants c'est que les lois qui les concernent sont des lois qui mettent beaucoup de temps à être appliqué on on a encore des décrets qui manquent en protection de l'enfant sur la loi de 2022 je rappellerai juste que quand le gouvernement choisit d'enlever de années de de retraite aux salariés de ce pays le décret d'application est pris dans la nuit pour la loi taqué il a fallu attendre par exemple sur l'interdiction des placacement en hôtel le suicide de Lili dans mon département dans un hôtel du du puit d'Ô pour que enfin il y a un décret qui est pas absolument pas à la hauteur mais qui est déjà un premier pas soit publié 2 ans et un un suicide en plus c'est c'est inacceptable et en fait quand on regarde c'est les lois qui concerne les droits des enfants qui sont souvent bah à la traain au niveau de l'application donc on a aussi un gros changement à à faire et une grosse pression sur le gouvernement pour donner les moyens à la fois dans le budget évidemment mais aussi dans l'application des textes qui sont votés par les parlementaires très bien anela lame noire venez de nous rejoindre en plateau vous êtes chargé des Relations Extérieures du Comité de Vigilance bonjour et merci d'avoir accepté notre invitation déjà le comité de vigilance sur tout ça que PZ me dire exactement qu'est-ce que vous faites exactement pour qu'on comprenne pour que les téléspectateurs comprennent un peu votre votre travail oui alors déjà pour avoir un peu une représentation de qu'est-ce qu'on est et qui on est on est tous passés on est tous des anciens enfants placés euh je conserve et le comité conserve encore le terme d'enfants placés même s'il y a des débats notamment enfants protégés mais en l'état c'est plus représentatif de dire enfant placés parce que c'est le cas et on le voit dans les drames dans les parcours où il y a 4 c minimum famille d'accueil euh donc on a tous eu un parcours dans la protection de l'enfance on est à peu près plus de 300 du coup partout dans dans la France même en outrem on a des membres et malheureusement on s'est créé et on a commencé à unir nos forces quand il y a eu cette commission d'enquête en tout cas des bruits de commission d'enquête on a vraiment travaillé notamment avec les parlementaires tel que Madame maximie que je salue au passage et ça a été vraiment la la volonté de se dire bah en fait si nous on y va pas personne ne va y aller et c'est terrible parce que la protection de l'enfance si c'est pas les anciens qui viennent dire bah maintenant que moi je vais un petit peu mieux maintenant que je suis plus ou moins stabilisée je veux pas que ce soit la même chose pour les prochaines générations et comme on le voit que ce soit de l'Assistance publique laad ou l'aide sociale à l'enfance maintenant les mêmes erreurs les mêmes défaillance systémique se répète je pense que le procès actuellement qui qui se passe au niveau du Nord euh est très parlant puisque c'est des faits qu'on pouvait retrouver il y a 30 ans 40 ans des faits de violence des faits d'humiliation bon le caractère de placement illégal est quand même assez inédit et assez choquant parce qu'on est en 2024 encore une fois mais finalement il y a pas eu tant de changement que ça en effet il y a des lois mais les lois sont pas appliqué ou en tout cas des décrets très long j'entendais tout à l'heure parler du taux d'encadrement bah c'est quelque chose qu'on attend toujours et et pourtant derrière les professionnels n'arrêtent pas d'alerter que ce soit à travers les syndicats que ce soit par exemple la Knape qui fédère tous les acteurs de l'enfance on alerte on a des drames qui pourraient être évités comme on a pu l'entendre avec Lily mais mais c'est plein d'autres jeunes qui ont des noms des histoires des familles derrière je pense à Jess à nour et cetera qui par ce manque de considération et c'est vraiment là notre action ne sont pas protégés voire sont exposés à du danger permanent que ce soit des agressions par manque bah voilà de de professionnel et donc derrière on va avoir de l'intérim et donc on va de moins en moins contrôler et donc on peut avoir bah voilà les chiffres sur les agressions sexuelles le montre très bien les prédateurs vont dans les milieux on a un milieu qui s'effondre forcément ça laisse place àah des défaillances comme des violences sexistes et sexuelles vous parliez de de l'encadrement il se trouve qu'il y a quelques semaines notre collègue lis laap a couvert une manifestation de d'encadrant de la protection de l'enfance pour justement alerter sur le leur situation et elle y a interrogé Kenny un salarié dans un foyer d'accueil d'urgence qui témoigne du manque de moyens entraavant leur mission on travaille dans un foyer d'accueil d'urgence donc on accueille les enfants de manière inconditionnelle sauf qu'aujourd'hui ben on subit quasiment toute l'année du sureffectif avec beaucoup d'enfants avec un certain nombre de professionnels qui tournent parce que l'équipe elle est pas au complet et on sent pas valorisé dans notre travail dans les décisions qu'on veut prendre pour les enfants dans l'accompagnement qu'on fait et c'est aussi pour ça qu'on manifeste est-ce que aujourd'hui quand on voit un peu l'état de l'accueil de la protection de l'enfant est-ce qu'on peut dire que les enfants sont en danger parce que je vous entendais chanter ça tout à l'heure oui effectivement on peut le voir un peu comme ça dans la mesure où les conditions d'accueil en tout cas nous qui sommes en foyer d'accueil d'urgence quand on est en sure effectif les conditions d'accueil elles sont pas du tout comme il faut les chambres sont surchargées et et le temps qu'on accorde aux enfants individuellement est pas du tout à la hauteur de ce qu'on pourrait faire si on était en effectif et professionnel et enfant un peu similaire ou là le travail serait beaucoup plus performant c'est sûr donc là c'est assez édifiant ça rejoint un peu ce que vous avez pu dire depuis tout à l'heure dans l'émission lactus et vous c'est une émission qui veut donner la parole en direct aux citoyens et donc on a décidé là sur pour cette émission de donner la parole à Mimi qui est une ancienne enfant placé et qui va nous raconter son histoire et ce qu'elle devient aujourd'hui comment elle a réussi ussi à à remonter la pente et à trouver aujourd'hui une mission qui lui permet de de pouvoir rendre lappareil c'est un peu ce que tu racontais Anélia anellia c'est ça je me trompe pas anela pardon excuse-moi donc mimi est-ce que tu m'entends oui bonjour cy bonjour à tous peut-être un petit souci de téléphone est-ce qu'on peut me dire si on est en ligne avec Mimi est-ce que vous m'entendez n euh oui on t'entend est-ce que toi tu m'entends oui bonjour à tous bonjour euh merci he d'avoir accepté de de de de nous raconter ton histoire et de témoigner aujourd'hui dans l'émission lactus et vous euh première question que j'ai envie de te poser justement ton histoire ton parcours tu as été placé à l'âge de 4 ans c'est ça oui donc je t'en prie de 4 ans à à 21 ans euh et comment dans quelle famille tu étais comment comment ça s'est passé pour toi en fait alors c'est c'est difficile de sentétiser de 4 ans à 21 ans parce que je pourrais euh parler de ça pendant des heures parce que ça représente des des heures et des jours et des années de vie dans le cadre de la protection de l'enfance donc j'étais placée à 4 ans au départ c'était des familles d'accueil un peu à temps partiel puis du jour au tu arrives dans un foyer où il y a des règles des enfants une perte d'intimité euh c'est très différent du domicile il y a plus d'adultes qui te tapent qui te frappent les odeurs sont différentes et et tu grandis petit à petit on parlait de du terme tout à l'heure enfant placé mais je pourrais rajouter enfant placé et déplacé où j'ai passé ma vie à être comme un objet qu'on qu'on qu'on met dans un colis qu'on envoie à la logistique de petaouchnok en attendant mes 18 21 ans et euh et et voilà ensuite il s'est passé énormément d'incidents pendant mes mes différents placements oùh j'ai encore des séqueles physiques aujourd'hui je suis en béquille pour l'anecdote et c'est quel excuse-moi mais c'était quel type d'incident qui fait qu'aujourd'hui tu te retrouves en béquille en fait c'est c'est quelque chose qui se passe aussi aujourd'hui encore pour d'autres enfants c'est qu'on rentre chez nous le vendredi soir on se fait éclater pendant le weekend et on retourne le dimanche soir là en l'occurrence c'était un un accident à mon adolescence où je me suis retrouvée à à me faire battre avec une batte de baseball des bâtons et cetera je suis arrivée au foyer ce jour-là il y avait une fête de départ et l'éducatrice qui était d'astreinte c'était comme par hasard l'éducatrice qui qui me détestait parce qu'il y a des éducateurs qui qui se donnent le droit de détester des enfants placé euh et finalement elle a pas pris en compte que j'étais blessée je demandais d'appeler les urgences je voulais qu'on appelle les Pompi j'avais très très mal et on m'a laissé plus de 6 jours avec ma jambe cassée dans mon lit au 3è étage et c'est une éducatrice qui est rentrée de vacances qui est rentrée dans ma chambre qui a crié mon prénom oh arrête ta comédie et quand elle m'a vu j'étais je crois que j'étais en train de mourir presque j'ai failli être amputée et au final j'ai encore aujourd'hui des des de de cette blessure à la jamb qui a pas été pris en charge l'éducatrice sans question à l'époque elle a eu rien du tout au final elle a même réussi à me faire virer un an et demi plus tard et c'est des années plus tard après avoir éconduit plusieurs adolescence dans la même structure qu'ils ont enfin pris la décision et qu'ils ont enfin remarqué que elle était défaillante et déconnante malgré les alertes des collègues des uns et des autres et et tu me racontais aussi que tu as une avec les éducatrices enfin j'imagine qu'il y en a eu qui étaient des des très bons des très bonnes éducatrices des très bons éducateurs mais tu as eu également lors de enfin quand tu étais beaucoup plus jeune vers l'âge de peut-être 10 ans tu as raconté un peu ce que tu vivais chez toi à une éducatrice et qu'est-ce qu'elle a fait ensuite qui t'a au contraire mis dans une situation plus compliquée que avant que tu lui dises elle a fait remonter l'information c'est ce qu'on ce qu'on demande aux éducateurs ils peuvent pas tout garder pour eux on n'est pas dans un secret personnel ça reste des professionnels qui s'occupent d'enfants donc je raconte tout ce qui se passe chez moi et ce qui se passe chez moi c'est c'est très très grave moi mes weekends je l'ai passé à brûler des couteaux pour découper du cheat et le filmer et le peser où il y avait des élevages de chiens j'étais très très très très violentée et en fait ce jour-là elle vérifiait si je m'étais bien savonné après la douche elle voit que mon corps est plein de bleu et elle craque elle me prend dans dans un espace à part et c'est moi qui craque avec elle et qui lui raconte tout ce qui se passe elle fait remonter l'information et quand ma mère vient me chercher le vendredi pour le weekend il y a la directrice qui vient votre fille nous a dit ça ça ça ça ça ça ça et il me laisse repartir avec elle du coup pendant ce weekend là elle m'a cassé un bras il y a pendant l'altercation j'ai mon chien qui est sorti de la chambre pour me défendre et le lendemain j'ai retrouvé mon chien égorgé pour me punir et je suis rentrée le dimanche en foyer et cette éducatrice là a démissionné et m'a retrouvé 16 ans plus tard sur les réseaux sociaux où elle s'est excusé et qu'elle a expliqué comment ça s'était passé parce que il faut savoir que quand je suis repartie en foyer je suis passée d'une d'une gamine super gentille qui dansait qui voulait mettre des chouchous roses H24 et des chaussettes violettes à une gamine qui écoutait plus de musique qui était violente et qui voulait plus parler à aucun adulte une Patat chaude comme ils appellent dans le jargon horrible d'cord donc effectivement c'est une histoire très très très dure à entendre mais je pense qu'il était il est aussi de que ça soit dit et raconté parce que on a du mal parfois quand on est un peu éloigné de de ce monde là de la protection de l'enfance de comprendre les réalités et je pense que ça peut que inciter des gens à prendre conscience de de de l'urgence qu'il y a à trouver des solutions pour améliorer le sort des enfants et aujourd'hui justement tu t'es relevé de tout ça et tu as décidé aussi de enfin de rendre l'appareil de faire en sorte que d'autres enfants ne subissent pas tout ça qu'est-ce que tu fais aujourd'hui mimi comme activité alors ce qui est important pour moi à dire c'est qu'en fait à cette période de ma vie je me suis convertie à l'islam donc moi finalement avoir fait ce choix de conversion ça m'a aussi protégé de d'aller me suicider protéger d'aller devenir une alcoolique une droguée et surtout des réseaux de prostitution parce que les réseaux de prostitution à mon époque c'était waouh une dinguerie et ça existe toujours puisque maintenant ça fait 10 ans que je suis éducatrice dans le cadre de la protection de l'enfance d'ailleurs j'aspire à à m'orienter vers un un master en ingénierie sociale voir même un doctorat pour tenter de changer les choses autrement puisque de en étant éducatri spécialisé de l'intérieur du système même en j'ai j'ai pas réussi j'ai l'impression que finalement tout ce qui se'est passéit il y a 20 ans ça se passe encore aujourd'hui à titre d'exemple euh on on est placé comme enfant mais euh même si ton père ta mère tua peut-être violé maltraité il y a pas forcément de poursuite pénale même avec la loi de 2022 mais et donc tu es placé mais il faut quand même les appeler pour les autorisations d'inscription à un sport bien pour moi un manque de cohésion dans le système il est il est complètement fracturé et déconnant à ce sujet-là et quand je vois le procès moi ça m'étonne pas j'ai aucun choc des enfin moi par exemple mon mari il est choqué de ce procès de ce que dénonce ses enfants là mais moi qui viens de ce système là c'est ce qui dénonce eux limite il y a plus grave encore à dénoncer en fait c'est et et et vra et vraiment on en vient où les enjeux ils sont même plus que euh de l'ordre de la responsabilité institutionnelle et du coup pour répondre à votre question ça fait 10 ans que je suis éducatrice spécialisée mais aussi humanitaire où je me suis spécialisée en sisjordanie et au au Liban d'ailleurs et et et voilà est ce que et ce dont je me rends compte aujourd'hui aussi avec ces échanges en vous écoutant c'est que moi de de de mon point de vue d'humanitaire au vu de la situation aujourd'hui j'ai des attentes universelles au niveau des droits des enfants la protection de l'enfance en France elle a été créée en 1938 genre à une autre époque où ce qu'on appelle aujourd'hui Israël ça s'appelait encore Palestine carrément donc 86 ans plus tard on est encore à parler presque timidement de la non gestion des enfants en placé ça veut dire qu'en fait déjà en France les enfants sur le sol français citoyens français sont pas protégés et c'est vrai que du coup je me dis mes attentes à titre universel on en est encore loin presque donc voilà mais en tout cas merci enfin je reste reste avec nous mimi mais je vais donner aussi la parole à à nos invités en plateau est-ce que vous avez une réaction ou poursuivre la discussion par rapport à ce que vient de dire mimi claire oui moi j'aimerais dire là on entend un témoignage quand même qui est terrible euh et et qui n'est pas unique c'est quelque chose qui qui arrive malheureusement régulièrement et euh et là on entend ce témoignage ça ça nous touche et puis après on oublie et puis après on continue sa vie vous voyez après cette émission tout le monde va continuer sa vie comme si de rien nétait et moi j'ai envie de dire là vous avez entendu un témoignage vous vous vous entendez les témoignages du procès ne ne restez pas comme ça à oublier fa que ça ressorte de de votre vie et continuer la vie comme si de rien n'était en fait à un moment donné je pense que vraiment il y a une responsabilité aussi sociétale et que les gens qui entendent ce témoignage ne peuvent plus se taire ne peuvent plus être aveugles et il faut vraiment vraiment et je j'insiste là-dessus que la société se mobilise et chaque personne chaque citoyen et citoyenne de France est responsable de tout ça même s'il n'est pas directement l'agresseur il faut vraiment que le peuple français se réveille et fasse quelque chose pour tous ces enfants qui sont victimes de violence vous avz end ce témoignage comment on peut accepter ça moi je je je ne peux plus accepter ça je ne peux plus dormir en pensant à ça je suis obligée de de d'être activiste dans un collectif et d'aller dans la rue parce que je pense à tous ces enfants tous les soirs et je me dis que ce n'est plus possible et vraiment on attend de la société que après ce témoignage elle vienne dans la rue le samedi 16 novembre parce qu'il faut dire stop je ne peux être que d'accord un grand merci pour le témoignage parce que c'est pas facile de témoigner euh même même quand on a 40 50 60 ans ça reste compliqué c'est notre vie privée il y a aucun autre endroit et pour personne d'autre on demanderait bon alors comment s'est passé le divorce de tes parents comment tu l'as vécu donc ça c'est quelque chose sur lequel nous justement on essaie aussi de se protéger on essaie de montrer euh bah nos parcours nos vécus tout en se protégeant il faut savoir que dans le comité on est une grande majorité avoir moins de 30 ans quand même donc on a notre vie à construire et notre enfance à reconstruire donc on est dans cette démarche vraiment de à partir de ce vécu on a aussi une expertise et une expérience et c'est pour ça qu'on qu'on s'est nommé Comité de Vigilance parce que à partir de nos 2 ans quand on connaît le juge pour enfant quand on sait que chaque année il faut aller le voir quand on sait que chaque autorisation parentale il faut penser à demander un double directement à l'enseignant pour le laisser au service parce que on la majorité des cas les parents ne vont pas le renvoyer ou pas dans les délais donc il faudra demander au juges une dérogation et cetera on est tellement dans un système spécifique que bah c'est c'est important aussi de d'arriver à se dire que on a cette expertise et aujourd'hui on veut aller au-delà des témoignages les témoignages sont super importants et merci encore mais aujourd'hui la société ne veut pas voir les livres existent ça fait des années qu'on parle de ces atrocités de la prostitution et cetera ce procès oui il est pas choquant malheureusement sur quand on est un petit peu attentif à la protection de l'enfance et pourtant c'est quand même un procès qui est symbolique parce que ben il y a la quantité de victimes il y a le fait d'avoir un placement totalement illégal et puis il y a le fait que on a des humiliations qui aujourd'hui font un peu ticket mais je rejoins le le fait que dans 3 jours malheureusement il y aura d'autres drames il y a des conflits partout où les enfants sont en première première victime et donc il faut aussi aller au-delà il faut se mobiliser parce qu'en plus c'est un biais de se dire que c'est uniquement chez les voisins que ça se passe la protection de l'enfance tout le monde est concerné tout le monde est touché un médecin le les les soins en général à l'hôpital tous les tous les corps médicaux vont être concernés une sage femme il faut savoir que si jamais elle prend en charge une personne qui va être victime de de d'inceste ou de violence sexuelle pendant son enfance c'est à peu près 50 % qui vont souffrir de dépression de stress post-traumatique donc ça nécessite d'avoir une attention et de de poser les termes que vous êtes consentante et cetera donc en fait c'est l'ensemble de la société qui a besoin de changer et de réellement prendre le problém enfin la problématique à bras le cor et de se dire qu'est-ce qu'on fait c'est mon camarade c'est bah il y a beaucoup de de personnes qui témoignent aussi et qui nous disent ah bah moi je sais que ma tante a accueilli un peu parce qu'elle était un STI qu'elle avait vu que cet enfant avait personne et cetera en réalité tout le monde a déjà été plus ou moins concerné directement par la protection de l'enfance et la parole aujourd'hui se libère donc qu'est-ce qu'on fait on on dit aux enfants allez-y parler il faut parler c'est important on a des dispositifs géniaux qui se mettent en place comme les boîtes au lettes papillon qui a permis notamment à une petite fille de de bah dénoncer les agressions et l'incest subi par par son grand-père mais derrière si c'est pour se retrouver à nouveau dans des familles d'accueil qui sont dysfonctionnelles dans des structures où les professionnels n'ont pas le temps parce que c'est vraiment notre position c'est-à-dire que il y a pas un seul responsable sinon ce serait trop simple voilà les éducateurs sont mauvais bah on enlève les éducateurs non c'est bien plus nuancé bien plus complexe et on l'a vu à la manifestation il y a une vraie détresse des professionnels et du coup c'est un cercle vicieux les professionnels sont dégoûtés sont en burnout récupèrent des des traumatismes constamment enfin c'est terrible d'entendre toutes ces histoiresl plus les histoires des dysfonctionnements au sein même des structures donc il faut aussi avoir cette nuance et se dire que c'est un combat qu'on mène toutes et tous et que c'est pas euh un camp qui est gentil un camp qui est méchant parce que malheureusement c'est plus complexe et que derrière bah on a la responsabilité et on a des enfants chaque jour qui ont ce courage immense de parler de témoigner et donc c'est nous en tout cas pour ça qu'on revient dans ce système qui est pas facile hein parce que honnêtement au vu de tous les témoignages nous la protection de l'enfance si on peut ne plus en entendre parler dès qu'on y est sorti honnêtement c'est un plaisir mais en même temps si personne le fait ça ne change pas merci madame la députée est-ce que vous avez un mot à ajouter à tout ce que vous venez d'entendre soit bien le témoignage de Mimi ou ce qui vient d'être dit en plateau non mais je je rejoins ce qui vient d'être dit effectivement les les témoignages sont sont terribles et en même temps précieux pour pour alerter et faire comprendre à l'opinion publique ce qui se joue mais une fois que c'est entendu il faut qu'on puisse agir et c'est ça la la responsabilité que nous avons nous en tant qu'élu mais en tant que société moi je voulais juste aussi un dernier mot mais alerter sur un autre gros problème que nous avons c'est le fait qu'il y a alors on a le procès de châurou mais on a aussi au moins 3000 enfants qui patientent aujourd'hui au domicile de leurs parents pourtant don le juge a ordonné un placement donc une mise en protection immédiate et faute de place nous avons un nombre de plus en plus important d'enfants qui restent au domicile des parents alors qu'ils sont victimes de violence malgré une décision de justice qui est quand même assez enfin extrêmement grave et donc ça c'est vraiment aussi un des sujets que normalement ministre de la justice devrait se saisir immédiatement que de le respect d'une décision de justice c'est pour le coup nous n'avons jamais eu de réponse des différents gardes des saut donc ça c'est vraiment inacceptable et une dernière chose une alerte aussi sur l'extrême droite dans notre pays qui se veut comme un défenseur des enfants mais qui se permet de trier quels enfants seraient pourrai être protégés dans notre pays et moi je fais référence aussi aux mineurs non accompagnés qui sont dans la protection de l'enfance et qui doivent être protégés parce que la protection de l'enfance ne doit pas connaître de nationalité elle doit prendre en charge tout enfin en danger et une alerte voilà sur sur l'extrême droite qui cherche à diviser les droits des enfants nous avons ratifié la Convention internationale de droit des enfants et à nous de l'appliquer de nous battre pour qu'elle soit appliquée et être vigilant à une offensive quand même très grave qui qui arrive qui est présente mais qui est en train de se renforcer sur la question des droits des enfants merci beaucoup euh mimi est-ce que tu es toujours avec nous en ligne oui je suis toujours là B le le je vais te laisser le mot de la fin sur cette sur cette séquence euh est-ce que tu as un dernier mot à à ajouter moi je je pense en tout cas déjà je voudrais vraiment remercier madame bourdille euh pour le collectif enfantiste parce que en tant qu'enfant qui a été placé aujourd'hui je suis une adulte qui suit depuis un moment ce qu'elle propose et je pense qu'aujourd'hui ce qu'elle propose c'est plus c'est plus un besoin étatique mais une urgence nationale parce qu'il faut sauver la peau des futurs citoyens français et on en est là et j'espère que le 16 novembre il y aura du monde qu'ils ont une stratégie de communication que vous allez bien leur recommander pour qu'il y a un max de de monde et j'ai l'air d'en parler peut-être assez facilement avec du recul j'ai 30 ans je suis mariée deux enfants ça se passe très bien j'ai retrouvé de la stabilité mais malgré toute la résilience et toute la bonne volonté le la soif de justice pas de vengeance mais de justice elle reste quand même importante et je pense que peut-être quand le système aura accepter de changer qu'il y aura du pénal pour tous les parents qui agressent ou autres des enfants bah on pourra peut-être vivre en paix plus tard nous les anciens enfants et on est beaucoup qui n'avons jamais parlé moi j'ai jamais vraiment parlé de ça pourquoi parce que la phrase qu'on se dit peut-être un peu tous c'est qui va nous croire et je vais finir sur ça bah merci merci beaucoup mimi merci Claire bourdi je rappelle vous êtes activiste et fondatrice du collectif enfantiste merci Anélia lame noire je rappelle vous êtes chargé des Relations Extérieures du comité de vigilance et merci à vous madame la députée maxini vous êtes député du puit d'Ô LFI NFP [Musique]
Marianne Maximi