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interviewfranceinfo· 7 avril 2025 27 min

Meeting du RN : la référence de Marine Le Pen à Martin Luther King est d'une "indécence crasse"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Bonjour Manuel Bompard. Bonjour. Bonjour.

Avec la hausse brutale des droits de douane décidée par Donald Trump, les bourses mondiales continuent de dévisser. En France, les le risque de perte d'emploi est absolument majeur comme celui d'un ralentissement économique, d'un arrêt des investissements. C'est ce que dit le premier ministre François Bairou.

Est-ce que vous partagez cette inquiétude ? Évidemment, les décisions unilatérales de Donald Trump sont à un moment qui a un moment de rupture qui va avoir des conséquences extrêmement grave. C'est toute la la politique a été mis en place à l'échelle mondiale depuis plus de 50 ans en vérité depuis la fin des années 70 début des années 80 qui se retrouve complètement pris à contrepied et avec un impact qui risque évidemment d'être un impact déflagrateur avec des possibilités y compris d'une crise financière.

On le voit aujourd'hui dans l'évolution des cours de bourse. Je pense que ce qui est important de dire aussi, c'est que par ces décisions, Donald Trump se tire aussi une balle dans son propre pied et que les conséquences de ces décisions, y compris sur l'économie américaine risque d'être également désastreuse avec des risques en particulier d'inflation. Face à cette situation, forcément la question qu'on se pose, c'est qu'est-ce qu'on fait ?

Quelle réaction ? Euh bon, d'abord je pense qu'il faut prendre conscience de de l'importance et de la gravité du du moment. Et ensuite, je pense qu'il n'y aurait pas de plus mauvaise réponse qu'une réponse qui a une réponse pas ciblée, pas intelligente et qui serait une réponse globale un peu à la la manière de ce que Donald Trump a fait lui-même.

Moi, je crois que l'idée euh de prendre comme mesure de réponse ou de ou de rétorsion la question des services numériques me paraît être évidemment une piste intéressante. C'est une piste qui a été mise sur la table par le gouvernement. Oui, ben c'est si pour une fois le gouvernement a une piste qui est pas une piste négative.

Maintenant, j'attends de voir si ça se réalise ou pas parce que je vois bien qu'il y a aussi des réticences à l'échelle européenne. Mais évidemment le les États-Unis d'Amérique sont aujourd'hui exportateurs en terme de services et on connaît les liens entre l'administration américaine et les géants du numérique. Et donc évidemment, ce serait une réponse qui qui aurait un impact plus important qu'une réponse pas réfléchie qui elle pourrait nous attaquer notre propre économie.

Parmi les ripostes, Emmanuel Macron a appelé les entreprises françaises à ne plus investir aux États-Unis. Est-ce que ça fait partie des bonnes réponses ou alors il a carrément perdu son sang frroid ? Euh non, je pense que ça peut faire partie des bonnes réponses mais à un moment il faut être un peu cohérent si vous voulez.

Quand le gouvernement français il y a quelques mois par exemple après la catastrophe qu'a connu Mayotte en appel à Starlink euh quand bah oui quand le ministère de l'éducation nationale en France passe un contrat avec Microsoft à un moment je pense que le devant les droits de douane. Non, mais d'accord, mais euh on casse le contrat. Alors, enfin, vous voyez, je trouve que il faudrait que que le gouvernement français soit un peu exemplaire et y compris.

C'est pourquoi je pense que c'est une mesure de réponse qui est une réponse intelligente de s'attaquer au service numérique, c'est parce que par ailleurs ça serait la possibilité pour la France et l'Union européenne en particulier de développer sa souveraineté dans ce domaine. Et on a besoin de développer notre souveraineté dans dans ce domaine. Et ça fait malheureusement depuis des années et des années que nous le disons et que malheureusement le gouvernement français continue à prendre des décisions qui nous lient aux intérêts américains sur ce sujet. aussi vous parlez de souveraineté, la réponse elle passe nécessairement par le cadre de l'Union européenne ou échelle de la France ?

Bah évidemment que ce qu'on tout ce qu'on peut faire à une échelle plus large et va dans va dans le bon sens mais on on la crainte si vous voulez c'est que le cadre européen soit aujourd'hui un peu paralysé par des intérêts qui sont des intérêts antagonistes puisque chaque pays regarde quel va être l'impact des mesures qui sont prises sur ses propres exportations. Donc s'il est possible d'avoir des réponses à l'échelle européenne, évidemment qu'il faut des réponses à l'échelle européenne, mais il faut être en capacité aussi en France de pouvoir prendre des décisions si en attendant que ces décisions européennes puissent être possible. On entendait ce matin sur France info des Français de plus en plus nombreux qui boycottent les produits américains.

Est-ce que c'est la bonne réponse d'ailleurs ? Est-ce que vous vous boycottez les produits américains ? Bah pourquoi pas ?

Moi je je pense que il y a aussi évidemment une réponse qui a une réponse citoyenne. Je crois que c'est du type de mesure qui a été pris par exemple au Canada et je pense que il faut en tout cas vous les incitez vous les Français à boycotter les produits américains ? Bah en tout cas je oui pourquoi pas je les incite pas à ne pas le faire.

Voilà. Franchement euh euh je je pense que euh il faut que l'administration américaine euh évidemment ait un impact négatif dans les mesures qu'elle prend euh qu'elle prend aujourd'hui. On peut pas laisser faire comme ça et donner l'impression que c'est pas grave et qu'on va continuer à discuter comme ça.

Moi, je dis juste vigilons sur les mesures de rétorsion qu'on met en place pour pas pour pas se tirer une balle dans notre propre pied. Un dimanche politique Manuel Bonpard, battle de meeting ce weekend. Une partie de la gauche place de la République, les Macronistes à Saint-Denis et le RN place vos banc à Paris.

Marine Le Pen qui a tenu à à envoyer un message simple au français. Comme vous mes amis, nous sommes de ceux qui ne se résignent pas, qui ne s'inclinent pas, qui n'abdiquent pas et que chacun soit rassuré, je ne lasserai rien. Vous saluez sa détermination ?

Non, c'est je trouve ça incroyable. C'est-à-dire que depuis le début de la semaine dernière euh euh Marine Le Pen et le Rassemblement national se essayent de se faire passer pour des victimes alors que il y a une décision de justice qui les a reconnu coupable et qu'on parle de détournement de fonds public, qu'on parle manifestement pour dire quand même la gravité de ce dont on est en train de parler d'assistants qui étaient censés travailler au Parlement européen et qui n'avaient même pas connaissance du député avec lequel ils étaient censés travailler. Je pense que tout le monde a vu cette Bah oui bah c'est quand même édifiant.

Vous avez une pièce d' aujourd'hui député national monsieur Odou qui demande s'il peut faire la connaissance du député européen pour lequel il continue de parler de décision politique quant à les vot sa condamnation de persécution des opposants de criminalisation pas le discours de madame Le Pen qui essaie de se faire passer pour une victime alors qu'elle s'est rendue coupable de faits qui sont des faits extrêmement graves. Maintenant il y a une procédure d'appel puisque elle a fait appel. On a appris euh la semaine dernière que cet appel va avoir lieu l'année prochaine.

Donc je vois pas de quoi elle continue à se plaindre aujourd'hui. Et le parallèle avec Martin Luther King qu'elle adressé. J'ai trouvé ça mais alors vraiment mais de scandaleux.

Je rappelle que Martin Luther King était une personne en particulier engagée dans la lutte contre le racisme et voir Madame Le Pen à la tête d'un parti dans laquel un certain nombre de dirigeants ont été condamnés pour incitation à la haine raciale venir en quelque sorte se remaquiller sous les traits de Martin Luther King. J'ai trouvé ça mais d'une indessence crasse pour le dire franchement. Donc je pense que madame Le Pen, il faut qu'elle arrête de se faire passer pour une victime.

Et je pense que ces électrices et ses électeurs dont j'entends certains parfois dire le Rassemblement national, on est les seuls à être différents des autres, je pense qu'il devrait comprendre que Marine Le Pen comme elle le disait et ou comme le Front National le disait il y a quelques années, tête haute, main propre. C'était ça le slogan de Jean-Marie Le Pen. Je pense que tout le monde a compris maintenant qu'ils ont les mains bien sales.

Vous dites que Marine Le Pen doit arrêter de se victimiser et que il s'agit en aucun cas d'une décision politique. Pourtant un certain Jean-Luc Mélenchon, lui aussi parlait de justice politique pour une affaire le concernant concernant votre mouvement en 2018-29. L'affaire, elle est pas du tout pareille he je le dis à ceux qui nous écoutent de le dire je pense.

Ouais mais les éléments de langage à la sortie du procès sont les mêmes écoutés. À l'évidence, c'est un jugement politique, il a pas en droit, il est extrêmement contestable. Bon, alors je dénonce cette instrumentalisation politique de la justice.

Tout le monde comprend que c'est une comédie judiciaire pour me flétrir. La justice, la police, tout ça a été instrumentalisé par le pouvoir politique dans des conditions telles que tout le monde se couvre de ridicule. Je rappelle les fait c'était suite à une opposition à une perquisition donc en 2018.

Les mots utilisés aujourd'hui par Marine Le Pen ressemblent aux mots, sont même les mêmes que Jean-Luc Mélenchon hier. Non madame, je vous laisserai pas faire des comparaisons comme ça parce que vous entendrez jamais dans la parole de aucun dirigeant de la France insoumise le fait qu'il y aurait des juges rouges, le fait que nous serions dirigés par un carteron de juges, c'est c'est des mots que j'ai entendu à la à l'Assemblée nationale. Après, on a le droit en tant que responsable politique les mots pardon de Jeanl Mélenchon instrumentalisation politique comédie judic policiers Jeanlu Mélenchon la République c'est moi.

Mais attendez, excusez-moi, j'ai pas très bien compris. La semaine dernière, c'est Jean-Luc Mélenchon qui a été condamné par la justice. Non, c'est par la rétorique qui qui est donné après un procès.

Et que ce soit Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, les mots sont les mêmes. Non, les mots ne sont pas les mêmes. Et je vous en ai fait la démonstration.

Maintenant, madame, moi je vais être très clair. On a le droit de ne pas être en accord avec une décision de justice. Personne ne peut.

On a le droit et d'ailleurs, il y a des procédures et des procédures d'appel pour le faire. On n'a pas le droit de défier l'institution judiciaire, de menacer des juges, de les mettre en situation d'insécurité, euh de se faire passer pour une victime alors qu'on a été reconnu coupable. Voilà.

Donc euh je ne ne cherchez pas à comparer, s'il vous plaît deux situations qui n qui n'ont précisément qui n'ont précisément rien à voir. Après, je vais pas rentrer dans dans le détail de ce dont on est en train de parler. Je vous rappelle que la France insoumise a été victime en 2018 en 2018 de presque 20 perquisitions de manière simultanée.

Madame Le Pen, elle a pas connu 20 perquisitions de manière simultanée. On est aujourd'hui, attendez, on est aujourd'hui en 2025. On est aujourd'hui en 2025 et ces perquisitions, elles ont aboutis sur quoi ?

Sur strictement rien. Donc on peut légitimement considérer que ces perquisitions, elles étaient quand même un peu problématiques du point de vue et un peu disproportionné. Hier place de la République après madame hier place de la République la manifestation s'est déroulée sans les socialistes ni les communistes et justement pour le maire de Saint-Toin Karim Boamrane c'est clairement votre présence à la manifestation qui a posé problème.

Il dit je ne manifesterai pas avec une partie de la gauche qui a exactement les mêmes termes que le rassemblement national. Bon, mais enfin, monsieur Boamran dit évidemment n'importe quoi. Maintenant, franchement, euh on a bon, quoi.

Euh c'est-à-dire que si désormais euh c'est la France assoumise qui est responsable du fait que le Parti socialiste manque à son devoir euh de riposter contre l'extrême droite, essaie de s'emparer en France des rues, bah que le Parti socialiste s'interroge sur ses propres responsabilités. Mais vous savez, ça m'arrive moi de participer à des manifestations avec des gens avec qui je suis en désaccord. La question que je me pose à chaque fois, c'est est-ce que le motif de la manifestation est justifié ?

Est-ce que quand l'extrême droite décide de défier le tas de droit, est-ce qu'il faut répondre par une autre manifestation ? C'est ce que je pense. C'est ce qu'on pensait par exemple les écologistes et un certain nombre d'associations.

Si le Parti socialiste ne le pense pas, qu' disent pourquoi, mais qui n'essa pas d'utiliser la présence de la France insoumise comme prétexte. Je trouve que on est, je vois bien dans une période de congrès et je vois bien que cette période de congrès a l'air beaucoup influencer les décisions du parti socialiste, y compris dans la lutte contre l'extrême droite et je trouve ça assez dommageable. Je fais un petit détour parce que vous dites à chaque fois qu'il y a une une manifestation, je me se pose pas la question de savoir qui est qui participe.

C'est le but de l'opération qui m'intéresse. La manifestation contre l'antisémitisme, vous n'y êtes pas allé parce qu'il y avait le Rassemblement national. C'était votre argument.

Mais non, pas seulement madame. Enfin, si vous voulez, on va reparler de cette manifestation qui avait eu lieu pendant du coup il y a un exemple concret. pendant 2 ans.

Mais non, c'est parce que y compris j'étais pas d'accord avec les initiateurs. Euh c'est assez différent. Mais pour le reste, si maintenant vous voulez vous poser la question sur les gens qui participent à telle ou telle manifestation, il y a le 22 mars dernier, on a fait une manifestation contre le racisme.

Vous auriez pu poser la question à ceux qui étaient pas si ça veut dire qu'ils sont d'accord avec le racisme. Vous voyez ? Manuel Bpart, coordinateur de la France insoumise, député des Bouches du Rône avec nous jusqu'à 9h sur France info.

On laisse passer le fil info 8h45. Maurine Fignard. Du jamais vu depuis plus de 16 ans à Hong Kong, la bourse s'effondre de plus de 12 % conséquence de la guerre commerciale.

Donald Trump est en place des taxes pour quasiment tous les produits qui entrent aux États-Unis. Les bourses européennes s'acheminent vers une chute à l'ouverture dans maintenant un quart d'heure. Il dénonce des violences physiques et sexuelles.

Une dizaine d'anciens élèves de Saint-Dominique, institution catholique de Neil sur scène, porte plainte contre des encadrants. C'est une information France info. Des plaintes notamment contre un ancien surveillant de Betaram qui a ensuite travaillé à Saint Dominique.

La plupart des faits sont prescrits. La détente après 8 mois de vive tension. La France souhaite tourner la page des tensions actuelles a déclaré depuis Alger le ministre français des affaires étrangères.

La coopération entre les deux pays va reprendre. Paris souhaite notamment qu'Alger délivre des laissés passer consulaires pour pouvoir expulser certains ressortissant algérien en situation irrégulière. Les images ont fait le tour du monde pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024.

Des cyclistes qui se feraient un chemin à travers une foule dans le 18e arrondissement de Paris. France info peut vous confirmer ce matin que le Tour de France va passer par la but. Montmartre pour la dernière étape du Tour de France donc le 27 juillet prochain.

France info le 830 France info Jérôme Chapui, Salia Braclia et toujours avec Manuel Bonparateur national de la France insoumise on évoquait la condamnation de Marine Le Pen. On se souvient de la la réaction de Jean-Luc Mélenchon. La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple allusion à cette peine d'inéligibilité immédiate.

Je sais pas pourquoi vous dites ça. C'est votre interprétation. Je je je si je peux me permettre parce que j'ai entendu beaucoup de choses depuis une semaine sur ce sujet.

La France assoumise propose et d'ailleurs a initié il y a quelques jours une campagne pour la 6e République et la constituante. Dans ce cadre-là, nous considérons qu'il devrait y avoir des nouveaux droits pour le peuple et en particulier la possibilité de révoquer ou de destituer un un élu. Alors si on s'important parce que c'est important, ça ne veut pas dire et Jean-Luc Mch l'a dit Mchon l'a dit lui-même, ça ne veut pas dire, attendez, je vais répondre de manière très précise.

Ça ne veut pas dire que nous sommes opposés par principe à des peines d'inéligibilité. Il existe des situations il existe des situations dans lequelles moi évidemment le principe de la démocratie c'est le peuple qui choisiss ses représentants mais il existe des situations dans lesquelles il y a des délits qui sont commis et ces délits viennent pervertir le processus démocratique, viennent l'altérer, le modifier. Quand on parle de corruption ou de détournement de fond, on modifie les conditions d'expression de la démocratie et donc c'est légitime dans ce cadre là qu'il puisse y avoir des peines d'inéligibilité.

Ensuite, nous avons dit mais c'est une décision suffisamment lourde, suffisamment grave, qui a des conséquences quand même importantes pour la démocratie. Et donc, on trouve ça légitime que ça soit une décision qui puisse donner lieu à un appel, y compris du point de vue de la peine d'inéligibilité. D'un certain point de vue, cette exigence, elle est satisfaite aujourd'hui puisqu'il va y avoir un appel dans un an.

Donc c'est pourquoi je ne comprends pas pourquoi madame Le Pen continue à se plaindre sur ce sujet. Et d'ailleurs je pense qu'elle est pardon Manuel Bard aucun bou non non je vous permet pas de dire c'était moins clair la semaine dernière vous m'avez pas interrogé donc la France insoumise mais je non c'est pas vrai la France insoumise tous ces dirigeants ont dit exactement la même chose suivre cette logique du con du du coup pardon la proposition de loi qui va arriver d'Éric Sioti pour la suppression de cette exécution provisoire d' c'est une plaisanterie madame c'est c'est ça je veux dire voté contre mais et c'est une loi de confort enfin moi je fais pas des lois euh pour une loi Marine Le Pen quoi et certain j'ai certainement pas l'intention de voter pour une loi Marine Le Pen mais je trouve quand même ça serait intéressant de de relever le paradoxe c'est-à-dire que quand monsieur Sioti ou madame Le Pen prennent la parole à l'Assemblée nationale sur la question de la justice en permanence pour alourdir les peines, pour mettre des peines automatiques, pour mettre des peines planchées, pour dénoncer le laxisme de la justice. Et là, la seule fois où ils vont proposer une loi pour en quelque sorte réduire le l'ampleur des peines, c'est parce que ça arrange madame Le Pen.

Je pense quand même que tous les électrices et les électeurs, queles que soient leurs étiquettes politiques, puisque vous interrogiez la cohérence des uns et des autres, là, je pense pourrait les interroger et je pense qu'elle est et je pense qu'elle est assez isolée quand même Marine Le Penu parce qu'on l'a pas dit, c'est quand même le rassemblement d'hier qui devait être un énorme démonstration de force pour montrer que madame Le Pen a soutien populaire. Ça a quand même été un gros flop, il faut le dire à un moment parce que globalement il pas beaucoup de monde dans la rue hier dans les trois manifestations. Regardez, c'était quelques milliers à chaque fois.

Voilà. Ouais, d'accord. Mais c'est pas tout à fait la même chose pour une manifestation qui a appelé depuis une semaine avec les bus du Rassemblement national pour essayer de faire une grande démonstration de force et pour une réponse qui a été appelée par nous les insoumis, les les écologistes et d'autres en quelques jour le 12 avril à l'appel de la CGT.

Il va y avoir d'autres initiatives évidemment. Moi, je trouve qu'elles vont dans le bon sens. Mais la prochaine date importante, je la mets sur la table aujourd'hui.

Ça va être la date du 1er mai. Et moi, j'appelle à ce qu'il y a des centaines de milliers de personnes dans la rue le 1er mai. Je pense que ça sera la réponse la plus forte et la plus puissante, y compris à l'extrême droite.

Manuel Bompard, on souhaitait vous entendre ce matin également sur cette enquête ouverte après l'interruption d'un cours à l'université Lumière Lyon 2. C'était la semaine dernière. Le maître de conférence Fabrice Balanche qui a dû quitter son cours.

Plusieurs personnes en cagoulé l'ont pris à partie en criant sionistes racistes dans l'amphithéâtre. Lui explique que c'est pas ce qui s'était opposé. à l'organisation d'une rupture du jeûne du Ramadan sur le campus.

Les étudiants eux disent avoir voulu dénoncer des discours racistes euh génocidair disent-il même de ce professeur au sujet de la guerre entre Israël et le Hamas. Voilà euh pour les faits. Le ministère a décidé de se joindre au professeur.

En tout cas, il il a il considère que la plainte est justifiée. À qui donnez-vous raison dans cette affaire ? Écoutez, moi je suis pas la justice.

Donc vous l'avez dit, il y a différentes versions manifestement qui qui qui s'opposent. Vous dites qu'il va y avoir une enquête, ben on verra quelle va être la conclusion de cette enquête. Ensuite, moi j'ai des principes simples.

Évidemment qu'on a le droit de de d'exprimer des préoccupations en politique. Évidemment que ça ne doit jamais se faire par la violence, quel que soit le sujet, quelle que soit la situation et queles que soient les circonstances. L'interruption d'un cours, c'est de la violence.

Ben je sais pas, vous parlez de gens qui selon la version de ce professeur aurait été les images aussi à l'intérieur d'un ami. Bon, je crois qu'on vient pas cagouler à l'intérieur d'un amphi de manière générale. Maintenant, je voudrais dire parce que je vois bien que dès qu'il y a un sujet, une action qui concerne la situation au proche Orient, on on essaie immédiatement de faire passer l'ensemble des personnes qui se mobilisent pour la paix pour des gens violents.

C'est pas du tout le cas. Il y a des manifestations depuis des mois et des mois sur ce sujet. Il y a une préoccupation qui est tout à fait légitime sur ce sujet et c'est une préoccupation qu'il faudrait arrêter de criminaliser en permanence parce que en l'occurrence cette protestation elle concerne une situation à Gaza qui est une situation insupportable et c'est quand même normal et légitime qu'il y ait des millions de personnes en France qui soient indignées par ce qu'il se passe.

Là on parle d'une interruption de cours avec effectivement des gens mais vous avez entendu j'ai fait la part des choses justement le prochain orient Benjamine Netaniaou rencontre Donald Trump aujourd'hui à la Maison Blanche. Tout cela alors qu'Israël a intensifié ses opérations à Gaza ce weekend et que les menaces de bombardement sur l'Iran s'intensifier aussi. Emmanuel Macron est au CER aujourd'hui et demain au plus proche de Gaza.

Ça peut servir à quoi ce déplacement ? Qu'est-ce qu'il doit faire ? Bah il doit enfin prendre des décisions en fait parce que ça fait depuis 2 ans que Emmanuel Macron il parle il fait d'ailleurs, il parle il vogue, il navigue d'une position à l'autre.

D'ailleurs, il est illisible et on comprend à peu près rien à ce qu'il a à dire sur ce sujet. Mais il y a quand même des décisions très simples que l'on peut prendre. Bah, la reconnaissance de l'État de Palestine, c'est une décision qui a pris par exemple l'Espagne il y a quelques mois.

C'est une décision qui pèse dans le rapport de force. La le fait de décréter un embargo sur les livraisons d'armes, bah c'est une décision qui pèse sur la situation. Le fait par exemple d'infliger euh et de se mobiliser à l'échelle européenne pour infliger des sanctions contre le gouvernement de monsieur Netaniaou, c'est une décision qui pèse.

Euh donc pourquoi on fait rien ? Je veux dire, l'Union européenne a été capable d'infliger des sanctions contre Vladimir Poutine immédiatement. Or aujourd'hui, excusez-moi, mais monsieur Netaniaou, il est sous mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale et des organes de l'ONU parlent d'actes génocidaires.

C'est pas ma position, c'est la position aussi aujourd'hui d'organe de l'Organisation des Nations- Unies. et on fait rien sur le sujet et monsieur Netano va voir monsieur Trump pour s'attaquer à la Cour pénale internationale. Moi je veux je veux parler en France à tous les gens, tous les démocrates et tous les Républicains.

Je rappelle que le statut de Rome qui a qui a introduit la Cour pénale internationale a été voté sous Jacques Chirac. Donc c'est pas une question de camp politique. Est-ce que nous on n'est pas capable de défendre le droit international ?

Si on devrait défendre le droit international. À quoi cela servirait-il ? Est-ce que vous ne préfugez pas trop du poids de la France et de l'Europe dans ce dossier qui manifestement sont contournés ?

Écoutez monsieur, dans l'histoire dramatique de ce conflit et de cette guerre, à plusieurs reprises, la France a été capable de de peser sur le cours des choses. Et ce que je regrette, c'est que Emmanuel Macron nous a rendu en quelque sorte impuissant par le le ses volt permanence sur ce sujet. Donc la France, elle devrait prendre la tête du camp de la paix.

Elle devrait dire "On n'accepte pas cette situation parce que malheureusement, il l'a dit plusieurs fois hein". Oui, mais il faut prendre des décisions à un moment si vous voulez, vous pouvez pas parler, il faut prendre des Non, mais c'est pas suffisant. Madame, quelle est une seule décision qui a été prise aujourd'hui par le gouvernement de François Boot ou par Emmanuel Macron pour peser sur le cours des choses et faire en sorte que ces massacres s'arrêtent parce que malheureusement on est déjà à plusieurs dizaines de milliers de morts et dans les choses dans lesquelles les choses vont aujourd'hui si vous entendez les discours y compris d'un certain nombre de ministres du gouvernement d'extrême droite de monsieur Netani on parle de d'un projet de nettoyage ethnique de la bande de Gaza.

On peut pas laisser faire ça sans réaction. Si monsieur faites pas l'amour. Écoutez les propos de monsieur Smotrich.

Écoutez les propos. Non, vous faisiez un peu l'amour. Les propos qui ont été Ah, pardon.

Alors, j'ai mal interpréante et en plus ça concerne votre ville figure. Ah oui, oui, bien sûr. Je pense que vous avez mal interprété à un an des municipales.

Vous êtes d'accord, il y a eu des propos qui sont des propos qui s'apparentent quasiment des des projets de nettoy poser. J'ai une question à vous poser qui concerne Marseille. On est obligé de passer à un autre sujet. un an des municipales moins d'un an et la loi dite PLM comme Paris Lyon Marseille arrive à l'Assemblée il s'agit de mettre fin à une exception Paris Lyon Marseille dans ces villes les électeurs désignent les maires d'arrondissement le texte leur permettrait de voter directement pour le ou la maire LSI votera pour ou contre bah on est plutôt favorable en tout cas l'état actuel du texte pour que les gens qui nous écoutent le comprennent et très rapidement à Paris Lyon au Marseille vous pouvez vous retrouver dans une situation où vous avez une liste qui gagne en nombre de voix mais qui gagne pas en nombre de sièges.

Peut-être certains se rappellent aux États-Unis quand il y avait une présidentielle, je crois que c'était Algor le président qui avait gagné en nombre de voix et qui avait pas gagné en nombre de sièges. Bon évidemment c'est un problème démocratique. La liste qui gagne en nombre de voix sur la ville bah c'est la liste qui doit diriger la ville à l'issue des élections municipales.

Donc nous on est plutôt favorable à ce texte de loi. Après on va voir quels sont les amendements. On parle d'une prime majoritaire à 25 % à l'échelle de la ville.

C'est un mode de scrutin qui est plus démocratique. Donc c'est plutôt quelque chose qui nous convient. Et modifier la loi comme ça à un an d'un scrutin, c'est normal. s que moi personnellement j'aurais préféré que cette décision puisse être prise avant mais je pense que si ça se fait assez rapidement on est encore dans un temps qui permet ensuite à tout le monde de se préparer.

Franchement c'est une Je vois bien que sur ce sujet tout le monde a l'air de se positionner en fonction de ses intérêts politiciens. Pardonnez-moi d'essayer de me positionner en fonction de l'idée que je me fais de la démocratie et que dans ces villes-là une personne ça doit peser une voix quel que soit le secteur ou l'arrondissement dans lequel elle habite. L'Algérie et la France renou le dialogue Manuel Bompard après des mois de crise, hein.

Jean-Noël Barreau, le ministre des affaires étrangères était hier à Alger. Dans cette crise, vous dites quoi ? Les torts sont partagés ?

Non, je dis d'abord c'est une bonne chose queil y ait une une volonté de désescalade. Et je veux quand même dire parce que je sais qu'on passe un peu dans le commentaire euh médiatique d'une séquence à l'autre, mais que le ministre de l'intérieur, monsieur Rotaillot, euh qui euh à longueur de plateau est venu faire le shérif, bomber le torse en disant "Vous allez voir, je vais faire plier l'Algérie et vous allez voir ce que vous allez voir." Il a rien obtenu du tout et que c'est une méthode qui ne fonctionne pas.

Et d'ailleurs cette cette volonté de renouer le dialogue est un désaveux singlant. Il y a quand même ce que nous disait euh un de vos collègues députés Belkir Beladad qui est député de Moselle, membre du groupe d'amitié France-Algérie. Euh sep personnes euh qui auraient obtenu des laissés passer pour qui sont sous au Qutf obligation de quitter le territoire pour retourner en France.

C'est ça le bilan de monsieur Retail. C'est en tout cas voilà c'est franchement enfin moi voilà ce que j'ai à vous dire sur ce sujet. Évidemment, on peut avoir des désaccords avec le gouvernement algérien évidemment, mais la France, le peuple français et le peuple algérien ne sont pas des peuples ennemis ou adversaires, ce sont des peuples amis.

Et moi, j'aspire à ce qu'on ait une relation avec l'Algérie qui soit une relation de coopération, d'amitié. Je vous rappelle qu'on a des binationaux, qu'on a des familles en commun, qu'on a une histoire parfois tragique, douloureuse en commun et que il faut faire très attention à ce qu'on fait sur ce sujet. Et monsieur Retaillot sur ce sujet est un irresponsable et je suis satisfait aujourd'hui qu'il soit désavoué par cette volonté du président de la République et du ministre des affaires étrangère.

Emmanuel Bontard, pardon, on n' pas trop de temps pour en parler mais quand même votre ancien camarade et toujours collègue de l'Assemblée nationale François Ruffin annoncé hier qu'il était candidat à l'élection présidentielle de 2027. Il veut être le candidat de la gauche. Quelle est votre réaction ?

Mais écoutez le bon d'abord euh j'ai je crois pas que c'était hier, je crois que c'était plutôt en début de semaine, mais euh François Ruffin a le droit de considérer qu'il doit être la personne qui va représenter tout le monde. Mais je j'ai malheureusement je crois qu'il a pris des décisions ces dernières années qui sont des décisions plutôt de division et de fracture. Donc quand on a pris des décisions de division et de fracture, prétendre vouloir rassembler tout le monde me paraît un peu fort de café.

Mais pas seulement parce qu'il a eu des propos qui étaient des propos extrêmement diviseurs quoi. Et je je pense pas que ça soit la bonne la bonne solution. Pour le reste, moi je pense qu'il faut pas aborder l'élection présidentielle de 2027 par l'intermédiaire du casting, mais par l'intermédiaire des orientations politiques.

Or, je pense que la France sououmise, nous nous proposons et nous proposons de le faire avec tous ceux qui veulent de continuer sur la ligne qui a été la ligne du de la NUPES puis la ligne du nouveau Front populaire, c'est-à-dire le rassemblement autour d'un programme de rupture. On a ce programme. Donc autour de ce programme, faut se rassembler y compris dans la campagne présidentielle.

Et je vois monsieur Ruffin, le Parti socialiste qui en quelque sorte veulent tourner la page de ce programme pour en faire un autre. Bah moi je suis pas d'accord. Le programme que j'ai défendu il y a un an devant les électrices et les électeurs me convient et je vais continuer à le défendre avec tous ceux qui veulent.

Merci Manuel Bard, député LFI des Bouches du Ron coordinate international de la France insoumise invité de France info. Je vous laisse en compagnie de Salia, Braclia Renault Delli les informer dans quelques minutes.