Nathalie Arthaud invitée de Menu Président sur Numéro 23
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous êtes née et avez grandi dans la région lyonnaise, c'est ça ?
- 4:00OuverteRéponse partielle
Vous cuisinez ou pas du tout ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous êtes professeur d'économie et de gestion dans un lycée à Aubervilliers, est-ce que ça n'a pas un côté petit bourgeois pour une ouvrière ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vos élèves connaissent votre engagement politique ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
On a vu des agressions contre des personnels de l'Éducation nationale, ça ne vous étonne pas ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Vous ressentez des crispations identitaires dans les collèges et lycées ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 6:00Nathalie ArthaudFait
« quand on est instituteur quand on est enseignant quand on est professeur on fait partie voilà du monde du travail compris »
- 8:00Nathalie ArthaudFait
« je me sens pas du tout en situation de danger quand je vais travailler »
- 16:00Nathalie ArthaudFait
« je me suis engagé j'avais 18 ans bon 19 ans j'avais fait mon choix parce que je voulais changer la société »
- 20:00Nathalie ArthaudFait
« se présenter à une élection permet de s'exprimer y compris de dire c'est quand même un combat politique »
- 24:00Nathalie ArthaudFait
« aucune d'entre elles n'a jamais permis à la condition ouvrière d'avancer et de progresser »
- 28:00Nathalie ArthaudFait
« le foulard islamique ça n'est jamais un libre choix vous dites que c'est toujours le fruit d'une pression sociale d'une pression politique »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour bienvenue dans Menu président le rendez-vous politique de numéro 23 alors vous connaissez le principe maintenant Élisabeth et moi un foot truck et puis un acteur de la campagne présidentielle que nous interrogeons sur les questions de diversité et sur les sujets d'actualité vousmême qui nous regardez vous pouvez réagir avec le hashtag menu président menu Président c'est parti et cette semaine nous recevons une femme qui ne croit pas aux élections mais qui s'y présente qui veut faire la révolution et qui y travaille c'est la porte-parole de l'UT Ouvrière Nathalie bonjourour bienvenu bonjour et bienvenue on est content de vous recevoir et de vous accueillir rayon de soleil en ce temps plus vieux parce qu'on s'est dit elle à côté petite sœur de François Hollande quand même genre elle nous apporte la pluie mais mais finalement non ça va ça va ça va le soleil arrive a ça aurait pu être ça voyez ça aurait été une découverte bon on est content de vous dans ce truck et on s'est on s'est posé la questions parce qu'on a vu que vous étiez né en vous aviez grandi et vécu un peu dans la région lyonnaise on s'est pas trompé dans la dromeement de la Drome VO et a et après après versvo envelin et tout ça c'est ça et alors genre vous êtes un peu bouchant Lionnais saucissant queenel ou pas du tout non oui bien sûr ah si oui oui non non pouvez dire c'est dégueulasses j'ai rur de ça non bah bien sûr non bien sûr bon mais ma famille est plutôt rural voilà avec des grands-parents qui étaient paysans donc évidemment les pommes de terre j'en ai ramassé quand j'étais gamine par exemple d'accord voilà donc ça Tom ça tombe bien c'est pour faire pour faire la révolution il faut de l'énergie donc vous êtes plutôt nourriture robborative c'est ça oui simple traditionnel et en même temps je suis ouverte à beaucoup de voilà beaucoup de choses et vous vous cuisinez par exempleurez-vous j'ai posé la question HRY Guen donc c'est pas une question sexiste est-ce que vous cuisinez ou pas du tout vous avez le droit de me dire non pas du tout Gard ça je je n'ai pas beaucoup de temps pour cuisiner mais cuisiner ah vous savez fait en fait tout simplement quand on est quand on est une fille hein quand on est une femme et qu' voilà qu'on on était donc petite fille qu'on a on a passé des heures et des heures à regarder sa mère faire la cuisine et souvent à l'aider donc forcément je me débrouille même si j'ai pas je prends pas énormément de temps pour faire la cuisine voilà d'accord ok donc les foot truck vous pratiquez un peu ou pas du tout non c'est une première là ça une première assz assez rarement assez rarement alors on va servir une soupe je crois parce que le temps s'y prête c'est quoi auourhi légumes il y a des pommes de terre dedans et il y a SEP légumes dedans se légumes soupe compagnable comon les amis alors vous êtes professeur d'économie et de gestion dans un lycée à aubervillier et c'est sur ce terrain là qu'on aimerait vous vous interroger d'abord parce que au fond en politique c'est assez rare des gens qui travaillent en général des gens qui sont dans la politique qui travaillent pas et alors je commencé par un truc malicieux ou méchant ou ironique prof est-ce que ça avit pas un côté petit bourgeois quand même dans les années 80 pour l ouvrière c'était un peu le Chme du petit Bourjois quand même non vous savez il y a il y a pas si longtemps que ça je crois que c'était Nicolas Sarkozi qui avait pris pour exemple nei en expliquant que nei commençait à accueillir une population plus pauvre et il avait pris pour exemple les instituteurs donc oui donc voilà je non je pense que voilà quand on est instituteur quand on est enseignant quand on est professeur on fait partie voilà du monde du travail compris c'est vrai que l'enseignement il y a un aspect un peu militant aussi quand même un aspect militant bon moi je suis dans ce lycée à à aubervillier en scène Saint-Denis je m'y sens bien je pense oui bien sûr je pense que je fais quelque chose d'utile même si je pense que dans l'éducation nationale tout est quand même organisé hein pour conduire à à la catastrophe une partie de la jeunesse parce que parce qu'on nit pas les moyens qu'il faudrait pour les entraîner tous vers la réussite c'est ça vos élèves ils connaissent votre engagement politique ou pas bien sûr bien sûr et alors ils en pensent quoi ils vous en parlent oh ils sont plutôt ils sont plutôt fiers ils sont plutôt curieux ça les intrigue al ce qui les surprend énormément c'est de comprendre que je ne suis pas payé pour mon engagement politique ou et vous avez pas les parents d'élèves qui disent je peux vous dire que changer le monde ça leur parle le parle vous avez pas les parents d'élèves qui disent ah là là moi je veux pas que mon fils il soit avec la gaucho ou je quoi serv c'est hor être brigadé non il y a pas ça pas du tout vous savez d'abord c'est au vilier bah c'est une ville très populaire même pauvre voilà ravagé par le chômage la précarité et euh non je crois que les parents que j'ai rencontré certains m'ont dit qu'il ne partageaient pas mon point de vue mais en même temps ils étaient quand même plutôt d'abord contents de me rencontrer souvent pouvoir discuter et puis voilà il comprenaient bien le travail que je faisais ouais on a vu récemment beaucoup d'agressions euh contre les personnels de l'Éducation nationale à tremblé lcé héen boucher l'a provoviseur qui a été frappé c'est pas très très loin de berv ça ne vous étonne pas j'imagine ce climat de violence et de défiance à l'égard de l'intitution ou peut-être ça vous étonne qu'est-ce que vous en pensez ét d'abord je dois dire que moi je me sens pas du tout en situation de danger quand je vais travailler enfin mais qu'est-ce que vous êtes en train de dire que les médias ont tendance à amplifier la violence à l'encontre des personnels de l'éducation et que finalement ça se passe pas si mal que ça bah je pense pas que ce soit le personnel éducatif les enseignants qui soient spécialement visés je pense qu'il y a des effets de bande je crois qu'il y a des des réactions d'abord il y a effectivement des des petits caïes aussi qui essayent de faire leurs lois ici ou là que les premières victimes c'est d'abord ceux qui habit dans ces quartiers là qui sont victimes tous les jours de cette situation là et que finalement nous les enseignants non on travaille avec des des élèves des des jeunes filles des jeunes garçons que nous connaissons avec qui nous avons le contact il y a une complicité il y a une confiance on parle quand même beaucoup on parle beaucoup depuis quelques années et encore plus depuis quelques mois de CR identitaire dans les collèges et dans les lycées est-ce que vous vous les ressentez ou au contraire pas du tout ces cris passations identitaires je les ressens je ne les ressens pas dans dans la vie de tous les jours et dans dans le contact maintenant quand on quand nous discutons quand il y a un débat quand on discute de la société de la religion de des attentats des guerres oui je le ressens bien sûr je le ressens je ressem concrètement la religion a fait son grand retour l'identité aujourd'hui vous avez des vous avez des filles qui pour arriver voiler ou oui bien sûr des élèves qui sont vous avez des gens qui ont une attitude qui est ambigu vis-à-vis des attentats ou des chosees comme ça ou pas j'ai surtout des élèves qui euh ressentent dans leur dans leur vie au quotidien une hostilité un rejet même des des réflexions racistes qui se sentent aussi quand même marginalisé he il faut le dire et donc il y a forcément un un réflexe de de repli de repli sur soi sur compris son identité religieuse son ses origines et cetera donc oui ça je le ressens au travers des discussions mais justement c'est c'est ce que l'enquête de l'Institut Montaigne avait souligné récemment sur l'islam 28 % des des plus dures on va dire venaent euh des quartiers défavorisés des jeunes chômeurs pour qui finalement une expression religieuse devenait une forme de révolte vis-à-vis une société qui qui l'a rejeté la radicalité donc c'est ça vous étonne pas ces chiffres finalement c'est ce que vous ress ça ça m'étonne pas mais c'est la révolution par la religion en même temps ça vous c'est pas ce que vous voulez la Révolution par la religion non parce que c'est absolument pas une perspective et sûrement pas d'émancipation et de progrès euh et surtout cette religion telle qu'elle est comment dire brandi par les plus intégristes les plus fanatiques qui au contraire enferment les femmes qui coupent qui creusent un un fussé entre entre entre entre entre les gens hein donc euh sûrement pas euh moi je crois aussi que dans ces quartiers ce qui se passe c'est c'est finalement l'abandon militant qu'il y a eu parce que ces quartiers qui étaient des quartiers populaires des quartiers ouvriers avant qu'il y ait un chômage de masse et cetera ils étaient aussi traversés d'organisation ouvrière politique syndicale associative qui permettait d'intégrer et qui permettait de de de de faire comprendre enfin et de de de lier de lier les gens les aut aujourdaborés par F ils sont aujourd'hui laaborés par le FN c'est que regarde et par des militants intégr oui quand on vous dit que un jeune sur deux envisage de voter Front national ça vous ça vous inquiète pas en tout cas c'est pas ce de c'est pas ce que vous voyez bon on va prendre un bol de soupe et passer à table avant de prendre vre soupe moi j'ai quand même une question encore à vous poser sur l'éducation parce que je trouve finalement que c'est un sujet qui est très peu présent dans la campagne qui est trop absent est-ce que vous adaptez l'enseignement selon la classe sociale ou est-ce qu'on enseigne de la même manière à Versailles qu'à aubertvillier je n'ai jamais enseigner à faire ça dans le 16e mais dans tous les cas le le je crois que le le comment dire le devoir d'un enseignant c'est de prendre l'élève où il est hein de prendre malheureusement on peut pas prendre élève par élève c'est aussi ça le problème des enseignants on se retrouve face à des classes qui sont nombreuses mais le problème c'est de nous de prendre les élèves où ils sont et de les faire progresser donc forcément oui on s'adapte tout en étant exigeant évidemment alors on va parler un peu politique parce que cette émission sert aussi à ça on vous a découvert évidemment découverte quand vous êtes arrivé sur la la scène politique lors de la l'élection présidentielle précédente mais également lorsque vous aviez été en 20007 la porte-parole de larl aguiller pourquoi vous avez fait ce choix politique pourquoi vous êtes allé vers Arlet lag guuillet pourquoi et et vers ouvrière ou pourquoi vous êtes pas allé au parti communiste surtout vous avez été élu après sur une liste communiste quel quel est ce choix alors euh en fait je me suis engagé j'avais 18 ans bon 19 ans j'avais fait mon choix parce que je voulais changer la société voilà je je ne j'étais révoltée depuis depuis très longtemps je je depuis l'âge de mes 16 17 ans je réfléchissait quand même à un engagement c'était la fin dans le monde 1986 il y avait des grandes familles en Éthiopie qui m'avait frappé et qui j'avais beau être une une fille de de la d'un petit d'un petit village de la la campagne isolé venu jusqu'à vous voilà et puis surtout je me disais je dois faire quelque chose d'accord c'est voilà je je suis responsable je suis responsable de de la société aussi c'est la mienne voilà j'ai quelque chose à y faire et donc j'avais envie de changer la société al évidemment le premier comment dire réflexe c'est de se dire bah l'humanitaire et puis en réalité je me suis bien rendu compte que il s'agissait là de de vider la mer à la petite cuillère hein si et la politique c'est pas ça et euh c'est pas alors il s'est trouvé que pour faire mes études je suis allée sur Lyon et là j'ai rencontré des jeunes du des des des Jeunesses communistes et là je meoui j'ai voulu lier mon sort finalement bah à ceux qui avaient tout intérêt à changer cette société donc ça a été Lutte Ouvrière parce que justement lut ouvrière s'engageait dans les combats des travailleurs au jour le jour au quotidien et le mouvement ouvrier a montré une chose c'est que le soir des travailleurs Chang quand il se battait voilà quand il se battait massivement quand il y avait des révoltes quand il y avait des soulèvements et pas par les élections justement qui a entre la récusation de l'exercice du pouvoir et le fait de se présenter à une élection puisque vous voulez pas de l'exercice du pouvoir à quoi ça sert de se présenter à une élection en fait parce que se présenter à une élection permet de s'exprimer y compris de dire c'est quand même un combat politique c'est quand même un combat politique c'est quand même le moment où justement chacun avance ses ses ses objectifs ses orientations ses perspectives sa façon de voir la société donc nous aussi nous voulons bah justement mener ce combat politique et et oui je me présente à la présidentielle tout en disant que cette c'est en grande partie une comédie objectif ce n'est pas l'élisé c'est en grande partie une comédie électorale tout ça voilà parce qu'en réalité chez vous c'est assumé parce qu'en réalité ceux qui tiennent le pouvoir et on en parle pas suffisamment et pourtant c'est quand même le vécu de millions de femmes et d'hommes et bien c'est ceux qui ti les capitaux ceux qui sont à la tête de ces grandes entreprises des grandes banques voilà des mais oui mais en France peut-être mais regardez les révolutionnaires anticapitalistes peuvent gagner aussi regardez comment en Islande les pirates sont devenus la troisème force politique du pays c'est quand même un mouvement qui est justement né de ce ralbol des scandales financiers du grand capital qui nous SPIE donc en il est t il est toujours en place en Islande et moi je je crois que il s'en rapproche écoutez vous savez comment dire l' étiquette révolutionnaire est quand même très galevodée aujourd'hui he par y a une autre étiquette qui est celle de la gauche d'e manière générale à l'élection présidentielle de 2017 il risque d'y avoir donc une candidate lut ouvrière un candidat NPA un candidat communiste Jean-Luc Mélenchon un candidat socialiste un candidat écolo est-ce que pour la gauche qui grosso modo doit représenter 30 ou 35 % des voix ça confine pas au suicide il y a une sorte de non il pas un truc alors d'abord revenons sur la gauche parce que justement moi je crois que ça ne veut plus rien dire la gauche vous vous dites ça ça veut rien dire à gauche et je ne me revendique pas de la gauche moi etlut ouvrière nous nous revendiquons du camp des travailleurs parce que si vous voulez dans dans le mot gauche on a mélangé des bah des ouvriers des salariés tout un électorat populaire qui a aspiré effectivement et bien à défendre leurs intérêts avec des politiciens qui avait choisi effectivement les partis de gauche le Parti socialiste pour s'inviter voilà à la table du pouvoir mais qui n'avait rien à voir avec le monde ouvrier voulez pas frayer avec la gauche franchement la gauche qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui c'est Vals c'est Hollande c'est Cusac c'est c'est Macron hein alors bon lui-même il hésite il sait pas enfin bon mais non tout ça ça ne veut plus rien dire justement et voilà pendant trop trop longtemps hein les travailleurs se sont dit bah oui qu'ils étaient liés à cette gauche politicienne alors qu'en réalité ils étaient dévoués alors je je comprends l'idée de de la récusation du du pouvoir et de la compromission et Cera et vous dites et l'appelle à la lutte et à la Révolution sauf que ce qu'on constate quand même en France c'est que les gens descendent dans la rue et que ça change à peu près rien c'estàd que les gens sont descendus dans la rue contre les réformes des retraite en Fillon 2010 la réforme des retraite est passée les gens c'était d'autres gens sont descendus contre le mariage pour tous en 2012 le mariage pour tous est passé les gens sont descendus contre la loyel comery en 2016 loyel comery est passé donc il y a et grosso modo la dernière révolution en France elle date de 1789 ser pas tout à fait hier donc je me dis la révolution est-ce que est-ce qu'on est sûr que ça peut marcher quand même voilà c'est juste truc depuis 1789 oui combien de fois avons-nous voté combien de majorités différentes ont-elles pris le pouvoir se sont relayé combien combien d'élections mais une multitude et aucune d'entre elles n'a jamais permis à la condition ouvrière d'avancer et de progresser voilà les les leçons la réduction du temps de travail les con payés les choses comme ça c'est la quand même pou non non pas du tout ça a été le mouvement ouvrier vous savez les les quelques avancées dont vous avez parlé là les bien sûr que si vous savez les congés payés justement si on prend cet exemple là n'était pas dans le programme du Front populaire ils ont été imposés par grand manifest sur les et les occupations d'usine en réalité une levée en masse de l'ensemble du monde ouvri 80 clairement oui mais il y avait quand même une pression avec des syndicats forts avec une classe ouvrière qui qui était là qui qui faisait pression voilà c'est une question de rapport de force en tout cas nous c'est cette perspective là que qui qui reste parce que encore une fois voilà j'ai la preuve moi que ces ces mobilisations là il y a eu euh des des moments où elles ont gagné et c'est ce sont elles qui ont permis à la société de progresser alors que bon ce circle électoral on le voit dans tous les pays c'est devenu une catastrophe alors je ne sais pas si c'est le vent de la révolution qui est en train de souffler mais en tout cas il y a du vent on va parler de diversité vous savez que c'est un sujet qui nous est cher sur numéro 23 l'ut ouvrière se veut à la pointe des combats féministes voilà mettre des femmes en politique défendre le droit à l'avortement lutter pour l'égalité salariale et professionnelle c'est c'est très noble évidemment mais c'est pas très innovant on fait quoi pour lutter contre le sexisme au quotidien moi je crois que euh voilà le le combat pour l'égalité des droits entre les hommes et les femmes il passe par le combat bah des du monde du travail hein quand je parle du monde du travail je parle de ceux qui sont en emploi de ceux qui sont au chômage pour moi ça ne forme qu'un seul et même et même monde même ensemble et bien pour leur droit pour leur droit voilà leur dignité l'accès à un logement l'accès à un emploi l'accès à un salaire et tant que les femmes n'auront pas cela elles ne pourront pas réellement être libre exercer leur tout leur la plart des travailleurs précaires en France sont des femmes sont des femmes à temps partiel temps partiel imposé on nous explique à chaque fois que il y a des métiers d'avenir par exemple aide à domicile mais regardez les les les millions de femmes qui travaillent dans ce secteur là elles sont surexploitées on leur impose de passer dans d' d'une famille à une autre le TR de transport n'est pas comptabilisé enfin bon voilà alors puisquon parle des femmes vous vous êtes exprimé aussi sur le sujet des femmes et islam et notamment sur la question du foulard islamique et vous avez dit que le porter le foulard islamique ça n'est jamais un libre choix vous dites que c'est toujours le fruit d'une pression sociale d'une pression politique donc ça me pose une question c'est est-ce qu'on peut pas être croyant par soi-même c'est pas ce que ce que j'ai voulu dire vous avez dit elle elle c'est jamais un libre choix de porter le foulard B de toute façon enfin là c'est une question très philosophique oui mais qui est aussi politique qu'est-ce que c'est que que la liberté hein dans une société où justement on nous apprend dès qu'on est gamine dès qu'on né effectivement dans une famille religieuse musulmane que et bien c'est ça ça ça veut dire porter le voile ça veut dire se conduire ainsi ça veut dire quelle est voilà la marge de liberté dans tout ça ça c'est une question très philosophique mais ce que je sais c'est que dans beaucoup de quartiers hein et dans les quartiers populaires il y a il y a des militants des militant en cher et en os pour faire pression sur les jeunes filles pour que elles se comporte de telle ou telle façon et moi voilà et porter le et porter le voile et cette pression là moi oui je l' combats je les combats alors je veux bien qu'il y ait des filles qui disent mais moi c'est mon choix j'y réfléchi et cetera très bien elle peut le porter d'ailleurs je je ne suis pas de celles qui disent interdiction de porter le voile dans la rue enfin bon non mais mais en revanche en revanche je seraai du côté de tout toutes les filles qui subissent des pressions et qui veulent s'en émanciper voilà on va tourner au trug je je reviens justement comme on sait que vous êtes hostile à toute forme de discrimination je rappelle donc que vous vous êtes professeur à aubertvillier et la mère d'aubertvillier et PCF Marian Derkaoui une jeune femme d'origine enfin qui est binationale franco-algérienne a priori elle a tout pour plaire vous vous entendez bien avec elle écoutez pas mais oui ce sont les papi je ne la connais pas je l'ai pas encore rencontré j'ai pas eu encore cette occasion là mais c'est sûr qu'il doit y avoir un certain nombre de choses qui nous rassemblent voilà ça ça c'est sûr maintenant bon elle est au parti communiste je ne partage pas les orientations de de son parti hein j'en ai je je l'ai déjà dit la discrimination positive pour lutter contre le plafond de vert par exemple notamment en politique vous y êtes mais pas seulement dans les entreprises vous êtes favorable moi je suis pour pour que se fixe pas seulement l'objectif de réserver quelques places à quelques-uns voilà moi je suis pour que tous les opprimés tous ceux qui justement subissent aujourd'hui à cette situation qui se r trouvé au chômage et Cera et et accès à à toutes les les potentialités qu'offre la société voilà moi je je ne suis pas pour que quelquesuns aient la chance d'être élu hein parce que ils sont je ne sais pas enfin discriminés pas une chance d'être élu c'est juste une question de corriger des inégalités on parle beaucoup de discrimination bon mais moi je veux parler d'exploitation je veux parler d'exploitation je veux parler de de lutte de classe vous savez dans dans tous les grands groupes là chez Renault ils font un accord d'hypercétitivité on dit que ça a permis de sauver des emplois que sans doute on aurait ben non mais just pas c'est ce que disent ceux qui signent l'accordou il y a des syndicats d'ailleurs qui le signent aussi oui mais vous savez ces accordsl ils sont toujours signés sous chantage sous la pression hein et et dans dans tous tous ces accords où on supprime des jours de RTT ou on bloque les salaires ou on augmente les cadences ou tout ça pour que les actionnaires ass encore plus de profit et pour qu'une minorité effectivement s'enrichisse et bien c'est la réalité mais qui est vécu de partout et ça c'est c'est c'est effectivement la lutte de classe est-ce que la lutte de classes passe par la séquestration de patrons d'usine par l'arrachage de chemise de directeur on avait vu des épisodes violents ça est-ce que c'est une forme de lutte des classes non bah en tout cas oui là c'était visible c'était visible c'était visible non écoutez c'est un coup de colère c'est un coup de colère qui mais vous savez justement quand les actionnaires de d'Air France la direction d'Air France a concocté son plan de milliers de suppression d'emplois qui arrivait après après d'autres suppression d'emploi après avoir transformé la vie de beaucoup de salariés en cuchemar au niveau des horaires au niveau effectivement de l'augmentation du temps de travail lorsqu'ils décident dans leur bureau feutré au tout en haut d'une tour tranquillement bien chauffé et cetera de tout cela ce n'est pas de la violence il n'élève pas la voix sans doute ils sont très polis tous ces gens-là mais ils rayent comme ça d'un trait de plume la vie de milliers de femmes et d'hommes et ça on ne le dit jamais assez alors quand évidemment il y en a un qui qui qui va l'expliquer qui va dire bah écoutez voilà vous avez fait beaucoup de sacrifice pendant des années mais ça va continuer la colère elle éclate voilà et ben c'est c'est comme ça puisqu'on arrive à la fin de cette émission on va pas vous demander ce que vous feriez si vous étiez élu président de la République parce qu'on a compris c un cauchemar pour vous mais en revanche qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter qu'est-ce peu voilà qu'est-ce que vous voudriez il bien que le maximum d'électeurs se porte sur ma candidature pour faire entendre le camp des travailleurs des chôeurs des salar c'est qu un bon score c'est un courant il faut qu'il y ait un courant de plusieurs centaines de milliers d'électeurs qui disent nous on ne se résig pas % ça fait pas un courant mais vous savez euh vous pouvez me me dire qu'on est minoritaire qu'on représente pas grandchose nous avons oui mais ultra si vous voulez hyper j'ai envie de vous dire et alors alorsors vous savez nous sommes pas des girouettes on a des convictions nous avons des convictions et cette conviction c'est qu'il faut changer cette société c'est que dans ce monde il y a deux classes sociales que d'un côté des fortunes sont en train de de s'ériger mais de façon mais même insultante il y a des milliards et des milliards qui s'accumulent à une on va l'accepter ça qui a des gens au chômage dans la précarité qui vivent avec rien donc il faut dire dans cette élection qu'il y a en courant qui ne se résigne pas qui veut changer cela qui est conscient qu'il ne faut pas laisser ce système qui capitaliste continuer comme ça de fonctionner parce que on va dans le mur on va dans le mur en France avec le chômage la précarité mais dans le monde aussi avec ces guerres avec le terrorisme puis avec cette montée des idées réactionnaires parce que moi je pense he que le justement le racisme repli sur soi ce nationalisme là revendiqué qu'on voit de partout avec le brexit avec la victoire de Donald Trump aux élections américaine ça aussi c'est la conséquence d'un système qui est de plus en plus décadent voilà qui est en crise profonde donc il faut le moi j'ai quand même envie de faire de la politique fiction ou là là vous êtes à l'Élysée votre menu président ce serait quoi la première mesure que vous prendriez en arrivant au pouvoir j'appellerai les les salariés à se réunir sur leur lieu de travail à faire la liste de tous les emplois qu'il faut créer dans leur entreprise à aller voir l'argent qu'il y a dans les caisses de l'entreprise à ouvrir les comptes et à s'organiser voilà parce que je suis sûr qu'il y a un tas de choses à faire et pourrait éradiquer le chômage avec ça le plat de résistance la réforme majeure de votre quinena ce qu'on retiendrait de vous oh la réforme non la révolution révolution non mais de toute façon c'est évidemment de toute façon la lutte contre le chômage il faut qu'on éradique le chômage puis évidemment c'est les bas salaires c'est c'est les petites retraites c'est l'argent qui manque dans l'éducation dans les hôpitaux dans les logements et alors pour terminer la sur le gâteau le dessert le la mesure insolite que vous prendriez alors privatiser la SNCF non je pense pas bon puisqu'on va moi j'espère que si s'il y avait une mobilisation pour réaliser ce que je vous dis là ouais j'espère que cette mobilisation cette leve en masse des travailleurs avec évidemment donc la la conscience que justement ensemble on peut faire un tas de choses fantastiques j'espère qu'on irait jusqu'à exproprier exproprier les grandes banques les grands groupes capitalistes et qu'on les fonctionner pour nos intérêts mais l'intérêt même je dirais des des opprimés du du monde entier du monde entier voilà parce qu'effectivement pour nous c'est voilà changer le monde laissz votre par contre voilà les grandes chaînes de distribution voilà vous savez ceux qui dominent l'économie là qui qui la tiennent comme ça merci beaucoup Natalie d'avoir été avec nous et puis on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro de menu président à bientôt salut
Nathalie Arthaud