Les règles pour les influenceurs "devraient être davantage" appliquées
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Isabelle Raymond bonsoir à toutes et à tous ce soir dans l'invité éco nous allons parler des influenceurs alors qu'une consultation publique a été lancée en début de semaine par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire Mohamed Mansouri bonsoir bonsoir vous êtes directeur délégué de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité vous faites partie des consultations en cours sur le sujet à Bercy la dernière réunion cette nuit pas plus tard qu'hier on parle beaucoup d'arnaque de tricherie de ces influenceurs qui ont plusieurs millions d'abonnés sur les réseaux sociaux et qui se font rémunérer par des marques parfois sans le dire est-ce que ce milieu des influenceurs il mérite d'être davantage régulé ou est-ce qu'au fond il suffit juste de faire davantage de communication autour des dispositifs qui existent déjà alors le cadre légal existe déjà celui qui permet d'appréhender les principales arnaques qui ont été largement traités par les médias que ce soit la publicité pour des actes de projet esthétique l'absence de transparence la vente de contrefaçon ce cadre légal existe mais il faut l'appliquer il faut sanctionner lourdement les arnaqueurs et aussi il faut faire la pédagogie ce cadre ce cadre légal et aidé ontologique parce qu'il est aussi composé de règles éthiques on se souvient de la condamnation de Nabilla l'an dernier 20 millions d'euros d'amende parce qu'elle avait vanté les crypto monnaie sans dire qu'elle avait été rémunérée pour cela est-ce que ces sanctions finalement dont on vient de parler elles peuvent aller jusqu'à 300.000 euros deux ans de prison en théorie mais elles sont elles sont jamais appliquées c'est ça alors elles peuvent avoir ces cas effectivement alors c'est la liste Yanis de pratiques commerciales trompeuses et parmi cette liste pratique commerciale trompeuses il y a le fait de ne pas révéler l'intention commerciale le fait de laisser entendre qu'on exprime un avis personnel alors qu'il y a une marque derrière effectivement la sanction c'est 300000 euros d'amende jusqu'à 2 ans d'emprisonnement maman qui peut être portée jusqu'à la moitié des investissements publicitaires qui ont servi à la commission d'infraction je dis n'importe quoi si par exemple une campagne d'un million d'euros l'amende peut aller jusqu'à 500 000 euros mais ça c'est en théorie moi ben Mansouri en réalité finalement ses amendes à part c'est qu'un symptomatique symbolique comme celui de Nabilla ils sont pas appliqués ils devraient l'être davantage il faudrait effectivement sans doute accroître les moyens des autorités pour sanctionner et assainir aussi le marché qui ce type de dérive jette le propre finalement sur un secteur et la plupart et la grande majorité des créateurs de contenu des influenceurs le front de manière responsable et quand ils oublient la majorité 150 000 influenceurs c'est ça c'est son répertori en France enfin en tout cas c'est l'estimation absolument on parle de 150 000 créateurs de contenus on parle un peu près de 500 stars de la téléréalité parmi lesquels pour celles qui s'estiment intouchables il y en a une cinquantaine qui vivent à Dubaï et pour des raisons fiscales sans doute pour des raisons fiscales mais aussi pour pouvoir opérer des arnaques en toute liberté c'est une infime proportion par rapport à ces 150 000 si on fait la statistique on est à moins de 1% nous-mêmes en fait on constate dans le cadre d'un observatoire l'observatoire de l'influence responsable où on analyse au moyen de technologie près de 30 000 contenus on s'est rendu compte que finalement les problèmes de transparence vous savez donc de le fait de ne pas indiquer que c'est une publicité une collaboration commerciale chez les stars du web de plus d'un million d'abonnés on a 9 % de manquement alors que chez les petits influenceurs de moines 10000 abonnés on est à 33 34 %, finalement elles ont énormément d'abonnés toutes ces stars de la télé-réalité qui parfois vivent à Dubaï donc c'est particulièrement néfaste ah oui ça l'est parce que effectivement les les audiences sont importantes mais si on résonne en termes de nombre de créateurs de contenu la grande majorité je pensais là où il faut les accompagner les aider à comprendre ce cadre parce qu'on pense qu'il y a vraiment un problème de méconnaissance de ce cadre c'est un métier jeune qui croit très vite il a été jeune avec des jeunes qu'il exerce effectivement ils sont émetteurs de communication commerciale donc ils sont soumis à des obligations même titre qu'un média pourrait l'être quand il diffuse de la publicité donc il y a pas de raison de ne pas les appliquer aussi pour elle mais il y a un problème de méconnaissance de ce cadre légal et déontologique et donc vous vous les accompagnez notamment par la mise en place d'un certificat que vous avez vous avez commencer avec l'Autorité des marchés financiers concrètement qu'est-ce qu'il contient et à quoi sert-il alors il y a d'abord un certificat généraliste avant celui qu'on est en train de d'élaborer de co-élaborer avec l'Autorité des marchés financiers il sert à déjà permettre à ses créateurs de contenu de maîtriser un socle de règles en lien avec la transparence mais aussi des règles en lien avec les secteurs par exemple sur l'alcool sur les jeux d'argent sur les produits financiers il y a des règles à respecter aussi sur la lutte contre le greenwashing il y a des règles à respecter donc il suit un parcours d'à peu près une demi-journée et ensuite il passe un examen ils doivent obtenir à peu près ils doivent obtenir 75% de bonnes réponses et derrière bien sûr on va les contrôler et s'il ne respecte pas ses règles on va pouvoir aussi leur retirer suspendre le certificat l'objectif c'est qu'il maîtrise ce cadre sauf que pour l'instant donc déjà ce certificat il est payant pour le pour le le passé et puis il y a 280 influenceurs qui l'ont passés sur un total de 150 000 c'est rien on est à 360 il y a une forte accélération intelligence ou agents qui eux-mêmes sont c'est un autre sujet dont on n'a pas encore parlé c'est qu'il y a maintenant un certain nombre d'influenceurs qui passent par des agences c'est plutôt une bonne chose ça c'est une forme de régulation par la profession absolument ils ont besoin d'être accompagnés bien conseillés donc finalement c'est toute la chaîne de valeur qui est concernée par cette responsabilité quelque de la marque à l'influenceur en passant par les agences et les agents alors si on parle aussi beaucoup de ce secteur c'est parce qu'il pèsent de plus en plus lourd financièrement 15 milliards de dollars en 2022 c'est trois fois plus qu'il y a 6 ans la part de la France est très importante aussi alors justement les chiffres au niveau mondial tout à fait 15 milliards on est passé de 9 milliards à 12 milliards de dollars au niveau mondial en 2021 sans doute 15 milliards en 2022 sur la part française on n'a pas encore les chiffres mais on s'attache à lancer une étude justement sur les investissements au niveau national on espère y parvenir ça inspecteur donc qui croit vite qui lui-même appartient à la créateur économique qui est aussi estimé à 104 milliards de dollars selon une étude d'adobi l'an dernier donc comme tous secteurs particulièrement jeune qui pèse de plus en plus lourd financièrement et que vous vous employez à réguler à encadrer merci beaucoup Mohamed montsouri directeur délégué de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité invitée de France Info ce soir
Bruno Le Maire