📢 « Il faut que le 18 septembre soit massif pour créer un véritable rapport de force. »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Maya, bonjour à tous. Bonjour Olivier Fortellement lundi matin 8h10 vous en est où avec Sébastien Lecnu ? Les négociations ont commencé.
Vous avez rendez-vous ? On a rendez-vous mercredi matin et donc nous le verrons pour la première fois à ce moment-là après qu'il ait reçu les syndicats. Mais jusqu'à présent, aucune négociation.
Aucune. Tiens, ils y sont tous allés dans la majorité disant ce weekend c'est avec la gauche et le disant assez clairement c'est avec la gauche et le PS qu'on doit négocier. Est-ce que c'est un bon point ?
Ce sont des mots pour l'instant et donc on verra bien ce qu'il se passe. des mots qui sonnent à nos oreilles peut-être, mais enfin la réalité c'est que pour l'instant nous n'avons encore rien vu. Et donc j'attends de savoir savez que MAD France disait gouverner c'est choisir et donc demain il aura à choisir entre ce que lui disent les Républicains, ce que lui dit le patronat avec le MEDEF et j'ai lu avec attention ce que Patrick Martin lui a signifié hier et ce que nous disons nous c'estàd qu'il faut de la justice sociale de la justice fiscale.
Il faut engager la transition écologique, il faut faire en sorte que ceux qui vivent mal puissent vivre mieux et pour l'instant nous en sommes loin. Alors, on va aborder quelques points. Vous dites il faut euh, ce sont des mots, mais il faut choisir.
Il y en a sur la fiscalité, sur les riches. Il y en a un qui semble avoir choisi. Faut-il taxer davantage les riches ?
Écoutez la réponse du ministre de l'économie, c'était euh samedi soir à question posée par Laurent de la housse. Écoutez surtout les premiers mots bien sûr, puisque quelle est la situation ? Nous allons demander à tous les Français un effort.
Effort dont nous souhaitons qu'il soit bien réparti et soutenable. D'ailleurs, les dépenses publiques vont continuer malgré tout à augmenter l'année prochaine. Mais cet effort, il doit être plus important pour les plus favorisés d'entre nous.
C'est une évidence. Simplement, simplement nous voulons protéger le patrimoine professionnel. Est-ce que c'est le patrimoine professionnel qui permet de créer des emplois, qui permet de créer de la croissance ?
Alors, vous avez entendu la réponse : "Faut-il taxer davantage les riches ?" Bien sûr. Donc ça semble à qui ?
Mais en enlevant le patrimoine professionnel, est-ce que c'est un deal qui pourrait vous convenir ? Non non non parce que quand vous parlez de patrimoine professionnel pour vous pensez à la machine outil, vous pensez au tracteur, vous pensez au métier à tisser pas du tout. En fait là, on parle d'action en réalité et donc la fortune des ultra riches, elle est essentiellement en action.
Et donc si vous dites que la base imposable et bien on retire ce qui est l'essentiel de leur richesse. En réalité, vous n'avez rien à imposer. Et c'est d'ailleurs tout le problème.
Jusqu'ici nous avions l'impôt sur la fortune, sur les grandes fortunes, mais il qui a été supprimé qui a été supprimé par le gouvernement Macron et qui rapportait très peu. Pourquoi ? parce qu'il touchait 5 milliards d'euros en gros, trop peu.
Et donc il touchait qui ? Il touchait pardon de l'expression mais les petits riches et il épargnait les ultra riches parce que les ultra riches ils placent leur argent dans des holdings et donc en réalité ils ne payent pas d'impôt sur ce qu'il d'accord pas d'accord si le mécanisme sur la fiscalité des plus favorisés ne comprend pas les actions et l'outil professionnel. Ben, c'est toute la vertu de la taxe Zucman dont on parle beaucoup parce qu'elle permet justement de dire "Vous avez un patrimoine qui a plus de 100 millions d'euros, vous devez payer et c'est une taxe différentielle." C'està-dire que en réalité si vous avez déjà payé les impôts par ailleurs qui vous permettent d'arriver à 2 % de votre patrimoine, vous ne payez rien de plus.
Mais ça suppose quand même que effectivement des gens qui ont d'immenses fortunes puissent contribuer. C'est ça aussi le patriotisme dans un pays qui se réclame donc de la solidarité de la patriotisme fiscal. Parlons du montant de l'effort de réduction du déficit.
Tiel Brun Pivel, la présidente de l'Assemblée nationale appelle le Premier ministre à renoncer aux 44 milliards d'euros que voulait faire François Bairou. Elle propose un plan à 35 36 milliards d'euros. C'est 10 milliards de d'économie en moins, donc à la fin 10 milliards de plus, enfin qui ne seront pas enlevés de la poche des euh Français.
Euh est-ce que vous prenez 35 milliards d'euros ? Mais là aussi, moi je ne sais pas ce que ça veut dire 35 milliards. Ça dépend sur qui on les prend.
Si on les prend sur les services publics, sur l'hôpital, sur l'éducation, si on les prend sur les retraités, sur les malades, si on augmente les franchises, si on dérembourse les médicaments, ça ne me va pas. Mais en revanche, si on dit que il y a un moyen de les prendre sur les ultra riches d'une part, sur euh les multinationales qui euh optimise brutalement, sur euh les gars femmes, sur ces ex de cotisation qui euh ont coûté de tente à l'État, oui, effectivement, il y a peut-être une possibilité d'y aller. Vous dites clairement ce matin 35 vous vous étiez à 21 milliards d'euros, le gouvernement précédent à 44 35 milliards d'euros ça vous paraît un montant de réduction du déficit qui mais si on trouve les moyens n'est pas forcément mais moi je suis prêt à faire 100 milliards d'économies si vous les prenez sur des gens qui peuvent le prendre qui peuvent le supporter.
Ce que je ne veux pas c'est que les Français de la classe moyenne des classes populaires se retrouvent demain à payer une facture d'une dette dont ils ne sont pas responsables. Pourquoi est-ce qu'il y a une dette aujourd'hui ? parce que on a privé l'état de recris.
Sébastien Lecornuet a dit très clairement dans son interview à la presse quotidienne régionale : "Le budget que je présenterai ne sera pas le budget que je veux moi. Je devrais faire des concession. Est-ce que vous Olivier Fort vous dites le budget qui sera présenté ne sera pas celui que je veux moi, celui que vous avez présenté à Blois mais qu'il va falloir discuter ?
Moi, je suis favorable à l'idée qu'effectivement chacun comprenne que dans ce parlement, il n'y a pas de majorité absolue ni pour la droite ni pour la gauche. Et donc ça suppose un moment de ça, dire ça ne sera pas mon budget. Ça suppose un moment que chacun comprenne que ce ne sera le budget de personne.
Ce sera le budget qui sera discuté au parlement et qui permettra à un moment de trouver ce qui peut permettre de faire accord entre nous si accord il y a. Samedi, vous étiez à la fête de l'humain et ça s'est passé comme ça. J'aimerais comprendre quelles sont les raisons qui vous poussent à me luer alors que je n'ai pas encore parlé.
Qui qui ici ? faites de la gauche pendant laquelle vous avez été sifflé. Le groupe, comment dirais-je ?
Le groupe vit comme on dit au football. Oui, il vit bien en fait. Il y a mais il y a de la confrontation et c'est normal.
Moi, j'ai pas Vous avez été sifflé à la fête de l'humain. Ben, j'étais applaudi à la fin. Ce qui prouve que en fait quand on se parle, quand on quand on s'écoute 2 secondes, à la fin ça se passe bien.
Et donc je remarque que j'ai commencé en étant Ué, j'ai fini par être applaudi. Pour ceux qui étaient d'autres camarades, ça s'est passé exactement à l'inverse. Donc vous parlez des insoumis et d'AD, tu parles des insoumis.
Voilà. Donc ce que je veux dire là, c'est que chacun évidemment quand quand on se limite à des slogans, quand on se limite à des rumeurs, quand on laisse penser que j'aurais pu dire par exemple que je gouvernais que je gouvernerai avec les macronistes, je comprends qu'il y a des gens que ça soulève mais simplement quand on leur explique que ça n'a jamais été le cas et que y compris toutes les fake news qui sont en permanence répandu sur les réseaux sociaux ne correspondent à rien, effectivement ça se passe mieux. Dernière question, réponse rapide s'il vous plaît.
Jeudi mouvement de grève interprofessionnelle. Souhaitez-vous jeudi une France à l'arrêt ? Oui, je souhaite que le mouvement de mobilisation à l'appel de l'intersyndical soit massif parce que c'est maintenant qu'il faut créer un rapport de force et montrer à la fois au gouvernement, montrer au patronat, montrer à toutes celles et ceux qui se refusent à plus de justice et bien que le moment est venu de rompre avec ce qui a été conduit pendant 8 ans et donc je dis c'est le moment d'en faire la démonstration.
Olivier Fort qui a rendez-vous mercredi matin avec le Premier ministre était l'invité des quatre vérités.
Olivier Faure