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interviewBFM TV (sur Dailymotion)· 12 juin 2026 18 min

Obsèques de Lyhanna : Fleurance entre deuil et colère - 12/06

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Plusieurs centaines de personnes sont donc venues dire adieu à Liana ce vendredi après-midi sous un grand soleil. Le Corbière Blanc a fait son entrée dans le cimetière de Florence. Le maire a de nouveau pris la parole pour saluer l'immense courage et la dignité des parents de la collégienne. Images compilés par Elsa Théobal, Valentinerie, Margossev, Agathe Pichon et Soisy Collier.

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Invité

Il ne faut plus qu'il y ait de prochaines Liana, il ne faut plus que ça arrive tout ça. Je suis en colère, je suis triste, c'est une histoire pas possible pour qu'on en arrive là, pour que les choses bougent, on va dire ça comme ça. C'est un sentiment mitigé entre la colère, la tristesse, mais effectivement il y a beaucoup de colère dans tout ça, beaucoup, beaucoup. J'ai des enfants, j'ai une fille, un garçon, c'est pas possible, ça devrait pas exister. S'il avait été interrogé par les services compétents, peut-être qu'on n'en serait pas là aujourd'hui, on serait peut-être pas là aujourd'hui. C'est ça qui est révoltant. Je trouve ça inadmissible.

Il y a de la colère, de la colère parce qu'il faut que ça avance tout ça, parce qu'on vit dans un monde que la justice, il faut qu'elle soit plus sévère. Voilà pour les moments forts de cette cérémonie particulièrement émouvante. On vous retrouve sur place, Boris Carlamoff. Vous avez assisté à toute cette cérémonie. Le maire de Florence qui a également tenu à rappeler qu'avant d'être un symbole, Liana était d'abord une enfant de 11 ans. Absolument.

Il y a un discours qui a été partagé par l'ensemble des maires des communes gersoises, puisqu'en parallèle de ces obsèques, il y avait cette initiative à l'appel de cette association des maires du Gers à tenir des rassemblements devant les très nombreux hôtels de ville de ce département. Concernant les obsèques, elles ont donc débuté par une très courte prise de parole par le maire de Florence, Grégory Beaubateau, qui a salué, je cite, « le courage et la dignité de la famille de Liana » au moment, je cite, « d'affronter le pire ». Et puis, il y a eu un discours lu par l'une des responsables des pompes funèbres, un discours qui avait été écrit à l'avance par la famille de Liana.

« Le plus bel hommage, dit-elle, ce n'est pas seulement de pleurer son absence, c'est aussi de continuer à faire vivre cette joie qu'elle savait partager. » J'ai des obsèques qui ont rassemblé pas moins de 400 personnes, la famille, bien évidemment, mais également une foule d'anonymes. Certains n'ont pas hésité à faire plusieurs heures de route pour venir assister à cet ultime hommage. Et je vous propose d'écouter ces quelques réactions recueillies au micro de Margot Sèvres. « En enfant, c'est ce qu'il y a de plus terrible, donc je pense qu'il faut essayer d'apporter le maximum de réconfort. » « Je crois que c'était le jour parfait, dans le sens où le soleil était là, il brillait pour elle.

Et je trouve que c'est une bonne idée d'avoir fait ce lâcher de ballon de Colombe, ce petit frère qui était là aussi. » « C'est dur, c'est dur, mais c'était à l'image de Liana. Cette pureté, cette innocence, c'est... Désolée. » Et une cérémonie forcément chargée en émotions qui s'est ponctuée par un lâcher de ballon ainsi qu'un lâcher de Colombe. À la fin de cette cérémonie qui était publique, les obsèques se sont terminés dans la plus stricte intimité familiale au moment de l'inimation de Liana, 11 ans.

3:55
Présentateur

Merci Boris Karlamoff avec Margosev à Florence. La commune partagée donc ce soir entre émotions et colères. Colères bien légitimes face à cette tragédie qui aurait sans doute pu être évitée si seulement les signaux avaient été repérés. On en reparlera dans un instant. Vous verrez qu'ils étaient nombreux. Mais d'abord, Joseph Agostini, ce temps de recueillement, il était important de le marquer aujourd'hui. Il y a eu l'enquête, il y a la tragédie, il y a le symbole national. Mais il y a cette petite fille de 11 ans, il y avait ses copines qui étaient là aussi aujourd'hui. Oui, absolument. Et comme l'a dit le maire, ce n'est pas un symbole, c'est une petite fille.

Mais malgré tout, on a besoin d'un tissu narratif. Vous savez, on a besoin de se raconter une histoire dans ces moments-là. Parce que l'histoire, le rite, c'est la seule chose qui humanise quand on vit de tels drames. Et on pense aux parents, on pense également aux proches, à tous les impliqués, à tous ceux qui se sont identifiés à Lyanna dans ce village. Et cette déshumanisation-là n'a qu'un seul adversaire, c'est le vivre ensemble. C'est la solidarité, la fraternité. Et on voit à quel point ça opère, on voit à quel point ça apaise les âmes.

4:58
Invité

Au-delà du cas de Jérôme Barrella, on découvre également depuis plusieurs jours maintenant une famille entière qui est rattrapée par la justice. Son frère Yannick, placé cette semaine en garde à vue, notamment pour viol sur mineurs de plus de 15 ans et viol par conjoint. Et puis son frère, son père, pardon, Joël Barrella, j'ai de 71 ans aujourd'hui, est accusé d'abus sexuels par les petites filles de sa compagne. Bonsoir Mourad Batik. Bonsoir. C'est vous qui les défendez, elle s'appelle Maëva et Précilia, ils ont aujourd'hui 20 et 26 ans. De quoi accuse-t-elle précisément, Joël Barrella ? Eh bien, pour l'une d'agression sexuelle, alors qu'elle avait 9 ans.

En tout cas, c'est les souvenirs qu'elle en a et c'est ce qu'elle a expliqué lorsqu'elle avait déposé plainte à l'âge de ses 11-12 ans, à l'entrée au collège et pour l'autre, de manière beaucoup plus grave et beaucoup plus irrémédiable, de viol pendant 3 ans, de l'âge de ses 10 ans à l'âge de ses 13 ans. Trois années de viol, trois années d'enfer, dans laquelle non seulement elle traversera un enfer infini et infernal, mais en plus, avec la circonstance aggravante de ne pas être crue. Pour l'une, ça finira par un classement sans suite et pour l'autre, ça finira par un non-lieu. Autrement dit, les deux ne sont pas crus. On leur disait quoi à l'époque, pardon, elles vous ont raconté ?

Que ce n'était pas suffisamment circonstancié, qu'il n'y avait rien. Alors pour l'une, on dira que c'est une aguicheuse, que finalement, le mal vient d'elle. C'est elle qui provoque, c'est elle qui a des envies, c'est elle qui suscite l'intérêt. Vous voyez ? Ce que disait le père de Joël Barrella. Exactement, le renversement de la charge émotionnelle et pour l'autre, tout simplement, que ça n'était pas suffisant et que la description qu'elle en faisait était insuffisante pour permettre d'aller plus loin dans l'enquête et d'ouvrir, pourquoi pas, une information judiciaire ou, pourquoi pas, imaginer un placement de détention provisoire.

Moi, je le regrette, je le regrette énormément parce que je me dis que c'est deux jeunes femmes extraordinaires que j'ai eues au téléphone cet après-midi et dont j'ai l'honneur, j'ai l'insigne honneur de les représenter dans les procédures que j'espère pouvoir réouvrir. Eh bien, je me dis que si ce papa, à ce moment-là, il est placé en garde à vue et s'il y a eu une enquête et s'il y a des indices graves et concordants et qu'il est placé en détention provisoire, eh bien, probablement que ce plateau, aujourd'hui, il n'existe pas.

7:11
Présentateur

C'est ça qui est le plus terrible dans cette histoire, un non-lieu et un classement sans suite alors qu'elles ont eu le courage de parler à l'époque. Déjà, elles ont eu le courage de dénoncer ce qui s'était passé et on ne les croit pas.

7:23
Invité

Un courage ? Et quel courage ? Et quel courage ? En sixième, rentrer en sixième, se confier à l'institution scolaire, expliquer ce qu'il s'est passé et grâce à l'intervention de l'institution scolaire, eh bien, mettre en mouvement l'action publique, une garde à vue, une audition, une confrontation pour, au final, que ça fasse pchit. On avait fait le plus dur. Il restait, vous voyez, sur le marathon de 42 km, il restait la dernière ligne droite. Croire l'enfant. Et malheureusement, vraisemblablement, croire l'enfant, c'est l'Himalaya en France. C'est le cap infranchissable. On n'est pas en capacité de croire les enfants qui déposent dans notre pays.

8:04
Présentateur

Quand elles ont vu, vos clientes, ce qui s'était passé avec Liana, c'est là qu'elles ont eu le déclic. Elles se sont dit, il faut qu'on prenne de nouveau la parole, qu'on soit de nouveau entendus.

8:13
Invité

Le déclic, elles l'ont déjà eu. Mais elles se sont dit qu'effectivement, c'était peut-être le moment d'expliquer et de dire la genèse de ce dossier. Ça ne commence pas par le fils, ça commence par le père. Et donc, expliquer... C'est le nom Barrella qui leur a... Bien sûr. C'est un nom qu'elles n'oublieront jamais, qu'elles connaissent. Ce monsieur, pour elles, il faut le dire, c'était le chéri de leur grand-mère. Donc, c'était un grand-père, pour elles. C'était un grand-père. Et donc, plus que confiance. C'est un grand-père. C'est un grand-père. C'est-à-dire qu'on peut dormir à côté d'un grand-père. On peut faire des câlins à son grand-père.

Sauf que le grand-père, les câlins et dormir à côté, il n'avait pas une attitude tout à fait de grand-père. C'est des câlins qui ont mal tourné. C'est des accolades qui ont mal viré. Et ça, c'est évidemment absolument inacceptable. Mais ces jeunes femmes, elles n'ont pas un déclic. Aujourd'hui, elles l'ont eu. Il y a dix ans, le déclic. Mais alors, c'est important de dire qu'il peut y avoir une réouverture après un non-lieu, là. Tout à fait. Tout à fait. C'est ce que l'on espère. Et on espère aujourd'hui que la justice puisse autant que faire se peut, parce qu'on ne réparera jamais ce qu'on a volé à ces deux jeunes femmes.

Mais on espère, effectivement, qu'ils puissent enclencher la marche arrière, revenir et réouvrir ce dossier. Ce qui me semble être le minimum que l'on doit à ces deux jeunes femmes.

9:25
Présentateur

On est en ligne avec Martine Brousse. Bonsoir. Vous êtes présidente de l'association La Voix de l'Enfance. Ce que raconte Maître Batik, c'est-à-dire ces jeunes filles, ces fillettes finalement, à l'époque, qui ont le courage d'aller témoigner et qu'on ne croit pas, c'est quelque chose que vous rencontrez, j'imagine, régulièrement ? Oui.

C'est quelque chose que nous rencontrons régulièrement et pour laquelle nous avons, depuis des années, réfléchi, mais avec les professionnels et que nous avons créé ces unités d'accueil pédiatrique Enfants en danger, les UAPED, où l'enfant arrive en pédiatrie, il est accueilli par une équipe pluridisciplinaire avec médecins, pédiatres, infirmières, psychologues, enquêteurs, et où on va recueillir leurs paroles. Ces unités, elles existent. Il ne faut pas dire que rien n'est fait. Ces jeunes filles, ces petites filles, à l'époque, n'ont pas eu cette chance-là.

C'est pourquoi la voix de l'enfant et toutes les associations et tous les professionnels se mobilisent pour dire qu'il ne faut plus dire que rien n'est fait. Il faut renforcer ce qui fonctionne. Il faut reconnaître le travail de professionnels qui ont de bonnes pratiques.

10:40
Invité

Ça existe. Martine Brousse, il y a peut-être aussi un manque de communication. C'est vous qui nous rappeliez quand vous avez confronté à ce témoignage de professeur d'art martiaux qui disait qu'il avait un comportement, le suspect présumé, avec justement les enfants qui posaient questions qui étaient inhabituelles. Et vous, vous nous dites qu'il aurait dû faire un signalement à la cellule qu'il y a au sein du ministère des Sports, puisque vous le rappelez, alors moi je ne savais pas que ça existait, signaler, ce n'est pas forcément dénoncer.

11:07
Présentateur

Oui, je crois que c'est important de dire ce soir et il faut mobiliser l'opinion publique parce que c'est vrai qu'il y a une responsabilité de l'État. C'est vrai qu'il y a une responsabilité peut-être de la justice, de la police, mais nous sommes aussi responsables. Quand nous voyons, quand nous avons un doute, le doute doit profiter à l'enfant. Or, il ne profite que rarement à l'enfant. On se dit non, on lave son linchal en famille, c'est de la délation, puis ça ne me regarde pas.

Enfin, quand on voit un homme qui sur un terrain de sport n'est qu'avec des enfants alors que son équipe est une équipe d'adultes, quand on voit un homme qui vient distribuer régulièrement le soir à la sortie de l'école des goûters, eh bien, interrogeons-nous. Il vaut mieux se tromper. Vraiment, il vaut mieux se tromper. Mais se tromper, c'est peut-être aussi sauver un enfant. Philippe Agostini, quand Martine Brousse et quand Maître Batik dit qu'effectivement, il y a ce côté déni. Il nous le disait, Maître Batik, tout à l'heure, quand cette jeune fille va déposer plainte, sa famille se ligue presque contre elle pour protéger le grand-père en disant que c'est une aguicheuse.

Ça, c'est un déni ? Mais bien sûr, c'est ce qu'on disait avec Philippe Blankevitch à l'instant. C'est la question, si vous voulez, quand les enfants parlent, enfin, il est question de dépasser des alliances pathogènes. Pour eux, c'est dépasser l'indicible. Les familles, l'omerta familiale est l'adversaire le plus redoutable. On aura beau vouloir réformer le système judiciaire, former les éducateurs, etc., si on ne s'attaque pas à la famille, vous savez, il y a des familles comme ça qui vivent avec la croix au-dessus du lit et qui légitiment les agressions sexuelles, qui sont vraiment dans une impunité totale et surtout dans un pacte de déni. C'est-à-dire qu'on protège même l'agresseur.

On protège l'agresseur. Donc, quand les enfants osent transgresser cette loi suprême qui est la loi familiale, il ne faut vraiment pas se rater au niveau de l'accueil de cette parole-là. Parce qu'elle est sacrée, elle est rare et donc, il s'agit vraiment d'accueillir les enfants à leur juste valeur.

13:15
Invité

Du côté de mes clientes, elles sont crues par les mamans, par leurs sœurs, mais c'est effectivement du côté de la famille de M. Barrella où on va évidemment dire que ce sont des aguicheuses, qu'elles sont en tort. Et donc là, il y a cette bascule entre le côté de la famille Barrella et la parole, effectivement, de mes clientes. Et là, ça ne fait pas le poids.

13:35
Présentateur

Dans les années 50, les problèmes de pédophilie ou d'inceste dans les familles, ça se terminait par, on n'aura plus manger chez le grand-père dimanche. Oui, c'est ça. Voilà, ce n'est pas normal. Donc, c'est encore l'enfant qui pourrait peut-être même encore deux classes. Là, on est au début des années 2000. Enfin, même 2010. Mais 2010, quand elle dénonce ces cas-là, on n'est plus dans les années 50. Ça n'a pas changé. Et c'est tout juste si l'enfant ne va pas être puni. Parce que le grand-père, il s'est dit... Non, mais ce n'est pas la vie sociale, ce n'est pas la vie familiale. Ce n'est pas possible.

14:09
Invité

Dominique Rizet, l'autopsie a eu lieu, la petite Liana, il y a plusieurs jours. Son corps a été rendu à la famille. On peut imaginer que les enquêteurs ont les réponses aux questions qu'ils se posaient, à savoir comment est-elle morte ?

14:20
Présentateur

Ils ont une partie des réponses. Et nous, on n'a pas cette information qui ne nous a pas été communiquée. Oui, parce que le corps a été rendu à la famille. Et le reste de la réponse, pour ce qu'on ignore encore de l'autopsie, c'est dans des laboratoires où les enquêteurs sont en train de faire sur les scientifiques de la toxicologie.

14:41
Invité

Mais ça continue encore, ce n'est pas terminé ?

14:42
Présentateur

Oui, il y a encore des analyses qui sont en cours. On fait de la toxicologie. Est-ce que Liana a été droguée ? Est-ce que son agresseur lui a donné un produit ? Est-ce qu'on peut découvrir des choses qui vont permettre d'établir plus précisément l'heure de la mort ? C'est important, parce que lui pourra dire à un moment, écoutez, non, à ce moment-là, je ne pouvais pas être là puisque j'étais ici. Donc ça, c'est une histoire qu'on connaît par cœur. La conviction des enquêteurs existe déjà, mais c'est important de savoir si le décès se situe entre 15h05, moment où on la voit monter dans la voiture de M. Barrella, et 18h30, moment où, avec certitude, il revient à la fête à l'école de sa fille.

Ça laisse trois heures, un peu plus de trois heures. Ou si le décès se situe plus tard, est-ce qu'il serait revenu ensuite dans la nuit ? On sait qu'il est interpellé le samedi à midi. Ça laisse peu de temps. Mais c'est important pour la suite de l'enquête. Et j'ai à côté de moi un pénaliste qui le sait ô combien, parce que ça peut faire vaciller les jurés si on leur dit, écoutez, non, ce n'est pas possible. Après 18h30, vous nous dites que le décès, il était à 19h. M. Barrella, il était à la fête de l'école. Vous voyez ? Ça peut plus être encore plus lourd, ça. Bien sûr. Tout ça, ça doit être affiné. Alors, c'est une analyse qui s'appelle l'analyse du bol alimentaire.

C'est d'autres éléments encore qui permettent d'affiner tout ça. Et puis, maintenant, c'est évident qu'à l'autopsie, on sait, on connaît les causes de la mort de Liana. Elles n'ont pas encore été communiquées officiellement. C'est le procureur qui le fera, très certainement. Jérôme Barrella, lui, il est en détention provisoire depuis le 1er juin. Il est à l'isolement. À l'isolement, à Mont-de-Marsan. Pourquoi c'est important de le placer à l'isolement ? Parce qu'en prison, on s'en prend toujours aux pédocriminels et à ceux qu'on appelle les pointeurs.

Je ne vais pas revenir dans le détail là-dessus parce que ça a fait, la semaine dernière, beaucoup de bruit quand j'ai donné un détail, mais qui est un détail vrai sur l'avis des pointeurs en prison et des violeurs. Mais voilà, il est placé à l'isolement pour sa propre sécurité. Et puis à l'isolement, pour qu'on ne l'agresse pas. Et aussi, il est surveillé de façon intense parce qu'il ne faut pas que cet homme-là se suicide. D'autres se sont suicidés. Et on n'a pas eu de réponse judiciaire. Je vous rappelle, le grêlé, ce qui est quand même une histoire horrible pour les familles. C'était très vraisemblablement lui.

C'est horrible de dire ça, mais il se suicide au moment où les policiers voient aller l'interpeller. Pierre Chanal, qui se suicide au deuxième jour de son procès, l'affaire des disparus de Montmelon. Jean-Pierre Trébert, qui se suicide soupçonné du meurtre de Katia Lherbier et de la fille de l'acteur Bernard Giraud. Roland Giraud. Pardon, M. Giraud. Roland Giraud. Voilà, donc il est surveillé et il doit rendre des comptes à la justice. Il comparaîtra devant une cour d'assises. Oui.