Le journal de 6h - 17/06
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« Elle a été arrêtée pour outrage, rébellion et violence, pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. »
- 2:11InvitéFait
« Elle reconnaît avoir jeté des choses, des projectiles sur la police. Elle en est navrée. »
- 2:23InvitéChiffre
« 32 personnes ont été interpellées à Paris. »
- 3:20InvitéPromesse
« Il a de nouveau promis une réponse massive et très significative. »
- 3:40InvitéChiffre
« Il y a toujours des victimes du Covid-19 en France. 38 morts, ces dernières 24 heures. 820 malades sont toujours en réanimation. »
- 3:53InvitéChiffre
« Les deux aéroports de la ville annulent plus d'un millier de vols ce matin. »
- 4:47InvitéChiffre
« Plus de 90 000 tests peuvent être réalisés chaque jour pour tenter d'éviter une deuxième vague épidémique. »
- 5:13InvitéFait
« Il a prévenu que la réponse policière serait extrêmement ferme après les violences de ces derniers jours. »
- 6:09InvitéFait
« Il examinera systématiquement la possibilité d'expulser les étrangers impliqués dans cette affaire. »
Temps de parole
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Vous écoutez RMC. Mercredi 17 juin, l'info sur RMC. Il est 6h juste à la seconde près. Céline Kalman est là pour les informations. Céline, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Climat attendu à Paris hier lors de la manifestation des soignants. Les images de l'arrestation d'une infirmière tournent en boucle. Mais il faudra aussi surtout retenir que l'ensemble des manifestations en France se sont très bien déroulées. A Dijon, l'État promet une réponse extrêmement ferme. Première soirée sans affrontement depuis cinq jours. L'enquête pour identifier les coupables des violences s'annonce compliquée. Et puis les deux aéroports de Pékin annulent plus d'un millier de vols. Rebond des cas de Covid-19, reconfinement et inquiétude de la population. Il est 6h, bienvenue sur RMC. C'est l'image qui a enflammé les réseaux sociaux hier soir.
Une scène qui a marqué les esprits. Celle d'une femme en blouse blanche interpellée, tirée par les cheveux en marge de la manifestation parisienne des soignants. Il s'agit d'une infirmière de 50 ans. Elle a été arrêtée pour outrage, rébellion et violence, pour avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre. Hier soir, une trentaine de personnes se sont spontanément réunies devant le commissariat où elle a été placée en garde à vue près de la place des Invalides où cette soignante a été interpellée. Thomas Chupin.
Il est 5h moins le quart hier soir. Fin de manifestation. Cela fait de nombreuses minutes que des casseurs font face à la police. Et au milieu, une blouse blanche, une femme qui jette des projectiles maladroitement sur les forces de l'ordre qui les insultent. Et finalement, les policiers interviennent.
Je suis infirmière, je fais de l'âge.
Je vais réfléchir avant. Interpellation musclée, l'infirmière ne se laisse pas faire. Elle est tirée par les cheveux et mise à terre. S'il vous plaît. Images qui ont choqué Lucien, proche de la famille.
Ce qui m'a vraiment surpris, moi, c'est la violence de l'interpellation. Elle est à genoux. Je ne vois pas ce qu'elle pouvait faire pour se défendre et ce qui les mettait en danger. Il faisait partie d'une trentaine de personnes qui se sont rassemblées hier soir
devant le commissariat où l'infirmière a été emmenée.
Elle a travaillé pendant trois mois pour aider les gens qui subissaient le Covid. Elle l'a elle-même subie. Aujourd'hui, elle est interpellée pendant une manifestation où elle demande de sauver l'hôpital public. Moi, ça me crève le cœur, je ne vais pas vous mentir.
Infirmière à Villejuive, dans le Val-de-Marne. Elle a reçu le soutien de la CGT locale. Benjamin Amar en est le porte-parole.
Elle reconnaît avoir jeté des choses, des projectiles sur la police. Elle en est navrée. Donc, nous, on est là pour dire un petit peu d'indulgence. Une infirmière de 50 ans, si à un moment, elle a la colère qui l'envahit comme ça, il faut qu'on se pose les bonnes questions.
Un des policiers atteints par les projectiles lancés par l'infirmière devrait déposer plainte aujourd'hui.
32 personnes ont été interpellées à Paris. Des affrontements également à Lille, Toulouse et à Nantes. Mais ce qu'il faudra retenir aussi et surtout, c'est que plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé partout en France. Et dans la plupart des cas, il n'y a eu aucun débordement des soignants qui, comme Anne-Sophie, infirmière aux urgences de l'hôpital de Cholet en Maine-et-Loire, réclament plus de reconnaissance.
Nous ont donné une prime, mais ce n'est pas ça qu'on veut. C'est une reconnaissance de la grille salariale et plus de lits, plus de soignants pour mieux soigner nos patients. Les gens dorment dans les couloirs. On n'a pas assez de lits, pas assez dents. Et de l'humain malade n'a pas le droit d'avoir ça. C'est vrai que c'est vraiment fatigant et avoir des gestes au niveau du gouvernement.
Et interrogé sur France 3 Normandie, hier soir, le Premier ministre Edouard Philippe a dit entendre parfaitement les revendications. Il a de nouveau promis une réponse massive et très significative. La commission d'enquête parlementaire pour tirer les leçons de la crise de Covid-19 se poursuit. Hier, c'est Jérôme Salomon qui s'est expliqué 4 heures à défendre la stratégie du gouvernement, notamment sur les masques et les tests. Demain, Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique, sera auditionné à son tour. Il y a toujours des victimes du Covid-19 en France. 38 morts, ces dernières 24 heures. 820 malades sont toujours en réanimation.
Mais l'inquiétude vient surtout à nouveau de la Chine. Pékin, une centaine de cas en 5 jours. Les deux aéroports de la ville annulent plus d'un millier de vols ce matin. Pékin demande à ses habitants d'éviter les voyages non essentiels en dehors de la ville. Décision radicale aussi de refermer toutes les écoles de la ville. Marion Fourney. Depuis deux mois, Wang, 14 ans, avait repris les cours quasiment normalement. Mais ce matin, il ne pourra pas aller au collège, fermé sur décision des autorités locales. Je suis sous le choc. On pensait que c'était quasiment fini et voilà qu'on a soudainement une nouvelle vague de cas. Ce virus fait peur et on n'a pas encore de vaccin.
Pékin recommande d'éviter les voyages non essentiels. Les deux aéroports de la ville ont annulé plus d'un millier de vols. Le scénario se répète et l'inquiétude grandit. Hélène, 27 ans. Les gens avaient de nouveau le droit de voyager, de voir leur famille. Et maintenant, nous voilà de nouveau en confinement. Tous nos plans pour les six prochains mois pourraient être ruinés. Plusieurs zones résidentielles sont en quarantaine et les autorités locales ont lancé une campagne de dépistage massive. Plus de 90 000 tests peuvent être réalisés chaque jour pour tenter d'éviter une deuxième vague épidémique. Un espoir tout de même ce matin.
L'Organisation mondiale de la santé salue une percée scientifique. Des chercheurs britanniques ont découvert qu'un médicament de la famille des stéroïdes réduisait significativement la mortalité chez les malades gravement atteints par le Covid-19. RMC, 6h05. La soirée a été calme à Dijon. Le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nunez, s'est rendu sur place hier. Il a prévenu que la réponse policière serait extrêmement ferme après les violences de ces derniers jours. Des groupes d'hommes armés et cagoulés qui se sont affrontés pendant plusieurs soirs d'affilée. Le travail des enquêteurs est d'ailleurs très compliqué pour identifier les auteurs de ces violences. Maxime Brandstatter.
Seulement quatre interpellations depuis les incidents qui ont perturbé la vie à Dijon. Des interpellations uniquement d'habitants du quartier qui étaient à la démonstration de force de lundi. L'enquête est compliquée, nous explique une source policière. Même si certains tchétchènes auraient été identifiés, pour l'instant, aucun n'a été arrêté. Trafic de drogue ou bagarre de rue, on ignore encore l'origine de cette affaire. Les policiers se sont rendus au domicile du jeune tchétchène qui avait été agressé au départ. Sa famille nous explique qu'ils ont été entendus par les enquêteurs. Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, est venu hier dans la ville.
Il a promis une réponse extrêmement ferme. Le ministère a ajouté plus tard qu'il examinera systématiquement la possibilité d'expulser les étrangers impliqués dans cette affaire. A retenir également dans l'actualité plusieurs centaines de policiers de nouveau rassemblés. Il y aura à Bobigny, Saint-Denis, Mulhouse ou encore Perpignan. Ils réclament toujours d'être reçus par Emmanuel Macron. Football, le Bayern Munich sacré en Allemagne. Un mois après la reprise de la Bundesliga, les municois ont remporté un 30e titre après leur victoire 1-0 contre le Werder Bremen hier. Arnaud Valadon. L'émotion a pris le pas sur la distanciation.
Aussitôt le coup de sifflet final, les joueurs du Bayern Munich se sont pris dans les bras modérément. Impossible de se priver de scène de joie pour fêter le 8e titre de champion de suite, le 30e de l'histoire pour les Bavarois. Une célébration qui restera forcément particulière. Pas de communion avec le public. Un sentiment étrange pour les 4 joueurs français du Bayern présents hier, dont les champions du monde Pavard et Hernandez. En reprenant dès le 16 mai, le football allemand a fait vite, plus vite que l'Espagne-Italie ou même l'Angleterre qui reprend aujourd'hui. Il y a une semaine, le protocole sanitaire a même été assoupli outre Rhin.
Le port du masque n'est plus obligatoire pour les remplaçants sur le banc de touche si la distanciation est respectée. En revanche, le public ne devrait faire son retour dans les stades qu'en septembre. Le football sans spectateur, c'est d'un ennui considérable.