Contre-Matinale #131 | Macron : quand la saison 2 ressemble trop à la saison 1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 7 %Attaque 62 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:19OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez des nouvelles ?
- 8:42OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'on leur reproche concrètement ?
- 10:07OuverteRéponse directe
Vous pouvez rappeler qui est l'Uni ?
- 12:51RelanceRéponse directe
Donc, ce sont des bagarres, en fait, finalement ?
- 13:27OuverteRéponse directe
Ces excès-là, effectivement, ont été pointés par Guillaume Gontard, sénateur de l'ISER. Est-ce que vous avez obtenu d'autres soutiens ?
- 14:28OuverteRéponse directe
Parce que quelles ont été les charges qui ont été retenues ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:24InvitéFait
« Ils ont été libérés les 5 hier soir. »
- 8:29InvitéFait
« Ça a été une longue garde à vue de pratiquement 36 heures. »
- 9:28InvitéFait
« Ce qui se passe, c'est qu'ils harcèlent les meetings de Ruffin, de Poutou, de Arthaud, ainsi que les militants sur la fac depuis de nombreux mois. »
- 11:07InvitéFait
« C'est des jeunes qui ont été percussionnés à 6-7 heures du matin, un jour de partiel. »
- 11:19InvitéFait
« Et ça, il faut appuyer quand même que c'est hyper grave. »
- 19:33InvitéChiffre
« on a vu que chaque année il y avait entre 120 et à peu près 140 femmes qui décédaient sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. »
- 20:10InvitéChiffre
« Sur 5 ans, on a environ 500 femmes qui ont été victimes de féminicides et parmi elles, 65% d'entre elles étaient déjà en contact avec la justice. »
- 20:45InvitéChiffre
« 91% des femmes qui déclarent subir des attaques connaissaient leur agresseur. »
- 25:20InvitéChiffre
« on n'a que 0,25% du budget total en 2022 qui est dédié à cette grande cause. »
- 26:07InvitéChiffre
« les dispositifs de protection ne concernent que 2% des cas de violences conjugales en France »
- 26:22InvitéChiffre
« On en a 1 000 seulement qui ont été promises par le gouvernement et dans les faits, il n'y en a que 250 qui ont été créés. »
- 26:37InvitéChiffre
« 66% des répondantes expliquaient qu'elle faisait état d'une mauvaise prise en charge par les forces de l'ordre lorsqu'elle voulait porter plainte pour des faits de violences sexuelles. »
- 30:49InvitéFait
« C'est la dernière maternité du département de la Nièvre. »
- 31:43InvitéChiffre
« En 20 ans, un tiers des maternités présentes sur le territoire ont fermé »
- 34:55InvitéChiffre
« On peut rappeler que 25% des commissariats aujourd'hui sont vétustes »
- 35:51InvitéFait
« La convention d'Istanbul que la France a ratifiée en 2014 »
- 36:07InvitéChiffre
« Pour être au niveau, il faudrait ouvrir 40 000 places »
- 39:40InvitéChiffre
« Les abonnements rapportent à peu près 60 000 euros et on en dépense 100 000 tous les mois »
- 46:47Bruno Le MaireFait
« Je ne peux pas donner cette garantie, je ne le souhaite pas, ça c'est certain »
Temps de parole
- Présentateur57 %
- Invité23 %
- Invité 213 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à vous, chers matineaux. On est mercredi 27 avril. Ça fait déjà trois jours que l'on vit sous Macron 2. J'espère que vous tenez bon, car il reste encore 1822 jours avant la prochaine élection présidentielle. Alors oui, on a déjà le compte à rebours en tête. Mais heureusement qu'on est là avec Marion Beauvalet et David Guiraud pour vous offrir une contre-matinale chaleureuse. Il y a aussi des bonnes nouvelles aux médias. On a enregistré 9 390 abonnements. On ne cessera de vous remercier pour votre soutien inestimable. On vous demande encore un petit effort pour atteindre l'objectif des 10 000 abonnés qui permettront de pérenniser les finances du média.
Garde à vue prolongée pour quatre étudiants et lycéens grenoblois, dont un mineur. C'est ainsi que commence le nouveau mandat d'Emmanuel Macron. C'est dans le contexte d'une mobilisation qui a eu lieu à l'entre-deux-tours. Ils ont été interpellés à arrêter lundi. Des perquisitions ont également été ordonnées très tôt le matin et à grand renfort de présence policière. Dans un communiqué, des syndicats lycéens, étudiants et de nombreuses organisations exigent leur remise en liberté et le respect de leurs droits. On fait le point avec Nathan Weber, apprenti et secrétaire national du mouvement national lycéen. Macron, c'est déjà la violence, la répression et les promesses qui sonnent creux.
Le président de la République a de nouveau érigé l'égalité entre les femmes et les hommes en grande cause du quinquennat. Il promet, comme en 2017, l'élimination complète des violences faites aux femmes. Et si l'on faisait le bilan du quinquennat en matière de lutte pour les droits des femmes avant de se projeter dans les cinq prochaines années, c'est ce que nous propose de faire notre consoeur Mario Beauvalet qui nous retrouvera sur ce plateau. Et on clôturera cette émission avec David Guiraud qui nous offrira sa dernière chronique avant son investiture officielle pour les législatives. Il est 7h44, vous regardez ou écoutez la contre-matinale du Média épisode 131, c'est parti.
Sans surprise, les unes de la presse française s'intéressent surtout au nouveau défi qui attend d'Emmanuel Macron. Libération se démarque toutefois avec ce gros titre accrocheur, l'Ukraine peut-elle gagner la guerre ? Plusieurs déclarations et symboles forts montrent que la guerre en Ukraine a franchi une nouvelle étape et que la désescalade n'est pas pour aujourd'hui ni pour demain, écrit Libé. Berlin va livrer des chars, Washington veut aider Zelensky jusqu'au succès final.
A l'initiative des Etats-Unis, 40 pays se sont réunis à Rammstein, base américaine en Allemagne, avec la volonté de fournir en quantité des armes lourdes à Kiev et d'assurer le soutien militaire accru à l'Ukraine contre la Russie. Les Occidentaux se rallient à l'idée que l'Ukraine peut se lancer dans une guerre de reconquête, assure le chercheur Eli Tenenbaum, interviewé par Libé. Retraite, prix, climat, les défis du début de mandat. On revient en France avec cette Une du Monde qui s'interroge notamment sur les mesures qui permettront au président de maintenir le pouvoir d'achat dans un contexte inflationniste. La réforme des retraites est l'autre sujet brûlant.
Jean-Luc Mélenchon, qui veut s'affirmer comme premier opposant, en fait son cheval de bataille pour les législatives. Certains ministres craignent le pouvoir de nuisance du chef des Insoumis sur le quinquennat et qu'ils dopent la contestation dans la rue contre le gouvernement. Les élections législatives sont la dernière chance de prendre le pouvoir pour ce pôle populaire que Jean-Luc Mélenchon pense désormais incarner, écrit Le Monde. L'hôpital public, un autre chantier de taille pour Emmanuel Macron, qui a largement contribué à sa décrépitude. Plan blanc, lit fermé, service sans sursis. La situation se dégrade encore dans les établissements hospitaliers, alerte l'humanité.
Jamais on n'a compté autant de services hospitaliers sous tension, en cause d'une pénurie de personnel inédite. Ces dernières semaines, de nombreux hôpitaux ont ainsi déclenché leur plan blanc, ce dispositif qui leur permet de déprogrammer des interventions jugées non urgentes et de redéployer ou de rappeler du personnel. C'est le cas dans la plupart des hôpitaux de Vendée, mais aussi à Roubaix, où la direction a réactivé le dispositif depuis le 11 avril. Pour les mêmes raisons, de nombreux services d'urgence baissent le rideau, la nuit ou le week-end, comme c'est le cas dans l'hôpital de Falaise dans le Calvados.
Après deux années de crise sanitaire et malgré des concessions lors du Ségur de la Santé, le secteur est exsangue. Martel Luma, le président de la République, a promis d'apporter des réponses lors d'une grande conférence des parties prenantes. Mais le calendrier reste à préciser. Et l'urgence, c'est maintenant, comme le souligne Mireille Stivala, secrétaire de la CGT Santé. Pas de répit pour Macron, écolo et syndicat déjà sur le pont. À peine réélu, Emmanuel Macron doit faire face au mouvement pour la justice sociale et l'écologie, qui se mobilise déjà pour lui mettre la pression.
L'extrême droite n'est pas passée, mais tous les reproches que l'on avait à faire à Emmanuel Macron restent sur la table, souligne Philippe Martinez, secrétaire national de la CGT, qui lui rappelle que sa réélection est plus le résultat d'un vote d'opposition à Marine Le Pen qu'un vote d'adhésion à son programme. Plus question donc, comme il y a cinq ans, de lui laisser le bénéfice du doute. En 2017, il ne se disait ni de droite ni de gauche. Affiché un côté social, les gens attendaient de voir, remarque Raphaël Prado d'attaque. Désormais, on sait qu'il faut agir dès maintenant. Le mouvement social est donc déjà sur le pont.
Ce mardi 26 avril, 120 collectifs en lutte, Hier, mardi 26 avril, 120 collectifs en lutte à travers le territoire ont appelé à des actions pour stopper les projets toxiques. Du côté des quartiers populaires, la coordination Passe en nous a décidé d'interpeller les candidats aux législatifs à partir d'une série de propositions élaborées lors d'un tour de France des quartiers populaires. Violence policière en manifestation, méthode d'enquête illégale et management par la terreur. Quatre policiers racontent à Street Press les méthodes du capitaine Cyril Delcourte. L'un d'eux a alerté l'IGPN.
Souvenez-vous, la vidéo a été tournée le 14 juillet 2021 à l'occasion d'une manifestation contre le pass sanitaire. La caméra de l'agence CLP Press suit une charge des brigades de répression de l'action violente dans le 10e arrondissement de Paris. Sur la vidéo, l'officier Cyril Delcourte croise un manifestant surpris par la charge et lui assène une manchette avant de saisir son bras droit pour lui porter un second coup au visage. Durant les 70 secondes précédant la charge, la victime à distance des policiers ne présente aucun signe de dangerosité. Il n'a d'ailleurs pas été interpellé, affirme à Street Press, un agent présent. Ce n'est pas la seule affaire dans laquelle son nom apparaît.
Le capitaine Cyril Delcourte était l'adjoint du chef de service, Patrick Lunel, au sein de la CSI 93. A l'été 2020, cette compagnie est visée par 17 enquêtes judiciaires pour violences, propos racistes, raquettes de dealers, interpellations illégitimes, faux et usage de faux. D'autres fonctionnaires, cette fois à la CI 22, dans laquelle Cyril Delcourte officie depuis la dissolution de la CSI 93 il y a un an, confirment ses dérives managériales. Contacté par Street Press, l'officier n'a pas souhaité répondre aux accusations qui le visent. On vous en parlait, il y a eu des gardes à vue prolongées pour 4 étudiants et lycéens grenoblois, dont un mineur.
C'est dans le contexte d'une mobilisation qui a lieu dans l'autre deux tours qu'ils ont été interpellés et arrêtés lundi. Des perquisitions ont été ordonnées. Dans un communiqué, des syndicats lycéens, étudiants et de nombreuses organisations ont exigé la remise en liberté, le respect de leurs droits. On fait le point avec Nathan Weber. Nathan Weber, vous m'entendez ?
Oui, très bien.
Parfait. Bonjour Nathan, vous êtes apprenti et secrétaire national du mouvement national lycéen. Merci d'être avec nous. Avant de revenir sur cette mobilisation, suite à laquelle vos camarades ont été arrêtés, on aimerait savoir s'ils vont bien. Est-ce que vous avez des nouvelles ?
Oui, tout à fait. Ils ont été libérés les 5 hier soir. Donc tout le monde va bien. Ça a été une longue garde à vue de pratiquement 36 heures. Donc voilà, ils ont été très affectés, surtout pour les plus jeunes. Mais tout le monde va bien aujourd'hui.
Deux jours et demi de garde à vue pour vos camarades. Qu'est-ce qu'on leur reproche concrètement ? Qu'est-ce qui s'est passé durant cette mobilisation ?
Ce qui s'est passé, pour essayer de résumer assez rapidement, c'est qu'il y a eu une altercation personne. Voilà, donc c'était dans un bar. Enfin, c'était à la sortie d'un bar. Et si on veut comprendre un peu ce qui s'est passé, il faut comprendre le climat qu'il y a actuellement à Grenoble et de manière générale un peu sur le milieu militant. Parce que ce n'est pas anodin qu'il y ait des personnes qui se fassent interpellées à 6 heures du matin pour des histoires de bagarres dans la rue. Ce qui se passe, c'est qu'ils harcèlent les meetings de Ruffin, de Poutou, de Arthaud, ainsi que les militants sur la fac depuis de nombreux mois.
Ce qui se passe, c'est que cette attitude de harcèlement, c'est des gens qui vous filment, qui font des montages vidéo, qui provoquent, qui lancent des insultes, des insultes qui sont humiliantes, racistes, homophobes. Et ça, c'est à longueur de journée. Cette altercation a eu lieu parce que c'est des jeunes qui n'en pouvaient plus de se faire harceler depuis des mois. Et là, on voit que l'Uni, elle a su retourner à la situation se poser comme grande victime.
Vous pouvez rappeler qui est l'Uni ?
Concrètement, c'est l'Union Nationale Interuniversitaire. C'est un syndicat d'étudiants de droite, et pour la plupart d'extrême droite même, qui s'est beaucoup mobilisé aussi pendant la campagne présidentielle et pendant trop de jours. Et donc là, ça avait lieu tard le soir dans un bar qui était réputé de gauche. Donc on voit encore la provocation. Il y a des insultes qui ont fusé à plusieurs reprises. Et cette affaire d'altercation, elle a été très très vite montée en épingle par les Républicains, par l'extrême droite, ce type Eccrèze, Wauquiez. Ils ont tous repris ça en enchantant la chose et enchantant quelque chose d'absolument incroyable et inacceptable. Et du coup, ça a mené à quoi ?
Ça a mené à une disproportionate totale dans les procédures, dans la répression. C'est des jeunes qui ont été percussionnés à 6-7 heures du matin, un jour de partiel. Ils n'ont pas eu accès à l'avocat de leur choix. Et ça, il faut appuyer quand même que c'est hyper grave. Et suite à ça, il y a d'ailleurs un sénateur, Guillaume Contard, sénateur de l'ISER, qui a écrit un courrier à M. le procureur de la République pour l'informer que leurs droits doivent être respectés. C'est absolument pas normal qu'ils ne puissent pas... choisir leur choix. Il a aussi appuyé la demande de libération qui avait été prononcée par cas politiques d'associations à Grenoble.
On compte presque une quarantaine de ces organisations qui ont su se mobiliser rapidement, dont des associations de parents d'élèves comme la FCPE, dont des organisations politiques qui balaient grandement toute la gauche grenoboise, dont différents syndicats, lycéens, étudiants, professionnels, syndicats de profs. Et voilà, ce qu'on peut voir globalement, c'est que l'Uni, elle tente de salir la gauche, alors qu'en fait, c'est leurs idées réactionnaires qui sont aussi xénophobes, qui sont racistes, qui sont antisociales. C'est ces idées réactionnaires-là qui sont à HCRB et eux, ils focusent leur combat sur l'extrême gauche. Et eux, ils rappellent même que Macron, pour eux, c'est trop light.
Alors que je pense que nous, ce qu'on pourrait rappeler, c'est que nous, notre classe sociale, elle en a pris plein la gueule pendant sa France pour Macron et qu'on sait que ça va continuer là, qu'on va devoir encore se battre. Contrairement à eux qui veulent pire, en fait, qui veulent encore pire au niveau casse des droits, au niveau casse des coquilles sociaux, au niveau racisme, xénophobie, en bien dans la société.
Donc, ce sont des bagarres, en fait, finalement, qui ont éclaté entre des étudiants et seuls les étudiants, voilà, entre des jeunes étudiants et lycéens, et seuls les étudiants et lycéens, on va dire plutôt de sensibilité de gauche, ont été interpellés. Aucun militant de l'Uni. Très bien. Donc, vous l'avez dit, vous avez dénoncé le recours à un arsenal répressif excessif, aussi bien sur le plan aussi judiciaire. Vous avez exigé également le respect de leurs droits. Il y a des excès qui ont été constatés. Vous l'avez fait remarquer, des perquisitions très tôt, dans une période de partiel, alors qu'ils auraient pu être tout simplement auditionnés.
Ces excès-là, effectivement, ont été pointés par Guillaume Gontard, sénateur de l'ISER et président du groupe Écologiste Solidarité, qui a personnellement interpellé un procureur de la République pour que la lumière soit faite sur cette affaire. Est-ce que vous avez obtenu d'autres soutiens ? Et d'ailleurs, comment peut-on vous soutenir ?
Nous soutenir déjà en relayant la chose, en relayant la chose pour montrer que, en fait, ce qui se passe, ce n'est pas normal et que, du coup, l'extrême droite a beaucoup relayé ces dernières semaines sur tout ce qui se passait, mais du coup, en instrumentalisant vraiment ce qui s'était passé. Aujourd'hui, il faut rappeler un peu quels sont les faits et le fait que ce soit absolument pas normal, la manière dont se déroulent les choses et puis tout l'arsenal répressif, comme vous l'avez évoqué, qui s'est monté autour. Aujourd'hui, nous, on veut la relaxe pour les camarades. Donc ça, c'est important aussi de pouvoir le rappeler.
Parce que quelles ont été les charges
qui ont été retenues ?
Quelles ont été les charges qui ont été retenues contre vos camarades ?
Alors, il y a eu différentes charges. Je ne me rappelle plus exactement des formulations, mais du coup, c'était pour les violences qui ont été commises, qui ont été, du coup, en réunion. Tout le monde n'a pas été retenu sur les quatre personnes. Il y en a uniquement trois qui ont eu des charges et un qui a eu également pour avoir cassé, a priori, un téléphone. Et qu'est-ce qu'ils risquent ? Ça, c'est pareil. On ne peut pas vraiment dire pour l'instant. Ils devront repasser devant le tribunal en fin juin et début juillet pour l'ensemble d'entre eux. Mais on ne sait pas plus précisément sur les risques. On verra avec l'avocat par la suite.
Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui, on n'est pas dans une proportion normale, que ce soit dans les procédures ou que ce soit même dans ce qui leur est reproché.
Donc, il y a eu un rassemblement hier devant l'hôtel de police de Grenoble. Ils sont sortis depuis, vous l'avez dit, de garde à vue. Qu'est-ce que vous réclamez aujourd'hui ?
Voilà, il y a eu un rassemblement qui a rassemblé beaucoup de gens. On l'a vu très largement, des familles, des personnes politisées, des organisations, voilà, tout ça. Et aujourd'hui, ce qui est important, c'est d'appeler que ce soutien à nos camarades, il doit être plein, entier. Et on doit rappeler aussi que, en plus de demander la relaxe, ça a quand même lieu dans un contexte global de répression. Ça a lieu aussi, comme vous l'avez évoqué, le premier jour du mandat de Macron. Et ça, ce n'est pas anodin, c'est quand même assez révélateur.
A priori, si ça commence comme ça, la notion de répression et cette répression qui a augmenté ces cinq dernières années, eh bien, on n'est pas prêt d'en avoir fini. On l'a vu, là, ça touche des jeunes. Mais moi, je peux vous le dire, en tant que jeune qui est mobilisé depuis quatre ans, je n'ai quasiment jamais connu, dans les mobilisations de jeunesse, les mouvements où on ne s'en prenait pas plein la gueule par la police. Et des mouvements où on ne s'en prenait pas plein la gueule aussi sur la répression judiciaire, administrative par la suite. Donc aujourd'hui, c'est important de rappeler qu'il faut qu'il y ait une vraie...
réponse face à la répression et qu'on reste en tout cas mobilisés face à ce gouvernement, l'État de droit comme il devrait.
Et quel est le prochain rendez-vous ? Si vous deviez peut-être profiter de votre dernière petite minute à l'antenne pour appeler peut-être à un rassemblement, à un rendez-vous prochainement.
Alors, à mon information, pour l'instant, il n'y a pas de prochain rendez-vous qui a été appelé. Hier, c'était un peu la libération autant physiquement pour les camarades autant même pour nous mentalement de les voir libérés. On ne savait pas combien de temps ils seraient libérés. Donc on attend de voir exactement comment on organisera leur défense par la suite et comment ce sera tourné. Il n'y a pas de rassemblement qui est appelé pour l'instant, mais vous pouvez suivre ça sur les réseaux sociaux, même au travers de la presse. On fera communiquer les différents communiqués.
Et l'important, ça va être de relayer et d'être présent pour ceux qui peuvent sur le Grenoble et autour au rassemblement pour montrer que le soutien, il est plein et entier et surtout qu'il est solidaire, comme on a pu déjà le constater dans ces derniers jours.
Merci, merci beaucoup Nathan Weber. Je rappelle que vous êtes apprenti et secrétaire national du mouvement national lycéen. On va suivre tout ça de très près. Macron 2, c'est déjà la violence. On l'a vu avec Nathan Weber, la répression et des promesses qui sonnent creux. Le président de la République a de nouveau érigé l'égalité entre les femmes et les hommes en grande cause du quinquennat. Il promet, comme en 2017, l'élimination complète des violences faites aux femmes. Eh bien, c'est le moment de faire le bilan de son quinquennat en la matière avec Marion. Bonjour Marion.
Bonjour.
Eh bien Marion, on va t'entendre justement sur cette grande déclaration. Le 17 mars 2022, Emmanuel Macron a indiqué vouloir faire de l'égalité femmes-hommes la plus grande cause de son nouveau quinquennat.
Oui, tout à fait. C'est une phrase qu'il a prononcée le 8 mars, soit dix jours après à peu près la journée internationale des droits des femmes et qui n'est pas sans rappeler cette promesse qu'il avait déjà faite en 2017 lors d'une journée pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes où il avait déclaré qu'il allait faire de son premier quinquennat la lutte pour l'égalité entre les hommes et les femmes et avec pour premier pilier spécifiquement la question de la lutte contre les violences faites aux femmes. Donc, cette grande cause.
Depuis, il y a cinq ans qui se sont écoulés, cinq ans au cours desquels on a vu que chaque année il y avait entre 120 et à peu près 140 femmes qui décédaient sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Un compteur que les associations féministes ont fait tourner, ont compté, ont réussi aussi à publiciser, médiatiser et qui n'a pas vraiment entraîné de changement de cap de la part du gouvernement. Bien sûr, il y a eu des mots, Emmanuel Macron l'a rappelé à plusieurs reprises. À chaque fois, finalement, il dit qu'il s'est emparé de la question des féminicides.
Ce qu'on voit, c'est que bien sûr, du côté des associations, il y a un bilan, elles ont agi, elles ont travaillé du côté du gouvernement. On a surtout vu ce compteur qui continuait de tourner et pas grand-chose qui s'est passé derrière. Peut-être quelques chiffres. Du coup, sur 5 ans, on a environ 500 femmes qui ont été victimes de féminicides et parmi elles, 65% d'entre elles étaient déjà en contact avec la justice. Un autre chiffre aussi qui bat un peu le...
qui balaye les arguments qu'on a entendus, par exemple, de la part de l'extrême droite pendant la campagne de l'élection présidentielle qui avait cesse de parler des questions d'insécurité à travers le prisme du harcèlement dans les transports, dans la rue, ce sont des choses qui existent. Mais lorsqu'on a des cas d'agression, de violence physique ou sexuelle, c'est environ 213 000 femmes par an. Dans ces cas d'agression, 91% des femmes qui déclarent subir des attaques connaissaient leur agresseur. C'était quelqu'un soit dans leur cercle de connaissances, soit le conjoint ou l'ex-conjoint.
Ce qu'on voit avec ce nouveau quinquennat qui s'ouvre, vu qu'il l'a dit, bien sûr, c'est de nouveau la nouvelle grande priorité. Les attentes sont grandes. J'ai mis quelques tweets, mais il y en avait des dizaines et des dizaines qui montraient que les gens ont entendu cette grande promesse. On espère, encore une fois, être moins déçus, moins être en reste que ce qui s'est passé à la fin du premier quinquennat. Et il y a un tweet que j'ai retrouvé qui va passer, qui montre que finalement, on a tous reçu dans notre boîte aux lettres la profession de foi du candidat dans cette profession de foi, il n'est pas fait mention de cette grande priorité. Alors, tu vas sélectionner des tweets,
mais également une petite vidéo qu'on peut peut-être regarder. D'abord, ce serait injuste de dire ça. Je fais une page simplement de rétrospective. Automne 2016, je suis alors uniquement candidat et encore pas déclaré. La première chose sur laquelle je m'engage, ce sont les violences faites aux femmes dans les transports. À cette époque-là, on est bien avant MeToo, tout le monde me rit au nez. Si c'est ça son programme, il est amusant en lui, mais ça ne marchera pas. C'était ce qui ressortait de la grande marche qui s'était tenue tout l'été 2016. Je m'engage sur une grande cause du quinquennat qui sera l'égalité femmes-hommes.
Les violences, et dès novembre 2017 avec un projet qui aboutira sur le Grenelle avec beaucoup de réformes, je vais y revenir, et des résultats. Et après, les autres sujets qu'on évoquera, l'égalité salariale, la représentation et autres. Il y a un bilan qui est là. Est-ce qu'on change une société en cinq ans ? Non. C'est pour ça que la décision que j'ai prise, c'est de m'engager sur cinq ans à venir encore et de dire la grande cause du prochain quinquennat, si les Françaises et les Français me font confiance, ce sera l'égalité femmes-hommes encore. Il faut dix ans même plus pour Emmanuel Macron.
Oui, on l'a vu du coup, il refait cette promesse et en fait, en cinq ans, on a quand même bien le temps d'agir. On peut voir tous les travaux des associations, ce que les femmes aussi ont pu porter dans la sphère publique. En cinq ans, on a déjà le temps de faire beaucoup de choses. On verra à la fin, il y a quelques petites choses peut-être que le président peut faire pour enfin changer la donne s'il daigne nous écouter ce matin.
Mais on l'a vu par exemple avec l'épidémie de coronavirus, on avait donc ces premiers avec le fait que par exemple aujourd'hui, 90% des personnes qui vont exercer les professions dites des métiers du lien, ça peut être des agentes d'entretien, des auxiliaires de vie sociale ou des accompagnantes d'enfants en situation de handicap, ce sont souvent des femmes qui occupent ces postes qui étaient du coup en première ligne pendant l'épidémie de coronavirus qui sont des emplois qui sont nécessaires.
Ces personnes, elles manifestent souvent le fait d'avoir des conditions de travail qui sont difficiles, des salaires qui sont trop bas ou encore presque un manque de considération de la part de la société. On sort, en fait, on est encore dans l'épidémie de coronavirus, peut-être qu'on aurait pu par exemple revaloriser ces salaires. Enfin bon, il y a plein de choses comme ça.
Emmanuel Macron, vous pouvez appeler Marion Beauvalet pour qu'elle vous aide à trouver des pistes pour améliorer effectivement la condition de ces femmes qui souffrent d'inégalités. Le 3 mars 2022, plusieurs ONG et associations ont publié un rapport intitulé Égalité Hommes-Femmes, Grande Cause, petit bilan. Les auteurs du rapport estiment les organisations Hossfam, France, Equipop et Caire France qui ont notamment travaillé avec la Fondation des Femmes déclarent Nous prenons acte des efforts mais les mesures entreprises ces cinq dernières années n'ont pas permis de transformer un système profondément sexiste.
Les moyens ont été trop faibles et de multiples erreurs et ambiguïtés ont questionné la réalité de l'engagement de la France.
Tout à fait. C'est un rapport très intéressant à lire qui peut être trouvé sur le site d'Oxfam et qui a aussi été fait en partenariat avec ces associations qui ont la question de l'égalité Hommes-Femmes et la lutte contre la violence faite aux femmes qui sont au cœur de leur action. Je pense par exemple à la Fondation des Femmes. Ce petit rapport publie en détail l'évaluation de l'efficacité des mesures proposées par le gouvernement avec différents points précis qui sont évalués. Il y a globalement du insuffisant, encourageant. Il n'y a pas de choses très positives qui ont été notées.
Je vais revenir rapidement sur les grands chapitres qu'ils identifient avec à chaque fois le verdict qu'ils prononcent et donner un petit exemple. Tout d'abord, il y a la question du budget et des institutions. Là, ils estiment que le bilan est insuffisant. Le chiffre qu'ils rappellent, c'est qu'on n'a que 0,25% du budget total en 2022 qui est dédié à cette grande cause. On peut imaginer que 0,25% du budget total de l'État pour la grande cause du quinquennat, ce n'est pas forcément suffisant. Il y a des associations qui demandent aujourd'hui qu'un point du PIB soit consacré à ces sujets-là spécifiquement. Là, on en est très loin.
Mais précisons, ça, le gouvernement, ça n'a pas l'air de les gêner, qu'à la fin du Grenelle contre les violences conjugales, le Premier ministre avait dit que finalement la lutte contre les féminicides n'était pas une question budgétaire. Il n'y a pas d'argent magique, mais ce n'est pas non plus avec l'argent qu'on agit sur ces questions-là. Ce n'est pas très étonnant que les associations estiment que le bilan est insuffisant. Du point de vue de la lutte contre les violences, maintenant, encore une fois, le bilan, il est insuffisant.
Avec ce chiffre que les auteurs du rapport rappellent que les dispositifs de protection ne concernent que 2% des cas de violences conjugales en France et que l'accueil et la prise en charge des femmes sont toujours très problématiques. Là, pareil, on peut prolonger et prendre un exemple sur les 2 000 places qui sont estimées nécessaires par les associations. On en a 1 000 seulement qui ont été promises par le gouvernement et dans les faits, il n'y en a que 250 qui ont été créés.
Ce qu'on voit aussi, si on regarde du côté de Nous Toutes et son enquête Prend ma plainte, qui est une enquête sortie en mars 2021 qui recueille près de 3 500 témoignages, 66% des répondantes expliquaient qu'elle faisait état d'une mauvaise prise en charge par les forces de l'ordre lorsqu'elle voulait porter plainte pour des faits de violences sexuelles. Donc, ce qu'on voit, c'est que la lutte contre les violences, aujourd'hui, elle est insuffisante, encore une fois, par manque de moyens et on voit qu'il n'y a pas vraiment...
Il y a, encore une fois, la parole qui s'est libérée des femmes qui témoignent, qui disent, en fait, à ce niveau-là, ça ne va pas, là, je suis mal prise en charge, là, on refuse de m'écouter. Mais du côté du gouvernement, il n'y a pas d'impulsion ou de changement de cap, il n'y a pas de traduction dans les faits, en fait, de ces demandes. Du côté de l'égalité professionnelle et la lutte contre les inégalités économiques, encore une fois, c'est quelque chose d'insuffisant.
Si on regarde du côté des choses qui sont vues comme plus positives, c'est pas au vert, c'est dans le jaune, c'est la diplomatie féministe qui est un nouveau sujet qui a émergé ces dernières années, qui est un sujet qui est plus ancien dans d'autres pays, mais en France, qu'on ne voit arriver que depuis quelques années devant la sphère publique, qui est donc, selon les auteurs du rapport, une bonne avancée, mais qu'il n'y a pas de moyens, encore une fois, à la hauteur des enjeux et pas d'engagement, notamment concret, vis-à-vis des États qui se comportent de manière répressive. Enfin, dernier point, où là, on peut souligner une avancée, c'est du côté des droits sexuels et reproductifs.
Là, il y a les encouragements des auteurs du rapport, avec notamment la question de l'allongement des délais pour l'IVG ou l'élargissement de l'accès à la PMA. Peut-être, petit rappel, Marine Le Pen a proposé de revenir sur 12 semaines, a proposé du coup de reculer, retirer les deux semaines qui ont été gagnées pendant ce mandat. Mais là, ce qui est déploré par les auteurs du rapport, c'est que, bien sûr, ces évolutions sont à saluer. Elles vont dans le sens de la souveraineté de notre corps, de l'émancipation des femmes.
Pour autant, par exemple, dans le cas de la PMA, les personnes qui peuvent répondre aux critères légaux, c'est le cas notamment des couples de femmes lesbiennes, ont du mal à pouvoir exercer leurs droits, encore une fois, faute de moyens. Alors, et maintenant, qu'est-ce qui se passe, Marion ?
Et maintenant, on va repartir de quelque chose qui est sorti récemment, qui était la dernière, je crois, interview faite d'Emmanuel Macron avant qu'il soit président pour son mandat 2, qui était une interview de Neskine Slaoui et Kersh, qui était une interview très intéressante puisqu'elle mettait au jour des thématiques qui étaient celles de l'islamophobie, des violences policières, des violences sexistes ou encore l'appauvrissement de la jeunesse. Ce qu'on voit dans cette vidéo, c'est qu'il le répète souvent, Emmanuel Macron, et à chaque fois, les associations, les députés, les personnes engagées vraiment sur les questions des droits des femmes lui rappellent que ce n'est pas le cas.
Dans cette vidéo, il dit qu'il a participé, le gouvernement a participé à la libération de la parole. À chaque fois, les associations lui disent que c'est avant tout les femmes qui n'ont pu compter que sur elles-mêmes et qui ont réussi à se faire entendre. Lui, il estime que c'est une victoire pour lui. Mais écoutons peut-être malgré tout un extrait sur la question des violences sexistes. Est-ce que si vous êtes réélu, M. Macron, vous vous engagez à ne plus avoir dans votre gouvernement un ministre accusé de viol ou d'agression sexuelle ?
Non, je ne prendrai jamais un tel engagement parce que je crois à la présomption d'innocence.
Mais est-ce que vous vous rendez compte de la symbolique
que ça représente ? Non, mais je vous le dis vraiment parce que je me bats. Il n'y a aucun président qui soit autant battu que moi sur le sujet d'égalité femmes-hommes et contre les féminicides. Et donc, je vais prendre un engagement.
Mais vous avez très peu parlé des féminicides. On en a eu près de 600.
Vous rigolez, j'ai très peu parlé. Je n'ai pas arrêté de me battre. On a lancé un grenelle. Je l'ai fait. Mais la parole présidentielle
est importante. Mais la parole,
moi, j'en ai beaucoup parlé.
Les urgences, on voit, elles sont assez nombreuses. On aurait pu suggérer au président désormais dans son second mandat de ne pas nommer un ministre accusé d'agression sexuelle au gouvernement. Typiquement, ne pas reconduire Gérald Darmanin, ça ne semble pas trop l'intéresser. Mais si le sujet l'intéresse, si vraiment il a envie pour ce second mandat de faire de la lutte contre les violences faites aux femmes, de l'égalité hommes-femmes et des droits des femmes, la grande priorité de son quinquennat, j'ai quelques pistes à lui proposer sur lesquelles il pourrait songer peut-être à agir.
Alors, tout d'abord, un sujet particulièrement d'actualité dont on entend, je trouve, trop peu parler, mais qui est très important, c'est la question des maternités en France. Pareil, dans le contexte du second tour, on a une maternité à Nevers qui a fermé de manière temporaire le 11 avril 2022. C'est la dernière maternité du département de la Nièvre. Moi, je ne sais pas, je me rappelle quand j'étais petite, j'avais l'impression qu'il y avait plein de maternités partout, il y avait celle où je suis née, etc. En fait, les maternités en France, aujourd'hui, elles ferment. Dans le cas de la maternité,
de qui, de quoi rien ? De rien.
Et notamment, les cliniques privées sont aussi en crise. En fait, c'est vraiment une restructuration et en fait, on a de moins en moins de structures. Et dans le cas, par exemple, de la maternité de la Nièvre, on avait encore 14 sages-femmes qui sont toutes en arrêt parce qu'elles avaient trop de travail, c'était trop dur. L'ARS a dû faire appel à la réserve sanitaire, mais la maternité se trouve fermée et aujourd'hui, les femmes qui doivent accoucher dans la Nièvre qui auraient pu aller à la maternité de Nevers doivent faire au minimum une heure de route pour pouvoir accoucher.
On a le temps d'accoucher sur le chemin, vers la maternité.
Oui, ce qui peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie de l'enfant et aussi de la mère. Ce qu'on voit, c'est qu'en 20 ans, un tiers des maternités présentes sur le territoire ont fermé du fait de locaux insalubres, de manques d'obstétriciens ou encore d'anesthésistes. Peut-être que, du coup, ça, ce n'est pas Emmanuel Macron qui s'est mis à fermer des maternités, mais c'est quelque chose qui continue.
Peut-être qu'il faudrait réouvrir des services publics partout sur le territoire et faire en sorte qu'aujourd'hui, une femme qui a besoin d'accoucher, elle ne se retrouve pas accouchée en voiture ou dans un cadre extra-hospitalier, mais qu'elle puisse accéder à une maternité à proximité de chez elle et aussi rester le temps dont elle a besoin.
Il ne les a pas fermées, mais il n'a pas empêchées en tout cas les fermetures.
Tout à fait. C'est quelque chose qui avait été justifié sur le fait de dire si la maternité, elle est trop petite, si une femme, elle a besoin d'accoucher, mais qu'il n'y a pas d'anesthésiste, bon, ça ne va pas forcément être très aidant. Et sur ce sujet-là, on voit aussi des ruptures, des inégalités très profondes entre les différents territoires et notamment les territoires ultramarins dont on a beaucoup parlé ces derniers temps qui, en termes de maternité, sont encore plus dépourvus finalement que dans l'Hexagone où le souci devient quand même de plus en plus criant.
Second sujet qui, pareil, avait un peu fait l'actualité à la fin du mandat, notamment parce qu'il avait été poussé par Clémentine Autain à l'Assemblée Nationale et la France Insoumise qui avait réussi à mettre à l'ordre du jour la question de l'endométriose, ce serait de soutenir la recherche médicale sur les maladies gynécologiques. Alors notamment, c'est l'endométriose qui touche 10% des femmes en âge de procréer. C'est également le syndrome de l'ovaire polycystique, donc c'est des choses qui peuvent entraîner tout d'abord des douleurs très fortes au moment des règles qui peuvent aussi rendre stériles les femmes.
Sur ça, du coup, ce serait de soutenir la recherche, de faire en sorte que les femmes qui éprouvent des douleurs ou pas, parce que par ailleurs, on peut être atteinte d'endométriose sans avoir mal au moment des règles, mais en tout cas, lancer des grands plans de dépistage pour que les femmes qui souffrent de ça soient enfin accompagnées et prises en charge.
Un autre élément qui pourrait être intéressant, il y a des pays beaucoup plus en avance que la France qui est au degré zéro sur ça, c'est de briser le tabou autour des règles et faire en sorte que les femmes qui le souhaitent puissent peut-être adapter leur horaire de travail avec des congés menstruels qui sont mis en place qui, bien sûr, n'altèreraient pas le salaire vu qu'on a toujours des écarts de rémunération assez forts, mais faire en sorte d'intégrer et de rendre conciliables des règles qui, parfois, peuvent être très difficiles et le fait de se sentir bien au travail.
Troisième piste de réflexion, ça, c'est quelque chose qui a été demandé par les associations, qui a été repris par les candidats, notamment Jean-Luc Mélenchon lors de l'élection présidentielle, qui sont le fait d'augmenter les moyens aux associations. C'est les associations, comme on l'a vu aujourd'hui, qui font l'essentiel du travail sur la question de la lutte contre les violences faites aux femmes. Eh bien, on pourrait, pourquoi pas, leur débloquer le milliard d'euros qu'elles demandent pour pouvoir agir, bien travailler, faire des campagnes de prévention, des campagnes de formation comme il se doit.
Et accompagner aussi ces femmes. Tout à fait.
Ça peut être de l'accompagnement juridique, de l'accompagnement psychologique. C'est quelque chose d'important. Ça peut être intéressant. Et encore deux sujets. Ça peut être le fait de rénover les commissariats et améliorer la formation des policiers pour la prise de plainte. On peut rappeler que 25% des commissariats aujourd'hui sont vétustes, puisqu'il y a aussi une incidence sur les conditions de travail des policiers. Et que parfois, la confidentialité par manque de place n'est pas assurée.
Que quand une femme, elle va déposer plainte, il y a des gens qui vont peut-être rentrer dans la salle où elle est en train de témoigner, et qu'elle est en train de faire quelque chose de dur, et qu'en fait, on la dérange parce qu'il y a du passage. Les locaux, ils sont peu accueillants, il n'y a pas forcément de salle dédiée, et les policiers n'ont pas forcément les formations encore adéquates. Encore une fois, Emmanuel Macron, il dit qu'il a agi sur ça, mais la formation, aujourd'hui, elle a été légèrement rallongée, mais elle reste très très courte.
On encourage ces femmes plutôt à faire une main courante plutôt que de déposer plainte, donc il y a vraiment un problème effectivement de formation.
Tout à fait. Donc formation et rénover les locaux. Et enfin, dernière piste, alors là, c'est juste une piste comme ça pour que la France, elle respecte les conventions qu'elle a ratifiées, une convention qui est la convention d'Istanbul que la France a ratifiée en 2014, qui dit donc que les pays doivent fournir un accueil sûr dans des refuges spécialisés pour les femmes réparties dans toutes les régions et capables de recevoir une famille pour 10 000 habitants. La France, elle s'est engagée en 2014 à tenir cette convention, elle l'a signée. Eh bien, pour être au niveau, il faudrait ouvrir 40 000 places.
Donc encore une fois, dernier conseil peut-être, ouvrir ces 40 000 places pour que les femmes qui ont besoin de quitter leur domicile parce qu'elles sont en danger, elles puissent avoir un logement à proximité de chez elles, de leur travail et continuer à vivre.
Voilà. Donc en fait, la solution, c'est peut-être un peu plus de volonté politique pour pouvoir mener à bien effectivement ces propositions que tu suggères et celles des associations qui sont vraiment à la portée des pouvoirs publics.
Tout à fait, avec un peu de volonté et surtout du budget. Oui. Eh bien, c'est possible de faire changer les choses.
Exactement. Merci beaucoup, Marion Beauvalet. Avant d'accueillir David Guéraud pour sa dernière chronique, on vous rappelle que le Média est en pleine campagne d'abonnement. Nous avons besoin de 10 000 abonnements pour pérenniser nos finances, pour pouvoir continuer à produire des programmes qui sont en accès gratuit, disponibles. vous êtes 710 000 personnes à nous suivre. On compte sur vous pour pouvoir atteindre cet objectif des 10 000 abonnés. On regarde ce petit clip de campagne et on accueille tout de suite David Guéraud. Le Média disparaît. Vous le savez, nous venons de clore une cagnotte destinée au pôle enquête. Cela ne suffira pas à assurer au Média sa survie.
Au Média, depuis sa naissance, nous avons fait le choix de vous proposer une chaîne d'information, une web télé indépendante, libre, et surtout en libre accès.
Les médias ont déjà réélu Macron. Ils ont inventé le mandat de 10 ans. Philippe David,
elle est finie cette campagne.
Gratuitement, nous vous avons proposé des talk-shows politiques, des interviews long format où on peut s'exprimer militants associatifs, syndicalistes et intellectuels dans des conditions que l'on ne retrouve nulle part ailleurs. On a le droit de dire stop, de dire non dans la rue. C'est un droit, c'est légal et voici la réponse.
On est dans une situation assez dingue où un gouvernement vote une loi sur le secret des affaires pour arranger ses potes et après se cache derrière cette loi au moment où ça peut être déterminant.
Quand on contacte l'Elysée en disant il y a quelque chose de grave, de l'argent vers ça dans un trust, on n'a pas le début d'une réponse. Et puis quand on réinsiste sur mais il a touché combien Macron, il n'y a plus aucune réponse. Donc s'ils sont de bonne foi, pourquoi ils ne parlent pas à ces gens-là ? Nous vous avons proposé des reportages, des enquêtes, des chroniques. Nous avons couvert les luttes comme aucun média mainstream ne le fait. Thomas, selon toi, Emmanuel Macron n'est pas l'extrême droite. Pas du tout. Cette politique qui l'a menée a favorisé l'extrême droite.
On a des gens qui sont des copains de longue date, qui sont passés par les mêmes écoles et qui se retrouvent dans un conseil d'administration parce que ce gouvernement ne sait pas autre chose, à être responsables de rien devant personne. Les citoyens n'ont jamais leur mot à dire. Cette gratuité, c'est un choix politique et idéologique assumé depuis toujours. Mais c'est aussi un pari risqué. Risqué parce que c'est vrai, payer pour un média dans le contenu est gratuit, ça ne va pas de soi. Mais c'est un pari que nous avons jugé nécessaire, indispensable même. D'ailleurs, la preuve, nos vidéos cumulent 8 millions de vues par mois. Preuve que vous souhaitez une autre information.
Vous avez échoué finalement à mettre à l'ordre du jour cette question ? Je pense qu'il y a une responsabilité qui est quand même et avant tout celle des gens qui nous dirigent et notamment depuis 5 ans celle de Macron.
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Bonjour David Guiraud. Bonjour Nadia. Je ne te parle plus. Tu abandonnes le navire du média. C'est quoi tes projets ? Pourquoi tu parles, David ? Je vais en parler, justement. Bonjour Nadia. Bonjour chers auditeurs. C'est ma dernière chronique. Il y a une élection qui arrive. Je suis forcé de rendre l'antenne pendant quelques temps. On va dire mais on ne va pas commencer par sortir les mouchoirs. On va plutôt commencer par respecter les traditions. Ici, il ne faudrait pas qu'à peine le dos tourné et tout se perde. Première tradition validée pour ma part, les cernes. Enfin, les cernes, plutôt des poches de kangourou parce que c'est quand même tôt cette matinale.
Donc, j'ai enfilé mes meilleures poches et puis deuxième tradition, rigoler un peu en décryptant l'actualité parce que c'est toujours mieux que de déprimer. Et là, depuis dimanche, il y a de quoi faire. On est bien. Il faut dire qu'on s'ennuie un peu quand même. Dans ce second tour, je ne sais pas vous, moi je l'ai à peine vu passer. Je me suis levé dimanche en me disant tiens, ça y est, c'est les élections. Et je crois qu'une majorité de Français était déjà passée à la suite tellement c'était une élection par défaut et sans intérêt.
Bon, il y a quand même eu une surprise de taille, c'est vrai, lors du débat, Marine Le Pen qui a construit toute sa campagne sur le social, elle qui se proclamait candidate du pouvoir d'achat, s'est fait découper en rondelles par Macron sur le social comme un saucisson sec. C'est étonnant, on se croyait à un apé Roussel, il manquait plus qu'un verre de rouge pendant le débat et on y était, mais ça résume bien ce second tour et l'imposture aussi de l'extrême droite qui n'est même pas capable de contester Macron sur le social, alors que c'est le candidat le plus antisocial de la 5ème République.
Bref, bon, allez, on peut passer à la suite et commencer par regarder la superbe intronisation d'Emmanuel Macron, regardez plutôt.
Et voici le président Macron qui arrive avec son épouse, Brigitte Macron entourée de jeunes, d'enfants et on écoute ensemble justement cet hymne européen.
On marche ! Et voilà ! C'est pas du tout flippant ces images. On a choisi de passer que 30 secondes à la régie, il nous faisait quand même deux minutes, c'est un peu long de gens qui marchent. Bon, déjà qu'en 2017, le président avait l'air un peu possédé mais là, les Macron ils ont carrément qu'ils nappaient des gosses. Il y a un mot pour décrire cette situation, ça vient de nos amis anglais, c'est le mot cringe. On peut appeler ça en bon français la gênance. La gênance absolue, les pauvres gosses, ils ont l'air hypnotisés. Le pauvre petit à côté de Brigitte Macron, on dirait qu'il s'est enfilé cinq cachets de Xanax avant de défiler.
Il a les bras tellement valants qu'on dirait que c'est sa chemise qui le porte, tandis que la petite à côté du président réélu, je suis désolé mais elle rigole beaucoup trop pour quelqu'un qui est censé être sobre. On ne va pas se moquer trop longtemps quand même des gamins parce que ce n'est pas sympa. Les pauvres, ils n'y sont pour rien. Tu imagines quand même un peu la pression. Elle rigole parce qu'elle a compris la douille, c'est tout. Je ne sais pas. Oui, je pense aussi. En tout cas, elle est heureuse d'être là. Je ne sais pas. On ne va pas se moquer des enfants. En plus, tu imagines la pression quand même.
Quand on te dit à 12 ans que tu vas marcher à côté du président, qu'il faut avoir l'air solennel, forcément, ça crée un certain malaise parce que les enfants, ils ne savent pas trop être solennels. Soyons gentils avec eux. Mais il n'empêche que ça ne commence pas super bien ce quinquennat. Vu la mise en scène, on se croirait dans une affiche de l'URSS avec le chef d'État qui est devenu le petit père des peuples. Ça n'annonce pas une grande ère de liberté publique, toute cette imagerie avec les enfants. Mais bon, c'est que mon avis. Ah, attendez, on me signale à l'oreillette que je n'ai pas. Depuis le début de mes chroniques, je fais semblant d'avoir une oreillette.
Alors, on n'a pas clairement pas le budget. Il y en a une, elle est pour moi et elle ne tient même pas. Moi, je balance tout aujourd'hui. Tout à l'heure, le magnéto, il est tombé. Tout le monde a entendu que si les petits, ils n'ont pas l'air très emballés d'être là, il y en a un qui était quand même super content d'être présent. Regardez cette image. Eh oui, c'est Manuel Valls. Il était là, Manuel Valls, avec sa petite tête, de gars qui s'appelle les incrustes en soirée avec les petites lunettes. L'air de rien, pépère.
Et le journal Libération nous apprend, enfin nous apprend, on avait un peu deviné quand même en voyant la photo, soyons honnêtes, qui est toujours le spécialiste de l'auto-invitation. Je cite le journal, il s'est, je cite, affiché auprès des plus proches soutiens du vainqueur du soir. Alors, il était au premier rang. Sans que cela soit prévu selon l'équipe de campagne, l'intéressé assure avoir été invité.
T'as la honte.
Quand on dit force Manuel Valls, c'est vraiment en train de devenir un personnage de roman. Tout le monde le déteste, mais moi, je trouve qu'il a un potentiel comique énorme. Déjà, en passant de premier ministre à chroniqueur sur BFM, on se doutait qu'il y avait de quoi écrire quelques sketchs. Pour moi, c'est un cadeau. Quand je suis en panne d'inspiration, je parle de Manuel Valls, c'est le plus simple. Mais surtout, s'il n'est pas nommé ministre durant le prochain quinquennat, il y aura quoi faire un spectacle entier. Tout dont le personnage est à mourir de rire. Il suffit de regarder la photo, petite lunette, le corps penché en avant, comme ça.
Cette manière de dire « Manu, je t'ai appelé 17 863 fois hier, c'est un bug si tu ne décroches pas ou pas. » À mon avis, Manuel Valls a cramé tout son crédit téléphonique dans la nuit de dimanche à lundi en texto. On croise les doigts, Nadia, pour que ça ne donne rien. Absolument rien. Parce que s'il n'a rien, il va continuer à nous amuser, le bougain. C'est ça qu'on aime, nous, c'est voir ce triste personnage nager dans ses crottes de nez pour gratter une place de ministre. Bon, ceci dit, ça ne règle pas le problème de fond, qui est que le prochain quinquennat Macron n'a pas l'air franchement de partir sous les meilleurs auspices. Regardez plutôt cette vidéo.
Bruno Le Maire, vu le caractère inflammable de cette réforme, est-ce que vous nous garantissez ce matin que le gouvernement ne passera pas en force, n'utilisera pas le 49-3 pour faire passer cette réforme ? Je ne peux pas donner cette garantie, je ne le souhaite pas, ça c'est certain. J'ai toujours dit que cette réforme devait faire l'objet le plus possible de discussions et de dialogues avec l'espoir de parvenir à un compromis. Vous avez le commentaire à l'instant ? Bientôt tu verras les chroniques.
À peine élus,
ils sont déjà en train de parler du 49-3 pour une nouvelle réforme des retraites, ça respire la discussion démocratique, tout ça. En plus, Bruno Le Maire l'annonce d'une manière tellement évocatrice. On dirait un parne la mafia, tu sais qu'il te braque un pistolet sur la tempe. On pourrait entendre la même phrase, j'espère vraiment pas en arriver là. Yes, super, sauf que j'ai comme la curieuse impression qu'on est en train d'en arriver là.
D'ailleurs, si tu peux retirer ce lance-roquette de mon visage, Bruno, ça serait cool parce que ce n'est pas comme si les Français allaient se laisser marcher dessus, d'autant que la situation sociale promet d'être vraiment explosive dans les années à venir. Les bulles financières sont en train de craquer, l'économie réelle mondiale est toujours en crise, les productions sont bloquées dans de nombreuses filières, je rappelle qu'en Chine, il y a encore des arrêts de production, les prix continuaient d'augmenter, bref, ça va être chaud. C'est pas une guerre aussi contre la Russie. Oui, une petite guerre aussi des familles.
Voilà, ça va être chaud, ça va être chaud pour les libéraux de répondre à l'urgence sociale. Alors, on peut s'attendre à ce qu'ils sortent leur carte maîtresse, leur dragon blanc aux yeux bleus pour ceux qui connaissent Yu-Gi-Oh! J'ai nommé Nadia. Non, les soins tranquilles. Alors, j'ai noté dans la chronique. Ah oui, car on ne fait pas ma dernière chronique sans faire des quiz à Nadia, sinon c'est pas à la contre matinale. Bon, j'ai nommé le préfet l'Allemand qui va s'en donner à cœur joie pour nous éclater les rotules. Voilà, je le sens bien moi ce quinquennat.
À moins que, à moins que le bloc populaire parvienne à porter une majorité à l'Assemblée Nationale et face de Jean-Luc Mélenchon notre Premier Ministre, ce qui changerait beaucoup de choses. Ça ferait une sorte de 49-3 sur l'élection présidentielle. Moi, j'aime bien le concept personnellement pour une fois que c'est nous qu'on le fait et ça permettrait de faire autre chose que vous y êtes en retraite par ailleurs. Alors, ça paraît être un bon plan. Ça oui, beaucoup de gens y croient d'ailleurs autour de moi. Enfin, beaucoup, pour beaucoup, mais pas pour tout le monde. Regardez plutôt cette interview. Je souhaite, je soutiens cette perspective
de coalition qui doit être une coalition très ouverte. Moi, je suis pour qu'évidemment il y ait la France insoumise. Le résultat du 10 avril les oblige de ce point de vue-là qu'il y ait aussi toutes les forces politiques de gauche qui peuvent se réunir autour d'un projet qui dit le climat, qui dit le social, qui dit l'augmentation des salaires, qui dit la réforme des institutions. Et donc, il faut que cette perspective soit large pour qu'on envoie le plus de députés possibles à l'Assemblée nationale, peut-être dans une perspective de coalition.
Vous entendez la France insoumise et disent on est ouvert, on tend la main, mais derrière nous, derrière Jean-Luc Mélenchon.
Ça ne marchera pas. Ça ne marchera pas.
C'est lui le chef, là, non ?
Non. C'est pas lui le chef de la gauche, lui ? Moi, je suis assez surpris par le détournement permanent des institutions. Alors, j'entends l'expression communément utilisée du troisième tour. Vous vous rendez compte que dans notre pays, les élections législatives, qui envoient les élus du peuple à l'Assemblée, deviennent simplement un troisième tour d'une élection présidentielle.
Ah, moi, je ne vous cache rien. Nadia, elle commande comme en finale de Ligue des Champions quand elle regarde les... Elle a assez imagé ! Le micro est coupé ! Non, mais très premier degré, Jadot. Sacré Yannick Jadot, qui parle avec une espèce de curieuse amnésie. On dirait qu'il a oublié son score aux présidentielles et qu'il continue de penser que c'est l'acteur incontournable. Ça rigole, là, on entend Lisa, elle a rigolé. Voilà. Un peu plus, il va nous sortir, Yannick, qu'en fait, c'est lui qui a gagné les présidentielles. Après tout, on est à l'abri de rien avec un comportement comme ça. On est surtout à l'abri de changer la vie des gens, quand même.
Et ça, ce n'est pas une super nouvelle. Alors que son appareil politique est en interne très divisé à Yannick Jadot sur la question des élections législatives qui arrivent, il arrive quand même à faire passer son égo avant la réalité politique. Ça lui fait perdre un peu la tête aux camarades écolo parce que franchement, critiquer le fait que les élections législatives seraient à un troisième tour de l'élection présidentielle dans un pays où la majorité parlementaire ordonne quand même la composition de tout le gouvernement. C'est comment dire ? C'est bizarre. Bizarre, comme dirait Thierry Henry. Voilà.
Bizarre, il le dit sur ce ton-là parce que ça revient à baisser les bras devant la toute puissance macroniste. Je peux le comprendre, il n'a pas été à l'Assemblée pendant cinq ans, mais moi qui ai bossé, je peux vous dire que voir 300 députés applaudir comme dépli mobile à chaque intervention de Véran, de Castex ou de Castaner, ben voilà, on s'en passerait bien cette fois. Rendez-vous compte quand même que même le Parti Socialiste s'est montré plus ouvert que Jadot dans les discussions politiques. On pourrait s'en moquer mais moi ça me fait un peu tiquer.
J'espère qu'il va vite revenir à la raison et surtout à la maison Yannick Jadot parce que Yannick Lamacroni fait souvent de l'œil aux responsables politiques qui perdent la vue. Ah oui, je philosophe moi sur la dernière chronique je me lâche, je n'ai plus rien à perdre. Mais bon, puisqu'on parle des législatives, on ne va quand même pas se priver d'un dernier moment plutôt sympa.
En mots et ça va me permettre de lier les deux sujets. Le premier sur le rassemblement On y revient dans un instant, on s'occupe de votre cas dans un instant, je ne sais pas. On s'occupe de nous dans un instant, c'est génial.
Premièrement, relier le premier sujet donc les alliances, surtout les discussions qu'il doit y avoir et le cas de Mélenchon parce que moi je vois certains candidats monsieur en parlait à l'instant mais moi quand je vois certains candidats qui vont être investis chez la France Insoumise et je pense à Tabouas par exemple, militants qui se baladent il faut le dire avec une tête de Marine Le Pen sur un pitch dans des manifestations et que cet homme-là va être candidat à Vénizieux je suis désolé, c'est inquiétant. Et je vais vous dire autre chose, là j'ai écouté, je vous le disais tout à l'heure Quintenins sur BFM tout à l'heure On vous fait peur.
Ah oui, Tabouas, je vous le dis, il fait peur à beaucoup de gens. Moi je le dis à toutes les personnes qui regardent cette émission aujourd'hui, si vous donnez une majorité à monsieur Mélenchon, si vous faites élire des députés mélenchonistes, on aura des Tabouas qui se baladent dans l'Assemblée nationale qui n'ont aucun respect en réalité pour les élus de la République. Oh, regardez !
T'as un zémoriste ! Il en reste encore ! Il peut regarder comme ils sont mignons ! À être effrayés comme tout ! Il pleure, il pleure ! Ah bah oui ! Au passage, c'est délicieux dans les larmes de fachos, je vous recommande. Ils ont peur, les zémoristes, ils ont tellement peur que Tabouas soit désigné candidat aux législatives. Bah ouais, c'est leur peur absolue. Imaginez quand même ta députée, selon Stanislas Rigaud, qui deviendrait députée de Vénizieux parce qu'il a écouté Quatenninze. Enfin, le gars a tellement la frousse qu'il se met à zozoter quand même. Bref, imaginez qui, je le cite, se balade dans l'Assemblée en n'ayant aucun respect pour les fachos.
Mais on a envie de voir ça, nous, en fait ! C'est ça qu'on veut ! Au final, l'autre principal argument de ce partisan de Zemmour est assez simple. Je le cite encore. J'ai peur. Mais faire peur aux fachos, bah c'est bien ! C'est bien, je trouve. Moi, c'est un argument positif, en fait, que l'extrême-droite est mort. De Malherbe aussi, il y a eu un peu peur. Je vais y venir, on va y venir, oui ! Je découvre les chroniques de David Guillaume. On commence par les mini-Zemmour, quand même ! Parce qu'ils sont géniaux. Franchement, ils sont top. Parce que traîner avec des groupuscules infestés de criminels d'extrême-droite, c'est OK.
Mais par contre, ils vivent dans la terreur parce que ta, Boiff, ils risquent de faire des tweets. Il faut les imaginer. Protéger les gosses, il y a ta qui risque d'écrire ratio sous un poste de Zemmour. Cachez-vous tous, la République est en danger. Bon, par contre, quand l'Action Française déploie des banderoles dans la rue avec écrit « Décapitons à la République », là, c'est OK. Todo Buen, c'est rien, c'est la liberté d'être fâche, d'expression, d'expression, excusez-moi. Voilà. Bon, après, ce n'est pas les seuls à s'être insurgés ou étonnés de la probable investiture de Tahabouaf. On a vu Sifaoui, du printemps républicain, oui, oui, le Rassemblement National, même Apolline de Malherbe.
C'est une belle alliance qui s'est montée contre Talar. On n'est pas loin des Avengers, là, on est bien. Je crois qu'on est pas mal. On la voit bien la stratégie de ces gens, fracturer l'union populaire en interne et la faire reculer sur un personnage clé des luttes sociales et des luttes des quartiers populaires. Parce qu'en fait, il ne s'agit pas que de tas. Ce serait une erreur d'en faire une question individuelle. Il s'agit d'exclure les jeunes militants arabes issus des quartiers qui tiennent des positions sociales, populaires et radicales. Au fond, c'est pas Tah qui est détesté par ces gens, c'est ce qu'il représente.
Alors, juste une chose, s'agissant des critiques envers Tahabouaf, selon ses détracteurs, donc il faudrait l'exclure parce qu'il tweet. Moi, je vais donner quelques raisons de l'inclure, c'est parti. Affaire Benalla. Affaire des policiers de l'île Saint-Denis accusés d'avoir déclaré à propos d'un Égyptien repêché dans la Seine. Un arabe, ça nage pas, ça coule. Ça, ça leur va bien. Affaire des violences policières à Noisy-le-Grand. Ça, c'est toi qui le dis. C'est pas moi. Ah, tu te défiles là. Ah oui, non, j'ai rien dit, moi j'ai rien dit. J'assume. J'ai rien dit, c'est pas moi.
Couverture médiatique des blessés, des mutilés, des gilets jaunes, mais aussi des images de joie, de bonheur dans cette mobilisation hors normes, tellement diabolisée. Affaire des boucles télégrammes d'extrême droite qui font des listes de personnalités islamo-gauchistes. Je pourrais continuer longtemps. Il y en a beaucoup d'autres des affaires d'intérêt général à révéler par Tah. Alors, juste une question à ceux qui la câblent. Vous avez fait quoi, vous, pour le peuple en lutte ? Voilà, je pense que là, on peut passer au prochain sujet. Ils ont failli faire élire Marine Le Pen. Merci Apolline de Valère, Benko. Alors lui, il est génial.
Il a dit, si vraiment la France insoumise veut donner des gages de respectabilité, ça fait cinq ans qu'il nous traite d'islamo-gauchistes et de complices des terroristes, donc je ne suis pas sûr que la démarche soit très sincère de la part de tous ces gens. On va déjà, commence par te faire respecter toi avant de parler de respectabilité. Pardon, mais là, c'est la dernière de David. On se lâche. Nadia, ça fait des semaines et des semaines qu'elle voulait le dire. Ça fait des mois
que je me contiens et là, je suis un peu plus.
Oui, c'est bon, tu peux y aller, c'est la dernière. Et oui, on arrive à la fin de la chronique, la toute dernière. C'est embêtant parce que je m'amusais bien moi. J'avais le droit de me foutre un peu de tout le monde, de m'amuser, de dire ce que je n'ai pas trop le droit de dire à la télé, de prendre le temps d'écrire et de réfléchir aussi. Quelque chose de difficile dans la tempête des chaînes d'information en continu parce qu'en fait, aux médias, on m'a fait confiance dès le premier jour, dès la première heure. Aux médias, personne n'a jamais contesté aucune de mes chroniques. Ma liberté était totale et j'espère que cette joie d'écrire, vous l'avez ressenti.
Cette autonomie, c'est la marque de fabrique des médias indépendants et j'espère aussi, chers matinaliers et chers matinalières, que vous avez tous senti comme moi à quel point c'est précieux d'avoir des médias indépendants du pouvoir de l'État et de la pression des actionnaires. Alors, certes, je vais pouvoir enfin dormir plus de trois heures les mardi soir, mais ça va me manquer un peu quand même, ces journées à regarder l'actu avec Théo et se creuser la tête pour savoir quel sujet pourrait le plus vous intéresser.
Et oui, ça va me manquer d'envoyer mes magnétos à Nico et Lisa à 22h30 parce que je suis toujours à l'arrache mais qu'ils sont toujours là pour m'accompagner comme des pros pour que mes chroniques soient impeccables. Et oui, ça va me manquer d'arriver tôt le matin de voir que Bertrand a laissé des petits gâteaux en bas. D'ailleurs, Bertrand, c'est quand tu dors, en fait. C'est une question que je me pose. Un peu de gâteaux pour dire du personnel
dans l'équipe.
Oui, moi, ça m'allait. Je plaisante Bertrand, je plaisante. Et puis, ça me manquera aussi de monter les escaliers et de croiser toute l'équipe technique avec les Walla Prod, là-bas, c'est lui qui fait les transitions nickel. Eli, derrière sa caméra qui est juste ici. Alors, Eli, des fois, il se marre mais il n'a pas le droit de faire de bruit. Je vais faire des têtes rigolotes. Jordan, qui est juste derrière aussi. Alors, Jordan, il faut savoir que le son, il commence avant la matinale et il finit après. Il y a du bon son au Média, sachez-le.
Le Média, c'est une grande aventure collective, tous les matins, avec Tara, une pote, évidemment, avec Kedija, avec Corey et les sociaux ou encore Jemil qui nous régalent aussi et tous les autres que j'oublie certainement et je m'en excuse. Et puis, il y a Nadia, Madvinom. Bon, elle, vous la connaissez. Vous connaissez son goût du commentaire. Non, ils sont souvent en off. Là, j'avoue que je me suis lâchée sur Sifa, oui, mais vous connaissez aussi son professionnalisme. Ce que vous ne savez pas, c'est qu'avec les bouchons, elle arrive souvent pile avant le début de la matinale. Alors que moi, ça fait 20 minutes que je suis là en train de gratter à l'arrache les conclusions de mes chroniques.
C'est pour arranger la ride. Elle débarque. Nadia, elle débarque et boum, antenne. C'est comme si elle aimait se rajouter de la difficulté et ça, vous ne le savez pas parce que c'est plus difficile parce que ça ne se voit pas. Et ouais, c'est une pro, Nadia. Il y a ses éclats de rire, il y a son humour et puis même qu'une ou deux fois, je t'ai mis l'alarme à l'œil. On ne va pas se mentir. Ben oui, tu vas encore la mettre là. Ben oui, on ne va rien dire et puis ce que vous ne savez pas, c'est qu'après la matinale, il y a aussi toutes nos discussions politiques enflammées, tous ensemble. On se rassure comme on peut vu le climat, ce n'est pas fou et on n'oublie pas de rire aussi.
En fait, Nadia, c'est simple, elle n'a qu'un défaut, c'est les maths. C'est des énigmes à deux balles. C'est de la faute de son oreillette si elle refont mal à mes questions techniques pendant les chroniques. J'y crois à moyen. On se concentrer. On fait semblant, après tout, on ne peut pas être parfait, mais par contre, on peut être parfaitement en bonne compagnie avec elle et c'est le cas pour ma part.
Merci, David.
Allez, je vous laisse là les amis. N'allez pas croire que parce que j'arrête la chronique, vous n'allez plus continuer à avoir ma grosse tête. Ah ben si, on va commenter les législatives. Et j'aime bien la caméra du Média. Et puis qui sait, avec un peu de chance, je reviendrai peut-être pas en tant que chroniqueur, mais en tant que député. Allez, on touche du bois, on croise les doigts, à bientôt et vive le Média. Merci beaucoup David Guérot. En tout cas, on te souhaite une victoire méritée enfin des hommes politiques qui ont des véritables convictions et qui ont le souci de l'intérêt collectif. Donc, ça sera vraiment un grand bien pour... Non mais c'est important.
Ma validation est plus importante que celle de Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc... Alors, je ne veux pas avoir de problème. Tu plaisantes. Non, bien sûr que je plaisante. Et bien sûr que tu es bienvenu ici. Tu es à la maison. J'ai passé des très bons moments. Oui, oui, je pensais qu'on aurait pu avoir un petit zapping des meilleurs moments, etc. Mais on le partagera. Il y en aura, il y en aura. Tu sais qu'on sera en dépression, etc. On va refaire un petit zapping, on va vous balancer les meilleurs moments avec David Guérot. Ça nous fera du contenu pour les prochaines matinales parce que celle-ci était très fournie, très chargée. J'ai essayé de...
Bon, voilà, j'ai fini un peu tard, du coup, je suis un peu... C'est ça qu'il ne comprend pas David. Je lui laisse le temps, en fait, de terminer ses chroniques. C'est important parce que ça a vraiment un plaisir d'écrire. Parce qu'en fait, les chroniques, ce qu'il faut savoir, c'est que moi, quand je vais sur des médias ou autres, je prépare des interventions. Des fois, je prépare des éléments. J'apprends par cœur une ou deux transitions parce que c'est le bon mot, etc. Mais le fait d'écrire, de pouvoir justement prendre le temps de se poser, de vraiment se poser la question de qu'est-ce que je veux faire là ? Est-ce que j'ai envie de faire de l'humour ?
Des fois, ça marche, des fois, ça ne marche pas. Mais ce truc-là nous permet aussi... Moi, en tout cas, ça m'a beaucoup permis de progresser, de m'intéresser au ton que je prends, à comment je pose ma voix. C'est des choses qu'on n'a pas le temps d'apprendre, en fait, dans les médias d'infos en continu. Et c'est dommage parce que ça donne quelque chose en plus. J'espère en tout cas que ça a donné quelque chose en plus pour vous. Et puis je vois qu'en plus les vues sur le média, que ce soit la chronique, les autres... Et puis les autres aussi qui font du super taf, ça monte pas mal. Donc c'est encourageant.
Oui, je pense qu'une des clés du succès aussi de toutes ces contrematiles des autres contenus, c'est l'authenticité. Tu vois, et quand tu mets du cœur à l'ouvrage et que tu parles avec des convictions, ce qu'on voit assez rarement dans d'autres médias ou chez d'autres femmes et hommes politiques, je pense que c'est ce qui plaît à nos auditeurs et aux spectateurs. C'est-à-dire qu'on m'a jamais... En fait, on m'a même jamais... Les seuls éléments de discussion que j'avais, notamment avec Théo, c'est de quoi on parle en fait. Mais à part ça, il n'y a jamais personne qui est venu en me disant...
Parce que je l'envoie ma chronique pour l'impression même, ne serait-ce que l'impression que ma chronique, j'arrive... Il faut savoir, j'arrive au média, ma chronique est imprimée et tout, j'arrive comme une petite starlette, tu vois. Mais on m'a jamais dit tiens, t'aurais pas dû dire ça, même après, c'était peut-être un peu abusé ou machin. On m'a jamais saoulé avec le contenu de mes chroniques et c'est un... Du coup, on se sent libre et du coup, on se lâche et du coup, on est meilleur en fait. C'est aussi ça, c'est qu'un des gros problèmes dans le journalisme contemporain, dans les chaînes d'infos en continu et tout, c'est qu'il y a beaucoup d'auto-censure.
Les gens s'auto-censure, c'est-à-dire qu'il n'y a même pas besoin d'une censure... Parfois, il n'y en a pas. Mais toi, tu n'es jamais auto-censuré dans les médias de toute façon. Non, mais par contre, oui, mais c'est vrai que, bon, non.
Mais je ne fais pas de chronique, donc je ne peux pas dire ce que je veux, je n'ai pas autant de temps parce que le temps, c'est ce qui manque dans les chaînes d'infos et dans les médias en général, il n'y a pas le temps, il faut aller au plus vite et puis même, il y a ce truc de clash, etc., dans lequel je rentre avec plaisir, mais le clash et tout, ça ne fait pas toujours progresser la pensée, donc ça ne me permet pas forcément de toucher les gens comme j'aimerais les toucher, de dire les mots que je voudrais dire parce que tu as un type du RN ou de Zemmour en face de toi qui t'interrompt toutes les trois secondes et tout. Je préfère quand c'est toi qui m'interrompt.
En plus, je suis souvent d'accord quand je t'interromps finalement. Oui, en plus en vrai, je ne sais pas beaucoup interrompre. Ça sert plus de relance. C'est ce que je voulais faire. Exactement.
Non, voilà, effectivement, et ce temps-là, on le prend aux médias, ça permet à nos invités, à nos chroniqueurs de dérouler leurs pensées et puis de vous offrir ces clés de compréhension parce que pour pouvoir décrypter, il faut avoir du temps et pour pouvoir continuer à regarder nos contenus qui sont nombreux, qui sont accessibles gratuitement, nous ne sommes pas financés par de la publicité ni par des mécènes qui seraient richissimes, eh bien, ça passe par votre soutien, ça passe par des abonnements. C'est à partir de 5 euros par mois, c'est moins cher qu'un abonnement Netflix. Vous voyez le professionnalisme, je fais ma chronique d'adieu et hop, ça soutient du fricot d'abonnés. Ah bravo !
Tu m'offres des belles positions. Mais bien sûr qu'il faut souscrire. Bien sûr, c'est important. Il faut souscrire, effectivement. Et puis bon, on en parlait, ça là, on est qu'à 3 jours de ce nouveau quinquennat et on sent déjà la violence comme ça s'emparer de nos rues. Donc, ça arrive malheureusement. Soyez prêts. Je pense que ça va être 5 ans aussi de souffrance sociale et ce qui permet de dénoncer cette souffrance, c'est l'existence de médias comme le nôtre, indépendant, où effectivement, on a une parole libre parce que tu parlais de cette liberté de choix dans tes chroniques. C'est la même façon pour moi. Les sujets que je choisis d'aborder, on me permet de le faire en toute confiance.
C'est le cas aussi pour mes collègues que Jemine ou même Lisa qui a pu tenir l'antenne ici. Donc, le média, c'est tout ça. C'est cette liberté, cette authenticité, cette diversité aussi que l'on ne voit pas dans d'autres médias et ça, c'est un bonheur de pouvoir être là. Le média,
c'est bien.
Voilà, le média, c'est nous les meilleurs. Voilà quoi. Voilà. Merci, merci vraiment d'avoir été nombreux et nombreux, de nous avoir suivis aussi de manière très fidèle puisque vous savez qu'il y avait le rendez-vous tous les mercredis à David Guiraud et vous teniez justement à être fidèle à ce programme. Donc, vraiment, encore merci. Bien évidemment, David, on va suivre de très près les législatives, on va les couvrir ici à la contre-matinale. Donc, prépare-toi à nous accueillir très vite à Roubaix ou à Trello. Je ne sais pas où tu vas te poser, t'installer. C'est intéressant, mais là, à Roubaix, il y a l'hôpital, il y a le plan blanc qui a été déclenché à cause des absentés.
Il y a beaucoup de choses à dire en vrai. Donc, c'est vrai que franchement, venez, on vous accueille, on vous met bien. C'est le train, c'est une heure. Alors, vous arrivez une heure, Lille... Ah, tu mets autant de temps d'aller à Roubaix qu'à aller à Meun. Après, t'as un métro qui te ramène jusqu'à Votre-Lot. Oui, je connais bien Votre-Lot. Voilà, on va te retrouver, David ! C'est pas mal. Je suis déjà traqué. Merci. N'oubliez pas la campagne d'abonnement. On compte sur vous et on se retrouve demain pour une rencontre matinale animée par moi-même. Voilà. À demain.