Européennes : Emmanuel Macron choisit Valérie Hayer - C à vous - 01/03/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 25 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:06RelanceRéponse directe
C'est un refus d'obstacle de leur part au risque de vous faire apparaître comme une candidate par défaut ? Ou une absence de courage politique ?
- 1:07FerméeRéponse directe
Jordan Bardella, crédité à 30% des intentions de vote, c'est 10 points de plus que la liste de la majorité présidentielle. Est-ce que les jeux ne sont pas faits d'avance ?
- 3:04OuverteÉludée
Rendez-nous Nathalie Loiseau. Ça va être ça le niveau de la campagne ?
- 3:13RelanceRéponse partielle
Même si vous dites qu'il n'a aucune limite, qu'il est une imposture crasse, qu'il est le symbole d'une extrême droite pourvoyeuse de fake news ?
- 3:59OuverteRéponse directe
Le RN ne se contente pas seulement de rappeler ou de regretter Nathalie Loiseau, mais il y a aussi un angle d'attaque qu'il a déjà trouvé, qui est l'Europe étant synonyme de mondialisation libérale et des accords de libre-échange.
- 4:36FerméeRéponse directe
Donc, la position du groupe Renew, c'est de soutenir tous les accords de libre-échange ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron, candidat, parle d'Europe, le discours de la Sorbonne de 2017. »
- 0:27Invité politiqueFait
« Depuis 2019, on est 23 députés de la majorité présidentielle qui travaillent tous les jours au Parlement européen pour transformer l'Europe de l'intérieur. »
- 8:20Invité politiqueFait
« L'une de mes premières batailles, moi, en tant que député européenne, ça a été préserver le budget de la politique agricole commune. »
- 8:30Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, c'est 10 milliards d'euros d'argent européen qui vont aux agriculteurs français. »
- 5:14Invité politiqueChiffre
« Le Chili, c'est 40% des réserves mondiales de lithium. »
- 9:40Invité politiquePromesse
« Le Green Deal, il est hors de question de le remettre en cause. »
Temps de parole
- Valérie Hayer75 %
- Présentateur10 %
- Invité8 %
- Invité 25 %
- Invité 33 %
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Les poids lourds de la majorité, Patrick l'a rappelé, Bruno Le Maire, Stéphane Séjourné, Jean-Yves Le Drian, ont dit non pour prendre la tête de cette liste. C'est un refus d'obstacle de leur part au risque de vous faire apparaître comme une candidate par défaut ? Ou une absence de courage politique ?
Pas de refus d'obstacle, je le dis depuis le premier jour, on parle d'Europe. Emmanuel Macron, candidat, parle d'Europe, le discours de la Sorbonne de 2017. Depuis 2019, on est 23 députés de la majorité présidentielle qui travaillent tous les jours au Parlement européen pour transformer l'Europe de l'intérieur. On a une fierté de ce bilan qu'on va faire connaître aux Français encore plus dans les prochaines semaines, d'avoir aussi, de porter un nouveau projet complémentaire et dans la ligne de celle qu'on a toujours défendue, à savoir plus d'Europe, mieux d'Europe et besoin d'Europe. Donc cette fierté, elle est partagée évidemment.
Je crois que c'est l'un des fondements de cette majorité présidentielle. Et peut-être le sujet, si vous me permettez, sur lequel la majorité présidentielle ne s'est absolument jamais divisée. C'est vraiment un point de force pour nous.
Jordan Bardella, crédité à 30% des intentions de vote, c'est 10 points de plus que la liste de la majorité présidentielle. Est-ce que les jeux ne sont pas faits d'avance ?
Non, les jeux ne sont pas faits. J'ai été désignée hier tête de liste. On rentre dans la bataille, là encore, avec fermeté et détermination. Et retard ? Non, pas de retard. Pas de retard. On parle d'Europe depuis le premier jour. L'ensemble de la majorité présidentielle, les membres du gouvernement, le Premier ministre, le Président de la République, les parlementaires, on parle d'Europe tous les jours. J'ai été désignée tête de liste hier. On se lance dans la bataille. Et le Président va assister à l'un de vos meetings, va vous accompagner ? On s'engagera pleinement, j'en suis convaincue, dans cette bataille qui est importante pour nous.
Il faut rappeler l'enjeu de ces élections européennes. C'est effectivement porter un projet comme on l'a toujours fait, en étant convaincu que c'est l'Europe qui est le bon échelon pour répondre à un ensemble de défis. La lutte contre le changement climatique, les enjeux migratoires, les enjeux de sécurité et de défense. Et faire valoir ce projet avec confiance et détermination.
C'est un point d'Europe important alors que les eurosceptiques gagnent chaque jour du terrain. C'est un slogan difficile à faire passer. C'est difficile de convaincre.
Mais il faut l'assumer, ce sera mon rôle, d'avoir cette capacité de conviction auprès des Français que ce projet, il est le meilleur pour eux. Je vois bien la dynamique des eurosceptiques en France mais partout en Europe. Et il faut avec gravité aller au contact des Français comme on le fait depuis le début. Mais évidemment dans cette campagne, ce sera l'occasion de le faire encore plus pour expliquer quel est l'enjeu aujourd'hui de cette campagne électorale. On voit la guerre aux portes de l'Europe, les menaces de Vladimir Poutine, directes ou indirectes, les tentatives de déstabilisation de nos opinions publiques.
Le moment est grave, l'enjeu est grave et on a à l'extérieur de l'Union Européenne mais aussi en interne, chez nous, des forces qui sont alliées de Vladimir Poutine et qui veulent déstabiliser nos démocraties et détruire l'Europe de l'intérieur.
Jordan Bardella a accueilli votre candidature hier avec ce message sur X anciennement Twitter. Rendez-nous Nathalie Loiseau. Ça va être ça le niveau de la campagne ?
Écoutez, moi je ne veux pas commenter les tweets de Jordan Bardella. Vous ne m'entendrez pas parler Martin, Midi et Soir de Jordan Bardella.
Même si vous dites qu'il n'a aucune limite, qu'il est une imposture crasse, qu'il est le symbole d'une extrême droite pourvoyeuse de fake news ?
Je suis là pour défendre notre bilan, le projet qui est le nôtre dans l'intérêt des Français. Mais il est aussi de ma responsabilité de mettre à jour des Français, effectivement, l'imposture, l'hypocrisie, l'opportunisme électoral du Rassemblement National. C'est important qu'on puisse aussi le rappeler en complémentarité de ce discours porteur de solutions qui est celui qu'on porte dans le projet européen.
Le RN ne se contente pas seulement de rappeler ou de regretter Nathalie Loiseau, mais il y a aussi un angle d'attaque qu'il a déjà trouvé, qui est l'Europe étant synonyme de mondialisation libérale et des accords de libre-échange. On va reparler tout à l'heure de la colère agricole, mais il y a ce vote qui est intervenu récemment en faveur d'un accord de libre-échange à l'égard du Chili. Alors, donc, la position du groupe Renew, c'est de soutenir tous les accords de libre-échange ?
La position qui est la nôtre, elle est claire. Il faut sortir des caricatures et des mensonges sur ces enjeux-là. L'Europe, on est un continent connecté au monde et c'est cette réalité-là aussi qu'il faut rappeler. L'accord entre l'Union européenne et le Chili, ce n'est pas l'accord avec le Mercosur. L'accord avec le Mercosur, on a été très clair, les conditions ne sont pas réunies, donc c'est non. L'accord avec le Chili, c'est une situation différente. D'abord, ce n'est pas un nouvel accord, c'est une révision de cet accord. Et ce qu'il faut savoir, c'est que si on n'avait pas de révision de cet accord, qu'est-ce qui se passait ? C'est qu'on avait des quotas qui étaient réévalués.
Donc, il vaut mieux un accord révisé avec des quotas qui sont fixés et maîtrisés plutôt qu'un accord qui n'est pas révisé. Par ailleurs, cet accord, c'est un accord nouvelle génération. Respect des accords de Paris, respect de nos standards sociaux et environnementaux. Et enfin, je parlais de cette Europe connectée au monde. Si on veut se réindustrialiser, si on veut engager le tournant de la transition climatique et énergétique, on a besoin de lithium. Le Chili, c'est 40% des réserves mondiales de lithium. Et le lithium, c'est nécessaire pour vos portables, pour les voitures électriques. Et on a besoin, dans notre stratégie aussi de réindustrialisation, d'aller s'approvisionner en lithium.
Donc, l'accord sur le Chili, maîtrise des quotas, respect de l'accord de Paris et puis approvisionnement en lithium.
Vous êtes donc fille, petite fille et soeur d'agriculteurs, eurodéputés depuis 2019. Et ce matin, pour votre premier déplacement de campagne, vous avez choisi votre département, la Mayenne, et une exploitation agricole, si j'ose dire, rendez-vous en terre connue. Parfois, on nous ravouache le pouvoir d'achat, les prix bas. Et en fait, les prix bas, nous, quelque part, ça nous dévalorise notre travail. Donc, il faut, à un moment donné, comme disait Benoît, mettre des promotions pour écouler des stocks et tout ça. Mais on ne peut pas vivre que là-dessus, nous, en tant qu'agriculteurs.
Il faut que votre métier soit rémunéré. Chaque, ça a un prix, ça a un coût.
Nos jeunes, on ne sait pas ce qu'ils feront demain. Mais si on veut leur donner envie, il faut qu'on s'en donne les moyens, il faut qu'on nous en donne les moyens. Parce qu'aujourd'hui, les jeunes, on sent qu'il faut qu'ils vivent pour ce qu'ils font. Alors, ils ont besoin de reconnaissance.
C'est aussi fondamental de montrer aux jeunes générations que c'est possible de bien vivre en étant agriculteurs. Vous êtes des entrepreneurs. Et c'est cette image-là aussi qu'il faut absolument renvoyer.
Alors que Céline Imard, qui est céréalière, a été nommée numéro 2 de la liste de François-Xavier Bellamy, le candidat à l'est républicain pour les européennes, c'est décidément un sacré atout dans cette campagne d'être venant de l'agriculture ?
Alors, moi, ce n'est pas nouveau, je l'ai toujours dit. Je suis fière d'être issue d'une famille d'agriculteurs. Je suis fière d'être issue d'un territoire rural. Et je ne le dis pas depuis qu'il y a la crise agricole. De la même manière, nous, au sein de la majorité présidentielle, j'ai mon collègue qui est Jérémy Decerle, qui est agriculteur, qui est député européen depuis 2019, à mes côtés, et avec lequel on porte les enjeux agricoles. Donc, on n'a pas attendu la crise agricole pour s'intéresser aux enjeux agricoles. Et on est mobilisés depuis le premier jour sur ces enjeux-là.
Mais justement, votre famille s'est mobilisée, a manifesté ces derniers jours, a participé au mouvement de colère et de révolte des agriculteurs ?
Non, ma famille ne s'est pas mobilisée. Néanmoins, on parle évidemment... Parce que vous faisiez beaucoup de pédagogie ou parce que... Non, mais on parle régulièrement. Et les insatisfactions, la colère que j'ai constatée, évidemment, en France, mais partout ailleurs en Europe, je la constate aussi quand je rencontre les agriculteurs en Mayenne, que ce soit des agriculteurs de ma famille ou des agriculteurs que je rencontre tous les jours en Mayenne. Évidemment, on a des échanges. Et les problématiques sur la charge administrative, l'enjeu des revenus, l'enjeu de la concurrence loyale, l'enjeu du renouvellement des générations, évidemment, on en parle.
Et là encore, je le redis, on n'a pas attendu la crise agricole pour apporter des solutions à la fois au niveau national et au niveau européen. Je voudrais aussi rappeler qu'on a été élés en 2019. L'une de mes premières batailles, moi, en tant que député européenne, ça a été préserver le budget de la politique agricole commune. Aujourd'hui, c'est 10 milliards d'euros d'argent européen qui vont aux agriculteurs français. Ça a été la première bataille. Je peux vous garantir que ce n'était pas simple au Parlement européen pour la gagner. Et on s'est battus pour ça.
Et puis, par ailleurs, sur la politique agricole commune, on a une équipe de France, entre guillemets, au Parlement européen, la majorité présidentielle qui est mobilisée. On n'oppose pas ni l'environnement, ni l'agriculture. Et on n'oppose pas, et encore moins, le monde agricole et l'Europe. Les agriculteurs, ils ont besoin d'Europe.
Ça veut dire qu'on ne touche pas, vous ne voulez pas qu'on touche au volet agricole du Green Deal, au programme qu'on a appelé de la ferme à la fourchette ?
Le Green Deal, il ne faut pas le caricaturer. Il a été soumis à énormément de caricatures ces derniers temps. La ligne qui a été toujours la nôtre, et d'ailleurs, quand on a négocié la politique agricole commune, on l'a articulé autour de trois axes qui ont été vraiment nos fils conducteurs pendant tout ce mandat. Revenu des agriculteurs, accompagnement dans la transition environnementale, souveraineté alimentaire. C'est ça nos axes, et à chaque fois, on a été... La ligne, c'est ambition environnementale, et c'est pragmatisme, accompagnement des agriculteurs. Le Green Deal, il est hors de question de le remettre en cause.
Pour moi, l'enjeu, c'est celui de la mise en œuvre, et c'est celui de l'accompagnement du monde agricole. On peut par contre avoir des ajustements. C'est ce qu'on a fait avec les ajustements qu'a demandé le président de la République à l'Europe ces dernières semaines, c'est-à-dire dérogation sur la jachère, je n'irai pas nécessairement dans le détail, et c'est aussi un meilleur accompagnement et la simplification administrative. C'est ça que les agriculteurs attendent aujourd'hui, et par ailleurs, il faut des mesures plus structurelles sur lesquelles on est en train de discuter en ce moment à l'échelle européenne.
Donc il y a les mesures d'urgence et les mesures structurelles sur lesquelles on discute et qui doivent être construites avec les agriculteurs, c'est fondamental. Sous-titrage Société Radio-Canada
Valérie Hayer