Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewLCP - Assemblée nationale· 2 décembre 2025 101 min

[DIRECT] Marine Tondelier est auditionnée sur les liens entre mouvements politiques et islamisme

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

mouvements islamistes peuvent mettre en œuvre au niveau local ou national pour influer sur les représentants politiques et infinerés sur les politiques publiques. Elle ne vise ainsi à priori aucun parti en particulier et une invocation sur un sujet aussi sensible que l'islamisme à n'accuser personne. Simplement, nous essayons d'analyser le plus fidèlement possible les phénomènes sur lesquels l'ensemble de la communauté du renseignement nous a alerté.

Les éléments dont nous disposons à ce stade de nos travaux sont schématiquement les suivants. Il ne fait pas de doute que les mouvements islamistes sont présents sur notre territoire et qu'ils souhaitent exercer une influence pour modifier nos règles communes. Le rapport du ministère de l'intérieur de mai dernier le confirmait et cela nous a été redit à plusieurs reprises au cours de de nos auditions.

Cet objectif politique les amène naturellement à nous amène à nous intéresser au représentants politiques et aux partis politiques pour savoir quelles sont les relations qui peuvent exister avec ces mouvements. Au niveau national, les cas les plus problématiques semblent se concentrer principalement sur un autre parti que le vôtre. Au niveau local, la situation est plus compliquée.

Tous les partis peuvent être concernés par les tentatives d'entrisme de la part de personnes proches de mouvements islamiste. Sur ce point, je me permets une seconde précision. Nous traitons bien ici d'islamisme politique, soit de personnes défendant une vision exacerbée de l'islam et cherchant à l'imposer d'abord aux communautés musulmanes présentes sur notre territoire et plus généralement à notre société.

Nous ne traitons donc ni de l'islam, ni des musulmans, ni de toutes les décisions qui sont prises de manière tout à fait légitime par les élus de la nation pour répondre aux besoins exprimés par les membres de cette confession religieuse. De la même façon, nous condamnons sans équivoque les les amalgames qui peuvent être faits entre islam et islamisme, ainsi que toutes les violences qui peuvent être exercées à l'encontre de personnes au nom de leur religion supposée. Nous traitons donc d'un point très précis, évoqué mais qui n'a pas été pleinement développé par le rapport du ministère de l'intérieur de mai dernier, à savoir les rapports entre les mouvements islamistes et les représentants de partis politiques.

Or, il se trouve que lors de nos auditions, votre parti a été mentionné à plusieurs reprises comme pouvant constituer dans certains territoires une cible pour les mouvements islamistes. C'est à ce titre que nous avons souhaité vous recevoir et échanger sur cette thématique. aussi je vous soumettrai madame quelques questions en guise d'introduction de nos travaux et je vous proposerai de prendre la parole pour un proposiminaire puis le rapporteur pourra poser ses questions ainsi que les collègues ici présents qui le souhaitent pour ces questions liminaires.

La première tout d'abord-vous pris connaissance du rapport du ministère de l'intérieur sur l'islamisme politique en France de mai dernier que j'ai évoqué à l'instant et si oui qu'en avez-vous pensé ? Partagez-vous le constat qu'une acculturation des élus et plus généralement du grand public à la réalité de la menace que représente l'islamisme est essentiel pour la combattre efficacement à forceori dans un contexte marqué par l'extrême sensibilité de la population musulmane et la fréquente dénonciation de l'islamophobie. Deuxème question d'ailleurs, c'est sur ce terme d'islamophobie qui fait débat et que pensez-vous de ce terme qui auquel les les services de l'État préfèrent celui d'acte antimusulman qui est plus objectivable ? 3è question.

Avez-vous le sentiment qu'au sein de votre partie, la différence la différence entre islam et islamisme fait l'objet d'une information suffisante pour permettre aux élus d'identifier les demandes légitimes de nos concitoyens musulmans de demandes relevant davantage du séparatisme ou de l'entrisme. Ces enjeux font-ils l'objet de discussion en interne au sein de votre parti ? Votre parti sensibilise-t-il ses élus et ses militants à ce sujet ou propose-til des formations pouvant entreter ?

Enfin, un r un risque d'entrisme sur les listes municipales en vue des prochaines élections euh municipales a été mentionné à plusieurs reprises au cours de nos auditions, notamment dans les communes situées au sein d'écosystèmes islamistes déjà bien constitués. Comment prévenir ces phénomènes selon vous ? et est un sujet de vigilance pour votre parti.

Voilà. Donc en quelques mots d'introduction, avant que vous preniez la parole pour le votre proposinaire, je vais vous remercier et je vais vous inviter conformément à l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 à prêter serment de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter à lever la main droite et à dire je le jure.

Je jure. Je vous en remercie et je vous laisse la parole. Alors, j'ai préparé une petite introduction pour cadrer les choses.

Ça répond pas forcément à toutes vos questions, mais j'imagine que vous ferez un plaisir de me relancer sur celle auquelle j'aurais pas répondu. Très bien. Je vous en prie.

Monsieur le président, mesdames et messieurs les députés, monsieur le rapporteur, merci de m'avoir si gentiment convié à m'exprimer devant vous ce jour. En juin dernier, les députés, les républicains ont exercé leur droits de tirage pour créer une commission d'enquête, droit accordé une fois par an au groupe d'opposition ou minoritaires qui constituent un outil politique rare et précieux. Ils ont choisi d'utiliser pour aborder le pour pour ils ont choisi d'utiliser ce droit pour aborder le sujet des organisations et réseaux soutenant l'action terroriste ou propageant l'idéologie islamiste.

Oui, les questions du terrorisme et de la diffusion de l'idéologie islamiste essentielles pour la sécurité de notre pays et pour notre vivre ensemble. Mais dans ce cas précis, la manière de les traiter me semble délétaire et je préfère le dire d'emblé. J'utilise à dessin le mot délétaire parce que cette commission d'enquête, par la manière dont elle s'est créée et dont elle choisit et formule ces questions nourrit ce climat de suspicion permanente qui pèse sur un trop grand nombre de nos compatriotes en raison d'une appartenance réelle ou supposée à une religion, en l'occurrence l'islam.

En alimentant cette atmosphère que je n'hésite pas à qualifier l'islamophobe, elle risque de dégrader une nouvelle fois la sérénité et les libertés des personnes concerné et par ricoché de contribuer à rétrécir droits pour l'ensemble de la population par l'extension par exemple d'un droit d'exception. Mais avant d'en venir au sujet qui fâche, je veux le redire clairement. Oui, les écologistes sont convaincus que la lutte contre le terrorisme islamiste est un enjeu crucial pour notre pays parce qu'il menace et a déjà atteint à plusieurs reprises la sécurité de celles et ceux qui vivent sur notre sol, mais aussi la vie de nos compatriotes à l'étranger parce qu'il mettent à l'épreuve nos principes républicains et parce qu'il continue ailleurs dans le monde de restreindre les libertés et de semer la peur.

Le terrorisme cit la tranquillité impossible à rappeler une victime du 13 novembre 2015 à la barre du procès. Il y a quelques semaines encore, notre pays s'est recueilli en hommage aux 132 personnes assassinées ce soir-là par les commandaos de Daesh au Bataclan, au Stade de France et sur les terrasses des 10e et 11e arrondissement de Paris. Nous n'oublions rien, ni ces atrocités, ni celles commises depuis 10 ans au cours desquelles 119 autres personnes ont perdu la vie sur le territoire national.

Si les organisations terroristes islamistes ont été matériellement affaiblies depuis 2015, leur discours eux continue d'infuser. Ils inspirent des passages à l'acte portés par des individus plus jeunes, plus isolés, souvent plus difficiles à repérer. Et c'est précisément parce que les écologistes prennent ces enjeux avec le plus grand des sérieux que nous considérons qu'ils doivent être traités avec un honnêteté, de nuances et trois avec force.

Je vais me permettre de détailler ces trois points. Avec honnêteté d'abord, je commence par cela parce qu'il s'agit du cadrage même des travaux de cette commission, de son intention initiale, de ses choix méthodologiques et par conséquent du type de conclusion qu'elle est susceptible de produire. À cet égard, je veux rappeler les propos de Laurent Voquier, président du groupe les républicains à l'Assemblée nationale et instigateur direct de cette commission.

Ils ont été prononcés au micro de Cws, cela ne s'invente pas. et il disait donc l'objectif pour moi c'est de faire cesser cette impunité dont jouit LFI dans notre pays cette forme de privilège rouge. Les propos de monsieur Vaquier étaient tellement dirigés contre la France insoumise cité à cette reprise rien que dans son exposé des motifs qu'il a finalement été contraint de revoir sa copie tout simplement parce que sa copie n'était pas recevable du fait de ces sept mentions.

Ces façons de faire nous scandalisent chez les écologistes et elles devraient, je crois, scandaliser toutes les personnes attachées à la démocratie et à la bonne marge de cette assemblée. Aujourd'hui, je me tiens devant vous par respect du règlement du Parlement et parce que je n'ai aucune volonté de me soustraire aux questions de la représentation nationale. Par ailleurs, je n'ai rien à cacher.

Je suis prête à répondre à toutes vos questions sur les enjeux que nous avons d'ors et déjà reconnu comme essentiel et je me soumets à cette enquête, même si plusieurs éléments me permettent de douter qu'elle soit conduite en toute bonne foi. Je m'explique premièrement la teneur des questions qui m'ont été transmises pour préparer pour préparer l'audition ainsi que celle posée aux personnes entendu avec moi. Petit échantillon la question posée à Vincent Tiberge avant moi de savoir s'il pensait que l'islam était compatible avec les valeurs républicaines comme si par principe une religion en particulier pouvait être mise d'emblé en dehors du champ républicain ainsi que tous ses fidèles puisqu'il parlait bien de l'islam et pas de l'islamisme dans sa question.

Les multiples confusions ensuite entre pratiques de l'islam et dérives islamistes et ce n'est pas la même chose évidemment. Par exemple, en pointant à plusieurs reprises la question du port du voile qui est pourtant permis par le principe de laïcité et qui prévoit ce principe de laïcité la neutralité de l'État vis-à-vis des religions mais garantit évidemment à chacune et à chacun la liberté de conscience. Ensuite, le fait de traiter la question de l'islamophobie comme une obsession et non pas comme une grave discrimination.

Alors que nous savons que cette islamophobie a au moins fait de morts cette année, Abou Bakar Sissé et Ischa Miraoui. Et puis à l'instant dans les questions que vous avez posé en introduction, vous avez parlé d'un contexte marqué par l'extrême sensibilité de la population musulmane. J'aimerais savoir ce que vous entendez par l'extrême sensibilité de la population musulmane.

Je pourrais ainsi mieux répondre à la question et je rajoute à tout ça l'absence pure et simple d'investigation liée au terrorisme d'extrême droite. pourtant au cœur des préoccupations de la DGSI et d'Europol. Je m'étonne par ailleurs que tous les partis représentés au Parlement n'aient pas été convoqués à cette audition.

Vous l'avez dit d'ailleurs dans votre introduction, cette commission d'enquête ne vise aucun parti en particulier. Bon, faudrait déjà l'expliquer à monsieur Voquier. Moi, je suis convoqué ce matin.

J'ai compris que Jean-Luc Mélenchon l'été et qu'il sera qu'il sera plutôt là ce weekend. Euh mais euh en l'occurrence, j'aimerais euh m'assurer du fait que l'ensemble des partis euh politiques vont être auditionnés parce que voilà, il y a pas de raison que seuls les écologistes le soient et la cohérence aurait voulu que l'invitation soit bien adressée à l'ensemble des partis, pas seulement au mien, puisque vous avez bien dit que tous les partis dans votre introduction pouvaient être concernés par la problématique. Je viens de développer ce que j'entendais par honnêteté.

Je voudrais maintenant évoquer notre devoir de nuance à tous. Nous traversons une période où les mots sont mal menés. Or, l'imprécision qu'elle qu'elle qu'elle relève de la haine pure et dure contre les musulmans ou d'une ignorance savamment entretenue alimente les incompréhensions, les tensions sociales et la violence.

Pour les sujets qui nous occupent, ces distinctions sont pourtant essentielles, en tout cas pour qui tient sincèrement à nos principes républicains. Car ne pas distinguer ou faire semblant de ne pas distinguer une personne d'origine maghébine ou ou d'Afrique sub-saharienne, une personne de confession musulmane, un islamiste et un terroriste, c'est nourrir l'injustice dans un pays qui fait de l'égalité, de la participation de tous à la vie publique, des idéaux cardinaux. vouloir comme le questionnaire indicatif reçu en amont l'indique me poser des questions sur le port du voile dans une commission censée traitée de l'entrisme islamiste et du terrorisme participe à ces confusions qui parcourent la société française dans son ensemble.

Le résultat de cela, c'est l'éloignement des personnes concernées de nos espaces de vie démocratiques, de nos partis, de nos associations et de nos écoles républicaines. Avouez que nous sommes dans ces cas-là bien loin de l'entrisme, mais avouer aussi qu'il n'y a pas de quoi s'en réjouir. Ne pas prendre ses précautions, ne pas faire de distinction, c'est aussi donner du crédit à une vision conspirationniste du monde.

Celle qui essentialise les musulmans qui les imagine tous comme des islamistes terroristes en puissance, tapis partout, prêt à conquérir le pays. Une vision selon laquelle ignorit qu'un tout petit pas entre une femme qui porte le voile et un projet de prise de pouvoir politique au nom de la charia. Puisque nous sommes plongés depuis plusieurs décennies dans une véritable panique morale autour de l'islam, je propose de sortir de cette folie en nous rapprochant et en nous raccrochant à une chose simple, presque basique.

Que chacun soit jugé pour ce qu'il fait et jamais pour ce qu'il est. et non exercer sa foi, aller prier, porter un voile, manger à l'â ne menace pas la République. Ce qui menacent la République, ce sont des organisations religieuses ou idéologiques structurées, diffusant la haine et cherchant à imposer des normes contraires aux droits et aux libertés publiques, y compris des organisations catholiques comme l'a montré l'exemple de l'association d'extrême droite intégriste, si vitas, finalement dissoute par le gouvernement.

Quand certains groupes ont effectivement pour projet de substituer aux lois françaises un ordre politique incompatible avec la démocratie et l'état de droit, qu'il soit islamiste ou autre, alors on en apporte les preuves, on les transmet aux autorités compétentes. C'est ainsi qu'un état de droit fonctionne, pas par insinuation, pas par stigmatisation, pas avec des œillères pour ne pas voir ce qui sert ses propres obsessions politiques. J'insiste autant sur ces distinctions parce qu'elles sont littéralement vitales pour nos compatriotes, qu'ils soient musulmans ou simplement parfois perçus comme tel.

Car être perçu comme musulman suffit aujourd'hui à être discriminé dans notre pays. C'est ainsi que l'islamophobie opère en transformant des millions de personnes en suspects permanents en ennemis de l'intérieur. Leurs intentions sont en permanence questionnées.

Leurs paroles mises en doute, leurs gestes scrutés ont les contraint à se justifier sans cesse, tout en les privant concrètement de leur pleine liberté d'accès au logement, à l'emploi, au loisirs, à une vie ordinaire et en sécurité. C'est ça la réalité de notre pays aujourd'hui. Et parfois la violence franchit un seuil supplémentaire par une vision extrêmement pauvre de ce qui est une nation.

Certains n'en signifient qu'ils ne seront jamais de vrais français entre guillemets. Tant qu'ils n'auront pas renoncé à tout leurs prénoms, leur traditions culinaire, leurs prières, leur voile. Et même s'il renonçait à tout, si tentez que cela est un sens, ce ne serait jamais suffisant pour celles et ceux qui les harcellent.

Certains en viennent à tirer des conclusions terribles, les renvoyer chez eux entre guillemets, dans leur pays entre guillemets toujours, même si leur pays de naissance et de vie est ici ou pire encore les viser physiquement. C'est une pente dangereuse qui s'inscrit dans l'histoire longue des processus d'exclusion menant en violence de masse. En terme de violence justement, les chiffres du ministère de l'intérieur parlent de même.

De janvier à mai 2025, les actes islamophobes ont augmenté de 75 % par rapport à la même période en 2024. et les atteintes aux personnes ont triplé. Je veux rappeler ici les noms de Jamel Benjabala, Abou Bakar Sissé et Hichem Miraoui mort pour avoir été pris pour s par cette haine.

Ces violences ne relèvent pas de fait isoler. Elles dessinent un climat qui menace la cohésion du pays et la sécurité de nos concitoyens. Nous ne pouvons ni nous y habituer ni les considérer comme une fatalité.

Et ce n'est qu'une fois toutes ces ces précautions posées, honnêteté et clarté, que nous pourrons combattre les menaces de terrorisme et de diffusion de l'idéologie islamisme à fait de force et efficacité. Faire preuve de force et d'efficacité, c'est d'abord donner aux services compétents des moyens suffisants, mais aussi adapter la prévention aux zones où les recruteurs sont les plus actifs, sensibiliser au risque d'embrigadement et développer des dispositifs de désengagement du djihadisme et de toutes les idéologies qui menacent notre démocratie. Il faut aussi soutenir davantage les élus, les agents publics, le tissu associatif et les acteurs locaux qui sont en première ligne pour prévenir le délitement social et bien sûr investir dans les services publics car les idéologies islamiques prospèrent d'autant plus facilement là où l'État recule et il n'est pas possible de fermer les yeux sur le fait que certains territoires sont littéralement abandonnés par la République.

La lutte contre le terrorisme passe également par une coopération internationale renforcée avec la Turquie, la Syrie, l'Irak, les pays du Maghreb, les Balkans, le Caucas notamment sur les vétérans du djihad, les réseaux financiers clandestins et le suivi des filières. Elle exige aussi une meilleure réponse pénale contre les recruteurs djihadistes et pour les personnes étrangères condamnées, l'expulsion doit pouvoir être envisagée. Enfin, la propagande en ligne doit être tarie par la diffusion d'informations fiables et par des interdictions effectives, sans oublier la prévention de l'embadement des plus jeunes par le renforcement de l'encadrement des mineurs, que ce soit dans les écoles ou dans les associations.

Tous les leviers doivent être activés mais dans le respect strict des libertés fondamentales, sans sacrifier le droit, sans créer des zones d'ombre judiciaire et sans glisser vers une société de surveillance généralisée. En guide de conclusion à ces propos liminaires, je dirais que notre pays a besoin d'apaisement, que cette discussion a besoin d'apaisement et en ce qui me concerne, je ne suis pas inquiète quant à un entrisme potentiel de l'idéologie islamiste ou encore terroriste au sein du mouvement des écologistes que j'ai l'honneur de présider depuis 2022. Ce qui m'inquiète en revanche, ce sont les amalgames qui blessent, les vécus que l'on nie et une menace réelle qui peut dans certains cas être instrumentalisée pour fragiliser les individus, leurs organisations et au bout du compte nos libertés collectives.

Car pour résumer, on parle d'une menace d'entrisme dont les contours sont particulièrement flus, qu'on peine à véritablement caractérisé. Et je suis très vigilante contre quant à l'usage d'une catégorie tellement extensible qu'elle peut aujourd'hui servir à disqualifier tout citoyen musulmans engagé dans la vie démocratique française, dans les partis, dans les associations, voir toute personne musulmane ou identifiée comme telle au sein de l'espace public de notre pays. Et si la menace d'entrisme reste floue, les mesures envisagées pour la combattre sont-elles très concrètes ? davantage de moyens pour les services de renseignement, de nouvelles possibilités d'incrimination pénale.

La faculté élargie de dissoudre des structures et de tarir leurs ressources par financement de financement. C'est cela qui me préoccupe profondément et c'est sur l'ensemble de ces éléments que j'espère pouvoir échanger aujourd'hui avec vous avec sérieux, rigueur et responsabilité. Merci madame pour ce ce proposinaire.

Euh tout d'abord pour revenir sur les propos que vous avez tenus en en mettant en doute l'honnêteté des travaux de notre commission, simplement pour indiquer que sur les références qui sont faites à la compatibilité entre l'islam et les valeurs républicaines, il s'agit en fait d'un sondage fait par le SVIPOF d'une étude qui a montré que cette compatibilité était je donna lieu à un clivage gauche- droite dans au niveau des réponses. pour la population qui se classe à gauche et cette compatibilité est plus affirmée alors qu'elle paraît plus difficile pour une population de droite. Donc encore une fois, c'est pas les Vous rendez compte des questions qu'on pose dans les sondages en France.

Voilà. Mais en fait, il y a il y a une liberté encore des instituts de sondage qu'il faut essayer de maintenir au maximum. Le deuxième point, quand vous parlez de vous citez ce que j'avais indiqué tout à l'heure dans mon propoliminaire que nous sommes dans un contexte marqué par l'extrême sensibilité de la population musulmane, c'est entre par entre guillemets, c'est cité du rapport du ministère de l'intérieur de mai dernier.

Là encore, c'est pas une pensée qui vient des membres de la commission d'enquête. Il s'agit d'un extrait d'un rapport officiel au ministère de l'intérieur. Par ailleurs sur l'audition de tous les partis, nous sommes dans un délai contraint. en en terme de commission d'enquête, nous n'avons pas eu d'a priori au départ pour dire nous allons entendre tel ou tel parti.

à à l'issue des auditions où on s'est rendu compte effectivement comme je vous l'ai dit aussi en introduction qu'il y avait un parti qui était le plus souvent cité c'est la France à souvise mais qu'il y avait également pour ceux qui ont assisté aux auditions les écologistes qu' qu'il était surtout et je voulais indiquer également au niveau local quand vous faites référence à nuances confusion je suis pas sûr que le texte terme d'islamophobie que vous revendiquez et qui est refusé notamment par tous les services de renseignement et et les services de l'État améliore la clarification parce que on voit bien que il y a peut-être l'amalgame qui vise à à ce que de dès qu'on parle d'islam on voit enfin derrière tout musulman un islamiste en puissance. C'est un premier amalgame mais il y a l'autre amalgame qui consiste à dire dès qu'on parle de l'islamisme on on ferait référence à tous les musulmans. Non, on peut parler d'islamisme en tant que tel et faire la distinction entre islam et islamisme.

Et je crois que le terme islamophobie rajoute à la confusion. Voilà. Donc, j'ai bien noté que c'est directement en lien avec les travaux de notre commission.

Il y a pas à votre sens d'entrisme dans votre partie et et d'act he je crois que c'est important. Euh mais la question que je souhaiterais aussi vous poser avant de laisser la parole au rapporteur, c'est est-ce que vous considérez qu'il y a aujourd'hui un entrisme islamiste ou des risques d'entrisme islamiste dans notre société ? Euh alors sur ce qui est de le le propos que je juge malheureux sur l'extrême sensibilité qui soit juste dans votre question dans un rapport ne change rien au fait que je crois qu'il faut être extrêmement prudent quand on parle de plusieurs millions de nos concitoyens qui forment une population diverse plurielle et qui n'a pas être caractérisée globalement pour une supposée extrême sensibilité. une commission voilà d'enquête pour moi et un rapport institutionnel encore plus un devoir d'exactitude et de neutralité et ça commence par la manière dont on désigne celles et ceux dont on parle pour ce qui est de l'islamophobie euh je me réfère à ce ce document qui a été produit par la commission des lois Sabrina Sbayba a été rapporteur de ce travail avec Ludovic Mandz qui est ensemble pour la République et Marietta Caralamani qui est socialiste.

Donc c'était un rapport transpartisant et qui rappelle bien oui que il y a enfin que que l'islamophobie est un mot qui qu'on ne doit pouvoir utiliser. J'entends parfois ici et là que c'est il y a un préjugé tenace qui attribue la partenité de ce mot au mola iranien qui en 1979 aurait ainsi espéré discréditer leurs opposants. Et le terme date en réalité de 1910 comme l'a rappelé l'historien Nicolas Lebourg.

Et il est utilisé par les institutions internationales, par exemple par l'ONU, par le Conseil de l'Europe ainsi que par les chercheurs en sciences sociales. Il est globalement admis dans le langage courant comme désignons non pas la critique autorisée d'une religion, je l'ai dit dans mon introduction, mais la peur, la haine, l'hostilité ou la violence envers les institutions en raison de leur appartenance réelle ou supposée à l'islam. Donc je veux bien que ce mot soit remis en question par cette commission d'enquête.

Je pense pas que c'était son objet, mais moi je revendique de l'utiliser et manifestement je ne suis pas la seule. Ensuite, vous m'aviez posé la question dans votre introduction du rapport sur les frères musulmans. Alors quand même préciser que ce rapport donc qui a été présenté dans un conseil de défense en mercredi 21 mai en dernier, il a été commandé par Gérald Darmanin il y a plus d'un an et ce rapport devait être classifié mais Bruno Retaillot a souhaité le rendre public.

Soit c'est son droit. Il a même fait puter, je trouve ça plus compliqué, des extraits dans le Figaro dès le dimanche 8 mai alors que la sortie était le mercredi 21 mai. On voit bien là le lien entre essayer d'objectiver les faits et faire de la politique avec.

Et pour moi, c'est compliqué de trader des sujets aussi sérieux de cette manière-là. Seul une partie, celle portant sur les services de sécurité n'a finalement pas été publiée. Je veux bien comprendre pourquoi.

Mais à la fin, ce rapport, il dit quoi ? Et ça répondra à votre question sur existe-il de l'entrisme islamiste ? En France, la France cont aujourd'hui entre 400 et 1000 frères musulmans.

Ça, c'est le rapport que vous vous citez à l'appu qui le dit, c'est-à-dire 0,001 % de la population française, même si le nombre reste difficile à établir. Ensuite, le budget de musulmans de France, donc c'est la branche française des frères musulmans, c'est 500000 € annuels et ça a baissé de moitié depuis 5 ans. Le rapport ressent 139 lieux de culte affiliés à des musulmans en France et 68 autres considérés comme proches de la mouvement de la mouvance frériste.

Soit au total seulement 7 % des mosqués puisqu'il y en a 12 2600 en tout. Le document estime que 10 % des lieux de culte ouverts de dans la période 2010-2020, il serait affilié ce qui correspond à un ensemble de 91000 fidèles, sachant qu'un fidèle peut fréquenter une mosquée sans adhérer à la mouvance comme le précise le rapport lui-même. Donc ça veut dire 0,01 % des 7,5 millions de musulmans en France.

Ensuite, il y a 4200 élèves sur 12 millions qui seraient scolarisés dans leur 22 21 d'établissement, 0,4 % des établissements et 127 clubs sportifs sur 360000, c'est-à-dire 0,04 % des clubs sportifs qui seraient liés à la confréie, ce qui rassemble en tout plus de 65000 adhérents. Sur la trentaine d'ONG considérés comme islamistes, 16 sont dirigés par des salafistes. Je mets entre guillemets, c'est les mots du rapport et c'est donc c'est un courant suniste concurrent marqué par une lecture littéraliste et rigoriste des textes mais le rapport en identifie seulement quatre relevant ou ayant relevé de la mouvance frériste.

Et donc voilà, le rapport pointe finalement un danger d'un islamisme municipal composite au plan idéologique mais très militant avec des effets croissants dans l'espace public et le jeu politique local. N'étant pas spécialiste, je me permets de citer le rapport pour répondre à votre question. Mais euh mais voilà, je crois aussi au pluralisme qu'on demande aux musulmans de cacher tous les signes de leur foi, qu'ils disparaissent même de l'espace public pour certains, moi je crois au puralisme, à une République qui respecte les croyances de chacun et c'est pas cette société de la suspicion permanente que je veux pour notre pays.

Je rajoute que ce qui est inquiétant aujourd'hui, c'est que c'est même plus les frères musulmans dont on parle en réalité. Tout ce qui est associé à la religion musulmane devient suspect. Une boucherie à l'al frairisme.

Une ados voilée sur un terrain de basket frérisme. Une Rome couvrante portée par l'influenceuse Lena situation à Cann frérisme. Un moment je pense que ça devient très compliqué de vivre ensemble comme ça.

Le le l'objet de notre commission d'enquête c'est l'islamisme, c'est pas le frèisme. Contrairement au rapport du ministère de l'intérieur qui lui portait vraiment sur les frères musulmans. Les chiffres que vous indiquez sont effectivement vous m'interrogez sur le rapport donné.

Voilà. Mais nous on est bien les travaux de notre commission d'enquête ne sont pas que sur le frérisme, le salafisme, le wabisme enfin et cetera. Euh et puis que quand vous indiquez que tout devient un frèisme, à ce moment-là, les chiffres seraient beaucoup plus importants que si vraiment c'est c'était le cas que les chiffres qui ont été donnés qui encore une fois correspondent au mode d'implantation des frères musulmans qui se fait par infiltration et par diffusion à partir d'un d'un noyau sélectionné.

Je vais laisser la parole à monsieur le rapporteur pour ces questions. Merci. Merci monsieur le président.

Votre micro pardon. Merci parce que pour le rapporteur Merci monsieur le président. Euh merci Marine Tondelier pour vos propos liminaires.

Merci d'avoir accepté aussi facilement cette audition hein. Vous avez pris contact avec les services de l'assemblée signe du respect que vous donnez à nos institutions. Alors j'aurais une première question.

Euh le rapport sur les frères musulmans évoque l'implantation de réseaux islamistes dans certains territoires de la République. Ces auteurs considèrent que les élus sont aujourd'hui en première ligne face à la montée de cette mouvance et affirment que le danger d'un islamisme municipal composite au plan idéologique mais très militant avec des effets croissants dans l'espace public et le jeu politique local apparaît bien réel. Que pensez-vous de ces affirmations alors que des polémiques ont pu ces dernières années affecter plusieurs mairies dirigées par votre parti ?

Quel regard portez-vous sur le cas du maire de Colombe dont la mairie a été perquisitionnée par la police il y a quelques jours pour des soupçons de favoritisme visant des associations islamistes après qu'il ait choisi d'ignorer les alertes du préfet des Haut de scène. Avez-vous échangé avec lui à ce sujet ? Merci monsieur rapporteur.

Madame Todavienne. Alors sur votre première question relative à au rapport des frères musulmans, je pense avoir été déjà très longue sur le sujet mais puisque vous voilà vous vous focalisez à la fin de votre question sur les l'affirmation comme quoi certains territoires seraient plus concernés que d'autres, j'ai envie de vous dire évidemment et en réalité moi dans ce rapport je n'apprends rien. Enfin ce qui est écrit dans ce rapport était dans les rapports précédents.

Il y a pas de voilà de de scoop spécifique qui qui aurait été dans ce rapport. Voilà le le fameux entrisme massif serait incarné par 400 personnes. Est-ce qu'on est en train de dire que 400 individus suffiraient à islamiser la société française et à renverser la République ?

Franchement, c'est pas crédible. Notre République est, j'espère et bien plus solide que ça. Et voilà.

Moi, je ne crois pas au mythes du grand complot musulman pour prendre le pouvoir, mais qu'il y a qu'il y ait certains territoires sur lesquels ce sera ce soit difficile, c'est certain. Je voulais indiquer dans mon introduction, je pense que si on voulait y remédier vraiment, faudrait peut-être commencer par faire en sorte que les services publics ne disparaissent pas de voilà de de ces territoires et et je je maintiens cette affirmation. Ensuite, pour ce qui est euh vous m'interrogez gentiment sur les mairies écologie, je pense que vous faites référence pour commencer à Strasbourg où je rappelle déjà le Concorda est en vigueur.

Donc c'est un cas un peu particulier mais il y avait une affaire qui m'avait paru totalement injuste et donc je vais en profiter pour pouvoir expliquer ce qui s'est passé. On est en 2021 et le conseil municipal de Strasbourg donc vote le principe d'une subvention de 2,5 millions d'euros en faveur de la construction de la mosquée et sultan. Alors, je précise donc voilà, c'est c'est lié au fait qu'il y a le Concordat euh à voilà à Strasbourg, en Alsace et donc que le voilà le les cultes peuvent obtenir des subventions publiques notamment pour la construction d'un édifice religieux à peu près 10 % du coût total des chantiers d'édifices religieux.

Donc le conseil municipal vote la construction de la mosquée et Youud Sultane dans le quartier de la Mo. Et dans la nuit qui suit, Gérald Armadin dénonce cette décision dans un tweet et donc je vous lis ce tweet. La mairie verte de Strasbourg finance une mosquée soutenue par une fédération qui a refusé de signer la charte des principes de l'islam en France et qui défend un islam politique.

Ça c'est les accusations du ministre du ministre qui à l'époque est ministre de l'intérieur et il ajoute vivement que tout le monde ouvre les yeux et que la loi séparatisme soit bientôt votée et promulguée. Vous pouvez pas m'empêcher de penser que ce tweet a une visiée très politique puisqu'en fait il se sert de cette argumentation pour donner un argument au vote de sa loi séparatisme. Mais ce qui me choque énormément dans cette affaire, c'est que le ministre de l'intérieur se réveille le lendemain pour interpeller et dénoncer et stigmatiser publiquement la maire de Strasbourg publiquement alors que le devoir d'un ministre de l'intérieur, s'il a des éléments de nature, voilà, à à devoir changer des votes ou retirer des des votes de subvention du conseil municipal, bah dans une société qui démocratiquement va bien, on appelle les services, on appelle la maire et la maire pour le coup, on en avait discuté ensemble m'avait clairement dit que jamais jamais on ne lui avait donné une quelconque alerte sur cette association là.

Et c'est pour ça que je vous dis à ce micro et très tranquillement que on a parfois la sensation que je dis pas l'État mais je veux dire certains ministres cherchent à piéger les élus locaux, à régler des comptes, à faire de la politique politicienne avec des institutions, ce qui me paraît très grave et particulièrement quand on est ministre de l'intérieur. Et donc voilà, je je le dis vraiment clairement, ni le ministère ni la préfecture n'avait alerté la maire. Et finalement, pour information, les dirigeants de la mosquée ont retiré leur demande de subvention et les porteurs du projet euh voilà, c'est c'est une citation officielle, les porteurs du projet ont constaté le besoin de consolider leur plan de financement et ont retiré le 15 avril leur demande de subvention.

Voilà ce qu'il en est. Ensuite, pour ce qui est de Colombe, j'ai oui échangé avec le maire parce que c'est une information à ma connaissance, le temps passe vite, mais je crois que ça date de la semaine dernière ces articles de presse que j'ai lu. Et donc dans ces cas-là évidemment que j'appelle les les élus concernés, j'ai pris des notes que je ne retrouve plus dans ma fultitude de notes vu toutes les questions que vous nous aviez envoyé.

Hop, ça doit être dans celle-ci. Enfin, peu importe. En tout cas, moi ce enfin il avait pas grand-chose à déclarer publiquement et donc moi non plus puisque c'est une affaire qui est en cours et donc dans ces cas là c'est quand même compliqué de voilà de la commission d'enquête se substitue pas à la justice.

Je retrouve mes notes à l'instant. Effectivement voilà on en a parlé et donc il me disait les choses très clairement. Je vous j'ai pris en note pour pouvoir vous donner exactement ces mots dans l'enquête.

Soit ils trouveront quelque chose et on prendra nos dispositions et on se portera même partie civile. Donc il y a aucune ambigué sur ce sujet, soit il ne trouve rien et au moins les choses seront claires. Et il ajoute "Nous croyons à la justice dès l'instant où elle est rigoureuse et je m'associe pleinement à ses propos." Voilà.

Merci. Vous vous soulevez un problème de des relations entre Prf et MR qu'on a entendu à plusieurs reprises d'ailleurs dans le dans le cadre de nos auditions où il y aura sûrement des propositions à ce niveau-là pour améliorer la communication. Monsieur le rapporteur, votre micro s'il vous plaît.

Merci. Donc dans une enquête sur les accusations d'entrisme islamiste concernant les écologistes publiés en août 2025, deux journalistes du point affirment que soucieux de gagner des voix, je cite "Soucieux de gagner des voix dans les classes populaires, le parti des écologistes s'est engagé dans une dérive communautariste, faisons d'ailleurs état de dissension à ce sujet au sein de votre parti. Je crois que vous avez transmis à ce magazine un droit de réponse à cet article.

Pourriez-vous nous faire part de vos appréciations ? Perdu. Euh alors donc tout d'abord ce droit de réponse.

Commencez par vous dire que le point dont l'article relève plus du torchon que de l'article, je le dis, cet article est inadmissible. Il a meurtri beaucoup d'adhérents de notre pays. On a longuement débattu de nos instances internes.

Non pas pour dire "Mon dieu, regardez ce qui est écrit. sortons tous de ce mouvement, c'est horrible ce que nous faisons. Mais parce que les militants étaient scandalisés de la manière dont dont nous parlions de certains d'entre nous que nous nous connaissons depuis longtemps, hein, certains adhérents depuis 2002, depuis bien avant que moi-même je devienne adhérente de ce parti en 2009.

Des figures politiques qui mettent beaucoup d'énergie dans la vie politique, qui sont au-delà de tout soupçon. Comme la maire de Strasbourg, on vient d'en parler, comme la présidente du groupe à la mairie de Paris, je vais je vais en parler aussi. Et donc, on a fait on était vraiment meurtri, très choqué.

On en a fait un très long droit de réponse que le point a refusé de publier alors que beaucoup de propos tenus dans ce cet article relevé, je le dis, du pénal. Alirani notamment militant de Roubé depuis 2002 à porté plainte. On verra ce que cela donne, mais c'est pas acceptable de faire du journalisme comme ça.

Moi, je suis vraiment pour le respect du droit des journalistes, mais je suis pour que les journalistes respectent aussi leur déontologie professionnelle. Une fois que je vous ai dit ça, je peux du coup vous donner un peu le contenu de ce droit de réponse. Il faisait 10 pages, hein, donc je vais pas tout vous faire mais euh attendez, je cherche là aussi parce que j'avais recopié.

Voilà. Euh donc il y avait notamment par exemple ce cas donc en novembre 2020 au conseil de Paris de euh de voilà des d'écologistes parisien qui euh dit l'article du point s'oppose à Annie Dalgo qui veut donner le nom de Samuel Pati à une rue de la capitale. Donc la il mettent entre parenthèses la présidente du groupe ELV Fatou Mata Coné invoque des raisons techniques.

Bon ça c'est l'article du point comme si on cherchait des prétextes techniques pour dire ou là là une russe une rune ou une place Samuel Patti on veut pas la voter. Évidemment que tous les écologistes avaient l'intention de voter cette cette dénomination Samuel Patti. Ça ne fait pas l'ombre d'un doute et je peux vous dire que j'ai pu le vérifier moi-même.

Nous sommes en novembre 2020 si vous vous rappelez bien en période de Covid et donc les instances dans les différentes assemblées délivérantes reprennent mais reprennent de manière un peu spécifique à distance avec des votes électroniques des visos. Enfin tout ça est assez compliqué. Et sur ce vote précis, vous pouvez vérifier, il y a pas de problème.

Vous pouvez même convoquer àelgo, il y a un dysfonctionnement majeur du système de vote. Et donc dans tous les groupes du conseil de Paris, des gens qui ont voté pour sont comptabilisés contre. Et je dis vice vera, j'en sais rien, je parlais dans le détail mais ce qui est sûr c'est que tous les écologistes voulaient voter pour.

Il y avait la sensation d'avoir voté pour. Mais ce n'est pas ce que donne le relevé. Il y a eu des évidemment un rectificatif fait ensuite mais vous voyez à quel point c'est manonette de d'accuser notre présidente de groupe comme par hasard Fatou Matakoné peut-être n'aurait pas pas n'aurait-elle pas eu les mêmes accusations si elle ne s'était pas appelée ainsi et c'est je vais vous dire une certaine Rachida Dati qui lui a dit également qu'elle savait ce que ça faisait d'être visé pour son nom et son prénom et donc voilà ce ce moment dans l'article du point est profondément mensagé et s'ils avaient pris la peine de nous poser la question on aurait pu leur expliquer plutôt qu'ils expliquent des anneries et donc voilà il sur le fond l'article repose sur aucune preuve, je vais pas vous faire tous les faits mais je vous donner un exemple aucun fait établi, rien qui tienne devant une commission d'enquête en tout cas et encore moins devant un tribunal et la dérive communautariste entre guillemets qu'on nous prête pure fabrication l'entrisme islamiste que certains veulent nous coller de la même mot soyons sérieux si le moindre élément tangible problématique existait cette commission l'aurait déjà sur sa table et ça n'est pas le cas tout simplement parce qu'il n'en est rien Merci madame.

Je précise juste quand même que pour adhérer chez les verts, il faut signer la charte des ver mondiaux. Je vais vous lire un petit extrait de la charte des verrs mondiaux pour que vous voyez qu'à mon avis les islamistes seraient ravis de la signer. La charte des verts mondiaux précis donc la reconnaissance et le respect des minorités sexuelles, l'égalité entre les femmes et les hommes dans toutes les sphères de la vie sociale, économique, politique et culturelle.

C'est un échantillon. Je pourrais aussi vous lire les passages sur la non violence et cetera. Vous verrez que nos valeurs sont bien loin de celles que défendent les islamistes.

H Merci monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Merci madame Tondolier pour votre réponse.

Le département du Nord a fait l'objet de nombreuses alertes concernant des personnalités proches de mouvement islamistes à Roubé. Monsieur Ali Rani, présenté comme proche de Tarik Ramadan et de l'imam Hassan Ikusen, avait été investi par les verres aux élections cantonales de 2021. Après, semble-t-il, avoir été jugé trop ambigueux sur la laïcité par le groupe insoumis local.

Aviez-vous eu connaissance de ce cas, même si c'était préalable à votre prise de fonction ? Et qu'en pensez-vous ? Le parti les écologistes a-t-il pu constater des cas d'entrisme en son sein ?

Et si oui, a-t-il mise en œuvre des mécanismes pour les prévenir ? Bon, c'est assez stupéfiant. Donc, à l'Iranie, oui, je le connais depuis 2009.

Je pense que c'est l'un des premiers militants que j'ai rencontré quand j'ai adhéré chez les Vers. Pourquoi ? parce que j'ai adhéré enf j'ai pas adhéré pour ça mais il se trouve que quelques semaines après mon adhésion mon maire de gauche ainom a été mis en prison pour 18 chef d'inculpation et que nous avons une élection partielle que potentiellement Marine Le Pen ou Steve Brivois ils ont fait plus je sais plus qui était un qui était deux que ça a changé entre 2008 et 2009 je ne sais plus dans quel sens en tout cas l'extrême droite pouvait l'emporter en 2009 été 2009 et donc il y a beaucoup de voilà de de copains militants qui se déplacent et je je enfin le groupe de Rubé se mobilise énorm énormément parce que bah ils disent bah nous on habite à Roubé, ça nous fait très peur ce qui se passe à Hin et donc on est à vos côtés.

Je rencontre un lit comme ça que j'ai croisé dans ma vie militante en permanence depuis avec qui je n'ai jamais eu de problème qui a fait l'objet de beaucoup de diffamation notamment dans l'article du point j'en parlais justement avant que vous posiez la question et qui a porté plainte pour cela. Donc je vous propose que comme ça a été le cas pour le lycée Avroest dans le Nord, comme ça a été le cas pour euh Pastel FM, la radio au sein de laquelle Ali intervient parfois, tous les procès ont toujours été gagnés. Donc encore une fois, on peut pas procéder par insinuation.

Soit on a des faits, la justice fait son travail, soit il y en a pas et on laisse les gens tranquilles. Et puis vous voyez, c'est quand même assez stupéfiant aussi ces ces allers-retours. C'estàd que on parle d'entrisme, après on parle de séparatisme, bientôt on va nous parler d'entredeutisme comme ça ceux qui sont n dans le séparatisme auront aussi des problèmes.

Enfin, il y a un moment où j'ai du mal à voir la cohérence entre toutes ces accusations. Et alors, je constate que le groupe insoumis local avait des griefs d'entrisme contre l'Iranie. Donc je j'imagine ce sera porté à leur défense dans les prochaines auditions.

Juste pour pour clarifier effectivement les termes. C'est important quand même dans le casadre de nos nos travaux. On distingue quand je dis on c'est prenons impersonnel.

Donc je vais c'est surtout le le gouvernement, les services de renseignement distingue trois phases qui ont été d'abord la phase des attentats qui se traduit par le menace et puis des actes terroristes et djihadistes. Puis ensuite le séparatisme qui a donné lieu à la loi se confortant les respects des principes de la République séparatisme c'est-à-dire la volonté de certaines communautés de de se mettre en dehors de de de la société et de la République. Et actuellement, on est sur une troisème phase qui correspond à à de l'entrisme qui concerne effectivement la volonté d'infiltré par des structures sociales ou économiques la société en vue d'une réislamisation.

Voilà les les les comment les étapes sur lesquelles nous travaillons qui font consensus non pas sur l'ensemble du champ politique, j'entends bien mais en tout cas au niveau des services de l'État qui travaillent sur ces sujets. Monsieur le rapporteur, si je peux juste ajouter du coup sur à l'Iranie enfin par rapport à ce que vous dites encore une fois il adhérent, je vérifierai la date, je vous la transmettrai, mais en tout cas bien avant moi, je crois qu'il adhérant depuis 2002. Donc bon, on parle d'entrise comme un fait nouveau en politique, ça aurait été vraiment très très prémédité.

Ensuite, moi je vous lis avec j'ai eu des désaccords politiques. Parfois, il y a des fois on n' pas été d'accord. Il y a des fois où il y a eu des mais comme dans tout mouvement politique sain où la démocratie existe, des fois on n pas été d'accord.

Par contre comme vous me dites, le groupe la France insoumise locale a dit que je sais pas quoi en 2021, enfin faut quand même savoir et vous faites de la politique, vous le savez que dans la politique locale, les choses sont parfois très compliquées et que des groupes vont être en friction qu'en concurrence. C'était le cas au départemental de 2021 dans quasiment tout le département du nord. Et donc des accusations comme c'est souvent le cas voilà à Roubé et je cis troubé parce que à l'Iranie il se trouvait de Roubé mais c'est le cas il y a des groupes locaux des des villes des vies municipales.

Je suis bien placé moi mon mère a été mis en prison pour 18 d'inculpation. Voilà c'est comme ça. C'est la vie politique locale qui est la mienne et je fais avec.

Et donc il y a des endroits où vous tombez au milieu de panier de crabe où tous les coûts sont permis et surtout les coups bas. Voilà. Monsieur le rapporteur.

Merci. En octobre 2023, suite à un rassemblement durant lequel des manifestations avaient scandé Allah Akbar, vous avez déclaré, je vous cite, "Je rêve d'un monde où je pourrais manifester pour le peuple palestinien, le peuple israélien et pour la paix sans être amalgamé à des gens qui crient Allahuak Akbar", place de la République hier, ce qui est débile et choquant. Suite à une polémique, les jeunes écologistes ayant notamment critiqué publiquement votre position, vous êtes revenu sur votre déclaration en indiquant la regretter et en présentant vos excuses.

Pourquoi être venu sur vos propos ? Quel regard portez-vous par ailleurs, sur des élus qui s'affichent au côté d'individus comme Elias Himzalen, de perspective musulmane, condamné pour apologie du terrorisme ou Omar Alfoui d'urgence Palestine ? Ces élus ne vous semblent-ils pas cautionner des dérives et contribuer à amalgamer la défense d'une juste cause avec la défense de l'islamisme ?

Pour l'instant, nous sommes dans le bilingo de toutes les questions que j'avais prévu et donc je vais vous répondre très sereinement sur les propos concernant Allah wakbar. Oui, les jeunes écolons ont pris position publiquement contre moi, ils ont eu raison. Et euh Sabrina, pour être tout à fait [rires] tout à fait en transparence devant vous, Sabrina Sbah, je pense tu es la première à m'avoir dit en sortant de l'émission euh "Tu as fait, tu as dit une connerie, tu étais très fâché, je me rappelle, on en a beaucoup discuté et euh j'ai je me suis pas excusée parce que j'étais victime, je sais pas quoi de pression interne.

Je me suis excusé parce que j'avais dit une connerie aussi simplement que ça. Et je vais vous expliquer pourquoi j'avais dit une connerie. On est à l'époque, donc moi je suis devenue secrétaire national des écolos en décembre 2022.

On est à l'époque quatre salariés. On bosse à peu près 90 he par semaine parce qu'en plus on a des salariés au 32h. Donc le vendredi, le lundi, tout le monde est pas là.

Enfin c'est je sais même pas comment on a fait. On prévoit de changer tout notre partie, les statuts, le nom, le logo et on fait ça vraiment à marche forcée pendant des mois, des mois, des mois. Je ne fais que ça.

Et on a une grande convention de lancement de mémoire. La date, vous vérifier, c'est le 13 octobre 2023. Donc c'est la grande convention où on a que les les les militants votent dans la nuit, on a les résultats, ça y est, on change de nom, de logo, de de statut, on lance tout ça et et c'est voilà.

Sauf qu'entre-temps, il y a eu le 7 octobre. Donc, on a eu des mois, des mois pour préparer une grande fête de l'écologie qui, vous imaginez bien, euh quelques jours après 7 octobre prend une dimension très particulière, plus euh la convention est le samedi et le vendredi, euh il y a ce drame avec Dominique Bernard, cet attentat terroriste à Aras. Moi, il se trouve que je suis du Pas de calé.

Enfin, tout le monde arrive très perturbé. On dit "Est-ce qu'on maintient ? parce que c'est un moment qui est qui est mais comme pour tout le pays dans chacun avait prévu de faire des choses, des mariages, des fêtes de tout est un peu bizarre quoi, très très lourd, très pesant et puis au lieu d'être dans le recueillement, ce que moi spontanément j'ai j'ai envie de faire dans ces moments-là, rapidement on est dans la vective collective et moi je le dis en tant que femme politique, je je je suis solide sur mes valeurs et j'aime bien pouvoir adresser les sujets vraiment pas en commentant je sais pas qui a dit je sais pas quoi.

Et donc on avait prévu plein de médias qui demandaient des interviews depuis longtemps disant bah quand on il y aura le nouveau mouvement, on avait prévu pour parler du nouveau mouvement plein de médias et je me retrouve tous les jours sur cet à vous sur là en l'occurrence c'est sur France info l'émission de Gill Borstein qui dure 1 heure. Je fais des émissions d'une heure tous les jours où je devais parler des vers, du renouveau des verres où je ne parle que du conflit israélo-palestinien mais c'est pas grave, c'est un sujet qui est éminemment important. euh dire que les euh attaques étaient terroristes euh sans problème.

Dire que euh à l'époque que Israël se se prépare une incursion terrestre à Gaza et qu'on en est très inquiet. Euh voilà, je me rappelle, on me dit "Ah bah c'est antisémite de dire ça, monsieur Bancham bah pas du tout." Enfin euh ah bah si c'est la position de la FI, bah non, c'est la position de l'ONU.

Enfin bref, tout ça c'est c'était le débat public. J'en voulais beaucoup à certains qui l'avaient un peu échauffé parce que du coup le débat public était d'un niveau déplorable et on ne parlait plus ni des victimes des attentats ni des Palestiniens qui craignaient pour leur vie et la suite a donné raison aussi à ça mais parce que en fait on ne parlait que de commentaires, de tweets, de trucs, de réponses, enfin c'était insupportable. Et cette émission pendant 1 heure, c'est ça.

Et à la fin, on me dit "Madame euh on va vous montrer il y avait une manifestation aujourd'hui, est-ce que vous y étiez Bah non, je précise en plus que j'étais tellement fatiguée que j'avais demandé plusieurs fois annuler cette émission parce que c'était le dernier jour avant les vacances et j'avais dit je suis je suis pas en état, j'arrive plus à tout suivre des émissions comme ça, faut les préparer. Et on avait pas dormi quasiment depuis de enfin depuis de nombreux jours, j'étais pas en état quoi. Et alors que l'équipe le sait, puisque je j'avais essayé d'annuler, ils m'ont crié dessus, personne n a jamais fait ça.

Ils m'ont appuyé sur ma culpabilité, toute l'équipe est dans la merde. Ils ont préparé plusieurs jours, donc je finis par maintenir. Ils savent que j'ai pas eu le temps de préparer comme d'habitude.

Et ils me disent, on va vous montrer une image qui est arrivé ce matin, ou l'avait, je sais plus. Euh on va pas vous mettre le son et on va vous expliquer. Donc je vois une image de manifestation, je n'ai pas le son et monsieur Blein me dit à la fin de cette manifestation des gens ont crié Allah Akbar Allah Akbar.

Qu'en pensez-vous ? Je fais vous pouvez regarder la la réponse une un tunnel de 5 minutes en disant parce que vous vous me posez la question aussi sur Omaral soumis sur j'ai manifesté avec je sais pas qui, je sais pas quoi, je sais pas comment. Ce que j'explique dans mon ma longue digression, c'est que et je réponds comme ça à votre deuxième partie de question, je rêve oui d'un monde on pu manifester pour des caches justes qui devraient finalement surclasser tout le reste sans être toujours ramené à des polémiques.

Et la raison pour laquelle en me disputant aussi avec certains à gauche ou même dans mon mouvement qui avaient pas trop compris, j'étais allé à la manifestation contre l'antisémitisme organisé par Y Bron Pivé et par Gérard sur des des mots d'ordre que franchement j'aurais pas tous écrit comme ça sur avec la participation de Marine Le Pen qui avait posé un cas de conscience à plein de personnes et moi j'avais en tant que secrétaire national défendu que que l'antisémitisme est un sujet trop grave pour qu'on tergiverse ergote se trouve des prétextes pour ne pas y aller. à titre personnel, j'y étais allé mais aussi en engageant mon mouvement. Bon euh j'avais dit à la fin de cette manifestation que j'aurais aimé que euh de la même manière quand on manifeste pour euh le droit international, le droit humain, le droit humanitaire à Gaza, on soit capable d'avoir des grandes marches comme il y a eu d'ailleurs à Amsterdam, à New York, à Londres, des marches des des marées humaines pour défendre le droit les droits élémentaires des Palestiniens sans même aller plus loin que ça.

Et donc ça n'a jamais existé en France pour plein de raisons. Je vais pas vous faire tout le débat sur la répression des manifestations sur comment ça s'est fait, mais ça n'a pas ça ne s'est jamais fait en France. Et je oui, je revendique d'être all à ces manifestations aussi, parfois même sur notre propre mot d'ordre quand le le mot d'ordre exact on était pas entièr d'un cor, on faisait notre propre mot d'ordre et nous y allions parce que c'est là qui était notre place et j'aurais aimé que d'autres partis politiques fassent de même.

Donc vous voyez, j'explique tout ça sur cette chaîne télé et à la fin il me dit non mais Allah Akbar, il me redisit Allah Akbar, il criait Allah Akbar, qu'en pensez-vous ? Et donc je finis par dire bah écoutez, je sais pas, c'était débile, j'ai l'impression de voyez, il me pousse tellement dans mes retranchements, il dit il criait à Allah Akbar comme si c'était le slogan de toute la manif. Et donc je dis bah oui c'était débile la phrase que vous avez cité et mais je le dis vraiment acculé et en disant Marine enfin tu dis ça pour qu'il te lâche tu es usé mais c'est pas ça qu'il fallait dire et en sortant je suis sur une moto taxi ça m'arrive très rarement mais pour le coup cette fois-ci j'étais très pressée parce que je j'emmenais mon fils en vacances et il fallait pas que je rate le train et je descends de la moto taxi j'avais des messages de Sabrina Jccol de tout le monde en disant Marineas tuas tu as craqué à la fin l'interview était nickel mais là à la fin ça va pas du tout tu vas te faire accuser évidemment mes meilleurs amis y compris à gauche font monter monter monter la vidéo pour que tout le monde ne voit que ça et c'est un moment je suis mortifiée parce que je déteste ça à m'arrive comme à tout politique de de faire des erreurs.

Sauf que moi je pense que je suis une des seules à les reconnaître tout le temps, à m'excuser parce que je déteste provoquer de la haine, de l'humiliation, de de du chagrin, de de ou même de la honte ou voilà. Enfin, je j'étais j'étais vraiment pas fière de ce que j'avais fait et je l'ai déploré et j'en suis mortifie encore aujourd'hui. Euh donc voilà et donc j'ai regretté parce qu'en fait Allah Akbar c'est je moi je ne suis pas de confession musulmane.

Je connais mal ce culte et il se trouve que le le mot a pas été crié à tort et travers toute la manife. C'était des expressions à la fin d'une minute de silence comme ça se fait traditionnellement pour chacun. Et en réalité ça ne ça je comprends que ça ait pu heurter certains qui aient vu ça en disant mais pourquoi ils disent ça dans dans mon imaginaire ça veut dire autre chose.

Mais dans les faits les personnes qui ont dit ça à la fin d'une minute de silence n'ont rien fait de mal et je le maintiens. Voilà. Merci monsieur le rapporteur.

Alors madame Tondelier, vous avez invité le le rappeur Médine aux journées d'été de votre partie en septembre 2023. Celui-ci s'était illustré par l'utilisation de sémantique islamistes dans son œuvre et par des attitudes polémiques que je rappelle. D'abord les termes de sa chanson donte laïque crucifions les laïars comme à Golgotha ou je mets des fatois sur la tête des cons.

Ensuite, il s'est aussi illustré par plusieurs photos douteuses sur des comptes militants. Exemple photo d'un t-shirt djihad. Enfin, je rappelle tweet utilisant un jeu de mot perçu comme un sous-entendu antisémite à l'endroit de la juris Rachel Kh où il avait écrit Rescanp.

Vous avez confirmé son invitation d'ailleurs 15 jours après ce tweet. Ces journées d'été constituent un événement politique et non culturel. Quel message politique entendez-vous apporter à vos militants et sympathisants en mettant en avant un tel artiste ?

Alors, je précise que je ne suis ni l'avocate ni la porte-parole de Médine dont j'avais pour le coup jamais écouté la musique avant de l'inviter au journal été. Je vais vous expliquer comment ça se passe. Je l'ai écouté depuis parce qu'alors du coup, j'ai eu tellement de questions à répondre que je l'ai écouté.

Je vous mets au défi pour une grosse majorité des rappeurs d'aller écouter au mot par mot les textes et d'en faire l'exégèse et l'analyse de textes. Voilà, c'est un art, on n'est pas là pour avoir une discussion culture mais vous savez très bien pourquoi je dis ça là. Ensuite donc nous allons journé au Havre.

Il y a il y a un appel à candidature, c'est la ville du Havre qui postule. Et donc dans ces cas-là, on regarde un peu qui sont les personnalités locales qu'on pourrait inviter. Et je me rappelle d'une réunion du bureau exécutif.

Donc on est en euh c'était Ouais. c'était en 2020 3 été 2023. Exact.

Donc c'est notre première journée d'été dans la nouvelle mandature avec la nouvelle équipe et euh la personne qui s'occupe des journées d'été, ce n'est pas moi, propose deux personnalités locales à inviter en disant "Je vous préviens, on n'est pas d'accord avec ces personnes, mais on est dans leur ville et les locaux disent bah c'est eux un peu les emblèmes de la ville, faut les inviter à débattre." Donc le premier c'est Édouard Philippe où on dit il faut faire un grand débat avec lui, ça va parler terminal méannier, nucléaire et cetera. On sera pas d'accord.

On peut pas me dire que je suis d'accord politiquement avec Édouard Philippe, mais voilà, on l'invite. Et il y a le rappeur Medine, voilà, qui est qui est l'artiste local qui qui est très aimé au Havre et cetera. Je précise d'ailleurs que quelques semaines plus tard, juste après les journalitetés, d'ailleurs, vous savez Emmanuel Macron avait organisé des rencontres de Saint-Denis, vous rappelez, il avait convié tous les chefs de parti.

C'était, je l'avais appris depuis le Haf, donc c'était vraiment la semaine d'après et que après un été entier de polémique, des semaines et des semaines de polémique des semaine alors que j'entends des choses très choquantes tous les jours dans le débat politique qui sont oubliées en 2h et dont personne ne s'excuse jamais. Après de semaines de débat, Philippe vient voir en disant alors du coup tu as rencontré Médine, il est sympa hein et je regarde mais tu te fous de moi ? Il me fait ah non mais moi je l'ai déjà reçu en mairie plusieurs fois, je trouve très sympa il est vraiment très sympa. il nous aide sur plein de trucs et je dis "Ben ça vous est pas venu à l'esprit de d'intervenir dans le débat pour juste dire ça ?" Il m'a dit "Ah c'était votre truc ?" Enfin, je je veux montrer aussi toute l'hypocrisie qu'il y a autour de de ces sujets.

Euh et donc oui, il y a eu un énorme débat et surtout le fait qu' enfin sur les réseaux sociaux avec les codes qui sont ceux des réseaux sociaux dont je pense qu'on devrait parfois plus s'éloigner, il surréagit à un propos de Rachel Kh en disant "Reste campé, ce qui est inadmissible et moi je me rappelle immédiatement l'appeler en disant mais qu'est-ce que tu viens de tweeter ?" et me dit "Bah ouais mais rescap ça ve alors déjà il y a plein de jeux de mots avec la famille Cann que sa famille il se surnommait entre eux la famille Cann Cannapé euh Mexiican food dit sa femme quand elle euh quand elle partage une recette de guacom". Enfin bref, je savais pas qu'il faisait des jeux de mot avec Cannon, je comprenais rien et je dis "Mais tu te rends compte rescap, c'est pas possible ?" Et il me répond "Bah oui, mais il y a plusieurs sens au mot".

Et je lui dis "Bah oui, mais il y a un sens qui emporte tous les autres. Tu peux pas dire ça, c'est pas possible." Alors peut-être que dans les codes du rap, c'est pas les mêmes degrés d'acceptation, mais il se trouve que là, tu as tué un événement politique et donc évidemment que c'est les règles politiques qui s'applique à ta présence et tu es maintenant jugé selon les critères du débat politique.

Euh et donc il s'excuse, ce qu'il a aussi euh j'ai des commentaires que j'ai vu derrière est assez rare pour un rappeur et certains lui ont beaucoup reproché de cette excusant "Tu devrais pas t'excuser." Il l'a fait. Euh je pense que ça lui voilà ça ça a lui a été reproché et euh et je me rappelle d'avoir une discussion où il me dit ben j'étais parce qu'il était aussi accusé d'avoir tenu un propos homophobe en 2015 et il me dit bah tu vois sur l'homophobie moi j'ai il me dit j'ai grandi dans voilà dans avec des codes où j'ai pas été déconstruit comme vous.

J'ai dans dans l'univers qui était le mien c'est pas des choses qu'on m'a prise. Et donc il dit bah sur le sur le l'homophobie je me suis déconstruit. et il me dit sur sur l'antisémitisme, je dois me déconstruire aussi puisque là maintenant que tu m'expliques, OK, mais c'est vrai que quand je l'écris, alors après encore une fois, je ne suis ni son avocate ni sa porte-parole donc voilà.

Mais c'est ça qu'il me dit à l'époque. J'en discute y compris avec la première ministre, avec le CRIF, avec la LICRA, enfin on a plein de de discussions et euh je me rappelle à plusieurs grands responsables associatifs de ce pays que que je nommerai pas pour pas les mettre en difficulté, mais des des personnes qui s'occupent vraiment de l'antisémitisme. Je leur dis en fait l'antisémitisme aujourd'hui, il est partout, on a du mal à le combattre.

Nous aussi, on on était encore ce midi chez les verrs en formation sur le sujet puisqu'on a fait une formation de lutte contre l'antisémitisme à tous nos candidats au municipal. C'était il se trouve que c'était ce midi et on en a plusieurs de prévu pour pour vraiment voilà, sachant que l'antisémitisme comme toutes les formes de racisme sont très diffus dans la société, il faut former tout le monde tout le temps. Voilà, donc nous on le fait et mais je dis au responsable associatif avec qui je discute en fait nous on fait quoi ?

On fait comme vous, on fait des tribunes, on fait des tractes, on fait des colloques. Alors ça touche des personnes mais ça touche pas toute la société. Et donc du coup comme Medine avait l'air de s'amander de enfin il m'avait expliqué toute l'histoire et de et il avait l'air pris à s'amander, je me suis dit peut-être que j'ai eu tort, j'en sais rien.

Mais je me suis dit si il fait ce canapé qu'on avait prévu qui était pas un truc pour lui servir à soupe qui était un échange très franc, vous pourrez garder. D'ailleurs, je pense que tout l'échange était était nickel, qu'on soit d'accord ou pas avec ce qui est dit. Je me suis dit si lui il reconnaît publiquement avoir dit une erreur que que c'est pas OK de faire ça, que l'antisémitisme est un problème, bah alors on aura touché euh des personnes qu'on touche pas par des campagnes de tracte ou euh par des tribunes dans dans la dans la presse nationale.

Donc euh donc voilà, ça a provoqué un débat dans mon mouvement mais dans les deux sens, c'estàd qu'il y avait des personnes qui disaient franchement euh ne nous laissons pas voilà enfin c'est c'est un invité, on n pas dit qu'on était d'accord avec lui. Ce truc est aussi utilisé pour nous nuire. d'autres qui étaient choqués.

Il y a eu des expressions aussi dans la presse et moi de toute façon à partir du moment où on était là, c'était pas spécifiquement ma décision mais c'était à moi de l'assumer. C'est ce que j'ai fait et ça n'a pas été tout à fait simple. Oui.

Merci madameier. Monsieur le rapporteur. Merci.

Il y a quelques jours à Saint-Toin, votre candidate Sabrina Decanton a dû renoncer à sa candidature après qu'on lui ait expliquer en interne que finalement une candidate homosexuelle serait mal acceptée dans certains quartiers populaires de la ville. Considérez-vous que ces pressions relèvent de l'influence de normes sociales conservatrices liées à des courants islamistes présents dans ces territoires ? Et comment expliquez-vous que votre parti tout en affich un engagement en faveur des minorités notamment sexuelles, n'ait pas été en mesure de protéger sa candidate face à ces pressions qui sont en totale contradiction avec les valeurs de la République que vous entendez que nous entendons défendre.

Alors sur cette affaire déjà vous dire que ma réaction publique a été immédiate sans appel et c'est tout à fait normal. Elle me cause d'ailleurs quelques réactions houleuses, mais c'est comme ça et je ne regrette rien. Je trouve que j'ai eu la seule réaction qu'il fallait avoir.

J'ai été mise au courant de ces ces agissements présumés puisqu'il y a une procédure qui est en cours et chez nous, on a l'habitude de procéder par contradictoire. Donc, il y a une procédure interne, on verra ce qu'elle donne, mais j'ai pas de raison de douter de ce que me dit Sabrina Decanton. En fait, je suis mis au courant par notre secrétaire national adjoint à la vie interne.

Je sais plus quel jour c'était le jour de mon déplacement ami. Donc, vous pouvez retrouver ça sur les réseaux sociaux. Je suis dans le train, il m'appelle pour me dire "Marine, est-ce que tu as vu la vidéo que Sabrina vient d'envoyer ?" Je dis "Bah, pas du tout." Et donc il me dit "Attends, je te l'envoie." Il me dit qu'elle a envoyé ça sur le groupe local de enfin son son équipe de 50 personnes à Saint-Touin.

Donc c'est normal que je l'ai pas reçu directement mais il me dit faut que tu regardes ça c'est grave il faut qu'on s'en occupe. Donc François Tié secrétaire national de la vie adjoint qui est la personne qui s'occupe de toutes les affaires internes dans l'équipe de la direction des ver. Je regarde cette vidéo de 8 minutes où Sabrina explique en effet alors je sais plus si elle explique comme ça ou si ce qu'elle ce qu'elle m'a dit après mais en réalité donc elle était dans une réunion Zoom avec les 5 si personnes avec lesquelles ils font les municipales.

Elle se déconnecte parce qu'en fait elle leur dit je dois aller à une autre réunion Zoom. Donc elle se déconnecte pour changer de réunion et en fait elle se trompe au lieu de se connecter à sa nouvelle réunion elle se reconnecte à la réunion dont tout le monde pense qu'elle est parti. Donc elle assiste à une discussion sur elle de euh toute son équipe, ce qui est humainement évidemment hyper dur.

Et dans cette discussion, enfin donc il y a des choses qui sont dites dans cette discussion sur elle alors que les gens pensent qu'elle n'est pas là. Et évidemment ça ça réveille des choses dont moi elle ne m'en avait elle ne m'avait pas parlé auparavant. Et donc voilà, dans cette vidéo, du coup, elle dit "Voilà ce qui vient de se passer et du coup je vous dis ce qui se passe depuis des mois." Et elle annonce dans cette même vidéo en même temps qu'elle renonce à se présenter au municipal.

Je l'appelle immédiatement dès que je sors du train parce qu'évidemment ça demandait un peu de de confidentialité et dans les trains surtout dans ma région Picardie, je suis reconnu et je l'appelle en disant "Écoute Sabrina, je viens de voir ton ta vidéo, je suis stupéfaite et donc je demande comment il va. Enfin, je prends un peu de ses nouvelles. Voilà, c'est dur et je je lui dis il y a un truc dont je dois te parler par contre, c'est que si tu nous avais alerté avant, en fait, on aurait pu trouver des moyens.

Ça aurait été compliqué, c'est sûr, parce qu'une fois que toute l'équipe qui est autour de vous, vous n'avez plus confiance, c'est c'est très difficile. Mais je dis, on aurait toujours pu trouver des solutions. Au moins regarder ensemble ce qu'on pouvait faire, ce que tu souhaitais qu'on fasse.

Là, finalement, tu nous préviens en même temps que tu démissionnes. Donc c'est c'est enfin c'est difficile pour nous. C'est très frustrant parce qu'on peut pas on a la chance que c'est trop tard et qu'on ne peut pas t'aider.

Et elle me dit "Oui, bah c'est c'est je sais plus ces termes exacts, je veux pas trahir sa pensée, mais elle me dit en gros bah oui mais c'est c'est très conscient de ma part. C'est parce que je vous auriez sans doute réussi à me reconvaincre de de de repartir d'essayer mais en fait je voilà c'est trop tard je la confiance est rompu et cetera, pas avec nous mais avec son avec son équipe locale. Euh donc voilà se passe quelques jours.

Nous on a un secrétaire exécutif donc c'est les six personnes secrétaires nationaux secrétaires nationaux adjoint trésorière porte-parole où on se réunit parce queon lui demande entre-temps de faire un écrit où elle poste tous les faits les dates, les trucs, les voilà les faits reprochés. Elle nous l'envoie sur cette base. Le secrétaire exécutif, ça nous prend pend pas très longtemps.

On on déclenche une procédure disciplinaire interne parce que encore une fois chez nous, c'est sur la base du contradictoire et ça paraît logique mais on le déclenche tout de suite. Le mail est envoyé de 3 jours après pour déclencher la procédure et ça paraît dans la presse 4 5 jours après. Donc c'estàd qu'au moment où ça paraît dans la presse, vous dites "Vous avez pas su la protéger, vous avez attendu que ce soit public." Non, la la procédure avait été déclenchée avant que ce soit rendu public dans la presse.

Et ce que j'ai cru comprendre, c'est qu'elle avait rendu ça publique dans la presse parce que le maire de Saint-toin Karim Boamran, commençait à raconter lai, je sais pas quoi. Enfin bref, elle dit "J'étais en train d'être dépossédé de mon récit puisque moi je me taais, j'avais plein de propositions médiatiques, je ne donais pas suite, mais j'étais en train d'être dépossédée de mon propre récit par des gens qui qui raconaient ce qu'ils avaient envie de raconter mais qui n'étaient pas ni mon histoire ni ce que je ressentais." Donc elle a voilà, elle a trouvé le nécessaire de prendre la parole publiquement pour écrire son sa propre histoire.

Et c'est à ce moment-là, moi je je savais pas trop qu'elle avait pas rendu public sa vidéo. Tout le monde était pas au courant dans le mouvement. Donc c'était pas moi de de faire une déclaration sur Twitter avant qu'elle qu'elle en parle elle.

Une fois qu'elle en a parlé elle, je l'ai fait immédiatement. Euh dans une autre discussion que j'ai eu avec elle, puisqu'on s'est appelé plusieurs fois, je lui ai dit voilà que enfin je elle voyait un peu sur les réseaux sociaux la tournure que ça prenait et le fait que la fâche au sphère se soit aussi emparée de ses propos pour en faire ce qu'ils avaient envie d'en faire. Et elle m'a dit voilà être choquée parce que elle a fait d'ailleurs un communiqué qui dit "Je veux pas laisser les quartiers être stigmatisé dans cette affaire parce qu'en fait elle elle vient elle elle a grandi dans ses quartiers et dans une famille voilà plurielle comme comme c'est comme c'est le cas dans et elle dit en fait c'est la partie de ma famille plutôt très fortunée et pas du tout voilà dans dans l'islam et compagnie c'est plutôt dans cette partie làà que mon homosexualité a été la moins bien comprise et que ça a été le plus dur pour moi.

Et donc elle m'a dit "Il faut arrêter, il y a pas plus d'homophobie à Sainttoin qu'à Versailles." C'était sa phrase exacte dans la conversation télémophonique. Et et voilà, elle m'avait dit que je pouvais le dire devant vous si j'avais la question parce que je je lui ai dit "À mon avis, Sabrina, je vais avoir la question à cette audition.

Ça n'a pas loupé." Et donc voici notre réponse. Nous entendons bien la réponse et votre réaction par rapport à la situation, mais en amont, est-ce que ça amène de votre part une réflexion pour éviter que des phénomènes comme cela se se produisent au sein même de votre de votre formation ?

Ah bah évidemment qu'il y a des conclusions à en tirer mais mais sur tous les partis parce qu'en réalité des femmes euh jeunes euh parfois racisé, parfois de minorité euh de d'orientation sexuelle, enfin c'est c'est très très fréquent en fait mais le plus commun c'est que les femmes partent en silence en réalité en silence sur la pointe des pieds. Sabrinette a le courage de dénoncer les choses, de prendre la parole en public et donc ça donne une un écho médiatique à cette situation particulière mais malheureusement ça n'est pas la première et ça n'est pas la dernière pour que ce soit peut-être pas la dernière mais que ça n'arrive quasiment plus. Enfin c'est un travail dont on est tous responsables.

Nous on a dans notre dans notre mouvement donc au moment de la refondation dont je vous ai parlé tout à l'heure on a créé quelque chose qui s'appelle l'académie verte. C'est donc au fur et à mesure que nos moyens sont revenus et ont pu être priorisés en terme de salariés et en terme de voilà de de budget, on a pu mettre en place une académie verte. Donc c'est vraiment un cycle de formation.

C'est dans ce cadre là qu'on avait la formation sur la lutte contre l'antisémitisme ce midi. Et donc on a un parcours de formation à la fois. Il y a différents niveaux.

Il y a des parcours de formation pour tous les adhérents euh notamment il y a des il y a des des documents aussi qui sont remis aux nouveaux arrivants pour leur expliquer voilà vous êtes rentré dans ce moment bienvenue voici nos valeurs. Mais y compris sur le validisme par exemple de pas dire ce gouvernement est sour à je sais pas quoi qui peut la commission handicap dit alertez aussi là-dessus ça heurte des gens sur les discriminations sexuelles sur le racisme sur sur l'antimit il y a plein de voilà plein de de formations qui sont dispensées donc pour et d'informations dispensées aussi donc pour tous les adhérents. Il y a un parcours ensuite qui là a été décidé il y a il y a quelques semaines qui est en train d'être déployé donc sur les cadres parce qu'évidemment être animateur d'un groupe local c'est pas les mêmes responsabilités et que que tous les adhérents.

Et donc on voit et puis après il y a des formations là encore plus spécifiques pour les élus euh donc les parlementaires, les maires, les pour être dans des instances internes, il y a des formations aussi à avoir validé. Et donc ça c'est en cours de déploiement. Ça a beaucoup avancé.

On a commencé par les violences sexistes et sexuelles. On est là sur les les on a même formé des formateurs par région qui sont capables eux-mêmes de faire les formations dans les région. Donc c'est un travail de longue haleine.

Est-ce que je suis satisfaite de la situation actuelle ? La réponse est non et surtout vu mon naturel très exigeant mais je pense que voilà que c'est c'est une réflexion qui doit être menée dans tous les partis politiques et je ne passe je ne pense pas qu'on fasse moins ou plus mal que les autres. Voilà, je m'en réjouis pas pour autant.

Merci monsieur le reporteur. Merci. Notre assemblée a été récemment marquée par une polémique liée à la présence de Fied Voilé dans les tribunes de l'hémicycle.

Interrogé sur cette polémique notamment par la presse, vous avez répondu sur le port du voile par les maères accompagnatrices de sortie scolaires et non sur la problématique de voilement des fillettes qualifiant les critiques d'islamophobe. Vous défendez le port du voile comme un choix individuel y compris pour des mineurs. Dans le même temps, votre parti soutient les femmes qui ailleurs dans le monde se battent contre le voile lorsqu'il leur est imposé par des régimes islamistes.

Pouvez-vous expliquer clairement comment vous conciliez ces deux positions ? Comment en France distinguez-vous le choix libre d'une fillette de l'influence de normes religieuses ou communautaire contraignante ? Et quelle garantie votre parti propose-t-il pour éviter que la défense du choix individuel ne contribue en réalité à renvers des pressions ou des mécanismes d'emprise contraire à l'émancipation des femmes que vous dites défendre ?

Ben, je vois pas la contradiction euh qu'il y a dans le début de votre question. En fait, nous, on est pour que les femmes fassent ce qu'elles veulent, c'est-à-dire que aucun voile ne leur soit imposé nulle part dans le monde, mais que celles qui veulent euh porter le voile de manière euh consciente et parce que c'est leur pratique religieuse puisse le faire sans être stigmatisé et discriminé. D'après ça, je rappelle quand même, je je vérifierai le chiffre, mais je crois que c'est 4 vous perdez à partir du moment où vous décidez de porter le voile, 80 % de chance d'être pris pour une alternance par exemple.

Et ça c'est quand même un sujet dont on doit s'occuper parce que encore une fois le c'est un droit dans le pays et la laïcité c'est l'État qui doit être neutre. C'est pas tous les Français qui ont pas le droit de d'avoir une religion et et de et de et de voilà et que ça se voit dans l'espace public. Ça c'est pas interdit.

Ensuite je je j'en profite pour en parler parce qu'il y a eu l'étude ifop qui est sortie et qui a qui a donné des chiffres qui me paraissent important quand même de remettre dans l'ordre. Donc c'est une étude ifop qui présente des données euh solides puisque bon il y a 14000, c'est un échantillon de 14000 personnes, ce qui est beaucoup pour un sondage. Et donc comme la première question c'était en gros est-ce que vous vous déclarez musulman ou pas ?

Bon ben c'est à la fin c'est un échantillon de 1000 personnes musulmanes. Quand on arrive donc l'échantillon de 1000 pour un sondage c'est correct. Ensuite, quand on demande en fait quand on cherche le nombre de femmes qui portent le foulard dans les personnes interrogées, c'est finalement réduit à 149 personnes sur les 14000 de départ.

Le sondage dit lui-même, une base de 150 effectifs, ça nous paraît un seuil minimal mais acceptable pour analyser ces données. On voit qu'on est juste. Pour arriver à 149, ça je tire d'un article de de médiia part sur lequel je suis en train de m'appuyer.

Pour arriver à ces 149, l'entreprise donc a choisi d'inclure les 33 qui avaient dit porter rarement le voile et les 24 indiquant l'enlever au travail ou sur leur lieu d'étude. Sinon, le nombre de françaises musulmanes qui se voile entre guillemets. Moi, c'est pas comme ça que j'aurais formulé, mais sinon, ça aurait été 91 répondantes.

Et là, c'était pas un échantillon représentatif, il pouvait pas en faire grand-chose. Il est d'ailleurs écrit dans l'une des pages du rapport qu'en raison de la faiblesse des effectifs, les résultats détaillés de cette question doivent être interprétés avec prudence. Ce qui n'a pas empêché le Figaro d'en titrer un article à part extrait d'une interview de de François Cross et européen d'affirmer qu'une jeune musulmane sur deux aujourd'hui est voilé.

Sur euh ces 149 femmes interrogées, il y en a seulement 2 % 2 % de 149 femmes sur 14000 personnes interrogées dont on dont 1000 se déclarant musulmans ou musulmanes. Seulement 2 % ont indiqué porter le voile ou le foulard sous pression des proches tandis que 42 % ont dit le faire pour se sentir en sécurité. Donc ça c'est en guillemet, c'est leur mot et 15 % pour ne pas être perçu comme une femme impudique ou indécente.

On voit bien que là, il s'agit donc d'autres choses pour ces femmes-là. Et l'ipOP conclut, ça c'est ça me laisse pantoise. Proportion totale de femmes de musulman voilé pour faire face au risque de pression pesant sur les femmes 59 %.

Euh là euh Vincent Tiberge que vous avez euh auditionné s'interroge en disant enfin dit Tiberry d'ailleurs je crois sur il dit sur le sur le voile ces additions donnent quand même des trucs très bizarres. On mélange pression des proches et sécurité. L'ipop contacté a estimé que je cite il n'y avait pas de meilleur terme pour désigner globalement ces femmes qui portent le voile pour des raisons de sécurité pour ne pas apparaître pudique au regard des autres pour éviter le regard des hommes ou sous pression.

Mais est-ce qu'on peut réellement mettre dans une même case intitulée pour faire face au risques et pression une femme qui ne souhaiterait pas porter le voile mais qui est contrainte par son mari ou ou par ses frères ou par d'autres gens et une femme qui souhaite le porter par volonté de ne pas tirer le regard des ormes. C'est tout ça pour vous dire que le voile c'est un sujet sérieux que je trouve qu'on traite n'importe comment dans le débat en faisant des amalgames, en mélangeant tout et n'importe quoi. Et donc donc voilà 2 % qui porte le foulard sous la pression de proche, c'est déjà trop.

Je suis entièrement d'accord avec vous. Mais c'est pas les sondages qu'on nous sort d'habitude. Ensuite euh donc on voit bien voilà que les jeunes femmes qui portent le voile ont été instrumentalisé par l'extrême droit dans une éème polémique islamophobe raciste et sexiste que je regrette profondément, je l'ai dit, je le lui ai dit et un courrier des du groupe écologiste lui a d'ailleurs été envoyé, la réponse de la présidente de l'Assemblée nationale qui s'est engouffré dans une polémique montée de toute pièce.

Je le dis d'ailleurs, ce groupe avait été invité par Marc Fen voilà qui n'est pas écologiste, qui n'est même pas de gauche et et voilà, enfin c'est c'est retombé sur nous à la fin alors que on voit pas trop le rapport. Il y a plusieurs dizaines de personnes qui visitent l'Assemblée nationale chaque jour. Certaines portent des signes religieux que ce soit le voile ou d'autres signes, ce qui est tout à fait autorisé par règlement de l'Assemblée nationale.

Et celui-ci ne mentionne pas les signes religieux comme interdit lors d'une visite, mais parle de couvre-chef, ce qui à l'époque faisait référence au chapeau haute forme à l'époque où le règlement a été écrit. Donc les écoliers et les éolières d'école privées confessionnelles puisque avec la loi de 2004, le port du voile est interdit à l'école publique mais les écoles et écoliers les écolers écolières d'école privée confessionnelle ont le droit de se présenter avec des signes religieux et dans ce cas précis ça c'est il s'agissait bien d'une école privée musulmane. Donc sur cette polémique moi je tiens à dire d'abord et avant tout mon soutien à ces jeunes filles à leurs familles qui se sont retrouvés sujets médiatiques et politiques alors que nous devrions seulement nous réjouir de voir que nos institutions plaisent et intéressent.

Vous parliez de séparatisme, là on a des jeunes qui veulent venir voir comment fonctionnent nos institutions et ensuite il ne faut pas être dupe. L'extrême droite ne porte ni dans son cœur le féminisme ni les libertés individuelles. Leur problème n'est pas que des jeunes filles portent le voile.

Leur problème c'est la présence de personnes racisées à plus forte raison musulman dans les institutions qu'il voudraient excluantes et exclusives. et des parlementaires du groupe écologiste et social, voilà, m'ont déjà fait remonter que certaines personnes racisées et ou musulmanes avaient annulé leur visite de l'Assemblée nationale par peur de se voir exclu ou stigmatisé. C'est grave.

Cela voilà dépasse ce que nous pouvons accepter pour notre démocratie et notre vivre ensemble. Voilà ce que je tire de cette histoire. Merci monsieur le rapporteur pour vos questions.

Je reviens maintenant aux collègues qui sont ici présents qui vont aussi pouvoir poser le leurs questions en commençant par madame Yadan. Oui. Bonjour.

Bonsoir madame la secrétaire générale. Merci pour vos éclaircisses. Secrétaire national, je dis j'ai Ah, pardon.

Secrétaire national, merci pour vos éclaircissements et euh pour avoir dit notamment que les écologistes prenaient euh les sujets dont nous parlons avec euh avec sérieux, avec euh avec honnêteté, avec méthodes et c'est la raison pour laquelle moi je souhaite vous euh revenir sur euh sur des faits, donc vous faire part uniquement des faits, des faits rien que des faits qui posent questions euh et pour que chacun, et ça c'est vous qui l'avez dit tout à l'heure, que chacun soit jugé, non pas pour ce qu'il est mais pour ce qu'il fait. Et c'est tout à fait en ce qui me concerne la ma conception et je pense notre conception à nous tous républicain de l'universalisme auquel nous sommes très attachés. Alors ces faits ce sont ceci alors pardon si il y en a déjà sur lesquels vous avez répondu mais je pense que c'est bien quand même d'en faire d'en faire état.

En 2022, Raymond Poné Monge, sénatrice ELV, défile au côté du fichier Sellias Dimzalen, proche de la mouvance frairiste et appelant à l'intifada. En 2021 à Strasbourg, ELV propose de subventionner une mosquée. On vous a expliqué de sur ça depuis.

Dirigé par Milie Gorus, proche des frères musulmans à hauteur de 2 millions et dei d'euros en en Île-de-France. ELV refuse en 2017 de signer la charte de la laïcité pendant que votre prédécesseur soutient le CCI et défend la nonmixité sociale. En mai 2025, l'adjointe ELV du 20e arrondissement à Paris lance en plein conseil municipal, je cite "Le jour où on rassemblera les juifs au même endroit, nous avons peur qu'ils puissent faire l'impensable." À Strasbourg il y a quelques mois, la maire élevée Jeanne Barséquan kéfié sur les épaules a gelé un jumelage avec une ville israélienne.

C'est son droit, mais devant une carte de la Palestine recouvrant tout Israël et appelant donc en filigrane à la destruction de cet état juif, reprenant donc ainsi la propagande malheureusement du Ramas et des islamistes. En 2021, Abdelaziz Afidi est candidat islamiste et candidat pardon sur la liste ELV LFI. Je rappelle qu'Abdadiz Afizi a depuis été exclu au fereur de ma part mais c'était un proche déjà à l'époque de Taric Ramadan.

À Grenoble, on sait qu'Eric Pioc milite Eric Piol milite ardemment pour le Burkini et en 2023 ELV, vous l'avez dit aussi tout à l'heure, vous en êtes expliqué, invite médine aux universités d'été. Je rappelle que Médine et on pouvait le voir bien avant cette invitation était adepte de la quenelle antisémie de Dieu donné. Il soutenait euh Baraca City et le CCIF 10 ou depuis par le ministère intérieur pour propagande islamiste et euh Médine était euh déjà proche euh de Kemy Sebba condamné pour euh incitation à la haine raciale.

En 2024, dans une manifestation, vous avez vous-même enlacé Sala Amouri qui est lié au FPLP, reconnu mouvement mouvement reconnu comme terroriste par un certain nombre de pays dont l'Union européenne, le Canada et les États-Unis est condamné pour tentative d'assassinat du grand rabin d'Israël. Euh au regard de l'ensemble de ces faits et j'aurais pu euh j'aurais pu en dire d'autres mais évidemment euh je dois je suis limité dans mon temps de de parole. Au regardes fait euh qui sont quand même circonstanciers, est-ce que vous euh pensez alors en toute honnêteté, en toute sincérité, est-ce que vous avez pensé créer une commission interne pour permettre une plus grande vigilance, voir une réflexion approfondie de votre partie ? sur les dérives factuelles qui sont nombreuses que je viens d'acter et qui meurtrissent, il faut le savoir, nombre de nos compatriotes qui sont attachés comme moi et peut-être comme vous aux valeurs républicaines et à la définition de l'universalisme que j'indiquais tout à l'heure.

Je vous remercie. Merci madameadan, madame SBI pour le groupe écologiste et social. On va en prendre deux parce que je crois que madame Todier, vous avez des contraintes de temps.

Donc on va prendre plusieurs interventions même. C'est bien. Oui, merci monsieur le président.

Euh et je te tenais à remercier notre secrétaire national pour avoir participé d'accepter à cette audition de cette commission d'enquête. Moi, je vais revenir peut-être pourquoi je dis accepter d'avoir participé à cette commission parce que je vais peut-être revenir un petit peu en arrière sur la création de cette commission d'enquête. le fait que nous avions dénoncé le manque de représentation de la pluralité politique au sein du bureau de cette commission d'enquête qui ne permet pas d'avoir un travail éclairé, équilibré et objectif. le fait que d'ailleurs monsieur le président, vous avez évoqué tout à l'heure le fait queon auditionnait notamment les écologistes et la France insoumise, je le regrette puisque nous avions fait une liste de demandes d'audition notamment l'audition de Marine Le Pen de chez d'autres parties d'extrême droite auxquelles nous avons à chaque fois obtenu des refus purs et simples sur la question de ces auditions.

Et puis surtout ce que je trouve regrettable, c'est qu'on aurait pu avec cette commission d'enquête aborder très largement la question des entrismes quel qu'il soit puisqu'il représente un danger effectivement, mais pas continuer ce focus et cette cabale qui est menée depuis maintenant des semaines, des mois qui reviennent à chaque élection électorale, j'ai presque envie de dire, contre nos concitoyens musulmans, donc ces français de confession musulmane avec des rapports et moi j'ai pu lire effectivement que ce soit ici les les compte-rendus de différentes auditions, les différents rapports qui ont été produit ceux du ministère de l'intérieur ou encore le dernier en date de nos collègues sénateurs LR qui ont quand même remis un rapport avec 17 recommandations dont je cite le fait de porter le voile jeune ou je sais plus comment ils écrivent ça pourrait entraîner des carences en vitamine D ou une chute de cheveux et donc c'est pour ça qu' infiné il faudrait l'interdire ou d'autres pensifs comme je je reprends un peu les termes du rapport où ils expliquent que parce que finalement les auteurs des attentats en France entre 2013 et 2015 étaient tous avaient tous été dans un club sportif et bien donc le mouvement sportif était totalement était intégré enfin qui avait de l'entrisme et cetera. Donc voilà, à partir de de fait, on fait des généralités et on s'attaque ainsi à l'ensemble d'une communauté dans notre pays. Je trouve cela extrêmement regrettable car il faut s'attaquer aux extrémistes, c'est important.

Je crois que c'est aussi la stabilité de notre République qui est qui est en jeu. Je crois qu'il faut aussi parler, et c'est dommage qu'on le fasse pas, la question des ingérences étrangères et ça a été le cas par plusieurs pays et pas forcément d'ailleurs en lien avec la question de l'islam, même si vous résumez cette commission d'enquête à la question de l'islam et je crois par ailleurs que la question de la déstabilisation et du danger, je trouve dommage de minimiser y compris le danger de l'extrême droite dans notre pays parce qu'il reste l'un des principals dangers et d'ailleurs dans certains rapports, il est même écrit que plus de 50 % des attentats qui ont été tentés dans notre pays sont du fait de l'extrême droite et non pas de la mouvance extrémiste islamiste sans vouloir euh la bien sûr la la diminuer ou l'atténuer. Donc moi, j'aurais plutôt une question à rebour vu euh toutes les questions euh qui ont été posées pour mettre en fait en réalité prendre des cas.

Euh d'ailleurs, il y a certaines questions, je me demande quel est le rapport avec l'entrisme, mais bon, peu importe. Euh mais moi j'aimerais plutôt poser une question, vu ce qui se passe depuis maintenant plusieurs mois, vu le lien qui est fait en permanence entre nos concitoyens de confession musulman dans notre pays, moi j'aimerais plutôt poser une question à la secrétaire nationale que vous êtes sur comment est-ce qu'aujourd'hui on peut lutter contre l'islamophobie dans notre pays et le fait que parfois des outils parlementaires soient utilisés aussi pour stigmatiser certains de nos compatriotes. Je vous remercie.

Merci chers collègues. Juste quelques éléments avant de laisser madame répondre à aux deux questions de madame et de madame CI. Le au niveau de la composition du bureau, elle a été faite effectivement à un moment.

Tous les groupes, ils sont invités pour y participer. Donc ça c'est le premier point. Les auditions, il y a eu des propositions qui ont été faites par différents groupes et qui ont été reprises en toute partie.

Il y a eu un choix qui a été fait mais il y a il y a pas eu effectivement des des auditions d'un groupe qui aurait été entièrement refusé. Euh nous sommes une commission d'enquête où il y a tous les tous les groupes. Contrairement vous faites état d'un rapport des des sénateurs qui est fait par un seul groupe.

Là aujourd'hui notre travail de commission d'enquête, il est effectivement de manière au-delà d'un groupe en particulier. Tous les groupes sont représentés. Euh vous faites effectivement la question, vous parlez de la question des entrismes, il y a d'autres entrises.

Effectivement, le choix qui a été fait, c'est l'entrisme islamique. Vous faites des commissions d'enquête sur d'autres entrismes, c'est votre liberté au niveau de votre groupe. De même, pour les ingérences étrangères, il y a des ingérences qui existent dans d'autres domaines.

Nous, nous aurons à avoir effectivement les les ingérences étrangères qui concernent cet entrisme islamique. Voilà donc ce que ce que je voulais dire. Et puis effectivement euh vous faites l'état de de l'extrême droite par rapport à à au lien avec le terrorisme.

Là c'est un autre sujet, le djihadisme de terrorisme, on est sur l'entrisme et euh donc c'est là-dessus où nous nous avons focalisé nos travaux. Madame Tolier réponse à madame Yadan et à madame SI. Alors madame Yadan, effectivement il y a la moitié de vos remarques qui n'avaient pas grand-chose à voir avec l'entrisme islamiste avec le thème de la commission d'enquête et et par ailleurs, j'avais répondu déjà à beaucoup de choses.

Vous me parlez d'Éric Piol mais il me semble que vous l'avez auditionné donc j'imagine que vous avez pu lui poser ces questions et qu'il a des réponses plus appropriées. Voilà que vu que c'est c'est lui qui est en cause donc je pense qu'il a pu vous apporter toutes les réponses. Vous m'avez reparlé des présences de personnes en manifestation et je voilà, on n'est pas garant en fait quand on se rend des manifestation sur nos mots d'ordre, on n'est pas garant, on peut pas vérifier un par un tous les personnes présentes à cette manifestation.

C'est du rôle, voyez-vous, du ministre de l'intérieur qui, comme chacun sait, n'est pas nous ni proche de nous. Ensuite, ce que vous enlassez, j'enlasse. D'accord.

C'est ça prend une tournure inattendue. Je pensais que j'étais pas interrompu dans mes réponses. Merci monsieur le président.

Ensuite euh juste le le cas dont j'ai pas parlé mais qui alors pour le coup ne relève pas non plus de l'entrisme islamiste et si vous le sous-entendez, c'est très grave de de d'une élu du 20e arrondissement suite au propos que vous mentionniez en conseil municipal. Voilà dont elle qu'elle regrette profondément. Elle a engagé tout un parcours de formation. elle a fait une tribune euh voilà avec avec un rabin pour dire la nécessité de formation dans les partis politique que nous avons mis en place par ailleurs.

Euh et en tout cas donc elle est elle elle dit que elle était euh malade à l'époque en hormonothérapie et que dans les symptômes, il y avait des brouillards mentaux. Elle avait d'ailleurs un certificat médical pour ne pas venir m'avait été rappelée pour pour être assez dans le conseil municipal. Sachant que le présent le précédent conseil municipal, elle avait fait un malaise et été ramené par la voiture du maire chez elle parce qu'elle était pas en mesure de rentrer chez elle.

Donc c'est euh c'est ces propos ont été tout de suite voilà euh condamnés par le mouvement. Il y a eu une procédure disciplinaire comme on le fait à chaque fois. Elle a été suspendue 6 mois.

Voilà. Euh je pense que c'est tout pour les questions que je voulais pour les réponses que je voulais vous apporter par rapport à ce que disait madame Sba. Oui, je suis choquée par l'utilisation de la loi pour discriminer une partie de la population.

Je pense que la loi doit s'appliquer à tous les Français. Euh et quand je j'entends par exemple le ministre de l'intérieur euh pour le coup pas d'arm de l'époque mais Retaillo cette fois-ci dire euh je sais pas si je crois que c'est le verbart team exactement on ira vérifier euh c'est en substance c'était vive le sport à le voile. Je trouve ça extrêmement grave parce que je le je le vois bien la laïcité en fait la laïcité c'est quoi ? et l'état doit être neutre par rapport à toutes toutes les religions.

La manière que certains ont de faire vivre ou plutôt de tuer la laïcité aujourd'hui, c'est de l'utiliser toujours pour s'prendre à la même religion, l'islam et toujours d'ailleurs en particulier aux femmes. Et ça, ça me pose oui un grand problème et ça devrait poser à tous les démocrates un grand problème. Donc on voit bien quand on parle de de de loi sur le voile dans le sport et cetera, ça divise y compris au sein du gouvernement parce que c'est pas comme ça que ça devrait se passer.

Et donc, on doit pas faire de loi qui discriminent. Je préciserai pour terminer parce que je pense qu'on a déjà été long et qu'on a fait le le tour des sujets. Euh mais quand même deux choses euh et ce sera ma conclusion.

Les l'islamisme, il y aura encore de deux questions. Excuse-moi. Pas de problème.

Ben je vais prendre les questions comme ça je ferai ma conclusion. Conclusion, ce sera plus normal. permet de de je vais inviter maintenant nos collègues le grippe et Tvenu à poser leurs questions et puis on on pourra arriver à la conclusion.

Pour les étudiants de l'école des mines qui m'attendent sans doute. Voilà, j'ai un alibi. Voilà, je suis voilà madame le grippe merci monsieur le président, madame la secrétaire nationale.

Du coup, je vais être extrêmement brève. J'ai rebondis par rapport à des propos que vous avez euh exposés euh à plusieurs reprises s'agissant euh de la formation à l'antisémitisme que votre formation politique dispense euh à destination des candidats, des élus, des parlementaires, avez-vous dit, si j'ai bien compris, je voulais très précisément vous demander qui forme a l'antisémitisme, quel organisme, quelle personnalité. Est-ce que vous savez si euh dans cette formation à la lutte contre l'antisémitisme est prise en compte la définition opérationnelle de l'Alliance internationale pour la mémoire de l'holocauste ?

Définition opérationnelle qui a été reconnue par le Parlement européen, par l'Assemblée nationale, par le Sénat dans des résolutions votées à une très large majorité et qui fait maintenant autorité dans beaucoup des des travaux menés par plusieurs organismes d'État. Et je voulais vous demander une dernière petite chose. Est-ce que euh puisqu'il y a des élections municipales qui approchent et que vous êtes responsable d'une importante famille politique, est-ce que vous êtes euh favorable comme certains maires d'Europe écologie les verts au port du Berkini dans les piscines municipales ou à l'aménagement d'horaires séparés entre les femmes et les hommes ?

Merci. Merci madame le Crip. Madame Tenot.

Merci monsieur le président. Madame Tondelier, j'ai écouté votre réponse en préambule de ces questions sur le voilement des fillettes et j'observe un petit décalage et j'espère que vous arriverez à m'éclairer. On parle ici du voilement des fillettes et vous répondez islamophobie.

On parle voilement des fillettes, vous répondez liberté des femmes. On parle voilement des fillettes, vous répondez choix personnel. Que les choses soient claires, personne ne remet en question la liberté d'une femme adulte de disposer de son corps et donc de sa tenue.

Mais ici, il s'agit d'enfant et de voilement des fillettes et précisément et souvent l'un des premiers outils d'entrisme idéologique visant à normaliser dans l'espace public une vision rigoriste allant à l'encontre de la protection que nous devons garantir aux plus jeunes d'entre nous. Car j'espère que vous en conviendrez, la capacité de décider pleinement pour un enfant n'est pas la même que pour un adulte. Donc ma question est assez simple et sans détour.

Oui ou non êtes-vous pour le voilement des fillettes ? Merci madame TNA. Madame Tolier.

Donc pour répondre à la première question donc cette formation surise en fait il y a eu plusieurs sessions puisque par exemple les tous les parlementaires doivent la suivre. Donc je sais que le groupe à l'Assemblée nationale l'a suivi. Là c'était pour les chefs de fil et les candidats au municipal et il y en aura d'autres.

Enfin il y en a très régulièrement. Elle est assurée par en fait les deux coresponsables du groupe de travail contre l'antisémitisme qui je pense d'ailleurs qu'on est le premier parti et le seul à ma connaissance avoir un groupe de travail sur le sujet. Et donc je les en remercie parce que je sais à quel point c'est c'est des sujets qui sont difficiles et se sont beaucoup battus pour ce groupe existe pour qu'il puisse avoir en œuvre ses formations pour qu'il puisse les assurer et donc elle s'appelle Alice Teamsit, elle est élue conseillère de Paris et Jonas Cardoso qui est lui de Mulous mais je crois qu'il est il est en région parisienne en ce moment pour ses études pour pour le travail.

Et voilà, ils sont remarquables, ils fournissent un énorme travail et ils sont par ailleurs membres du groupe Golem. Voilà, en toute transparence. Euh et alors le contenu de cette formation, je l'ai suivi moi-même euh ce midi.

C'est parce que je je en fait on avait fait pour les parlementaires. Moi je suis pas parlementaire donc j'avais pas suivi. Donc euh je je trouve que c'est important que tous les membres de la direction la suivent.

Ce qui était très intéressant, c'est qu'il en fait il présentait des tweets ou des visuels en démontrant à chaque fois leur caractère antisémite. Alors pour certains, c'est c'est c'est assez évident mais par exemple parce que je voyais les questions en même temps dans le chat et à un moment il parlait des dragons célestes. Alors il y a plein de gens qui disaient "Mais on sait pas ce que c'est." Et donc il disait "Bah oui, en fait il y a une double peine".

C'est-à-dire que il y a il y a des visuels ou des propos ou des références qui vont enfin la personne juive, elle tout de suite va savoir que c'est elle qui est usée, qui est antisémite. Mais c'est des codes que tout le monde ne maîtrise pas. Donc parfois des gens autour d'elle pendant enfin dans une conversation ou dans un lieu, elle va tout de suite percevoir le caractère antisémite du propos ou du visuel quand les gens autour d'elle ne vont pas le percevoir.

Et donc c'est une forme de solitude dans l'antisémitisme ressenti. Et donc il y avait plein de questions en disant "Mais ça vient d'où les dragons célé ? Ah bah c'est un manga." Oui mais les mangas du coup c'est antisemite ? les mangas sont pas forcément mais c'est c'est ce symbole qui est extrapolé et qui voilà et donc il y avait plusieurs symboles notamment le mécissa sur des pancartes pendant des manifestations pendant le Covid où il y a il y a plein de militants écolo qui très sincèrement ne savaient pas que Mekisa était un un même antisémite pris d'une interview de de l'époque.

Donc vous voyez, c'était vraiment pour pour que les gens puissent déceler partout où ça a eu lieu être en soutien des personnes victimes d'antisémitisme à des moments où sans avoir eu la formation sur certains certaines expressions, on va pas forcément avoir la référence et comprendre. Donc ça c'est ça nous paraissait important aussi pour être en soutien soi-même de pas tenir de propos antisémites, c'était évident, mais aussi de de percevoir des fois des des propos qui sont tenu comme ça en public dans des assemblées délibérantes et que personne ne repère sauf celles qui en sont victimes, ce qui les fait énormément souffrir et c'est pas admissible. Ensuite sur le Birkini madame Devno, moi je euh je Comment Ah bon, excusez-moi, j'ai j'ai fait j'ai plusieurs j'ai fait des bars comme ça et je savais plus où s'arrêter, où commencer la question suivante.

Donc sur le burkini, en fait la laïcité, elle s'applique pas à la piscine. C'estàd qu'en fait la les lacité c'est des fonctionnaires où dans l'exercice de leur fonction peuvent pas porter de symbole religieux. Dans les piscines, ce qui s'applique c'est les loi d'hygiène.

Et donc en fait il y a des piscines qui font le choix pour des régions d'hygiène de l'autoriser, d'autres de l'interdire. Et voilà. Et on voit aussi que il y a la question très précise du burkini qui peut être voilà qui qui pour le coup est un vêtement religieux, mais il y a aussi des personnes qui se couvrent euh parce que dans des piscines extérieures, il y a des problèmes avec le soleil, des personnes qui ont subi des opérations, qui ont des problèmes de santé, des problèmes de pudeur aussi parfois.

Et vous, alors ça c'est pour le coup, je suis sûr que c'est vous qui avez posé la question sur euh les euh enfin les les zones non mixtes. Alors vous parlez pour les Non, c'était vous aussi, décidément, désolé. Donc pour les piscines non mixtes, moi j'ai vu passer il y a pas longtemps une polémique sur des basiques fit non mixtes.

Alors en l'occurrence celui qui était mis en avant dans les tweets Twitter devient de plus en plus nauséabond. De toute façon, c'était le basic fit évidemment, je crois, de Roubé ou de je ne sais plus où, mais en fait des basiques fit non mis, il y en a dans plein de villes et c'est pas forcément des personnes de confession, voilà, des personnes musulmanes qui qui vont en fait, c'est des personnes des femmes qui en ont marre de se faire emmerder tout le temps par des hommes. Il y a eu la la le sujet il y a pas longtemps des wagons non mystes aussi dans les transports en commun.

Euh moi j'ai j'ai dit moi-même que je pensais pas que c'était une solution parce qu'en fait l'agression elle n'arrive pas juste dans le wagon, elle arrive elle peut arriver entre chez toi et le qu sur le quai. Euh moi ça m'arrivé dans dans un taxi en sortant euh euh d'un transport en commun. Donc vous voyez c'est c'est c'est forcément des solutions euh qui résolvent pas grand chose.

Mais je dis moi, si ce wagon existait, bah oui, j'irai dedans parce qu'en fait j'en peux plus. Comme plein de femmes des remarques incessantes dans ce pays et donc c'est pas les femmes qu'il faut stigmatiser, c'est les hommes qu'il faut éduquer et ça ira sûrement mieux. Et puis pour ce qui est la question là pour le coup, je suis vraiment sûre que c'est la vot parce que c'est la dernière sur ma feuille.

En fait, la question c'est est-ce que c'est légal ou est-ce que c'est illégal ? Soit c'est légal et donc c'est légal, soit c'est illégal et c'est illégal. Et donc je je moi j'en ai parlé pour préparer cette audition.

J'ai vu pas mal de spécialistes y compris des personnes que vous avez auditionné qui me disaient que le port du voile chez les fillettes c'était quand même très très marginal à l'échelle du pays et de de l'islam. Euh là, on parle d'un lycée qui est confessionnel, donc c'est quand même encore une autre histoire. Je peux vous dire d'ailleurs que moi, j'ai bien vu la différence.

Je je suis dans les Haut de France he dans le nord pas de calé. J'ai suivi toute la polémique sur Riomont et donc pendant des années, il y a eu un lycée, voilà confessionnel privé qui fonctionnait très très mal où rien n'a été fait. J'ai suivi la polémique sur AOS qui a gagné tous ses procès en justice parce que c'était dans les musulmans.

Non mais je le dis, il y a en fait il y a du deux poids du deux poids de mesure aussi sur comment on traite euh les établissements confessionnels selon qu'ils soient catholiques musulmans. C'est un fait. C'est un fait.

Et dans le nord, il se trouve que y compris Jean-René Le qui est un ancien sénateur les Républicains et Pierre Matthieu, le directeur de sciences polile se sont insurgés en disant que c'était pas une manière de faire. Et donc soit c'est interdit ou vous voulez que ce soit interdit, vous le faites interdire, soit c'est légal. et on n'a pas à stigmatiser des personnes qui font quelque chose qui n'est pas interdit parce qu'elles sont elles ont eu le malheur de vouloir venir voir un débat à l'Assemblée nationale.

C'est ça que je vous ai dit dans ma réponse et dans les experts que j'ai interrogé, il me disent que non seulement c'était marginal mais qu'en plus ça relevait souvent pour le coup d'un mimétisme. Par exemple des jeunes filles qui en allant accompagner leurs maman à la prière s'habillaient comme elle et comme étit habillé toutes les femmes au moment de cette prière que c'était pas forcément quelque chose qui qui durait longtemps dans le temps et y compris dans dans la journée. J'ai je voilà je vous dis ce que les spécialistes m'ont dit.

Je ne suis pas une spécialiste du sujet. Vous êtes parlementaire. Si vous voulez travailler précisément sur le sujet, faites-le et je pense que le groupe parlementaire écolo sera très content d'y participer.

Voilà. Et donc je j'en viens à ma conclusion juste pour vous dire que ces sujets d'entrisme islamiste et de terrorisme sont vraiment sérieux. Moi, je les prends très au sérieux et c'est parce que je les prends très au sérieux que je ne veux pas qu'on mélange les choses et qu'on fasse n'importe quoi.

Et dans le débat politique, j'entends quand même beaucoup n'importe quoi et je constate parfois n'importe quoi. J'avais eu l'occasion, je vous ai parlé des réunions des chefs de parti à Saint-Denis, j'avais eu l'occasion à la première d'entre elles qui avaient quand même duré 13 heures, on parlait de tous les sujets internationaux et donc on parlait de l'Ukraine et cetera. Il y avait pas encore enfin j'étais intervenu sur le conflit isolopien en disant est-ce normal que personne n'en a parlé depuis 3h ?

C'était avant les attentats du 7 octobre, mais je je disais enfin ça fait des décennies que ça dure et là je constate que ça fait 3h qu'on parle d'international. Aucun chef de parti, ni la première ministre ni le président de la République n'en a parlé et je et et je disais par ailleurs, on vient de parler du djihadisme et ça a l'air de faire consensus que c'est un fléau au niveau international qu'il faut éradiquer. Mais si vraiment vous pensez que le sujet du terrorisme est sérieux, alors ne faites pas n'importe quoi avec ce mot-là. ne l'employait pas comme une arme politique.

Et à ce moment-là, dans mon mouvement, nous étions accusés par le ministre de l'intérieur, toujours lui, de écterroriste. Et je le dis, le le cette qualification-là de terrorisme, on peut ne pas être d'accord avec nous, on peut pas ne pas être d'accord avec certaines manifestations, il y a pas de problème. Mais le qualificatif écoterrorisme qui nous a été collé au dos par le ministre de l'intérieur a fait de nous des cibles.

Il y a je je j'étais à la même table pour discuter sur la commission d'enquête sur Saint-Soline où je vais pas refaire tous les propos mais ça a été très violent et on a quand même un camarade qui a àord à tort pardon était retenu 36 heures en garde à vue sous le régime de l'écoterrorisme pour qu'on finisse par lui monter la photo de lui soi-disant une action parce qu'en fait il avait été sur une zade je ne sais plus quoi d'ailleurs un truc la justice a sanctionné le projet une zade une une zone aux patates la zone de pertui en paca et donc le fait d'avoir avoir participé un jour à une manifestation, sa plaque d'immatricion avait été relevée. Il avait signal sur son téléphone faisu de présomption. Il a signal sur son téléphone alors que c'est juste une bonne pratique numérique d'avoir signalé sur son téléphone.

Il se trouve qu'en plus lui c'est son travail des libertés numériques. Donc voilà. Et tr son portable était resté 3h éteint cet après-midi là parce qu'en fait il était à une fête de Noël en décembre avec sa famille que son portable s'est éteint et donc son téléphone n'a pas borné.

Pour ces trois raisons-là, il a été mis 36 he en garde à vue perquisitionné chez lui devant son gamin de 5 ans, plaqué au sol à 6h du matin et cetera. Et à la fin de la fin, il ne comprenait pas ce qu'il faisait là. On lui parlait du truc lafin, il ne comprenait rien.

À la fin, on lui montre une photo de quelqu'un avec une casquette rouge complètement pixelisée dont on ne voit pas grand-chose si ce n'est que la personne n'a pas de lunett alors que lui il emporte tout le temps. Et les personnes qui font Luis son finissent par dire "Excusez-moi, on s'est trompé." Et donc moi je le dis, je pense que les moyens de l'antiterrorisme ont aussi été dévoyés et dispersés et que si on veut se concentrer sur les personnes qui sont réellement dangereuses sur le pays, on pour le pays, on ne fait pas ça.

Et donc tout comme je prends le sujet de du terrorisme très au sérieux, je prends le sujet de l'islamisme très au sérieux et j'ai pas entendu grand monde ici me soutenir quand mon maire Rassemblement national au dernier conseil municipal m'a qualifié de talibans hystérique parce que c'est bien connu, il y a les talibans qui sont dotés d'un ustérus et qui sont hystériques et les talibans non hystériques. Et j'ai eu ce qualificatif parce que j'avais posé une question sur la crèche municipale People on Baby qui fait l'objet d'un scandale national et donc j'ai posé comme tous les élus je pense d'opposition de ce pays une question sur la crèche. On me répond que je suis une Taliban hystérique.

C'est le genre de dévoiement de de mots qui porte à mon avis un préjudice au débat public et de au combat que nous sommes d'accord ici tous ensemble pour mener contre le djihadisme, le terrorisme et l'islamisme. Voilà. Merci madameier.

Je crois que nous nous retrouverons sur le sérieux de la question de l'islamisme et je crois que nos échanges auront contribué même si on peut avoir des réponses différentes mais en tout cas ça permet de nourrir notre réflexion. Encore une fois, merci. Vous pouvez compléter euh vos propos par des réponses par écrit aux questions qui vous ont été adressées ou également au aux questions qu'on a pu vous poser ce soir.

Mes chers collègues, je vous remercie. La séance est suspendue. Nous nous retrouverons dans quelques instants pour une communication sur la suite de nos travaux.

Je vous remercie.