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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 8 octobre 2025 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & famille

Shein contre le savoir-faire français

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Nicolas Bonetouad, merci de d'être venu sur Sud Radio pour nous parler de ce C'est plus qu'un fait d'hiver, c'est quand même un événement national avec des des impacts gigantesques.

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on ouvre la la Est-ce est-ce qu'on invite le loup à s'installer dans la bergerie ou le renard dans le poulailler ?

  • 4:00FerméeRéponse directe

    Ça a servi à quelque chose le fait Christophe Cataner conseil Chine.

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Comment ça se fait que vous soyez le seul Nicolas Bonet ou Ladge à dénoncer avec autant de précision, autant de véhémence ?

  • 8:00FerméeRéponse directe

    Vous pensez que ça met le BHV en danger ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Nicolas BonetouadChiffre
    « C'est à peu près 5000 tonnes par jour de textile qui traverse le monde, c'est-à-dire 50 Boing par jour. »
  • 6:00Nicolas BonetouadChiffre
    « Je crois qu'ils ont payé à peu près quelques milliers d'impôts sur 5 milliards de bénéfices. »
  • 8:00Nicolas BonetouadChiffre
    « Les salariés du BVC, dites-moi à qui ça les salariés du BHV aujourd'hui, c'est plus de 720 presque 1000 avec des indépendants. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio, la France dans tous ses États. La face fashion chinoise à l'assaut du savoir-faire français. Le BHV Maret s'apprête à accueillir la marque de prête à porter Chine.

Une décision qui choque, qui interroge et qui a déjà conduit plusieurs commerçants à quitter le BHV. On en parle avec Nicolas Bonetouad, adjoint à la mairie de Paris en charge du commerce. Nicolas Bonetou, merci de d'être venu sur Sud Radio pour nous parler de ce C'est plus qu'un fait d'hiver, c'est quand même un événement national avec des des impacts gigantesques.

Le sujet est ancien, on commence au livre d'Alain Perfit il y a 40 ans, "Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera." Nous recevions avant-hier euh Laurent Michalon qui est un spécialiste des relations économiques entre la France et la Chine qui disait "La Chine s'éveillera, ne tremblons pas pour autant. Si on savait bien gérer, on pourrait en tirer profit.

Là, nous sommes confrontés à une situation euh extrêmement précise. Nous avons le géant Chine euh en gros du prête à porter chinois avec des chaussures. Euh alors c'est pas qu'il vient comme d'autres firmes chinoises sur le marché européen, on lui ouvre la porte des sanctuaires emblématiques des grands magasins parisiens, le bazar de l'hôtel de ville qui est vraiment un monument historique avec les galeries la Fillette et avec le printemps. et on ouvre est-ce que la est-ce que la formule est correcte ?

Est-ce qu'on ouvre la la Est-ce est-ce qu'on invite le loup à s'installer dans la bergerie ou le renard dans le poulailler ? Est-ce que c'est un petit peu ça que vous avez dénoncé ? En tout cas, c'est ce que j'ai dit à Frédéric Merlin quand je l'ai reçu à l'hôtel de ville, le patron des sociétés des grands magasins.

Notre désaccord total car c'est une vision du commerce que nous n'avons pas. Chine d'abord c'est à peu près 5000 tonnes par jour de textile qui traverse le monde, c'est-à-dire 50 Boing par jour. C'est pour vous dire le bilan en CO2 quand nous aujourd'hui avion et bateau, je crois aussi hein.

Oui. Quand nous aujourd'hui on veut réduire la pollution, lutter contre le réchauffement climatique, comment on fait si on ne réduit pas ces ces transactions par marchandise qui viennent en avion ? Ça c'est la première chose.

Deuxième chose, Chine a été quand même condamnée. Condamnée par l'Union européenne, condamné par la France sur pratique commerciale trompeuse, sur non respect des des normes environnementales et notamment parce que c'est pas que la question de la pollution, c'est que la majorité du textile qui vient de Chine est fait en polyester, ce qui est cancérigène, ce qui est sur des taux au-delà des taux imposés à la fabrication française et européenne. Et c'est pour ça d'ailleurs que les les États et l'Union européenne les a condamné à des amendes importantes de plusieurs, c'était en 2025 plusieurs millions d'euros.

Donc on est face à un problème de société qui fait que aujourd'hui quelque chose qui repose sur de l'exploitation de travailleurs parce que les conditions aussi sociales en Chine ne sont pas les mêmes qu'en France. Ce qui crée d'ailleurs du dumping social par rapport à nos entreprises, ce qui n'est pas acceptable. D'autant plus que Chine ne paye pas d'impôts en France.

Je crois qu'ils ont payé à peu près quelques milliers d'impôts sur 5 milliards de bénéfices. Donc ça pose aussi un autre problème, c'est que vous avez en France des entreprises qui veulent fabriquer, qui payent leur salariés, qui respectent les normes environnementales, qui respectent les normes sociales, qui payent des impôts. Oui.

Oui. C'est une concurrence déloyale et totalement faussée. Ça on le sait, c'est un sujet européen d'ailleurs.

Évid le PSV offre une vitrine à Chine, c'est le contraire de notre modèle. Et donc évidemment on s'y oppose et je l'ai dit à monsieur Merlin et pour nous c'est non. Voilà.

Pourtant, pourtant Chiin est allé consulter a reçu les conseils de monsieur Christophe Castaner qui a été ministre de l'intérieur par hasard président du port de Marseille qui est à l'endroit je crois d'importation de de Chine et Christophe Castaner qui a démissionné d'ailleurs le 30 juin nous expliquait que justement il était là pour que Chine se mette au apprenne à se mettre aux normes ce que soit en plus en conformité avec la législation européenne et française qu'il s'adapte au aux exigences du marché du moment euh Ça a servi à quelque chose le fait Christophe Cataner conseil Chine. Monsieur Merlin nous a dit la même chose. Monsieur Merlin quand je l'ai reçu, il nous a dit "Mais on a discuté avec Chine, ils vont respecter les normes sociales.

Alors, faudra m'expliquer comment ils sortent un t-shirt à 3 € s'il respectent les mêmes normes sociales qu'en France." Il voulait dire en France. Bah oui, après il continue à fabriquer en Chine.

Bien sûr, il nous dit qu'il va faire venir en train donc il va falloir qu'il m'explique comment relance la route de la soie avec aujourd'hui un conflit entre la Russie et l'Ukraine et comment les trains vont arriver alors que notre réseau de fret aujourd'hui en France est dans un état de dégradation qu'on condamne d'ailleurs le transsibérien peut-être on on va peut-être activer le transbérien monsieur Merlin est peut-être magicien il peut transformer Chine en une entreprise française mais aujourd'hui on y croit pas quant à monsieur Castaner moi je trouve quand même que c'est déplorable qu'un ancien ministre de la République donne des conseils à une entreprise qui aujourd'hui est sanctionnée sanctionnée par notre État et sanctionnée par l'Union européenne pour pratique commerciale trompe. C'est-à-dire qu'aujourd'hui c'est une entreprise qui utilise entre guillemets des cookies qui ne sont pas réglementaires et qui poussent à l'ultra consommation sur internet et notamment chez les jeunes adolescents, chez les jeunes adultes et chez des personnes qui n'ont pas la possibilité d'ailleurs de faire leur course au BHV. Donc on est dans quelque chose qui est de l'ordre euh du dumping social, de l'exploitation de travailleurs l'autre bout de la planète et qui pollue la planète.

Donc on ne peut pas accepter ça et que monsieur Castaner euh se paye avec ça, je trouve ça aussi scandaleux. Donc euh un des arguments de Frédéric Merlin, c'est de dire "Mais ça va quand même paradoxalement relancer le commerce de la chaussure. Il y a plein de commerçants qui n'ont plus assez de débouché et bien ça va leur permettre de rebooster leur leur activité." En tout cas, ce que je constate, c'est que tout ce qui est e-commerce au-delà de Chine, ça a tué le prête à porté et ça a tué tout ce qui est chaussures et cetera.

Aujourd'hui, la vacance commerciale qu'on a observé qui a progressé, c'est principalement le prêt à porter la chaussure et c'est lié à la concurrence du e-commerce. Donc aujourd'hui, nous dire que ça va relancer alors que ça l'a tué, je n'y crois pas trop. Par contre, de leur donner une vitrine comme le BHV, ça peut augmenter les ventes en ligne.

Donc c'est le contraire. Et aujourd'hui, je constate que l'ensemble des fédérations, notamment la Fédération du prête à porté féminin, origine France, plusieurs grandes marques internationales, pas que française condamne ça et disent "Vous continuez à nous tuer au long au lieu de relancer." Moi, je pense que on a possibilité à relancer l'habillement, on a possibilité à relancer ce commerce.

Il faudrait aussi réindustrialiser notre prix, retrouver des filières. Donc certaines petites entreprises s'implantent, je dirais pas des noms, mais aujourd'hui on a quand même du made in France, du made in Paris. Et donc moi, j'aurais préféré que le BV reprenne cet étend et que le BB reprenne l'étendard que moi j'ai porté depuis 2017 à Paris qui est le label fabriqué à Paris.

J'ai beaucoup de labellisés, 2500 labellisés à Paris et dans ces labellisés, il y en a qui font du textile. Donc je préfère que le BHV leur ouvre des corneurs, relance des marques françaises plutôt que d'aller chercher Chine. On touche le fond.

Donc tout à l'heure, on parlait de toxicité par rapport au président de la République. On touche le fond de la toxicité, j'allais dire de cette organisation économique européenne l'issue de l'acte unique de 1986 valu voulue par Jacques Deor. Libre circulation des personnes et des marchandises.

On a fait le paris. Allez, on va ouvrir les frontières de l'Europe. Adieu la préférence communautaire.

On ne cherche plus chez nous ce dont nous avons besoin. On se met en risque d'être en concurrence. Mais comme ça dégoulinera, oui, il y aura de la casse mais on aura tellement exporté de produits européens que finalement la balance sera sera positive.

C'est un fiasco absolument total. On sait bien que madame Vander Leden, que la Commission européenne, que les chefs d'État européens, que le conseil des ministres européens qui est levé patron de l'Union européenne, c'est très bien les effets néfestes de cette de ce libéralisme mondialisé, de cette globalisation libérale néo néolibérale financière qui a ruiné qui a ruiné notre économie. On a payé cher Arcelor, Péchiné, Alstom, Technique, Lafarge, Alcatels, Silor.

Tout ça c'était des floron de l'industrie française qui créait des emplois. Certains étaient des leaders mondiaux et parce qu'on a ouvert le marché à la concurrence déloyale, ces sociétés sont mortes. Ça a entraîné des milliers, des centaines de milliers de chômeurs et et une ruine économique pour la France.

Et malgré tout, on continue et là on est sur le prê à porter. On a quand même de l'industrie et du prê à porter en France, de la chaussure. Et là, on va donner le coup de grâce à un des derniers secteur qui pouvait encore tirer ces marrons du feu d'une globalisation qui est qui est agressive.

Comment ça se fait que vous soyez le seul Nicolas Bonet ou Ladge à dénoncer avec autant de précision, autant de véhémence ? J'aurais attendu que toute la classe politique se mette derrière vous pour dénoncer cette abération. Ce que vous venez de dire et démontrer, c'est ce que nous disions il y a plus de 20 ans avec le Parti communiste français. ce qui a amené un vote en France avec un référendum sur le traité constitutionnel sur lequel le parti communiste français, ma famille politique, d'autres à l'époque Jean-Luc Mélenchon.

Je me souviens quand j'étais adolescent George Marchet, il y avait des affiches du Parti communiste français HT français. Il se faisait montrer du doigt en disant qu'est-ce que c'est que espèce de patriotisme lis lisez le bouquin de Fabien Roussel sur la force du travail aujourd'hui et sur la question du travail. Notre ligne n'a pas changé et notre ligne, ça a toujours été dénoncé la mise en concurrence des peuples, la mise en concurrence pour tirer vers le bas les salaires, les droits des salariés.

Or aujourd'hui, ce qu'on considère c'est que l'Europe doit être un espace de coopération, un espace de relance économique et de réindustrialisation. Et moi, je suis pour qu'on travaille avec les Allemands, avec les Portugais, avec les Espagnols, mais avec une banque centrale qui nous accompagne. Et aujourd'hui, le problème des entreprises, des artisans que je vois à Paris, c'est deux choses.

Première chose, c'est le manque d'aide des des des banques. D'ailleurs, monsieur Merlin, s'il veut continuer son projet au BHV, à moment, il aura besoin de la caisse des dépôts et de certaines banques. Et je crois que les caisses de dépôts actuellement dit si c'est Chine, euh ça ne va pas dans le sens euh de la politique française.

Moi ce que j'ai toujours dit, ce que le Parti communiste a toujours dit, c'est que on est pour réindustrialiser l'Europe, on est pour maintenir des filières, mais pour ça, on a besoin des banque et on a besoin de la Banque centrale européenne à des taux préférentiels et même à un taux zéro. La deuxième chose que nous disent aujourd'hui, le prêt à porté, les commerçants, les artisans, c'est le problème des loyers et des beaux commerciaux. À Paris, aujourd'hui, nous avons un taux de vacances qui reste en dessous de la moyenne nationale mais qui aime assez haut.

On est autour de 11 %. Quand je vois sur le bouvard Saint-Michel notamment plus de 25 commerces qui sont vacants, nous avons enquêté, nous avons écrit au propriétaire et il s'avère que la vacance est d à une augmentation du loyer, une spéculation immobilière sur les beaux commerciaux. Et bien moi je souhaite que un on encadre les loyers voir qu'on baisse les loyers et qu'on ne puisse pas à chaque fois qu' renouvellement de bail augmenter les loyers aux commerçants et aux artisans.

Et de ce que je souhaite et ce que j'ai demandé à la ministre, c'est que on augmente la taxe sur les friches commerciales. Parce que derrière cette question de vacances, nous avons aussi des friches du fait de personnes qui ont un l'actif immobilier, ses locaux et qui préfèrent avoir des écritures comptables en mettant ces locaux dans leur actif immobilier plutôt que de louer. Et donc ça c'est un vrai problème.

C'est une compétence de la mairie de Paris. le non la compétence de la mairie de Paris que j'ai justement utilisé comme levier, c'est d'imposer la taxe sur les friches commerciales et donc pour la première fois j'ai activé cette taxe sur les friches commerciales qui est encadré par la loi sur un délai de vacances et sur certains secteurs où il y a vacances mais il faut aller plus loin. Il faut à mon avis aussi permettre, c'est ce que j'ai dit, accompagner les commerçants, accompagner les fabricants sur les questions d'accès au crédit mais aussi baisser les loyers.

C'est un enjeu fort aujourd'hui. Voyez bien que on a réussi, on a réussi, on a réussi dans le logement. Mon ami camarade Yan Broset qui était adjoint au logement à Paris a réussi à encadrer les loyers, a réussi à lutter contre Airbnb, a réussi à lutter contre la spéculation Bia.

Il faut qu'on le fasse aussi dans le commerce. Nicolas Bonetouad, Frédérique Merlin, quand il développe ces sociétés, il a des crédits illimités, il obtient il peut investir assez assez facilement. Donc il y a il y a la finance est assez est assez sensible à cette entre nous.

Qu'est-ce que ça cache ? À qui profite le crime de cette installation de Chine de façon décomplexée au cœur de Paris ? Ma gros grosse ma grosse préoccupation, je pense aujourd'hui au salariés du BHV.

Les salariés du BVC, dites-moi à qui ça les salariés du BHV aujourd'hui, c'est plus de 720 presque 1000 avec des indépendants qui qui sont très préoccupés de l'avenir du BHV. Aujourd'hui, si le BHV se casse la gueule, c'est un Florenton, on est d'accord, c'est un Florent pour Paris, mais c'est aussi tout un quartier qui a une économie autour. Il y a des cafés, il y a des restaurants, ces gens consomment et c'est une attractivité comm.

Mais vous pensez que ça met le BHV en danger ? Je pense que ça met le BHV en danger parce que aujourd'hui un, on a des marques qui s'en vont, il y a des ar qui ne s'ouvront pas dans les rayons donc on a des rayons vides et monsieur Merlin vous dites il va emprunter mais aujourd'hui euh il a une mauvaise image de marque du fait de de cette annonce avec Chine et c'est pas sûr que les banques et que la caisse de dépôt le suive. Et donc si la caisse de dépôt et les banques ne le suivent pas, soit il revoit son projet, il réoriente comme je lui ai suggéré vers le made in France, vers le label fabriqué à Paris, vers des jeunes créateurs parisiens.

Le BHV il pourrait être un tremplin pour des jeunes créateurs. Donc soit il fait ça, soit il y a un risque que le BHV se casse la gueule. Après moi je ne suis pas dans les secrets de monsieur Merlin et je ne sais pas comme vous dites à qui profite le cri mais en tout cas moi je veux protéger.

Merci pour votre témoignage et le le cri c'est souvent le bazar de l'hôtel de ville. On a entendu votre message. Merci d'être venu.