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Conférence de presseLa France insoumise (sur YouTube)· 27 octobre 2022 65 minAutoproduitFond programmatiqueSolidarités & familleInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesJustice

Créer du commun entre ruralité et quartiers populaires par l’action politique - #AMFIS2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Locuteur 1Fait
    « il ya en ce moment une petite musique qui tend à opposer les deux c'est d'abord une musique médiatique avec la construction notamment de quartiers populaires étant perçus comme des zones dangereuses des zones où il ya de l'insécurité où il ya de la violence »
  • 3:00Locuteur 1Fait
    « c'est aussi une logique politique celle de l'extrême droite qui vise à créer une stigmatisation pour envers ces quartiers là et donc à obtenir un objectif politique celui diviser le peuple »
  • 20:00Locuteur 2Fait
    « les formations qui sont dispensés en milieu rural sont beaucoup de formations professionnelles il ya beaucoup alors nous on a étudié dans les campagnes de l'ouest formation en apprentissage maison familiale rurale bts »
  • 40:00Locuteur 2Chiffre
    « on a en ariège la n 20 qui passe et donc ça coûte super cher ils veulent dévier le petite ville qui s'appelle tarascon sur ariège et donc ça ça coûte la peau des joues bien entendu »
  • 1:00:00Locuteur 2Chiffre
    « de façon institutionnelle noir rural je pèse 64 euros et que le parisien lui ou le toulousain venu on va rester dans la région le toulousain lui pèse 128 euros »
  • 1:10:00Locuteur 3Fait
    « pour avoir un rendez vous chez l'ophtalmo déjà trouvé un ophtalmo déjà et puis on verra je dis je le dis parce que même si on recherche un si on a un dans la salle et un cardiologue aussi »
  • 1:20:00Locuteur 3Fait
    « la disparition des des hlm plusieurs familles monoparentales sont succeptibles et ont carrément n'ont même plus le choix ils doivent habiter en hlm mais il ya la disparition des hlm »
  • 1:30:00Locuteur 3Chiffre
    « on a eu plus de 150 euros de charges à cause de l'électricité là l on marais sont prêts à aller manifester »
  • 1:40:00Locuteur 4Fait
    « nous avons un rôle nous pour prendre en charge un certain nombre de tâches qui ne sont plus prises en charge par l'état parce que aussi s'est préparée finalement un un contre-pouvoir »
  • 0:15Fait
    « notre constitution de 1793 qui disait que au bout d'un an un étranger pouvait devenir français à condition que il envie de participer à la vie de la nation »
  • 0:25Fait
    « elle a trois enfants elle et marocaines ont l'empêchent d'avoir accès à la nationalité alors qu'elle veut devenir français »
  • 0:55Fait
    « l'abolition de l'esclavage qui était quand même une avancée considérable à cette époque là et qui a été rétabli par napoléon »
  • 1:15Fait
    « en en revenant aux fondamentaux on peut aussi exclure tout ce qui a été fait au nom du drapeau français mais qui est une trahison de l'idéal républicain et révolutionnaire »
  • 1:55Fait
    « ce drapeau c'est le vôtre vous êtes des français et vous avez le même droit que les autres à avoir accès aux services publics »
  • 2:15Fait
    « on a décidé de dater tous les actes officiels de l'an 1 de la république française »
  • 2:35Fait
    « cette république garantissez le droit à l'existence »
  • 2:55Fait
    « la première république c'est le lendemain de la bataille de valmy de 21 septembre 1793 »
  • 3:15Fait
    « la monarchie a été abolie en france »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

alors on va commencer j'attends que la dernière chaises sont installées et il sera à 15h30 pile donc nous sommes à l'heure bonjour mais je me levais peut-être parce que sinon ça casse cou dit merci à toutes et à tous d'être venus pour cette cette conférence donc l'enjeu de cette conférence est contenue dans le titre c'est donc créer du commun entre ruralité et quartiers populaires par l'action politique parce qu'il ya en ce moment une petite musique qui tend à opposer les deux c'est d'abord une musique médiatique avec la construction notamment de quartiers populaires étant perçus comme des zones dangereuses des zones où il ya de l'insécurité où il ya de la violence etc etc et qui donne une image de ces quartiers qui est une image assez négative et on en parlera aussi et c'est aussi une logique politique celle de l'extrême droite qui vise à créer une stigmatisation pour envers ces quartiers là et donc à obtenir un objectif politique celui diviser le peuple celui de diviser le peuple parce que s'il se rassemblent et bien il pourra porter de manière unie des revendications communes essaient de tout ça dont on va parler donc dans cette conférence nous ce qu'on veut montrer avec les intervenantes et intervenants qui ont accepté de participer à cette conférence c'est justement qu'il ya beaucoup de lien à faire entre quartiers populaires et zones rurales et on va essayer de les étudier à la fois sur le plan matériel et moins je parlerai à la fin d'un aspect culturel que je vous propose aussi pour faire l'unité du peuple qui donc est utile pour obtenir les revendications populaires alors nous avons donc normalement nous avions trois invités nous avons une quatrième donc nous avons sophie orange qui est à ma droite ce qui est sociologue qui travaille avec fanny renard qui répondra qui participera au moment de réponses à vos questions mais c'est donc sophie qui est notre invité qui vous parlera de la composition sociale des quartiers populaires et aussi d'une question qui est assez peu assez peu évoquée mais qui est la place des femmes dans l'action politique dans les milieux populaires fin non dans l'action qu'on catégorise dans politique mais vous verrez tout ce que ça tout ce que ça recoupe j'ai aussi michel larive donc ancien député insoumis que vous connaissez sans doute de l'ariège qui va qui va qui va qui va parler des services publics de proximité aussi de l'accès au numérique et j'ai parlé tout à l'heure de la stigmatisation il parlera aussi beaucoup des clichés qui existent sur le monde rural notamment et puis enfin on à dungu traoré qui est militante des quartiers populaires [Applaudissements] et qui qui parlera de tout toutes les questions pouvoir d'achat logement transport qui qui permet aussi de faire le lien entre quartiers populaires et zones rurales et donc on aura ensuite un temps de questions normalement on a prévu une petite demi-heure de tant de questions pour pouvoir échanger avec vous ben voilà écoute sophie à toi merci beaucoup est-ce que vous m'entendez bien au fond moyens je vais essayer de parler plus fort merci beaucoup pour pour cette invitation donc moi effectivement je vais parler avec ma casquette de sociologues et je vais parler du point de vue des des espaces ruraux en fait en essayant de lancer des ponts en fait tous deux de lancer quelques pistes qui vont permettre peut-être de montrer comment effectivement on peut faire du commun comme on peut penser du commun et comment des choses des actions qui sont déjà en place en fait finalement sont assez proches et donc ce sera avec la seconde intervention je pense que ça fera ça ferait un bon écho alors moi je vais parler donc je voulais 10,1 avec ma casquette de sociologues à partir d'une enquête qu'on a réalisé avec fanny renard qui à ma droite on a travaillé sur les jeunes femmes qui résident en milieu rural et qui sont issus des milieux populaires et la spécificité en fait des jeunes femmes sur lesquelles on a travaillé c'est qu'elle reste habitait près de chez leurs parents en fait après leurs études elles vont s'installer à proximité de leurs parents elle ne quitte pas les territoires ruraux alors ce qui est intéressant est ce qui nous a intéressés nous dans cette enquête au départ c'est justement cette interrogation pourquoi est-ce qu'elle ne parte pas en fait tout le monde se pose la question pourquoi ces jeunes femmes ne quitte pas la campagne c'est quelque chose qu'on a c'est une question qu'on ne pose pas des parisiens pourquoi les parisiens ne quitte pas par il a par contre voilà quand on est à la campagne il faudrait positivement l'a quittée parce que ce serait signe peut-être d'échec ou de carrière ou d'immobilisme social immobilisme géographique dans le fait de rester à la campagne et nous ce qu'on a voulu travailler c'est justement le fait que bah il se passe des choses en fait dans ses campagnes et que les femmes aussi elles font beaucoup de choses pour ses campagnes et l'idée un peu et ce que je voulais tenir comme fils ici dans les 15 minutes qui qui me sont accordées ces deux peut-être déconstruire un peu la notion d'enclavement si une notion qu'on entend beaucoup quand on travaille sur les espaces ruraux et quand on travaille sur les quartiers populaires l'idée qu'il serait enclavé alors attention je vais pas dire qu'il n'ya pas effectivement délimite un espace des possibles qui est limité je vais pas dire non plus qu'il y a moins de ressources à la fois institutionnelle culturel en termes de transport etc c'est pas ça que je veux dire mais je veux dire que la notion d'enclavement elle peut nous empêcher d'une certaine manière de penser tout le dynamisme de ces territoires qui existent bel et bien et qu'on a tendance finalement à ne pas voir si on s'arrête à cette notion d'enclavement alors en premier lieu nous ce qui nous a semblé important et ce qui me semble important de souligner ici c'est vraiment de d'arrêter de considérer que ces territoires ruraux alors hein je vais vraiment parler plutôt des territoires ruraux et on fera le lien après avec les quartiers populaires mais que ces territoires ruraux et que ces jeunes femmes donc qui restent vivre travailler vivre au pays serait en retrait serait déconnecté en fait des nouvelles normes d'accès à l'âge adulte qu'elle ne n'auraient pas été affectés par l'allongement des scolarités qu'elle ne serait pas en recherche d'indépendance au contraire nous ce qu'on a montré ce qu'on montre avec fanny renard dans notre enquête et est dans notre livre c'est que justement le fait de rester à proximité de chez leurs parents de pouvoir et bien continuer leurs études près de chez elle vallat pouvoir leur permettre justement de s'émanciper de pouvoir poursuivre davantage d'études qu'elle n'aurait pu le faire et que ne l'ont fait leurs parents et d'accéder aussi à l'activité professionnelle indépendante et ça c'est quelque chose qui est très important donc l'idée vraiment c c'est vraiment de d'essayer de ne pas opposer en fait ces territoires ne pas considérer que parce qu'on ne part pas on est finalement resté dans une forme de biens dans des normes ou dans une culture rurale passéiste au contraire ces jeunes femmes elles sont vraiment pénétré par les nouvelles normes d'accès à l'âge adulte a encore une fois l'indépendance financière l'indépendance professionnelle la logique des études longues aussi et c'est quelque chose qu'elle développe fortement et elles vont pouvoir le faire justement parce que eh bien elles vont pouvoir loger chez leurs parents et donc pouvoir accéder à des formations locales notamment jusqu'à des bts qui sont fortement présents dans les territoires ruraux elles vont pouvoir aussi et bien profiter des modes de garde qui vont être offerts par la parentèle pour pouvoir avoir accès à une activité professionnelle pour pouvoir aussi à avoir accès à des loisirs donc ce sont des femmes qui sont pleinement inscrite dans des seaux une société du loisir aussi de l'entretien de soi aussi et dans des activités aussi culturelles qui sont qui sont importantes donc ça c'est vraiment quelque chose qui est qui et qui me semble important et je pense qu'il fait écho avec les quartiers populaires c'est à dire qu'on n'a pas du tout cette notion de d'imperméabilité mais au contraire les choses se diffuse fortement et le fait qu'elle reste dans ces territoires ruraux c'est pas le signe qu'elles n'ont pas été touchées par ces normes mais au contraire c'est leur façon d'y répondre donc c'est bien hein dis justement quelles sont dans ce mouvement là d'émancipation par rapport à leurs familles à leurs même effectivement que de prix de prime abord on a l'impression qu'elles sont toujours prises dans des des modèles qui sont plutôt plutôt passé donc ça c'est quelque chose qui est extrêmement important des choses aussi qu'on a beaucoup remarqué c'est l'importance d'avoir un diplôme donc ça cette indépendance financière elle est très elle est très mise en avant d'avoir un diplôme d'avoir un métier d'avoir un salaire et donc d'être potentiellement indépendante et le cas échéant pour certaines de pouvoir quitter leur conjoint si jamais la relation ne ne fonctionne pas donc ça c'est c'est ce que je voulais dire en premier lieu qui me semble important en tout cas comprendre c'est logique et pas avoir forcément une vision qui s'arrêterait uniquement à cette absence de déplacement géographique qui masquerait une absence de déplacement de déplacement sociale au contraire on a bien une mobilité qui se fait qui est extrêmement qui est extrêmement importante et qui mérite qu'on aille voir ce qui s'y passe deuxième postulat qui me semble important aussi à tenir c'est de ne pas considérer ces jeunes femmes comme démunis c'est à dire que là encore une vision binaire et bien nous ferez dire que ba celles qui ont réussi à partir celles qui ont réussi à aller à l'université aller dans les grands centres urbains ce sont celles qui ont des ressources et puis les autres qui restent elles n'ont pas de ressources elles n'ont rien à faire valoir sur sur la sur la scène locale au contraire nous ce qu'on a vu avec fanny ce sont des femmes qui ont énormément de ressources et qui vont mettre ses ressources à contribution pourrait bien tenir la communauté locale pour s'investir dans des services publics qui sont défaillants donc pour pallier la carence des services publics en milieu rural on va avoir des jeunes femmes qui vont être fortement investi dans des associations des associations de soins des associations culturelles des associations de loisirs elles vont aussi avoir un investissement qui va être encore plus invisible qui va être celui au service de la parentèle c'est à dire qu'elles vont et bien aller aider leurs grands parents leur apporter des soins leur apporter des courses aller s'occuper d'eux ou en tout cas leur tenir compagnie de façon de façon quotidienne et donc ça aussi c'est quelque chose qui est important et qui permet un certain nombre de personnes âgées aussi de se maintenir à domicile dans ces territoires donc là aussi on voit comment elles viennent compenser l'absence d'autres d'autres équipements elles vont également être très présentes on a cette idée souvent du rural qui est un rural très masculin avec on en parlait pour préparer cette table ronde là on voit des hommes on voit des chasseurs on voit des pêcheurs on voit des clubs de foot quand on pense à la ruralité et on pense moins finalement que la ruralité à l'heure actuelle et pour ceux qui vivent dans des petits villages on a surtout des salons de coiffure on a des salons d'esthétique qui se développe fortement on a en fait que nous on a appelé des institutions féminine qui vont participer vraiment à ce dynamisme local et qui n'est pas forcément reconnu alors les ehpad aussi sont des institutions on a beaucoup de femmes finalement on va avoir également les écoles tout ce qui est le périscolaire qui va être tenu également par des femmes de manière bénévole ou salariés là aussi c'est des choses qui sont qui sont extrêmement importants et tous ces espaces féminin ça peut paraître dérisoire de parler des salons coiffure de parler des salons d'esthétique mais il s'y passe des choses aussi pour l'émancipation féminine parce qu'il va y avoir des discussions le club de gym aussi ça va être le moment où les femmes elles vont venir et bien un peu se défouler dire bah voila mon conjoint il s'occupe pas des enfants etc comment tu fais toi tu des échanges de conseils des échanges d'informations donc c'est aussi une manière de déjouer de rejouer la domination masculine aussi dans ces espaces qui sont pas forcément connus et qui sont pas forcément visibles tout le travail sanitaire aussi à ce que geneviève cresson qui est qui et sociologues parlent de travail sanitaire profane aussi qui est prise en charge par ces femmes alors à la fois de manière bénévole et puis aussi parce qu'elles sont nombreuses à travailler dans les métiers du soin du service à la personne donc ça aussi c'est des choses qui sont importantes cet engagement il est fort on l'a vu il est à la fois domestiques il est aussi domestique sur la scène publique il est aussi professionnel avec beaucoup d'activités au service dédié du périscolaire ou au service des services publics locaux services publics locaux qui proposent parfois des contrats de très faible amplitude ou très ferme ampleur avec quelques heures seulement par semaine donc ce sont des femmes aussi qu'ils acceptent et bien de prendre six heures un contrat de 6 heures hebdomadaires pour s'occuper de la cantine pour s'occuper de la garderie cetera pour s'occuper du bureau de poste qui va être ouvert seulement une matinée par semaine et ça aussi donc ça monte cet engagement qui est invisible qui ne fait pas l'objet d'une reconnaissance ni d'une valorisation mais qui est rendue possible par la présence justement de ces femmes qui sont restés on pourrait dire ça comme ça d'une certaine manière dans ces villages là et que finalement qui permettent à toute cette collectivité à tous ce collectif de se maintenir et de vivre et de s'appuyer sur leur disponibilité biographique d'une certaine manière pour pouvoir fonctionner je perds mes feuilles c'est bon je suis très souple je ne sais pas combien il me reste deux temps dira aussi donc ces femmes c'est bon on me dit que c'est bon je ne sais pas combien soit cinq minutes ok ça m'a dit rossi voilà que ce sont ceux sont des femmes acquis qui ont quand même je l' ai dit tout à l'heure un qui ont fait des études plus longues que leurs parents qui ont un capital scolaire qui est plus important qu'elles vont mettre aussi au service des soins au service de l'éducation des enfants donc c'est des femmes qui sont sensibilisés aux nouvelles normes éducatives aussi et qui vont pouvoir les transmettre et les diffuser également à lorsqu'elles ont travaillé dans les activités périscolaires ou à l'école et donc c'est vraiment ça que avec fanny on a dit que ces femmes elle tenait la campagne parce que vraiment par tout ce petit maillage finalement invisible avec ses micros engagement qui ne font pas l'objet d'une reconnaissance c'est ça qui fait tenir boutabout en fait le lien social qui permet encore une fois de faire avec ou de faire sans plutôt un certain nombre de de service ou d'institutions de service public qui en tout cas son sont fortement défaillant dans les milieux dans les milieux ruraux troisième élément est troisième chose à avoir en tête aussi pour penser cette cette notion d'enclavement c'est vrai que je les dis hein on a des femmes donc qui sont pénétrées donc finalement cet enclavement il ne tient pas véritablement ce sont des femmes qui ont des ressources ça c'est quelque chose qui est important et c'est sont des femmes qui sont retenus c'est à dire que là aussi quand on pense ses trajectoires sociales ou ses trajectoires géographique des individus sains quel qu'il soit on sait aussi que les institutions sociales dans lesquelles ils sont pris ou à elles sont prises vont participer aussi à ses trajectoires c'est à dire que si ces femmes ne part pas c'est aussi parce que eh bien les collectivités locales ont intérêt à ce qu'elle ne parte pas 1 du fait de ce que je viens de dire juste avant et donc on voit finalement que tout est finalement fait pour que ces femmes est alors ça va se jouer dès la scolarité 1 dans les formations pour le dire très rapidement les formations qui sont dispensés en milieu rural sont beaucoup de formations professionnelles il ya beaucoup alors nous on a étudié dans les campagnes de l'ouest formation en apprentissage maison familiale rurale bts on a beaucoup de formations dans les métiers du soin du service à la personne qui sont sur représentés donc ils vont constituer un destin normal pour ces jeunes femmes qui vont y aller parce que voilà on l'offre crée d'une certaine manière la demande et qu'ils savent à poursuivre aussi des engagements quotidiens qu'elles sont au service de leurs familles les missions locales les collectivités territoriales les collectivités locales jouent aussi un rôle dans ce maintien des femmes au pays parce que ils vont proposer est bien certain nombre de services par exemple financement du permis de conduire par exemple des contrats aidés qui vont être proposées par les municipalités et en retour ces jeunes femmes elles vont se sentir redevable c'est à dire qu'elles vont dire mon bas effectivement maintenant qu'on me demande pour la cantine comme on m'a donné effectivement quelque chose pour que j'ai mon permis de conduire ou on m'a donné un petit contrat je me sens redevable donc vont se créer en fait des relations d'obligations entre ces jeunes femmes et les territoires le fait qu'elle travaille aussi dans les métiers du soin elles vont être aux prises avec des personnes âgées avec des enfants ou la relation ne va pas être que strictement professionnel mais pas se mêler de l'affectif donc là aussi ça va faire que ces jeunes femmes elles tiennent aussi elles tiennent à la campagne aussi elles tiennent dans ces métiers 1 quand vous êtes aide soignante en ehpad comment est ce que vous faites pour tenir alors que vous êtes mal payés alors que vous n'avez pas de perspectives de carrière alors que vous il ya une pénibilité puis des charges physiques et psychiques extrêmement l'eau et bien parce que vous êtes tenus en fait finalement dans ses relations avec les personnes que vous soignez que vous ne pouvez pas vous ne vous sentez pas la possibilité d'abandonner çà c'est des choses qu'elle nous on tient très clairement les employeurs locaux vont aussi jouer là dessus les directions des pas d'un contribue fortement à fidéliser leur main d'oeuvre en finançant des concours qui attachent ensuite ces jeunes femmes dans les ehpad et qui va faire que elles doivent ensuite et bien un certain nombre d'années à ses employeurs pour et bien compenser le fait que un concours leur a été financé une formation leur a été financée donc ça c'est aussi quelque chose qui me semble important pour comprendre là la question de l'enclavement c'est-à-dire de et là c'est vraiment aussi le point de vue sociologique c'est à dire on n'est pas uniquement en train de penser les aspirations des femmes ex nihilo mais bien pensé comment toutes les institutions sociales qui les entoure en fait contribuer à formater leur trajectoire contribue alors pour certaines à les porter plus loin parce que d'un certain côté l'école les pousse vers des trajectoires scolaires et de diplômes plus longues que leurs parents et en même temps restreint leur espace des possibles donc c'est toute cette ambivalence qui est très compliqué finalement à travailler et là sur lesquels le sociologue et voilà il achoppe et il s'arrête là en tout cas mais montrer cette ambivalence est à dire à la fois qu'on a des femmes qui sont prises dans des aspirations aliments citations qui sont importantes qui sont portés par un certain nombre de structures vers ses trajectoires là mais qui en même temps sont enfermés par d'autre part un autre mouvement qui va contribuer plus tôt plutôt à les enfermer et dire aussi et là je pense que c'est je vais je vais terminer la tueuse que j'ai dit c'est ce qui me semble important sur tous ces micro engagement à la fois domestiques à la fois domestiques sur la scène sur la scène locale mais aussi professionnels le point commun en fait de toutes ces micro engagement c'est qu'ils font l'objet d'une très faible reconnaissance alors même qu'ils sont essentiels si vous n'avez pas toutes ces femmes qui travaillent vous avez tout un écosystème en fête rurale qui se casse la figure et qui ne fonctionnent plus parce que elles viennent à chaque fois être une rustine à plein d'endroits où normalement des institutions des entreprises des services publics devraient faire le travail voilà donc c'est en gros ce que je voulais dire je vous remercie merci beaucoup sophie donc maintenant la parole et michel larive pour compléter également sur la question des territoires ruraux et du lien déjà un peu avec les quartiers populaires merci antoine bonjour à toutes et à tous je suis très content d'être là malgré tout non non je suis très très heureux parce que voient les choses arrivent et puis la vie continuer la lutte continue alors entendre m'a appelé pour me dire tiens on va faire un truc quartiers populaires et ruralité est ce que tu veux venir oui bien sûr parce que pour créer du commun pour faire du commun là dedans il faut d'abord constater tu as commencé à constater et établir donc que ce constat dans les deux sens et effectivement quand on établit ce constant ou voir qui a un copain social et sociétal d'entre les quartiers populaires les quartiers ruraux mais avec des différences bien sûr importante mais c'est comme un social et sociétal c'est en premier lieu le désengagement de l'état dans ces lieux là particulièrement le désengagement de l'état toujours plus en portant un quartier populaire et en ruralité et principalement effectivement les services publics permettant depuis ce que tu en as tu en a parlé dans les hôpitaux vous le savez très bien l'éducation nationale la finance le transport et est partout et donc 7 ce désengagement il a un aspect social cet aspect social c'est le défaut d'aimer d'aménagement qui implique forcément une égale une inégalité territoriale et cette inégalité territoriale effectivement numérique mais dans plein d'autres aspects et in fine et ça crée des zones où la république n'est plus où la république n'est plus alors partir de ce moment là les services de proximité aussi s'en vont les commerces le toubib et tous les autres en fait ce qui se passe c'est que ses conséquences directes de ce désengagement de de cette perte de service public de serre tête de services de proximité et bien c'est une détérioration très grande et très progressive du lieu de vie détérioration du lieu de vie nous par exemple en quartiers populaires comme en zone rurale on a ce qu'on appelle aujourd'hui maintenant c'est un nouveau mot c'est la mobilité subie parce qu'on n'a plus de transports publics quoi que vous vouliez le fer forgé par les voyons pour l'ariège au hasard et donc quand vous voulez faire voulez voir un spectacle il faut faire trente bornes quand on vous dit pas il faut aller à toulouse vous voulez voir le toubib il faut faire 20 bornes vous vous êtes enfant voulait aller à l'école il faut voler vers 7h15 parce qu'à 8 heures le car il passe pour vous amener à 9 heures au lycée comment est ce que je vais dire ce fait des gentils journée tout ça alors donc ça s'appelle salle d'un mobile à la mobilité ceux subis derrière cette détérioration du jeu de vie eh bien on a un phénomène de paupérisation de ces jaunes qui sont pourtant un clic dans notre territoire national d une paupérisation et de pauvreté galopante alors j'ai passé cinq ans à l'assemblée nationale il ya eu lieu castel que nous nommions nous très affectueux un peu bricoler qs parce qu'effectivement quand ils nous passait des choses nous a fait par exemple la loi trois des sept lois 3ds qui est une loi de spécialisation mais de compétition entre les territoires on était déjà mal il nous a remis en compétition entre nous ce qui est quand même assez grave je raconte une anecdote parce que ce qui se passe c'est qu'il ya un discours qui est tellement bien construit et tu vas voir ça en toi c'est super bien construit que en novembre décembre en ariège alors qu'on voyait jamais un ministre là ils arrivaient par grappes alors bon moi je suis républicain le premier il vient on dit vas-y va l'accueillir parce que tu es quand même député ok j'y vais au bon après aux deuxièmes jeudis à temps ils vont faire combien au deuxième je dis non bah non je vais pas quand même pas leur faire la campagne non plus côté est ce que je veux dire et puis castex pointe et je me dis bon il est premier ministre alain il fait son discours sur la décentralisation et sur cette lampe 3ds et alors on a en ariège la n 20 qui passe et donc ça coûte super cher ils veulent dévier le petite ville qui s'appelle tarascon sur ariège et donc ça ça coûte la peau des joues bien entendu et il fait son discours on est là un peu les élus tous fait son discours et les ailes le cochon là est dit mais vous allez voir c'est vous qui allez choisir comment faire c'est à dire qu'on va vous redonner la parole et tout est en fait ce qu'il était en train de dire c'est que dans cette loi 3ds l'état va encore se défausser sur les collectivités territoriales notamment la région et il va filer les nationales à la région ça donne ça veut dire qu'en plus ils étaient en train de revenir devenir leur annoncer que cette déviation ils allaient la payer au plus ils allaient le payer donc ya pas 36 solutions soit vous trouvez un mec très sympa qui veut du mal jouer à faire gratos marseille a pas de problème on n'a pas trouvé du coup ils vont être obligés de lever l'impôt 1 donc voilà la continuité de 10 acte des engagements de l'état et voilà comment ce pouvoir actuel continue cette chose des engagements alors je vous parlerai après des sentiments et puis on a les lois urban au centre et moi j'étais dans la commission éducation culture éducation un jour jean michel blanquer air se pointe et il dit voilà la loi directeur d'école et donc il y aura une décharge d'éducation pour les écoles de plus de huit classes bon bah je me suis levé jeudi jean-michel j'y vais je suis pas concerné et oui forcément et comme je suis pas concerné comme 50 autres départements en france c'est à dire que moi j'ai moins de dix écoles qui ont plus de huit classes en ariège comment est-ce que donc à partir de ce moment on a aussi ce fonctionnement de l'état c'est pour ça qu'on veut pas c'est aussi une à une au vième république parce que le fonctionnement de nos institutions fait qu'en fait cette vème république répond à des besoins urbano centrer mais urbano métro mais vraiment de métropolisation c'est à dire que les quartiers populaires ne sont pas compter là dedans il y a les métropoles les treize grandes métropoles françaises et c'est tout et après nous et bien on doit calquer nos fonctionnements sur le fonctionnement qui ont été décidées par rapport à ces métropoles alors nous ne serait ce que par port distant ça marche plus du tout plus rien ne fonctionne non derrière effectivement il ya l'aspect sociétal ça je crois que c'est quand même très très important pour pouvoir trouver des solutions c'est notre classement carrément le déclassement républicaine et y en a parlé un peu ce déclassement républicain on arrive à une situation de discrimination de discrimination mais véritable au sens de la loi de 2008 c'est-à-dire de discrimination indirecte cette discrimination indirecte qui odoul all-in aussi un exemple tout à fait clair parce qu'à un moment il faut être tout à fait clair de discrimination indirecte c'est que de façon institutionnelle noir rural je pèse 64 euros et que le parisien lui ou le toulousain venu on va rester dans la région le toulousain lui pèse 128 euros ça veut dire que la dotation générale de fonctionnement pour une commune et fils et suivant le nombre d'habitants ce critère il est démographique comprenez qu'on accentue encore le déséquilibre parce que c'est en fait dans les zones où y'a rien il faut faire quelque chose non et donc à partir de ce moment c'est dans les zones où il ya monde en plus c'est à dire que dans les villes de cinq cent mille habitants ils seront plutôt vers 128 euros par habitant et nous moi j'habite une mégalopole de 85 habitants et bien à partir de ce moment là bon on n'a pas encore pensé au périph choses comme ça surtout avec 64 euros si vous voulez que la discrimination allait tranquillement du simple au double voie alors après il ya ce sentiment et rue par exemple c'est l'aspect sociétal ce sentiment d'abandon et ce sentiment d'insécurité et c'est ça qui fait mal politiquement parce que le sentiment fait l'opinion c'est ce sentiment d'insécurité alors et si sentiment d'insécurité cette opinion et cette opinion allait tourner vers ceux qui ont le discours le plus démagogue possible c'est à dire vers le rassemblement national qui lui rafler la mise j'ai parlé avec le gendre le colonel de gendarmerie chez moi qui me disaient mais au niveau sécurité monsieur le député nous a pas d'insécurité même à la rigueur a les mêmes en baisse l'insécurité par contre il me dit le sentiment lui d'insécurité il est en très nette progression est en très forte hausse et le double en pattes ça donne pas les bonnes informations et on parle pas de ce phénomène et c'est ce fait le même qui fait l'opinion c'est pas la réalité des choses c'est le sentiment qui fait l'opinion alors je crois que c'est contre ça aussi qui le voit qu'on lutte pour pouvoir essayer de reprendre pied politiquement dans des endroits alors ça profite aux rassemblements nationaux au rassemblement national bien sûr mais ça profite aussi aux baronnies locales qu'elles soient de gauche ou droite moi j'en ai fait les frais donc là on est on est dans des espèces de mafia qui sont installés depuis x temps qui fonctionne sur des systèmes fardeau c'est à dire que le baron avec ses vicomte c'est vrai et puis la peur nous connaît toujours dans ce dans ce système de communication par la peur c'est à dire la peur de l'insécurité côté magie un village qui s'appelle bethmale maintenant c'est en montagne east est super beau c'est génial 4 à 80 habitants je crois qu'il ya 50 et 80 électeurs 50 ont voté le pen s'est séparé il ya aucun si on réfléchit il n'y a aucun élément qui permet de voter le pen à bethmale mais il ya la télé comme mais à part c'est tellement lac est quand même bon voilà c'est tellement c'est tellement ne vous demandez pas pourquoi bolloré fait des opéras sur l'édition journalistique et l'édition même littéraire c'est pour de vrai et construire ce sentiment parce qu'il a compris depuis bien longtemps c'est le sentiment qui fait l'opinion et il fallait donc choper il fallait avoir dans sa poche la fabrique du sentiment le média alors ces clichés les quartiers populaires en sécurité le rural la chasse et l'agriculture ça c'est les clichés qu'on lui file tout temps mais ratant des passes que insécurité j'en ai parlé c'est ce sentiment d'insécurité mais le rural agriculture oui il ya des agricultures dans le monde rural exact moi je suis en ariège département éminemment rurale 11 % de la population active y rivas est agricultrice met donc ça veut dire que 89% et ben il faut autre chose et thierry qui est là il m'a dit dont le lhotse 6% ça veut dire que 94% fait autre chose dans le gers pascal qui doit être dans le top 10 et 12% ça veut dire que 88% fait autre chose bon c'est ici ils ont rien à voir il va donc falloir travailler là dessus parce que là aussi ça profite toujours aux mêmes jours c'est à dire que mâcon lui il fait quoi il dit eh bien je vais baisser la carte de chasse je filais de la thune et je filais surtout des missions tenez vous bien de biodiversité ou une chose comme ça osaka et donc à partir de ce moment ils renforcent ce sentiment parce que ça lui profite politiquement alors ce qui se passe c'est une conséquence directe des émetteurs de gens qui parlent de nous de toi de moi et ces gens là sont souvent les gens des métropoles et donc ils disent voilà moi j'y suis allé en vacances la dernière fois je lui ai donc pas ce qu'on me le dise il est tellement beau chez toi mais vous êtes toujours en vacances ouais bon on bosse aussi et même je te dirais comme disait coluche c'est tellement bien chez nous qui avions bien nos vacances et donc l on bosse et des fois on est en vacances mais quand vous êtes aussi et quand vous bossez dans beauce aussi il ya même des fois quand vous êtes en vacances on bosse et nous le truc c'est l'idée c'est aussi de redonner la parole aux gens des quartiers populaires at il va faire une intense à ce niveau là et les gens aux gens de la ruralité aussi venir voir c'est comme si dans la géopolitique internationale l'idée c'est d'aller dans le pays pourrait essayer de prendre lumière du pays voilà la première chose à faire à mon avis c'est casser les clichés et trouver d'autres signifiant que ce que je nous citer il faut trouver d'autres signifiant des signifiants républicains et des finitions positif pas des signifiants négatif ce que je viens de vous citer nous signifions propre et il faut essayer aussi de garder cette positivité et d'essayer de passer à invisible à citoyens comprenez que ce soit dans les quartiers ruraux ou dans les quartiers dans les espaces ruraux ou dans les quartiers populaires je crois qu'il faut cesser de parler de risible il faut parler des citoyens qui existent à l'intérieur et pour ça il faut connaître l'environnement et les parcelles micro aux gentils sont dans ces environnements alors les propositions de nos propositions politiques existent je pas les redonner vous savez le problème en revanche la balle je pense que si vous êtes ça vous le connaissez le programme et puis à cet énorme travail d'éducation populaire à faire justement pour casser ces clichés dites ce que vous faites vous disent que vous faites vous qu'en réalité dit ce que vous faites vous dans les quartiers populaires vous savez notamment machin ancien président du festival de théâtre avant d'être député mais il ya un foisonnement culturel en ruralité c'est énorme mais seulement n'y a pas de support en ariège il n'y a aucun bâtiment ou au fronton un bâtiment public ou me font trop il est écrit théâtre aucun on n'a pas de théâtre en ariège on a une scène nationale on fait partie des départements où il n'y a pas alors voilà il faut abolir cette discrimination due à cette métropolisation bien entendu et cette mise en compétition des territoires alors comme on l'a dit je le répète en quartiers populaires comme en réalité le bon échelon c'est la commune le gone échelon c'est effectivement la commune parce que si vous prenez la communauté de communes moi ma communauté de communes il ya 94 communes dont un bourg centre à quelques rues y croyez vous qu'il se passe nos impôts vont au bourg centre voilà et donc les lieux de vie les fonds de vallée ne sont pas arrosé par des subventions c'est la même chose au niveau de la région nous ennuie en plus on a une super chanson à deux métropoles las toulouse et montpellier donc ça veut dire que eu 4 90% des subsides de quoi que ce soit et le reste est dispatché suivant les copains des copains le clientélisme la baronnie et la mafia dont je vous ai parlé tout à l'heure donc il ya aussi d'autres choses à faire sur ces deux gf donc je vous ai parlé 64 128 euros c'est de proposer d'autres critères de distribution que c'est que la démographie simplement écouter faire 10 km de routes en plaine et en montagne c'est pas la même chose d'accord parce que si vous faites de 10 km dans une pente comme ça il va vous falloir faire des ouvrages d'un ça va coûter dix fois plus te faire 10 km en montagne donc il ya d'autres critères notamment le critère géographique à mettre en place ensuite au niveau éducation nationale écoutez il ya peut-être des choses des échanges affaires de jeu j'étais en train avant que l'on me dise d'aller voir ailleurs si j'y suis on et j'étais en train de mettre en place une coopération avec le burkina faso mais ce n'était pas juste pour faire de la coopération s'était donnant donnant c'est à dire que lorsque je suis allé en mission en afrique j'ai vu que les ambassadeurs français du filet dé de l'argent des bourses pour les master 1 et master 2 les trucs comme ça je leur ai dit les maisons sont penchés il faut donner des sous pour les gens soient formés cap2 ep bacrot bâtiment est un ambassadeur ivoirien a dit c'est pas qu'on va le faire et donc apprendre à travailler le burkina faso est un ami à monter l'université populaire du burkina faso et saint girons et le burkina faso allait rentrer en coopération sur un lycée technique ce qui allait se passer c'est qu'au lieu de fermer des sections chez nous on allait remplir nos classes de ces gens qui allaient faire que le lycée n'avait pas fermé et en contrepartie recevaient une formation il pourrait former les gens là alors je suppose que ce qu'on a su faire ce qu'on pouvait faire mais maintenant ça va tomber à l'eau parce que les autres ils sont là pour justement ne rien faire ce qu'on était en train de faire au niveau international je suppose qu'il est possible de le faire au niveau national qui a des ponts de l'éducation nationale à faire entre quartiers pouplaires volts et notamment et puis pour finir la seule obligation qui soit aussi c'est une obligation de solidarité nationale une obligation et c'est ça quand même un déjà dn1 d adn de notre mouvement c'est la solidarité alors les échanges bien sûr culture et de l'éducation nationale j'en ai parlé dans l'emploi informations le logement alors je vais finir par ça pour dire ce que tu veux tu avais dit aussi tout à l'heure c'est que l'un comme ailleurs il s'agit en aucun cas d'opposer les urbains et ruraux mais il s'agit de garantir l'égalité républicaine sur tout le territoire national [Applaudissements] bonjour à tous je sais pas si vous vous entendez ça va être très difficile de passer derrière ces deux magnifiques intervention donc moi je me présente je m'appelle traoré zhang où je suis très contente d'être parmi vous est très contente de parler de cette thématique parce que les quartiers populaires et tout ce qui est milieu rural on a beau dire que beaucoup de beaucoup pensent qu'on s'oppose mais nous sommes tous ensemble au final parce que nous avons les mêmes problèmes les problèmes sont les services publics on peut dire que dans les quartiers populaires pour avoir un service public c'est c'est une catastrophe on le voit de plus en plus de services disparaissent et services de proximité disparaissent on nous voit aussi dans dans les campagnes on peut parler aussi les transports en commun moi je suis à saint denis saint denis certes on peut dire c'est le 93 c'est une ville bien desservi mais de temps en temps à 20 heures il ya plus de bus 1 donc fait à marcher à pied pendant quinze bonnes minutes chez toi dans noir sans éclairage public donc je pense que c'est un peu pareil dans les campagnes la bombe dont l'abandon de de l'état tout simplement on peut parler de santé la désertification santé pareil dans les quartiers populaires pour avoir un rendez vous chez l'ophtalmo déjà trouvé un ophtalmo déjà et puis on verra je dis je le dis parce que même si on recherche un si on a un dans la salle et un cardiologue aussi voilà des bdd réelle problématique on en sourit mais qui sont très très grave là on voit vraiment qu'il ya un vrai problème un vrai problème d'abandon d'abandon de l'état y de ce gouvernement qui est hélas mis en place je vais parler aussi de l'emploi l'emploi c'est ça touche tout le monde ça ne touche pas que un quartier où une campagne ça touche tout le monde on voit très bien que c'est en ce moment très difficile de trouver un emploi les études on peut voir avec l'éducation nationale ce qu'ils nous préparent le ministre pape diouf il a dit qu'on fera pap ndiaye excusez moi j pape diouf a été pas mal hein pas de n'diaye si tu viens de dire qu'on fera avec les moyens du bord comment on peut parler d'éducation nationale et faire avec les moyens du bord en sachant que l'éducation nationale est déjà au plus bas l'éducation nationale est le socle de l'éducation au niveau des enfants comme on peut dire aujourd'hui on fera avec les moyens du bord avec la rentrée qui arrive donc quelques jours je suis comprends pas je ne comprends pas le logement le logement c'est une catastrophe la disparition des des hlm plusieurs familles monoparentales sont succeptibles et ont carrément n'ont même plus le choix ils doivent habiter en hlm mais il ya la disparition des hlm pour avoir un pays qui a un peu plus haut ça aussi on n'en parle pas et ça touche les quartiers populaires et les quartiers populaires populaire et la ruralité on peut parler on peut parler aussi des connexions internet moi où je suis les connais je suis dans mon quartier la connexion internet à fonctionne très très bien quand je vais chez ma mère on dirait que je suis au fin fond du désert même le désert je pense qu'il ya la connexion il ya un vrai problème il ya un vrai problème c'est des sujets qui posent de vrais débats c'est des besoins des besoins d'égalité et d'équité en fait on a des buts commune tout simplement nous avons des luttes communes les gens qui nous oppose les gens qui nous oppose cherche la division tout simplement parce que pour mieux régner je pense qu'il faut diviser nous nous divisons pas nous avons un combat commun et son combat c'est vivre dignement et vivent dans l'égalité et dans la dignité pourtant par beaucoup des quartiers populaires comme des habitations de non droit de des quartiers assez difficile mais on oublie de parler de la solidarité de ses habitants on oublie parler de l'entr'aide de ses habitants on oublie de parler de la générosité de ses habitants de vivre ensemble on l'a vu très bien pendant le premier confinement on l'a vu pendant le premier confinement malgré qu'on subit la double peine et la triple peine celle de l'invisibilité ben on était là les quartiers populaires la ruralité est hélas ils étaient tous devant à coudre des masques mais on oublie ça et on parle quoi de dangerosité de zones de non-droit de pestiférés de personnes qui ne servent à rien il faut les détruire il faut les déplacer non nous sommes là et nous resterons là moi je vous parlais de mon parcours moi j'ai été militante ya pas longtemps j'étais militant en 2015 parce que j'ai été tiré au sort en tant que membre du conseil citoyen membre du conseil citoyen c'est quand on a un plan de rénovation urbaine dans son quartier et ils te mettent en place des conseils citoyens il ya une fameuse main qui m'a tirée au sort et j'ai reçu le courrier chez moi baladin la personne qui m'a tiré au sort à la réveiller une lionne je ne fais pas c'est qui qui m'a tirée au sort mais et elle a réveillé une lionne qui en moindre juste qui sommeille en moi qui sommeillait en moi le plan de rénovation urbaine j'ai été choquée j'ai compris énormément de choses et tout ce qui se passait dans mon quartier partir de là on a créé le collectif francs moisins le collectif rend moins 1 regroupe des habitants du quartier qui veulent un logement digne à la base ce collectif était poireau logement digne juste un logement au final on parle de logement d'éducation nationale on parle de politique on parle de tout de cadre de vie mais parfois même on oublie l'essentiel de parler de relogement la plupart de ceux connus ce collectif il ya énormément de femmes ces femmes je sais même pas comment les décrire parce que la plupart de ces femmes je vais pas dire analphabètes parce qu'il y en a qui l'ont repris leurs études je peux dire aujourd'hui à sonder conquérante et d aider gagnante à sont des guerrières du jour au lendemain à son de vue des guerrières ce sont ces femmes là qui sont en première ligne dès qu'il ya un problème avec le bailleur ce sont ces femmes là avec ce collectif là qui font des sittings devant le baiia pour demander des comptes aux bailleurs on paye un loyer on paye des charges on veut un ascenseur qui fonctionne on veut punaises de lit on ne veut plus de vous vous rendez compte qu'on est obligés de manifester on oublie de faire des sittings pour borderlands est juste de vivre dignement on fait des manifestations et des sit in pour demander qu'il est plus nuisible dans notre immeuble vous vous rendez compte du jour au lendemain c'est pas aujourd'hui à son lahiya dénonce ce qui se passe dans le quartier et et veulent vivre dans la dignité il ya des hommes aussi il ya des hommes ce collectif de francs moins inquiet où il ya des hommes et des femmes celles qui travaillent sont tout indiqués elle n'y était pas avant mais maintenant elles le sont toutes les sommes sont aussi sont syndiquées dans ce collectif francs moisins qui à la base qui était pour le logement toutes les informations de manière municipal local de manière nationale passe dans ce groupe c'est à dire que m est même le lien du conseil municipal pour le regarder hors cac havas ne le regardait pas elle regarde le conseil municipal est te mettre le lien du sénat parce que oui maintenant on regarde le sénat et à te mettre même le lien des tic toc des députés pour dire écoutez ce qu'ils ont dit en septembre on retourne en manifestation ces femmes là ce collectif là il ya cinq ans je peux vous assurer qu'elle n'était pas comme ça lassé de l'éducation populaire qui s'est passé là c'est l'éducation populaire la à son prince septembre à aller manifester parce qu'elles en ont marre de cette inflation elles ont marre de payer le loyer et les charges cher on a eu plus de 150 euros de charges à cause de l'électricité là l on marais sont prêts à aller manifester et ça c'est fait du jour au lendemain dénoncer vivre dignement ça c'est ça c'est des rêves pour m est ce qu'on doit arriver de vivre dignement ça c'est une question est ce qu'on doit rêver pour vivre dignement c'est un droit c'est un droit de vivre dignement hier gym une question dans le collectif francs moisins quels sont vos rêves la plupart amont dis-je je rêve de gommer les inégalités sociales d'autres dont 10 je rêve qui n'est plus des quais je rêve de gommer les inégalités territoriales d'autres ont dit je veux juste des profs pour septembre pour mon enfant d'autres ont dit je vais vivre dans un monde meilleur moi j'ai juste répondu tu veux vivre dans un monde meilleur mais tout est possible un autre monde est possible aujourd'hui on a la force et la capacité de se réunir c'est moi dans mon quartier j'ai réussi si c'est maman la ont réussi si c'est papa là on réussit c'est qu'on est tous capables aujourd'hui d'aller au fond et d'être à la tête du thym du train et de robes de renverser ce gouvernement qui est en place parce qu'il y en a marre de vivre dans cette je vais pas dire le mot mais dans cette es et on veut vivre dignement parce que c'est un droit voilà et bah écoutez bravo et merci à tous en plus vous avez tenu le temps ce qui était ce qui est toujours un grand problème c'était c'était super super passionnant et je dois vous dire que moi j'avais prévu de dire un truc et que je me rends compte que il manquait plein de choses que vous avez apporté que je vais essayer du coup d'intégrer dans ce que j'avais ce que j'avais prévu de vous dire on a donc essayé de montrer ce qui peut créer du lien entre entre quartiers pauvres entre quartiers populaires et entre zones rurales et vous voyez il y a un enjeu qui est d'y répondre avec un programme mais ça c'est la partie qu'on a déjà fait en réalité notre programme permet de répondre aux enjeux qui sont ceux des quartiers populaires comme ceux qui sont d'aider des zones rurales que ce soit les questions de pouvoir d'achat que ce soit les questions de service public de santé de désertification médicale que ce soit les questions écologiques démocratique on a déjà le programme qui permet de correspondre afin de répondre aux besoins mais donc une question peut se poser c'est pourquoi il ya des endroits où on a fait des scores qui sont un peu meilleures et pourquoi il ya des endroits où on a fait des scores qui sont moins bons et je pense que ce que disait michel sur la manière dont les médias en particulier construisent un rapport aux quartiers populaires ou aux zones rurales et très est très utile cette conférence dont elle s'appelle créer du commun entre ruralité et quartiers populaires par l'action politique alors cette action politique c'est ce dont je veux parler maintenant il ya d'abord l'action politique à mon sens de terrain que ce soit pour progresser en score dans les zones rurales où que ce soit pour progresser en participation dans les quartiers populaires à mon sens la seule chose qui peut qui peut faire ça c'est l'action de terrain c'est l'action locale c'est ce qu'on a fait déjà pendant la campagne les porte à porte etc mais c'est aussi inventer des nouvelles formes d'action dans ces nouvelles formes d'action il ya des actions et la conférence appelle s'appelle à partir du politique et justement il ya des formes d'action qui n'ont pas l'air politique mais qui sont des actions politiques ce que tu disais sur le le logement et le collectif qui s'est créé au début sur une question qui est une question extrêmement concrètes qu'elle est une question de relogement on voit comment à partir de ce collectif la poumon on arrive à d'autres questions sophie tout à l'heure à montrer comment dans les salons de coiffure ou les salons d'esthétique et bien on en vient des revendications qui sont des revendications politiques qui sont sur ce qui se passe à la maison sur ce qui pourrait aller mieux sur voilà donc tout ça c'est des endroits qui a priori au point de départ soit n'ont pas l'air politique soit sont des lieux où il ya une question très concrète qui est qui et traiter la question du logement la question de la coiffure qui n'est pas a priori une question politique mais ou qui sont des lieux dans lesquels se développe un discours politique et se développent une discussion moisi on avait fait une série d'actions parce que j'ai un avantage c'est que je suis élu d'un département et d'une circonscription qui contient beaucoup de quartiers populaires mais je suis originaire d'un département qui est un département rural et dans lequel j'ai aussi mené des campagnes est ce que j'ai constaté c'est que ce qui va mobiliser ses les actions qui sont pas nécessaires qui n'ont pas a priori un aspect politique je vous prends quelques exemples de choses qu'on a faites qui vous donneront peut-être des idées on a fait pour ce qui concerne et châteauroux on faisait des démarches de ramassage de déchets et ça c'est des actions dans lesquelles il ya plein de gens qui viennent qui si jamais ils disaient abbas et les insoumis chez pac wahba il viendrait pas forcément parce qu'ils peuvent avoir un rejet vis-à-vis de ce qu'on est mais par contre si c'est pour faire un truc concret ramasser des déchets là ils sont d'accord et après pendant l'action man discutent de politique on parle à weight et insoumis tient marambat moi je vous aime pas bastien discutons-en voyons pourquoi tu vois en attendant nous on fait des trucs à on n'attend pas les élections pour faire des trucs ça si ça aussi c'est quelque chose qui joue beaucoup pas attendre les élections pour régler des problèmes et nous nous avons un rôle dans la période qui vient compte tenu du fait que l'état est en train d'abandonner et les quartiers populaires et les zones rurales nous avons un rôle nous pour prendre en charge un certain nombre de tâches qui ne sont plus prises en charge par l'état parce que aussi s'est préparée finalement un un contre-pouvoir à partir du moment où vous commencez à organiser les tâches et c'est ce que tu disais aussi sophie la manière dont les femmes en particulier prennent des tâches des tâches de santé des tâches de de ce qu'on appelle le caire dans la novlangue néolibérale qui est faire attention aux autres le soin prendre soin des autres donc on avait fait ça on avait fait un truc qui était plus politique mais qui marche est vachement bien qu'ils étaient un audit citoyen de l'abstention on était allé voir les gens en leur disant vous avez pas voter pourquoi comme ça brut de décoffrage là c'est une action qui est très politique mais qui va s'adresser directement précisément aux gens qui n'ont pas voté pour leur demander qu'est ce qu'on pourrait faire d'autres qui améliorerait les choses autre type d'action qui qu'on a organisées pour le coup et je vous en parlerai un petit peu plus en détail twitter mais on avait organisé dans ma circonscription une fête de la révolution c'est-à-dire une fête autour d'un événement politique mais s'était présenté comme une fête moi je pense vraiment qui a relancé la pratique des fêtes utiliser les fait pour que les gens viennent pour faire des trucs cool et ensuite à l'intérieur de la fête là on peut parler de politique on peut ramener du contenu politique mais la première base n'est pas nécessairement des aspects politiques on vient on l'est on les ramène ensuite mais on permet à des gens de venir participer de recréer finalement la chose qui finit par manquer est à la fois j'allais dire presque à cause des réseaux sociaux d'une certaine manière mais qui est le lien social le lien social direct la relation directe aux gens que l'on retrouve justement dans dans dans ce que tu disais sur les des salons de coiffure et moi je trouvais ça vraiment passionnant dans les choses que j'ai pour projet de faire je pense qu'il ya aussi quelque chose à créer ça c'est bien vu il ya une espèce de séparation les quartiers populaires et les zones rurales il ya on pourrait en quelque sorte dire ils se parlent pas ils se voient pas ils se connaissent pas et je pense qu'on a un rôle à jouer aussi dans la création de liens moi j'ai par exemple j'ai on m'a parlé alors on m'a parlé d'une histoire qui m'a bien plu c'est pas avec les zones rurales mais c'est à l'étranger on a emmené des jeunes de deux quartiers populaires au japon et en les emmenant au japon les gens les regardaient en se disant ah mais vous êtes des français vous aimez bien manger du pain et c'était presque la première fois que les jeunes on les regardait en disant pas vous êtes des quartiers populaires on leur disait vous êtes des français et on les ramener cette identité là on dirait en leur disant ouais vous manger du pain vous avez voilà eh bien nous on pourrait faire un peu la même chose je pense qu'on pourrait essayer alors je sais pas sous quelle forme et les députés notamment peuvent peut-être organiser ça des échanges entre militants de quartier populaire et militante zones rurales ou un coup on emmènera les militants ou pas que les militants mais les habitants qui veulent venir en zone rurale et ont fait l'un verse et on vient visiter no no no no lieu de vie respectifs pour apprendre à connaître et pour voir justement que ça ce que que qu'il ya des similitudes dans nos types d'actions voilà ce que ouais une forme de jumelage dont avait parlé dont tu avais parlé tout à l'heure aussi michel je me dépêche bon voilà ça c'est pour dédé quelques actions concrètes et maintenant je voudrais revenir sur quelque chose de plus profond et qui est quelque chose dont j'essaie de faire vous l'avez peut-être déjà remarqué il y en a quelques-uns qui ont des cocardes qui est un peu le le centre de ce que j'essaye de faire maintenant on a parlé beaucoup de la partie matérielle l'un des enjeux matériels qui sont les mêmes entre autres zones rurales et quartiers populaires et il ya aussi une dimension à mon sens ce qui est une dimension culturelle et michel tu en a pas mal parlé sur la partie clichés les clichés qui peuvent qui peuvent exister au final tous ces clichés ils ont un objectif commun qui est donc de diviser le peuple de diviser les gens et nous dans notre action je pense que on doit trouver des signifiants qui sont communs ça tombe bien on en a un qui est bien pratique qui est justement cette coquard de cette cocarde tricolore qui en tout cas l'histoire républicaine et révolutionnaire de la france parce que il ya un petit truc on l'a vu dans les manifestations des gilet jaune comme dans la manifestation du 10 novembre contre la haine des musulmans comme dans les marches adama traoré il y à un retour du symbole national du drapeau français de la marseillaise dans l'ensemble de ces manifestations c'est quelque chose qui est capa et est forcément vu parce que forcément d'exciter les marches du 10 novembre en adibou vous manifester avec les islamistes etc personne n'a parlé du fait que les gens étaient venus avec leurs drapeaux français et chanter la marseillaise parce que sinon vous ne crée plus la division vous créé au contraire de l'unité et donc ses symboles nationaux dans ces manifestations dont on pourrait dire caricaturalement que les manifestations de gilet jaune était davantage des manifestations de ruraux et que les manifestations adama traoré et marche du 19 ans était davantage des manifestations de quartiers populaires ces caricatures assez à gros traits mais mais ça peut correspondre à peu près cet usage des symboles nationaux y porte un message politique c'est une revendication politique qui dit nous sommes le peuple nous sommes le peuple et nous avons donc des droits en fait c'est un ressaisissement du pouvoir politique et ses symboles là je pense que nous il ya un sujet sur ce point là c'est que l'extrême droite a fait un travail à propos de ces symboles qui est un travail de longue haleine un travail très patient pour essayer de récupérer ses symboles a normalement ils ont rien à voir avec je sais pas si vous étiez tout à l'heure au truc sur la déclaration des droits de l'homme et du citoyen c'est assez expliqué pourquoi y'a rien à voir notamment notre constitution de 1793 qui disait que au bout d'un an un étranger pouvait devenir français à condition que il envie de participer à la vie de la nation vous imaginez 1793 c'était un an aujourd'hui ses 10 ans et je vous invite à essayer d'obtenir des papiers si vous êtes si vous êtes étranger moi j'ai une femme dans ma circonscription va se battre pour caler les papiers et pour que puisse devenir français ça fait 17 ans qu'elle est là elle a trois enfants elle et marocaines ont l'empêchent d'avoir accès à la nationalité alors qu'elle veut devenir français c'est à dire que ses enfants tous les jours ils se disent ah mince maman peut-être un jour elle peut être expulsé c'est à dire tous les jours ce que le renvoi le l'état en ne donnant pas des papiers auxquels elle a droit c'est l'idée que finalement il est pas tout à fait française et que finalement peut-être que non plus et ce sentiment là c'est ce sentiment que nous devons à mon avis combattre donc pardon je me suis un peu égaré met donc une extrême re l'extrême droite elle l a fait un travail sur ces symboles nationaux et nous nous avons commencé à faire un travail enfin c'est un travail de longue haleine mais c'est des symboles qui sont à nous on a recommencé à faire ce travail là avec jean luc mélenchon notamment dans les meetings de jean luc mélenchon en 2012 2017 2022 on a ramené drapeau tricolore la marseillaise on a ramené ses symboles là à gauche qui sont des symboles qui vienne de notre camp et j'ai expliqué assez rapidement pourquoi et si on remonte à l'histoire de ces symboles si on remonte à la naissance de ses symboles ils véhiculent clairement un ensemble de valeurs qui est opposé à l'extrême droite j'ai parlé tout à l'heure de l'accès à la nationalité on pourrait parler de la suppression de l' esclavage aussi qui était qui a été fait en 1794 est également à la déclaration des droits de l'homme et du citoyen bref en somme une république qui était anti raciste même si le nom n'existait pas à l'époque est une république sociale aussi puisque cette république garantissez le droit à l'existence alors bien sûr quand les gens viennent avec un drapeau français dans une manifestation ça peut avoir des sens différents ça peut avoir enfin voilà ça peut ça peut ça peut véhiculer des messages différents en fonction de la personne qui porte mais il n'empêche que ce symbole c'est déjà un lien entre quartiers populaires et les zones rurales c'est déjà quelque chose qui existe qui profondément ancré dans notre dans notre histoire et auquel nous pouvons avoir recours d'une manière assez simple puisque il est déjà présent il reste juste il reste gros travail quand même mais à remettre le signifiant qui est celui de ses origines et qui n'est pas celui que l'extrême droite a essayé de mettre à l'intérieur donc nous on a un travail à réaliser autour de ces symboles à mon avis dans revenir donc aux sources de la deux de ses symboles comme je le disais et j'ajoute aussi un point qui est qui est peut-être un peu polémique mais en en revenant aux sources de ces symboles c'est à dire à ce qui s'est passé pendant la révolution française à ce qui s'est passé pendant la première république à ce que je vous ai dit sur au bout d'un an un étranger peut devenir français est ce que je vous ai dit sur la suppression sur l'abolition de l'esclavagé qui était quand même une avancée considérable à cette époque là et qui a été rétabli par napoléon soit dit en passant pour tous ceux qui nous font la leçon sur napoléon il est fantastique il est brillant c'est que en en revenant aux fondamentaux on peut aussi exclure tout ce qui a été fait au nom du drapeau français mais qui est une trahison de l'idéal républicain et révolutionnaire et je pense en particulier à la colonisation et dans ceux dans ce ces éléments là dans ces éléments là vous pouvez retisser du lien entre zones rurales et quartiers populaires parce que ce signifiant est insignifiant commun et moi ce que moi je fais le travail dans les quartiers populaires je suis élu d'une dune d'une zone dans laquelle ya des quartiers populaires je vais voir les gens et je le redis ce drapeau c'est le vôtre vous êtes des français et vous avez le même droit que les autres à avoir accès aux services publics et vous devez vous battre pour avoir accès à ces droits et ça donne de la force et joue sur les jeunes de quartiers populaires quand vous venez que vous leur dites ça il vous dit pas ouais t'es un gros fachos je sais pas quoi ils disent linverse ils disent merci monsieur de nous avoir dit ça ça ça fait plaisir ça c'est quelqu'un qui nous représente c'est quelqu'un qui parle en notre nom et nous oui on est français on veut faire partie de ce grand pays comme tout le monde et arrêter d'être stigmatisés comme ça et de la même manière à partir du moment où tout le monde se saisit de ce symbole et où tout le monde considère que symbole est un symbole révolutionnaire eh bien disons qu'on a créé une ambiance de travail donc voila moi je je vais je vais continuer à faire ça je le fais à la fois dans les quartiers populaires et dans les zones rurales j'étais notamment a qu'un qui est un petit village de l'yonne où ils font une fête de de l'abolition des privilèges donc je vais continuer à faire ça à faire des petits événements de ce type là pour essayer de ramener cette histoire républicaine et révolutionnaire et redonner au sens de la nation son vrai sens c'est-à-dire celui du peuple souverain c'est comme ça que ça existe dans notre pays quand on parle de la nation au moment où c'est où on invente la notion au moment où où les gens en charge à valmy à la bataille de valmy 10 vive la nation ça veut dire vive le peuple souverain ça veut pas dire autre chose ça veut pas dire vivre les gens qui vivent en france depuis chez pas combien de temps et qu'on dise est descendant qui viennent de deux qui sont nés à chez paou ça veut pas du tout dire ça ça veut dire le peuple qui est maître de son avenir maître de son destin qui contrôle ses institutions politiques et qui contrôlent le pouvoir dans le pays voilà ce vers quoi on doit on doit ramener donc moi j'essaye de planter cette petite graine mais j'ai une proposition à vous faire aussi je les fait déjà tout à l'heure mais j'insiste dessus parce que je pense que c'est un outil et je vais en finir j'aurai à peu près respectées montant aussi le 21 septembre il ya un événement majeur qu'on peut utiliser et qui peut permettre de créer du lien encore encore une fois entre ruralité quartiers populaires c'est l'anniversaire de la première république c'est le lendemain de la bataille de valmy de 21 septembre 1793 on a décidé que la monarchie a été abolie en france on n'a pas dit que c'était la république mais on a décidé de dater tous les actes officiels de l'an 1 de la république française et bien cette date là moi je vous invite justement elle a célébré comme une fête à organiser que vous habitiez dans des quartiers populaires que vous habitiez dans des zones rurales où que vous habitiez avoue m entre insoumis à essayer de vous organiser pour faire ça pour faire des fêtes en racontant cette histoire là cette histoire républicaine révolutionnaire on mettra en place il ya plusieurs députés auxquelles j'ai moi j'ai propos moi je propose tout le temps quand je fais des trucs je proposais qui sait qu'il veut faire voilà ce qui fait qu'on se retrouve à 4 à arras pour aller pour aller fêter robespierre nous formons mais mais mais en tout cas j'essaye de proposer et là cette fois ci il ya une trentaine de députés qui sont dire ah bah tiens ouais c'est cool on va faire une fête de là on va essayer de faire cette fête de la république etc si on arrive à l'organiser dans tout le pays déjà d'une part ça sera une belle réponse à tous ceux qui nous disent qu'on n'aime pas la république parce que nous on aime bien la république mais la vraie un pas la république qu'ils essayent de nous servir petit 1 et petits 2 et petits 2 ça permettra de montrer que dans les quartiers populaires comme dans les zones rurales il ya un truc sur lequel on peut être tous d'accord c'est ça c'est justement cette république sociale nous on rajoute écologique démocratique anti raciste tout ce que vous voulez qui va dans le sens de féministes évidemment qui va dans le sens de ce que ce que nous proposons donc voila moi je vous le propose ça comme il ya un type d'action qui permettra de données y compris du point de vue médiatique si jamais ça prend si jamais ça marche un élément qui unifie le peuple français quelles que soient les zones où ils habitent sur un événement commun et en plus le plus beau celui qui célèbre la république justement en organisant ça ça sera aussi le moyen un moment pour parler de ce qui vient juste après qu'est la marche contre la vie chère la marche pour le pouvoir d'achat qu'on organisera au début du mois d'octobre et vous verrez vous avez donc la possibilité d'organiser ce petit événement qui peut servir ensuite pour organiser un grand névés un grand événement national est peut-être en tout cas nous pour la fête de la révolution se prend sulina témoin qui est qui et dans ma circonscription ça a fonctionné c'est à dire on a fait une fête c'était dans un quartier populaire il y avait des gens qu'on n'avait jamais vu du quartier et pourtant dans la campagne on est allé voir tout le monde on a essayé de faire des petits événements mais là vraiment c'était une fête c'était la révolution c'était il y avait des trucs pour les gosses et je vous invite vraiment essayé de d'organiser ce genre de truc à mon avis c'est un moyen assez efficace de montrer au niveau national qui a une unité entre les quartiers populaires et les zones rurales et qu'on peut le faire sur donc la république [Applaudissements]