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interviewLCI (sur YouTube)· 19 juillet 2026 73 min

Le Grand Dossier du dimanche 19 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez sur LCI. C'est parti pour le grand dossier. [musique] Voilà une question qui nous semblait inenvisageable jusque-là et qu'on va pourtant se poser [musique] ce soir.

L'Iran peut-elle être plus fort que Donald Trump ? Cette question, on est obligé de se la poser ce soir après ce coup de m réussi par Teran. Terran qui est parvenu avec une frappe précise, minutieuse à cibler une base américaine [musique] en Jordanie.

Le bilan est très lourd. Deux soldats américains ont été tués. Un [musique] troisème est porté disparu.

Plusieurs autres sont blessés. On va vous expliquer ce soir comment [musique] l'Iran par sa technologie a pu réussir à mener cette opération sur cette base américaine. On va vous expliquer aussi [musique] comment elle a peut-être bénéficié de relais puissant, le relais de la Russie et le relais de la Chine.

Alors évidemment, Donald Trump [musique] n'a pas dit son dernier mot. Des renforts de F16, de F35 convergent vers la zone. 8e nuit de frappe américaine la nuit dernière [musique] et ces frappes pourraient s'amplifier.

Jusqu'où ira cette guerre incontrôlable ? C'est évidemment la grande question face à une Iran puissante, peut-être plus puissante qu'on ne l'avait pensé puisque c'est une Iran qui est même capable et on va vous raconter ça ce soir d'aller recruter en Israël. [musique] Nous allons vous raconter en effet comment les rabins israéliens sont désormais obligés de prêcher pour éviter l'enrôlement de jeunes israéliens par l'Iran.

Ce sera l'histoire de la soirée. Mais d'abord cette frappe donc [musique] iranienne qui a conduit à la mort de deux soldats américains. C'est évidemment l'information qui change tout.

Sonia Dridi, vous êtes la correspondante de TF1 LCI aux États-Unis. Sonia, comment réagit le président américain à ces deux morts ? Et bien, c'est un Donald Trump furieux qui s'est exprimé hier soir au dans lors d'une interview téléphonique au New York Post.

Il s'est exprimé environ 1 heure après la dernière vague de frappe lancée par les États-Unis. On répond justement à la mort de ces deux soldats notamment. Il a dit que c'était une honte cette cette frappe des des des Iraniens contre les soldats américains.

Mais il a continué de justifier la guerre en disant que ces soldats se battaient parce qu'il ne voulait pas que l'Iran se soit doté d'une arme nucléaire. Il a dit "Cela montre encore une fois à quel point euh les Iraniens sont mauvais." Alors, suite à euh l'annonce de la mort des des soldats, le Pentagone, comme vous l'avez dit, c'est une information du Wall Street Journal a envoyé de nouveaux avions dans la région.

On sait que notamment des F6 sont partis d'une base en Allemagne, des F35 d'une base en Grande-Bretagne et en effet, les États-Unis pourraient intensifier leurs opérations militaires puisque il y a quelques jours déjà à la Maison Blanche, il y avait une réunion dans la salle de crise de la Maison Blanche où plusieurs options ont été discutées. Il y avait notamment le secrétaire d'État ou encore le secrétaire à la défense autour de Donald Trump dont le bombardement de la montagne de la pioche ou encore l'envoi de troup pour s'emparer d'île autour du D3 d'Ormouse. En tout cas, c'est un Donald Trump actuellement furieux, en colère, frustré.

Les Républicains eux et bien rendent hommage à ses soldats et appelle aux prières. Mais on sent côté démocrate, évidemment, il y a les prières, il y a aussi beaucoup de colère. Un élu démocrate a dit tout à l'heure assez, c'est assez, il faut que cette guerre s'arrête.

Merci infinimentadridi pour toutes ces explications. Donald Trump, le chef de guerre comme vous ne l'avez expliqué, mais un chef de guerre furieux, un chef de guerre sonné par la mort de deux soldats américains. L'Iran peut-elle être plus fort que les États-Unis ?

C'est la question qu'on va se poser avec tous nos experts ce soir et on va essayer d'y voir plus clair avec le général Gilbabray. Bonjour, merci d'être avec nous. Vous êtes ancien général, inspecteur de l'armée de terre, enseignant à l'Institut catholique de Paris.

Vincent Cruset à vos côtés enseignant, expert en renseignement, écrivain, auteur du jour où je suis devenu espion aux éditions de l'Observatoire. Marc Somo, bonsoir, merci d'être avec nous. Journaliste spécialisé dans les questions internationales, collaborateur au monde et à challenge, auteur de 100 questions sur la géopolitique.

On aura bien besoin de vos lumières aux éditions taïandiers et Claire Combier qui nous accompagne toujours, journaliste international TF1 LCI. Il y a donc un un bilan très lourd. On n pas encore le visage de ces deux soldats américains.

On n pas encore leur nom, mais l'Amérique s'est réveillée aujourd'hui avec deux de ses soldats morts. Un troisème porté disparu. C'est évidemment un coup dur qui interroge sur la puissance de l'Iran, mais aussi sur la vulnérabilité des États-Unis.

C'est ce qu'on va essayer de comprendre dans ce grand dossier. Mais d'abord les faits, que s'est-il réellement passé ? Comment les Iraniens ont-ils réussi à attaquer cette base américaine ?

Et bien, on va tout vous expliquer avec Marion Russell que je vais aller rejoindre. Bonsoir Marion, on a besoin de vos explications parce que cette frappe iranienne, elle a été très précise, très minutieuse et elle a été très préparée visiblement. Oui, elle est peut-être aussi le symbole d'une nouvelle stratégie de la part des Iraniens.

Pour bien comprendre, plaçons déjà sur une carte cette base aérienne américaine, cette base de Moafak euh Salti qui est donc à l'est de euh la Jordanie, à une centaine de kilomètres à l'est d'Amanne, euh la la capitale. On a donc sur cette carte, on voit que ça peut rayonner depuis cette base. On peut rayonner vers la Syrie, vers l'Irak et plus loin vers l'Iran.

Et c'est une base qui est bien connue, qui existe. Il y a des des images satellites par exemple de cette base qui sont accessibles sur internet que nous nous avons pu retrouver et qu'on peut vous montrer maintenant. C'est une base qui est connue, qui est majeure aussi euh pour la région.

Mais ce que l'on apprend aussi ce matin et bien c'est que cette base, elle n'a pas été prise pour cible seulement hier. Elle avait déjà été ciblée à plusieurs reprises, tout comme d'autres bases en Jordanie par justement et bien le régime iranien. Au total, il s'agirait de la 4e attaque en 5 jours contre des forces américaines en Jordanie.

C'est ce que racontent plusieurs responsables américains au New York Times. Alors effectivement, il y a eu plusieurs attaques. Sur quelle période, sur quelle cible précisément ?

Alors déjà euh il y a donc on parle du de cette attaque du 17 juillet qui a causé euh la mort donc de deux soldats américains et si on remonte un petit peu euh la frise chronologique et bien on se rend compte que quelques jours auparavant déjà il y avait eu des attaques sur la base aérienne de King Fessal sur des une installation résidentielle mais aussi euh sur des hélicoptères par exemple américains dans une base dans l'est de la Jordanie. Il n'a pas été précisé exactement laquelle mais on sait qu'il y a eu des hélicoptères qui ont été touchés en tout cas endommagés. Et puis en mars 2026, sur cette même base où les deux soldats américains ont été tués, bien il y a eu des frappes qui avaient réussi à atteindre des systèmes d'installation radar et de défense anti-aérien qui se situent là-bas.

Au total, donc en fait, au-delà des des deux morts américains et du 3è disparu dont on parle aujourd'hui, on se rend compte que ce sont plusieurs dizaines de militaires américains qui ont été blessés, qui ont été touchés, mais aussi beaucoup éventuellement de matériel. En tout cas, la question se pose et les Iraniens sont allés chercher vraiment les Américains sur cette base, il ont été frappés le matériel comme par exemple ce système de défense stade qui avait été touché en mars, c'est ce que je vous évoquais. C'est ce qui permet de protéger les bases d'arriennes.

C'est un système qui sert à descendre d'autres missiles qui viseraient les bases. Et bien ces engins, ils avaient été abîmés par des des frappes iraniennes. En résumé, il apparaît aujourd'hui que les Iraniens vont cibler les bases en Jordanie.

Jusqu'ici, ce n'était pas vraiment le cas. les les bases jordani étaient plutôt protégées ou en tout cas semblaient plus sûr aux yeux du Pagon. euh le Pentagone qui avait d'ailleurs mobilisé plus de moyens sur euh ses bases, mais euh l'Iran semble désormais prendre euh ses cibles comme des cibles prioritaires et stratégique.

Merci beaucoup Marion pour toutes ces explications extrêmement précises, extrêmement précieuses. Euh Vincent Cruet, c'est vrai que euh la Jordanie était un lieu jusque-là qu'on pensait sécurisé pour les Américains. Alors, pas vraiment parce que effectivement donc le radar principal qui détectait euh les projectiles en approche justement de la base d'Asra a été détruit par les Iraniens en mars dernier.

Donc euh quelque part finalement le système TAD est inopérant euh sur cette base parce que le radar donc permettant effectivement donc de détecter la menace ne fonctionne plus. Alors donc ça sert à rien d'avoir finalement des des de l'antiaérien TAD si on n' pas le radar qui permet justement de déclencher le tir antiaérien pour se pour se prémunir. Mais alors comment peut-on imaginer c'est en mars dernier c en mars dernier que les Américains n'aient pas récurisés plus cette base jordanienne.

D'abord parce que ça coûte un bras pardon. Ça coûte ça coûte ça coûte un bras ça coûte très cher. C'est très long en plus à réhabiliter et à et à et à remettre en place. c'est apparemment les Américains bah n'ont pas complété leur n'ont pas du moins remis en place ce dispositif.

Est-ce qu'ils ont sous-estimé le danger ? Est-ce qu'ils sont dit que cette base ne serait pas forcément ciblée reciblée ? Alors c'est difficile à dire.

Ensuite il y a eu le cesser le feu le 1er d'avril. Donc peut-être que dans la logique de les choses sont en train de se calmer, on est rentré dans une logique de négociation et cetera. Peut-être qu'ils n'ont pas misé en priorité pour refaire ce radar.

Mais effectivement, la Jordanie depuis la destruction de ce radar, on voyait clairement que la Jordanie est une cible. Elle est doublement aujourd'hui parce que ça permet aux Iraniens de aussi men de lancer un avertissement à Israël parce que viser la Jordanie sêtre bien protégé par les États-Unis premièrement. Deuxièmement, d'Israël, donc en terme de portée, donc de capacité qu'ils auraient conservé au niveau des des missiles de moyenne portée, ça permettait de lancer un avertissement à Israël.

Pour le moment, d'ailleurs, ça marchait parce qu'à la fois, les Américains ont dit à Israël de rester tranquille et les Iraniens n'ont pas franchi le pas sur Israël. Effectivement, ça serait la ligne rouge, ils font des frappes directes sur Israël et à partir de là, ça serait une toute autre dimension du conflit. Donc, on était jusque-là dans cette situation.

Dernier point qui est peut-être très révélateur sur cette base en Jordanie, c'est le renseignement. C'est-à-dire, on pense de plus en plus, elle était déjà quand ils ont détruit le radar mais encore plus maintenant que effectivement les Iraniens bénéficient de renseignement au niveau renseignement satellitaires et autres russes pour leurs frappes qui effectivement sont dans un certain nombre de cas précises et cet exemple là sur cette base jordani qui est l'une des deux principales bases avec celle du prince Hassan est révélateur de ça. Alors vous nous faites un teasing parce qu'on va tirer celui c'est très intéressant, vous avez raison.

Est-ce qu'il bénéficie de l'aide de la Russie de de d'autres pays de la Chine pardon pour effectivement cibler leur frappe. Juste avant, je voudrais qu'on qu'on termine sur cette Jordanie parce que la Jordanie a de nouveau été ciblée. Clair aujourd'hui, Israël et les Jordaniens ont réussi à intercepter un nouveau missile qui visait la Jordanie. qui visait la Jordanie avec une frappe qui était vraiment à la frontière avec Israël notamment au niveau des lates euh donc au bout de la de la mer rouge et euh effectivement euh ça a évidemment poussé les les Israéliens à intervenir à aider leurs voisins jordiniens et à glacer un petit mot aussi aux Iraniens en indiquant que s'ils étaient attaqués évidemment ils reposteraient.

On le sait bien aujourd'hui, les Israéliens n'attendent finalement qu'une chose, c'est de pouvoir eux aussi euh entrer en guerre, reprendre les les frappes sur l'Iran. Pour le moment, les États-Unis les mettent un peu à l'écart. Euh cette frappe, elle a montré la vulnérabilité américaine et elle est prise très au sérieux parce que les Américains sont en ce moment même en train de réorganiser leur dispositif d'avion ravitailleur qu'ils avaient prépositionnés en Israël.

Et là aussi ça veut dire qu'ils savent qu'ils peuvent être ciblés. Mais il y avait le cas, par exemple, d'un Awax, notamment qui avait été détruit, je crois, sur une base saoudienne euh en euh au au au au tout début de de de furie épique. Ensuite, il ne faut pas non plus euh surestimer, de l'autre côté les les les capacités iraniennes.

Faut quand même voir que la première phase, les 40 jours de furie épique, les Américains, les Israéliens ont visé plus de 30000 cibles, ce qui est énorme. [raclement de gorge] Oui. euh et en tout et pour tout, ils ont perdu dans cette première phase de la guerre 16 hommes et un appareil, les autres, il y a eu trois une demi-dine d'autres avions qui ont été touchés sur des bases.

Mais quand même en terme de rapport de force et de coût de cette guerre, malgré ces ces deux nouveaux soldats américains qui viennent d'être tués là, plus un trè probablement, ça donne quand même un peu une proportion. Vous avez raison, il faut pas pousser le très loin. Mais malgré cette opération de 40 jours, on voit bien que les capacités militaires iraniennes sont toujours présentes, qu'elles sont capables de faire des morts et que les Iraniens se sont aussi adaptés.

Et là, général, on a besoin de vos lumières. Allez, je vous ramène au tableau, parce qu'on a besoin de votre pédagogie exemplaire pour essayer d'aller encore un peu plus loin pour comprendre cette frappe sur cette base jordani, les iraniens ont probablement utilisé de nouveaux missiles, de nouvelles technologies. Euh comment est-il possible ?

Première question d'abord que les États-Unis avec tout leur radar, même si Vincent nous disait que certains systèmes avaient été détruits, n'ai pas pu voir anticiper l'arrivée de ce missile. Alors, ils ont pu anticiper l'arrivée de ces missiles, mais la principale difficulté pour les Américains, c'est de pouvoir couvrir l'ensemble du théâtre des opérations parce que ils couvrent avec leur capacité les États du golfe et leurs alliés l'Arabie Saoudite. Ils sont obligés de couvrir leur base.

Ils ont beaucoup appuyé leurs alliés israéliens mais ils ne peuvent pas couvrir l'ensemble. Ça c'est un premier point. Deuxièmement, euh une défense antiaérienne, ce n'est pas un bouclier, c'est un filet dont les mailles sont plus ou moins resserré.

Et donc à partir du moment où vous envoyez des missiles, ça a été le cas pendant plusieurs jours de suite sur la Jordanie, et bien certains passent au travers. Et lorsqu'on regarde la distance entre les lieux possibles de tir des missiles et la Jordanie, on est grosso modo sur une distance d'un millier de kilomètres. Et là, on rentre dans les capacités de quasiment la moitié des systèmes balistiques iraniens.

Euh, il y a aussi, on on verra, on saura peut-être dans le temps précisément quel type de missile a été utilisé, mais si ce sont les nouveaux missiles auxquels on peut penser, qui ont été euh réadaptés par les Iraniens, euh expliquez-nous comment il a réussi à à brouiller les radars. Visiblement, c'est dans la dernière phase que tout se joue. Alors, il ne s'agit pas tout à fait de brouiller les radars.

Je vais rentrer dans le détail de ces capacités des nouveaux missiles qui sont représentés ici par la courbe rouge par rapport point de départ. Voilà, point de départ, point d'arrivée sur l'objectif par rapport à un système, c'est je dirais la représentation en vert bleu quielle est une représentation classique. Dans le cadre d'une représentation classique, vous avez bien évidemment une visée.

Le système est guidé par GPS en règle générale. Donc on peut le brouiller ou le détruire par des moyens antiériens. et on voit très bien la continuité de la courbe de ce missile.

L'autre cas, c'est une technologie qui s'appelle le manuable Rentry Vehicle, c'est-à-dire une tête de missile qui est capable de manœuvrer sur la fin de sa de sa courbe vers l'objectif. Pourquoi ? parce qu'elle n'est pas guidée par GPS, elle est guidée par un autre système qui est un système de calculateur interne qui leur permet, ça s'appelle de la navigation inertielle en terme technique, qui leur permet à partir de données rentrer à l'avance, d'où l'importance du renseignement à Mont, et bien le missile automatiquement avec les données qui sont rentrées et bien se réaligne progressivement, ce qui veut dire que il n'est pas impossible de le détruire.

En revanche, la précision au sol est largement au-delà des précisions anciennes. On est sur l'ordre de l'ordre de 15 à 30 m à 1000 km de distance. C'était passionnant.

Merci beaucoup de nous avoir expliqué effectivement cette trajectoire capable de changer au dernier moment. Rejoignez-nous. Euh, ça nous ramène peut-être Marx et moi à ce que vous nous disiez pour avoir un tel degré de précision.

Euh et ce matin, le Wall Street Journal évoquait cette hypothèse et disait très clairement euh l'Iran bénéficie probablement euh de renseignement chinois, de renseignement euh de ses voisins pour pouvoir Russes euh pour pouvoir affiner à ce point cette trajectoire. C'était surtout les Russes. Alors déjà, on en parlait dans la première phase du furie épique notamment sur cette sur certaines frappes extrêmement précises en Israël, l'une visant le le siège du Mossade de à Tel Aviv, d'autres mais de peu la centrale nucléaire de de de Mona.

Donc, on en avait déjà parlé, on a mis à l'époque beaucoup plus en cause des Russes à la fois parce que la coopération militaire entre les les Russes et les Iraniens est beaucoup plus intense, hein. Faut voir que les shaïdes euh iraniens euh avaient été euh donnés aux Russes qui manquaient de drone. Alors, ensuite, en retour, les drones ont aidé à améliorer les capacités des shade et ont évidemment probablement donné un certain nombre de renseignements.

La Chine, c'est plus compliqué parce que la Chine à la fois leur donné du carburant pour les pour les missiles et cetera, mais la Chine malgré tout est un pays qui voudrait plutôt que les choses se calment au plus vite dans le golf, y compris pour des questions tout à fait matérielles de de d'approvisionnement pétrolier dont d'ailleurs l'Iran est un de ses principaux contributeurs. Donc voilà, c'est disons la Chine a probablement joué un rôle notamment comme elle le joue avec la Russie d'ailleurs avec du matériel dual mais c'est moins probable qu'elle ait joué un rôle aussi actif là-dessus que les Russes. Alors évidemment on s'interroge quand on voit cela, quand on voit cette capacité d'adaptation que vous nous avez parfaitement fourni sur la puissance iranienne qui quand même reste là malgré ces 40 jours de guerre.

Betszab Salem, ce sont peut-être les les Israéliens et les services de renseignement israélien souvent très très bien informés qui sont les plus à mêm aujourd'hui de dire quelle est la réalité de la puissance balistique iranienne. Qu'est-ce qu'on en sait, Betsabé ? Ben ce qu'on voit c'est que la menace balistique en tout cas elle augmente hein cette menace balistique iranienne et sur le plan technologique vous venez de l'évoquer en plateau, et en terme de production parce que l'Iran depuis la fin de la guerre et même pendant la guerre et bien a poursuivi euh sa production et l'Iran dispose vous savez de ces grands sites d'entrepôt souterrain où il peut finalement stocker ses missiles balistiques à l'abri des frappes américaines et potentiellement israéliennes.

Même si l'Iran a tiré près de 900 missiles balistiques pendant la guerre et même si les États-Unis et Israël ont visé ce programme balistique he pendant la guerre, ils ont visé les sites de lancement de carburant, les usines, les entrepôts et bien les services de renseignement aujourd'hui en Israël estiment que l'Iran possède 1000 environ 1000 missiles balistiques opérationnels. Et ce qui inquiète aujourd'hui Israël, c'est pas seulement cette course à l'armement de l'Iran, c'est aussi le fait que cette question balistique, elle semble être totalement abandonné par Donald Trump, tout comme le soutien au proxy de l'Iran. Donald Trump qui donc préfère maintenant priorité qui donne la priorité aux questions du détroit d'ormous et du nucléaire.

Prioriser, on avait parfaitement compris. Merci beaucoup Betsabé Salem et on vous retrouvera un peu plus tard pour toutes ces informations que vous nous livrez depuis le terrain général. Quand on entend ça, on se demande quand même si les Américains n'ont pas sous-estimé l'Iran.

Je ne crois pas qu'ils aient sous-estimé l'Iran. Je pense que nous avons un un biais cognitif collectif euh autour de la puissance américaine. C'est-à-dire que nous sommes tous perturés que la puissance américaine qui s'impose par ses arsenaux, ses capacités, cette technologie dans le cas d'un conflit neutraliserait d'emblé toute capacité de de l'adversaire.

Or, ce n'est jamais le cas parce que l'adversaire s'adapte, l'adversaire est puissant. Lorsqu'il y a des moments de pause et bien il en profite pour s'adapter. Il échange sans sans l'espèce, pardon.

Oui, l'adversaire, l'Iran est plus agile, plus rapide à se transformer que les Américains. Je pense que les deux sont aussi aussi agiles. C'est c'est le principe pendant les conflits, il y a euh un système qu'on appelle la boucle du retour d'expérience qui fonctionne à plein.

C'est-à-dire que lorsqu'on constate quelque chose sur le terrain, immédiatement cela revient dans les pays et on adapte les systèmes. Euh, on parlait de de l'appui d'un certain nombre d'autres pays. Je pense qu'en tout cas, il y a un appui qui fonctionne bien avec la Russie.

C'est celui des ce qu'on appelle le retour d'expérience, ce qu'il constate sur le terrain en Ukraine et parce que l'Ukraine se défend avec beaucoup de systèmes occidentaux et je pense qu'il y a une porosité dans le partage de cette expérience entre les Russes et les Iraniens, ce qui ne change pas l'agilité propre au système iranien, mais en tout cas facilite les recherches des ingénieurs iraniens. Alors, ça nous interroge aussi quand même sur la vulnérabilité américaine. Vincent, vous nous expliquez effectivement que ce système de défense, il avait été détruit aérien américain, il avait été détruit autour de cette base jordanienne.

On va retrouver Elisa Cléch, envoyé spécial de TF1 LCI à Doha. Elisa ce système TAD comme on l'appelle de défense aérienne américain, on l'imaginait effectivement extrêmement puissant, extrêmement fort, capable de protéger les bases américaines mais même les pays du golf. C'est aujourd'hui les Américains, leur image, elle est écornée sur ce point-là.

Oui, et c'est encore une fois la preuve que ce conflit a changé toutes les dynamiques géopolitiques et diplomatiques dans la région. Avant ce pays, ces bases américaines, ces systèmes de défense aérien américains étaient considérés comme une protection pour ces pays du golf. Et bien lorsqu'on regarde simplement le bilan matériel de cette semaine, on voit bien que quasiment tous les pays du golf à l'exception des Émirats arabes unis, ont été touchés justement sur ces bases américaines.

Donc bien sûr, c'est une inquiétude croissante pour ces pays du golfe de voir cette vulnérabilité des systèmes de défense aérien. Certains pays tentent de se tourner vers d'autres alliés. C'est le cas du Kit notamment qui se tourne cette semaine vers le Pakistan.

Alors bien sûr, ce sont des accords qui peuvent mettre des années à être conclus, mais il demande notamment des drones, des avions supplémentaires ainsi que justement des systèmes de défense aérien et même des troupes supplémentaires sur leur sol. Pour autant, je tiens quand même à me rappeler qu'il ne faut pas avoir la mémoire courte. Je vous rappelle qu'en mai dernier, ces pays du golf justement ont acheté 25 milliards 800 millions de dollars d'armes aux États-Unis.

Cela montre quand même que ça reste un partenaire malgré ses divergences et ses désaccords dans ce conflit. Merci beaucoup Elisa Clége pour toutes ces explications sans vous lire. Oui oui, je voulais compléter les propos d'É en rappelant que les Émirats arabes unis vont toucher 80 avions rafales qui vont rentrer en activité et qui voleront à partir de du début de l'année prochaine.

Donc qui viendront compléter les 120 chasseurs bombardiers déjà à disposition des Émirats arabes unis. Donc euh je je le rappelle toujours d'un côté si on fait la somme des budgets des c de défense des cinq états du golf c'est 100 milliards de dollars. De l'autre côté le budget iranien c'est 30 milliards.

Et quand on parle de vulnérabilité finalement c'est une une vulnérabilité psychologique parce que si on fait la somme des cibles qui ont été touchées au cours des derniers jours, est-ce que ça fait mal vraiment militairement ? Non, ça ne fait pas mal militairement. Effectivement, trois morts, c'est important.

Mais quand on fait la guerre, il faut assumer de perdre du personnel. Il faut il faut assumer de de perdre du matériel et c'est essentiellement psychologique. C'est parce que dans l'opinion internationale et occidentale, c'est insupportable de perdre du personnel, de perdre des soldats et de perdre du matériel.

Mais la ripost iranienne, elle fait très peu de mal en fait, très peu de mal sur plan matériel. Faut pas surévaluer, je veux dire, les dommages qui sont qui sont subis par les subis par les pays du golf. On va tirer ce fil qui est très intéressant et vraiment je vous donne la parole sur cela juste avant quand même sur la capacité de frappe iranienne.

On l'a encore vu aujourd'hui avec des tirs sur le couweit. Clair, c'est une usine de électrique et une usine de production d'eau. On le disait déjà hier, c'est une usine de dessement touché pour la deuxième fois.

Hier, il y avait déjà deux usines qui ont été touchées en 24 heures et une de ces usines a de nouveau été touchée aujourd'hui. Alors on sait il y a une grande dépendance de ces usines dessement dans le kit. il dépend à 90 % pour la distribution de d'eau potable de ce type de de structure.

Euh donc effectivement pour euh le l'accès à l'eau, c'est très important, on le sait, c'est aussi très important pour de nombreux pays dans dans cette région. Donc les infrastructures civiles, effectivement, ça a un impact et comme vous le disiez, un impact psychologique sur la population. Euh le but aussi de l'Iran, hein, c'est de diviser euh cette région, de diviser les différents pays euh pour euh essayer euh de d'isoler euh le la l'appui américain et euh de leur l'objectif final, hein, ce serait de faire partir les États-Unis et qu'il n'y ait plus de base américaine dans cette région.

Ah c'est beau. Et toucher l'usine de dessellement, c'est pas que psychologique, c'est la vie même de ces bien sûr pétro monarchie du golf qui est en qui qui est en cause plus que le pétrole. sans pétrole bon elles ont des problèmes financiers ou avec moins de pétrole mais le problème du dessement est vital alors comme tu le disais très bien Vincent Cruet va vous répondre là 90 [rires] % ça ça reste encore en fait euh très très minime pour l'instant hein très pour le moment c'est très minime mais l'avertissement est clair d'autant que les Iraniens ont mis les points sur les I à chaque fois il répètent nous faisons des reposts calibrés et symétriqu les Américains touchent ils ont commencé à le faire les nœuds électriques un certain nombre d'infrastructures et les usines de décellement.

Alors en plus les Américains ont une stratégie si vous regardez les frappes américaines pour l'essentiel elle se concentre [rires] sur tout ce qui est un peu au nord de cette côte 1200 km de côte du golfe Persique et notamment au-dessus de bande d'Arabas pour couper cette région du reste du territoire iranien autant que faire se peut. [rires] Ce qui peut permettre ensuite de lancer un certain nombre d'opérations y compris au seul ponctuel. Mais dans cette logique là, il frappe aussi les viges de les Allemands et les Iraniens répè répondent de la même manière.

Et si cette logique escalatoire parce que ce qui est terrible la logique escalatoire c'est qu'on répond à chaque fois un petit cran au-dessus puis ensuite parfois ça peut basculer. Et dans cette logique escalatoire si on en arrive à frapper l'usine de dessement ça sera très compliqué parce qu'elle elle ne se répare pas en quelques jours. Ça dépend de l'ampleur des dégâts.

Les et les Iraniens ont déjà dit clairement qu'ils allaient le faire. Donc l'Arabie Saoudite tu seras assez peu touché parce qu'ils ont des réserves d'eau. Voilà.

Mais un certain nombre de pays, le Kouit, le Qatar et Barin je crois dépendent effectivement plus de 90 % de 90 % pour le C qui est le pays le plus dépendant de ces usines de dallement. Non non, mais Marc a raison sur un point, c'est la dépendance par rapport donc à l'eau potable et à ses usines de dessement, mais il y a 50 usines principales de dessement sur la sur le dans le golf et 400 installations. Donc ça signifierait un effort militaire considérable justement pour toucher la grande la très grande majorité de ces installations.

Et ce serait une erreur stratégique très grave de la part des Iraniens parce que là, on toucherait à la survie de ces États, obligeons ces États à se défendre et à rentrer justement dans la guerre. Je quand vous êtes quand vous êtes vraiment en danger de mort dans ce cas-là et bien vous ne transigez plus, vous ne palabrez plus et vous rentrez en guerre. Où vous capitulez ?

Non, je pense pas qu'il le toute la division aujourd'hui au sein du pouvoir iranien est là-dessus entre ceux qui pensent qu'il faut ménager ces pays du golf qui en plus ont des stratégies très différentes par rapport à l'Iran avec une bonne partie d'entre eux notamment le Qatar, Oman et cetera qui sont prêts à négocier à tout prix avec l'Iran, de ceux de la ligne la plus dure qui pensent que la logique escalatoire au maximum a un effet clarificateur et on on sait qui est qui et c'est clairement la voix qu'on entend Oui. En frappant comme ça c'est ces infrastructures civiles qui a [raclement de gorge] incité ces pays à à entrer dans la guerre. Et il y a eu cette phrase notamment hier sur l'Arabie Saoudite, on le soulligne, l'Arabie Saoudite qui avait été pendant des mois finalement épargnée parce que avec les Émirats Arabes unis, c'était vraiment les deux pays qui avaient répliqué pendant la première phase de la guerre. euh voilà qui pays qui étaient épargn jusque-là qui finalement sont aujourd'hui encore et ça nous montre encore une fois l'Iran qui élargit le cercle des opérations comme vous le disiez avec ces deux nouveaux pays et qui nous ramène à cette question : est-ce que euh c'est l'Iran aujourd'hui qui donne le tempo ?

Est-ce qu'elle est en train de s'imposer notamment avec la mort de ces deux soldats américains ? On va retrouver Romal Sura qui est avec nous. Bonjour, vous êtes directeur de l'observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'IRIS, auteur de América 250 aux éditions des nouveaux éditeurs.

Merci beaucoup d'être avec nous. Quel poids va peser la mort de ces deux soldats américains dans l'opinion américaine ? Énorme.

C'est un poid énorme. Nous avons un président déjà fragilisé sur la scène intérieure depuis le début de cette guerre. He n'oublions quand même pas une chose, c'est que cette guerre en Iran est depuis le début la plus impopulaire de toutes les guerres de l'histoire des États-Unis.

La guerre d'Irak qui a été certes très impopulaire au départ était soutenue par une très grande majorité de la population. Là, ce n'a pas été le cas. Et le plus inquiétant pour Trump, c'est que sa base MAGA, hein, son électorat de cœur euh s'est senti trahi par ce président qui nous avait promis de ne pas nous entraîner dans une guerre style Irak ou Afghanistan.

Euh donc aujourd'hui, euh un président qui avait passé un accord qui est vécu aux États-Unis comme une capitulation, hein. Les Maga n'ont pas du tout apprécié l'aspect financier. 300 milliards potentiellement d'investissement en Iran, avoir des gelés reversés aux Iraniens.

Ils savent qu'en principe, c'est quand même pas le vaincu qui touche de l'argent à l'issue d'une guerre. Donc c'était déjà mal passé. La guerre reprend sans stratégie claire et maintenant de nouveaux soldats américains sont morts pour la première fois frappé directement par l'Iran.

Donc ça va peser très très lourd et aujourd'hui on a un président qui est acculé. Quelle peut-être la stratégie de Trump reprendre des bombardements comme ceux auquels on a assisté pendant plusieurs mois. Mais pour quel résultat ?

Si le régime tient ne tombe pas, si les le régime de Teran refuse quelques concessions, il sera encore plus humilié. face à son opinion publique, intensifier les bombardements. Mais oui, mais comment ?

Envoyer des troupes au sol, on sait très bien que ça serait un carnage et que ça il le paiit encore plus durement lors des élections demi-mandats. Donc bref, une situation très difficile et pour répondre très clairement à votre question, oui, cela va paiser, peser très lourd auprès au sein de l'opinion publique américaine. J'aimerais vous soumettre la seule réaction qu'on a pour le moment de Donald Trump qui a donc réagi avec une déclaration au New York Post.

Voilà ce que dit le président américain. Nos soldats ont fait le sacrifice ultime pour empêcher le régime iranien de se doter de l'arme nucléaire. Cela montre à quel point les Iraniens sont mauvais.

Comment jugez-vous cette déclaration de Donald Trump ? [grognement] Bah écoutez, une fois encore le président s'empête dans ses contradictions. Bon, il essaie de dynamiser, redynamiser sa base, le le la population américaine et bien évidemment, les Américains sont toujours sensibles au sacrifice de leur héros et la mort, le sacrifice de de ces soldats sera apprécié oui par la population américaine.

Et néanmoins, tout le monde se souvient qu'il y a encore 15 jours, le président américain nous disait que le programme nucléaire iranien était enseveli, détruit et cetera et que jamais l'Iran ne pourrait accéder à la bombe nucléaire. Donc aujourd'hui, on se demande pourquoi il a été besoin pour ces soldats de se sacrifier. Et c'est cela aujourd'hui qui pèse auprès de l'opinion publique américaine, cette succession de contradiction, de mensonge et de soldats qui meurent pour rien.

Si Donald Trump décidait d'envoyer quelques troupes au sol, même symboliquement dans une région précise de l'Iran, euh d'autres morts ne lui seraient absolument pas pardonnés. Et nous pourrions voir une pression très très forte de l'opinion américaine qui pourrait résulter, si les démocrates reprennent euh le Congrès en novembre, à une mesure d'impagement qui pourrait être cette fois-ci soutenue par la population. Romel si c'est toujours difficile de se plonger dans la tête de Donald Trump mais Sonia Adri euh notre correspondante sur place nous disait tout à l'heure qu'il était furieux.

D'après vous, comment va-t-il réagir dans les prochaines heures ? Écoutez, on a un président qui pendant des semaines a tenté de se sortir du bourbier iranien, hein, ne l'oublions pas, une guerre qu'il a fait contre la vie de son vice-président, contre la vie de la secrétaire générale de la Maison Blanche Tuzi Ziwood, des généraux du Pentagone, des élus républicains et sa base maga. Euh, on a un président qui donc pensait avec ce ce cet accord bidon, ce bout de papier sans tirer un minimum la tête haute.

C'est pour ça qu'il avait accepté de nombreuses concessions et avalé des couleuvres plus grosses que lui. Aujourd'hui, le revoici à nouveau embourbé dans ce conflit. Euh Trump est effectivement très très fâché.

Il a une fois encore pas beaucoup de solutions. Euh si euh il arrête les bombardements, bah écoutez, il sera humilié face à la population américaine. Euh s'il les poursuit et que rien ne se passe et que la situation demeure la même, une fois encore euh il sera euh humilié et sa parole décrédibilisée auprès des Américains.

Euh je [raclement de gorge] crains donc que nous ayons une fuite en avant dans la violence de la part du président américain. Jusqu'où ira-t-il ira-t-il jusqu'à utiliser des armes non conventionnelles ? Je ne le pense pas, mais on doit quand même se poser la question, hein.

Jusqu'à quand ces empires États-Unis, Russie accepteront-ils de perdre des guerres asymétriques ? Je ne pense pas que président américain ira jusque là, mais il n'a pas beaucoup de solutions. Il est aujourd'hui furieux.

Il est empétré, acculé et sans aucune stratégie. Merci beaucoup Romera passionnant ce que vous nous expliquez là parce que ça nous ramène à notre question. On a un président furieux, acculé dans l'impasse, dans un bourbier.

Ça nous amène quand même à une Iran puissante qui a gagné une partie de son paris en tout cas à ce stade qui donne le tempo. Cette nuit, le président américain a commandé une nouvelle série de frappes pour la 8e nuit consécutive avec comme motif d'aller venger ses morts. Est-ce qu'on va venger ses morts ?

Alors, au-delà des déclarations de monsieur Trump dont on a l'habitude, elles sont toujours basées sur des réactions très émotionnelles. En fait, venger ses morts, ça ne veut rien dire. lorsqu'on engage un conflit alors qui n'est pas asymétrique, je suis désolé de faire de de rentrer un peu dans les termes, asymétrique, c'est-à-dire que vous avez une grande puissance avec avec un adversaire qui n'a aucun atout ou quasiment et qui est obligé de contourner cette puissance.

Là, on est plutôt dans une dissymétrie, c'est-à-dire qu'on a des armées qui sont pas au même niveau de technologie, mais qui ont toutes les capacités nécessaires pour pouvoir frapper l'adversaire. Et donc lorsqu'on est engagé dans un conflit, on perd des hommes. Et monsieur Trump le sait très bien.

Malheureusement, ça sera peut-être pas les deux derniers ou les trois derniers soldats américains qui vontir. Euh donc ils se sont engagés, je pense tout en ayant conscience que euh ça n'allait pas se dérouler aussi facilement que prévu. Je voudrais quand même souligner quelques petits points rapidement.

D'abord, il est difficile là où on est parce qu'on est aspiré par cette frappe de de missile sur la Jordanie de mesurer les effets concrets des frappes américaines depuis 8 jours parce que ces frappes ont un effet. Elles ont un effet militaire sur le terrain autour du D3 d'Ormouse. Elles ont sans doute ainsi un effet à l'intérieur du régime parce que on voit bien que même s'il y a une union de façade, il y a des fractures internes.

Et puis n'oublie pas également que la population iranienne continue de souffrir de cette de cette situation et donc plus longtemps les frappes vont durer et le blocus d'ormous et plus ces fractures internes risquent de de s'écarter. Vous avez raison, on ne voit probablement pas, je vous donne la parole dans un instant. L'effet des frappes américaines de ces derniers jours.

Peut-être qu'on ne les voit pas suffisamment clairement, mais à ce stade, ça n'a pas empêché l'Iran de mener cette opération sur la base jordienne. On parle du détroit d'Ormous clair sous votre contrôle. Ces dernières heures des navires ont encore été pris pour cible par les Iraniens.

C'est encore eu pour indiquer les les Iraniens effectivement que quatre navires ont été bloqués ou ont dû faire demi-tour dans le D3 et on le sait en tout cas ces derniers jours, la situation est très difficile pour les les différents armateurs. Les les très très peu de bateaux sont passés d' donc les Iraniens gardent aussi le contrôle d'ormouse. Ils gardent des capacités de nuisance mais ils donnent le tempo.

Ça va plus loin que ça. Il donne le tempo seulement parti. Ils ont donné le tempo en tirant sur des pétroliers pour les obliger à prendre qui prenait la route du sud, ce qui a enclenché la crise actuelle.

Je pense que on parlait du bourbier dans lequel était le président Trump, ce qui est vrai, mais les les Iraniens sont aussi dans un bourbier et le temps ne joue pas pour eux. Le blocage des ports qui est en train de refaire le Snavi, Oui. Bah est dévastateur pour l'Iran.

Il faut voir que ce pays, au-delà du bilan de de cette semaine de frappes, si on remonte aux 30000 frappes qui a eu lieu pendant la les les les les 40 jours le pays, beaucoup d'infrastructures ont été détruites. La situation économique était terrible. On peut imaginer qu'elle l'est encore plus.

On le voit par exemple alors il y a un soutien du régime. Le régime l'a surjoué l'émotion de des funérailles de Alian et cetera. [rires] Si vous regardiez attentivement les choses en comparant par exemple avec les funérailles de l'imam Rini en 89, à l'époque, il y avait une ferveur populaire immense au point que le corps avait été arraché du du catafal parce que les gens voulaient le toucher et cetera.

Là, vous aviez des cérémonies parfaitement encadrées massives d'un régime totalitaire. Effectivement, dans un pays où 60 % de la de l'économie est tenue par les gardiens de la révolution, si vous voulez garder votre emploi voir éviter pire, vous allez brandir votre petit drapeau dans les rues et donc sur beaucoup de choses, le régime est fragile est fragilisé. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle un certain nombre de ces dirigeants qui sont les moins obtus, type Ralibaf, type le président Pestion, ont joué cette carte de la négociation avec Trump, sachant que Trump voulait se dégager au plus vite et obtenu un accord largement avantageux à leur point de vue, à l'exception avec y compris cette ambiguïté sur Ormous qui était peut-être le seul point positif que pouvait revendiquer dans ce contexte le temps ne joue pas pour utsager que le régime lui-même pris par sonris pris par les surenchères des durs ne se mettent dans une impasse qui sera pour lui dévastatrice ou dans une opération massive dans une escalade absolue qui va embraser toute la région parce que c'est l'autre indicateur qui peut nous renseigner sur cette question qu'on se pose ce soir.

Est-ce que l'Iran est plus fort que les États-Unis ? En tout cas, le rapport de force est peut-être plus étonnant qu'on aurait pu l'imaginer parce que même dans les narratives, on se souvient de Donald Trump dire "Je vais anéantir une civilisation." Et bien, tout est en train de se retourner.

Désormais, ce sont les Iraniens qui disent très clairement "Nous allons anéantir non pas les États-Unis, c'est la rhtorique habituelle qui revient et historique. On va détruire le Grand Satan". Les violations répétées des promesses faites par le grand Satan concernant le protocole d'accord signé entre les présidents iranien et américain ont une nouvelle fois démontré à tous à quel point la signature du président américain est sans valeur et indigne de confiance.

L'agression, la domination et la brutalité sont des composantes indissociables du caractère américain. À Vincent Cruset, quand on réentend cette rhtorique du grand Satan, c'est véritablement l'Iran contre le reste du monde ou presque. Oui.

Alors là, c'est évidemment pas la voix de du guide suprême. On sait pas s'il a pas été dispersé face son puzzle le 28 février dernier. C'est tout à fait possible.

C'est la voix de des gardiens de la révolution islamique. Dans cette dans cette dans ce communiqué, il y a notamment le mot leçon nous allons donner aux États-Unis voilà des leçons inoubliables euh ils n'ont pas appuyé sur toutes les touches du piano en plus les iraniens. Il leur reste quand même la touche du terrorisme.

Je rappelle que dans quelques heures va se dérouler un événement planétaire à New York au cours duquel le président Trump va remettre la Coupe du monde de football. peut-être pour la première fois derrière derrière une vitre blindée. Je ne sais pas dans quelles conditions de sécurité cette coupe du monde va être remise par Trump au au gagnant du match.

Mais néanmoins, ça peut être c'est un défi sécuritaire pour les Américains. Et je sais que les services de sécurité d'enseignement américain son mobilisés depuis plusieurs semaines pour couvrir la sécurité de cet événement qui a été évidemment annoncé, qui est prévu très longtemps à l'avance avec la présence du président Trump et ça pourrait être également une menace qui pourrait peser sur les États-Unis. Claire, est-ce que ce qui transparaît dans cette déclaration, c'est aussi cette volonté qu'on commençait à esquisser d'embraser l'ensemble du Moyen-Orient ? pour l'Iran et de d'engager les États-Unis et indéablement le reste du monde dans un conflit encore plus large.

Il y a toujours cet appel mais ça c'est pas nouveau. C'était déjà le cas lors de la première phase de la guerre. Bon le Grand Satan, ça a toujours été les États-Unis.

Ça fait plus presque 50 ans que les États-Unis sont appelés ainsi par l'Iran. Je trouve qu'au moment des discussions, les choses étaient un petit peu c'était pas apaisé mais c'était un petit peu calmé quand même au moins dans les propos tenus sur il y a cette volonté effectivement he de d'essayer de de regrouper l'ensemble du monde chiite musulman autour de de fédérer autour de la question iranienne. Et puis dans le discours, il y a aussi un appel à l'union de la nation. cette idée hein de rassembler tous les Iraniens malgré les les désaccords qui peuvent y avoir en interne autour d'une même cause qui est la défense de la nation iranienne.

On sent bien là aussi que le en en faisant parler, on va dire le le guide suprême parce que effectivement il y a de gros doutes sur est-ce qu'il est en vie ou pas mais en tout cas et dans quel état mais effectivement on on l'entend en tout cas jamais parler. que des communiqués écrits. Euh la la volonté c'est aussi de de réunir les différentes factions à l'intérieur du du pays.

Essayer de rester uni face à leur ennemi commun qui est aujourd'hui les États-Unis. Et ça c'est un levier de puissance Maximo de l'Iran. Si elle arrive à faire ça, elle a là une arme énorme.

Oui, mais il faut encore que ça marche. Bien sûr, parce que vous ne pouvez pas gommer le fait qu'après la guerre des 12 jours dernier, déjà ce réflexe national aurait dû jouer, bah on avait vu quelques mois plus tard, en décembre en janvier les plus grandes manifestations de masse contre le régime avec des centaines de milliers de personnes dans les rues qui ont été massacrés à l'arme de guerre avec plus de 40000 morts. Il n'y a aucune raison à part le narratif officiel iranien ou ceux qui et ceux qui font semblant d'y croire que depuis cette guerre ça a beaucoup changé.

Alors les gens sont exténués, terrorisés, c'est terrible. Vous passez de la répression aux bombes et de nouveau des bombes à la répression. On le voit encore aujourd'hui, il y a eu deux nouvelles pendaisons de manifestants des des jours de décembre janvier.

Donc voilà, il y a oui, il y a une partie de de la population iranienne qui se reconnaît dans le régime. On l'a vu dans la rue. Bon, en plus aux élections, les ultra conservateurs avait eu entre 15 20 % des voix pris tout ensemble.

Voilà, ça représente une vingtaine de millions de personnes. Mais pour le reste, ce qu'il en est réellement de la population, c'est difficile à dire. Ce qu'on peut voir, c'est qu'il n'y a plus les cris de joie qui pouvaient y avoir au début quand il y avait notamment la le et la guerre des 12 jours et le le début de four épique aussi parce que les gens probablement ont peur de de de faire mais la réalité de ce que ressent aujourd'hui un iranien alors les témoignages que l'on a par des amis de la diaspora sont très variés.

Il y a ceux qui disent "On peut plus que ça finisse d'une manière ou d'une autre." Ceux qui disent "C'est terrible et on va il y a peut-être quelque chose au bout." Il y a ceux qui sont terrorisés de voir que le régime avec ça euh est affaibli mais encore plus radicalisé.

Donc voilà, mais savoir ce que réellement pense les Iraniens, c'est je crois très difficile. On va retrouver Elisa Cléage qui est l'envoyé spécial de TF1 LCI à à DOA. Elisa, pour l'instant les Iraniens brandissent cette menace d'un embrasement de tout le Moyen-Orient.

C'est évidemment la plus grande crainte des pays du golfe avec évidemment toujours comme point de cristallisation ce fameux des trois d'Ormouse. Oui, une fois n'est pas coutume, l'Iran essaie d'y faire valoir sa suprématie. Aujourd'hui, les gardiens de la révolution ont annoncé avoir stoppé quatre navires qui tentaient de traverser ce D3.

Deux auraient fait demi-tour, mais ils auraient arrêté les deux autres qui tentaient euh de poursuivre leur route. Hier, ils avaient cette fois annoncé que deux pétroliers avait explosé en passant sur une zone minée du D3. C'est une information qui avait ensuite été démentie par Washington, mais cela montre bien toujours cette volonté de l'Iran de faire prévaloir cette menace sur le D3 d'Ormous pour que les navires se sentent obligés de coopérer avec les gardiens de la révolution.

D'ailleurs, on est autant presque dans une guerre de frappe que dans une guerre de communication. Et encore cette semaine, les gardiens de la révolution disaient contrôler totalement ce des trit d'ormous et menacé même, je cite, qu'aucune goutte de pétrole, de gaz ou d'engrais chimique ne traversera ce Détroit d'Ormous sans autorisation formelle de l'Iran. Merci beaucoup Elisa Cléch avec Matis Bill pour pour ses explications.

Le risque de l'embrasement du Moyen-Orient total, c'est évidemment ce qu'essaie de vendre l'Iran. Est-ce que ça vous semble possible ? Difficile, difficile à dire.

En tout état de cause, si un certain nombre de pays, notamment les États du golf sont pour l'instant mis un petit peu en réserve, même si certaines bases américaines sont frappées, pour l'instant hormis certaines frappes avec les Émirats Arabes Unis, l'ensemble est resté quand même sous contrôle à frapper des infrastructures civiles, énergétiques et des salements, et bien on risque de faire basculer tous ces pays qui n'avaient pas forcément intérêt à rentrer dans ce dans ce dialogue guerrier entre les États-Unis et l'Iran, et bien d'être obligé de choisir leur camp et leur camp si euh s'ils sont obligés de se mettre du côté américain et bien on va créer des conditions des conditions en tout cas opérationnelle beaucoup plus difficiles pour les iraniens. Sachant qu'il faut toujours offrir une porte de sortie à ceux que l'on veut mettre en réserve ou qu'on ne veut pas voir intervenir. C'est pas en frappant les usines de dessement cohétienne que on va mettre en réserve le gouvernement cohétien.

Je pense qu'il y a aussi juste un point là-dessus très mal, il y a dans une partie de l'islam chiite et parmi les plus durs au régime au-delà des gardiens de la révolution même cette espèce de vision apocalyptique elle existe et il y a ce courant au niveau alors il est pas majoritaire mais ce courant il existe dans dans le pouvoir uranien et aujourd'hui on est dans une espèce de boîte noire on sait pas qui veut quoi, qui quoi quels sont les rapports de force sein du pouvoir uranien mais je pense qu'il ne faut jamais oublier cette dimension de l'apocalypse de cette idée que dans le chaos général et cetera et cetera arrivera retournera enfin l'imam caché. Ce n'est pas le ce n'est pas [rires] le guide mais c'est le vrai imam caché. Armani dejad le président Armani de Jad en son temps avait qui doit réapparaître à Machad avait mis une Mercedes en permanence pour attendre la venue du retour de l'imam.

On va aller voir du côté israélien du côté des renseignements israéliens Bab Salem. Est-ce qu'on anticipe ce scénario d'un embrasement général du Moyen-Orient ? Oui, vous savez Christophe, ça fait plusieurs jours déjà qu'en Israël, on estime que bientôt, très bientôt, les États-Unis vont élargir, intensifier leur frappe.

Vous avez un haut responsable de l'armée israélienne il y a quelques jours à peine qui a déclaré à l'un des principaux médias que la situation, il le sentaiit, allait bientôt dégénérer. Alors, sur le terrain, on voit d'ailleurs que les forces américaines se préparent. En moins de 48h, 14 ravitailleurs américains ont débarqué en Israël, des avions de combat aussi.

Et selon une source américaine qui a parlé au site d'information Wala israélien, et bien les États-Unis envisagent de déployer en Israël pas moins d'une centaine de ravitailleurs. Alors pour que vous ayez une idée, il y en a un petit peu plus de 70 déjà pour l'instant. Donc et bien la coopération entre Israël et l'armée américaine.

L'armée américaine, ça se limite, on voit à une coopération en terme de renseignement. D'ailleurs, certainement Israël participe indirectement à ses frappes américaines en Iran par le biais justement des renseignements dont elle dispose. Pour l'instant, Washington ne veut pas qu'Israël se mêle au combat, mais ça pourrait changer.

Et surtout l'armée ici est en alerte maximale parce qu'on redoute une attaque surprise de la part du régime iranien en Israël. Donc et donc les commentateurs insistent sur le fait que les prochains jours seront cruciaux. Betsab Salem, des jours cruciaux à venir.

Alors évidemment Donald Trump n'a pas dit son dernier mot. L'Iran tente de s'afficher comme la plus forte mais Donald Trump s'organise aussi. On a compris que des renforts de F16 de F35 étaient déjà arrivés en Israël pour se préparer.

Général, un mot aux militaire que vous êtes, DS16, DF35. Hier, on parlait des ravitailleurs qui étaient arrivés. S16 F35, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire concrètement que euh monsieur Trump se prépare à intensifier les frappes. Euh qu'est-ce que c'est qu'un avion ravitailleur ? En fait, c'est une station essence qui vole et qu'on qu'on met en place au-dessus d'un état amis avec une une belle couverture aérienne.

Un cercle s'appelle un hippodrone et régulièrement les avions viennent se ravitailler avant de poursuivre leurs frappes. La mise en place de ce système veut peut-être dire, en tout cas avec avec l'intensité qui semble se mettre en place, que les frappes ne vont peut-être plus se limiter uniquement autour du D3 d'Ormous, mais vont peut-être gagner en intensité vers l'intérieur du territoire iranien. Donc pour l'instant, le but était de vraiment de se concentrer sur Hormous. manifestement le président Trump sans que ces frappes ne portent pas leurs fruits.

Donc on est allé un petit peu plus en profondeur pour couper les flux logistique vers Bandarabas et peut-être que l'étape suivante, c'est ce que semble indiquer la mise en place de ces renforts et bien euh va indiquer la reprise de frappe sur d'autres cibles un peu plus à l'intérieur comprend y compris pourquoi pas sur Terran. Oui, le général Abré a a raison. Jusqu'à présent, les cibles les cibles touchées autour du du détroit d'ormous côté iranien était traité par notamment les avions de des deux escadres aéronavales américaines qui se qui sont dans le golf de Man.

Aujourd'hui, avec ce surdéploiement aérien, vraisemblablement, on va élargir la banque la banque de cibles qui vont être traité. Peut-être qu'on va passer d'ailleurs à une nouvelle étape de décapitation euh des des dirigeants du régime iranien. Alors, vous me direz oui, mais ils sont remplacés.

Oui, ils sont remplacés. Mais par exemple pour les gardiens de la révolution islamique, on en est déjà au mo- 3 hein avec Ahmed Baidi qui a succédé donc à Hosen Salami et puis à Mohamed Pacpour qui ont été radicaux. Bah oui.

Euh donc il arrive un moment et bien le niveau de compétence, le niveau d'autorité euh s'affaiblit et petit à petit et bien on dégrade la chaîne de commandement. Et puis il faut punir aussi les responsables les hauts responsables de ceux qui ont décidé de cibler des militaires américains en Jordanie notamment. Donc effectivement, on se prépare une campagne aérienne de haute intensité.

Alors, est-ce que les Israéliens viendront en interopérabilité et on sait que eux sont les spécialistes des éliminations ciblé y compris aériennes puisque le 28 février, ils ont été ceux qui ont été le plus actifs até en ce qui en ce qui concerne le ciblage donc des des dirigeants. [grognement] Je il me semble bien quand même, c'est que les Américains sont en train d'ouvrir le pot de miel en justement en en parquant le maximum d'appareils sur les bases aériennes israéliennes et à Ben Gouron et en laissant finalement Israël se faire cibler. Donc donnant un prétexte à Israël de rejoindre les Américains dans de prochaines frappes aériennes.

Très clairement, si Israël reprend ses frappes, on rebascule dans la guerre totale. On rebascule dans la guerre totale. Et ce qu'il faut voir, c'est qu'en mère de renseignement, le rôle des Israéliens est et reste fondamental.

L'ampleur de la pénétration du renseignement israélien dans le pouvoir iranien n'a pas changé et il était là avant la guerre. il a permis de mener cette frappe notamment qui apportait à l'élimination d'Alieney. Euh on peut imaginer que les réseaux sont toujours là et que donc euh dans les le renseignement israélien avant la guerre estimait que cette guerre qui allait commencer avec furie épique serait résultat probant avant.

Mais est-ce que Donald Trump clair peut tenir une guerre Le problème c'est exactement [raclement de gorge] çaè c'est là où c'est pas la puissance américaine elle est puissante c'est le leadership politique mais ils ont un levier d'action un levier de puissance non mais l'éthique à faire et Donald Trump n'en a aucune envie on a longtemps parlé de ces élections à venir les élections de des des mids en en novembre on a aussi évoqué le fait que Donald Trump a arrêté ce conflit a mis un terme alors que les Israéliens auraient voulu continuer à aller plus loin il a arrêté, il a signé ce mémorandum d'accord puisque il y a aussi toute cette pression en en en interne à l'intérieur de de son pays avec et sa population et le Congrès qui se monte très opposé à une poursuite de la guerre. Donald Trump, il a quand même été élu en disant "Je ne menerai jamais de guerre, en tout cas cette guerre ne sera pas longue." Il essaie donc du coup de s'y conformer et effectivement ce n'est pas évident.

S'il veut vraiment aller euh au terme de ses objectifs, il faut ça prendra du temps. Et l'Iran qui le défie, l'Iran qui se veut plus forte terrestre, on l'évoquait ici même sur ce plateau avec vous hier, est une des hypothes aujourd'hui face au bourbier auquel se retrouve dans lequel se retrouve Donald Trump. Et bien même sur ce point, l'Iran veut, c'est évidemment de la propagande, se montrer très sereine, très forte, prend même tout cela avec beaucoup d'ironie, voir de la fanfarrenade.

Les Américains doivent se préparer à des vagues de drone. Les Américains doivent se préparer à des vagues de missiles, de missiles supplémentaires. Et si l'ennemi devaient débarquer maintenant, si les troupes terrestres américaines arrivent, la situation s'améliorera et notre guerre deviendra alors un affrontement direct.

Je ne suis pas certain qu'ils seront capables d'évacuer les corps des soldats américains de la région. Général, c'est intéressant ce que disent ces officiels encore. Viennent sur notre sol, ils y resteront et les Américains ne les récupéreront pas.

Oui. Alors, c'est toujours bien comme d'habitude un peu un peu excessif. En revanche, il y a eu quand même une part de vérité toute la difficulté à engager la population iranienne, c'est 90 millions d'habitants lorsqu'on met bout à bout l'armée, les gardiens de la révolution et cetera, les Américains auront face à eux une armée quand même numériquement puissante avec des capacités.

Le plus compliqué dans un débarquement bien évidemment, ce sont les 48 premières heures où il faut non seulement tenir une tête de pompe mais ensuite il faut pouvoir là. Euh la question, elle est de savoir au-delà des annonces de vagues de drones, c'est si le pouvoir iranien est capable d'absorber une augmentation continue des frappes aériennes, c'est sur l'ensemble de leurs infrastructures parce que euh pour l'instant euh au-delà des discours, est-ce que les d'ailleurs est-ce que les officiels iraniens peuvent tenir un autre type de discours ? Je ne le crois pas.

Donc ne serait-ce que pour rassurer leur population, leur opinion publique, pour essayer de serrer les rangs comme le font d'ailleurs tous les États qui sont en situation de guerre. On mobilise les figures tutellaires, on oublie un petit peu les parties propres régimes et puis on explique que l'ennemi va connaître des pertes abominable. Mais pour l'instant, tant qu'il y a pas d'opération aéroterrestre, en fait les frappes aériennes laissent les Iraniens quand même assez assez en dead de leur des capacités américaines.

Dans dans ce discours, vous avez raison, il y a la parole officielle qui dit que les Américains viennent et ils y resteront, ils y mourront sur notre sol. relayé par des paroles moins officielles mais quand même celles des forces spéciales qui elles aussi s'amusent beaucoup de la situation. Il y a quelques jours, nous avons appris que le chien blond menaçait de lancer une invasion terrestre.

Allez, ça fait des années que nous t'attendons avec impatience. Là encore, parole de propagande, mais ça fait des années qu'on vous attend. Les Américains, venez.

C'est c'est typique. Effectivement, au niveau de du combat au sol, ils pourront faire des pertes américaines pour le moment. les les pertes américaines sont restées très limitées.

Mais il faut voir que l'opération terrestre dont on parle, ça sera jamais, [raclement de gorge] j'imagine jamais, 1500 hommes qui a pour conquérir tout l'Iran qui est immense et cetera, ça c'est pas l'Irak. Alors effectivement, c'est pas du tout la même chose. Puis il y a une opération lancée sur l'île de Carg qui est au fond du golfe persy qui représente 90 % des exportations du pétrole iranien où effectivement ça serait frapper le régime iranien à le jugulaire mais ça serait quand même extrêmement complexe que par exemple une opération sur les trois petites îles de la grande tombe la petite tombe et Abou Mousa qui sont littéralement dans le D3 qui étaient des îles qui appartenaient aux Émirats arabes unis qui avaient été pris par l'Iran, l'Iran du Cha en 1971 où effectivement on peut imaginer une opération très ponctuelle qui permettrait aux Américains qui t'allait donner ensuite aux Émirats d'avoir un point et un gage géographique pour de futur négociation dans le golf lui-même dans le dans le D3 lui-même. [grognement] Mais attendez Philippe là on parle du sexe des anges.

D'abord il faut parler du capacitaire américain aujourd'hui dans le golf pour mener ce type d'opération. Ils don ils ont deux unités de deux unités de marines sur leur sur les deux groupes amphibie. Ça fait 4000 marines.

Donc vous imaginez qu'avec 4000 marines, vous avez pas monté une opération de débarquement spectaculaire pour tenir même l'île de CCH. Mais est-ce que ça veut dire que les Iraniens le savent très bien que du coup ils en profitent ? Mais bien entendu parce que les Iraniens du coup ils font ils font de la propagande de toute manière sur une opération qui n'aura pas lieu.

Après c'est toujours la même chose dans la guerre psychologique avec l'image des forces spéciales. Ça rappelle notamment les vidéos de DH à l'époque avant l'exécution donc de leur de leur prisonniers. Donc c'est essentiellement destiné à faire peur aux Américains et même plus à l'opinion mondiale, mais ça va pas au-delà.

Et en ce qui concerne la 82e Airborne, euh elle sort jamais sur l'île de Cargue parce que d'abord on ne monte pas d'opération aéroportée sur une île aussi aussi petite. D'abord une chose et ensuite c'est complètement stupide puisqu'il suffit de neutraliser les trois jetés du terminal pétrolier euh par par un bombardement plutôt que de risquer des des centaines de victimes sur l'île de cargue. Alors la propagande iranienne, on vient de la voir avec les forces spéciales, mais elle fonctionne quand même aussi.

C'est aussi un des leviers de la puissance iranienne qui aujourd'hui défie Donald Trump, notamment avec cette histoire qu'on va vous raconter ce soir avec Marian Russell, l'histoire de ces rabins obligés sur le sol israélien de d'éviter de faire là aussi une forme de propagande pour éviter de voir des jeunes israéliens enrôlés par l'Iran. Racontez-nous cela. Oui, ce sont des rabins qui sont plutôt suivis en Israël et qui sont très présents notamment sur les réseaux sociaux et qui sont donc invités par le gouvernement à faire des des vidéos pour justement dissuader.

On va regarder une vidéo justement assez étonnante d'un rabin israélien qu'il a posté sur ses réseaux sociaux. Vous allez voir, le discours est bien loin des enseignements de la Torah habituelle. Bonjour et bonne santé à vous tous.

Ces derniers temps, des responsables de la sécurité m'ont contacté pour me dire que nous, au sein de notre communauté ultraorthodoxe qui observons les commandements juifs, nous nous exposons à des risques du fait que les Iraniens recherchent des espions. Je vous en supplie, il n'y a pas de plus grande profanation du nom que cela quand on voit un juif observant et respectueux des commandements trahir son peuple. On a bien compris he ce qui inquiète là, c'est l'embadement d'habitants d'Israël, israéliens ou étrangers recrutés par les gardiens de la révolution, ces agents de l'intérieur.

Ensuite, ils peuvent communiquer de précieuses informations. Ça peut être des photographies d'emplacement, du positionnement d'armes et souvent et bien ce recrutement, il se fait en ligne sur des messageries cryptées où contre parfois beaucoup d'argent, les gardiens de la révolution échangent avec quelques informations. Est-ce qu'on sait combien de personnes au plus succombé à l'appel iranien et est-ce qu'on a quelquesunes de leurs histoires ?

Alors, il y en a pas des centaines, mais ce n'est pas de temps à la marche. Selon le New York Times, on parle de plus de 60 affaires. Des affaires qui ont été médiatisées.

Par exemple, un profil qui a été détaillé, celui d'un homme citoyen américain qui étudie à Jérusalem dans un séminaire ultraorthodoxe. Il est accusé d'avoir maintenu des contacts avec un agent de renseignement iranien pour nuire à la sécurité de l'État. Il aurait photographié des sites sensibles contre paiement.

C'est ce qu'on retrouve dans l'acte d'accusation. D'autres profils qui tirent aussi la sonnette d'alarme, c'est par exemple un soldat de réserve de Jérusalem qui a servi dans l'unité de défense du dô de fer. Vous savez, c'est cette unité qui protège euh le ciel le ciel israélien pardon.

Il est accusé d'avoir fourni à son contact iranien et bien l'emplacement de certaines batteries de ce dôme de fer et au moins la localisation de sep base aérienne. Il aurait aussi fourni des photographies, des vidéos de procédures opérationnelles et le nom d'autres recrues forcément c'est un enjeu de sécurité majeur. Merci beaucoup Marion.

Cette histoire est quand même assez incroyable. Vincent Cruisé, vous allez me dire les espions tenter de manipuler des gens, de les retourner, c'est pas nouveau. Vous connaissez ça par cœur, mais quand même ça nous dit là encore, c'est un indicateur d'un savoir-faire iranien, d'une puissance iranienne capable de retourner des Américains vivants en Israël, voire des Israéliens.

Alors, vous avez raison, c'est pas nouveau. C'est le fait soit des services de renseignement des gardiens de la République islamique, soit du service de renseignement extérieur extrêmement puissant iranien qui est un petit peu l'aristocratie du renseignement iranien qui s'appelle la Vevac. Voilà. [raclement de gorge] Et c'est pas nouveau que les Iraniens utilisent justement cette communauté ultraorthodoxe à Redim.

Hein, il faut se souvenir que sous la présidence d'Armadine Needjad, c'est en 2005 ou en 2006, je crois, Armadine Nedjad avait invité donc un groupe de rabins d'une communauté ultraorthodoxe, ultra radicale et ultra fanatisé à Teron parce que ce sont des ultraorthodoxes qui même sont révisionnistes, c'est-à-dire qui euh qui considèrent que la choa n'a jamais existé et qui sont antisionistes, donc qui veulent la fin de l'état la fin de l'État d'Israël. Donc il considère en fait que euh voilà la religion juive elle s'étend sur sur l'ensemble du monde et que l'État d'Israël n'a pas euh n'a pas existé. Et en plus c'est une communauté qui est extrêmement stigmatisée par les services de sécurité à juste raison qui est extrêmement surveillé.

Donc ce sont des gens ultra paranoïques qui considèrent justement l'état profond de l'État d'Israël comme l'heur ennemi. Et c'est pas du tout euh comment dire euh ça fait sens finalement que ces gens-là viennent collaborer euh d'une certaine manière avec les Iraniens mais une nouvelle fois sont des sont des ultra marginaux tout de même en Israël hein. C'est une communauté très marginal.

La qualité du renseignement peuvent donner de telles personnes est quand même assez limité. Alors ce qui est vrai, il y a eu plusieurs cas de type un peu paumé qui ont été recrutés indirectement. pour effectivement prendre des photos, des choses comme ça en en échange d'un peu d'argent.

Mais si vous voulez, si vous comparez ça d'un côté à au travail de pénétration mené depuis des années par le Mossad, l'autre sûr. Voilà, mais quand même transmettre est-ce qu'ils peuvent transmettre des informations intéressantes, stratégiques, aider à repérer des cibles ? Alors, [grognement] il y a un un réseau avait été un réseau avait été démantelé, un réseau d'observation à vue, notamment d'identification à vue à proximité d'une base aérienne israélienne il y a quelques temps.

Euh c'était deux trois individus. souvent sont des jeunes qui sont recrutés sur les réseaux sociaux effectivement parfois souvent pour des pour des questions d'ailleurs d'argent pas simplement idéologique dans le cas des haréim mais pour des questions financières mais effectivement la qualité quand même du contreespionnage israélien du shinb jabac qui est qui est qui est extrêmement présent et qui surveille ses individus et ses communautés marginales finalement et bien réduit le danger et la menace pour Israël clair juste avant de vous entendre jeis qu'on retrouve Betsabé Salem la correspondente de LCI TF en Israël Betabé sur ce sujet là en Israël, on est serein où il y a quand même un peu d'inquiétude ? Ça inquiète surtout les services de sécurité, la police, le shabac, vous savez, les renseignements intérieurs israéliens.

Pourquoi ? Parce que ce ne sont pas des casodins, des cas isolés. Il y a un véritable phénomène avec ces dernières années des dizaines d'arrestations par an pour espionnage pour le compte de l'Iran.

Alors évidemment ces ces espions, ces agents parfois ce sont des gens comme vous l'avez souligné hein qui vont juste aller déposer un colis, prendre une photo. Ils sont recrutés donc sur les réseaux sociaux, sur internet. Ça c'est ce qui a changé vraiment euh la donne puisque ça a permis à l'Iran de recruter vraiment massivement et en général les Israéliens font ça pour l'argent comme cette affaire que vous aviez évoqué de Rascohen qui était un réserviste qui travaillait pour le dôme d'affer et qui a été arrêté il y a 3 mois et ça fait beaucoup de bruit en Israël.

Il faut souligner que pour l'Iran, il y a plusieurs objectifs en recrutant ces Israéliens. Il y a un objectif évident, stratégique effectivement, prendre des photos de sites protégés qui ne se trouveront pas sur sur des cartes Google, donner des informations sur peut-être des personnalités, voir des attentats et puis un deuxième objectif moins évident qui est d'ordre psychologique puisque'à chaque fois que vous avez ce genre de révélation et bien effectivement ça fait un coup hein à l'opinion publique et preuve que le Chabac prend ses affaires d'espionnage très au sérieux, il y a eu plusieurs campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux et dans les médias pour avertir le plus possible les Israéliens. Merci beaucoup Betsab Salem pour toutes ces ces précisions extrêmement importantes.

Claires, c'est pas complètement anecdotique he quand on entend comme Bab Salem l'indique effectivement il y a quand même des dizaines de personnes arrêtés. Je voyais justement dans la presse israélienne que ça a conduit l'administration pénitentiaire à carrément ouvrir une aide une aile pardon dédié à la prison de de d'Aon près de de Rafa pour accueillir justement toutes ces personnes poursuivies dans ces affaires. Ça veut dire quand même que il y a un nombre conséquent, ça veut dire aussi qu'il y a une volonté he de les isoler de des autres détenus.

Et puis on peut faire le parallèle finalement avec les méthodes russes. Euh aller chercher comme ça des personnes, c'est souvent des personnes un peu fragilisées, des personnes qui ont peu de moyens financiers, hein, c'est vraiment comme ça qu'ils arrivent à les capter. C'est exactement ce qui est fait aussi en Ukraine par les services de de renseignement russes.

Et il y a aussi dans ce pays des dizaines d'arrestation. Souvent, ils sont voilà pris à l'aide de compte télégram. Ils ne savent pas forcément pour qui ils vont faire ces photos dans un premier temps et c'est unrainage.

Vincent raison, c'est pasin, c'est 55 personnes je crois qui ont été arrêté. Racontez-nous comment ils sont enrôlés, qui vient les voir, comment on les contacte. Alors clair com dire peut-être par télégram alors ils sont pas enrôlés par des officiers traitants iraniens parce que les officiers traitants iraniens, ils vont se préserver.

Ils vont surtout pas aller au contact de ce type d'agents qui sont des agents digables dans le dans le métier. C'està-dire sont très faible valeur informationnelle. Ouais. très faible enfin surtout très faible valeur.

Ils peuvent être sacrifiés d'un moment enfin d'un moment à un autre. S'il les perdent, c'est pas très grave. Mais ce qui est intéressant, c'est que souvent on va démultiplier ce genre de recrue pour mobiliser le travail du contre-espionnage adverse.

C'est-à-dire qu'on va être obligé euh on va être obligé donc de pour le contre-espionnage israélien à mobiliser du personnel, des moyens sur ce type d'individu créant diversion souvent et donc cachant une opération beaucoup plus importante, beaucoup plus sensible, se déroulant sur le même sur la même zone. qu'on va créer de faux enjeux avec des agents jetables et pendant ce temps-là, de vrais espions, de vrais agents de renseignement vont monter des opérations à enjeu important pour l'Iran notamment. Donc souvent voilà, ce sont des opérations de diversion et puis ça permet aussi de tester la capacité, le capacitaire des services de renseignement intérieur israélien.

Et ça peut peser sur l'état d'esprit, la psychologie en Israël. C'est ce que nous disait Betsabé. quand ça fait la une des journaux que ces affaires se répètent, on se dit aussi voilà l'Iran est aussi capable de mener des actions sur notre propre sol.

Ça fait partie toujours de ce narratif iranien de comme le disait le général, on n'est pas dans une guerre asymétrique mais dans une guerre disymétrique. Donc nous aussi bah [raclement de gorge] on veut être une puissance, on fera des réponses calibrées. On a les moyens nous aussi de répondre sur le renseignement et c'est évident de la part de l'Iran au niveau de sa propagande, c'est une manière de répondre à tout ce qui leur est arrivé en matière de de pénétration du système par le renseignement israélien.

Alors oui, ce sont des agents jetables exactement comme ceux qui en France avaient peint les croix de David bleu les mêmes. On parlait clair tout à fait hein même méthode. Donc c'est un phénomène réel.

Alors c'est vrai que on en parle c'est vrai que ça montre aussi quand même une certaine réalité dysfonctionnant. Bien sûr on a d'avoir des rabins qui quand même viennent essayer de prêcher la bonne parole. Mais là on parle effectivement des ultraorthodoxes qui sont parfois [rires] les ultraorthodoxes sont quelque chose à part.

Alors eux, ils ont toujours euh refusé l'État d'Israël parce que seul le Messie peut faire l'état d'Israël. Comme le Messie n'est toujours pas là, il y a pas d'état d'Israël. Voilà.

Donc euh mais il faut noter aussi qui a ces derniers temps aussi, c'est ça qui a fait surtout la Lune une des journaux en Israël, des réservistes, des militaires aussi euh qui ont participé à ce type d'opération. Il y a un militaire dernièrement qui a écopé de 50 de prison. Donc c'est aussi ça qui chercher un pont pour aller vers le général. [rires] aussi Liban notamment avec du trafic de hache et des choses comme ça de militants qui traficotaient de militaires qui traficotaient y compris avec très bien mon général traficoter le ha traficoté [rires] traficoté mon général plus sérieusement est en capacité comme le raconte Claire d'aller chercher quand même des militaires évidemment c'est pas tous les c'est pas tous les tous les militaires mais ça nous dit encore quelque chose quand même de cette puissance iranienne aujourd'hui.

Alors oui, oui et non. Euh ce n'est pas parce que euh on a un uniforme, une fonction particulière dans certains pas qu'on n' pas de fragilité et qu'on peut pas être ciblé. Et ces recherches de renseignement parce qu'on pense toujours aux espions qui vont chercher le plan secret dans l'armoire forte et cetera mais tout simplement si vous faites photographier devant une porte-entrée de caserne, si vous faites vous comptez le nombre d'avions qui se pose et le nombre d'avions qui décollent et tout ça de manière très anecdotique avec sur des comptes Instagram tiens 10 10 dollars à celui qui se fera qui réussira à se faire prendre la photo à l'entrée du à l'entrée du site.

Et bien quand vous collectez tout ça, ben vous avez une vision périmétrique du site, vous savez, vous êtes capable d'avoir des photos sur entrée et cetera et pour autant les gens qui participe à ça et bien ils sont un petit peu entre deux EOS. Donc euh c'est très facile soit par l'UBRIS, par l'argent, par le narcotrafic et cetera, de solliciter les gens en leur demandant des choses qui sont qui n'apparaissent pas comme une trahison tout de suite, mais euh quelque chose de presque anecdotique anecdotique, sauf que celui qui fait du renseignement, lui, colle les petits morceaux les uns à côté des autres et du coup, ben il il se construit un dossier d'objectif ou un dossier de ciblage. Vincent, qu'est-ce qu'on sait de la qualité du renseignement iranien et des services de renseignement iranien ?

Il est plutôt très bon parce qu'on estime à 40 % euh la part du personnel diplomatique iranien dans les ambassades qui est dédié au renseignement. Vous imaginez bien donc euh le la somme de la somme de de enfin d'intelligence, je me sens entre guillemets hein. L'intelligence c'est dans le domaine du renseignement donc la somme de personnes qui qui travaillent dans le renseignement iranien à l'extérieur.

Maintenant il y avait une grande tradition, c'était la tradition de la savac sous le chat qui était repris par la VVAC et cetera. des gens extrêmement euh des agents de renseignement de très très haute qualité. Le renseignement des gardiens de la révolution islamique est un peu plus dégradé parce que idéologisé. [grognement] On sait que dans un service de renseignement, ben il faut avoir il faut avoir une focale assez neutre euh ce qui n'est pas le cas euh du côté des gardiens de la révolution islamique.

En revanche, ils ont un bras armé, la force Alcots dont on parle beaucoup hein euh qui peut être qui peut être extrêmement efficace notamment auprès des proxis à la fois iraakien, libanais et puis et puiséménite. Donc ça c'est une chose. Maintenant, je pense tout de même que la puissance du renseignement israélien est supérieure et extrêmement supérieure justement pour les contrées et notamment en matière de technologie à travers l'unité notamment 8200 de LAAM MAN du service du service de renseignement militaire israélien qui est certainement unique au monde en matière de recueil de renseignement. et on vient d'éclairer ce cette partie des renseignements rabins obligés de prêcher pour éviter les Israéliens d'être enrôlés par les Iraniens.

Merci beaucoup à vous tous de nous avoir aidé à y voir plus clair sur cette question un peu provocatrice ce soir de savoir si l'Iran était plus forte que Trump. En tout cas, on a vu que c'est nuancé mais que l'Iran est prête à répliquer, prête à s'engager dans une escalade malheureusement chaque jour un peu plus puissante. On va continuer à suivre tout cela évidemment sur LCI.

Le Grand Dossier du dimanche 19 juillet 2026 — Gérard Israel · Pourquijevote