Le journal de 8h - 20/05
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:09OuverteRéponse directe
Pour les dernières informations, Céline, bonjour.
- 0:12OuverteRéponse directe
L'avertissement des autorités sanitaires à la veille d'un long week-end, garder les distances de sécurité avec vos proches, c'est primordial.
- 0:20OuverteRéponse directe
Inquiétude aussi des élus qui ont pour certains décidé de refermer les plages.
- 0:25OuverteRéponse directe
Rien ne va plus chez Renault, 4 sites pourraient fermer en France, dont celui de Flins dans les Yvelines.
- 0:38OuverteRéponse directe
L'organisation du second tour des municipales, au menu ce soir des discussions entre Edouard Philippe et les chefs de parti qu'il reçoit à Matignon.
- 1:12OuverteRéponse directe
Et l'un des maires inquiets à la veille de ce long week-end, c'est celui des Sables-d'Olonne en Vendée.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33PrésentateurChiffre
« Un vaste plan d'économie de 2 milliards d'euros attendu la semaine prochaine, alors que le constructeur vient d'obtenir un prêt garanti par l'État de 5 milliards. »
- 2:15PrésentateurChiffre
« Restez statique ou posez votre serviette sur la plage et vous pourriez écoper d'une amende de 135 euros. »
- 2:23PrésentateurChiffre
« Les contrôles seront renforcés tout le week-end aussi sur la route pour vérifier que la distance des 100 kilomètres est bien respectée. »
- 3:39InvitéChiffre
« Ce sont quasiment 1000 personnes qui vont être testées ici parmi les fonctionnaires de l'hôtel de police de Lille. »
- 4:26PrésentateurChiffre
« 69 admis ces dernières 24 heures. »
- 6:25PrésentateurChiffre
« Inaugurée en 1952, elle emploie aujourd'hui 2600 personnes. »
- 6:59PrésentateurChiffre
« La cadence de production a d'ailleurs été réduite à 7 véhicules par jour en début d'année. »
- 7:03PrésentateurFait
« Le prêt garanti par l'État de 5 milliards d'euros ne protège pas les salariés puisqu'il n'implique pas de renoncer à des suppressions d'emplois. »
Temps de parole
- Présentateur35 %
- Présentateur 234 %
- Invité7 %
- Invité 25 %
- Invité 35 %
- Invité 44 %
- Invité 54 %
- Invité 63 %
- Invité 72 %
- Invité 82 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, mercredi 20 mai, l'info sur RMC, 8h02, Céline Kalman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour à tous, l'avertissement des autorités sanitaires à la veille d'un long week-end, garder les distances de sécurité avec vos proches, c'est primordial. Inquiétude aussi des élus qui ont pour certains décidé de refermer les plages. Rien ne va plus chez Renault, 4 sites pourraient fermer en France, dont celui de Flins dans les Yvelines. Un vaste plan d'économie de 2 milliards d'euros attendu la semaine prochaine, alors que le constructeur vient d'obtenir un prêt garanti par l'État de 5 milliards.
L'organisation, le mois prochain du second tour des municipales, au menu ce soir des discussions entre Edouard Philippe et les chefs de parti qu'il reçoit à Matignon. Bienvenue à tous sur RMC. Géraldine de Maury le disait à l'instant, il va faire chaud, il va faire beau. Aujourd'hui, demain et dans les jours à venir, un long pont de l'ascension qui fait craindre un relâchement des gestes barrières, alors que le virus circule toujours. Hier, la préfecture des Bouches-du-Rhône a donné son feu vert pour la réouverture de 15 plages, Marti, Garl ou encore la Ciotat. Partout en France, les mers dont les communes se trouvent au bord de l'eau ont pris diverses mesures.
Thomas Chupin avec Benoît Ballet. Et l'un des mers inquiets à la veille de ce long week-end, c'est celui des sèbles de l'aune en Vendée. Yannick Moreau a bien constaté ces derniers jours que les règles étaient compliquées à faire respecter. La proximité du bord de mer fait parfois baisser la garde. Les horaires, le port du masque, tout ça, ce n'est pas forcément des contraintes qu'on a envie de vivre quand on vient sur son lieu de vacances. Un maire qui a contre-coeur va devoir fermer ses plages ce week-end. Fermeture à certains horaires parce que la marée va réduire l'espace avec un risque de promiscuité qu'il ne veut pas prendre.
Ça va être un test, deux heures et demie avant la marée haute, à l'appel d'un signal sonore. Ils demanderont au public et aux plagistes de quitter la plage. Alors de nombreuses mairies n'iront pas si loin. Par contre, l'heure est à la sévérité pour le maire de Saint-Malo, Claude Renoux.
On a fait de la pédagogie pendant le dernier week-end. Il y a quand même un petit pourcentage de gens qui n'ont pas respecté le jeu. Et là, je ne veux pas laisser passer ça parce que petit à petit, les gens oublient qu'on sort d'une crise et je vais passer là à la vitesse supérieure en verbalisant.
Et ce sera le cas dans de nombreuses communes où on renforce les effectifs. Deux 4x4 patrouilleront par exemple à Palavas-les-Flots sur la Méditerranée, des brigades équestres à la Cano en Gironde. Restez statique ou posez votre serviette sur la plage et vous pourriez écoper d'une amende de 135 euros. Et les contrôles seront renforcés tout le week-end aussi sur la route pour vérifier que la distance des 100 kilomètres est bien respectée. Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, incite tous les Français au moindre doute, au moindre symptôme à se faire dépister. Mais attention, le problème, ce ne sont pas les résultats, c'est qu'ils mettent parfois trop de temps à arriver.
Comme l'a expliqué ce matin sur RMC, le docteur Lionel Barran, il est président du syndicat des jeunes biologistes médicaux.
L'objectif est d'avoir le résultat à J plus 1 de ce test PCR, c'est-à-dire le test avec lequel on met les couvillons dans le nez. Et dans certains cas, ce n'est pas respecté. Ça arrive qu'on soit bloqué parce qu'il y a des grains de sable dans l'engrenage. Alors qu'est-ce que c'est qu'un grain de sable dans l'engrenage ? C'est encore et toujours des problèmes d'approvisionnement. C'est-à-dire qu'il manque des cônes, il manque des écouvillons, il manque du réactif. Donc on fait le prélèvement et puis il y a un décalage et on ne sort le résultat que deux ou trois jours après. Et ça, il faut qu'on puisse l'accélérer. Et puis l'objectif, c'est d'aller le plus vite possible.
Une importante campagne de dépistage, justement, va être menée au sein du commissariat central de Lille et celui près d'Arras. Arras, on retrouve à Lille, justement, le correspondant de Rennes et Lionel Top. Après la découverte de trois cas dans ce commissariat, c'est donc un dépistage massif qui va débuter.
Ce sont quasiment 1000 personnes qui vont être testées ici parmi les fonctionnaires de l'hôtel de police de Lille. Une vague opération de dépistage menée à partir d'aujourd'hui et pour trois jours par l'ECH Lille et des infirmiers libéraux. On attend donc une valse de blouse blanche dans les couloirs de l'hôtel de police lillois. Tout est parti d'un policier malade identifié dimanche. Le tracing a permis d'identifier deux cas supplémentaires. Ces trois policiers sont désormais à l'isolement en 14N. On ignore pour l'instant s'il s'agit de policiers de terrain ou d'agents plus administratifs.
Les policiers qui seront identifiés comme malades à partir d'aujourd'hui seront eux aussi placés à l'isolement. Même opération de dépistage dans le Pas-de-Calais, à Arras, où trois cas ont là aussi été identifiés.
Lionel Top avec Pauline Delevoix. Le nombre de patients en réanimation continue de diminuer. 69 admis ces dernières 24 heures. Les services sont beaucoup moins en tension, voire plus du tout. Un soulagement évidemment pour les soignants qui, au plus fort de la crise, ont dû parfois changer de ville pour aider des unités débordées. Romain Cluzel et Caroline Philippe ont rencontré le docteur Dominique Petit, habitant de Cagnes-sur-Mer. Il est resté plusieurs semaines à Mulhouse et il a encore du mal aujourd'hui à réaliser ce qu'il a vécu.
Son téléphone ne cesse de sonner une semaine après son retour. Ce sont des messages de son équipe, toujours à Mulhouse.
Quelque part, on y reste un peu. J'ai du mal à ne pas les appeler tous les jours.
Des soignants et des patients avec qui le docteur Petit a noué des liens très forts en quatre semaines.
Il y avait une femme de 30 ans, le jour de son anniversaire. Donc on a pu boucher le trou de la tréchotomie avec un pansement. Et puis on a réussi à lui faire souffler les bougies d'anniversaire. Ça, c'était extraordinaire. Quand tout le monde pleurait, moi aussi je pleurais.
Cette crise sanitaire le replonge en opération extérieure, comme lorsqu'il était médecin militaire.
J'étais à Mulhouse en France. J'avais l'impression d'être un peu à l'étranger avec des conditions exceptionnelles de travail. On était installés dans un service d'ophtalmo et de chirurgie plastique qui n'est pas du tout fait pour faire de la réanimation. Avec les moyens du bord, parce qu'on avait des respirateurs qui n'étaient pas des respirateurs sophistiqués.
Dominique et son épouse Émilie, infirmières, sont inquiets. À leurs yeux, l'hôpital de Mulhouse, encore sous tension, ne pourra pas affronter une seconde vague de l'épidémie. Il faut y aller. Ils ont besoin d'aide.
Ils en ont encore pour deux mois ou trois à absorber la première vague. L'image du départ, c'était les conséquences d'un raz-de-marée. L'image que je donnerai maintenant, c'est le feu qui couve sous la cendre.
Ils lancent un appel aux volontaires. Une nouvelle équipe doit quitter la région niçoise lundi pour épauler les soignants du Grand Est.
RMC, 8h08. Les difficultés chez Renault ne datent pas d'hier. Mais la crise du coronavirus ne va rien arranger. Selon les échos et le canard enchaîné, le constructeur automobile français envisage de fermer quatre sites dans le cadre d'un vaste plan d'économie. Un plan qui doit être annoncé la semaine prochaine. Alors que l'État est en passe d'octroyer un prêt de 5 milliards d'euros au groupe. Parmi les sites dans le viseur, l'usine de Flin, Rémi Hink. Il faut dire que cette usine de Flin est emblématique. Inaugurée en 1952, elle emploie aujourd'hui 2600 personnes. Difficile de la fermer complètement. Alors une piste semble privilégier.
L'arrêt de la production automobile pour consacrer le site à une autre activité. Mais le contexte économique est bien là. Renault souffre. Alors que peut faire l'État pour éviter les licenciements ? En réalité, pas grand-chose. Interdisé à Renault de licencier et dans deux ans, le constructeur n'existera plus, explique un expert. Les usines sont surdimensionnées. Avance un autre. Celle de Dieppe, par exemple, assemble l'Alpine A110, un modèle sportif au final très peu vendu. La cadence de production a d'ailleurs été réduite à 7 véhicules par jour en début d'année.
Pour finir, le prêt garanti par l'État de 5 milliards d'euros ne protège pas les salariés puisqu'il n'implique pas de renoncer à des suppressions d'emplois. Et ce matin sur RMC, le délégué central CFDT de Renault a réagi. Franck Daut a dit ne pas comprendre ce type d'annonce. Il demande à être reçu au ministère de l'Économie la semaine prochaine. Le deuxième tour des municipales aura-t-il lieu ? Si oui, quand ? Fin juin, en septembre. Le Conseil scientifique n'est pas opposé à ce qu'il se tienne à la fin du mois prochain. Mais le Conseil précise qu'il faudra faire un nouveau point sur les conditions sanitaires 15 jours avant.
Ce soir à 19h, Edouard Philippe reçoit les chefs de parti à Matignon. En tout cas, les candidats sur le terrain ne sont pas franchement rassurés. Reportage dans les Yvelines de Paul Barcelone.
Les isoloirs qui vont être là seront tournés dans l'autre champ. Organiser le second tour des municipales, ce n'est pas seulement un défi logistique pour le maire de plaisir, Joséphine Colmans-Berger. On me pose des questions, Madame le maire, est-ce qu'il y aura beaucoup de monde dans le bureau ? Est-ce qu'on sera bien espacés ? Est-ce qu'il y aura du gel ? Est-ce que vous aurez des masques ? Donc c'est une responsabilité psychologique parce qu'il faut rassurer les personnes. Mais avant de voter, il y a une campagne à terminer, visage masqué. Qu'est-ce qui est important dans une élection et dans une campagne ? C'est vraiment d'être au plus près et au contact des personnes.
Ce masque pose véritablement problème. Donc on met tout dans les yeux. Sans réunion publique, sans mains à serrer, sans marcher à arpenter, difficile d'exister pour la liste d'opposition menée par Patrick Jinter. Nous ne pouvons nous faire entendre qu'avec nos moyens. Dialoguer sur l'ensemble des réseaux, pourquoi pas monter des réunions par visio, des petites réunions d'appartement à moins de 10. Par contre, aller effectivement blablater sur les marchés pour se montrer, non. Certains candidats redoutent que les maires sortants tirent profit au second tour de leur gestion de la crise.
Des clients encore rares dans les magasins. En revanche, quand ils font le déplacement, ce n'est pas pour rien. C'est ce qu'ont pu constater les commerçants ces dix derniers jours. Illustration à Toulouse avec Jean-Wilfrid Forkes. Stéphane a passé moins de 30 minutes dans deux boutiques pour acheter une chemise et un pantalon. À situation exceptionnelle, stratégie adaptée. J'étais parti avec une idée bien précise de ce que je voulais, dans quel magasin j'allais aller et ce que j'allais acheter avant de partir. Pour éviter les contacts, toujours, on évite la proximité avec les gens. Et donc, plus on sait ce qu'on veut, plus c'est rapide.
Avec cette crise sanitaire, les clients n'achètent pas de la même manière. Sophie le constate tous les jours dans sa boutique de jouets et vêtements pour enfants.
Ça a beaucoup changé depuis le déconfinement. Les gens arrivent même avec des listes. C'est clair et on barre au fur et à mesure. On a un peu moins de clients, c'est certain, mais c'est compensé par le fait que les paniers moyens sont bien plus importants. Alors environ 20% de plus.
Pour l'instant, il n'y a plus d'achats inutiles selon Jean-Marc Martinez, responsable de l'association des commerçants et artisans de Toulouse. C'est généralement des articles très très utiles qui vont servir tous les jours pour les jeunes, pour les moins jeunes, dans la cuisine, dans le séjour, dans le salon. mais pas les articles que l'on va ensuite oublier dans un placard ou sur la cheminée. Et selon ce responsable, cette situation pourrait durer de longues semaines. Reportage de Jean-Wilfrid Forkest. Merci à Toulouse. Merci.