DISCOURS INTÉGRAL : Macron annonce un investissement de plus d'un milliard d'euros dans le cadre ...
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Merci, M. le Président, mes chers amis, ministres, ambassadeurs, membres de la presse, mesdames et messieurs. Merci beaucoup pour vos mots, M. le Président, et pour votre bienvenue. Et je suis heureux de revenir à Nairobi sept ans après mon premier trip, mon premier visite officielle dans votre pays, et c'était la première visite de un président français. Et c'était, honnêtement, complètement fou. Merci, M. le Président, mes chers amis, a fait un voyage, j'ai à dire. Nous avons fait beaucoup ensemble, et nous avons augmenté nos relations, d'un point de vue bilatéral, mais aussi nous avons augmenté notre intimité.
Et nous avons toujours apprécié votre commitment à l'Afrique et à l'économie mondiale. Et c'est pourquoi nous avons décidé de avoir cet Afrique Forward Summit qui est organisé ici, en Nairobi, et merci beaucoup pour ça. Je vais移rir à la française. Cette amitié franco-kénienne n'est pas feinte, M. le Président, et vous le savez, cher William. Elle s'explique d'abord par une vision que nos deux pays ont en partage, qui est celle d'un ordre international ouvert, fondé sur la règle de droit, attaché à un multilatéralisme efficace. Et la variété des accords que nous venons de signer l'a parfaitement montré.
Je n'oublie pas non plus, non simplement votre présence, mais votre engagement à l'été 2023, lorsque nous avons signé à Paris le pacte pour la prospérité des peuples et des planètes, où vous avez été un dirigeant particulièrement efficace pour bousculer les institutions internationales et arriver à des solutions concrètes. Je sais à quel point le Kenya s'efforce, par votre entremise, de faire entendre la voix de l'Afrique dans l'élaboration de solutions internationales, durables, pour un continent évidemment si jeune, mais dont la jeunesse est une chance.
Et qu'il s'agisse d'architecture financière internationale, de climat, d'agriculture, d'infrastructure, d'éducation, vous êtes toujours aux avant-postes. Et ces impératifs, la France les soutient, vous le savez. Aux côtés du Kenya, nous travaillons sur cet agenda et il s'incarne d'abord par la relation bilatérale. Nos deux pays ont une relation exemplaire à bien des égards sur l'ensemble de ces sujets. C'est d'abord et avant tout un partenariat qui est équilibré.
Le Kenya brille par ses talents, de l'athlétisme à la musique, nous l'avons encore vu récemment, la finance, le numérique, qui attirent un nombre croissant d'acteurs français qui se traduit dans les faits avec une accélération ces dernières années. En 2012, il y avait simplement 35 entreprises françaises présentes dans votre pays. Elles sont aujourd'hui 140 et créent 36 000 emplois directs. Quand je regarde les 3 dernières décennies, il y a eu environ 3 milliards d'euros d'investissements français. Les 10 dernières décennies, 1,8 milliard d'investissements français. Aujourd'hui, nous avons signé pour plus d'un milliard d'euros d'investissements.
Et donc, nous avons bien bâti ensemble une nouvelle relation, une complicité, une connaissance beaucoup plus forte et des engagements qui répondent, et vous en avez rappelé le contenu, la variété, à vos défis. Investir dans le capital humain, c'est la logique qui guide notre investissement à l'université de Nairobi, the university, Mr. President, dans laquelle nous soutenons la construction d'un nouveau complexe de sciences et d'ingénierie. Et nous portons aussi des partenariats avec les meilleurs établissements d'enseignement supérieur français, en particulier Saclay, pour l'ingénierie, l'intelligence artificielle et quelques autres disciplines.
Grâce à ces partenariats qui combinent enseignement, recherche, innovation, employabilité, c'est une future génération d'ingénieurs kenyans qui travailleront demain sur les nouveaux modèles d'intelligence artificielle, les solutions en matière climatique et qui sont une chance pour le pays et la région. Nos engagements démontrent aussi que la France mobilise son savoir-faire dans des secteurs clés pour la croissance et l'innovation kenyane, les infrastructures énergétiques, numériques ou de transport, qui sont vos priorités. C'est la raison pour laquelle les entreprises françaises investissent et croient dans le potentiel du Kenya.
CMA-CGM, qui vient de s'engager à rénover deux terminaux du port de Mombasa, investissement au total de 700 millions d'euros, Meridiam, qui va agrandir la seconde ferme éolienne du pays à hauteur de 225 millions de dollars, Kipeto, et au total, à travers l'ensemble des projets, nous l'avons vu, je le disais, c'est plus d'un milliard d'euros qui sont ainsi signés.
Les projets que nous avons signés aujourd'hui et qui sont le fruit d'un très gros travail ces derniers mois, parfois ces dernières années, vont permettre d'améliorer la vie des kenyans et des kenyans, à l'instar de la construction d'un nouveau centre national de contrôle électrique qui permettra un accès moins cher et plus fiable à l'énergie, la mise à niveau des rails et de signalisation du train urbain de Nairobi qui vise à réhabiliter le mode de transport pour décongestionner la ville, la rénovation du barrage de Masinga, l'appui à une autoroute numérique qui permettra le déploiement de la fibre dans de nombreux services publics kenyans, le déploiement d'un partenariat sur, justement, les carburants durables, SAF, entre nos compagnies, l'amélioration du partenariat en matière de suivi climatique et météorologique décisif pour l'agriculture intelligente que vous voulez promouvoir, le partenariat en matière de thé qui va de la recherche à la diffusion et la montée en gamme, en sophistication et en valeur ajoutée de votre thé par les partenariats que nous avons signés en la matière et puis en parlant d'électricité et d'énergie, celui que nous avons, le partenariat que nous avons signé en matière de nucléaire civil et au-delà, en effet, de ce qui a été signé par Meridiam pour l'éolien que je viens d'évoquer, il y a notre volonté et votre volonté de bâtir dans la durée un partenariat en matière de nucléaire civil.
Et je veux vous dire ici, M. le Président, que vous engagez avec la France sur cette voie, c'est un partenariat de confiance que nous ne prenons pas à la légère. Le nucléaire civil en France est une technologie que nous avons patiemment déployée et consolidée depuis l'après-Deuxième Guerre mondiale, que nous avons souvent partagée avec des partenaires de confiance, qui nous permet aujourd'hui de produire 75% de notre électricité, à la fois bas carbone et pilotable. Et lorsqu'on parle de nucléaire civil avec vous, on parle de ce qui est central pour notre pays.
Et donc, on sait comment faire ce nucléaire sûr, durable, en toute sécurité, en parfaite concertation, mais ce n'est pas quelque chose qu'on vous vend, c'est d'abord quelque chose qu'on utilise avec des entreprises d'Etat qui ont déployé ces technologies et continuent d'innover. Voilà, mesdames et messieurs, au-delà de ce qu'avait dit le Président, ce que je voulais rappeler sur le partenariat bilatéral.
Mais vous l'avez compris, c'est aussi pour nous l'occasion de structurer un partenariat plus large à travers l'organisation, pour la première fois, du sommet Africa Forward, ici même, où demain soir, Monsieur le Président, vous avez la générosité d'accueillir les 35 chefs d'Etat et de gouvernement qui seront rassemblés, la cinquantaine de délégations au total qui sera mobilisées. La première journée à l'Université de Nairobi, dès demain, mettra en avant les initiatives entrepreneuriales et privées qui sont au coeur de cet esprit. On aura dans le CEO Forum plus de 6 000 participants, ce qui n'est jamais arrivé à ce niveau-là sur le continent.
Et vous pouvez en être extrêmement fiers, ça montre l'attractivité qu'il n'y ait de ce partenariat. Nous aurons aussi des innovations qui seront présentées, la jeunesse africaine qui pourra s'exprimer, avec laquelle nous échangerons, et nous aurons, en matière de sport ou d'industrie culturelle et créative, là aussi, plusieurs initiatives concrètes qui seront déployées avec des financements privés et publics. Et l'idée, c'est aussi ce partenariat, parce qu'on annoncera des investissements d'entreprises françaises sur le continent africain et des investissements d'entreprises africaines sur le continent africain.
Et la 2e journée, au Centre international de conférences, démontrera, elle, notre engagement commun pour, justement, avancer sur les solutions de paix à la question des grandes crises régionales et engager la communauté internationale, puisque le secrétaire général des Nations unies sera à nos côtés, pour également réformer l'architecture financière internationale. Et nous aurons mandat ensemble de défendre ces positions communes au G7 d'Evian dans un mois et puis d'accélérer la réforme de l'architecture financière africaine avec un travail très étroit avec la Banque africaine de développement.
Nous parlerons également de santé, de souveraineté alimentaire, de compétitivité, d'énergie, de connectivité. Vous le voyez, c'est véritablement une première et déjà par la mobilisation des chefs d'État et de gouvernement, des investisseurs des entreprises, une première et un formidable succès. Voilà, cher William, voilà de belles perspectives pour nos travaux futurs, M. le Président, et je veux vous en remercier. Maintenant, Tufa Niekazi Pamoja, Asante Nisana.
Asante Nisana. With your permission, your excellences, we'll now take three questions from the members of the press, and I'll request that you introduce yourself with your name, the media house you represent, and keep your question as short and crisp as possible. To the questions. M. le Président, ici. Oui. Sous-titrage Société Radio-Canada
Emmanuel Macron