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ChroniqueRMC (sur YouTube)· 10 septembre 2025 8 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSécurité

Jean-François Copé : "Sébastien Lecornu est quelqu'un de travailleur... c'est un petit changement"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-François CopéFait
    « sous la 5e République, il faut pour que la France fonctionne un président de la République avec une majorité absolue à l'assemblée. »
  • 4:00Jean-François CopéFait
    « on a un président de la République qui ayant fait le choix que quoi qu'il arrive ce qui comptait c'était sa personne et qui reste à son bureau de président, bah tout le reste est bloqué »
  • 6:00Jean-François CopéFait
    « le coût des plus riches, c'est quand même toujours les classes moyenne qui paye hein. Parce que en réalité taper les plus riches, les plus riches il se barrent hein. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Vous êtes soulagé Sébastien Lecornu plutôt qu'Olivier Fort Matignon. Oui oui oui. Dans cette océan de mauvaise nouvelle, çaen est une bonne.

Voilà parce que Sébastien Lecornu, moi je le connais depuis une vie, c'est quelqu'un d'extrêmement euh solide, euh travailleur hein, ce qui va faire un petit changement et d'autre part qui est euh et qui d'autre part est est connaît parfaitement ses dossiers. Voilà. Mais pourquoi ça marcherait avec le cornu alors que ça a échoué avec Michel Barnier et François Baou ?

Ah me demandez pas non plus de défendre l'impossible. Vous connaissez ma position, vous savez combien je suis extrêmement sévère sur cette situation de de blocage politique. C'est pas un blocage institutionnel, c'est un dysfonctionnement politique.

À partir du moment où on veut pas admettre une évidence, c'est que sous la 5e République, il faut pour que la France fonctionne un président de la République avec une majorité absolue à l'assemblée. Bon sinon ça marche pas, tout le système est bloqué. Donc depuis quasiment maintenant un an et demi, on vit un cauchemar avec cette dissolution et donc bah on a un président de la République qui ayant fait le choix que quoi qu'il arrive ce qui comptait c'était sa personne et qui reste à son bureau de président, bah tout le reste est bloqué et donc les gens vivent une espèce de descente aux enfers à cause de ça.

Dans ce contexte- làà le fait d'avoir quelqu'un de solide qui ne raisonne pas avec l'idée que il faut augmenter les impôts, qu'il faut rien faire en matière de sécurité ou le moins possible et voir dépénaliser le cannabis comme je l'ai lu ou entendu, bah ça nous fait un changement. Et pour que le budget passe, il va devoir faire des concessions notamment à la gauche. Donc on est parti d'un d'un budget de de 44 milliards d'euros d'économie, enfin d'efforts sur les dépenses publiques avec des recettes et des dépenses un peu en moins.

Il va devoir faire des concessions. Donc ça veut dire qu'il va forcément donner des gages sans doute sur des augmentations d'impôts, sur moins du ba de dépenses publiques. Encore une fois, je veux bien tout ce qu'on veut, mais il y a un moment où enfin l'idée qu'on s'intéresse à l'intérêt du pays, c'est peut-être pas complètement absurde.

Penser qu'on va régler les problèmes de la France sans baisser les dépenses et en augmentant les impôts. Quand on voit l'état de pression fiscale démentielle, c'est l'ancien ministre du budget qui vous le dit, auquel on est arrivé aujourd'hui, c'est dingue. C'est dingue.

Donc quand j'entends Olivier Fort annoncer la liste des dizaines de milliards d'impôts de hausses d'impôts qu'il veut faire, sur les plus riches, il dit. Oui, enfin vous savez le système de sur les plus riches à la fin tout le monde est le riche de quelqu'un. Moi, je vous dis franchement le coût des plus riches, c'est quand même toujours les classes moyenne qui paye hein.

Parce que en réalité taper les plus riches, les plus riches il se barrent hein. Il faut pas se raconter d'histoire, ils s'en vont. Ils ont tous les moyens de se délocaliser tout le monde le sait.

Bon, il y a d'ailleurs déjà des mouvements depuis la dissolution parce que les gens ils ont compris de gens qui quittent la France parce que bah parce qu'il ils préfèrent payer moins d'impôts mais en payer quand même euh euh euh pour pouvoir continuer de bosser. Donc vous avez des gens qui dans ce contexte là bah ils quittent la France parce qu'ils en ont les moyens. Sur qui ça retombe ?

Sur ceux qui sont ont jamais droit à rien. Enfin je suis désolé, je vous dis un truc que tout le monde dit sur votre antenne mais c'est la vérité. Moi je suis maire de mots d'une ville où on a beaucoup de de de ces français justement qui bah sont au milieu, voilà et qui en ont vraiment marre de payer et je les comprends.

D'accord. Mais encore une fois pour faire passer un budget, il faut trouver une majorité. Alors c'est le deuxème sujet. raison.

Ben sauf que les concessions, moi mon point de vue c'est que une concession qui fait du mal au pays, faut pas la faire. Voilà, il y a un moment faut s'arrêter. Donc ça veut dire que ça veut dire que que le cornu il va tomber.

Donc bah vous connaissez mon si on suit votre avis, il tombé. Moi moi je l'ai enfin je l'ai dit régulièrement, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Il faut pas qu'on se mente.

La seule solution, je l'ai dite, c'est que il faut qu'Emmanuel Macron, comme l'avait fait le général de Gaulle en d'autres temps, dise "Il y a eu un rejet, j'en prends, j'en tire les conséquences, je n'arrive pas à dégager de nouvelles majorité absolue. Donc je quitte mes fonctions pour rendre la parole au français mais pas sur une dissolution parce que là ça va être encore 577 circonscriptions, accords électoraux, magouille et compagnie et on va se retrouver encore avec quelque chose qui ne sera pas clair. C'est l'élection présidentielle qui est le cœur du chose.

Il faut pas qu'il parte en 24 heures, il faut qu'il prépare les choses. Moi ce que j'ai proposé, c'est de dire qu'il annoncerait mais il le fera pas. Donc je voilà c'est de dire dans 6 mois je pars au lendemain des municipales là à partir du de la fin mars 2026 il y a un mois ou un mois et demi de campagne ça nous amène à mai et là il y a une élection présidentielle qu'on annonce 8 mois avant ce qui permet aux forces politiques de s'organiser de choisir leurs candidat de présenter un projet parce que sinon ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que Bardella dont on ne sait absolument pas ce qu'il pense puisque tout est sur TikTok, c'est-à-dire des des séquences de 30 secondes qui ne ressemblent à rien, c'est de mon point de vue le néant du débat politique et ben à un moment aussi grave où on a besoin de gens expérimentés c'est irresponsable. Oui mais vous créez un précédent c'estàd que dès qu'il y aura un président impopulaire ils le sont tous à un moment donné sous la 5e République même le général de Gaul à un moment donné a été impopulaire. Donc dès qu'il y aura des mauvais sondages dès qu'on perdra une élection intermédiaire, il faudra que le président parte.

Donc on ne respecte plus les mandats. Mais il y a pas de précédent, c'est pas un précédent. Le précédent c'est d'avoir euh 10 sous et de ne plus avoir de majorité absolue et de ne voir qu'il y a aucune majorité majorité du RN absolue pour une cohabitation.

Bah au moins, il y aurait il y aurait eu à ce moment-là une cohérence. Mais là faire fond républicain, il fallait pas se désister. Moi de toute façon, moi je je suis totalement opposé à cette idée qu'on puisse choisir LFI plutôt que le RN.

Moi, pour moi, les deux sont à combattre. Bon donc, mais enfin un double fond républicain, en fait. Bah, il faut surtout enfin voyez le débat il est très intéressant celui que vous posez parce que de mon point de vue c'est pas uniquement entre la gauche et la droite, c'est des partis dit de gouvernement, c'est-à-dire des partis qui savent que les problèmes sont compliqués, qui ont à leur tête des professionnels qui traitent les problèmes dans la durée et le Parti populiste qui fait croire aux gens que tout ça peut se régler en 2000.

Saf que les partis populistes n'ont jamais été au pouvoir. Ils disent "Bah essayez-nous parce qu'on a essayé les partis dit de gouvernement et ils nous ont mis dans cette situation." Les partis populistes ont jamais été au pouvoir.

Les insoumis, le RN, on l'a jamais on les a jamais vu au pouvoir. C'est là où je me dis la mémoire qui flanche comme beaucoup de gens. C'est ça qui fait la raison pour laquelle moi je je lâcherai pas l'affaire.

Voilà parce que en réalité ils ont été au pouvoir. Ils ont été au pouvoir tout au long de l'histoire. Ils ont alterné avec les mouvements démocratiques.

Et je vais même vous dire mieux, c'est que les partis démocratiques au pouvoir, ils ont été moins longtemps au pouvoir que les partis euh euh populistes ou extrémistes. Et c'est pour nous pas un petit sujet, voyez. Parce qu'en réalité la technique de gouvernement d'un parti populiste, c'est de choisir des bouc émissaires.

C'est de radicaliser les minorités. C'est de dire le problème c'est alors ils choisissent hein, c'est l'immigré, c'est le juif, c'est le capitaliste. Il y a toujours un bou émissaire à détruire.

Voilà, ça dépend des choisissez entre Mélenchon et Le Pen, c'est les mêmes techniques. Le parti de gouvernement, c'est un parti qui essaie de rassembler le plus grand nombre. C'est plus compliqué, c'est un effort.

D'ailleurs, de manière générale, la dictature, c'est la facilité. La démocratie, c'est un effort. Voyez ?

Et vous avez compris que les deux, chacun dans leur genre, côté Le Pen comme côté Mélenchon, ils ils veulent absolument la dictature les deux. Bah l'approche même qui est la leure et celle effectivement de remettre en cause toute une série d'éléments de liberté. Alors, on peut être pour, on peut être contre.

Je rappelle simplement que quand on leur donne le pouvoir historiquement, ils ont du mal à le rendre. Voilà. Alors que nous, on a par définition, on n'est pas parfait.

Ti l'avait dit, les démocraties effectivement c'est c'est le pire des régimes sauf tous les autres. Mais c'est un vrai choix de société. Et le problème c'est que quand on a basculé de l'autre côté, le retour en arrière et ben il est quasiment coupé dans dans dans le scénario qui est le vôtre avant de donner la part à nos GG, c'est-à-dire euh d'un départ du président de la République.

Qu'est-ce qui se passe dans le pays ? Alors tout est tout est gelé. Qu'est-ce qu'on fait ?

Ça veut dire qu'à partir du moment où il y a une élection présidentielle anticipée, pendant 6 semaines, il y a une campagne présidentielle. Oui. Mais avant, si vous dites après les municipales, qu'est-ce qui se passe d'ici entre maintenant et les municipales ?

Ben, on a un gouvernement qui doit passer un budget. C'est de toute façon aujourd'hui c'est déjà un président impuissant. Le problème c'est qu'on est dans une espèce de tartufie générale en fait.

C'est tout le monde fait semblant. C'est vous avez Bairou qui fait semblant. Il vous a dit je vais me battre comme un chien.

Bah tu vas te battre comme rien du tout. Tu vas être de toute façon mis en en minorité. Vous avez les ministres qui ont fait des réformes énormes.

Bah non les gars, vous pouvez pas faire de réforme énorme puisque vous avez pas de majorité. Et vous avez le président qui vous fait croire qu'il a tous les pouvoirs alors qu'il en a plus aucun. Bon donc c'est un jeu de dupe qui est absolument insupportable. [Musique]

Jean-François Copé : "Sébastien Lecornu est quelqu'un de travailleur... c'est un petit changement" — Jean-françois Cope · Pourquijevote