Nicolas Dupont-Aignan invité d'Arlette Chabot sur LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteÉludée
Karim Benzema ne jouera pas dans l'équipe de France, ne disputera pas l'euro avec le maillot des Bleus au nom de l'exemplarité.
- 1:31OuverteRéponse partielle
François Hollande, ce soir, la télévision parle à des Français et s'adresse aux Français. Vous vous en attendez quelque chose ?
- 2:43OuverteRéponse directe
La loi qui modifie le code du travail, la loi travail, la loi El Khomri, à votre avis, elle est faite à la demande de l'Union Européenne au nom des injonctions de la commission de Bruxelles ou pas ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Mais vous avez entendu quand même le MEDEF, aussi bien que le patron des PME, qui dit « Oui, il faut assouplir un peu les règles de licenciement, ça nous permettra d'embaucher ».
- 6:01OuverteRéponse directe
Il y a aussi, comme ça, des gens qui demandent une primaire citoyenne. Ça va dans le sens de votre démarche ou ça fait concurrence, au fond ?
- 7:35OuverteRéponse partielle
Alors, votre programme, on le trouve dans un livre, France, Lève-toi et marche. Et en même temps, Lève-toi et marche, quand j'ai du... Le crise dit ça aux paralytiques qui se lèvent. Effectivement, il marche. Ça veut dire que vous, vous promettez de faire un miracle aussi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:18AuditeurChiffre
« Alors si François Hollande, par exemple, ce soir nous disait, je supprime la directive travailleurs détachés parce qu'il y a 300 000 ou 500 000 travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales en France et que ça tue nos PME. »
- 2:28AuditeurPromesse
« Je fais sauter certains seuils. »
- 2:33AuditeurPromesse
« Je supprime le RSI pour que nos artisans et commerçants s'en sortent. »
- 2:36AuditeurPromesse
« Je rétablis les quotas laitiers contre Bruxelles parce qu'il ne faut pas que nos agriculteurs crèvent, etc. »
- 2:53AuditeurFait
« Oui, bien sûr. C'est une loi de récession. »
- 4:21AuditeurFait
« Car le vrai problème aujourd'hui en France, c'est que la plupart des Français ne peuvent plus vivre avec ce qu'ils gagnent. »
- 4:45AuditeurChiffre
« 10 milliards à peu près, c'est ça ? 40 milliards au total. »
- 4:48AuditeurChiffre
« 40 milliards, 10% de salaire net, mais attention, pas pris sur les entreprises, pris sur des économies, sur la grande faute sociale et la grande faute fiscale. »
- 4:57AuditeurFait
« Et on a vu avec le Panama Papers qu'il y a de la marge. Il y a de la marge, il y a de l'argent à reprendre, mais il faut le rendre aux Français, en pouvoir d'achat. »
- 9:44AuditeurFait
« Tous les traités. Je vais vous donner un exemple. Je ronds l'accord avec la Turquie, qui vient d'être signée, qui va permettre au 1er juillet 2016, la libre circulation de 80 millions de Turcs sans visa. »
- 9:59AuditeurPromesse
« Je lance un programme d'aide massive vers l'Afrique, avec nos pays européens, car si on ne stabilise pas l'Afrique, le flot migratoire ne se tarira jamais. »
Temps de parole
- Auditeur72 %
- Présentateur20 %
- ?7 %
≈ 58,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Alain Chabot. Alors Karim Benzema ne jouera pas dans l'équipe de France, ne disputera pas l'euro avec le maillot des Bleus au nom de l'exemplarité. L'exemplarité c'est bon aussi pour le football
?
Écoutez, je vais vous surprendre.
Oui,
surprenez
-nous.
Je n'ai pas d'avis au sens que j'aimerais que les hommes politiques s'occupent des Français, de leurs problèmes et qu'ils arrêtent de se mêler. Je n'allais pas dire de ce qu
'ils
ne les regardent pas, mais de savoir si Benzema va jouer dans l'euro, je suis incompétent, Arlette Chabot. Mais
vous êtes
intéressé au football ou
pas ? Je m'intéresse au football,
mais mon avis sur l'équipe de France n'a aucun intérêt. Aucun.
Mais
c
'est l'exemplarité
qui est en cause.
On se dit qu'il a été mis en examen, donc on ne porte pas le maillot des Bleus. Mais que les hommes politiques s
'occupent de l'exemplarité dans leur parti déjà, ça ferait du bien.
Que les hommes politiques
s'occupent de l'exemplarité pour eux-mêmes, ça serait pas mal. Et puis qu'ils laissent les gens de football préparer leurs équipes et qu
'on
les laisse tranquilles. Ça serait pas mal. Et qu'ils jouent le mieux possible et qu
'ils
s'entendent.
Vous
allez
suivre quand même l'euro comme
tout le monde. Mais bien évidemment que je vais
suivre l'euro. Mais est-ce que je suis compétent pour composer l'équipe de France ?
Non. Tous les Français sont compétents,
c'est ce qu'on dit
généralement. Chaque Français est sélectionneur potentiel.
Exactement, et bien pas moi.
Alors c'est une décision quand même des instances sportives.
Très bien, mais que les instances
sportives assument leurs décisions. Et puis je vais vous dire que les joueurs écoutent moins les commentaires et qu
'ils
se préparent et qu
'ils
gagnent. Leur boulot c'est de gagner. Nous c'est pas de nous en mêler.
Alors François Hollande, ce soir, la télévision parle à des Français et s'adresse aux Français. Vous vous en attendez quelque chose ?
Vous
faites partie des 70% qui disent ce matin dans un sondage qu'ils n'attendent pas grand chose du chef de l'État.
Alors
au fond de moi-même, je n'attends pas grand chose, mais comme je suis
quelqu
'un qui veut quand même toujours espérer, je me dis, sait-on jamais ? Je crois à la rédemption. Donc on va voir. Mais franchement, je ne vois pas ce qu'il va pouvoir dire parce qu'en fait, François Hollande est prisonnier d'un dogme. Il est prisonnier d'un dogme européen, de Bruxelles. Il applique comme un petit garçon des directives qui viennent de là-haut.
Il
ne veut pas être le président de la République française depuis 4 ans. Alors je ne
vois
pas pourquoi ce soir, il le deviendrait soudain. Alors si François Hollande, par exemple, ce soir nous disait, je supprime la directive travailleurs détachés parce qu'il y a 300 000 ou 500 000 travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales en France et que ça tue nos PME. Je fais sauter certains seuils. Je supprime le RSI pour que nos artisans et commerçants s'en sortent. Je rétablis les quotas laitiers contre Bruxelles parce qu'il ne
faut
pas que nos agriculteurs crèvent, etc. J'applaudirais. Mais je suis absolument certain qu'il ne
va
pas le faire.
La loi qui modifie le code du travail, la loi travail, la loi El Khomri, à votre avis, elle est faite à la demande de l'Union Européenne au nom des injonctions de la commission
de
Bruxelles ou pas ? Oui, bien sûr. C'est une loi
de
récession.
C
'est une loi pour accompagner
la
faillite de l'économie et la fermeture de nos usines. Moi, j'aimerais une loi sur les embauches. J'ai parlé des seuils. Vous savez que si on débloquait le seuil de 50, on aurait quantité d'entreprises qui, au lieu de s'arrêter à 49, passerait au-delà. J'aimerais une loi sur la baisse des charges ciblée pour celles uniquement qui investissent en France, ce que réclamait Montebourg à une époque. Donc, je voudrais des lois qui permettent la relocalisation des activités,
car
je ne
vois
pas l'intérêt de faire des baisses de charges pour la poste, la grande distribution, qui ne vont pas délocaliser les magasins ou les banques.
Donc,
j'aimerais
en un mot, j
'aimerais qu'on fasse tout pour relocaliser le million d'emplois qu'on a perdu depuis 10 ans, car tout procède de là.
Mais vous avez entendu quand même le MEDEF, aussi bien que le patron des PME, qui dit « Oui, il faut assouplir un peu les règles de licenciement,
ça nous
permettra d'embaucher ».
Mais ça fait
20 ans qu'on assouplit tout, les gens recrutent en CDD, est-ce qu'il y
a
de la relance économique ? Non. Pourquoi ?
Parce
qu'il y a des charges trop importantes d'un côté, et parce que de l'autre côté, il n
'y
a pas de relance économique, il n
'y a
pas de commande publique ou privée.
C
'est pourquoi je propose dans mon programme présidentiel de réduire les charges sur les salariés pour augmenter le salaire net.
Car
le vrai problème aujourd'hui en France, c'est que la plupart des Français ne peuvent plus vivre avec ce qu'ils gagnent. Parce que l'État prélève trop, pas que sur les entreprises. Il prélève beaucoup sur la feuille de paie. Et il faut lutter contre la grande faute fiscale, lutter contre la fraude à l'assistanat, et il faut absolument faire des économies pour rendre du pouvoir d'achat aux Français. Je suis le seul homme politique
qui
propose de rendre du pouvoir d'achat aux Français. 10
milliards à peu près, c'est ça ? 40
milliards
au total.
40
milliards, 10% de salaire net, mais attention,
pas
pris sur les entreprises, pris sur des économies, sur la grande faute sociale et la grande faute fiscale. Et on a vu avec le Panama Papers qu'il y a de la marge. Il y a de la marge, il
y a
de l'argent à reprendre, mais il faut le rendre aux Français, en pouvoir d'achat. Et là, les entreprises auront des commandes.
En vous écoutant, je me demande pourquoi vous n'êtes pas dans la rue, enfin, un protestant contre la loi travail, en disant, ah oui, alors, flexibilité, davantage de flexibilité, on fait plaisir aux patrons, bah non, ça ne nous va pas,
non, à la précarité. Non,
attendez, la flexibilité, les patrons, ils ont besoin de simplicité, donc je ne
suis
pas contre la simplicité, et ils ont besoin de commandes. Mais la flexibilité pour la flexibilité, si vous n'avez pas de commandes,
c
'est quoi ? C'est la gestion de la pénurie.
Et
c'est pourquoi il y a des gens dans la rue, c'est pourquoi il y
a
une angoisse.
Parce
que M. Hollande, avec Macron et les autres, ils font toujours la même politique qui échoue. Donc moi, je propose une autre politique. C'est le sens de ma candidature. Je ne
suis
pas là pour faire un tour de piste. Je suis là pour dire, il y a une autre politique possible en France. On n'est pas condamné à ça. On n'est pas condamné à la misère, au déclin, à la perte des savoir-faire. C'est ça l'enjeu principal. Il faut que la France produise français.
Il
y
a
un petit frémissement démocratique, nuit debout. Alors, debout, ça vous fait plaisir parce que c'est une référence aussi à votre mouvement. Il y a aussi, comme ça, des gens qui demandent une primaire citoyenne. Ça va dans le sens de votre démarche ou ça fait concurrence, au fond ?
Ça va dans le sens de ma démarche parce que le système est bloqué. Parce qu'il y avait un sondage intéressant, parfois ils sont intéressants. 75% des Français, les trois quarts, ne veulent plus des socialistes.
Les
trois quarts ne veulent pas d'un retour
de
Sarkozy ou de ceux qui ont gouverné pendant dix ans. Il ne
faut
pas l'oublier. Et les deux tiers ne veulent pas confier la France au Front National. Et ces trois parties monopolisent le jeu politique. Donc vous voyez bien que la cocotte minute, elle commence à bouillonner. Moi, je suis candidat parce que je veux qu'on passe
la
nuit debout,
c
'est bien, mais il faudrait que ce soit le jour debout. Il faut qu'on passe de la protestation
à
la proposition, à l'alternative politique sérieuse. C'est ça l'enjeu. Comment on va transformer cette ébullition ? Par où elle va sortir
?
Par la révolution ? Par quoi ? Il
faut donner un cadre. Certains ont dit toujours
les 68, il y
en
a d'autres qui comparent aux indignés en Espagne. Oui, il
se passe quelque chose. Il se passe quelque chose par contre. Parce que le
pouvoir politique ne sert à rien depuis 20 ans.
Parce
que le pouvoir politique ne répond pas à l'attente des peuples. Vous ne pouvez pas éternellement conduire les peuples d'Europe.
Et
regardez ce qui se passe même aux Etats-Unis avec Bernie Sanders, avec Trump.
Vous
ne pouvez pas conduire les peuples, toujours, à plus d'injustice et plus de désordre. Ce n
'est
pas possible.
Alors, votre programme, on le trouve dans un livre, France, Lève-toi et marche. Lève-toi et marche, référence, évangile, les évangélistes. Et en même temps, Lève-toi et marche, quand j'ai du... Le crise dit ça aux paralytiques qui se lèvent. Effectivement, il marche. Ça veut dire que vous, vous promettez de faire un miracle aussi ?
Je
ne suis pas capable obligatoirement de miracle. En revanche, ce que je dis dans ce livre,
c
'est que la France a plein d'atouts.
Et
que le problème aujourd'hui de la France, à mon avis, il est aussi psychologique. Vous allez vous balader partout en France, les gens vous disent « c'est foutu
». C
'est foutu parce que depuis 20 ans, la classe politique dit aux Français « je ne
peux
rien faire ». Je crois au contraire qu'on a des atouts. La démographie, l'épargne, première destination touristique, un des plus beaux pays du monde, une capacité scientifique. Donc pourquoi,
pourquoi
la classe politique
ne
fixe pas un horizon ? Et dans mon livre, je fixe un horizon à 30 ans, conquête scientifique, coopération avec nos pays européens. C'est un livre de proposition pour qu
'on
change du marigot où les vieux crocodiles se battent.
Si vous étiez élu président de la République, quelle serait votre première décision ? C'est-à
-dire
que vous prenez l'avion comme les prédécesseurs, vous allez à Berlin, vous allez voir la chancelière, vous allez à Bruxelles, dire « je veux une renégociation de tous les traités ». Mais vous le dites où ? Vous le dites à Paris ou à
Bruxelles ou Berlin ?
Je
vous le dis
dans toutes les capitales pour dire à tous les chefs d'État, l'Europe d'aujourd'hui nous bloque. Il faut reconstruire l'Europe sur des basses saines. On rend aux nations ce qui leur permet une vie démocratique et on fait ensemble des projets d'intérêt général
à
4 ou 5 pays à géométrie variable. Et puis le deuxième point, je vais vous surprendre.
C
'est l'éducation, c'est l'instruction publique, c'est réapprendre à apprendre. C'est l'école du mérite, du savoir, car si notre jeunesse n'est pas la meilleure du monde, on sera foutus au XXIe siècle. Il faut regarder ce qu'ils font en Chine, au Vietnam, dans tous les pays d'Asie. C'est ça l'enjeu majeur, c'est de reconstruire l'école publique.
Vous m'avez dit « je ne vais pas à Berlin, je ne vais pas à Bruxelles », vous le dites en France.
Et aux autres pays, il
n'y
a pas de Berlin et Bruxelles, il y a tous les peuples regardés en Espagne, en Italie. Mais est-ce qu'on va continuer à
avoir la zone euro ? Vous sortez de l
'Union Européenne ou pas ? Vous sortez
de l'euro ou pas ? Je renégocie
tous les traités. Tous les traités. Je vais vous donner un exemple. Je ronds l'accord avec la Turquie, qui vient d'être signée,
qui
va permettre au 1er juillet 2016,
la
libre circulation de 80 millions de Turcs sans visa. C'est une folie. Je lance un programme d'aide massive vers l'Afrique, avec nos pays européens, car si on ne stabilise pas l'Afrique, le flot migratoire ne se tarira jamais. J'aimerais, le rôle d'un chef d'État,
c
'est peut-être de donner un horizon au pays. Quels sont les grands enjeux scientifiques, technologiques, d'aide au développement ? C'est
fondamental. Je comprends, mais je voudrais écouter Amnée sur l'Europe. Il y a un référendum sur l'appartenance à
l
'Union Européenne, il y a un référendum sur l'appartenance à la zone euro. Il
faut le même. Mais il faut le même, pas simplement pour sortir, on n
'est
pas l'Angleterre.
Il
faut le même pour reconstruire une Europe des nations libres et des projets concrets. Ce qu'on a fait avec Airbus, on peut le faire dans tous les domaines. En revanche, on récupère nos frontières, nos lois, notre budget, parce que c'est fondamental.
Un
pays libre doit pouvoir se gérer librement avec le peuple. En revanche,
on
peut travailler avec les autres. Je ne suis pas pour l'isolement,
je
suis pour la réorientation de l'Europe. C'est fondamental. Merci
Nicolas Dupont-Aignan.
Merci Arlette Chabot.