Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 14 avril 2016 11 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesTravail & emploiImmigration & asile

Nicolas Dupont-Aignan invité d'Arlette Chabot sur LCI

Au micro : Arlette Chabot Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteÉludée

    Karim Benzema ne jouera pas dans l'équipe de France, ne disputera pas l'euro avec le maillot des Bleus au nom de l'exemplarité.

  • 1:31OuverteRéponse partielle

    François Hollande, ce soir, la télévision parle à des Français et s'adresse aux Français. Vous vous en attendez quelque chose ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    La loi qui modifie le code du travail, la loi travail, la loi El Khomri, à votre avis, elle est faite à la demande de l'Union Européenne au nom des injonctions de la commission de Bruxelles ou pas ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Mais vous avez entendu quand même le MEDEF, aussi bien que le patron des PME, qui dit « Oui, il faut assouplir un peu les règles de licenciement, ça nous permettra d'embaucher ».

  • 6:01OuverteRéponse directe

    Il y a aussi, comme ça, des gens qui demandent une primaire citoyenne. Ça va dans le sens de votre démarche ou ça fait concurrence, au fond ?

  • 7:35OuverteRéponse partielle

    Alors, votre programme, on le trouve dans un livre, France, Lève-toi et marche. Et en même temps, Lève-toi et marche, quand j'ai du... Le crise dit ça aux paralytiques qui se lèvent. Effectivement, il marche. Ça veut dire que vous, vous promettez de faire un miracle aussi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:18AuditeurChiffre
    « Alors si François Hollande, par exemple, ce soir nous disait, je supprime la directive travailleurs détachés parce qu'il y a 300 000 ou 500 000 travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales en France et que ça tue nos PME. »
  • 2:28AuditeurPromesse
    « Je fais sauter certains seuils. »
  • 2:33AuditeurPromesse
    « Je supprime le RSI pour que nos artisans et commerçants s'en sortent. »
  • 2:36AuditeurPromesse
    « Je rétablis les quotas laitiers contre Bruxelles parce qu'il ne faut pas que nos agriculteurs crèvent, etc. »
  • 2:53AuditeurFait
    « Oui, bien sûr. C'est une loi de récession. »
  • 4:21AuditeurFait
    « Car le vrai problème aujourd'hui en France, c'est que la plupart des Français ne peuvent plus vivre avec ce qu'ils gagnent. »
  • 4:45AuditeurChiffre
    « 10 milliards à peu près, c'est ça ? 40 milliards au total. »
  • 4:48AuditeurChiffre
    « 40 milliards, 10% de salaire net, mais attention, pas pris sur les entreprises, pris sur des économies, sur la grande faute sociale et la grande faute fiscale. »
  • 4:57AuditeurFait
    « Et on a vu avec le Panama Papers qu'il y a de la marge. Il y a de la marge, il y a de l'argent à reprendre, mais il faut le rendre aux Français, en pouvoir d'achat. »
  • 9:44AuditeurFait
    « Tous les traités. Je vais vous donner un exemple. Je ronds l'accord avec la Turquie, qui vient d'être signée, qui va permettre au 1er juillet 2016, la libre circulation de 80 millions de Turcs sans visa. »
  • 9:59AuditeurPromesse
    « Je lance un programme d'aide massive vers l'Afrique, avec nos pays européens, car si on ne stabilise pas l'Afrique, le flot migratoire ne se tarira jamais. »

Temps de parole

  • Auditeur72 %
  • Présentateur20 %
  • ?7 %

≈ 58,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Bonjour

0:04
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Alain Chabot. Alors Karim Benzema ne jouera pas dans l'équipe de France, ne disputera pas l'euro avec le maillot des Bleus au nom de l'exemplarité. L'exemplarité c'est bon aussi pour le football

0:17
Locuteur

?

0:18
Auditeur

Écoutez, je vais vous surprendre.

0:19
Présentateur

Oui,

0:20
Auditeur

surprenez

0:21
Locuteur

-nous.

0:21
Auditeur

Je n'ai pas d'avis au sens que j'aimerais que les hommes politiques s'occupent des Français, de leurs problèmes et qu'ils arrêtent de se mêler. Je n'allais pas dire de ce qu

0:29
Locuteur

'ils

0:29
Auditeur

ne les regardent pas, mais de savoir si Benzema va jouer dans l'euro, je suis incompétent, Arlette Chabot. Mais

0:36
Locuteur

vous êtes

0:36
Présentateur

intéressé au football ou

0:37
Locuteur

pas ? Je m'intéresse au football,

0:39
Auditeur

mais mon avis sur l'équipe de France n'a aucun intérêt. Aucun.

0:43
Locuteur

Mais

0:43
Présentateur

c

0:43
Locuteur

'est l'exemplarité

0:44
Présentateur

qui est en cause.

0:45
Locuteur

On se dit qu'il a été mis en examen, donc on ne porte pas le maillot des Bleus. Mais que les hommes politiques s

0:48
Auditeur

'occupent de l'exemplarité dans leur parti déjà, ça ferait du bien.

0:52
Locuteur

Que les hommes politiques

0:52
Auditeur

s'occupent de l'exemplarité pour eux-mêmes, ça serait pas mal. Et puis qu'ils laissent les gens de football préparer leurs équipes et qu

1:00
Locuteur

'on

1:00
Auditeur

les laisse tranquilles. Ça serait pas mal. Et qu'ils jouent le mieux possible et qu

1:04
Locuteur

'ils

1:04
Auditeur

s'entendent.

1:04
Présentateur

Vous

1:05
Locuteur

allez

1:05
Présentateur

suivre quand même l'euro comme

1:06
Locuteur

tout le monde. Mais bien évidemment que je vais

1:06
Auditeur

suivre l'euro. Mais est-ce que je suis compétent pour composer l'équipe de France ?

1:10
Présentateur

Non. Tous les Français sont compétents,

1:12
Locuteur

c'est ce qu'on dit

1:12
Présentateur

généralement. Chaque Français est sélectionneur potentiel.

1:15
Locuteur

Exactement, et bien pas moi.

1:16
Présentateur

Alors c'est une décision quand même des instances sportives.

1:18
Locuteur

Très bien, mais que les instances

1:19
Auditeur

sportives assument leurs décisions. Et puis je vais vous dire que les joueurs écoutent moins les commentaires et qu

1:26
Locuteur

'ils

1:26
Auditeur

se préparent et qu

1:27
Locuteur

'ils

1:27
Auditeur

gagnent. Leur boulot c'est de gagner. Nous c'est pas de nous en mêler.

1:31
Présentateur

Alors François Hollande, ce soir, la télévision parle à des Français et s'adresse aux Français. Vous vous en attendez quelque chose ?

1:37
Locuteur

Vous

1:37
Présentateur

faites partie des 70% qui disent ce matin dans un sondage qu'ils n'attendent pas grand chose du chef de l'État.

1:42
Locuteur

Alors

1:43
Auditeur

au fond de moi-même, je n'attends pas grand chose, mais comme je suis

1:45
Locuteur

quelqu

1:47
Auditeur

'un qui veut quand même toujours espérer, je me dis, sait-on jamais ? Je crois à la rédemption. Donc on va voir. Mais franchement, je ne vois pas ce qu'il va pouvoir dire parce qu'en fait, François Hollande est prisonnier d'un dogme. Il est prisonnier d'un dogme européen, de Bruxelles. Il applique comme un petit garçon des directives qui viennent de là-haut.

2:11
Locuteur

Il

2:12
Auditeur

ne veut pas être le président de la République française depuis 4 ans. Alors je ne

2:16
Locuteur

vois

2:16
Auditeur

pas pourquoi ce soir, il le deviendrait soudain. Alors si François Hollande, par exemple, ce soir nous disait, je supprime la directive travailleurs détachés parce qu'il y a 300 000 ou 500 000 travailleurs détachés qui ne payent pas les charges sociales en France et que ça tue nos PME. Je fais sauter certains seuils. Je supprime le RSI pour que nos artisans et commerçants s'en sortent. Je rétablis les quotas laitiers contre Bruxelles parce qu'il ne

2:36
Locuteur

faut

2:36
Auditeur

pas que nos agriculteurs crèvent, etc. J'applaudirais. Mais je suis absolument certain qu'il ne

2:42
Locuteur

va

2:42
Auditeur

pas le faire.

2:42
Présentateur

La loi qui modifie le code du travail, la loi travail, la loi El Khomri, à votre avis, elle est faite à la demande de l'Union Européenne au nom des injonctions de la commission

2:52
Locuteur

de

2:53
Auditeur

Bruxelles ou pas ? Oui, bien sûr. C'est une loi

2:55
Locuteur

de

2:55
Auditeur

récession.

2:57
Locuteur

C

2:57
Auditeur

'est une loi pour accompagner

2:58
Locuteur

la

2:59
Auditeur

faillite de l'économie et la fermeture de nos usines. Moi, j'aimerais une loi sur les embauches. J'ai parlé des seuils. Vous savez que si on débloquait le seuil de 50, on aurait quantité d'entreprises qui, au lieu de s'arrêter à 49, passerait au-delà. J'aimerais une loi sur la baisse des charges ciblée pour celles uniquement qui investissent en France, ce que réclamait Montebourg à une époque. Donc, je voudrais des lois qui permettent la relocalisation des activités,

3:29
Locuteur

car

3:30
Auditeur

je ne

3:30
Locuteur

vois

3:30
Auditeur

pas l'intérêt de faire des baisses de charges pour la poste, la grande distribution, qui ne vont pas délocaliser les magasins ou les banques.

3:35
Locuteur

Donc,

3:36
Auditeur

j'aimerais

3:36
Locuteur

en un mot, j

3:38
Auditeur

'aimerais qu'on fasse tout pour relocaliser le million d'emplois qu'on a perdu depuis 10 ans, car tout procède de là.

3:46
Présentateur

Mais vous avez entendu quand même le MEDEF, aussi bien que le patron des PME, qui dit « Oui, il faut assouplir un peu les règles de licenciement,

3:55
Locuteur

ça nous

3:55
Présentateur

permettra d'embaucher ».

3:57
Locuteur

Mais ça fait

3:59
Auditeur

20 ans qu'on assouplit tout, les gens recrutent en CDD, est-ce qu'il y

4:03
Locuteur

a

4:03
Auditeur

de la relance économique ? Non. Pourquoi ?

4:05
Locuteur

Parce

4:06
Auditeur

qu'il y a des charges trop importantes d'un côté, et parce que de l'autre côté, il n

4:09
Locuteur

'y

4:09
Auditeur

a pas de relance économique, il n

4:10
Locuteur

'y a

4:10
Auditeur

pas de commande publique ou privée.

4:13
Locuteur

C

4:13
Auditeur

'est pourquoi je propose dans mon programme présidentiel de réduire les charges sur les salariés pour augmenter le salaire net.

4:21
Locuteur

Car

4:21
Auditeur

le vrai problème aujourd'hui en France, c'est que la plupart des Français ne peuvent plus vivre avec ce qu'ils gagnent. Parce que l'État prélève trop, pas que sur les entreprises. Il prélève beaucoup sur la feuille de paie. Et il faut lutter contre la grande faute fiscale, lutter contre la fraude à l'assistanat, et il faut absolument faire des économies pour rendre du pouvoir d'achat aux Français. Je suis le seul homme politique

4:43
Locuteur

qui

4:43
Auditeur

propose de rendre du pouvoir d'achat aux Français. 10

4:45
Présentateur

milliards à peu près, c'est ça ? 40

4:47
Locuteur

milliards

4:47
Présentateur

au total.

4:47
Locuteur

40

4:48
Auditeur

milliards, 10% de salaire net, mais attention,

4:50
Locuteur

pas

4:51
Auditeur

pris sur les entreprises, pris sur des économies, sur la grande faute sociale et la grande faute fiscale. Et on a vu avec le Panama Papers qu'il y a de la marge. Il y a de la marge, il

5:01
Locuteur

y a

5:01
Auditeur

de l'argent à reprendre, mais il faut le rendre aux Français, en pouvoir d'achat. Et là, les entreprises auront des commandes.

5:07
Présentateur

En vous écoutant, je me demande pourquoi vous n'êtes pas dans la rue, enfin, un protestant contre la loi travail, en disant, ah oui, alors, flexibilité, davantage de flexibilité, on fait plaisir aux patrons, bah non, ça ne nous va pas,

5:18
Locuteur

non, à la précarité. Non,

5:19
Auditeur

attendez, la flexibilité, les patrons, ils ont besoin de simplicité, donc je ne

5:24
Locuteur

suis

5:24
Auditeur

pas contre la simplicité, et ils ont besoin de commandes. Mais la flexibilité pour la flexibilité, si vous n'avez pas de commandes,

5:32
Locuteur

c

5:32
Auditeur

'est quoi ? C'est la gestion de la pénurie.

5:34
Locuteur

Et

5:34
Auditeur

c'est pourquoi il y a des gens dans la rue, c'est pourquoi il y

5:36
Locuteur

a

5:36
Auditeur

une angoisse.

5:37
Locuteur

Parce

5:38
Auditeur

que M. Hollande, avec Macron et les autres, ils font toujours la même politique qui échoue. Donc moi, je propose une autre politique. C'est le sens de ma candidature. Je ne

5:47
Locuteur

suis

5:47
Auditeur

pas là pour faire un tour de piste. Je suis là pour dire, il y a une autre politique possible en France. On n'est pas condamné à ça. On n'est pas condamné à la misère, au déclin, à la perte des savoir-faire. C'est ça l'enjeu principal. Il faut que la France produise français.

6:03
Locuteur

Il

6:03
Présentateur

y

6:03
Locuteur

a

6:03
Présentateur

un petit frémissement démocratique, nuit debout. Alors, debout, ça vous fait plaisir parce que c'est une référence aussi à votre mouvement. Il y a aussi, comme ça, des gens qui demandent une primaire citoyenne. Ça va dans le sens de votre démarche ou ça fait concurrence, au fond ?

6:18
Auditeur

Ça va dans le sens de ma démarche parce que le système est bloqué. Parce qu'il y avait un sondage intéressant, parfois ils sont intéressants. 75% des Français, les trois quarts, ne veulent plus des socialistes.

6:30
Locuteur

Les

6:31
Auditeur

trois quarts ne veulent pas d'un retour

6:33
Locuteur

de

6:34
Auditeur

Sarkozy ou de ceux qui ont gouverné pendant dix ans. Il ne

6:37
Locuteur

faut

6:37
Auditeur

pas l'oublier. Et les deux tiers ne veulent pas confier la France au Front National. Et ces trois parties monopolisent le jeu politique. Donc vous voyez bien que la cocotte minute, elle commence à bouillonner. Moi, je suis candidat parce que je veux qu'on passe

6:50
Locuteur

la

6:51
Auditeur

nuit debout,

6:52
Locuteur

c

6:52
Auditeur

'est bien, mais il faudrait que ce soit le jour debout. Il faut qu'on passe de la protestation

6:56
Locuteur

à

6:57
Auditeur

la proposition, à l'alternative politique sérieuse. C'est ça l'enjeu. Comment on va transformer cette ébullition ? Par où elle va sortir

7:04
Locuteur

?

7:05
Auditeur

Par la révolution ? Par quoi ? Il

7:09
Locuteur

faut donner un cadre. Certains ont dit toujours

7:09
Présentateur

les 68, il y

7:11
Locuteur

en

7:11
Présentateur

a d'autres qui comparent aux indignés en Espagne. Oui, il

7:13
Locuteur

se passe quelque chose. Il se passe quelque chose par contre. Parce que le

7:15
Auditeur

pouvoir politique ne sert à rien depuis 20 ans.

7:18
Locuteur

Parce

7:18
Auditeur

que le pouvoir politique ne répond pas à l'attente des peuples. Vous ne pouvez pas éternellement conduire les peuples d'Europe.

7:24
Locuteur

Et

7:25
Auditeur

regardez ce qui se passe même aux Etats-Unis avec Bernie Sanders, avec Trump.

7:28
Locuteur

Vous

7:28
Auditeur

ne pouvez pas conduire les peuples, toujours, à plus d'injustice et plus de désordre. Ce n

7:33
Locuteur

'est

7:33
Auditeur

pas possible.

7:34
Présentateur

Alors, votre programme, on le trouve dans un livre, France, Lève-toi et marche. Lève-toi et marche, référence, évangile, les évangélistes. Et en même temps, Lève-toi et marche, quand j'ai du... Le crise dit ça aux paralytiques qui se lèvent. Effectivement, il marche. Ça veut dire que vous, vous promettez de faire un miracle aussi ?

7:49
Locuteur

Je

7:50
Auditeur

ne suis pas capable obligatoirement de miracle. En revanche, ce que je dis dans ce livre,

7:55
Locuteur

c

7:56
Auditeur

'est que la France a plein d'atouts.

7:58
Locuteur

Et

7:58
Auditeur

que le problème aujourd'hui de la France, à mon avis, il est aussi psychologique. Vous allez vous balader partout en France, les gens vous disent « c'est foutu

8:05
Locuteur

». C

8:06
Auditeur

'est foutu parce que depuis 20 ans, la classe politique dit aux Français « je ne

8:09
Locuteur

peux

8:09
Auditeur

rien faire ». Je crois au contraire qu'on a des atouts. La démographie, l'épargne, première destination touristique, un des plus beaux pays du monde, une capacité scientifique. Donc pourquoi,

8:21
Locuteur

pourquoi

8:22
Auditeur

la classe politique

8:23
Locuteur

ne

8:24
Auditeur

fixe pas un horizon ? Et dans mon livre, je fixe un horizon à 30 ans, conquête scientifique, coopération avec nos pays européens. C'est un livre de proposition pour qu

8:33
Locuteur

'on

8:33
Auditeur

change du marigot où les vieux crocodiles se battent.

8:39
Présentateur

Si vous étiez élu président de la République, quelle serait votre première décision ? C'est-à

8:43
Locuteur

-dire

8:43
Présentateur

que vous prenez l'avion comme les prédécesseurs, vous allez à Berlin, vous allez voir la chancelière, vous allez à Bruxelles, dire « je veux une renégociation de tous les traités ». Mais vous le dites où ? Vous le dites à Paris ou à

8:53
Locuteur

Bruxelles ou Berlin ?

8:54
Auditeur

Je

8:54
Locuteur

vous le dis

8:54
Auditeur

dans toutes les capitales pour dire à tous les chefs d'État, l'Europe d'aujourd'hui nous bloque. Il faut reconstruire l'Europe sur des basses saines. On rend aux nations ce qui leur permet une vie démocratique et on fait ensemble des projets d'intérêt général

9:08
Locuteur

à

9:09
Auditeur

4 ou 5 pays à géométrie variable. Et puis le deuxième point, je vais vous surprendre.

9:13
Locuteur

C

9:13
Auditeur

'est l'éducation, c'est l'instruction publique, c'est réapprendre à apprendre. C'est l'école du mérite, du savoir, car si notre jeunesse n'est pas la meilleure du monde, on sera foutus au XXIe siècle. Il faut regarder ce qu'ils font en Chine, au Vietnam, dans tous les pays d'Asie. C'est ça l'enjeu majeur, c'est de reconstruire l'école publique.

9:31
Présentateur

Vous m'avez dit « je ne vais pas à Berlin, je ne vais pas à Bruxelles », vous le dites en France.

9:35
Auditeur

Et aux autres pays, il

9:36
Locuteur

n'y

9:36
Auditeur

a pas de Berlin et Bruxelles, il y a tous les peuples regardés en Espagne, en Italie. Mais est-ce qu'on va continuer à

9:41
Locuteur

avoir la zone euro ? Vous sortez de l

9:42
Présentateur

'Union Européenne ou pas ? Vous sortez

9:43
Locuteur

de l'euro ou pas ? Je renégocie

9:44
Auditeur

tous les traités. Tous les traités. Je vais vous donner un exemple. Je ronds l'accord avec la Turquie, qui vient d'être signée,

9:50
Locuteur

qui

9:50
Auditeur

va permettre au 1er juillet 2016,

9:53
Locuteur

la

9:54
Auditeur

libre circulation de 80 millions de Turcs sans visa. C'est une folie. Je lance un programme d'aide massive vers l'Afrique, avec nos pays européens, car si on ne stabilise pas l'Afrique, le flot migratoire ne se tarira jamais. J'aimerais, le rôle d'un chef d'État,

10:10
Locuteur

c

10:11
Auditeur

'est peut-être de donner un horizon au pays. Quels sont les grands enjeux scientifiques, technologiques, d'aide au développement ? C'est

10:18
Présentateur

fondamental. Je comprends, mais je voudrais écouter Amnée sur l'Europe. Il y a un référendum sur l'appartenance à

10:23
Locuteur

l

10:23
Présentateur

'Union Européenne, il y a un référendum sur l'appartenance à la zone euro. Il

10:26
Auditeur

faut le même. Mais il faut le même, pas simplement pour sortir, on n

10:30
Locuteur

'est

10:30
Auditeur

pas l'Angleterre.

10:31
Locuteur

Il

10:31
Auditeur

faut le même pour reconstruire une Europe des nations libres et des projets concrets. Ce qu'on a fait avec Airbus, on peut le faire dans tous les domaines. En revanche, on récupère nos frontières, nos lois, notre budget, parce que c'est fondamental.

10:45
Locuteur

Un

10:46
Auditeur

pays libre doit pouvoir se gérer librement avec le peuple. En revanche,

10:50
Locuteur

on

10:50
Auditeur

peut travailler avec les autres. Je ne suis pas pour l'isolement,

10:53
Locuteur

je

10:54
Auditeur

suis pour la réorientation de l'Europe. C'est fondamental. Merci

10:57
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan.

10:58
Auditeur

Merci Arlette Chabot.