« On voit bien que dans la vox populi, un arrêt maladie, c'est comme un congé »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:00Invité politiqueChiffre
« Euh, on a demandé aux partenaires sociaux de travailler sur le pure conventionnel, ils sont mis d'accord. 1 milliard de gain sûr. »
- 0:00Invité politiqueFait
« Moi, je préfère un milliard sûr à 4 milliards hypothétique. »
- 0:43Invité politiqueFait
« On protège beaucoup les arrêts courts. Du coup, c'est pas une excitation mais presque. »
- 2:03Invité politiqueFait
« Il y a vraiment souvent des prescripteurs, donc des médecins qui arrêtent plus longtemps que les recommandations de la haute autorité de santé. »
Temps de parole
- Jean-Pierre Farandou100 %
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Euh, on a demandé aux partenaires sociaux de travailler sur le pure conventionnel, ils sont mis d'accord. 1 milliard de gain sûr. Moi, je préfère un milliard sûr à 4 milliards hypothétique. Le milliard, il est là et après on a transposé dans une loi et merci de de me avoir aidé. Euh les partenaires sociaux sur sur ATMP, ben ils se sont mis d'accord en 2 mois sur 800 millions d'euros d'économie. Euh voilà, donc c'est pas mal. Euh donc on a une capacité, ils ont travaillé dans la conférence travail emploi retraite. Vous l'avez pas trop vu ce truc-là mais euh il est là le rapport hein. Et vous avez en en en sortie, ils ont appelé ça joliment des voies de convergence.
Ça ressemble quand même une réforme des retraites prémâchée, prédiscutée. Donc c'est pas inintéressant par les temps qui courent. Donc moi j'ai j'ai confiance dans la capacité des partenaires sociaux à à converger. Et et donc sur les arrêts maladies, ben on va faire pareil. Moi, je leur donne un cahier des charges. C'est c'est trois trois paradoxes qu'on lève nous en France et et quand quand on se compare à d'autres pays européens, c'est très net. On protège beaucoup les arrêts courts. Du coup, c'est pas une excitation mais presque. D'ailleurs, franchement, les arrêt cours sont très protégés.
Sauf dans la fonction publique où il y a les jours de carence, mais dans le privé, il y a des accords d'entreprise qui neutralisent les jours de carence. Bon, donc voilà. Donc au fond, c'est facile entre guillemets de prendre un arrêt court. Comme ils sont courts, vous avez pas le temps de contrôler le temps que la machine se mette en place en 2 3 jours, ça marche pas. Donc de facto, c'est quelque chose qui voilà qui qui est pas sous contrôle. Les arons à l'inverse, et les arons, c'est des maladies sérieuses. Si vous avez un arrêt longon, c'est que vous avez un gros problème de santé. Ah bah là euh ils sont moins bien couverts.
Donc on protège beaucoup les arrêts courts et on protège peut-être pas suffisamment les arrêts long. Premier paradoxe. Deuxème paradoxe, je vous dis 3 millions de salariés qui sont mal couverts, ça interroge. Bon et enfin vous avez un troisème paradoxe. Alors c'est dans le domaine de ma collègue la santé mais enfin je l'exprime c'est quand on regarde les prescriptions, il y a vraiment souvent des prescripteurs, donc des médecins qui arrêtent plus longtemps que les recommandations de la haute autorité de santé. Donc il y a un petit sujet de surprotection en tout cas sur des critères officiels. Bah bon ça aussi faut regarder. Voilà.
Donc euh au fond l'idée quand on dit tout ça c'est qu'il propose des mesures. L'idée c'est de bien soigner les gens que ce soit très clair. C'est pas quelque chose qui est là pour pas soigner les gens au contraire. Et les arons, mieux les soigner par des protocoles plus intensifs. Ce qui fait qu'au lieu de rester 3 ans arrêtés, on reste que 6 mois arrêtés. C'est mieux pour tout le monde, pour la personne elle-même qui revient au travail plus vite, pour l'entreprise qui récupère un salarié et pour les comptes de la CQ. Donc c'est vraiment l'intérêt général.
Euh et sur les arrêts courts, ben faire en sorte qu'on en ait moins parce qu'on les en les protégeant un peu moins, ben on incitera un peu moins peut-être à à considérer, je l'ai dit ce matin, on voit bien que dans la dans la Vox Populie, euh un arrêt maladie c'est comme un congé quoi. Je je pose un arrêt maladie. Ben non, c'est un congé qu'on pose. Un arrêt maladie, on le pose pas. Voilà. Donc il y a des choses que là qu'il faut revoir dans des usages pas forcément absolu mais en fait qui commencent à se répandre et qu'il faut à mon avis réguler. et j'ai confiance aux Partenaires sociaux.
Jean-Pierre Farandou