"Personne ne nous a aidés": le témoignage de la mère de Lindsay sur BFMTV
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quelle différence avez-vous perçue entre Brigitte Macron et le ministre de l'Éducation ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Brigitte Macron a-t-elle reconnu des responsabilités individuelles dans cette affaire ?
- 1:15RelanceRéponse partielle
Pourquoi les institutions n'ont-elles pas répondu aux appels à l'aide de Lindsay ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Quelles mesures concrètes Brigitte Macron a-t-elle évoquées pour lutter contre le harcèlement ?
- 2:15OuverteRéponse directe
Le ministre du numérique a-t-il évoqué des solutions contre le cyber-harcèlement ?
- 2:45RelanceRéponse partielle
Les plateformes comme Facebook ou Instagram collaborent-elles suffisamment avec l'État ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Betty GervoisPromesse
« elle m'a dit que serait là que qu'elle allait lutter contre le harcèlement avec moi qu'on allait lutter ensemble »
- 1:30Betty GervoisFait
« elle reconnaît aujourd'hui que certaines personnes sont responsables de la mort de l'Insee »
- 2:00Betty GervoisFait
« l'Éducation nationale n'avait rien fait quand on leur a demandé de l'aide »
- 2:30Betty GervoisFait
« le chef d'établissement est responsable »
- 5:30Betty GervoisFait
« il faut retirer le téléphone de votre fille et la punir »
- 6:00Betty GervoisChiffre
« une plainte qui fait cinq pages »
- 6:30Betty GervoisFait
« elle a été exclue parce qu'elle écrivait sur les murs pas parce qu'elle a frappé ma fille »
- 7:30Betty GervoisFait
« il y a des défaillances majeures d'un point de vue humain »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir Betty Gervois merci beaucoup d'être avec nous ce soir vous êtes la mère de l'Insee l'adolescente de 13 ans qui s'est suicidé le 12 mai dernier après avoir été harcelé pendant des mois bonsoir pierre Debuisson vous êtes l'avocat des parents de lycée merci beaucoup de venir nous voir ce soir Guillaume phare de consultant police justice à BFM TV est à mes côtés pour vous interviewer vous avez rencontré aujourd'hui Brigitte Macron à l'Elysée ça a duré autour de deux heures lundi vous échangiez avec le ministre de l'Éducation vous disiez ne pas l'avoir trouvé sincère en quoi était différent aujourd'hui avec Brigitte Macron bonsoir donc Brigitte Macron nous a très bien reçu contrairement à Monsieur papenjai ça n'avait rien à voir c'était totalement différent chez Brigitte Macron j'ai j'ai vu de la de la tristesse elle était touchée par cette histoire contrairement au ministre que vous a-t-elle dit elle m'a dit que serait là que qu'elle allait lutter contre le harcèlement avec moi qu'on allait lutter ensemble elle m'a tendu la main heureusement parce que aujourd'hui je me suis sentie je me sentais un peu soutenue par rapport à ça contrairement à d'autres personnes et par rapport aussi à mettre du buisson qui est là aujourd'hui voilà mais elle m'a proposé aussi de de d'être embrasse ambassadrice pour le pour lutter contre le harcèlement on va bosser ensemble je pense on va faire plein de choses et elle a besoin de moi elle me l'a dit ça devient la grande cause de votre vie aujourd'hui oui la lutte contre le harcèlement à l'école voilà c'est ça le harcèlement aussi sur les réseaux sociaux on va en parler dans un instant vous dites aussi qu'elle a su trouver les mots elle parle de responsabilité individuelle elle reconnaît aujourd'hui que certaines personnes sont responsables de la mort de l'Insee c'est ça elle reconnaît aujourd'hui que l'éducation nationale n'avait rien fait quand on leur a demandé de l'aide elle dit que le chef d'établissement est responsable oui en gros elle le dit aussi alors que le ministre de l'Éducation jusqu'ici parler d'échec collectif oui je c'est pour ça que vous dites qu'elle a trouvé les mots c'est important parler de responsabilité individuelle reconnaître que certains individus sont responsables n'ont pas su entendre l'Insee quand elle demandait de l'aide d'abord c'est une maman qui a rencontré une maman c'est en ce sens qu'il y a eu une émotion qui paraissait tout à fait sincère Brigitte Macron a pris beaucoup de temps avec avec la maman de l'Insee elles ont beaucoup échangé j'étais à côté puisque je suis l'avocat de la maman d'insey et il y a vraiment eu nous avons vraiment un ressenti que il y avait un combat depuis plusieurs années que que Brigitte Macron mène contre le harcèlement scolaire c'était un combat extrêmement important pour elle et qu'effectivement on avait atteint à un niveau absolument abominable d'horreur dans le déversement de haine et de violence à la fois au sein de ce collège mais aussi sur les réseaux sociaux le ministre de du numérique était présent également donc nous avons pu aborder et prendre le temps d'entrer dans détails de tous ces problèmes mais avant même de parler du détail ce qui était important c'était de manifester une véritable prise de conscience qui a fait écho avec la déclaration de la première ministre madame bornière à l'Assemblée nationale qui a déclaré enfin vouloir faire de la lutte contre le harcèlement scolaire une priorité absolue c'était important pour nous d'être là pour Betty et pour moi pour expliquer que on doit tout faire pour éviter que ce drame ne se renouvelle on doit pas se contenter de simples déclarations et donc d'abord évidemment il doit y avoir une prise de conscience enfin elle semble on a l'impression qu'il y a début d'électrochoc mais il doit vraiment y avoir un électrochoc national et qui doit ensuite découler sur des mesures concrètes pragmatiques réelles dans la durée la grand-mère de l'Insee arrêtez-moi si le me trompe avait écrit à la fois au président de la République et abrégé Macron pour pour alerter est-ce que vous en avez parlé aujourd'hui avec Brigitte Macron est-ce qu'elle avait reçu cette lettre le président également ou pas j'en ai parlé tout à l'heure et elle n'a rien reçu après comme on a comme on a dit c'est possible par rapport à sa secrétaire que ça n'avait pas été donné on sait pas mais la lettre avait bien été envoyée ça c'est sûr que ma fille me l'avait confirmée elle l'avait fait avec ma mère justement l'Insee à la première dame pour lui dire quoi quel était le sens de cette lettre bah déjà premièrement elle s'est adressée à Emmanuel Macron en expliquant ce qui se passait et ensuite à la mentionné Madame Brigitte Macron parce qu'elle était justement sensible à ça elle luttait contre le harcèlement et parce qu'elle était maman et mamie donc elle voulait que ça la touche et justement on voulait une réponse par rapport à ça on voulait quelqu'un bouge parce qu'on a fait des démarches un peu partout et on avait l'aide de personnes c'est ce qui est fou dans votre histoire c'est que vous avez appelé à l'aide on a l'impression que vous avez tout fait tout ce qui était possible pour sauver votre fille et que à chaque fois que vous essayez d'attraper une main elle se dérobait vous n'arriviez pas à trouver de l'aide à trouver même une oreille avant de s'interroger sur les responsabilités des uns et des autres il est important qu'on raconte cet engrenage cette engrenage de la violence d'abord la violence des mots ensuite la violence physique ça commence à quel moment est-ce que vous arrivez à remonter jusqu'à l'origine du harcèlement ou pas ça commence au mois de septembre ça a commencé au mois de septembre avec des mots puis ensuite au mois de novembre il y a eu une première les jeunes filles ont été versées du coca sur les cheveux de ma fille en filmant et en mettant la vidéo sur les réseaux sociaux ensuite c'était tout le temps constamment des insultes sur les réseaux à l'école quoi comme un seul pourquoi se rendre compte grosse [ __ ] va rejoindre ton père tu sers à rien [ __ ] plein de boutons c'était vraiment physique quoi sur son physique c'était l'arabe et c'est constamment dire que moi aussi j'étais une [ __ ] comme ma fille c'était ça quoi c'était dès le début elle vous en parle je me fais harceler à l'école et sur les réseaux sociaux mal me raconter elle me montrait en fait elle me montrait tous les insultes sur les réseaux al-maria caché elle me montrait vraiment tout elle m'a envoyé des captures d'écran de ce qu'elle recevait c'était tout le temps quand il y a une première bagarre une première les premières violences physiques à ce moment-là que se passe-t-il est-ce que vous arrivez à en parler avec le directeur de l'établissement ou pas non en fait il y a une première bagarre dans le collège qui a duré presque 3 minutes et dans cette bagarre justement comme elle a été filmée forcément on va en aucun cas un surveillant ni le chef d'établissement personne personne n'intervient dans cette bagarre qui avait lieu dans le collège personne n'intervient personne et ensuite j'ai été convoquée par le directeur c'est la seule fois où j'ai été convoquée avec lui de toute façon et à ce moment là lors de lors de la rencontre il m'a carrément dit il faut retirer le téléphone de votre fille et la punir la punir voilà et la personne l'autre personne celle qui est en face qui commence à la violente elle a été exclue c'est ça une des harceleuses a été exclue à ce qui a été exclue au mois de février et non elle a été exclue parce qu'elle écrivait sur les murs pas parce qu'elle a frappé ma fille parce que ma fille me disait tu sais maman elle a été renvoyée parce qu'elle écrivait sur les murs pas parce qu'elle m'a frappé et ils ont viré définitivement cette fille mais par contre il restait toujours les trois autres qui étaient là et c'est un groupe de 4 et voilà une deuxième bagarre cette fois c'est différent parce que votre fille vous prévient elle sait qu'elle va affronter des violences à la sortie des cours ma fille elle m'a envoyé un message elle m'a dit maman on m'attend à la sortie hein c'était le soir du brevet blanc et puis ces filles finissaient à 15h30 ma fille finissait à 16h30 et quand ma fille est sortie elle m'a dit tu sais maman j'ai retiré mes bijoux j'ai attaché mes cheveux parce que la première bagarre il lui arracher beaucoup de cheveux et elle a dit je suis sortie je me suis fait frapper quoi j'ai mon battu donc c'était au mois de février ça et c'est lors de cette bagarre que vous c'est cette bagarre que vous avez pu voir de vos propres yeux voilà quand j'ai vu ma fille à terre et que j'ai dû moins la tirer avec son beau-père on a dû la tirer on a dû vraiment pousser les filles parce que elle l'a lâché pas quoi après ma fille était à côté de moi elle est repassée derrière moi pour réchauffer ma fille je il y avait tout le corps enseignant qui était là et le directeur a dit je peux rien faire ça ne fait pas partie de mon établissement voit votre fille se faire frapper et ne fait rien exactement je crois même que vous êtes insulté à ce moment-là moi je me suis insulté aussi oui par ces filles personne ne fait rien et tout le monde film personne ne fait rien tout le monde film la police t'arrive à la fin et c'est de là que j'ai dit bon moi je vais au commissariat et là c'est bon c'est plus possible et que faites-vous donc j'ai été au commissariat déposer plainte ensuite ils ont ils ont entendu l'Insee franchement on est resté bien plus de deux heures dans le dans le bureau l'Insee a rempli une feuille justement pour dire pour expliquer ça détresse elle a tout expliqué une plainte qui fait cinq pages on a passé du temps elle avait une psychologue dans le commissariat de là je suis sortie je suis allée le lendemain j'ai prévenu l'académie de Lille j'ai tout envoyé toutes les démarches on a vu le médecin l'a eu des 7 jours d'arrêt d'école là vraiment des certificats ou des blessures voilà c'est ça et puis les vidéos si ont été envoyées comme quoi il y avait aucun surveillant aucun corps enseignant qui était là pour pour les séparer personne les a aidés personne nous a aidé ni avant ni pendant ni après comme j'ai dit la seule personne qui nous a entendu aujourd'hui et pour moi qui me donne son soutien c'est Brigitte Macron j'imagine que vous en parlez avec lui vous lui demandez j'en ai parlé une seule fois parce que l'Académie après quand ils ont reçu la lettre de suicide de l'INSEE et tout le dossier le gros dossier parce que c'était un très gros dossier j'ai été convoquée au collège et le directeur était dans les locaux il ne m'a pas reçu j'étais reçue par le CPE et l'adjointe au directeur c'est tout lui n'était pas présent et le CPE dit quoi ils avaient un peu peur par rapport à l'INSEE il lui demandait comment elle allait si elle avait encore des idées noires forcément elle a été entendue le jour là on a été voir l'infirmière ensemble jour là et après plus rien il faut qu'on explique la lettre de suicide dont vous parlez c'est à dire que l'INSEE avait écrit une lettre de suicide oui que son beau-père a retrouvé au domicile un jour il tombe sur une lettre de suicide en dessous de son matelas il en parle à l'INSEE non il m'a appelé moi j'étais sur Paris à ce moment là et quand je suis rentrée je lui ai pas dit par téléphone je lui ai demandé de me donner de me donner des nouvelles quand tu as sorti parce que bah j'ai eu peur parce que je savais pas quand elle datait cette lettre et quand elle m'a rassuré au téléphone oui je suis bien rentrée je suis rentrée à la maison on a été dans sa chambre une heure et demie deux heures on a discuté ensemble on a discuté de ça quoi on est à quel moment au mois de février toujours toujours au mois de février et là elle vous dit t'inquiète pas je ne vais pas me suicider il m'a dit t'inquiète pas je le ferai pas je suis forte je te promets parce que j'avais dit premier mois de ne pas me faire ça j'arriverai pas et tout de suite vous vous dites il faut qu'on en parle il faut qu'on la montre cette lettre il faut comme ça il faut comprendre et je l'ai envoyé à l'Académie mais elle reste l'être morte c'est ça en fait après je vous disent envoyer aux collèges il y a eu un rendez-vous et après plus rien les mots celle-là sont très forts vous les aviez lu lors de la conférence de presse de la semaine dernière on a l'impression que tout est écrit dans cette lettre et sa souffrance qu'elle raconte il y a le l'adresse à sa meilleure amie elle s'inquiète pour elle il y a le fait aussi j'ai pu la phrase exacte je l'avais noté J'espère de tout cœur que ce que j'ai fait aura servi à quelque chose c'est une aide qu'on a remise au ministre de l'éducation nationale en lui disant que c'était une phrase qui était prémonitoire mais qui s'adressait à lui à l'État au sens large pour venir enfin se battre et enrayer ce phénomène terrible qui prend des proportions délirantes du harcèlement scolaire qui se propage au-delà avec dans le cadre d'un déchaînement de violence sans aucune limite à travers des propos haineux intolérables sur les réseaux sociaux et on verra on verra ce qui pourrait être fait mais ce qui est important de dire par rapport à à l'entre l'entretien aujourd'hui avec Brigitte Brigitte Macron c'est que bien consciente de toutes les défaillances énormes à tous les niveaux au niveau de l'Académie au niveau des professeurs au niveau du responsable de ce collège et en poser la question tout à l'heure qu'est-ce qui peut expliquer que non seulement ce corps enseignant de ce collège on le voit on a pu le voir dans d'autres affaires une partie du corps enseignant certaines personnes de l'administration de collèges et de lycée non seulement détourne le regard quand des élèves des enfants les appels à l'aide le directeur de l'école je crois même à un moment de la bagarre dont on parlait tout à l'heure ni c'est en dehors de l'établissement de l'Insee quand l'Insee se faisait passer à tabac et alors même que quelques minutes quelques heures plus tôt et elle était allé le voir en disant aidez-moi il a laissé aller à l'abattoir donc il y a un comportement là qui confine à une lâcheté extrême peut-être une faiblesse une certaine partie du corps enseignant qui a été dénoncé par Brigitte Macron et qui nous a dit un signal très fort va être envoyé parce que à tout le corps enseignant de tous les collèges et tous les décès de France parce que il est temps maintenant de d'accueillir immédiatement humainement tous les appels à l'aide de tous les enfants la première dame reconnaît que le directeur de l'établissement selon les faits rapportés les multiples témoignages etc est en partie responsable est-ce qu'elle va jusqu'à vous dire que oui il y aura une sanction elle ne peut pas aller jusqu'à dire qu'il y aura une sanction dans la mesure où forcément c'est l'enquête administrative de le dire et au juge pénal de le dire mais elle fait preuve de bon sens elle connaît les éléments un objectif du dossier et elle est sidérée par l'attitude non seulement de cet homme mais de tout le corps enseignant qui est encore une fois n'a pas pris la peine d'appeler la maman de l'Insee d'aller la voir ou de l'envoyer une lettre après le décès de l'Insee donc il y a des défaillances majeures d'un point de vue humain on revient à la base d'un point de vue humain personne ne s'est tourné vers ça cette merde de famille pour lui dire on est désolé on est navré personne n'a fait ça et ça va se renouveler si on fait rien c'était la raison pour laquelle il était important pour nous de poser des questions claires aujourd'hui à Madame Macron et poser des questions claires au ministre du numérique pour savoir concrètement qu'est-ce qui va être fait on va se pencher sur les solutions dans un instant que je comprends bien c'est que lorsqu'il y a cette lettre de suicide qui annonce le drame vous n'êtes même pas reçu par le directeur de l'établissement c'est ce que vous nous disiez tout à l'heure non j'étais reçu par le CPE et l'ajointe le directeur c'est tout il ne prend pas la mesure de l'importance de ces lettres et là un côté dans le bureau mais il ne m'a pas reçu c'est au mois de février oui ensuite est-ce que est-ce que ça s'arrange pour l'Insee ou est-ce qu'elle est de nouveau dans une spirale elle est de nouveau dans une spirale oui parce que ça continue ça continue à l'école quand je lui dis ça va ils te font plus de mal il t'insulte plus elle me dit mais si maman mais j'ai l'habitude c'était la réponse de ma fille elle dit maman t'inquiète j'ai l'habitude mais c'est pas possible de dire ça elle fait un malaise le 11 mai la veille oui la veille elle fait un malaise donc je suis à pied par le CPE pour me dire que l'INSEE se sentait pas bien elle a fait un mal et à l'école et du coup je suis allée au collège il y avait les pompiers qui étaient présents nous sommes partis du coup à l'hôpital et l'Insee s'est confié à l'hôpital en disant que il y avait des regards qui se retournaient contre elle elle sentait des regards posés sur elle à la récréation peut-être qu'elle a vu quelqu'un qui lui a fait peur ou une menace je sais pas à la femme à l'aise et dessus c'est bien écrit malaise du au harcèlement scolaire crise d'angoisse pardon et elle est elle retourne quand même à l'école ils m'ont fait ressortir le lendemain l'Insee a voulu retourner à l'école donc je l'ai laissé aller le jour là l'été superbe elle a été souriante le jour de rentrée elle était souriante elle est rentrée elle a fait ses devoirs elle a pris son goûter elle devait aller à l'anniversaire du samedi et du samedi du vendredi à il était 17h20 un truc comme ça elle envoya sa copine je ne serai pas là demain pour un anniversaire auquel elle devait se rendre voilà c'est son dernier SMS voilà c'est ça vous dites qu'elle était souriante presque apaisée ce jour-là c'est ça j'ai trouvé ma fille apaisée souriante elle était pleine de vie joyeuse c'est la première fois que vous la voyez comme ça depuis des jours et des fois non parce que avant elle était quand même comme ça l'Insee c'est une personne qui est plein de vie plein de d'ambition aller elle a des projets elle avait des rêves voilà elle avait des plein de choses et la dernière semaine elle m'a montré que elle souffrait parce que j'ai vu différentes elle est agressive elle parlait elle va le claquer la porte je veux dire mais jamais de manque de respect jamais depuis sa naissance jamais de manque de respect envers nous et là le dernier jour elle était totalement différente j'avais retrouvé ma fille le dernier jour elle avait même fait ses devoirs comme si elle se projetait sur le lendemain mal m'a dit maman j'ai appris c'est bon regarde là j'apprends ça demain j'apprends j'apprends un autre paragraphe et pour lundi c'est bon c'est je serai par cœur elle a laissé une lettre ou pas non non [Musique] par pudeur ou par honte vis-à-vis de leurs parents qui constatent bien que ça va moins bien mais mais la plupart du temps les parents ne savent pas que leurs enfants sont harcelés et ce qui rend cette je parle de cette affaire parce que ça devient une affaire nationale l'affaire lin c'est absolument scandaleuse c'est qu'elle parlait c'est elle parlait la démultiplier les alertes les signalements sa maman aussi elle se sentait menées pendant des mois pendant des mois ça pas duré quelques jours ça a duré des mois pendant lesquels toute la famille s'est démené et et à multiplier les appels à l'aide au secours vis-à-vis de toutes les institutions qui ont préféré fermer les yeux détourner le regard et piétiner ces appels au secours on va essayer maintenant de se pencher sur les solutions est-ce que vous vous pensez que le dialogue avec les parents des harceleurs auraient pu aider est-ce que vous l'aviez déjà demandé bien sûr je l'ai demandé je l'ai demandé au mois de février de rencontrer les parents parce qu'avant ça se faisait comme ça et je pense que ça aurait été une solution on aurait été tous ensemble les parents les jeunes filles nous avec l'INSEE et je pense que oui on aurait pu trouver une solution à ce moment-là des groupes de paroles ce qu'on appelle la justice réparative par exemple on a qu'on a pu d'ailleurs voir dans un film récemment mais ça existe aussi en matière de harcèlement scolaire il me semble au Canada ou en Australie en gros ce serait aussi un axe chacun se mettre autour de la table et c'est de comprendre même faire dialoguer les enfants entre eux ça fait partie de ce qui a été évoqué aujourd'hui on a parlé du programme phare qui a été lancé il y a quelques années qui en est encore assez balbutiements et et un élément important qui a été évoqué par la maman de l'Insee c'est évidemment de de multiplier tous les moyens pour sensibiliser dès l'école primaire au collège et au lycée tout le monde vis-à-vis de ce fléau et ça passe par par un triptyque c'est-à-dire associer nécessairement les parents d'élèves les élèves et les professeurs aujourd'hui qu'elle est pour système absolument et quand on a réévoqué la nécessité de d'associer ceux qui ont souvent une responsabilité morale à travers des peut-être des défaillances dans l'éducation de leurs enfants je parle les parents de les associer avec leurs enfants d'autres enfants et les professeurs dans le cadre d'un programme massif de sensibilisation de toute la jeunesse française vis-à-vis de ce fléau que constitue le harcèlement scolaire elle y est totalement favorable et c'est en ce sens que elle a proposé à un moment de l'Insee de l'accompagner de l'aider pour pour que les choses s'améliorent que ce solde par des actions extrêmement concrètes et pragmatiques il y a aussi donc ce que dit papa Ndiaye promet des moyens supplémentaires notamment la création d'un référence sur le harcèlement dans chaque établissement j'imagine que vous en avez parlé avec lui il veut aussi étendre le programme Faro lycée protéger davantage les élèves qui sont victimes de harcèlement en primaire en ouvrant par décret la possibilité d'écarter d'une école justement le harceleur ça fait partie des pistes et il va aussi convoquer les recettes les représentants français des réseaux sociaux est-ce que ces mesures quand elles s'additionnent vous semble suffisante ou pas ces différentes pistes en fait on nous propose des choses on nous dit des choses maintenant on a on demande qu'à voir si vraiment ça va être vraiment fait parce qu'on veut pas que dans une semaine ou deux semaines tout ça soit couler et qu'on en parle plus donc on attend des actes on attend des preuves de ce qui va se passer on n'a pas beaucoup parlé du harcèlement sur les réseaux sociaux mais c'est ce qu'on ne vivait pas à notre époque mes enfants qui ont vécu le harcèlement quand ils avaient enfin qui ont aujourd'hui les adultes qui ont notre âge et qui ont vécu ça en étant enfant ne vivaient pas ça le harcèlement se cantonais à l'école quand on sortait de l'école c'était fini on pouvait peut-être essayer de ne plus y penser avec les réseaux sociaux le harcèlement est permanent c'est-à-dire que votre fille continuellement était face à la haine de certains et là quand vous en parlez avec le ministre qui est en charge des questions numériques que vous dites il que peut-il faire face à adhés qui sont Facebook ou Instagram par exemple il y en a d'autres le ministre a évoqué sa situation personnelle puisque et il a eu aussi des enfants lui aussi comme tous les Français il est inquiets vis-à-vis de tous les phénomènes qui peuvent se multiplier sur les réseaux sociaux le cyber-harcèlement ou les problèmes liés à la pornographie pour les plus jeunes enfants de l'école primaire et effectivement malgré une bonne volonté évidente du ministre du numérique ce qui est ressorti c'est à un certain aveu de faiblesse encore aujourd'hui de l'État français dans le cadre du rapport de force avec les géants des réseaux sociaux Facebook Instagram et Tik Tok qui ne veulent pas collaborer avec l'État français pour endiguer ce phénomène de cyber-harcèlement que ce soit le harcèlement des plus jeunes qui est un prolongement de du harcèlement scolaire qui a pris comme vous l'avez dit une nouvelle tournure puisque non seulement il n'y a plus de limite de temps il n'y a plus de limite d'espace mais il n'y a plus de limite non plus dans le degré de gravité de ce déchaînement de haine et de violence qui dans cette affaire et si je crois que c'est important dans reparler à atteint un paroxysme inédit puisque la mort de l'Insee n'a pas suffi à enrayer ce déchaînement de haine et de violence ça sa mémoire à continuer à être souillée sa meilleure amie continue d'être harcelé et aujourd'hui ni la justice ni la police ni le ministre d'éducation nationale ni le ministre du numérique malgré toute sa bonne volonté ne semble être capable de venir protéger aujourd'hui les proches de l'Insee sa meilleure amie d'autres collégiens qui continuent de subir à harcèlement à l'école mais aussi un cyber-harcèlement et qui et qui aujourd'hui sont totalement démunis vous avez avec nous la semaine dernière Océane qui était une des amis qui est une des amis de l'INSEE et sa meilleure amie il y avait aussi Océane Océane nous raconter que le harcèlement continuer après la mort de l'Insee contre elle à harcèlement même peut-être encore plus violent Océane qui raconte aussi un moment à warl aussi pensé à se suicider cette haine est toujours là il est impossible de la stopper elle provient toujours des mêmes personnes oui il y a eu des harcelesses de l'Insee qui qui est harceleuse aussi de Océane et l'entourage et l'entourage ouais et impossible de les empêcher une impunité totale une défaillance de la police puisque les plaintes avaient été déposées d'autres plaintes ont été déposés des de non non très très important de plaintes ont été déposés un juge d'instruction qui a cru bon de voir laisser sous contrôle judiciaire pas les enfants ce qui est normal mais l'adulte mais c'était normal que les enfants n'aillent pas en détention on peut tout pardonner à des enfants même surtout quand ils sont plongés dans une bêtise crasse comme ça a été le cas en revanche les parents des enfants et notamment la mère d'une des harceleuse qui a menacé de mort car harcelé qu'un insulté l'Insee sa maman et qui est encore aujourd'hui placé sous contrôle judiciaire bon on peut considérer même si je suis avocat pénaliste et que je défends des victimes et des auteurs que là il y a quand même peut-être une faute une défaillance à ce niveau là et surtout le fait que puisque je défends aussi les intérêts de Océane de Flavie de Maëlys qui sont dans ce collège continue d'être harcelé et il y a il y a un aveu un constat d'échec de toute des pouvoirs publics de la justice de l'Académie du corps enseignant et avec des familles des dizaines de milliers de famille dans toute la France qui nous sollicitent qui nous écrit que ce soit la maman de l'Insee moi-même depuis 10 jours pour nous dire mais c'est aussi notre cas on est totalement isolé abandonné et on peut rien faire et je crois qu'il faut le dénoncer il faut le dénoncer avec la plus grande force le combat que nous allons mener c'est en combat qui va qui va qui va durer des années que nous ne lâchons pas nous n'abandonnerons jamais mais il faut il faut que ce sursaut que nous avons à travers cette affaire absolument abominable contribuée à à à activer puisse perdurer dans le temps et se concrétiser par des actions concrètes puisque encore une fois les les enfants d'aujourd'hui sont les adultes de demain à travers l'apprentissage que nous prenons de du respect de l'autre de l'amour du prochain dès l'école primaire le collège en associant les parents c'est très important d'associer les parents parce qu'ils ont quand même une respons morale les instituteurs les professeurs c'est aussi un gage que l'avenir sera meilleur et que au niveau du contrat social les adultes de demain seront respectueux et se comportera une façon digne d'une société normale parce que quand on voit le degré de violence dans lequel nous avons basculer avec cette affaire il y a vraiment de grandes difficultés auxquelles nous devons faire face et il est important de réagir avec la plus grande force et de réagir tout de suite c'est ce qu'on trouve incroyable dans cette histoire Guillaume farne de se dire que le harcèlement continue en ce moment dans cet établissement scolaire on a tous les yeux braquets depuis des jours sur cette établissement on suit vos témoignages au jour le jour les différents rendez-vous on attend de voir quelle sera la réponse politique et en ce moment il y a encore des enfants des amis de l'Insee qui sont chaque jour harcelés dans cet établissement encore ça continue avec plusieurs niveaux de responsabilité le premier évidemment celui des harceleurs qui se sentent dans une forme d'impunité totale et qui continue de proférer des injures des menaces des propos absolument un qualifiable la responsabilité c'est aussi celle de l'établissement et de ceux qui le dirigent pourquoi est-ce que cela persiste alors même qu'il y a eu un fait grave et enfin il y a celle des réseaux sociaux celle des réseaux sociaux qui ne font pas ce travail de modération qui est attendu de leur part qui a été réaffirmé dans différentes lois la dernière étant d'ailleurs la loi contre le harcèlement scolaire du 2 mars 2022 qui réaffirme des obligations pour les réseaux sociaux de modération de certains contenus et pourtant il ne se passe rien et il y a comme une forme de de tolérance vis-à-vis des réseaux sociaux si demain quelqu'un est dans la rue prenait une pancarte et menacée ouvertement de mort quelqu'un d'autre sur cette pancarte il serait immédiatement arrêté on ne laisserait pas poursuivre mais dire la même chose sur les réseaux sociaux fait que les enquêtes ne sont pas menées avec la même diligence fait que il n'y a pas de collaboration nécessairement des plateformes et des hébergeurs alors même que c'est pas moins grave c'est pas moins grave de menacer quelqu'un de mort sur les réseaux sociaux que de menacer dans la vie réelle dans les deux cas la gravité est égale pourtant pas traité de la même manière et c'est cela aussi contre quoi il faut lutter et il faut peut-être aussi contraindre davantage ces réseaux sociaux puisqu'on parle de cet établissement scolaire ou le harcèlement continu est-ce que vous savez si le ministre de l'Éducation s'est rendu sur place ou s'il compte le faire on a proposé de venir une marche blanche nous a fait nous a gentiment fait comprendre qu'il ne viendrait pas parce que il avait autre chose à faire et bon c'est pour ça que ça contraste évidemment avec la façon dont aujourd'hui on a été reçu qui était une façon un peu plus humaine de d'aborder la situation je voudrais juste rebondir sur ce qui vient d'être dit et puisqu'il y en a on a tous une responsabilité médiatique qui est les médias on voit un rôle extrêmement important pour donner un éco-autantissant à cette affaire qui potentiellement pourrait concerner chaque famille française c'est le fait que il est grand temps de demander au gouvernement d'entrer en guerre contre les réseaux sociaux et d'arrêter de subir mais toutes les plaintes que vous avez déposer parce que vous avez déposé de multiples plaintes de nombreuses plaintes contre le principal contre le rectorat Facebook Instagram sans aucuns vous attendez quoi de l'issue de toutes ces plaintes parce que vous avez porté plainte contre de multiples acteurs en fait nous attendons que les juges qui seront en charge du procès pénal puisse faire leur travail et que toute ces autorités qu'on voit un rôle majeur dans la mort de l'Insee puisque si chacun avait fait son travail et si les réseaux sociaux avaient fait leur travail de modération de contenu licite l'Insee serait vivante aujourd'hui donc effectivement nous attendons que les responsabilités soient reconnues et qui des sanctions massives en particulier contre les réseaux sociaux qui servent de caisse de résonance un qualifiable par rapport à ce fléau du cyber-harcèlement puisque on parle de la marche qui va avoir lieu le 18h est-ce que vous savez qui sera présent à cette marche est-ce que des représentants de l'établissement scolaire compte de venir ou pas non je ne pense pas ils sont pas venus la première fois je pense qu'ils ne viendront pas la deuxième fois le moindre message qui vous a été envoyé de leur part à aucun moment personne et quand vous parlez de votre vie aujourd'hui j'ai du mal à vous interroger dessus mais est-ce que vous allez rester dans ce dans cette ville est-ce que vous allez déménager comment vous vous projetez je vais déménager justement on a fait une demande pour partir et moi je peux plus je peux plus rester en plus j'habitais juste à côté du collège 500 mètres je peux plus je peux plus je peux même plus rentrer dans la maison c'est pas possible il y a vos deux petits garçons oui ils finissent l'école là ils vont encore à l'école justement c'est important mais après changement d'établissement ils ne sont pas dans le même établissement où était l'Insee le collège est à part des d'écoles primaires les maternelles donc il s'agit pour vous de changer d'endroit pour parce que ça vous rappelle à la fois le drame et puis tout simplement parce que pour la suite de leur parcours scolaire ne seront pas en sécurité là-bas pour les enfants c'est important de de changer de cadre déjà je veux pas penser qu'à moi j'ai des enfants derrière c'est important qui change de cadre et qui voit autre chose qui malheureusement vont perdre leur repère par rapport à ça mais on va en prendre d'autres qui seront meilleurs parce que je vais pas les laisser justement dans ce cadre là ils avanceront pas et moi non plus vous en faites aujourd'hui le combat de votre vie vous le faites aussi pour les autres enfants qui sont harcelés maintenant pour les les parents de ses enfants qui peut-être nous regardent aujourd'hui qui nous regardent ce soir ce que vous avez un message à leur dire qui se demande qui se dit je ne sais pas quoi faire pour aider mon enfant aujourd'hui oui aujourd'hui il faut se battre il faut faire toutes les démarches si pour moi pour ma part si j'aurais si j'aurais pu faire quelque chose aujourd'hui c'est peut-être plus mettre ma fille à l'école c'est malheureux mais à choisir entre d'avoir des courriers de l'Académie ou d'avoir ma vie en fille et ma fille en vie pardon le choix est vite fait quoi pourtant vous avez tout fait pour la sauver j'ai tout fait j'ai tout fait c'est pour ça aujourd'hui que c'est mon combat et je lâcherai rien jusqu'à mon dernier souffle je serai là et j'aiderai toutes les familles je veux vraiment ouvrir une association par la suite par rapport à ça pour lutter contre le harcèlement c'est vraiment une chose qui me tient vraiment à cœur aujourd'hui d'aider les autres on n'a pas sauvé ma fille mais moi je veux sauver les autres aussi est-ce que les enfants sont en sécurité à l'école pour moi non pour moi pas du tout parce que regarder aujourd'hui le résultat on met des enfants à l'école pour pour qu'ils soient en sécurité pour qu'il soit bien entouré et au final ma fille vivait à calvaire quoi vous avez reçu beaucoup d'appels de parents ou pas si ceux qui ont un enfant harcelé j'ai eu beaucoup de beaucoup de personnes physiques qui sont venus me voir après la marche blanche j'ai énormément de messages ça c'est des centaines de messages quoi j'essaye de répondre à maximum déjà mais c'est un peu compliqué pour le moment par rapport à avec ma fille quoi je veux dire moi je viens de perdre ma fille aussi mais je suis là voilà j'essaie de les aider au mieux est-ce que vous savez à quelle échéance ça va bouger est-ce que la Brigitte Macron vous a dit il va y avoir tel rendez-vous bientôt est-ce qu'elle vous a donné un calendrier ou pas pour vous dire c'est pas seulement des mots en l'air ce que je vous dis vous allez voir ce sera concret bientôt oui un premier retour qui doit être fait dans les prochains jours à la suite d'une réunion entre les quatre ministres le garde des sceaux le ministre de l'Intérieur le ministre de l'éducation nationale et le ministre du numérique qui doivent se concerter rétablir nous l'espérons c'est ce qui nous a été dit un programme efficace de de lutte contre toutes ces dérives de des réseaux sociaux pour arriver à les contraindre à respecter ces obligations de modération de contenu ici ça va intervenir dans quelques jours on doit être tenu informé nous avons demandé à être associés à toutes les démarches qui vont être entreprises même à l'élaboration aussi c'est des idées peuvent être partagées ou avec la maman de l'Insee qui peut apparaître comme une ambassadrice de cette cause une cause une cause que faire de dimension nationale et puis notre chose qui est de des visites qui doivent être organisées dans les prochaines semaines de tous les centres d'appels par exemple le 30 18 notamment qui permettent à des enfants harcelés de pouvoir recevoir une écoute attentive de professionnelle qui ont été formés le milieu de l'éducation veut augmenter ses plateformes d'écoute Macron qui est le ministre du numérique qui va nous inviter pour que nous puissions voir qu'est-ce qui a été fait et comment on pourrait donner un peu plus d'écho à cette cause là pour ces personnes et ses enfants qui sont totalement isolés et oui donc vous allez travailler avec le ministre de l'Éducation vous êtes en colère contre lui parce qu'il ne vous a jamais appelé après le drame enfin il disait avoir cherché à vous joindre mais vous n'avez jamais reçu de coup de fil ni rien non c'est totalement faux il n'a jamais il ne m'a pas jointe du tout en fait j'ai reçu un message de lui de sa secrétaire particulière juste après la conférence de presse sinon la semaine dernière voilà donc assez tard il aurait dit avoir cherché mon numéro à la sous-préfecture etc mais c'est faux Margot Julien est avec nous bonsoir journaliste à takenko c'est vrai qu'on s'interroge à la fois sur ce qui peut les sanctions qui peuvent être prises déjà à titre individuel donc les sanctions administratives on verra ce que donnera la procédure par ailleurs mais on s'interroge aussi sur la lutte contre le harcèlement sur Internet Guillaume on parlait tout à l'heure que répondre les géants du numérique on avait eu on avait un responsable de Facebook de Meta qui nous avait contacté vendredi dernier on avait vu cette réaction ensemble il bottait en touche et c'était je vois bien je partage la douleur mais ensuite aucune décision n'est prise oui en effet c'est compliqué du côté des plateformes d'avoir des réponses vous avez donc on disait apporter plein de contre Facebook France et Instagram France pour un assistance à personne en péril qu'est-ce que vous vous attendez de des plateformes en tout cas pénalement on va monter d'un cran puisque manifestement on est dans le cadre d'une complicité d'incitation à la haine à la violence et dans le cadre d'une totale impunité à la fois une impunité des réseaux sociaux une impunité des harceleurs qui qui peuvent se cacher derrière l'anonymat mais surtout une impunité des réseaux sociaux qui veulent dans le cadre d'une forme d'opacité qui refuse de collaborer avec les autorités et et et il y a quand même une réalité qui est qui est absolument insupportable c'est de savoir que ces réseaux sociaux arrivent à exploiter et à favoriser à la prolifération de contenu de haine violent etc pour arriver à caser du contenu publicitaire et donc à gagner de l'argent il gagne de l'argent en multipliant une publicité sur des flux haineux moi j'aimerais savoir quels sont les sociétés et les grandes multinationales qui ont pu qui ont vis-à-vis de qui Facebook a facturer des honoraires des factures par rapport au flux de l'Insee je suis sûr que si on savait quels sont les sociétés pour qui Facebook Instagram ou Tic-Toc ont gagné de l'argent sur sur les horreurs qui ont été profanées sur l'Insee avant son décès et depuis sa mort je crois qu'on se récidait mais ils vont vous répondre l'argument des fabricants de fusils si vous tuez quelqu'un avec un fusil le responsable c'est celui qui tue c'est pas celui qui a fabriqué le fusil et donc ils vont vous dire mais au fond nous nous fournissons une plateforme après on a des règles d'utilisation si certains les enfreignent se sont tous les responsables et pas nous ils se retranchent toujours derrière cet argument sauf comment protéger les enfants parce qu'il y a des systèmes dont on parlait par exemple à propos de Roland Garros il y a une société française bodyguard son but justement cette filtrer les messages c'est de faire que en tant que joueur de tennis harcelé si jamais j'étais joueuse par exemple ben je ne verrai pas toute la haine elle me serait cachée ainsi protéger comme si il n'existait pas si en effet filtrer les messages il y a le fait aussi de d'un propos illicite une plateforme doit supprimer le message si le propos est manifestement illicite s'il a été signalé et qui n'a pas été supprimé là la plateforme va devoir en répondre après il y a le fait que en Europe les sièges des plateformes sont situés en Irlande et qui rend encore plus compliqué la démarche judiciaire derrière on parlait également du gouvernement il y a un projet de loi du gouvernement pour sécuriser l'espace numérique qui propose notamment le fait que une personne qui a été condamnée pour cyber-harcèlement ne puisse plus revenir sur cette plateforme les six mois suivants et un an en cas de de récidive après techniquement ça reste un petit peu compliqué est-ce que les plateformes dressent des listes noires par exemple d'adresse mail elle se compare d'adresse IP qui sont un petit peu les leaders la carte d'identité des techniquement ça reste un petit peu flou en tout cas il y a des choses qui sont proposées et ensuite au niveau européen notamment avec le digital services actes qu'il a fait en sorte en tout cas qui essaye de faire en sorte que les plateformes çaillent plus vite entre les pays européens et les plateformes et après c'est difficile d'entendre ceux qui disent il faut couper le téléphone portable de l'enfant etc on voit qu'à notre époque c'est impossible qu'un enfant n'est pas un téléphone portable puisque tout le monde en a j'imagine que vous y avez pensé à un moment mais je l'ai quand le directeur m'a dit prenez le téléphone de votre fille et punissez-la bien sûr je l'ai pas puni mais j'ai pris son téléphone je l'ai fait deux jours et l'Insee me disait mes mamans c'est pas moi qui fait du mal eux elles ont leur téléphone pour moi je suis puni et là je me suis dit bah il faut que je lui rentre en fait parce que c'est vrai qu'elle avait rien fait et c'est pas pour autant que ça continue ça continue pas à aller à l'école ça continuait quand même alors que la loi prévoit que on puisse saisir le téléphone non pas du harcelé mais du harceleur qui semble et plus logique mais ce n'est pas fait dans les faits la preuve c'est que ces personnes continuent de d'avoir accès à leurs moyens numériques [Musique] merci beaucoup d'avoir été avec nous ce soir j'avais une toute dernière question comment vous voulez vous que nous nous rappelions de votre fille avec quelle image il faut il ne faut rien lâcher il faut se battre je vous dis aujourd'hui je me battrai jusqu'à mon dernier souffle et je vais ouvrir une association on fera des marches blanches on fera beaucoup d'actions de on n'oubliera pas l'Insee comme ça c'est pas possible et elle était comment pour qu'on ait la bonne image d'elle c'était quelqu'un qui était pleine de vie souriante elle avait des passions elle voulait être actrice elle chantait elle était serviable c'était un amour quoi par 6000 fois en avoir pris le temps d'être venu nous voir ce soir dans le 90 minutes merci à tous les quatre