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interviewEurope 1· 30 novembre 2025 11 min

Jordan Bardella agressé : la violence est-elle le symptôme d'un rejet de la politique française ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Doit-on craindre une campagne [musique] présidentielle violente ? Jordane Bardella a été agressé hier lors d'une séance de dédicace à Moissac dans le Tarn et Garon. Un homme s'est brusquement jeté sur lui, sur le président du RN en lui cassant un œuf sur la tête.

Alors, c'était un récidiviste hein, manifestement ce monsieur, un homme de 74 ans, ancien agriculteur, il s'en était déjà pris à Éc Zemour, mais c'est vrai que il y a de plus en plus de de violence et moi je crains sincèrement, Jean-Michel Savator, la prochaine campagne présidentielle quand on voit un petit peu la la teneur des échanges aussi bien sur les réseaux sociaux, ça reste des échanges verbaux mais voilà avec des agressions parfois même physiques, on le voit avec les maires tous les jours, les maires des communes de France. France. Euh oui.

Alors, c'est vrai que les maires sont en première ligne, on le voit, mais moi j'hésite un petit peu dans dans le cas de de l'agression de de Jordan Bardella parce que bon, est-ce que c'est de la violence politique comme on a pu la voir par exemple lorsque Emmanuel Macron avait reçu une gifle lors d'un déplacement ? Est-ce qu'on est dans la violence politique ou est-ce qu'on est dans la violence un peu niiliste comme on la connaît depuis une trentaine d'années avec les Antarteur ? Je sais pas si vous vous souvenez de ce de ce Noël Godin qui était un belge qui était complètement complètement dingue et son grand jeu c'était d'entter.

Alors il avait entarté beaucoup alors beaucoup d'intellectuels hein BHL, Alamin, Jeanernalier et puis des politiques. Il avait il avait entarté Jean-Pierre Chevenement, Claude Allègre, Sarkozi, Stroscan. Donc moi, j'hésite un petit peu dans le cas précis.

Je sais pas où ça se situe mais globalement c'est vrai que euh la la violence la violence à l'assemblée euh bah la logique c'est qu'elle déborde de l'assemblée et qu'elle se retrouve dans la vie publique et dans la campagne électorale. Ça me semble assez évident. H Alexandre Malafille.

Ouais. Ce qui est ce qui est frappant, c'est qu'en fait on assiste depuis maintenant une dizaine d'années, je remonte pas à 30 ans, mais en fait à une évolution de du vocabulaire que les Français mettre sur leur appréciation de la vie politique. Euh et c'est notamment le baromètre qui est fait chaque année par le SVIPOV sur la confiance et c'est très régulièrement les mots sont vraiment forts.

C'est pour un car des Français, c'est du dégoût. Quand on interroge les Français, on se rend compte que maintenant le mot N fait fait son apparition et on a des hommes politiques comme ça qui cristallisent beaucoup sur eux. Le fait qu'Emmanuel Macron a était giflé, ça rendit très long et c'est vrai qu'il a beaucoup polarisé sur sa personne, sa façon de faire de la politique, de désigner finalement d'une certaine façon euh qui qui sont ceux qui sont bien, ceux qui ne sont rien et cetera.

Voilà. Et donc je pense qu'on est rentré dans une période où il y a une polarisation de la des des des positions politiques, il y a une accentuation des fractures. Comme en plus tout ça est accompagné par une absence de de fabrication de résultats.

C'est que on voit bien que l'État fait pas le travail donc on continue à accumuler les problèmes et ceux qui ceux qui arrivent et qui proposent quelque chose de façon très alternative ce qui est le cas de Jordan Bardella. Le RN a une vision très alternative de ce qu'ils veulent faire. Voilà, on peut d'accord pas d'accord mais forcément compte tenu de tout ce contexte avec toutes ces espèces de polarisation extrême des positions des uns des autres.

Oui, il faut pas s'étonner qu'on en arrive à des actes comme ça. Alors, c'est peut-être anecdotique, il faut le souhaiter et si c'est ça, tant mieux. Mais c'est vrai que ce qui s'est passé aux États-Unis avec Charlie Curk n'est pas anecdotique du tout.

C'est vrai que de temps en temps, il y a des fous, il y a des fous qui passent à en Israël. Israin c'est c'est effectivement fait tuer par quelqu'un qui était plutôt de sa ça. C'est vrai que ça a toujours été toujours existé.

Voilà. Mais si j'étais effectivement ceux qui s'occupent de la sécurité des hommes politiques et en particulier de ceux qui sont on va dire positionnés non pas au centre de l'échiquet et encore euh je serai je serais attentif à faire vraiment prendre en charge leur sécurité extrêmement bien. En tout cas Jordan Bardella a réagi, il est l'invité en ce moment sur ses news de d'Éliot de Val, il a réagi à cette agression.

Écoutez-le. un individu qui est effectivement connu des services de police qui est un récidiviste puisqu'il s'en était déjà pris au bus de Marine Le Pen en 2022. Il s'en était déjà pris à Éric Zemour.

Il a été condamné par la justice et il a récidivé. Je vais vous dire d'abord, je m'attends à tout quand on fait de la politique. Je sais que quand on fait quand on est engagé en première ligne, on en assume les conséquences.

Et c'est vrai que faire de la politique aujourd'hui, c'est extrêmement violent. Il y a des gens qui vous apprécient, il y a des gens qui ne vous apprécient pas. Et par définition, quand vous êtes exposé et que vous êtes en première ligne de la bataille, et bien euh il vous faut être extrêmement solide.

Mais moi, je suis extrêmement inquiet de voir un climat de plus en plus violent s'installer dans notre pays. Et c'est vrai que la violence vient bien souvent toujours du même côté et elle est bien souvent toujours subie par le même camp politique. Oui, je l'avais pas entendu par définition puisqu'il est sur une autre antenne en même temps que cette émission et et d'où le l'envie de faire un débat sur est-ce qu'on doit craindre cette campagne présidentielle future violente ?

Mais il a raison, je suis assez d'accord avec Jordan Bardella. Ça n'existait pas avant cette violence Jean-Michel Savatin. Oui.

Surtout que le mauvais exemple, il vient d'en haut, il vient en fait de l'Assemblée nationale. Je moi ce qui me frappe le plus à l'Assemblée avec l'arrivée des élusfistes ou c'est l'absence de respect. L'absence de respect des institutions d'abord.

C'estàd que on en a plus rien à On arrive en séance en tshirou. Oui. Non mais non mais ce que je veux dire, on arrive en t-shirt, on arrive bon, il y a plus ce respect des institutions.

Bon et il y a plus le respect des personnes. Quand vous voyez comment les députés de la France insoumise s'adressent au ministre, il y a une espèce de il y a une il y a une absence de respect, une absence de de de de correction la plus élémentaire. À force de vouloir cliver absolument et expliquer qu'ils font pas partie de ce monde-là, ils en deviennent totalement injurieux.

Et c'est vrai qu'il y a aucune raison que euh ce ce memb deu qui n'avait pas voulu serrer la main au plus jeune député de l'Assemblée nationale parce qu'il était euh rassemblement national. C'est ça veut dire beaucoup à l'effet beaucoup. Et là où il faut vraiment que la classe politique à un moment donné reprenne raison, c'est que jouer avec les mots souvent c'est jouer avec le feu.

Quand vous décidez de systématiquement considérer que ceux qui sont des représentants du RN sont des fascistes ou des fachaots, vous vous mettez dans la tête d'un sombre de français ou de de de personnes qui sont sur notre territoire l'envie peut-être de passer à l'acte de fait parce que si on fait un peu de référence à l'histoire, c'est vrai que imaginez que des fascistes arrivent à la tête de l'État, il y a de quoi faire peur. Donc cet amalgame là qui est volontairement fait par une certaine partie de les chiquers politiques et et parfois même avec une forme de complaisance du centre de ce de vous avez entendu cette journaliste, pardonnez-moi sur BFM, Nessrine Slaoui qui dit "Bon, on justifie pas la violence physique, dont il a été victime mais quand même d'ailleurs, on va l'écouter cette cette journaliste. Non, mais tendez bien l'oreille.

Tendez bien l'oreille parce que c'est c'est intéressant ce qu'elle raconte. Moi je pense qu'il faut distinguer dans ce genre de situation, c'est les violences individuelles qui sont très facilement condamnables. Il y a la violence politique, c'est-à-dire que Jordan Bardella mène quand même dans le débat public, dans ses propositions médiatiques, dans son programme une forme de violence politique envers une certaine partie de la population.

Il est souvent, il a souvent des propos qui sont islamophobes, il a des propos qui sont très caricaturaux quand il parle d'immigration, quand il par enfin il a un propos qui est aussi violent pour beaucoup de personnes en France. Ça ne justifie pas une violence physique. C'est un homme qui fait des stigmatiques.

Violence physique ne devrait jamais arriver. C'estàd qu'on devrait jamais arriver à jeter un œuf. Mais c'est pour ça qu'il faut distinguer la violence physique individuelle et la violence politique qui elle aussi cible des millions de personnes.

C'està-dire je ne mets pas équivalent. Je dis juste que condamner les propos de de Jordan Bardella, ça ne veut pas dire que ça justifie une violence physique. Ça dit juste que il est aussi lui-même vecteur d'une violence politique.

Mais je voulais vous le faire écouter parce que ça illustré votre propos à l'extraire de Malafaille et vous aviez cité tout à l'heure Charlie Cur que combien voilà de de commentateurs ont dit dans le fond bon il l'avait un petit peu cherché Jean-Michel Salvator. Et là je trouve que sur Bardella franchement c'est totalement injuste. C'est c'est un pur procès d'intention.

C'est un pur procès d'intention. Euh que je sache, Bardella n'a jamais été euh pris en flagrant d'élit de propos raciste. Euh donc là, si vous voulez, il y a une espèce de fantasmagorie euh qui assimile euh le Rassemblement national d'aujourd'hui au Front National d'il y a 20 ou 30 ans, au fascisme.

Bon et donc au nom de ça, on finit par dire absolument n'importe quoi. Moi, j'ai quand même le sentiment qu'aujourd'hui la violence politique, elle est plutôt portée par des élus de l'autre côté avec une violence sans frein sur à la fois sur les personnes, sur les idées et sur les institutions. Le bruit, le bruit et la fureur, ça a été parfaitement théorisé et c'est assumé notamment par Jean-Luc Mélenchon.

Et après quand on entend cette dame faire ce commentaire, c'est c'est honteux parce que ça veut dire que finalement il y a des circonstances et elles sont atténuantes. Donc quelque part bah oui, c'est un peu l'arroseur arrosé. Il parle de sécurité, il parle il parle d'immigration, il il pointe du doigt des responsables.

Il dit que c'est pas bien d'être au QTF et de commettre un som d'acte sur notre territoire. Mais de fait en disant ça, bah bien sûr, ils ciblent des gens. Donc de fait en retour, faut pas qu'il se tent d'être ciblé.

C'est absolument inaudible comme propos. C'est inexcusable. C'est même pas un propos de prêtoir quoi.

Je vais un moment donné, on n pas le droit de porter la main sur son prochain point barre. C'est comme ça et il y a pas de circonstances qui peuvent l'expliquer parce qu'on dit des choses qui vous plaisent pas. et une violence qu'on qu'on retrouve aussi dans dans le débat public euh on l'a dit et euh vous avez vu euh euh cette dernière séquence entre bon ben maintenant en France les visions euh c'estes news, c'est il y a il y a il y a beaucoup de voilà de de polarité, il y a beaucoup de euh de violence dans certains propos hein, beaucoup de de d'intolérance.

On a vu cette cette séquence de de complément d'enquête notamment Jean-Michel Salatoire, vous en avez pensé quoi ? On avait pas eu l'occasion d'échanger sur sur ce point. Bah moi je trouve que là RSF les reporters sans frontières, ils vous ont fait la preuve du fait que c'est devenu un mouvement de gauche voire d'extrême gauche qu'ils sont de parti prix qu'ils ont voulu absolument tordre tordre.

Ah oui mais à l'origine c'était pas ça. À l'origine RSF c'était une organisation pour sortir les journalistes de prison lorsqu'ils allaient sur des lorsqu'ils allaient dans dans des pays dangereux et cetera. Christophe Glaise est encore en prison et RSF s'occupe de dénigrer ses news et les médias bolorés.

Donc à l'origine RSF c'était fait pour ça. Bon aujourd'hui on voit bien que ils sont dans un combat qui est qui qui est un combat politique. Leur premier combat n'oubliez pas hein avec Christophe Delouir qui malheureusement est mort mais le premier combat ça avait été de faire interdire ces huit.

Et souvenez-vous qu'ils avaient été à l'origine de plainte auprès de l'Arcom pour faire interdire ces ces huit. Donc là, ils étaient vraiment dans un combat euh contre la liberté d'expression d'une certaine façon. Quand on est journaliste, c'est quand même incroyable de demander la fermeture d'une chaîne et puis là bah il continue avec avec une une offensive très anti news.

Et là bah là ils se sont fait prendre un petit peu les mains dans le coup de confiture puisque l'ARCOM qui a fait son boulot a dit bah non on est désolé mais les chiffres qui sont donné par RSF sont des chiffres qui sont éronés qui sont faux qui sont biaisés et qui ne et que nous ne retrouvons pas nous à lorsque nous regardons ces news. S.