Une opération terrestre "massive" d'Israël à Gaza serait "une erreur", estime Emmanuel Macron
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l'actualité va nous faire faire un détour par lecer Emmanuel Macron au qui a un peu bouleversé le monde diplomatique dans et notamment dans dans la région c'est l'idée selon laquelle la coalition qui comprend près de 80 pays et qui se bat pour éradiquer et finir d'éradiquer daesh au levant en Irak et en Syrie pourrait s'étendre à la lutte contre le Hamas et puis d'Israël vous êtes allé en S Jordanie et de la sjordanie en Jordanie et là vous quittez le Caire en Égypte avec on a senti peut-être un un glissement sémantique vers une coalition pour la paix et la sécurité voire une idée de coopération désormais on comprend qu'il y a eu un un retour d'expérience et c'est d'ailleurs le CEL de ces de ces voyages est-ce que vous pouvez expliquer d'une façon pédagogique pardon pour les Français en quoi consiste cette idée avec une question subsidiaire parce que ça en inquiète quelques-uns des soldats français vont-ils poser le pied dans la bande de Gaza alors merci de cette question qui va me permettre de redonner la la cohérence d'ensemble le 7 octobre dernier Israël a été attaqué par un groupe terroriste le Hamas avec un bilan humain et des atrocités inédites et je le dis aussi parce que nous avons été touchés puisque nous avons perdu 31 de nos compatriotes des otages ont été pris plus de 200 et là aussi nous sommes touchés ne9 compatriotes et donc très clairement nous avons reconnu d'ailleurs tout de suite le droit d'Israël à se défendre estce que je suis venu dire c'est vous n'êtes pas seul la lutte contre le terrorisme n'est pas l'affaire d'un seul pays il implique des coopérations internationales d'ailleurs nous en avons mené nous continuons d'en mener dans la région je rappelle qu'il y a quelques semaines encore plusieurs de nos soldats sont tombés sur le sol iraakien dans le cadre de cette coalition ça c'est le premier point et en même temps dès le début la France a dit le droit d'Israël de se défendre doit se faire dans un cadre celui du droit international le respect des règles de la guerre et du droit international humanitaire c'est aussi ce qu'apporte une telle coalition c'est-à-dire de mieux cibler les terroristes auquels on s'attaque d'échanger l'information avec les partenaires d'être plus précis et d'épargner les civils ensuite les dernières semaines en particulier les derniers jours en raison des bombardements intense dans la bande de Gaza on crée un changement de nature très profond du débat dans toute la région avec un risque d'embrasement et là ce que nous disons c'est que très clairement nous avons une responsabilité collective pour prendre en compte la situation humanitaire de ces populations il apporter une réponse c'est notre devoir et également apporter une réponse politique parce que ce qu'il y a derrière en arrière-plan c'est évidemment la question droit des Palestiniens à disposer d'un état c'est pourquoi pour moi la réponse d'ensemble qui permet à la fois de répondre au fait générateur l'attaque terroriste du Hamas qui permet d'éviter l'escalade dans la région qui permet de mieux protéger les populations c'est cette initiative la paix et la sécurité que nous avons proposé qui repose sur trois axes qui sont amenés en parallèle le premier c'est la lutte contre le terrorisme et en effet en s'appuyant sur la coalition qui existe déjà contre daesh est-ce que ça doit être la même est-ce qu'il faut la Transformer rentrons pas si je peux dire dans des contraintes aujourd'hui juridiques elle existe et un retour d'expérience peut-être que les mêmes États ne veulent pas faire la même chose en tout cas on a cette expérience d'une coopération qui a permis dans la région de lutter efficacement contre des groupes terroristes et qu'on poursuit sur la base de cette expérience bâtissons avec tous les États qui sont prêts à aider aujourd'hui Israël mais tous les pays de la région à lutter contre les groupes terroristes dont le Hamas à partager les informations à identifier ces terroristes et à les neutraliser ça c'est un axe quel est l'intérêt de celui-ci c'est de dire à Israël vous n'êtes pas seul ce que j'ai fait hier c'est de remettre dans un cadre respecteux du droit international humanitaire et c'est d'avoir une approche qui est beaucoup plus ciblée qui permet de se défendre et se protéger pour Israël de lutter contre le terrorisme en protégeant les populations civiles le deuxème axe de cette initiative pour la paix et la sécurité c'est la protection des populations civiles et ça je l'ai engagé dès le début avec le Premier ministre naniaou en demandant au-delà de la réouverture de l'eau qui avait été décidé par les autorités israéliennes de lever le blocage humanitaire de faciliter le travail de l'agence qui qui opère dans la région l'agence des Nations Unies qui s'appelle Leroi et de permettre de rouvrir l'électricité pour les hôpitaux ce sur quoi s'est montré a donné son accord le Premier ministre naniaou pour travailler je pense qu'il faut le faire vraiment maintenant c'est urgent parce que dans les prochains jours on aura sinon une catastrophe humanitaire avec des centaines de femmes qui accouchent chaque jour et qui n'auront pas les soins avec des cas très graves là-dessus on veut apporter un soutien donc concrètement c'est de d'adapter le cadre de lever ce blocus et d'avoir une aide pour les populations Gazaoui et puis c'est de travailler avec la Jordanie et l'Égypte pour acheminer des médicaments de l'IDE et faciliter le travail de l'roit demain ici même va arriver enfin en Égypte va arriver un avion français avec des médicaments nous allons aussi acheminer à travers un bâtiment de notre marine nationale des premiers médicens et du soutien et nous mettrons en place aussi je l'ai annoncé un dispositif d'hôpital de secours et de opération hospitalière un peu sur le mode de ce que nous avions fait dans la période covid avec certains de nos territoires ultramarins ce qui est un soutien essentiel pour aider les populations puis on va travailler pour aider les populations en Cisjordanie qui aujourd'hui ont des besoins économiques et sociaux importants et puis le troisème pilier il faut assumer le lancer maintenant c'est le pilier politique c'est de dire il y a beaucoup de colère dans la région et il y a parfois un soutien qu'on a tous vu et senti à l'égard de ce qui se passe dans les opinions publiques de la région pourquoi qu' disent il y a une cause à tout cela la cause c'est le fait que la question palestinienne n'a jamais été réglée et que même les accords signés n'ont pas été respectés et donc il y a un droit légitime du peuple palestinien à disposer d'un territoire et d'un état on doit reprendre ce sujet avancer et lui donner une solution politique et j'assume totalement de le faire maintenant et en parallèle parce que sinon en quelques sorte on donne raison à tous ceux qui expliqueraient qu'aller vers la violence est le seul moyen de la traiter et donc voilà le sens de l'initiative que j'ai commencé à hier travailler avec le Premier ministre netaniaahou et avec le président Herzog sur laquelle j'ai voulu avoir leur retour sur les éléments qui les concernaient le plus que j'ai continué avancer qu'on va maintenant essayer de formaliser pour d'abord éviter l'escalade répondre aux urgences du moment et permettre une meilleure coopération de la région avec aussi le reste du monde monsieur le Président pardon je juste pour vous rassurer aujourd'hui il est pas du tout prévu d'envoyer dans la bande de Gaza quelques militaire français que ce soit on a surtout besoin de partager l'information de créer de la coopération avec les pays de la région de partager les informations de bien cibler les gens et ensuite d'adapter les réponses mais c'est pas du tout ça qui est en jeu dans la la question nous sommes pas escalatoires nous-mêmes comme on dit repartez-vous ce soir avec des engagements concrets des engagements opérationnels de vos interlocuteurs jordaniens et égyptiens quelle a été la réaction du roi abdella et du président alcc à votre proposition concernant la coalition et enfin comment envisagez-vous la suite pour péréniser cette action diplomatique est-ce que vous prévoyez par exemple un sommet dans les prochaines semaines les prochains mois écoutez alors d'abord on a des premières conséquences sur le plan humanitaire o nous allons faire plusieurs opérations humanitaires avec la Jordanie en particulier sur le plan des hôpitaux et nous allons coopérer pour la fourniture en particulier de l'hôpital que la Jordanie gère dans la bande de Gaza donc là-dessus j'ai passé un accord et nous allons regarder les les coopérations que nous allons établir qui sont plutôt par des ponts aériens avec la Jordanie pour pouvoir les aider à acheminer là aussi des médicaments voir des générateur avec l'Égypte nous avons acté d'un accord là aussi sur le plan humanitaire très concret que j'avais déjà préparé avec le président CISS que j'ai complété par l'envoi donc de ce bâtiment de la marine française que j'ai annoncé tout à l'heure ensuite sur le plan sécuritaire il y a des coopération qui existent que nous menons déjà avec ces pays qui sont parfois menés aussi avec Israël il y a une grande sensib ité dans l'opinion publique pour en parler trop mais je voulais surtout que les canaux ne soient pas coupés qu'on puisse la consolider sur le plan opérationnel ce sur quoi nous allons continuer d'avancer et enfin nous avons acté des coopérations aussi sur les otages et la libération d'otage avec l'Égypte qui joue un rôle clé dont je remercie comme le Qatar et nous sommes en train de consolider également un protocole avec l'Égypte pour l'évacuation de nos ressortissants et des personnes que nous voulons protéger dans la bande de Gaza nous avons une cinquantaine de ressortissant français dans la bande de Gaza nous avons un peu plus d'une centaine aussi de personnel qui travaille pour notre institut et leurs ayant droit ce qui fait qu'on a environ 170 personnes dans la bande de Gaza qu'on veut pouvoir protéger si le pire advenait et même le plus rapidement possible si les bombardements continuai et donc là c'est un travail que nous menons avec l'Égypte sur lequel nous avons finalisé un accord opérationnel monsieur le Président le but de votre coalition vous l'avez dit le premier but c'est de lutter contre le terrorisme dans lequel vous incluez le mouvement Hamas est-ce que ce mouvement vous le comparez aujourd'hui à daesh est-ce que c'est le nouveau DAEs Hamas pour vous et est-ce que c'est un mouvement avec lequel il est impossible impensable de négocier écoutez c'est simple depuis 2008 l'Union européenne a classé le Hamas comme groupe terroriste et nous nous discutons nous négocions avec l'Autorité palestinienne qui est la seule légitime et et cette distinction elle est absolument vitale et elle est vitale si je puis dire des deux côtés pour éviter tout escalade c'est le Hamas qui a lancé une attaque terroriste contre Israël et qui a commis ses atrocités et il ne l'a pas fait au nom du peuple palestinien parce qu'il ne le représente pas et donc il y a pas de négociation à mener c'est un groupe terroriste il y a à le combattre et à côté de ça il y a une autorité légitime l'Autorité palestinienne qui représente le peuple palestinien c'est avec elle qu'il faut conduire les négociations qu'il faut procéder aux avancées c'est avec elle en particulier sur la question justement politique il faut mener les les avancés encore une fois est-ce que c'est l'équivalent de daesh pour vous alors je vais pas ici faire la carte du Tendre si je peux dire des groupes terroristes c'est un groupe terroriste il a une inspiration un cadre qui est différent il a une histoire qui est très différente de daesh mais aujourd'hui c'est un groupe terroriste qui a décidé de commettre le pire dans la région et donc il est à combattre est-ce que il est de même nature philosophiquement et religieusement non il a des des précédents si je puis dire Politi religieux qui sont différents mais ça ne le disqualifie ou qualifie pas plus ou moins jeux pas faire de hiérarchie en la matière c'est aujourd'hui on l'a bien vu un danger pour Israël et sa sécurité et ce faisant c'est un danger pour les Palestiniens eux-mêmes parce que le H le Hamas est le groupe terroriste qui a déclenché la situation dans laquelle nous sommes et qui d'ailleurs ses dirigeants eux-mêmes l'ont assumé n'a que faire de la vie des Palestiniennes et des Palestiniens donc c'est un danger pour toute la région et c'est un groupe terroriste qui est à combattre il est différent de daesh je ne fais pas d'équivalence il a une histoire et nature qui est différente mais c'est un groupe terroriste monsieur le Président de plus en plus de voix se font entendre pour demander à Israël de ne pas engager une opération terrestre à Gaza estimant que ça conduait au pire et que l'armée israëlenne n'est peut-être pas finalement au moyen de de mener cette opération toute seule le président CCIL a aussi dit aujourd'hui est-ce que c'est aussi votre position est-ce que vous demandez à Israël de ne pas engager de ne pas s'engager sur le sol à Gaza je vais vous dire de manière très simple ça dépend de la nature de cet engagement et ça dépend de son cadre la France reconnaît le droit d'Israël à se défendre et à protéger ses populations mais elle le reconnaît dans un cadre qui est celui du respect des populations civiles et donc intervenir sur le plan terrestre si c'est pour cibler des groupes terroristes de manière totalement tif c'est un choix qui lui appartient et qui correspond à la définition que j'évoque si c'est une intervention massive qui met en danger la vie des populations civiles alors je pense que c'est une erreur et c'est une erreur pour Israël aussi parce que ça n'est pas de nature à protéger dans la durée Israël et parce que ça n'est pas compatible avec le respect des populations civiles du droit international humanitaire et même des règles de la guerre une précision sur ce navire tonner qui qui est parti de Toulon dès ce soir comment va-t-il opérer sur place est-ce que c'est pour soigner des blessés qui sont actuellement dans les hôpitaux de de Gaza pour les accueillir à bord comment ça va se passer opérationnellement al d'abord nous allons acheminer du matériel et donc c du matériel humanitaire des médicaments et et du matériel de santé qui va être acheminé ensuite c'est quelque chose qu'on va discuter avec les autorités israéliennes et palestiniennes sur place avec aussi les ONG l'unro mais nous nous mettrons en capacité en effet de faire du soutien de pouvoir prendre des lits et donc soit d'avoir du soutien sur des lits qui sont sur terre dans le cas des hôpitaux existants soit de pouvoir si c'était une nécessité identifié les accueillir sur en effet ce bateau hôpital c'est quelque chose qui se déterminera dans les prochains jours ou les prochaines semaines avec les parties prenantes sur place et que nous serons en capacité de mettre en place s y avait ce besoin est-ce que vous avez espoir après visite de voir des otages libérés dans les prochains jours ou rapidement écoutez je veux d'abord redire à toutes les familles notre solidarité j'étais avec les parlementaires qui m'accompagnent et ma délégation au côté des familles qui à la fois ont perdu des proches et les familles d'otage la situation qu'elle vive est absolument terrible et au-delà du discible donc je veux leur dire vraiment tout notre soutien et faisons tout ce que nous pouvons pour véritablement engager ce travail ir ses libérations j'en ai discuté hier avec le Premier ministre néaniaahou qui est tout à fait sensible à cela et j'ai redit d'ailleurs au Premier ministre comme au président israélien que ce que nous demandons c'est la libération de tous les otages il faut pas rentrer dans si je puux dire une discrimination sur ce volet là nous avons un travail très étroit avec le Qatar et l'Égypte nous avons eu plusieurs informations qui nous permettent d'avoir de l'espoir dans les prochaines heures maintenant je suis très prudent parce que je ne veux pas donner de faux espoir au famille ces négociations dépendent à chaque fois euh de gestes humanitaires de discussions dont je ne vais pas ici donner les détails mais nous les menons pied à pied nous les suivons heure par heure on a des négociateurs engagés et donc je pense que c'est possible on va tout faire pour l'obtenir et on met toute notre énergie en lien avec tout le monde et c'est aujourd'hui notre priorité
Emmanuel Macron