L'armée française «doit maintenir sa capacité à agir de façon autonome»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quel sera le contexte stratégique des dix prochaines années ? Quelles menaces pour la France et l'Europe ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'une revue stratégique ? Quels sont ses grands axes ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quelles menaces persistent et quelles nouvelles apparaissent ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La France doit-elle maintenir sa capacité à agir de façon autonome ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Comment concilier ambitions stratégiques et contraintes budgétaires ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Comment avez-vous géré les différences d'approche au sein du comité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Arnaud DanjeanFait
« le cyberespace nous avons des menaces très sérieuses auxquelles nous ne savons toujours pas forcément faire face »
- 6:00Arnaud DanjeanPromesse
« la France doit maintenir ses compétences doit maintenir son modèle d'armée c'est à dire un modèle d'armée qu'on qualifie de complet »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] quel sera le contexte stratégique des dix prochaines années à quelle menace la france et l'europe seront elles exposées quelles seront nos engagements éventements militaire pour y répondre bref quels seront nos ambitions stratégiques c'est à vous arnaud danjean qu emmanuel macron sitôt et lui a demandé de réfléchir à ces questions cruciales vous êtes député européen spécialiste reconnu des questions de défense et vous avez travaillé à la tête d'un comité de 16 personnalités des militaires des diplomates des spécialistes pour produire cette revue stratégique que vous avez remis que vous venez de remettre au président de la république alors cette revue stratégique qu'est ce que c'est quelles sont ses grands axes à qu'elle va quoi va-t-elle servir va-t-elle être utile c'est toutes ces questions ces vastes questions que nous allons vous vous posez donc une revue stratégique on parlait il ya quelques temps encore de livres blancs une entreprise longue qui durerait des mois on a décidé d'être beaucoup plus courts et ramasser cette fois ci oui le livre blanc qui faisait référence et le livre blanc fait en 2013 donc élaboré au cours de l'année 2012 dont la plupart des prescriptions reste valide donc le but n'était pas de refaire un exercice et si vous me permettez l'expression de réinventer la roue le but était d'actualiser le but était de tenir compte des événements importants qui sont passés depuis 2013 et qui ont façonné notre environnement stratégique en 2013 nous n'avions pas eu encore le conflit en ukraine en 2013 nous ne nous étions au début de notre engagement au mali nous vraiment au livre blanc a été conçue ne sont pas encore engagés dans l'opération serval puis barkan nous n'avions bien sûr pas eu encore les attaque terroriste massive sur notre sol et sur le continent européen c'est quand même des événements majeurs c'est pas forcément des ruptures parce qu'on avait senti les prémices de ces phénomènes et le livre blanc avait d'ailleurs mentionné le terrorisme le retour possible de la guerre ouverte à nos frontières comme des possibilités tout ça s'est matérialisé et tout ça s'est matérialisé avec sans doute plus de rapidité plus d'intensité et plus de violence que l'on avait anticipé à l'époque d'où la nécessité de réactualiser les choses d'où la nécessité ressentie par l'exécutif français de dire voilà pour les prochaines années nous devons adapter notre communauté militaire et nos engagements militaires à une nouvelle réalité stratégique qui s'est dessinée au cours des 5 premiers proches dernières années par don et qui va sans doute continuer d'évoluer notre travail était donc à la fois un état des lieux la situation telle qu'elle est aujourd'hui et puis un état aussi prospectifs la situation telle qu'elle va sans doute être dans les cinq à dix prochaines années et donc les conséquences pour nos forces sur les menaces qui se profilent comment les comment les décrire à quel constat êtes vous parvenu nous avons d'abord encore une fois tenu compte de l'état des lieux est l'état des lieux il est très préoccupant l'état des lieux je n'apprendrai rien mais ça va parfois mieux en le disant ou en le décrivant c'est ce que nous faisons dans cette publication l'état des lieux c'est d'abord des menaces qui vont persister les menaces auxquelles nous faisons face aujourd'hui et depuis quelques années sont des menaces qui ne vont pas disparaître dans les années qui viennent la première d'entre elles le terrorisme djihadiste que nous nommons et que nous décrivons tel qu'il est tel qu'il existe aujourd'hui avec sa virulence ce terrorisme djihadiste subi des défaites territoriale et militaires au levant en syrie en irak mais il va pas disparaître pour autant il va se reconfigurer il va se disséminer il va toucher des régions qui jusqu'à présent était peut-être épargné il va s'intensifier dans des régions où il était présent mais pas forcément très virulent donc la menace terroriste djihadiste va rester quelque chose de tout à fait structurants à l'avenir nous avons aussi les menaces liées à tous les conflits régionaux qui entoure notre notre continent le conflit ukrainien ne va pas se résorber du jour au lendemain même si on peut espérer des solutions le conflit syrien même s'il connaît là encore des transformations reste quelque chose qui va peser sur la recomposition du proche et du moyen-orient les conflits que nous connaissons en afrique nous voyons bien la difficulté que nous avons à stabiliser la bande sahélo-saharienne nous voyons bien la difficulté qu'il ya à stabiliser la centrafrique bref toute cette ceinture d'instabilité aux frontières du continent européen tout ça ne va pas se résorber et donc c'est d'abord ça les menaces auxquelles nous allons devoir faire face dans l'immédiat et dans les prochaines années c'est d'abord les menaces qui sont toujours présentes aujourd'hui et puis à celle qu'on peut anticiper celle qu'on peut prévoir même si on ne sait pas encore sous quelle forme elle vont se manifester précisément ce sont des menaces qui deviennent plus ambigu ce sont des menaces qui s'exerce dans un espace encore très flou qui est le cyberespace tout le monde sait qu'il s'y passe beaucoup de choses les révolutions technologiques auxquels nous sommes confrontés sont d'une ampleur quasiment sans précédent elles ont des effets ambivalent c'est à dire on peut en tirer profit comme on peut se voir créer des vulnérabilités à cause de cela donc dans le cyberespace nous avons des menaces très sérieuses auxquelles nous ne savons toujours pas forcément faire face auquel nous devons adapter nos doctrines également et puis non matériel bref nous avons des enjeux considérables liés à la cyber défense vous avez également pour aller dans un champ encore plus lointain à priori l'espace ce qu'on appelle l'espace exo atmosphérique les satellites aujourd'hui quand vous avez des puissances mondiales qui développent des technologies permettant de neutraliser des satellites et quand on voit combien nous sommes dépendants des satellites pour nos communications pour le fonctionnement de certains systèmes vous voyez bien que le champ de la confiture alité pardonnez moi ce jargon mais le champ de la confiture alité va se déplacer également dans des espaces jusqu'alors relativement marginaux donc c'est ça aussi que nous avons voulu décrire et en faisant prendre conscience que certes nous avons aujourd'hui des conflits ouverts à nos portes nous avons une menace terroriste très forte sur notre sol mais il ya aussi d'autres enjeux peut-être plus globaux immatériel qui il faut prendre en compte le cyber l'espace ça ce sont des éléments nouveauté par rapport au précédent exercice le livre blanc de 2013 qui parlait déjà du risque terroriste puis aussi du risque de l'affrontement des puissances absolument ces éléments de nouveauté ce sont par exemple dont vous le disiez le cyber l'espace mais au total est-ce que nous sommes dans une dans une continuité avec les réflexions précédente ou dans une discontinuité est-ce qu'on va vers des vers une rupture vers des ruptures stratégique je ne suis pas certain que nous ayons de grande rupture stratégique nous avons des évolutions stratégiques je pense que comme vous le disiez beaucoup d'éléments étaient déjà présents en 2013 que ce soit la menace terroriste que ce soit le retour des puissances qui concerne la russie la chine on voyait bien la militarisation accrue d'un certain nombre de puissance de second rang également dans notre environnement tous ces phénomènes étaient déjà présents dont il n'y a pas une véritable rupture en tant que tel mais il ya des évolutions et ses évolutions elles sont de notre point de vue des évolutions qui vont amener plus d'incertitudes nous sommes dans une période de transition la transition c'est quoi c'est un système international qui était relativement bien régulé qui connaissait évidemment des échecs qui connaissait des failles mais relativement bien régulé dans lequel il y avait un petit nombre d'acteurs agissant les grandes puissances qui trouvaient des terrains d'entente ou en tout cas des moyens d'amortir les chocs c'était vrai après la deuxième guerre mondiale avec tout le système bipolaire qui avait été mis en place et puis après la fin de la guerre froide c'était difficile jours aujourd'hui il est complètement chamboulé et c'est ça le phénomène peut être majeur évidemment nous sommes d'abord frappé par les attentats terroristes nous sommes frappés par les guerres nous sommes frappés par ce qui se passe au sahel mais j'allais dire en toile de fond de tout ça il ya une évolution stratégique majeure qui est le dérèglement du système international et l'apparition d'ordre ou de désordre alternatif c'est à dire qu'on avait un système est aujourd'hui on a un système qui est en transition qui se détricote qui subit les coups de boutoir d'un certain nombre de puissance que certains acteurs ne reconnaissent plus et les acteurs ça peut être des états ça peut être la russie qui viole certains traités quand l annexe la crimée ça peut être la chine qui fait prévaloir des rapports de force dans son environnement ça peut être les états unis qui aussi s'affranchissent du multilatéralisme quand ça les arrange et puis ça peut être aussi des organisations non étatiques une des premières actions de l'état islamique en irak et et au levant ça a été de faire disparaître les frontières entre la syrie et l'irak voilà des acteurs qui contestent l'ordre international et tout ça crée plus d'incertitudes et c'est dans ce contexte là qu'on va avoir peut-être pas des ruptures majeures mais qu'on va avoir des évolutions et qui tout concours quand même à rendre notre environnement beaucoup plus instable il ya l'état des lieux que vous dressez il ya les menaces prévisible que vous anticipez et puis il ya ce que sera notre positionnement nos engagements les contrats opérationnels comment va-t-on traduire tout ça en termes de de capacité ou sera notre ambition la france va-t-elle avoir à comme on le dit à intervenir partout quelle quelle ligne adoptée vous sûr c'est sur ces questions alors une prise de notre de notre réaction assez à seulement ça ça constitue la dernière partie de notre rapport nous avons dressé l'état des lieux nous avons essayé de voir un peu plus loin et nous avons un chapitre que je trouve assez intéressant sur les évolutions justement de la conflictualité où on parle des ambiguïtés des nouvelles menaces du durcissement de certaines d'entre elles également qu'ils ont beaucoup de conséquences pour nos forces armées évidemment est donc la troisième partie c'est que pendant que pouvons-nous faire face à tout cela face à cet environnement que nous écrivons comme durablement instable comment réagit-on et comment s'adaptent dont nous n'allons pas petite précision méthodologique il ne nous était pas demandé de définir ce qu'on appelle les contrats opérationnels c'est à dire pour faire un peu grossièrement le nombre de chars ou d'avion que nous devions avoir pour nos armées dans les années à venir ça c'est la loi de programmation militaire qui arrive qui sera soumise au parlement au printemps prochain qui le définira nous nous sommes en fait la phase introductive de cette loi de programmation militaire il n'empêche que nous avons un certain nombre évidemment de recommandation la première d'entre elles et qui est mon sens la plus importante c'est que dans cet environnement extrêmement instable qui nous attend que nous connaissons et qui va continuer la france doit maintenir ses compétences doit maintenir son modèle d'armée c'est à dire un modèle d'armée qu'on qualifie de complet même s'il n'est pas absolument on n'est jamais dans l'absolu mais en tout cas sa capacité à agir de façon relativement autonomes relativement autonomes même si on vise parfois l'autonomie totale mais on sait bien qu'aujourd'hui dans le monde tel qu'il est nous ne pourrons pas tout faire partout donc nous devons avoir un certain nombre de priorités mais nous devons surtout avoir la capacité de réagir face à l'ensemble de ces menaces l'inter par la capacité d'entrer en premier sur leurs terres c'est un acte elle reste fermée oui absolument vous soulignez un point qui est très important dans les aptitudes des armées françaises que nous voulons non seulement maintenir mais améliorer et rendre encore plus performant il ya ce qu'on appelle l'entrée en premier c'est à dire la capacité d'aller aux besoins seules sur un théâtre de crise de façon rapide et de façon efficace sans avoir forcément attendre l'aide des autres ça c'est une capacité déterminante ce qu'il faut bien comprendre c'est que dans l'environnement stratégique tel qu'il est aujourd'hui et singulièrement en europe la france je ne dirais pas que la france est seule mais je dirais que la france est singulière la france est un pays qui a l'armé nucléaire est un pays qui fait partie de l'union européenne de l'otan qui fait partie du conseil de sécurité des nations unies qui a un modèle d'armée complet et qui a une armée qui agit qui ne restent pas l'armé au pied et donc voilà c'était quand même quelque chose de tout à fait particulier dans notre environnement il ya les grandes puissances mais qui jouent déjà leader dans une autre catégorie et puis parmi les autres puissances mais qui ont des responsabilités globales il ya la france et je pense que c'est pas fanfaronner que de dire ça c'est pas être arrogant ou suffisante que de dire que le modèle d'armée complet que la france à doigts être maintenue ça exige une forme de remonter en puissance mais pas une remontée en puissance j'allais dire pour le simple plaisir de la firme est hélas encore de rouler des mécaniques une remontée en puissance parce que nous avons beaucoup de défis devant nous et que la france si elle veut être crédible pour elle même pour défendre ses intérêts pour défendre ces populations mais également pour créer des bonnes coalition pour créer dé bonne coopération pour attirer nos partenaires nous devons maintenir ce modèle et ça exige d'abord que nous sans doute que nous développions certaines capacités vous l'avez cité notamment tout ce qui concerne l'entrée en premier parce que c'est déterminant pour nos partenaires pour venir avec nous mais nous devons également je crois regarder avec beaucoup de lucidité ce que nous pouvons faire seul et ce que nous pouvons faire ce que nous devons faire en coopération la coopération n'est pas un gros mot en tout cas ne doit pas l'être dans le monde qui vient nous devons être aussi conscients de nos limites donc nous avons eu dans cet exercice et j'ai été beaucoup attachée une tension permanent entre une tension c'est un grand mot mais en tout cas une forme de tension entre qu'est ce qui relève des ambitions que nous devons avoir et des ambitions qui sont forcément global compte tenu du rôle de la france et puis une réalité qui nous ramène peut-être à ad quelque chose de plus modestes ou en tout cas à un bon équilibrage moi j'ai été très sensible à ce que nous trouvions le point d'équilibré dans cet exercice ça veut dire quoi ça veut dire que oui nous devons nous nous devons nous préoccuper de l'ensemble des menaces tout en étant conscient qu'il ya certaines menaces auxquelles nous aurons à faire face en coalition sans être forcément le leader de ces coalitions et puis il ya des endroits singulièrement j'allais dire europe méditerranée afrique où nous avons des responsabilités particulières et donc sans en faire une priorité absolue parce que dans le monde où nous sommes je crois qu'il n'est plus possible de faire des priorités géographiques absolue le monde se rétrécit du fait de la globalisation je pense qu'aujourd'hui nous devons quand même avoir cette articulation optimale entre ce qui est de l'ordre de jallet dire notre proximité géographique culturelle et historique qui nous impose des responsabilités particulières et puis ce qui est de l'ordre du global pour lequel nous devons avoir une vigilance pour lequel nous devons avoir un intérêt mais ou deux nous devons être conscients que nous pourrons pas tout faire seul lors de ces travaux aux trois mois intensifs avez vous progressé avec l'épée de damoclès budgétaire au dessus de la tête c'est à dire chaque fois en confrontant les ambitions que vous estimiez nécessaire ah si j'ose dire au mieux aux murs budgétaire dont on sait qu'ils pèsent lourdement sur les épaules de la défense oui le souci était de rendre une copie cohérente effectivement par rapport aux contraintes budgétaires qui sont celles de la france en ayant tout de même dans notre feuille de route une trajectoire qui a été fixé par le président de la république dont nous n'avons pas de raison de douter qui est celle des 2% du pib pour le budget de la défense à horizon 2025 et j'allais dire plus en avant les engagements qui ont été pris sur les prochaines années c'est à dire un milliard huit l'année prochaine 1 milliard sept les années suivantes pour pour son quinquennat nous avons ça en tête nous avions tous ses trajectoires en tête mais encore une fois cette question budgétaire vont être beaucoup plus pertinente au moment où va saborder la loi de programmation militaire et là où on va vraiment parler des capacités à mettre en oeuvre et là c'est un autre exercice pour notre part nous avons intégré cette contrainte bien évidemment mais je dirais qu'elle était peut-être moins prégnante dans la description de l'environnement stratégique qu'elle le sera pour la définition de nos capacités vous avez animé ces travaux les travaux de ce comité qui comme je le disais regroupait des personnalités tout à fait diverses des militaires des experts des diplomates chacun avec laure leur façon de voir leurs tropismes respectifs les a plutôt tourné vers telle région du monde par exemple à frais que les autres regardons plutôt vers vers vers l'europe vers l'europe de l'est vers les relations transatlantiques comment avez vous géré ces différences d'approché et qu'est-ce que qu'est ce qu'elle vous ont appris sur les lignes de force qui traversent notre finalement notre position dans le monde notre diplomatie notre position stratégique est ce que vous avez appris sur la place de la france dans le monde à travers c'est à travers ces débats d'abord d'une façon générale j'ai beaucoup appris et j'ai été confronté en permanence habib limites et c'est pour ça que je loue vraiment la vertu de cet exercice qui est collégiale et je le répète c'est pas le rapport denjean pas du tout c'est vraiment un rapport d'un comité de rédaction de la revue stratégique où chacun a beaucoup apporté nous avons en plus beaucoup consulté indépendamment du fait que nous étions 17 personnes autour de la table chacun avec nos expériences et nos compétences j'étais sans doute le moins qualifiés tous parmi les gens présents qu'ils étaient tous de grande qualité j'ai surtout appris qu'on avait une qualité extraordinaire nous avons des militaires qui ont beaucoup vécu qui ont vécu des expériences est tout à fait exceptionnel à travers les opérations qu'ils conduisent nous avons une diplomatie qui est de rang mondial nous savons nous avons des experts dans le cyber qui sont tout à fait remarquables des chercheurs qui sont en relations internationales qui ont des vues très pertinente donc on a une richesse on a eu une richesse de réflexion tout à fait intéressante la façon dont j'ai pu animer ce groupe ça a été d'abord de libérer la parole pas de tabou on a tout mis sur la table on a eu des discussions extrêmement franche ça allait avec une contrepartie qui était la confidentialité totale pendant les trois mois de travaux j'ai vu avec plaisir que ça avait été respectée rien n'a fuité sur justement la teneur de nos échanges qui ont parfois été sinon vif du moins animée pour définir nos priorités pour définir ce que je vous disais tout à l'heure entre ceux qui considèrent que évidemment on doit d'abord s'en tenir à une priorité mais ton mediterraneo africaine parce que c'est la géographie parce que c'est l'histoire parce que c'est aussi notre zone de projection sans doute la plus facile et puis ce qu'ils disent mais attention il se passe des choses ailleurs et puis aujourd'hui j'allais dire un câble sous-marin coupé très loin de nos côtes affecte presque autant notre sécurité qu'un conflit qui se déclare dans une région africaine c'est pas faux donc voilà on a on a on a jonglé avec ça en permanence mais c'était particulièrement enrichissant moi je trouve une chose qui m'a beaucoup frappée et que je met au crédit de nos responsables militaires je l'avais déjà expérimenté un peu parce que je passe beaucoup de temps avec eux par ailleurs dans mon mandat mais ce qui m'a beaucoup frappé c'est que les premiers conscients que l'action militaire ne peut pas tout ce sont les militaires eux-mêmes et cette lucidité sur les limites de l'action militaire c'est quelque chose que nous devons prendre en considération aujourd'hui nous voyons bien que vu la complexité des crises dans lesquelles nous sommes engagés l'action militaire tout seul ne peut pas tout résoudre je pense en particulier à la hausse à elle nous nous sommes durablement engagé nous avons fait des missions militaires qui ont été des succès les opérations serval a été un remarquable succès barkan remporte aussi beaucoup de succès nous avons des opérations qui fonctionne bien mais qui usent beaucoup d'abord il faut être conscient de ça et puis dont on se rend compte chaque jour que si elles ne sont pas accompagnées de politique de développement de politiques qui permettent de modifier aussi la gouvernance de ces pays d'une façon un peu plus vertueuse si ce n'est pas accompagnées d'efforts économique massif tout ça ne sert pas à grand chose et donc j'étais très heureux de constater que c'est les militaires eux-mêmes qui nous amène à ces réflexions et je crois que là on a une ça nous a conduit d'ailleurs à dire que dans les cinq fonctions stratégiques qui ont été depuis quelques années dans le corps de doctrine français nous avons souhaité mettre un accent particulier sur la fonction de prévention on a beaucoup parlé ces dernières années de la fonction de l'intervention parce qu'évidemment c'est là où on se projette c'est là où on agit mais en amont de cette intervention il y à toute la fonction de prévention et la fonction de prévention elle a notamment deux aspects qui m'ont paru très important le premier aspect c'est une présence permanente dans sur des points d'appui et qui sont en particulier pour nous les outre-mer nous avons cette richesse extraordinaire d'avoir et ça peut être été un peu trop négligé dans les précédents livres blancs et moi je tiens à ce qu'on a ce qu'on exploite particulièrement ces présents cela à travers le globe aussi pour nos forces militaires et puis la deuxième la deuxième chose c'est l' approche globale des crises c'est à dire le fait qu'on ne peut pas s'engager quelque part aujourd'hui si on n'a pas une stratégie qui intègre les questions de développement les questions de gouvernance les questions diplomatiques les questions d'économie et on le voit encore une fois là où nous forçons sont engagés aujourd'hui elles sont les premières à nous le demandent et ça ça a été un grand enseignement arnaud danjean merci beaucoup merci à vous [Musique]
Emmanuel Macron