Bourdin Direct du 6 juillet - 6h-7h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 27 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:24RelanceÉludée
Est-ce que ça va être des engagements qui seront concrétisés ou pas ?
- 4:39OuverteRéponse partielle
Peut-être que cela aurait fonctionné beaucoup mieux en mettant tout le monde à la main de nos préfets ?
- 10:45OuverteRéponse directe
Vous vouliez parler des délits de fuite ?
- 14:53OuverteRéponse directe
Quelle est la situation en Guyane ?
- 28:27RelanceRéponse partielle
Pourquoi les partenaires sociaux refusent-ils de reprendre les discussions sur la réforme des retraites ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:07InvitéPromesse
« Je sais que vous attendez de nous des actes, ils viendront, vous attendez de nous de la reconnaissance et du soutien, ils seront sans faille. »
- 1:52InvitéPromesse
« J'aurai l'occasion de me déplacer plus tard avec le ministre de l'Intérieur, qui sera nommé sur ma proposition. »
- 3:22InvitéFait
« Philippe Martinez, le patron de la CGT, a affirmé hier que tous les syndicats étaient d'accord pour dire que la réforme n'était pas un sujet prioritaire. »
- 3:46InvitéFait
« la Fédération des pompiers trie la gestion de l'épidémie de coronavirus par le ministère de la Santé et ses agences. »
- 4:20PrésentateurFait
« Notre standard a explosé parce que rien n'avait été prévu. Les délais de décroché étaient de plus de 30 minutes. »
- 15:01InvitéChiffre
« on a quasiment dépassé les 5000 cas pour une population d'à peu près 300 000 habitants, entre 150 et un peu plus de 300 nouveaux cas chaque jour »
- 25:47PrésentateurChiffre
« 44% des patrons vont écourter, reporter, voire carrément annuler leur congé pour relancer leur activité impactée par la crise du coronavirus. »
- 28:57InvitéFait
« Nous ne discuterons pas d'une réforme et ce n'est absolument pas le moment de nous imposer une réforme antisociale. »
Temps de parole
- Présentateur76 %
- Invité8 %
- Invité 24 %
- Auditeur4 %
- Invité 33 %
- Invité 42 %
≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, lundi 6 juillet, l'info sur RMC, il est 6h juste, merci d'être là avec nous, c'est Céline Kalman qui est là pour les dernières informations, Céline bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, visite surprise de Jean Castex hier soir dans un commissariat de la Courneuve près de Paris, soutien affiché du nouveau Premier ministre aux forces de l'ordre, on connaîtra aujourd'hui les visages du nouveau gouvernement. Mélanie Lemay avait 25 ans, gendarme elle a perdu la vie samedi soir près d'Agin, fauché par un automobiliste qui a voulu éviter un contrôle, il est en garde à vue. Et puis c'est le grand jour pour le Louvre, le musée va de nouveau accueillir des visiteurs, il faut réserver et porter un masque. Bienvenue à tous sur RMC.
Une visite surprise et symbolique, hier soir après avoir dîné avec Emmanuel Macron, Jean Castex s'est donc rendu dans un commissariat de la Courneuve en Seine-Saint-Denis. Le nouveau Premier ministre a exprimé son soutien aux forces de l'ordre, Marion Fournay. Les questions de sécurité publique sont parmi mes toutes premières préoccupations. Devant la quinzaine de policiers présents, Jean Castex s'est voulu rassurant et à l'écoute. Je sais que vous attendez de nous des actes, ils viendront, vous attendez de nous de la reconnaissance et du soutien, ils seront sans faille, a indiqué le Premier ministre.
Mehdi Afsi, l'un des adjoints au maire de la Courneuve, a assisté à la visite de Jean Castex.
Moi, je l'ai trouvé quelqu'un de serein, quelqu'un de rassurant. Nous, ce qu'on attend, c'est des engagements, des moyens vraiment visibles rapidement sur notre collectivité, sur notre ville. Est-ce que ça va être des engagements qui seront concrétisés ou pas ? On verra avec le temps.
Des engagements et des mesures particulièrement attendues dans ce département, actuellement au cœur d'un scandale. C'est là que la compagnie de sécurisation et d'intervention de la police a été dissoute, après la mise en examen de quatre agents, pour faux et usage de faux notamment. Et puis, il y a cette phrase qui n'est pas passée inaperçue concernant le sort de Christophe Castaner, place Beauvau. J'aurai l'occasion de me déplacer plus tard avec le ministre de l'Intérieur, qui sera nommé sur ma proposition. Emmanuel Macron souhaite un gouvernement de mission et de rassemblement.
Hier soir, le chef de l'État a publié une série de tweets où il assure ne vouloir laisser personne au bord du chemin. Il affirme aussi vouloir s'adapter aux bouleversements internationaux et aux crises. Paul Barcelone, sur la nouvelle photo de famille, il y aura une vingtaine de ministres et ministres délégués. Les secrétaires d'État seront annoncés plus tard.
Un gouvernement de mission et de rassemblement avec une vingtaine de ministres et ministres délégués. Il y aura de nouveaux talents, des personnalités venues d'horizons différents, sur l'entourage d'Emmanuel Macron, qui confirment que les secrétaires d'État seront annoncés plus tard. Parmi les poids lourds du précédent gouvernement, certains sont quasi assurés de rester. Bruno Le Maire à l'économie, son collègue à Bercy, Gérald de Darmanin ou encore Olivier Véran à la santé. Mais ce remaniement reste une équation politique à plusieurs inconnues. Pour Emmanuel Macron et Jean Castex, l'enjeu est notamment de maintenir la parité homme-femme.
Alors que plusieurs femmes sont données partantes comme Muriel Pénico et Nicole Belloubet. Mais il s'agit aussi de satisfaire les alliés de la majorité. Comme le Modem, Emmanuel Macron dévoilera la feuille de route du nouveau gouvernement lors d'une prise de parole le 14 juillet.
Jean Castex recevra ce soir les députés et sénateurs de la majorité à Matignon. Notez que le vice-président des Républicains, le député Guillaume Pelletier, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin. À 8h30 sur RMC et BFM TV, sur la feuille de route du nouveau Premier ministre, le dossier des retraites qu'il veut régler à court terme. Philippe Martinez, le patron de la CGT, a affirmé hier que tous les syndicats étaient d'accord pour dire que la réforme n'était pas un sujet prioritaire. Yves Verrier, secrétaire général de Force Ouvrière, réagira ce matin sur RMC à 7h40. Une administration de la santé complètement dépassée des préfets relégués au second plan. Un numéro d'urgence saturé.
Dans un rapport qui ne a pas été finalisé mais qui a fuité dans la presse, la Fédération des pompiers trie la gestion de l'épidémie de coronavirus par le ministère de la Santé et ses agences. Margot Bédé. Un règlement de compte en public, voilà comment Eric Revu, chef du service des urgences de l'hôpital Lariboisière à Paris, perçoit ce rapport.
C'est un sentiment de frustration des pompiers d'avoir l'impression de ne pas avoir été impliqué dans le dispositif. C'est complètement polémique et inutile en plus.
Des failles sont pourtant pointées par ce rapport. Le 15 par exemple comme numéro unique de santé. Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes de France, en a fait les frais.
Pour tout renseignement, il fallait appeler le 15. Notre standard a explosé parce que rien n'avait été prévu. Les délais de décroché étaient de plus de 30 minutes. Si vous appelez pour un infarctus, pour un arrêt cardiaque, ça s'appelle une perte de chance. Et une perte de chance, c'est de la surmortalité. Maintenant, il faut écouter les personnes de terrain.
Et c'est justement ce que demande Grégory Allion, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, avec davantage de coordination.
Peut-être que cela aurait fonctionné beaucoup mieux en mettant tout le monde à la main de nos préfets, à la main de nos maires, pour faire en sorte que la crise soit répandue de la meilleure manière et de manière pratique, mais en plus de proximité territoriale.
Le rapport propose notamment la création d'un ministère ou d'un secrétariat d'État chargé de la gestion des crises et des situations d'urgence. Le Covid-19 qui continue de se répandre, plus de 39 000 nouveaux cas en 24 heures aux États-Unis. Le Chili a franchi le seuil des 10 000 morts. Des chercheurs alertent ce matin à l'Organisation mondiale de la santé sur la manière dont le virus se transmet. Selon les travaux de centaines de scientifiques de 32 pays différents, le coronavirus se transmet aussi par de minuscules gouttelettes qui peuvent traverser une pièce et donc infecter plusieurs personnes. RMC 6h05, elle s'appelait Mélanie Lemay, avait 25 ans, était gendarme et judocate.
Samedi soir, la jeune femme originaire de l'Orne en Normandie a été heurtée par un conducteur qui a refusé d'obtempérer. Ça s'est passé vers Agen, elle n'a pas survécu. Le chauffard est lui depuis en garde à vue Gladys Laffitte. A 27 ans, le conducteur est déjà connu des services de police et de gendarmerie pour des délits routiers, notamment une suspension de permis et des délits liés aux stupéfiants, explique une source proche du dossier. Samedi soir à 20h50, il refuse de s'arrêter à un premier contrôle routier. En fuyant, il tombe sur un deuxième barrage tenu par des policiers, fait demi-tour. Les forces de l'ordre sont alors en alerte.
Un dispositif d'interception est mis en place à Port-Sainte-Marie. C'est là que sont postés Mélanie Lemay et ses collègues. Le conducteur refuse une troisième fois donc de s'arrêter. Il fait un écart pour éviter une herse au sol. Il heurte alors violemment la gendarme. Un choc si violent que la jeune femme décède sur place. Placé en garde à vue, l'homme est effondré, selon une source proche de l'enquête. Hier soir, un gendarme a été blessé. Là aussi, un conducteur a refusé de s'arrêter. Ça s'est passé à un barrage routier à Gouzeau-Cour dans le nord, à l'est d'Amiens. Il a roulé sur le pied du militaire en prenant la fuite.
Deux semaines après Bastia, c'est à Ajaccio cette fois que des centaines de personnes, principalement des femmes, ont manifesté contre les agressions sexuelles et les violences. Le mouvement I Was, j'avais en français, a pris une ampleur considérable dans l'île. Nous y reviendrons dans un reportage à 7h sur RMC. Le musée du Louvre, comme vous ne l'avez sans doute jamais vu. Ça y est, il rouvre aujourd'hui après plus de trois mois de fermeture dû au Covid-19. Règle sanitaire oblige, la fréquentation va être limitée à 30% de l'affluence habituelle. Le masque sera obligatoire. Benjamin Pelsy.
Contempler le radeau de la méduse est de nouveau possible. 70% des galeries du musée retrouvent le public. Leïla Sharif Adria est chargée de la surveillance et de la sécurité du Louvre.
On s'est concentré effectivement sur les espaces les plus appréciés et avec une attention particulière pour le public familial avec les antiquités égyptiennes qui, elles, seront ouvertes en intégralité sur toute la période.
Pour admirer les sphinx ou les sarcophages, il faudra suivre un sens de visite strict et l'achat des billets s'adapte lui aussi au coronavirus.
La réservation est obligatoire. Il est fortement conseillé de la prendre en ligne, même s'il reste la possibilité de la prendre sur place, mais c'est uniquement si des créneaux sont toujours disponibles.
En temps normal, 8 visiteurs sur 10 sont d'origine étrangère. Cet été, il devrait être bien plus rare. Jean-Luc Martinez, le directeur du musée, est donc confiant quant à l'application des distances de sécurité. Le musée est très grand, donc il n'y a aucun problème ici pour respecter les distances. Ce n'est pas le lieu où on va être écrasés les uns sur les autres. Donc ça signifie en effet que c'est le moment de venir. Les visiteurs devront porter un masque et devant la Joconde, des emplacements sont délimités pour encadrer le traditionnel selfie.
Il faut réserver pour aller au Louvre. Il n'y a déjà plus de place aujourd'hui, j'ai regardé ce matin.
Bien, Céline, on vous retrouve tout à l'heure, à cette heure. On va revenir sur le décès de Mélanie, cette jeune femme de 25 ans, gendarme, qui est morte fauchée par un conducteur qui a voulu éviter, forcer, puisqu'éviter un contrôle à Port-Sainte-Marie dans l'Aute-et-Garonne, à une vingtaine de kilomètres. À l'ouest d'Agen, elle était âgée de 25 ans, je vous l'ai dit, Mélanie Lemay, originaire de l'affaire Temassé dans l'Orne, ju de quatre de très haut niveau, puisqu'elle avait représenté la France au championnat du monde militaire.
Elle était gendarme depuis 2016, dans la caserne d'Aiguillon, dans l'Aute-et-Garonne, à Aiguillon, commune dans laquelle se situe donc la caserne de Mélanie Lemay. Les habitants lui ont rendu hommage, hier, le reportage de Florian Chevalet. Une dizaine de roses déposées sur le portail de la caserne par des habitants émus aux larmes, venus rendre hommage à la gendarme.
C'était une fille adorable qui aimait son métier, j'avais un grand cœur. Je suis effondrée, je ne comprends pas, je ne peux pas comprendre. Voilà, on espère tout ce que j'y serai fait.
Hier, dans la commune, les drapeaux ont été mis en berne. Christian Girardi, le maire de la ville. Nous sommes très peinés de voir des gens en service, qui défendent la paix sociale, sauvagement assassinée. Hier, il n'y a pas d'autre mot, il a été heurté de plein fouet. Dans des conditions, c'est atroce, c'est atroce. Originaire de Normandie, avant de devenir gendarme, la jeune femme était judocate. Elle rejoint à l'âge de 10 ans la J61, le club de judo de la Ferté-Massé dans l'Orne. Tony Ruxell en est le président. On a été complètement groggy par le choc. C'est les pleurs, c'est les cris. On a même du mal à réaliser que Mélanie n'est plus.
Championne de France militaire en 2016, sélectionnée pour les mondiaux la même année, Mélanie était une force de la nature, selon Fabrice Guillet, sélectionneur de l'équipe de France de judo militaire. 100 kilos, 1m80, 1m85, tout en muscles. L'athlète, c'est une fille qui aimait la joie de vivre, faire quelques plaisanteries, taquineries. Principalement, une fille qui avait toujours de la bonne humeur, en permanence. L'entraîneur se souvient que Mélanie lui envoyait une carte postale à chacun de ses déplacements. Thierry veut réagir. Thierry est à Montpellier, dans les roues. Bonjour Thierry. Et bonjour, je cours vite, je sors de mon entrepôt. Bon, allez, vous sortez de l'entrepôt là.
Oui, voilà, ça m'a raisonné autrement. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour Thierry. Bonjour à toute l'équipe. Et merci d'être avec nous ce matin. Bien, vous vouliez parler des délits de fuite. Oui, alors, sortie du confinement, vous aviez fait un débat sur la circulation, sur les gens qui faisaient tout et n'importe quoi maintenant au volant. Moi, j'ai l'impression que ces délits de fuite, on en parlait avant, il y en avait, ce n'est pas un problème avant le confinement. Mais maintenant, j'ai l'impression que ça se banalise. Ça se banalise, ça devient grave quoi. Les gens, pour éviter un dépistage à l'alcoolémie ou de drogue, ils se barrent quoi.
Et que ça soit des jeunes, des anciens, ils s'en vont et au risque de tuer quelqu'un, cette pauvre gendarme dans les lieux de ses fonctions, elle n'a pas le droit de mourir parce qu'elle est en train de faire des contrôles. Elle n'a pas le droit. On n'a pas le droit de la tuer. On n'a pas le droit. Voilà, donc moi, je suis sidéré. Je suis sidéré. Ça en devient banal. À Montpellier, il est arrivé un truc, comment, un motard, un couple de motards, donc sur la même moto, au point du grand M, comme on appelle ça, quelqu'un les a fauchés. Ils sont tombés par terre. Ils sont vivants. Là n'est pas le problème. Ils n'ont pas pu se relever tout de suite. Mais le gars, il s'est barré quoi.
Et il y a eu du civisme envers les gens qui l'ont coincé parce que le gars, il se barrait quoi. Oui, bien sûr, bien sûr. Le civisme des gens a fait qu'ils ont arrêté, ils ont poursuivi le conducteur, ils l'ont arrêté. Le gars était alcoolisé, quoi. Donc, c'est quand même malheureux, dramatique. On ne peut plus faire n'importe quoi. Moi, je dis que c'est... Enfin, j'allais dire un gros mot. J'allais dire dégueulasse. Je le dis quand même. C'est dégueulasse que cette fille soit décédée dans l'exercice. Bien sûr. Ce n'est pas un gros mot. Ça résume tout ce que vous pensez. Merci, Thierry. Merci beaucoup. Je peux ajouter quelque chose, Jean-Philippe ? Allez-y, Thierry.
19 ans que je suis avec vous sur l'antenne de RMC. 19 ans ? C'est vrai ? 19 ans. Je suis tombé sur votre émission il y a 19 ans. Quand vous avez attaqué. Et je peux vous dire une chose. Qu'on soit d'accord ou pas d'accord avec vous, vous avez révolutionné l'antenne. Et quand je dis révolutionné, c'est révolutionné. Par contre, vous allez me manquer. Bien. Merci, Thierry. Je sens que ça venait du fond du cœur. Exactement. Ça me fait plaisir. Vous me manquerez aussi, vous, les auditeurs. Évidemment. Merci, Thierry. Merci beaucoup. Merci. On reparle de la crise du coronavirus. La crise du coronavirus risque-t-elle de repartir en France ?
Dans tous les cas, certains médecins commencent à s'inquiéter. Nous en parlerons tout à l'heure à 8h10. Il y a par exemple, par exemple, des retours de malades en provenance d'Algérie. L'Algérie qui est confrontée à une deuxième vague du virus, Quentin Viner. L'Algérie qui s'approche ce matin des 1000 morts, un peu plus de 950. Il est le plus touché au Maghreb et les épidémiologistes en France alertent. Parce que depuis le 29 juin, depuis une semaine, une vingtaine de malades ont été hospitalisés à Paris, à Lyon, à Marseille, à Grenoble ou encore à Reims. Ces malades ont un point commun. A chaque fois, ils revenaient tous d'Algérie. C'est écrit dans le journal Libération.
Trois sont en réanimation. L'un d'entre eux est mort. Ils étaient forcément malades avant de quitter le sol algérien. Avant de monter dans l'avion, où la seule consigne, la seule règle, c'est le port du masque. C'est ce que dit un médecin. Les voyages entre les deux pays, il faut le rappeler, ne sont pas interdits. Alors, avant d'être hospitalisés, ils ont eu le temps de contaminer pas mal de monde, notamment leur famille, c'est ce que dit un infectiologue, pour qui on est en train de reproduire en fait les erreurs du début de la crise avec les voyageurs chinois. Plusieurs médecins ne comprennent pas d'ailleurs l'apathie des autorités.
Le Covid, c'est vraiment l'épidémie de la pénurie et de la bêtise, dit l'un d'entre eux. Bien, il y a un endroit de France où on s'inquiète vraiment face au coronavirus, c'est la Guyane. Nous sommes en direct de Guyane ce matin avec le docteur Loïc Eppelboin, qui est médecin infectiologue au centre hospitalier de Cayenne. Docteur Eppelboin, bonjour. Oui, bonjour M. Bourdin. Merci vraiment d'être avec nous ce matin. Quelle est la situation en Guyane ? La situation en Guyane, c'est celle d'une épidémie qui est en augmentation.
Là, on a quasiment dépassé les 5000 cas pour une population d'à peu près 300 000 habitants, entre 150 et un peu plus de 300 nouveaux cas chaque jour, un peu partout sur le territoire, mais en particulier sur Cayenne et ses alentours. Oui, Cayenne et ses alentours. Est-ce que vous êtes équipé, vous personnel soignant, est-ce que vous êtes équipé pour faire face à cette épidémie ? Oui, on est équipé, on a en règle générale ce qu'il faut.
Alors, on n'est pas à l'abri de temps en temps de ruptures, parce que forcément, on est loin de la métropole, on dépend des avions qui arrivent de Paris, le nombre de vols a été extrêmement réduit en provenance de métropole, donc parfois, il y a effectivement des ruptures d'équipement, mais normalement, on a ce qu'il faut, même si on entend une petite crainte sur les masques d'oxygène, les gants, parfois sur les équipements de protection, mais normalement, il y a ce qu'il faut. Des soignants ont été envoyés en renfort de métropole, vous les avez vus arriver ?
Oui, tout à fait, on les a vus arriver, ils arrivent depuis quelques temps, vous savez, on a à la fois Cayenne, où se concentre actuellement l'épidémie, il y a quelques semaines, c'était à la frontière brésilienne, à Saint-Georges-de-le-Yapoc, où ça a commencé, et là, il y a les équipes, notamment de la réserve sanitaire, qui sont arrivées, beaucoup d'infirmiers, des médecins, pour faire du dépistage massif sur cette commune-là. Maintenant, on sait qu'il y a, par différents biais, que ce soit à Cayenne, ou dans d'autres communes, notamment dans l'ouest guyanais, à Saint-Laurent-du-Maroni, où il y a des équipes qui arrivent régulièrement, de médecins et de paramédicaux.
Est-ce que vous voyez de plus en plus de cas graves, docteur ? Oui, tout à fait, là, ça fait à peu près 3-4 semaines qu'on a vu commencer à arriver les cas graves. Ils sont principalement concentrés sur l'île de Cayenne, forcément, vu que c'est là où on a le plus grand nombre de personnes qui sont atteintes, mais ils arrivent aussi d'autres endroits. Mais pour l'instant, c'est vrai que c'est surtout sur l'hôpital de Cayenne, où on en voit un certain nombre arriver, 10-15 par jour, un certain nombre vont en salle d'hospitalisation. On a dû démultiplier les lits d'accueil. Et puis, il y en a un certain nombre qui doivent passer en réanimation, qui doivent aussi pousser les murs.
Qui doivent pousser les murs. Le profil de ces malades graves ? Alors, les plus graves restent quand même les patients les plus âgés, plutôt au-delà de 60 ans. Et puis, avec un profil un peu équivalent à ce qui a été vu en métropole, des gens souffrant d'hypertension artérielle, de surpoids, beaucoup de patients aussi avec du diabète déséquilibré. Du diabète déséquilibré, donc des facteurs aggravants, docteur Eppelboin. Oui, tout à fait. Tout à fait. Bien. Ce qu'on a vécu en métropole, si j'ai bien compris, vous êtes en train de le vivre en Guyane avec un temps de décalage. C'est cela ? Oui. Exactement.
C'est-à-dire qu'en fait, les choses qui ont été vécues en métropole, on le vit avec, c'est ça, nous c'est arrivé mi-juin en métropole, ça a commencé plutôt début mars, mi-mars. Les collègues à l'époque nous avaient parlé de cette fameuse vague qui un jour était arrivée chacun dans son hôpital, en particulier dans le Grand Est ou en région parisienne. Et on l'a aussi vue arriver cette vague où on a vu quelques prémices au courant juin et puis tout d'un coup, autour de mi-juin, en un week-end, des dizaines de patients qui se présentent avec des formes très graves, là où jusqu'à présent, on avait quelques formes graves et puis des gens avec des formes pas forcément très inquiétantes.
Et puis voilà, donc un peu le même phénomène qui se reproduit la différence, c'est qu'on était un peu plus préparés, on savait que ça allait arriver, un peu plus au clair aussi sur les traitements à donner. Donc voilà, on s'est attaqué à cette vague et puis on essaie de résister tant bien que mal et le système hospitalier essaie de résister. Merci docteur Loïc Eppelbois, en direct de Cayenne, médecin infectiologue au centre hospitalier de Cayenne. La situation est sérieuse, sérieuse en Guyane, elle est sérieuse en Amérique du Sud, dans toute l'Amérique du Sud, comme elle est sérieuse en Amérique du Nord également et nous y reviendrons avec Quentin Vinet. Il est 6h19, merci.
Vous êtes sur RMC, RMC Découverte le matin, à tout de suite.
RMC 6h09, gros dans direct.
Bien, nous allons prendre Franck qui est à plein ville, c'est dans l'heure. Bonjour Franck. Bonjour, bonjour Jacques. Merci, vous êtes éleveur de chevaux. Entre autres, je suis éleveur de chevaux. Oui, entre autres, oui, mais je suis éleveur de chevaux et je vais avoir un gros souci parce que ça fait 15 ans, on avait du mal le matin pour les nourrir, à les réveiller dans le bar, dans leur boxe et depuis 15 ans, elles se réveillaient par votre voix, à 6h du matin. C'est pas vrai. Et à 6h, elles entendent la radio, la matinale et elles ont toute la tête sortie, ça tape, parce que c'est l'heure de la gamelle. Le week-end, vous n'êtes pas à l'antenne, je les réveille.
Quand vous n'êtes pas à l'antenne, la semaine, je les réveille. Et à chaque fois que vous êtes à l'antenne, elles sortent et elles savent que c'est l'heure de la gamelle. Je ne sais pas pourquoi. Non, c'est pas vrai, c'est extraordinaire. C'est un truc de fou. C'est un truc de fou, oui. Ça, c'est un bel hommage. Franchement, ça me fait plaisir. Oui, donc elles savent que c'est Jean-Jacques, c'est la matinale, ma femme me dit, tiens, c'est la gamelle. Ce week-end, on les a réveillés. On les a réveillés. Ce matin, on est en train de nourrir. Elles ont la tête sortie, ça tape, et puis ça cause. Combien sont-elles ? Elles sont 12. Elles sont 12-13, ça dépend. 12-13 ?
Oui, avec les petits poulains, les yearlings qui vont passer au ventre de Deauville. Moi, je sais que vous êtes amis avec notre entraîneur aussi, Jean-Claude Brouget. Oui, tout à fait. Que je salue, Jean-Claude. Que je n'ai pas vu depuis longtemps, c'est ma faute. Il n'y a pas eu de chance hier dans le Diane. Il n'y a pas eu beaucoup de chance dans le Diane du Jockey Club. Et donc, c'est chaud. Après, ils partent en course. Il y a des bourrages, c'est tout un truc. Mais c'est marrant, même les petits poulains. Là, je vais être embêté. Ma femme me dit, je ne sais pas comment on va faire. Tous les matins, il va être obligé de les réveiller.
Et on avait mis d'autres choses, d'autres radios, la musique, même le week-end. Et le week-end, on les réveillait. Et ça ne marche pas. Et ça ne marche pas. Donc, ça ne marche pas. Bon, Franck, je ne sais pas comment vous allez faire. Ça, on ne sait pas. Vous allez déjà nous manquer à nous. Merci, Franck. C'est gentil. Merci beaucoup. Non, non, non. Moi, j'ai 57 ans. Ça fait partie de ma vie. Bourdin, c'est ma vie. C'est ce qu'il y a de dire. Même si je ne suis pas des fois d'accord avec lui. Mais comme disait Coluche, Jean-Jacques, le principal, on aime, on n'aime pas. Mais le pire dans la vie, c'est le néant. Et vous, vous êtes tous sauf le néant.
parce que vous avez une grande gueule et c'est ça qu'on aime chez vous. Le néant, oui. Je n'aimerais pas être le néant. Vous êtes une grande gueule. On vous aime comme ça, vous. Merci beaucoup, Franck, dans tous les cas. Allez, merci. Merci pour cet hommage. Merci. Et vous les saluez, de ma part. Il n'y a pas de souci. Il est 6h25. Merci beaucoup, Franck. Tous les matins, trois histoires et trois images avec Charles Magnin. Nous commençons avec Taïwan. Un aéroport propose de faux voyage en avion. Mais oui, tous les avions sont cloués au sol pour cause de pandémie et certains sont en manque de voyage. Alors, cet aéroport taïwanais leur propose une expérience unique en son genre, Jean-Jacques.
Vivre un vol en avion sans décoller. 60 chanceux ont été tirés au sort parmi 7000 candidats. Ce week-end, ils se sont donc rendus à l'aéroport et ont tout fait comme pour de vrai. Ils ont fait la queue pour enregistrer leurs bagages. Ils ont passé des contrôles de sécurité. Ils ont embarqué un par un. Une fois à bord et bien assis, le personnel leur a montré les consignes de sécurité. Tout comme pour un véritable voyage. Sauf que l'expérience s'arrête là. L'avion n'a évidemment pas décollé. Il est resté cloué au sol.
Chaque passager est sagement redescendu avec le sourire et le bonheur d'avoir regouté pendant quelques instants à la vie d'avant au parfum du voyage et des encombrements à l'aéroport. Je vous sens moyennement candidat dans un coup au faux voyage. Il y en a qui ça manque de faire la queue à l'aéroport. En Australie, un chat survit à un lavage en machine. Oscar est un miraculé. Ce petit chat birman a passé 12 minutes dans l'eau chaude avec de la lessive et surtout le tambour de la machine lancé à pleine vitesse.
C'est sa maîtresse Amanda qui raconte qu'elle a entendu d'étranges miaulements en provenance de la salle de bain et a donc découvert les pattes de son chat collées au hublot de la machine qui était en train de tourner. Il faut dire que pour une fois elle avait laissé son mari s'occuper de la lessive. C'est ce qu'elle explique dans la presse australienne. Il a fallu attendre deux minutes ensuite pour que le lave-linge se vidange et libère enfin le petit Oscar qui est donc bien vivant. Son vétérinaire assure qu'il se porte même très bien même s'il n'est pas passé loin d'une fin tragique. Il ne faudrait pas d'ailleurs que cette histoire donne des idées stupides à certains.
Alors pour l'anecdote, Amanda assure quand même que son chat est ressorti de la machine avec le poil encore plus doux. On ne sait pas en revanche si elle le surnomme désormais le chat machine. Le rappeur Kenny West se déclare candidat à l'élection présidentielle américaine. Annonce fait hier mal sur Twitter. En toute sobriété, nous devons maintenant accomplir la promesse de l'Amérique en ayant confiance en Dieu. Je suis donc candidat à la présidence des Etats-Unis, écrit Kenny West. Buzz immédiat, Elon Musk, le patron de Tesla, lui apporte son soutien. Mais Kenny West a surtout fait parler de lui pour ses problèmes cicatriques ces dernières années.
Il n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai avec la politique. Ça fait dix ans qu'il explique qu'il vise la Maison Blanche. Et puis surtout, cette déclaration intervient quelques jours après la sortie de son dernier single. Et alors qu'un nouvel album est annoncé pour septembre. Bref, tout ça, sans bon, le buzz, il va encore faire parler de lui pendant quelques mois. Évidemment. Il est 6h28. Qu'allons-nous faire, Anaïs ? D'abord, on va prendre un café.
Ah bah oui. Oui, ah bah oui. J'avais inversé. J'avais inversé. Pour se réveiller.
Bon, alors le café.
Et puis une fois qu'on aura plus d'autres petits cafés, on va parler des accents. Parce que depuis vendredi, la France a un Premier ministre qui vient du Sud-Ouest et ça s'entend. Ça a suscité de nombreuses réactions ce week-end sur les réseaux sociaux. Et on sera avec Michel Feltin-Palace, spécialiste des langues régionales et co-auteur du livre J'ai un accent. Et alors, pour en parler.
Il est 6h30 juste et Julien Coudreau est là pour les dernières informations. Julien, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. Tout le monde sur le pont. Pas de vacances pour les patrons. Un chef d'entreprise sur deux se dit prêt à sacrifier ses congés cet été pour relancer son activité. Pas de vacances non plus pour le nouveau gouvernement. Sa composition sera dévoilée dans la journée avec plusieurs dossiers sensibles au menu dont celui de la réforme des retraites. Et puis demain, ils seront fixés même si le suspense est moindre cette année. Publication des résultats du bac demain. La plage, le repos et le bronzage attendront un peu.
Les chefs d'entreprise veulent rattraper le temps perdu quitte à sacrifier leur été. 44% des patrons vont écourter, reporter, voire carrément annuler leur congé pour relancer leur activité impactée par la crise du coronavirus. Résultat d'une étude opinion web pour la fondation MMA des entrepreneurs que nous vous dévoilons ce matin sur RMC. C'est particulièrement vrai chez les commerçants comme Dominique Duclos. Marie-Régnier l'a rencontrée à Gros-Lais dans le Val-d'Oise pour RMC.
La cave de Dominique n'a jamais fermé ses portes pendant le confinement. Ça nous fait 27,50. Mais cela n'a pas empêché les ventes de s'effondrer. Notre chiffre d'affaires a baissé de 60%. On s'est fait du souci bien sûr parce qu'on s'est dit nos échéances vont arriver et tout. C'est pas évident.
Désormais, Dominique et son mari font tout pour relancer l'activité. Pour la première fois depuis 20 ans, ils ont décidé de renoncer à leurs vacances d'été.
On est combatifs, on va se battre, on va être là pour nos clients et puis ça rattrapera toujours un petit peu ce qui a été perdu. Il faut être sur le terrain. Comme Dominique, plus d'un commerçant sur deux va écourter
ou annuler ses congés d'été. Un choix qui n'étonne pas Patrick Miliotis, délégué général de la Fondation MMA des entrepreneurs. Ça se comprend parce que l'entrepreneur il a un rapport existentiel avec son entreprise. Pendant la pandémie, en fait, il n'avait plus peur de perdre son entreprise que de contracter le virus. Et puis surtout, prendre peut-être le temps pour réfléchir au redémarrage en septembre. Une combativité indispensable à la reprise mais pas suffisante selon la Fondation qui attend des consommateurs et du gouvernement qu'il continue de soutenir les petites entreprises. Un gouvernement dont la nouvelle équipe sera dévoilée dans la journée.
Confirmation de Jean Castex hier soir, le Premier ministre en visite surprise dans un commissariat de Seine-Saint-Denis pour soutenir les forces de l'ordre. L'heure est aux derniers arbitrages, aux dernières vérifications et cela prend du temps car les noms des futurs ministres sont épluchés désormais par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour éviter toute erreur de casting comme l'explique Jean-Baptiste Souffron, avocat de l'association de lutte contre la corruption anticorps. Vous avez d'abord une déclaration dite de patrimoine, c'est-à-dire qu'on leur demande ce qu'ils possèdent, des immeubles, des actions éventuellement, etc.
Puis vous avez une déclaration dite d'intérêt, ça on leur demande où est-ce qu'ils ont travaillé depuis 5 ans, est-ce qu'ils sont peut-être en situation de conflit d'intérêt avec le futur ministère qui risque d'être le leur. Et puis il y a une vérification fiscale qui est faite par la Haute Autorité auprès de l'administration fiscale pour obtenir une attestation et être certain que les futurs ministres sont à jour de leurs obligations. Quelle que soit la nouvelle équipe, ils ne veulent pas en entendre parler, les partenaires sociaux refusent de reprendre les discussions sur la réforme des retraites que Jean Castex souhaite pourtant régler à court terme, Victor Joannin.
Ils sont unanimes du MEDEF à la CGT en passant par la CFDT, et personne n'a envie de revenir sur ce dossier inflammable. Ce n'est pas le moment, plaide le patron des patrons, Geoffroy Roux-de-Bézieux. C'est vrai que là, il faut appuyer sur pause pendant quelques mois pour qu'on mette toute notre énergie derrière ce qui compte, c'est-à-dire le sauvegarde de l'outil de production parce que c'est ça qui compte. Emmanuel Macron souhaite reprendre les discussions avec les syndicats dès cet été, mais Céline Verzeletti, l'une des responsables de la CGT, menace déjà de jouer la politique de la chaise vide.
Nous ne discuterons pas d'une réforme et ce n'est absolument pas le moment de nous imposer une réforme antisociale.
Les syndicats réfléchissent à envoyer un message commun à l'exécutif, peut-être sous la forme d'une lettre ouverte, une idée soutenue par François Amrille, le numéro 1 de la CFECGC, le syndicat des cadres. Les 8 partenaires sociaux, employeurs comme salariés, pensent la même chose de ce sujet et je pense que pour le pouvoir, c'est un signal suffisamment fort. Le futur gouvernement verra donc le jour dans un climat social tendu, d'autant que le maintien de la réforme de l'assurance chômage est un autre point de crispation avec les partenaires sociaux. Et notez que le secrétaire général de Force Ouvrière Yves Verrier sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin à 7h40.
La possibilité avait été évoquée et très vite écartée par l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé. Et si le coronavirus circulait finalement dans l'air plus facilement qu'on ne le pense ? Anne-Sophie Balbir, c'est ce qu'affirment en tout cas 239 scientifiques de 32 pays dans une lettre ouverte.
Oui, ces chercheurs estiment que le virus peut se diffuser dans l'air uniquement en parlant. Ce qui ne veut pas dire que le Covid se balade pendant des heures autour de nous, mais qu'il peut bien se transmettre par de toutes petites gouttes. Le risque de contamination serait surtout plus important dans des espaces clos, mal ventilés, avec plusieurs personnes proches les unes des autres pendant longtemps.
Les scientifiques demandent à l'OMS de revenir sur ces recommandations puisque l'Organisation mondiale de la santé considère que le virus se transmet surtout par des grosses gouttes quand une personne éternue ou tous, que ce n'est pas un virus aéroporté, c'est-à-dire transporté par l'air ambiant.
Précision signée Anne-Sophie Balbir. Merci. Le coronavirus et ses conséquences, les 740 000 candidats au bac seront fixés sur leur sort demain. Moins de suspense que d'habitude cette année puisque ce sont les notes de contrôle continu des deux premiers trimestres qui sont prises en compte. De nombreux candidats savent donc déjà à quoi s'attendre et certains en profitent pour préparer le rattrapage dans leur lycée comme à Chenevière-sur-Marne où s'est rendu Martin Bourdin pour RMC. Un cours d'économie de trois heures seul dans la classe face à deux professeurs.
Difficile d'être à l'aise pour Inès mais cette candidate au bac pro gestion administration sait que c'est indispensable pour décrocher son diplôme.
J'ai eu des mauvaises notes. Ils sont là, ils m'aident, ils me poussent, ils veulent ma réussite donc moi je trouve ça cool.
A l'étage supérieur ils sont sept à suivre un cours de maths sur les fonctions dérivées. C'est ça, la dérivée d'un nombre tout seul, c'est toujours zéro. Pas vraiment la matière préférée de Wassim. Depuis l'année je n'ai pas travaillé. Mais c'est cours de soutien, change la donne. C'est un petit groupe et je ne comprends plus vite. Et les élèves sont aussi plus attentifs relève le professeur de maths Cyril Tedaldi. Déjà parce qu'on est très proche de l'échéance donc ils ont une pression supplémentaire, on est moins nombreux et là ils écoutent, il y a moins de bavardage.
Dans ce lycée, ignore une partie de l'évaluation comptant pour l'examen et donc on a identifié sur une fourchette assez large les élèves qui étaient susceptibles d'être convoqués aux euros de rattrapage. Et pour parfaire cette préparation, les professeurs principaux seront là demain au moment des résultats pour accompagner ceux qui iront effectivement au rattrapage. Voilà, les euros de rattrapage ça débute à partir de mercredi. Un mot de sport pour vous dire qu'Antoine Griezmann retrouve le sourire et le chemin du but en difficulté au Barça. Ces derniers temps, le champion du monde a inscrit le troisième but de son équipe lors de la victoire 4 buts à 1 des Catalans à Villarreal hier soir.
Magnifique but sur une passe décisive de Lionel Messi. Les courses aujourd'hui du côté des sables d'Olonne, Anaïs.
13h50, le pronostic de la Dream Team RMC. Favoris 1, Valzer di Poggio, Outsider 6, Antfasis Turbo.
Merci à vous. Merci tous les deux. Vous n'avez pas d'accent. Moi, il revient de 3 en 3. Moi, j'ai un petit accent. Vous avez un petit accent, vous ? D'Haute-Marne, Marneille.
J'ai un problème avec les... oui. Je suis obligée de me concentrer pour dire oui et pas oui.
Oui ? Oui ? Ah bon, d'accord. Bon, bon, bon. Vous n'avez pas d'accent ? Vous n'avez pas d'accent ? Pas vraiment, non. En l'Ouest ? Non plus. A 3, on a tendance à dire du Coca-Cola. Du Coca-Cola. Bon, d'accord. Bon, d'accord. Bon. Bon, quand je me mets en colère, ça revient. L'accent de midi. L'accent du Sud, c'est venu le bien. Il est 6h30, c'est droit à parler des accents dans un instant avec Michel Feltin-Palace qui est spécialiste des langues régionales, rédacteur en chef à l'Express et co-auteur du livre, d'un livre intitulé J'ai un accent. Et alors, chez Michel, la fois un attendant, Monique, qui est à Marseille. Bonjour, Monique.
Bonjour, M. Bourdin. Moi, j'ai l'accent.
Je l'entends, Monique. Je l'entends et nous les montrent cet accent du Midi, cet accent du Sud, Monique. Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ce matin ?
Alors, M. Bourdin, simplement, merci pour ce parcours. Oui. Un beau parcours avec vous tant d'années. Oui. Merci pour tout ce qu'on a pu vivre par votre professionnalisme parce que vous êtes un excellent journaliste. Je vais vous dire que je vous ai découvert en 2018 avec les Gilets jaunes. que j'avais témoigné pour les retraites. Donc, après, j'ai été contactée à plusieurs reprises. Oui. Et puis, le 1er janvier 2019,
c'est Victor Jouanin qui m'a interviewé.
Ah bon ?
À la maison. Oui, petit parcours avec vous, excellent. Et j'avais fait la matinale du 2 janvier, la reprise de vos vacances de Noël. Donc, ça, on ne peut pas oublier. Et le jour que je vous ai découvert à la télé, il y avait une rubrique de M. Magnin qui était professeur Magnin
ou je ne sais plus. Oui, professeur Magnin, oui, tout à fait.
Écoutez, fou rire, quoi. Fou rire, je ne vais plus lâcher, quoi.
Bon, bon. Et vous regardez la télé ou vous écoutez la radio, Monique ?
Maintenant, je vous regarde la télé.
Maintenant, vous regardez la télé. RMC Découverte le matin. La chaîne 24, Monique.
Voilà. Moins vous voir, plus vous voir. Si on va vous voir de 8h30 à 9h, je crois.
Voilà. Voilà, tout à fait. Oui, non, tout à fait. 8h30, 9h, évidemment, avec l'interview politique le matin.
C'est ça. C'est exactement ça. Donc, on essaiera de rester fidèles mon purin.
Bon. Merci beaucoup, Monique. Merci vraiment.
Et continuez comme ça.
Je vous embrasse, Monique. Merci, monsieur Bourdin. Une bonne journée. Au revoir. Au revoir, Monique. Il est 6h39. Allez, Michel Feltin-Palace est avec nous dans deux minutes. A tout de suite.
RMC, 6h09. Votre indirecte.
Il est 6h42. J'ai un accent. Et alors ? Michel Feltin-Palace, bonjour. Merci donc d'être avec nous. Vous êtes spécialiste des langues régionales, rédacteur en chef à l'Express, co-auteur avec Jean-Michel Apathy d'un livre intitulé J'ai un accent. Et alors ? Chez Michel Laffont, J'ai un accent. Et alors ? Jean Castex a déjà appris à ses dépens qu'il ne fallait pas trop avoir l'accent. L'assam ? Ou l'accent ? Comme on veut. Il y en a des accents. Bon. Accent du Sud. Jean Castex est originaire du Gersh. Il était jusqu'ici maire de Prades dans les Pyrénées-Orientales, conseiller départemental. Il a pris la parole vendredi soir.
Tout le monde s'est rendu compte qu'il avait l'accent, les commentaires sur les réseaux sociaux. Un sacré accent du Sud, un accent chantant, voire terrible. Oh putain, cet accent ! C'est chelou, un ministre avec un accent du Sud-Ouest. Il a le même accent que Maïté. Voilà ce que j'entends. Enfin bon. ici et ce que nous avons entendu ici ou là. Dites-moi, avoir un accent, c'est un côté péjoratif pour certains. Est-ce que c'est un marqueur social ? Oui, tout à fait. Mais il faut déjà dire une chose. Tout le monde a un accent. Oui. J'ai un accent, vous avez un accent. Oui, ça je sais. Édouard Philippe avait un accent. Édouard Philippe avait un accent. Bien sûr.
L'accent, c'est simplement la manière de parler. Donc dès qu'on parle, on parle avec un certain accent. Oui. Il se passe qu'en France, l'accent de Paris, plutôt un des accents de Paris, plus exactement l'accent de la bourgeoisie d'Île-de-France, a réussi l'exploit de faire croire qu'elle n'avait pas d'accent. C'est aussi idiot que si moi qui suis de souche européenne disons, je disais à Noir, toi tu as une couleur de peau, pas moi. C'est idiot.
Alors effectivement, parce qu'on est en France, le mépris des accents, c'est à la fois un mépris géographique, le mépris de Paris vis-à-vis des régions, de la province, mais aussi un mépris social parce que si vous observez ce qui est devenu l'accent standard, ça c'est l'accent du peuple parisien. Et donc vous apercevez qu'en fait c'est un enjeu de pouvoir et que c'est la bourgeoisie d'Île-de-France qui a réussi à imposer sa manière de parler et a discrédité d'emblée toute personne qui ne parle pas de la même manière.
Et le pauvre Jean Castex, simplement parce qu'il ne parle pas avec l'accent traditionnel du pouvoir, a été déconsidéré comme s'il y avait une équivalence entre le mauvais accent entre guillemets et l'incompétence. Est-ce que c'est pénalisant pour certains ? Bien sûr, c'est pénalisant. Oui, j'imagine. Il y a des tas de métiers. Même professionnellement. Mais bien sûr. Regardez, nous sommes journalistes, vous et moi. Combien de personnes s'expriment à la télé, à des postes très valorisés, présentation de journaux, édite de la liste politique, sans avoir le bon accent entre guillemets. La seule exception, c'est Jean-Michel Apathy. C'est pour ça qu'on a fait le livre ensemble.
On peut être en désaccord avec ce que dit Jean-Michel Apathy. Mais au moins, il est jugé sur le fond. Et c'est ce qu'il faudrait faire. Toute personne doit être jugée sur ce qu'elle dit et non pas sur la manière dont elle parle. Cette règle sainte, on ne commande pas la couleur des yeux de Jean Castex. On ne commande pas sa coupe de cheveux. On va le juger sur ce qu'il fait. Mais le fait qu'il ait un accent tout d'un coup... On l'a tous vécu. Moi, quand je suis arrivé, on l'a tous vécu. Quand je suis arrivé à Paris, j'avais plus... Vous n'avez plus l'accent initial. Et je l'ai un peu perdu parce que je vis à Paris. Mais dès que je revis dans mes Cévennes, je reprends l'accent.
Enfin, je reprends l'accent. Oui, vraiment, franchement, comme quoi, c'est l'environnement qui compte. L'environnement et la pression sociale. Et la pression sociale. Regardez, par exemple, les grands patrons du CAC 40. Regardez les grands intellectuels. Regardez BHL, Michel Onfray, etc. Michel Serres, qui était l'exception. Il avait l'accent d'Agin aussi. Il lui aussi était Gascogne. Vous savez ce que disait Michel Serres ? Michel Serres disait qu'il avait dû attendre 60 ans avant d'être pris au sérieux. Michel Serres a été rétrogradé du concours de l'irrigation en raison de son accent. C'est terrible.
Moi, j'ai recueilli des témoignages pour ce livre une jeune femme d'Avignon qui vient pour l'agrégation de l'être classique. Concours extrêmement difficile. Elle prend la parole juste pour se présenter. Et vous savez ce que lui dit le président du jury ? Non. Tiens, je ne savais pas que Mireille Mathieu prétendait à l'agrégation de l'être classique. Vous imaginez ça ? Donc vous avez des millions de gens en France. C'est une discrimination insupportable. On a fait un sondage pour ce livre. Oui. 10 millions de personnes en France sont discriminées professionnellement en raison de leur accent. Soit au moment des concours, soit dans leur carrière professionnelle.
il y a des pertes de salaire quand vous avez un métier exposé. On va le donner à votre collègue qui a le bon accent entre guillemets. 20 millions de personnes sont moquées quotidiennement dès qu'elles prennent la parole. Vous arrivez dans une réunion, vous êtes un commercial, vous présentez votre projet, tout le monde se marre. C'est tout à fait anormal. Imaginez que ce soit la même chose parce que vous êtes juif, parce que vous êtes une femme, parce que vous êtes homosexuel. Mais on se marre. C'est une discrimination. Beaucoup de l'accent du sud-ouest ou du sud-est. Et du nord. L'accent du sud. Et de l'est.
Un jeune de Seine-Saint-Denis, d'un quartier difficile, comme on dit publiquement, il est parisien, il est francilien, comme vous et moi. Dès qu'il prend la parole, dans une réunion, on va dire non, ça n'est pas possible. Les gens ne sont pas jugés sur ce qu'ils disent, comme ça devrait être le cas, mais sur la manière dont ils s'expriment. Et ça perdure. Et ça perdure, bien sûr. Ça se renforce même. Ça se renforce. Oui, parce que vous avez une sorte d'unité. Toutes les télévisions, toutes les gens qui ont déposé cette responsabilité, 99% d'entre eux, parlent de la même manière.
Donc, c'est une fausse équivalence qui se fait entre eux, puisque les gens sérieux parlent tous comme ça avec l'accent standard, si on n'a pas l'accent standard, on n'est pas sérieux. C'est complètement stupide. C'est la glottophobie. Ça s'appelle de la glottophobie. C'est le fait de ne pas aimer quelqu'un en raison. Discrimination par l'accent. Discrimination par l'accent. De sa manière dont il parle. C'est la même chose que l'homophobie, la xénophobie. C'est pour montrer que c'est le même principe. Vous reprochez à quelqu'un ce qu'il est et non pas ce qu'il fait. C'est pour ça que c'est, à mon avis, un sujet plus sérieux qu'on ne le croit souvent. Bien.
Et tout de suite, c'est l'accent du Sud, l'accent rugby, l'accent rocailleux, l'accent fin bon, etc. Tout de suite, tout de suite, tout de suite, on remarque l'accent dans le moindre commentaire. Mais attendez, même les journées, ils se font ces commentaires-là. Les premiers à se moquer de l'accent des autres. Naturellement. Imaginez que le bon accent tout d'un coup soit l'accent alsacien. Imaginez. Il y a beaucoup de gens ici sur ce plateau et ailleurs en France qui ne pourraient plus faire carrière. Imaginez qu'on vous dit vous n'avez pas l'accent alsacien, vous êtes ridicule.
Les gens comprendraient tout d'un coup que c'est tout à fait anormal et que c'est une discrimination qui n'est pas la plus grave, mais elle n'est pas reconnue comme une discrimination. Je vais vous dire, quand j'ai commencé ce métier, j'étais journaliste sportif et je me souviens très bien dans la rédaction d'RTL, on disait ah bah oui, tu es journaliste sportif, tu as de l'accent, c'est bien que tu sois au sport, tu ne pourrais pas faire de la politique ni de la politique étrangère. Mais sûr, je me souviens de ça. Et même, on m'a collé au rugby, je n'y connaissais pas grand chose au rugby, je connaissais beaucoup mieux le football, on m'a collé au rugby parce que j'avais l'accent du Sud.
Uniquement pour ça. Ce sont des connotations complètement publiques. Uniquement, parce que c'était l'image, uniquement. C'est la France, très centralisée et avec une ville qui se sent supérieure aux autres et c'est tout à fait normal. Mais on n'arrive pas à lutter contre cela ? Eh bien écoutez, je fais un petit livre, je ne suis pas sûr de changer la situation à moi tout seul. Mais bien sûr, il faut en parler, je vous remercie beaucoup de cette invitation. Peut-être l'arrivée au Amatignon de Jean Castex sera-t-elle évoluée la situation ? Exactement.
Voilà, on a besoin de symboles mais il faut effectivement le jour où les grands journaux de télévisée seront présentés avec l'accent de Marseille, le jour où à la comédie française, on pourra avoir quelqu'un qui joue Lorenzo Chua avec l'accent corse, Rémus jouait Molière, qui aujourd'hui avec l'accent provençal a droit au grand rôle. C'est fini. Donc on a beaucoup régressé. Et j'espère, il faut des symboles à la télévision, au cinéma, chez les grands patrons, chez les intellectuels pour changer et qu'on juge enfin les gens sur ce qu'ils disent et non pas sur la manière dont ils s'expriment. Eh bien merci et Michel Feltin-Palace, j'ai un accent. Et alors, chez Michel Laffont. Merci beaucoup.
Catherine est avec nous dans le Var. Bonjour Catherine.
Bonjour Jacques.
Bonjour. Ça va Catherine ? Vous venez nous dire un petit bonjour.
Oh super. Alors pardonnez-moi, j'ai une extension de voix.
Ah, ça arrive.
Et je suis bavarde. Alors croyez-moi, je suis puni.
C'est vrai. J'imagine, oui. J'imagine. D'habitude,
je mets ma langue à sécher quand je suis fait trop parler. Mais là, bon, je voulais vous dire, Jean-Jacques, là vous allez illuminer ma journée, vraiment. Merci. C'est un grand bonheur. Merci. Et puis, je voulais vous dire, j'ai 70 ans, j'ai quatre petits-enfants qui m'appellent la Mamie Fingueuse et j'ai le cœur qui bat parce que j'ai osé vous appeler aujourd'hui et je vous ai à l'antenne. Alors ça me fait un plaisir fou.
Moi aussi, ça me fait un plaisir fou, Catherine. Moi aussi.
Alors je voulais rajouter vraiment, vous avez une émission extraordinaire. Merci Catherine. Vous rentrez, vous allez vraiment vous ruer dans les brancards pour vraiment des causes prioritaires mais avec toujours beaucoup de sensibilité de pédagogie et surtout d'humour. Voilà.
Merci beaucoup Catherine. Merci.
Je vous adore ainsi que toute votre équipe et je vous souhaite dans quelques temps la retraite la meilleure possible.
Je ne suis pas à la retraite Catherine parce qu'à la rentrée je vais continuer à présenter cette interview politique et à réaliser cette interview politique qui est importante d'autant plus que la présidentielle
approche. Écoutez, je suis bien d'accord avec vous. Voilà.
Donc il va falloir poser les bonnes questions. Merci beaucoup. Merci Catherine.
Et ne rien lâcher. Je me permets de vous embrasser.
Moi aussi je vous embrasse Catherine. Moi aussi.
Merci de m'avoir eu à l'antenne.
Merci Catherine. Bonne journée. A bientôt. Au revoir Jean-Jacques. Au revoir Catherine. Il est 6h52.
On va aller à la plage pour parler sport aquatique avec Anthony Morel. On connaissait le surf normal. Anthony Morel fait tout mieux que les autres. Il a mieux. Le surf volant. Vous saurez tout. Des nouveaux sports aquatiques qui vont cartonner cet été. C'est avec Anthony Morel dans un instant.
RNC. RNC.
C'est déjà demain.
Allez Anthony Morel. Oui c'est la musique écoutée avec Anthony qui entre en musique sur scène. Avec quoi ? Avec un mini scooter sous-marin. Mais oui c'est ça. Un petit appareil qui va cartonner sur les plages cet été. Qui va permettre à n'importe quel nageur du dimanche comme moi comme vous peut-être je ne sais pas. En tout cas comme moi. de se transformer quasiment en super-héros sous-marin en Aquaman. C'est-à-dire que vous le mettez comme ça devant vous et vous allez être tracté comme une torpille. Ça ressemble à un gros drone on va le dire comme ça. Vous avez deux hélices une de chaque côté des poignets deux boutons vous appuyez dessus et on va vous tirer vous propulser sous l'eau.
Je vois les images. Sous l'eau il faut être équipé quand même. Il faut être équipé non ? Un masque au moins un tuba.
Vous pouvez l'utiliser pour faire du snorkeling vous savez de la plongée du snorkeling c'est avec un masque de plongée un tuba vous restez en surface ou alors vous pouvez le faire un peu plus profondément les plongeurs par exemple peuvent descendre jusqu'à 40 mètres avec un appareil comme celui-ci puis on peut ajouter une petite caméra à l'avant pour filmer ces exploits sous-marins donc voilà c'est les appareils on appelle ça des mini scooters ou des mini propulseurs sous-marins on trouvait ça c'est ce qu'on m'a dit en tout cas parce que j'ai pas de yacht mais à l'arrière des yachts à une époque et maintenant en fait ça devient grand public c'est au CES de Las Vegas que je l'avais repéré celui-ci et c'est le plus petit le plus léger du monde ça pèse 3 kilos donc ça tient dans une valise dans un sac sans aucun problème pour aller à la plage il faut 14 sacs aujourd'hui c'est l'équipement il faut tout travailler non mais après si vous voulez parce que ça coûte un petit peu cher aussi ça coûte un peu 800 euros ah oui mais en fait c'est le genre d'objet qu'on va pouvoir on va louer ça par exemple sur une base nautique à l'heure ou à l'après-midi c'est pas forcément pour l'acheter autre tendance ça s'appelle le white shark le requin blanc le requin blanc on trouve ça en France on le trouve c'est distribué par une entreprise de Fréjus oui c'est ça je crois que c'est du côté de Fréjus autre tendance qu'on voit émerger depuis quelques étés le surf volant ah oui alors ça moi j'aime beaucoup ce qu'on appelle les e-foils vous savez les foils c'est ces ailes ces ailerons sous-marins qu'on utilise pour les bateaux de compétition et notamment et qui donnent l'impression qu'ils volent au-dessus des flots et bien là c'est exactement la même chose mais avec un surf donc vous avez une aile sous-marine on se retrouve avec un peu l'overboard de Marty McFly dans Retour vers le futur le surf volant qui a fait rêver tous les gamins à l'époque donc en gros le surfeur a une petite télécommande dans la main il appuie sur un bouton et il va se surélever à quelques dizaines de centimètres au-dessus de l'eau et donc là vous avez l'impression de voler en fait ça donne des sensations absolument incroyables et ça permet de surfer alors je mets des guillemets à surfer parce que les puristes diront c'est pas du vrai surf mais de surfer sur une eau où il n'y a pas de vague sur un étang ou sur un lac par exemple c'est pas exactement la même discipline en réalité mais c'est un sport aquatique qui commence à prendre son envol si on peut dire vous avez aussi une planche particulière un jet ski volant alors les jet skis oui absolument et alors je voulais en parler parce que c'est Francky Zapata quand je vous disais qu'il fallait trois remorques oui c'est vrai c'est vrai qu'il faut avec Anthony Morel il faut un smir mort quasiment pour partir en vacances c'est Francky Zapata dont on a beaucoup parlé pour sa planche volante il a aussi mis au point un jet ski donc là pour le coup vous êtes assis c'est quand même un petit peu plus confortable et vous êtes hydropropulsé par un tuyau à l'arrière du jet ski ah mais c'est génial là pour le coup si vous tombez vous tombez dans l'eau c'est pas très très grave non mais bon ça va ça peut apprendre de toute façon tous ces appareils vous tombez dans l'eau c'est pas très grave non mais il faut il faut se former évidemment il faut apprendre un petit peu à utiliser tous ces appareils il faut se former à tomber bah oui il faut se former à tomber évidemment vous imaginez les sensations là quand vous sautez vous êtes à 3 mètres au-dessus de l'eau à faire des figures vous vous prenez pour un dauphin c'est incroyable non mais oui le fly ride ça s'appelle et je te laisse y aller avant moi ça coûte 50 000 euros je te montre vrai 10 000 euros seulement seulement tout va bien les vacances avec Anthony Morel mais vous voulez nous Aline Aline Aline
oui je suis là
ah vous êtes là Montigny-les-Cormeilles c'est dans le Val-de-Oise Aline vous êtes auditrice ou téléspectatrice le matin ?
les deux
les deux la radio la télé
oui quand j'emmène mon compagnon je vous écoute à la radio et quand je rentre je mets la télé
bon bon ben Aline heureux heureux de vous savoir là vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec ma chère Aline merci beaucoup et on vous embrasse passez une belle journée merci beaucoup Aline merci au revoir