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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 11 septembre 2025 27 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleTravail & emploi

Julien Odoul : "L'extrême gauche pourrit toutes les manifestations !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 25:16OuverteRéponse directe

    Comment est-ce qu'on peut faire pour arrêter cette violence de manifestation en manifestation ?

  • 18:05OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les consignes des forces de l'ordre ?

  • 20:29RelanceÉludée

    Est-ce qu'il y a un phénomène d'accoutumance quand on laisse faire la scène qu'on voit là ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:05Locuteur 10Fait
    « ce n'est pas les forces de l'ordre qui ont blessé, ce sont plutôt les militants et militants d'extrême-gauche qui se sont adonnés à leur passe-temps favori, c'est-à-dire la dévastation, le chaos, et dénaturer tous les mouvements sociaux. »
  • 0:19Locuteur 10Fait
    « J'ai pas vu beaucoup de drapeaux français, alors c'était quand même un mouvement de contestation sociale, bien français, à l'origine, spontanément français, récupéré par les adorateurs du Hamas. »
  • 0:42Locuteur 10Fait
    « c'est pourri par l'extrême-gauche. Jean-Luc Mélenchon, évidemment, et ses amis étaient en première ligne »
  • 13:15Locuteur 7Chiffre
    « Il y a eu une mobilisation qui était une mobilisation importante, de près de 200 000 sur l'ensemble du territoire. »
  • 17:37Locuteur 10Chiffre
    « On dit 80 000, c'est ça, c'est que vous l'entendez ? 80 000 agents de l'Ordre. »
  • 21:53Locuteur 10Chiffre
    « Depuis les Gilets jaunes, et un certain nombre de casse et de dégradation, etc. Et le versement, en gros, de 17 milliards à l'époque. »
  • 26:09Locuteur 10Fait
    « il faut, quand c'est possible, les interdire, quand c'est possible, les assigner à résidence, les démanteler... Ça s'appelle la loi efficaceur »

Temps de parole

  • Locuteur 1035 %
  • Locuteur 725 %
  • Locuteur 815 %
  • Locuteur 912 %
  • Locuteur 26 %
  • Locuteur 14 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur 10

Visiblement, ce n'est pas les forces de l'ordre qui ont blessé, ce sont plutôt les militants et militants d'extrême-gauche qui se sont adonnés à leur passe-temps favori, c'est-à-dire la dévastation, le chaos, et dénaturer tous les mouvements sociaux. Ce qu'on a vu aujourd'hui, ça a été des groupes d'antifa, ça a été des punkachiens, ça a été des militants de la France insoumise, ça a été des militants pro-amas aussi. J'observe qu'il y a eu plus de drapeaux palestiniens que de drapeaux français. J'ai pas vu beaucoup de drapeaux français, alors c'était quand même un mouvement de contestation sociale, bien français, à l'origine, spontanément français, récupéré par les adorateurs du Hamas.

Donc très clairement, c'est la confirmation, malheureusement, qu'à chaque fois qu'il y a une mobilisation, une manifestation, c'est pourri par l'extrême-gauche. Jean-Luc Mélenchon, évidemment, et ses amis étaient en première ligne, et c'est dommage pour les Français qui, en tout cas, voulaient exprimer leur rejet et leur halbol à la fois d'Emmanuel Macron et de sa politique.

0:57
Locuteur 9

La situation très particulière. On va entendre en direct, dans quelques secondes, peut-être, Bruno Rotaillot, qui est le ministre d'un gouvernement démissionnaire, mais qui est encore aux affaires et qui affronte ça.

1:07
Locuteur 10

Oui, et qui voudrait rester, Bruno Rotaillot, au gouvernement. C'est un élément supplémentaire qui s'ajoute à l'équation déjà extrêmement compliquée du nouveau Premier ministre. Il doit effectivement trouver une majorité à minima. Et encore une fois, c'est un facteur qui s'ajoute. Je vois votre titre, qui sont les bloqueurs. Je voudrais juste dire qu'on pourrait écrire qui sont les bloqueuses. J'ai été frappée par ce que disait la procureure tout à l'heure. Il y a un phénomène nouveau émergent, c'est qu'il y a beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes femmes.

Et c'est peut-être un enjeu, d'ailleurs, pour vous, parce qu'aux dernières élections législatives, il y a eu des études de genre qui ont été faites et on a vu que les femmes votaient plus à gauche et à l'extrême gauche que les hommes. Et moi, j'ai été très frappée d'abord par la jeunesse, une jeunesse qui ne croit plus au syndicat, qui ne croit pas du tout, qui n'est pas forcément mélenchoniste, qui ne vote pas forcément Jean-Luc Mélenchon, c'est ce que je veux dire, et qui ne croit surtout pas à la manifestation classique des syndicats du 18 septembre.

Il pense que la violence sociale, telle qu'il l'aperçoit, c'est intéressant quand même cette jeunesse, qui perçoit un monde avec une violence sociale à laquelle il faut répondre, pense-t-il, et c'est désolant, mais c'est comme ça. Il faut le prendre en compte, il faut aussi l'analyser, qu'il pense qu'il faut répondre à la violence sociale par la violence tout court.

2:28
Locuteur 9

Vieille affaire, les femmes plus égaux, je ne sais pas si vous vous rappelez, François Mitterrand, qui dit toujours qu'il aurait été élu en 1974 si seuls les hommes avaient voté. Il s'est rattrapé sept ans plus tard. Guillaume Farn, là-dessus, un mot, j'entendais effectivement, d'ailleurs, je suis une black bloc aussi, un tiers de femmes à peu près. Qu'est-ce qu'on sait des black blocs en l'occurrence ? Alors, on va voir aussi les images de violence, là, c'est tout à fait pacifique, mais il y avait à Nantes, à Rennes, dans beaucoup de villes, des images parfois extrêmement violentes.

2:52
Locuteur 8

D'abord qu'il faudra en parler au singulier, parce que ça désigne un mode opératoire et pas une organisation constituée. C'est-à-dire qu'il n'y a pas l'organisation des black blocs avec un chef à sa tête qui se serait pressionné comme tel. C'est une tactique, le black bloc, qui vise à tenir la rue par la dégradation, l'incendie volontaire, le tag, l'affrontement, évidemment, avec les forces de l'ordre, puisqu'il recherche la confrontation violente. Et les études qui ont été réalisées sur ce mode opératoire montrent qu'effectivement, c'est structurellement, au moins depuis qu'il a émet le black bloc, à émerger plutôt en marge, d'ailleurs, des grands sommets internationaux.

C'est comme ça qu'on le voit au début des années 2000. C'est une grosse vingtaine d'années, le black bloc. Il y a un tiers de femmes, à peu près. Voilà. Ça, c'est assez bien documenté. Qui est là dans la rue ? Qui manifeste ? Aujourd'hui et depuis ce matin, c'est plutôt la mouvance dite ultra-gauche. Ce qui est assez caractéristique aussi de l'évolution de ce mouvement, depuis qu'il y a eu les premiers appels au mois de mai, que ces appels se sont un peu densifiés, formalisés, stabilisés au mois de juillet. Et d'abord, c'était plutôt une mouvance qui était plus proche de l'ultra-droite, de la sphère complotiste.

Il y avait d'anciens gilets jaunes ou gilets jaunes actuels qui n'ont jamais non plus admis le fait que ce mouvement s'était sinon éteint, en tout cas très dévitalisé après la fin de l'année 2019. Il y avait des antivax. Il y avait des gens qui avaient parti au convoi de la liberté, si vous vous en souvenez. On était sur cette sphère-là qui a très mal vécu une chose, c'est l'appel de Jean-Luc Mélenchon et cette récupération-là. Donc ça a changé dans la philosophie.

4:22
Locuteur 9

On se retrouve dans un très court instant et notamment pour entendre Bruno Rotaillois tout de suite.

4:26
Locuteur 2

Votre programme avec la nouvelle Mazda 6i 100% électrique. Votre programme avec PLOD. Prise de notes et compte-rendu automatisé. PLOD.AI

4:49
Locuteur 10

Un jour, ils entrent à l'être à 4. Un autre, ils ralentissent le pas. Chaque jour, ils vivent un marathon au rythme d'un 100 mètres. Les hospitaliers prennent soin de tous. Depuis plus de 65 ans, la Mutuelle Nationale des Hospitaliers prend soin d'eux. À la MNH, chaque adhérent peut élire ses représentants. Votez. MNH. Créé par et pour les hospitaliers.

5:14
Locuteur 1

Ah, j'ai une touche. Hein ?

5:16
Locuteur 6

Quoi ? J'ai une touche ? J'ai un entretien pour le job !

5:20
Locuteur 2

Avec l'app Hello Work, suivez l'avancée de vos candidatures partout, tout le temps. Hello Work. Notre job, vous aidez à choisir le vôtre. Demande combien venez de voiture.

6:16
Locuteur 3

Vendez votre voiture pour le faire pour vous le dire. Saisissez simplement les détails de votre voiture et obtenez le prix de vente. Obtenez le meilleur prix sur vendez-votre-vauture.fr

6:24
Locuteur 10

Je me dis mais c'est fou que quelque chose que j'ai pensé seul dans mon atelier, les gens l'utilisent au quotidien. Voici Super Ceramics propulsé par Shopify. Ici la cuisine, ultra fonctionnelle, dernière plaque Electrolux, super résistance aux rayures. On passe au salon ?

6:41
Locuteur 3

Juste une petite question, la cuisine c'est qui ?

6:43
Locuteur 10

D'Arty. Non, mais la cuisine c'est qui ?

6:46
Locuteur 3

D'Arty. Ils l'ont même installée.

6:47
Locuteur 10

Ils n'ont pas compris. Et oui, D'Arty fait aussi des cuisines, avec un choix incomparable de cuisine et d'électroménager de grandes marques. Et en plus, la pause est offerte.

6:55
Locuteur 6

Ce n'est pas parce qu'avec Alliance il a une bonne assurance scolaire que le père de Louise l'a envoyé en sortie au musée. Même si, heureusement, il a une bonne assurance scolaire. Un an d'assurance scolaire offerte pour toute souscription d'un contrat d'assurance auto ou Habitation Alliance.

7:11
Locuteur 1

L'autre jour, j'ai eu un problème de voiture en pleine forêt. J'avais super peur de croiser la Dame Blanche. Ma darande répondait pas hôtel, ma coloc était en date. J'ai même failli appeler mon chat en visio, quoi.

7:20
Locuteur 10

Rassurez-vous, à la Maïf, on prend le temps qu'il faut pour vous aider. On n'a pas de chrono ni de durée d'échange limitée. Maïf, assureur militant. On devait accueillir Sophie Marceau, mais elle est malade. Mais t'es malade, toi. T'es conflé dans le monde. Je suis une femme, je suis vivante. Enfin, tu touches un peu quand même.

7:40
Locuteur 5

Mais, mais, c'est moi.

7:43
Locuteur 10

C'est bon de décommander. Avec Uber Eats. Oh, j'ai pas de réseau, impossible d'écouter ma messagerie. Vous pouvez pas écouter votre messagerie ? Waouh, comment vous savez ?

8:01
Locuteur 1

Vous venez de le dire à votre. Ah oui, c'est vrai.

8:03
Locuteur 6

Nous avons une solution. Soch, avec ses forfaits mobiles à partir de 1,99€ par mois sur le réseau mobile Orange. C'est super !

8:09
Locuteur 9

Et vous, quand est-ce que vous pâchez ces choses ? Soch, vous n'avez aucun message. Ah !

8:14
Locuteur 1

Vous avez choisi cette monture de lunettes parmi 280 montures de lunettes. Pour soigner votre stress, vous avez choisi les médecines douces. Et après ça, vous ne pourriez pas choisir votre niveau de couverture santé ?

8:24
Locuteur 2

À la Matmut, votre mutuelle santé s'adapte à vos besoins et à votre budget. Et ça, c'est plus juste pour tous. Matmut, élu marque de l'année 2025.

8:31
Locuteur 10

Centre de test hybride Nissan. Profitez du Nissan Qashqai à partir de 29 000 euros. Waouh, c'est immense ! Mais mon canapé ne va pas paraître tout petit là-dedans ?

8:57
Locuteur 4

Je m'imagine bien dans ce jardin. Je m'imagine moins le tourne, par contre.

9:01
Locuteur 10

Juste à côté de l'école. Parfait. Mais pour le bruit, ça existe du triple vitrage ?

9:06
Locuteur 4

Super, proche de tout. Oh là, un peu trop proche de mon ex-socie.

9:10
Locuteur 10

Je me vois bien au dernier étage, mais pas trop quand même. On a tous notre idée du bien idéal. Trouvez le vote sur SeLoger, avec en ce moment près d'un million d'annonces. SeLoger, la pimo préférée des Français. Téléchargez l'app. Chez Amazon, plus de 50% des commandes sont désormais livrées avec moins d'emballages. Voir sans aucun emballage additionnel. Le changement se vit au plus près de chez vous, sur le pas de votre porte.

10:03
Locuteur 1

Cool, il y a du fruit dedans. Ah, il y a de la bière aussi. Et c'est sans alcool. Regarde, des fruits, on en parlait il n'y a pas deux minutes. Dlingue ! Tous les prétextes sont bons pour trinquer.

10:17
Locuteur 10

Tourtel Twist, c'est la gourmandise du jus de fruits, la fraîcheur de la bière, et c'est sans alcool. Tourtel Twist, ça rapproche.

10:29
Locuteur 1

Faire deux choix ? C'est aussi loin que je me souvienne. Non.

10:40
Locuteur 10

Dites-moi tout. Enfin, une décision facile à prendre. Pendant les instants Volkswagen, l'Apollo est à partir de 129 euros par mois.

10:58
Locuteur 9

Y'en a pas. Et voici en direct Bruno Rotaillot.

11:01
Locuteur 7

C'est convainc. Nouvelle réunion de la cellule interministérielle de crise, qui cette fois-ci a été présidée par Sébastien Lecornu, nouveau Premier ministre. Cette réunion nous a permis justement d'échanger, de faire le point avec l'ensemble des services. Beaucoup de très nombreux ministres qui ont été impliqués, transport, lycée, enseignement supérieur, santé, etc. Et puis, bien entendu, les forces de sécurité, nos services de renseignement pour faire le point sur cette journée qui continue encore, puisque toutes les manifestations n'ont pas été disloquées.

Il y a des assemblées générales qui vont se tenir dans la soirée et qui devront décider d'un certain nombre d'actions dans les jours à venir ou non. Un certain nombre d'assemblées générales se sont déjà tenues. Et on voit qu'il y a une volonté parfois de vouloir poursuivre demain ou dans les jours prochains le mouvement. Qu'est-ce que l'on peut dire dans les grands enseignements qu'on peut tirer de cette journée qui était très très longue ? Il a commencé à l'aube et, encore une fois, elle se poursuit. D'abord, peut-être la mise en échec de celles et ceux qui voulaient bloquer le pays. Eh bien, nous avons précisément mis en échec cette stratégie et les bloqueurs n'ont pas bloqué la France.

Il y a eu de très très nombreuses tentatives, des tentatives qui ont parfois été violentes, je l'ai déjà indiqué ce matin. Mais grâce à la réactivité aux instructions qui avaient été données aux forces de l'ordre, force est restée justement à la loi. Et on a vu un certain nombre d'images, nos forces de l'ordre ont été très très réactives et ont justement empêché le blocage du pays à travers des actions qui ont été réparties sur l'ensemble du territoire et à travers des actions, justement, sporadiques qui, parfois, ont revêtu un aspect très violent. Donc, l'autre enseignement, celui que l'on pressentait, c'est qu'il y a eu une forme de confiscation, de détournement de cette mobilisation.

Il y a des compatriotes qui ont eu une colère, des fins de mois difficiles, qui peuvent légitimement exprimer. Mais on voit bien qu'il y a eu ce détournement, notamment par le mouvement d'extrême gauche et d'ultra gauche. Il y a eu une mobilisation qui était une mobilisation importante, de près de 200 000 sur l'ensemble du territoire. Paris, c'est Paris seulement, ça n'est pas la petite couronne, ça n'est pas la grande couronne, c'est à peu près 14 000. Le préfet de police nous indiquait que pour Paris, c'est finalement assez peu.

Si nous, on compare ce chiffre de moins de 200 000 à ce qu'on appelle les JNA, les Journées Nationales d'Action, d'Action Sociale notamment, la moyenne, la jauge est habituellement à hauteur de 250 000. Et une des manifestations que l'on peut prendre, non pas comme référence, mais entre les deux tours des législatives qui avaient un mot d'ordre aussi, qui réunissaient d'ailleurs cette mouvance extrême et ultra gauche, nous étions donc à l'époque à 280 000, je crois, donc ça situe l'ordre de grandeur de la manifestation. Pour beaucoup, et notamment la mouvance dont j'ai parlé, c'était cette idée de pouvoir monter en pression, de faire un tour de chauffe avant le 18 septembre prochain.

Les manifestations, bien sûr, notamment les rassemblements, les cortèges, pour ceux qui avaient été déclarés, nous avons vraiment essayé et nous avons fait en sorte que les manifestations puissent se dérouler en bon ordre et surtout de façon pacifique pour celles et ceux qui voulaient manifester leur point de vue. Et c'est totalement normal, je le comprends parfaitement en France, mais nous avons assuré leur sécurité. C'est important. Il y a eu des policiers qui ont été blessés, il y a eu un policier, un CRS, qui a sauvé sans doute la vie d'une jeune femme, c'était à Bayonne, qui est tombée dans la Dour.

Je veux quand même le dire pour remercier à travers ce policier, mais aussi l'ensemble de nos forces de sécurité intérieure, les policiers évidemment, et puis les gendarmes qui ont vraiment été admirables. Ils ont commencé tout ce matin. Pour beaucoup d'entre eux, ils continuent, et je voudrais dire avec et entouré des deux directeurs généraux de la police nationale et de la gendarmerie nationale, qu'à nouveau, nous sommes très reconnaissants vis-à-vis de ces hommes et de ces femmes qui sont en première ligne pour protéger notre pays. Voilà ce que je voulais vous dire sur le point.

Je pense que j'ajouterais néanmoins qu'en matière de mobilisation, on a bien vu qu'il y a eu énormément de jeunes, étonnamment de jeunes lycéens. Un certain nombre de députés, d'ailleurs, n'ont pas hésité à faire le tour de lycées pour mobiliser ces lycéens pour qu'ils sortent de leur lycée. Et on a bien vu, comme vous avez pu les voir sur les images, qu'il y avait une proportion de la jeunesse qui était une proportion relativement importante à travers le deuxième moment de la journée. Le premier moment, c'était ces actions sporadiques, violentes, de blocage. Et le second moment, c'était les cortèges, les manifestations, comme j'ai pu le dire il y a quelques instants.

Vous connaissiez les instructions que j'avais indiquées, que j'avais données aux forces de l'ordre. Elles étaient très claires. Ne pas tolérer ni de violence, ni de dégradation de biens, ni d'atteinte, évidemment, aux personnes. Faire en sorte que les blocages soient débloqués le plus rapidement possible. C'est ce qui s'est passé sur l'ensemble du territoire national. Et je voudrais vraiment les en remercier. Au moment où je vous parle, des assemblées générales se sont déjà terminées, d'autres se poursuivent. Un certain nombre de cortèges, de rassemblements n'ont pas été totalement disloqués. Donc on est très mobilisés, on reste extrêmement prudents, très vigilants.

Et nous verrons dans les heures à venir les consignes qui ont été données pour envisager d'éventuelles poursuites de ce mouvement. Je vous remercie de votre attention.

16:55
Locuteur 9

Et voilà donc la déclaration du ministre de l'Intérieur, Elisabeth Martichoux, qui salue le fait que le blocage a été très limité, qu'ils ont réussi à limiter ce blocage.

17:07
Locuteur 10

Oui, nous avons mis en échec important pour Bruno Retailleau parce qu'il a été entaché par le fiasco, vous le rappelez, de l'encadrement policier de la Ligue des Champions en juin. On lui avait reproché et son absence de paille à ce moment-là, et un défaut sans doute de préparation, d'anticipation. Je ne sais pas ce que dirait Guillaume Farnes. Mais en tout cas, ça lui avait été reproché. Et là, ce soir, après avoir déployé un nombre considérable de policiers, il a cette phrase de droits... On dit 80 000, c'est ça, c'est que vous l'entendez ? 80 000 agents de l'Ordreau.

17:39
Locuteur 8

Oui, policiers et gendarmes. C'est énorme, 80 000. C'est-à-dire que, d'abord, si vous regardez des épisodes antérieurs comparables, les émeutes de l'été 2023, juin, juillet 2023, c'est 45 000 jours. Alors, dans la durée, ça dure une semaine. Mais si on veut dépasser 80 000, il faut revenir au 8 décembre 2018, c'est-à-dire le samedi de manifestation de Gilets jaunes, qui fait suite à la dégradation de l'Ordreau.

18:01
Locuteur 9

Ça fait quand même beaucoup de monde. Regardez les images, on voit quand même, c'est quand même très spectaculaire. Quelles sont les consignes des forces de l'Ordre ? Est-ce que c'est d'agir très vite et d'empêcher ça, ou c'est de laisser un petit peu aller parce qu'on ne peut pas faire grand-chose ? C'est la première option.

18:13
Locuteur 8

C'est-à-dire ? Au plus tôt. Au plus tôt intervention. Ça, Bruno Retailleau l'a martelé. C'est son choix de ministre de l'Intérieur, c'est sa doctrine. Et c'est ce qu'il a demandé au préfet. Il les a réunis, il a échangé avec eux en visioconférence.

18:28
Locuteur 9

Et regardez, pardon de vous interrompre, mais ça, ce sont des images en direct. C'est-à-dire qu'on voit quand même qu'il y a des incendies. Alors, on intervient, bien sûr, on ne reste plus au four de l'Ordre, mais là, on ne m'arrive pas à empêcher ça.

18:36
Locuteur 8

Oui, alors, ça, vous n'empêcherez jamais quelqu'un qui veut mettre le feu de mettre le feu. Oui, un peu, quand même. En fait, non, sauf à avoir une no-gozone. C'est-à-dire un endroit qui soit entièrement vidé, comme on a pu le faire en certaines circonstances pour certains lignes.

18:52
Locuteur 9

Mais là, pardon, pour être très concret, la consigne, là, c'est de charger ou de laisser faire un petit peu, parce qu'au fond, ce n'est pas bien grave si... Alors là, moi, je n'ai pas tous les éléments opérationnels sur cette séquence-là.

19:02
Locuteur 8

S'il y a des gens qui sont en train de casser, c'est de les éloigner, pour ensuite permettre l'arrivée des pompiers. Et généralement, c'est de temps, c'est que les pompiers ne vont pas intervenir dans une zone

19:12
Locuteur 9

qui n'est pas stabilisée sur le plan de la... Enfin, ce n'est pas tout à fait l'état de l'ordre normal d'une rue, quand même, disons. Non, non. Un petit peu en dehors, quoi, déjà.

19:19
Locuteur 10

Ça s'est passé dans les villes de gauche, quand même, où il y a des violences Nantes, Rennes, Paris... Ce sont des villes où il y a un tempérament breton. Je me permets de le citer, parce que j'ai trouvé que c'était...

19:34
Locuteur 9

C'est au-delà de le tempérament breton, disons. Ce n'est pas tout à fait breton-breton. Comment ? Il n'y a pas beaucoup de drapeaux breton. Je ne vois pas ce qu'il y a de bretons, là, en l'occurrence.

19:43
Locuteur 10

Non, mais ils disaient que Nantes et Rennes étaient des villes qui étaient très éruptives, parce que très jeunes, parce qu'avec beaucoup d'étudiants, etc. Et le tempérament breton aidant... Non, mais très à l'extrême gauche. Non, mais il faut dire ce qu'il y a, parce qu'il n'y a pas de revendication bretonne. Il n'y a pas de tempérament breton. Il y a surtout un caractère... C'est le Gérard Longuet, ce n'est pas un gauchiste que vous parlait, monsieur. Quoique, quoique, quoique... Non, mais je veux dire, encore une fois, ces villes-là, vous prenez... Vous prenez, vous prenez... Je regarde juste les actes et les votes, vous savez.

Non, mais vous regardez des villes comme Rennes et des villes comme Nantes qui sont gangrénées par l'insécurité, par la violence et par des mouvances d'extrême-gauche et qui dévastent régulièrement ces centres-villes. Pourquoi les habitants de Nantes et de Rennes fuient ce centre-ville ? Parce qu'il n'y a plus de sécurité, il n'y a plus d'ordre public. Ce n'est pas lié à la Bretagne, c'est surtout lié à l'extrême-gauche.

20:29
Locuteur 9

Et je repose ma question. Est-ce qu'il y a un phénomène d'accoutumance quand on laisse faire la scène qu'on voit là où on voit bien que souvent... Parce que les assurances paient... Elles ne paient pas toujours, d'ailleurs, mais elles paient souvent. Elles paient de moins en moins. Elles paient de moins en moins. Donc là, il y a quand même une espèce de laisser-aller d'accoutumance où on se dit qu'on laisse faire parce que la force publique n'ose plus vraiment intervenir. Non, mais vous avez raison de signaler aujourd'hui la prise de recul énorme des assureurs

20:54
Locuteur 1

qui vous disent, oh là, maintenant, soit vous payez très cher votre prime d'assurance

20:58
Locuteur 7

qui pour les restaurateurs et les cafetiers et hôteliers, c'est catastrophique,

21:03
Locuteur 9

voire on ne vous assure plus pour ce type de dégradation. On voit là des images quand même de très graves désordres. Là, je ne sais pas où on est. On est dans Paris, on est dans la ville de Paris. C'est quand même des images de très graves désordres qui sont en cours.

21:15
Locuteur 10

Mais ils sont là pour casser, ils sont là pour brûler. Je le disais tout à l'heure, ils ont complètement intégré la nécessité d'être violents, ayant compris, en tout cas c'est leur analyse, que manifester derrière des vendredes syndicales, ça ne permet pas de faire avancer leur revendication sociale. Donc c'est complètement intégré comme un mode de revendication, pas quasi normal, mais quand même. Et effectivement, vous parliez d'accoutumance. Accoutumance de la part de qui ? Accoutumance de la part des policiers, de la part de la puissance publique, des Français, des jeunes ? Depuis les Gilets jaunes, et un certain nombre de casse et de dégradation, etc.

Et le versement, en gros, de 17 milliards à l'époque. Le résultat, c'est que souvent, lors de revendications de ce type, on se dit que pour obtenir quelque chose, il faut casser. C'est ça. Et donc ça brûle. Et pourquoi les pompiers ne sont pas là ?

22:15
Locuteur 9

Pardon, c'est comme si vous étiez décisionnaire.

22:18
Locuteur 10

Non, je ne suis pas en salle de crise.

22:20
Locuteur 9

Mais dans la logique d'intervention, c'est ça la question. Est-ce qu'on le laisse faire en se disant, au fond, il vaut mieux laisser faire, c'est des oseaux et des extrémistes, et puis ce n'est pas bien grave. Ou c'est grave, et puis on le laisse faire volontairement. Je ne comprends pas, là, par exemple.

22:31
Locuteur 10

Le problème, c'est, comme ça a été dit, les pompiers interviennent, ils vont se faire caillasser. Comme ça arrive régulièrement, dans ce genre de situation, où il y a des guet-apens, d'ailleurs, qui sont organisés, où un petit feu est allumé, pour faire venir les pompiers, et on prend un parti... Vous pensez, effectivement, là, si les pompiers interviennent, ils se font caillasser ?

22:49
Locuteur 8

Là, ils ne peuvent pas... Enfin, d'abord, ils sont en train d'intervenir. Vous le voyez à l'image, derrière, en arrière. La tenue rouge, c'est un sapeur-pompier de la brigade, un sapeur-pompier de Paris. C'est juste qu'il est derrière l'écran de fumée, mais il est en train d'intervenir. On les voit, vous avez raison, là, exactement. Non, ils sont là. Ça a pu arriver, dans des manifestations passées, que certains étaient agressés. Ce n'est pas la majorité du genre, mais ça a pu se produire. Maintenant, il faut aussi jauger une situation. Est-ce que l'incendie est de grande ampleur, faible ampleur ? Est-ce qu'il menace des habitations ? Est-ce qu'il menace des personnes ?

Là, c'est essentiellement du mobilier urbain, dans un lieu qui est quand même très circonscrit. Et en fonction de ça, c'est du dosage, l'ordre public. Il faut apprécier une situation. Ce n'est pas tout de dire, bon, allez, maintenant, il faut y aller, il faut taper tout le monde. Ça ne se passe pas exactement comme ça. Et heureusement que ça ne se passe pas comme ça. Sinon, on est la République populaire de Chine.

23:33
Locuteur 9

On entendra Alain Bauer dans quelques instants. Il a été un des premiers à dire cette chose incroyable. Effectivement, on s'en prend maintenant aux pompiers. Ce qui paraît assez fou, parce que tout le monde aime les pompiers, en principe. Mais on a vu des scènes où les pompiers même se font caillasser, effectivement.

23:48
Locuteur 10

Mais il y a toujours une force, une violence comme ça,

23:52
Locuteur 1

qui montre qu'il va forcément...

23:54
Locuteur 10

La violence provoque une violence contraire. La violence appelle la violence. La violence appelle la violence.

23:57
Locuteur 1

Et là, ces situations qu'on connaît maintenant depuis quelques années,

24:01
Locuteur 7

où il n'y a plus une manifestation qui se passe dans le calme. Pour les entreprises, c'est quelque chose de très, très inquiétant. C'est-à-dire, vous barricadez la veille, vous vous débarricadez le lendemain s'il n'y a pas eu trop de casse, etc. Tout ça, ce sont des pertes de revenus, de chiffre d'affaires.

24:17
Locuteur 1

Et souvent, ça n'atteint pas de grandes entreprises. C'est des gens qui ont monté leur boîte, des petits commerces, qui étaient ouvriers spécialisés, qui sont devenus artisans. Ils ont monté un petit business. Et en quelques heures, tout est brûlé, tout est par terre.

24:31
Locuteur 10

Ça, c'est inconfréhensible. Et ça crée des tensions. Ce ne sont pas des incarnations du grand capital. Non, pas du tout.

24:36
Locuteur 8

Il y a un peu trois évolutions depuis 15 ans sur les manifestations parisiennes. La première, celle du nombre. C'est-à-dire, le nombre de manifestants, c'est considérablement affessé. C'est-à-dire que, retrouver des manifestations à Paris où il y a plus d'un million de personnes, par exemple, ce qui était assez fréquent dans les années 1990, aujourd'hui, vous ne le voyez plus. Les Gilets jaunes, le 1er décembre 2018, ils sont moins de 10 000. Le 8 décembre 2018, ils sont encore moins de 10 000. Donc, vous avez un sujet de nombre. Vous avez un sujet de violence. C'est-à-dire que le niveau de violence a augmenté depuis 2015-2016, depuis le saccage de l'hôpital Necker. On est en 2016.

25:06
Locuteur 9

Comment on peut résoudre ça ? C'est ça qui est intéressant. Julien Oudoul, je crois que vous êtes à l'intervention du politique. Comment est-ce qu'on peut faire pour arrêter ça ? Vivre avec cette violence de manifestation en manifestation ? Ou est-ce qu'il y a des moyens ? Non, il n'y a pas de fatalité.

25:19
Locuteur 10

Il faut, comme ça a été dit, il faut débloquer le pays. Le débloquer d'un point de vue politique, déjà, pour que les Français puissent s'exprimer, s'exprimer dans les urnes. Et aujourd'hui, force est de constater qu'ils ont le sentiment de voter, mais qu'on leur enlève le changement auquel ils aspirent. Si on prend les résultats des Européennes en 2024 et des législatives de 2024, bon, il y a eu un vote qui a été extrêmement clair pour le changement, en tout cas pour une rupture avec la politique qui est menée par Emmanuel Macron, il n'y a pas eu de changement. Et puis ensuite, il y a quand même la question... Ce sont vos électeurs ? Pas du tout. Qui demandent...

Il y a la question de l'ordre public et de la répression. On parle beaucoup, effectivement, d'éducation et autres. Il y a la répression de ces mouvements gauchistes qui ne veulent qu'une chose, ce n'est pas la revendication, ce n'est pas la conquête sociale, c'est la dévastation. Donc il faut, quand c'est possible, les interdire, quand c'est possible, les assigner à résidence, les démanteler... Ça s'appelle la loi efficaceur, mais ça ne vient pas passer le... Et les interdire, parce que certains sont extrêmement référencés.

Vous avez des associations d'extrême-gauche qui ont des comptes, qui ont des réseaux sociaux, qui sont suivis par les renseignements et qui ne sont, encore une fois, pour troubles à l'ordre public, par exemple, pour violences. Bonne suite.