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interviewEurope 1· 16 août 2025 4 min

Grèves des pharmacies : les mesures d'austérité du gouvernement Bayrou agacent

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Vous écoutez Europe un soir weekend 19h55. Pour finir cette heure, j'aimerais qu'on parle d'autre chose. Les syndicats de pharmacie, l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine qui a incité justement les propriétaires de pharmacie de fermer le rideau aujourd'hui.

Pourquoi ? mobilisation contre la baisse des remises consenti aux pharmacies car les fabricants de médicaments génériques sur les par les fabricants de médicaments génériques pardon, c'est jusqu'à 40 % actuellement de de remise. Donc ça fait pas mal d'argent pour pour ces pharmacies.

Ça va passer à 30 % du prix de vente des médicaments l'année prochaine et même 20 % max de remise en 2027. objectif pour l'État réussir à avoir plus de sous, gagner de l'argent mais pour certaines pharmacies, ça fait 70 8000 € de perte annuelle de chiffre d'affaires. Et certains vous le disent clairement, ça fait donc un salaire en moins avec la masse salariale.

Donc ils craignent de devoir supprimer des postes. Une mesure décrétée par le gouvernement faut encore lui jeter la pierre justement au gouvernement. Gil Boutin, le gouvernement doit faire attention parce que effectivement il touche à une donnée extrêmement sensible.

C'est assez euh vertigineux de se dire que les pharmacies aujourd'hui ont un modèle économique qui dépend des remises qui leur sont accordées par les laboratoires. C'est déjà une première défaillance euh de notre système de santé. C'est-à-dire qu'il y a une ultradépendance vis-à-vis du bon vouloir de de l'industrie qui distribue ces ces médicaments.

Et ça, on vient de se rendre compte. Je dire je l'ai appris récemment effectivement lorsque les pharmaciens ont ont annoncé leur leur mouvement. Donc ça ça interroge déjà le il semblerait que le ministère de la santé ait plutôt voulu défendre le cas des des pharmaciens et que l'arbitrage a été fait à Matignon.

Et euh François Bairou est sous pression. Il s'est engagé à dégager plus de 40 milliards d'économie et il cherche à les trouver partout partout. Quitte bah là on parle de sur les 1ARD 700 millions d'euros d'économie que le gouvernement souhaite faire sur les dépenses de santé.

Ça concerne 500 millions d'euros sur le le médicament. Oui. Alors, j'allais dire c'est quit à faire des comptes d'apothicair sur les pharmacies, ça tombe bien mais le en gros on demande aux pharmaciens de faire leur effort.

Oui. Voilà. Mais mais la conséquence, elle est sociale et et ça veut dire qu'il y a une absence de réflexion sur le temps long parce que ça interroge notre modèle.

Est-ce que ça signifie que le gouvernement voudrait que nous passions à un modèle où on a un maillage assez fort, quoi qu'il y a beaucoup de pharmacies qui ferment, mais on a quand même beaucoup de petites pharmacies où est-ce qu'on veut un modèle de structuration avec des pharmacies offices fermé sur les 15 dernières années, c'est gigantesque. C'est quel est le modèle que nous voulons 6000 sont menacés par une désertification ou alors maintenir des petites enseignes un peu partout qui seront jugé pas assez rentables. C'est c'est une question sur le modèle.

Moi, je crois qu'effectivement euh ce que traduit cette colère des pharmaciens, c'est le manque de vision du gouvernement sur le très long terme parce que ils les mettent au pied du mur en cassant un modèle économique qui est déjà en soit fragile. Gil Gill l'a dit et l'a très bien dit, on coupe comme ça les vivres d'une façon unilatérale aux pharmacies. Moi je je comprends.

Ils ont dit d'ailleurs ils ont dit on ne se met pas en grève, on se met en retrait pour essayer de comprendre comment en fait notre modèle peut encore tenir. Et c'est vrai que ça pose la question aussi de de la qualité des soins notamment en zone rurale, de la proximité parce que si vous vous dites qu'il y a 6000 pharmacies qui vont disparaître, c'est pas c'est pas celle des grands centrvilles he qui vont disparaître, c'est celles qui ont déjà du mal à survivre. Donc on a un gouvernement en plus qui se retrouve dans quelque chose de très antinomique puisqu'on nous dit "On veut des médecins dans les campagnes, on veut retrouver un maillage en terme de qualité de soin un petit peu partout et puis tout d'un coup on tape vertement sur les pharmaciens que c'est assez contradictoire.

En tout cas Jackier et puis Gil Boutin, les syndicats ont pas dit leurs derniers mots hein. Là aujourd'hui c'était baissé de rideaux mais ils comptent renouveler l'opération à partir du 18 septembre de fermer les pharmacies ce ce jour-là puis tous les samedis à compté du 27 septembre. Donc c'est pas encore terminé cette histoire et à mon avis si vous avez besoin de médicament bah prenez vos précautions à l'avenir.

Grèves des pharmacies : les mesures d'austérité du gouvernement Bayrou agacent — François Bayrou · Pourquijevote