André Rougé sur le coronavirus, la crise de l'Union européenne, intégration de l'Albanie
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« En pleine crise sanitaire du coronavirus le Parlement européen a organisé jeudi 26 mars, une réunion quasi-virtuelle ; pour nous faire voter 3 résolutions. »
- 0:42Chiffre
« La 2ème résolution avait pour objectif de mobiliser 37 milliards d’euros pour les systèmes de soins et de santé, et les TPE/PME des Etats-membres de l’U E. »
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« depuis le mois de février, la Turquie est en configuration de guerre. Elle a ouvert ses frontières avec l’UE. »
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« Ce sont ainsi plus de 3,5 millions de migrants que la Turquie a volontairement laissé se déplacer vers la Grèce et la Bulgarie. »
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« le conseil des ministres européens des Affaires étrangères a, outrageusement, honteusement, et en catimini, levé le véto contre l’adhésion à l'UE, de la Macédoine et, surtout de l’Albanie »
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« la crise d’une gravité exceptionnelle que vivent nos peuples et nos nations devraient appeler nos dirigeants à la responsabilité et à la solidarité de tous ceux qui souffrent. »
Temps de parole
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Mes chers compatriotes, En pleine crise sanitaire du coronavirus le Parlement européen a organisé jeudi 26 mars, une réunion quasi-virtuelle ; pour nous faire voter 3 résolutions. La 1ère résolution, purement administrative, concernait le règlement du transport aérien. La 2ème résolution avait pour objectif de mobiliser 37 milliards d’euros pour les systèmes de soins et de santé, et les TPE/PME des Etats-membres de l’U E. Bien sûr, nous sommes solidaires de ces mesures, même si ces 37 milliards sont loin d'être à la hauteur des arrogantes prétentions de l’UE !
Quant à la 3ème résolution, elle est purement scandaleuse ! L’objectif sournois de la Commission européenne était de nous contraindre, par un vote bloqué, à aider la Turquie. Pourtant, les négociations concernant son éventuelle adhésion, ont été officiellement suspendues en 2019 ! Une fois de plus, les institutions européennes bafouent les peuples de l’Europe. Elles ignorent la réalité de la situation sur le terrain. Il faut clairement le rappeler : depuis le mois de février, la Turquie est en configuration de guerre. Elle a ouvert ses frontières avec l’UE.
Elle provoque ainsi une vague migratoire d’une ampleur sans précédent en Europe ! Le cynique président Erdogan a annoncé que les frontières de son pays resteraient ouvertes aux migrants qui veulent se rendre en Europe. Et cela, tant que ses exigences, dont la reprise des négociations d’adhésion à l’Europe, ne seraient pas satisfaites. Ce sont ainsi plus de 3,5 millions de migrants que la Turquie a volontairement laissé se déplacer vers la Grèce et la Bulgarie. Tous ces migrants veulent entrer chez nous. Et c’est avec cette véritable arme humaine que le président turc exerce sur l’Europe un odieux chantage.
Et tout cela, en pleine crise sanitaire du coronavirus qui concentre tous nos efforts ! Les aides européennes déversées à la Turquie, au détriment de nos nations, démontrent encore que la Commission européenne s’est couchée devant le président turc et s’en lave les mains, comme le fait si bien sa Pdte Mme Von der Leyen, dans une vidéo ridicule postée sur les réseaux sociaux. Au nom de Marine Le Pen, les députés RN ont déposé des amendements pour exclure la Turquie du bénéfice de tout cet argent des nations européennes.
Mais avec une absence totale de logique et de cohérence, les autres groupes politiques les ont rejetés ! Nous sommes solidaires de la souffrance des peuples des États membres. Nous n’acceptons pas cette technique déloyale du vote bloqué nous obligeant à l’adoption de cette résolution concernant la Turquie. Voilà où en est la perfidie de la Commission européenne pour contraindre les députés à accorder des fonds à un ennemi déclaré de l’Europe ! A ce déni de démocratie, s’ajoute un autre passage en force inacceptable de l'UE.
Et cela, au moment où la crise mondiale sanitaire du coronavirus frappe, tue et anéantit des milliers de personnes et d’acteurs économiques ! Le Mardi 24 mars, le conseil des ministres européens des Affaires étrangères a, outrageusement, honteusement, et en catimini, levé le véto contre l’adhésion à l'UE, de la Macédoine et, surtout de l’Albanie, état mafieux et, comme la Turquie, traditionnel ennemi de l’Europe. Sans aucune retenue, tous les moyens sont bons pour profiter de la situation, brider ou supprimer tous les débats importants sur notre avenir commun.
Et pourtant, la crise d’une gravité exceptionnelle que vivent nos peuples et nos nations devraient appeler nos dirigeants à la responsabilité et à la solidarité de tous ceux qui souffrent. Face à cette pandémie, le moment venu, c'est devant les peuples que certains dirigeants devront rendre des comptes. Ils répondront de leur cynisme et de leur incompétence.