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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 février 2026 12 min

Jean Pierre Farandou, ministre du Travail et des Solidarités, est l'invité de la matinale

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Jean-Pierre Farandou est avec nous ce matin sur France Info TV. On a appris qu'un mini remanement qu'un réajustement gouvernemental comme aime le dire le premier ministre Sébastien Lecnu va avoir lieu peut-être d'ici ce soir ou demain. Est-ce que vous êtes dit monsieur le ministre du du travail des soleil des solidarités en arrivant ce matin sur le plateau de de France info que c'était peut-être votre dernière interview en tant que ministre du travail ?

Non non, je me place pas dans cette perspective. Je suis au travail en tant que ministre du travail. J'ai plein de dossiers, un projet de loi, vous savez, pour mieux lutter contre la fronde au Parlement.

J'ai d'autres projets, faire travailler davantage les jeunes, les seors. Bref, j'ai plein de dossiers ouverts et j'espère pouvoir continuer. On a appris hier le départ de Rachidi, du ministère de la de la culture.

Elle démissionne de la rue de de Valois pour se consacrer à la campagne des municipales à Paris. Est-ce qu'elle devait quitter le gouvernement ? C'est vrai que ça a tardé, elle avait annoncé son départ et ça a mis beaucoup de temps.

En gros, est-ce que ma ma question est assez simple, est-ce que une candidate à la mairie de Paris peut également être ministre ? Voilà. Est-ce que est-ce qu'elle se devait de de quitter ses fonctions ministérielles ?

Je pense que son départ a été décidé par le premier ministre bien sûr en plein accord avec le président de la République. Oui, je pense que Rachid Alati elle-même, je crois souhaité se consacrer à 100 % à la campagne pour la mairie de Paris. Elle a dit elle-même, c'était je crois l'engagement de sa vie.

Voilà. un moment donné, bah quand on est engagé à fond dans une campagne, effectivement, on peut penser que c'est un peu compliqué d'assumer les responsabilités du ministre. Pourquoi elle a tardé autant à quitter son ministère ?

Sachant qu'on est à moins de 3 semaines des des municipales, quand on veut vraiment se consacrer à une élection municipale, on on lâche son ministère pour faire campagne tous les jours sur le terrain. Non. Ah, je sais pas si c'est trop tard ou pas assez tard.

Je pense que c'est le bon moment qui a été décidé par les voilà par le et l'exécutif et et Rachida Dati elle-même. Euh ce remanement, il va servir à quoi concrètement ? On nous parle d'un d'un remanement à la marge donc avec très peu de nouveaux entrants et donc finalement peu de de ministères qui devraient bouger.

Déjà, est-ce que vous confirmez que ça sera un remaniement à la marge et à quoi va-il servir concrètement ? Bah, je pense qu'il s'agit de remplacer des ministres donc qui ont décidé de quitter le gouvernement. Donc, on sait Rachid Adati, on en a parlé.

Il y a aussi ma ma collègue qui s'occupe du handicap Charlotte Parmentier Lecoque. Voilà, il y a quelques départs certains, il s'agit de les remplacer. Moi je crois qu'il y a une équipe surtout hein.

Moi, je suis très très flatté d'ailleurs, très honoré d'être dans cette équipe qui marche bien. On a un très bon capitaine. C'est notre premier ministre Sébastien le Cornu.

On travaille tous ensemble. Moi, je tends la main d'ailleurs à beaucoup de ministres pour travailler ensemble. Ministre du logement parce que l'emploi et le logement, c'est lié ensemble.

Ministre des armées puisque je vais aider à trouver plein de ressources nécessaires à l'industrie de l'armement. Voilà, c'est une belle équipe, elle travaille bien. On a beaucoup de travail devant nous, on a envie de réaliser plein de choses pour que les Français voient des réponses aux questions qui se posent.

Voilà, cette équipe, elle va continuer. On a voilà quelques petits changements qui vont revivifier l'équipe et tant mieux. Et franchement, on fait bloc et on a tous envie derrière notre premier ministre d'avancer pour la France avec l'objectif d'aller jusqu'à en 2027 élection présidentielle.

Oui. Ben, objectif affiché par le premier ministre, vous inscrivez aussi dans cette durée là. Oui, c'est ça.

Ça nous donnera un an à peu près. Un an et quelques. Il y a plein de choses à faire.

On a moi j'ai au moins deux lois. J'ai celle-là sur la frotte, j'en ai une autre sur une allocation de solidarité unifiée. Voilà une actualité bien chargée et une envie d'avancer pour les Français.

Alors vous étiez hier Jean-Pierre Faranda au salon de l'agriculture. Vous avez lancé votre feuille de route emploi pour le monde agricole. Monde agricole en grande difficulté puisque je vais vous donner deux chiffres he ils sont assez édifiants.

Près d'un agriculteur sur deux partira à la retraite d'ici 2030. Il faudrait jusqu'à 200000 recrutements par an pour compenser. Euh vous avez signé hier un partenariat avec fan travail he pour tenter de relancer l'emploi dans le monde agricole à travers tout le pays.

On sent que ça va être quand même très compliqué hein que le monde agricole est tellement en crise que il va falloir vraiment cravacher pour que le monde agricole se se relance dans ce pays. Oui, le monde agricole c'est important, c'est la souveraineté alimentaire faire en sorte qu'en France on produise ce dont on a besoin pour manger, pour faire manger les Français. Donc c'est un point très très important.

Ben nous euh vous savez au ministère du travail avec France Travail qui est notre agence hein pour le pour trouver des des des du travail partout en France et dans tous les secteurs, on est là pour aider. Voilà, on a décidé d'aider le secteur de l'agriculture. Les enjeux sont importants.

Va falloir trouver des chefs d'exploitation parce que les anciens vont s'arrêter, c'est pas sûr qu'ils trouvent de la relève. Comment on fait concrètement pour trouver des des pour pour Il y a une vraie crise d'évocation aussi parce que c'est un métier de souffrance qui est difficile, qui est peu rémunéré. Comment on fait pour trouver et remplacer tous ces agriculteurs qui qui vont manquer à l'appel ?

Bah, il faut travailler sur l'attractivité de ces métiers. C'est des beaux métiers, encore faut-il les connaître. Donc nous en France travail, on a des centaines de milliers de gens qui qui cherchent du travail.

On va leur expliquer que voilà, dans le monde agricole, il y a des beaux métiers. Conduire les engins, s'occuper de l'élevage, s'occuper des des céréales. Enfin, il y a vraiment de très très beaux métiers qui ont du sens.

On on travaille sur la nature, on travaille pour l'écologie quelque part. Donc voilà, attractivité, formation ensuite parce que c'est vrai qu'on va aller peut-être chercher des gens qui sont pas aujourd'hui dans le milieu agricole. Donc, faudra beaucoup travailler sur les formations et puis insertion notamment avec ces chefs d'exploitation qui devront accueillir des gens nouveaux peut-être qui viennent de la ville d'ailleurs.

On aussi leur apprendre la culture agricole, la culture rurale. Voilà, c'est un formidable défi et on va le relever avec France travail. Vous savez, on fait la même chose dans l'armement, on s'est aussi mobilisé.

J'ai recruté une générale qui va nous aider à recruter là aussi les 100000 ou les 150000 personnes nécessaires pour l'industrie de l'armement. C'est des bonnes nouvelles tout ça. Il y a de l'emploi dans l'agriculture, il y a de l'emploi dans l'armement.

Voilà, il y a vraiment de quoi trouver du boulot pour les jeunes. On parle parfois du chômage des jeunes. Franchement, si les jeunes choisissent les bonnes filières, je suis convaincu qu'ils trouveront du travail.

Vous êtes optimiste en tout cas ce ce matin. Autre sujet, euh la réforme de l'assurance chômage avec ce bras de fer engagé avec les syndicats, l'ensemble des syndicats autour de de la question des des ruptures conventionnelles. Le Premier ministre s'est exprimé ce matin il y a quelques quelques minutes.

Il dit, je le cite, un accord a été trouvé euh hier soir sur les ruptures conventionnelles avec euh la question de l'imbénisation, pardon. à 15 mois au lieu de 18 mois euh pour les moins de 55 ans afin de permettre jusqu'à 15000 retours à l'emploi. Vous confirmez cette information.

L'accord a été trouvé hier soir entre les syndicats et vous-même ministère du du travail. Al le ministère n'était pas là hein. C'est ce qu'on appelle le dialogue social autonome.

C'est l'accord entre les syndicats a été trouvés. Exactement. Syndicat d'un côté organisation patronale de l'autre.

Elles ont elles ont négocié. On leur a demandé de le faire et j'ai d'ailleurs convaincu le premier ministre de laisser du temps au dialogue social mais on leur a donné un mois de plus et il demandaient un mois de plus. Moi, je leur ai fait confiance.

Premier ministre a suivi la la voix que je lui ai demandé. Écoutez, lui comme moi, on est des partisans du dialogue. Dialogue social, ça marche et j'en suis ravi.

Et ça prouve d'ailleurs que les organisations, qu'elles soient sociales ou patronales ont le sens des responsabilités. Je crois qu'il faut attendre, je crois, formellement, jusqu'à la fin mars pour que la Cour soit signée. Laissons le temps de la signature.

Mais le dialogue paye, j'en suis ravi. Je suis un grand promoteur de dialogue social et je suis vraiment heureux que de pouvoir démontrer que le dialogue social dans ce pays, ça marche. Le but, c'est de trouver des pistes d'économie.

Ça va rapporter jusqu'à combien si on se base sur cet accord qui a été trouvé par rapport aux optures conventionnelles ? On est on est au-delà de ce que demandait le gouvernement. Le gouvernement demandé 400 millions d'économie.

On aura 500 millions et même 1 milliard en vitesse de croisière. Donc les partenaires sociaux ont rempli pleinement la feuille de route qu'on leur avait proposé puisqu'ils sont même au-delà de l'économie qu'on avait demandé. Cette économie, elle est utile, hein.

Elle est utile parce qu'elle vient combler des problèmes de déficit, déficit de l'assurance chômage ou déficit de la sécurité sociale. Voilà, donc je remercie les partenaires sociaux de leur sens des responsabilités qui vont nous permettre d'avancer dans ce pays. Alors, Jean-Pierre Farandou, vous défendez aussi un texte de loi de lutte contre la fraude sociale, hein, texte qui arriva en débat dans l'hémicycle hier soir.

Vous étiez présent, vous êtes exprimé et dans lequel vous êtes favorable à une suspension des allocations chômage ou des prestations sociales en cas, dites-vous, de preuves sérieuses de fraude. Preuves sérieuses de fraude. C'est quoi des preuves sérieuses de fraude ?

Oui, d'abord on va dire qu'on veut lutter contre la fraude et vous savez la fraude sociale que c'est moi, c'est celle-là que gère, c'est d'abord les entreprises frauduleuses. Faut être clair, je vais répondre à à cette question, mais il faut bien voir que l'enjeu principal, il y en a deux, c'est le travail dissimulé. Les entreprises qui fait pas la cotisation des salariés et qui les privilleurs de cotisation pour leur traite.

Don, on veut s'attaquer d'abord à ça avec des moyens renforcées. On va aussi s'attaquer à la formation avec des officines peu scrupuleuses qui qui sabotent la formation des jeunes. Voilà, c'est ça qu'on veut faire.

OK les particuliers aussi. Alors les particuliers aussi parce qu'il y en a quelquesuns qui sont pas vertuux. Peu hein, la plupart des Français se respectent les règles comme les entreprises d'ailleurs.

Mais il faut avoir ce courage de s'attaquer à la fraude. La fraude c'est un coup de c'est un coup de hache dans le pacte républicain quand même. C'est voler l'argent des français.

Alors pour les quelques personnes, ça représente combien de Français à peu près qui fraudent parmi les particuliers ? Vous avez vous avez estimé un nombre et et quel montant d'ailleurs de fraude vous vous estimez chez les particuliers ? Oui.

Dans la fraude sociale, la fraude sociale c'est entre 13 et 14 milliards. La fraude des particuliers c'est un/ers à peu près. Voilà.

Donc c'est autour de 4 milliards. Voilà, c'est quand même 4 milliards. Donc c'est mais ça justifie quand même qu'on qu'on s'y attaque quand même.

Là-dessus, alors pour répondre à votre question, nor mot suspicion, il n'est pas dans le projet de loi, il est utilisé dans le discours. Voilà. Mais franchement regardez le texte de loi, il un petit peu ça quand même.

C'est un peu alors c'est pas une suspicion, c'est qu'on a en main des preuves en fait. Mais qu'est-ce qu'on fait ? On a des preuves.

On est on est donc sûr techniquement qu'une personne ne joue pas le jeu de manière intentionnelle et répétée. Il y a toujours le droit à l'erreur, je rassure tous les Français et une certaine bienveillance même sur une certaine négligence administrative. Et quand on affaire à des gens qui disparaissent pendant 6 mois, qui donnent pas euh les documents demandés, qui pendant 6 mois ne viennent pas au rendez-vous que France travaille pour leur proposer, pour les aider à retrouver du travail, finit par se poser des questions.

Bon et là, à ce moment-là, euh je trouve normal d'arrêter l'hémorragie puisqu'on est on est convaincu que les gens trichent en fait euh par rapport aux allocations qui touchent. On laissera un minimum et d'ailleurs j'ai dit hier soir que je suis prêt à accepter un amendement qui est proposé par le groupe communiste et le groupe socialiste pour justement laisser un reste à vivre suffisant. Voilà.

Et c'est vrai qu'il faut être juste et équitable et on ne renonce pas à notre solidarité. Je le dis très clairement aujourd'hui et quand on a tout en main, on a les preuves en main, on suspend. Après, c'est c'est quand même contradictoire, on le signifie à la personne, on discute avec elle.

Ça nous amène les documents très en retard, euh on remet tout à zéro. Franchement, on a une approche très très coupé net. C'est ce que Exactement. parce qu'on va écouter et on est prêt à prendre en charge un amendement déposé par les communistes et les socialistes.

Alors Jean-Pierre Farandou, je voudrais vous faire agir sur cette mauvaise nouvelle. Le floron de l'électroménager français SEB a annoncé via sa direction supprimer jusqu'à 2100 emplois dans le monde et jusqu'à 500 en France. Une très mauvaise nouvelle.

Quelle est votre réaction et qu'est-ce que vous dites surtout au salariés de ce groupe qui est un vrai fleuron français de l'électroménager ? Bien sûr, on regrette ce qui se passe CC. On voit bien d'ailleurs ce qui se passe dans le monde.

C'est qu'on est on est comprimé entre des Américains qui veulent pas qu'on exporte nos marchandises et nos biens chez eux et les Chinois, c'est le contraire, qui nous envahissent avec des produits d'électroménager à à très bas coup. C'est c'est c'est de c'est de ça don s'ouvre nos entreprises et vous savez qu'à le président de la République, on veut protéger l'économie européenne et l'économie française. Donc ça c'est la bataille de voà vous avez du mal à protéger en tout cas.

Il faut la conduire. Il faut conduire cette bataille. Est-ce qu'il y a plus de puissance de l'État avec toutes ces annonces de suppression d'emploi ?

Seb est un exemple parmi d'autres. Ah mais c'est c'est la c'est la c'est la géopolitique, la géoéconomique. Voilà.

Et si la France se bat avec l'Europe et vous connaissez la position de président de la République qui veut que les Européens se battent encore plus. Voilà. Alors après sur les salariés, moi j'ai eu un échange avec les les dirigeants de SEB, il y a il y a il y a tous les sites de production sont maintenus en France et les départs que vous évoquez sont des départs volontaires.

Il y a pas de licenciement, il y a pas de plan social. Alors bien sûr avec France Travail, on l'évoqué pour l'agriculture. De la même manière, on sera là pour aider les salariés de SEB.

Si les salariés de CB ont besoin de rechercher du travail, on va mobiliser nos agences au plus près d'eux dans nos agences les plus proches en proximité géographique des des enjeux pour les aider à trouver du travail. Voilà. Donc côté SEB, il y a il y a pas il y a pas de licenciement, c'est que du départ volontaire et côté État, côté France travail, mobilisation générale pour aider à chacun à retrouver du travail.

Merci Jean-Pierre Farandou, merci d'avoir été avec nous ce matin sur France Info TV et merci à vous Antoine Con de nous avoir accompagné pour cette interview politique remanement gouvernemental, vous avez des informations qui commencent à tomber. Vous me rejoignez dans un petit instant. Absolum nom à circuler.

Merci monsieur le ministre. Ver si votre nom il sera Bon c'est l'heure du vrai ou faux. Dans un instant, on se pose cette question.

Est-ce que des groupuscules d'ultradroite sont vraiment liés au Rassemblement national ? Ça se passe juste là. Vous me suivez ?