L'édito du 23 avril : derrière le salaire provocant de Tavares tout un système à renverser
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Nathalie ArthaudChiffre
« 36,5 millions d'euros, ça équivaut à 100000 euros par jour, samedi, dimanche, jour férié, compris. »
- 0:25Nathalie ArthaudChiffre
« Un salarié au SMIC mettrait 1500 ans pour gagner une telle somme. »
- 0:40Nathalie ArthaudChiffre
« Les actionnaires du groupe Stellantis, collectivement, ont gagné 6,6 milliards d'euros l'année dernière. »
- 0:55Nathalie ArthaudFait
« Le groupe Stellantis ces dernières années a supprimé des dizaines de milliers d'emplois de par le monde. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bien sûr, indécent, comme mes camarades de travail, on est écœuré et révolté, rendez-vous compte, 36,5 millions d'euros, ça équivaut à 100000 euros par jour , samedi, dimanche, jour férié, compris. Oui, 36 millions d'euros par an, c'est le salaire de Carlos Tavares, le PDG du groupe Stellantis, la fusion de Peugeot Citroën et de Fiat Chrysler. En comparaison, un salarié au SMIC mettrait 1500 ans pour gagner une telle somme.
Ce décalage ahurissant en dit long sur le fonctionnement du système capitaliste, parce que s'il y a des actionnaires qui sont prêts à voter pour un tel salaire, cela veut dire qu'ils touchent encore davantage. Et c'est vrai que les actionnaires du groupe Stellantis, collectivement, ont gagné 6,6 milliards d'euros l'année dernière. Ramené à la journée, ça veut dire qu'ils se sont partagés ensemble, 18 millions par jour.
Alors à ce prix-là, c'est sûr qu'on peut payer grassement son premier serviteur. Ce qui est révoltant, c'est que tout cet argent se fait sur le dos des travailleurs, sur leurs conditions de travail, sur leur emploi, sur leur salaire. Le groupe Stellantis ces dernières années a supprimé des dizaines de milliers d'emplois de par le monde.
Le mérite et le travail pour reprendre les mots qu'adore le gouvernement n'y sont pour rien dans cette affaire, la plupart des grands actionnaires. Là, en l'occurrence, la famille Peugeot et la famille Agnelli ne gèrent même pas directement leur groupe. Ils payent un PDG pour le faire.
Ils ne font rien de leurs dix doigts. Mais au nom de leur propriété privée, ils encaissent en effet l'essentiel des profits et puis surtout ils détiennent un pouvoir absolu sur leur groupe. Et ce pouvoir, ils l'ont sur l'ensemble de l'économie.
Ils l'ont également sur les petites entreprises qui dépendent d'eux. Et puis ils l'ont aussi parce que cette position leur permet de faire pression sur l'État et les politiciens qu'ils ont à leur botte. Parce qu'il n'y a pas que des PDG comme CarlosTavares qui sont dévoués à ces grands actionnaires et à cette grande bourgeoisie.
Il y a aussi les hauts fonctionnaires qui d'ailleurs font toujours un petit passage dans ces grandes entreprises aux ordres de ces grandes familles bourgeoises. Il y a également toute la classe politicienne qui n'imagine pas d'autres systèmes que ce système capitaliste. Et puis elle peut compter aussi sur les policiers, sur des juges, sur des tribunaux, sur tout l'appareil d'État dont le rôle répressif ressort quand il y a des révoltes, quand les travailleurs se battent, font grève.
Et ils ressort aussi en période de guerre parce que oui, demain peut-être que le gouvernement voudra nous enrôler comme soldats et les jeunes en particulier passeront des ordres de PDG comme Tavares à ceux des officiers et des généraux. En fait, le petit jeu politicien et les élections ne servent qu'à masquer ce pouvoir absolu de la grande bourgeoisie et de son appareil d'État sur la société. Et c'est ce pouvoir-là qu'il faut affronter.
Pour le faire, ne comptons que sur notre camp, ne comptons que sur notre classe sociale : les travailleurs. Ne comptons que sur nos luttes collectives.