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InterviewRadio France (sur Site radio)· 2 septembre 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueSanté

Addictions : Jérôme Durain, le président de Bourgogne-Franche-Comté lance un plan de prévention dans les lycées

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:22OuverteRéponse directe

    Bonjour Jérôme Durin.

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Vous avez beaucoup travaillé sur le narcotrafic lorsque vous étiez sénateur.

  • 0:56OuverteRéponse partielle

    Alors, qu'est-ce que vous voulez prévenir au juste ? L'alcool, le cannabis, le tabac, les écrans ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Alors, au lycée de Sens, 3000 élèves sont concernés. Concrètement, qu'est-ce qui va se passer dans le lycée ?

  • 3:23OuverteRéponse directe

    Comment fait-on concrètement pour apprendre à un adolescent à reconnaître l'emprise d'un réseau sur lui ?

  • 4:33OuverteRéponse directe

    D'un mot, dans un an, qu'est-ce qui vous permettra de dire que cette expérimentation fonctionne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:35Invité politiqueFait
    « C'est effectivement l'expérience de la présidence de la commission d'enquête et puis l'écriture de la loi narcotrafic qui m'a poussé à m'intéresser à la question de la prévention. »
  • 1:12Invité politiqueFait
    « globalement la génération à laquelle on s'intéresse, elle est concernée par les mêmes problèmes, mais il y a des variations. »
  • 1:25Invité politiqueChiffre
    « en Bourgogne-Franche-Comté, on est dans la moyenne sur les stupéfiants, on est un petit peu plus fort sur les jeux d'argent, parce que c'est une addiction, ou sur l'alcool. »
  • 2:07Invité politiqueChiffre
    « On a d'abord demandé des établissements volontaires. Il y en a 11 dans la région. »
  • 2:24Invité politiquePromesse
    « Ça peut être des ateliers, ça peut être des intervenants extérieurs qui viennent faire une intervention devant les classes pour expliquer les enjeux. »
  • 2:34Invité politiquePromesse
    « En tout cas, l'idée, c'est de mobilisation générale. »
  • 2:40Invité politiqueFait
    « Sens, ce n'est pas le Bronx. »
  • 2:50Invité politiqueFait
    « C'est parce qu'il y avait une dimension de volontarisme du proviseur, de l'équipe pédagogique. »
  • 3:03Invité politiqueFait
    « Il y a beaucoup d'argent à gagner. »
  • 3:14Invité politiquePromesse
    « Et puis, nos partenaires, l'État, l'éducation nationale, on a un conseiller régional qui est addictologue, qui va piloter l'opération, s'occuperont d'aider les jeunes à travailler cette question des addictions. »
  • 4:01Invité politiqueFait
    « Moi, ce qui m'a touché, et je ne l'aurais pas fait sinon, c'est que je me suis rendu compte qu'il n'y a plus de drogue douce. »
  • 4:06Invité politiqueChiffre
    « Le cannabis à la papa à 5% de THC, c'est fini maintenant. »
  • 4:14Invité politiqueChiffre
    « C'est 24, 26, 30, 50% de THC, la molécule active. »
  • 4:27Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas de drogue qui ne fasse du mal. »

Temps de parole

  • Jérôme Durain77 %
  • Présentateur16 %
  • Locuteur 37 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur 3

La Bourgogne-Franche-Comté lance cette rentrée, une expérimentation de prévention des addictions dans 11 lycées, dont celui de sang. On en parle ce matin avec Jérôme Durin, le président socialiste du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Il répond à vos questions, Thierry Boulan.

0:21
Présentateur

Bonjour Jérôme Durin. Bonjour. Vous avez beaucoup travaillé sur le narcotrafic lorsque vous étiez sénateur. Alors, est-ce que cette expérience vous a convaincu qu'il fallait agir beaucoup plus tôt directement auprès des jeunes ?

0:34
Jérôme Durain

On ne peut rien vous cacher. C'est effectivement l'expérience de la présidence de la commission d'enquête et puis l'écriture de la loi narcotrafic qui m'a poussé à m'intéresser à la question de la prévention. Je me suis rendu compte qu'il fallait qu'on soit dans une dimension répressive, qu'on lutte contre les criminels, mais qu'il fallait aussi qu'on s'intéresse aux consommateurs et aux plus jeunes d'entre eux parce que les addictions, elles concernent aussi les jeunes.

0:56
Présentateur

Alors, qu'est-ce que vous voulez prévenir au juste ? L'alcool, le cannabis, le tabac, les écrans ? Un peu tout ça. C'est un peu le même mécanisme qui est à l'œuvre.

1:05
Jérôme Durain

D'ailleurs, on observe que dans les régions dont la Mildeka, la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, notre partenaire, les spécialistes nationaux des drogues, quand ils nous parlent des différentes régions, ils nous disent globalement la génération à laquelle on s'intéresse, elle est concernée par les mêmes problèmes, mais il y a des variations. Par exemple, nous, on se rend compte qu'en Bourgogne-Franche-Comté, on est dans la moyenne sur les stupéfiants, on est un petit peu plus fort sur les jeux d'argent, parce que c'est une addiction, ou sur l'alcool.

Donc, c'est bien ce mécanisme qu'on veut déjouer, et c'est surtout donner des outils aux jeunes pour ne pas entrer dans les comportements addictifs, savoir résister, savoir dire non, ne pas tomber dans le panneau quand on vous propose de la drogue ou de l'alcool. Donc, se tenir à l'écart de ce qui peut pousser vers les conduites addictives.

1:55
Présentateur

Alors, au lycée de Sens, 3000 élèves sont concernés. Concrètement, qu'est-ce qui va se passer dans le lycée ?

2:01
Jérôme Durain

Alors, on a un partenariat qui va être finalisé d'ici le 15 septembre. On a d'abord demandé des établissements volontaires. Il y en a 11 dans la région. Vous avez cité le lycée de Sens. Il faut que les équipes pédagogiques soient motivées. C'est elles qui vont définir, avec les élèves, les modalités de l'intervention. Il s'agit évidemment de communication, de prévention. Ça peut être des ateliers, ça peut être des intervenants extérieurs qui viennent faire une intervention devant les classes pour expliquer les enjeux. En tout cas, l'idée, c'est de mobilisation générale. Et j'indique aussi que derrière les addictions, il y a aussi l'entrée dans les trafics.

Alors, on peut se dire, bon, Sens, ce n'est pas le Bronx. D'ailleurs, les lycées n'ont pas été choisis parce qu'ils étaient particulièrement, statistiquement, exposés aux drogues. C'est parce qu'il y avait une dimension de volontarisme du proviseur, de l'équipe pédagogique. Ce qui nous intéresse, c'est aussi qu'on puisse dire aux jeunes, attention, ne devenez pas des auxiliaires des trafics, parce que c'est vite fait, c'est vite tentant. Il y a beaucoup d'argent à gagner. Donc, c'est une mobilisation globale. Et puis, les lycées vont en faire un peu du sur-mesure. Nous, on va financer de la communication, des outils.

Et puis, nos partenaires, l'État, l'éducation nationale, on a un conseiller régional qui est addictologue, qui va piloter l'opération, s'occuperont d'aider les jeunes à travailler cette question des addictions.

3:23
Présentateur

Comment fait-on concrètement pour apprendre à un adolescent à reconnaître l'emprise d'un réseau sur lui ?

3:29
Jérôme Durain

On lui fait partager l'expérience de ses pairs, des jeunes qui ont vécu les mêmes choses. C'est souvent ce qui marche le mieux. On explique comment, à tel endroit, c'est un gamin de 17 ans, une jeune fille de 16 ans, qui se sont laissées convaincre, qui ont fini par tomber. On les emmène parfois dans les tribunaux pour qu'ils voient comment sont rendus les jugements qui concernent les petits dealers. On leur donne des données médicales qui prouvent la dangerosité des drogues. Moi, ce qui m'a touché, et je ne l'aurais pas fait sinon, c'est que je me suis rendu compte qu'il n'y a plus de drogue douce. Le cannabis à la papa à 5% de THC, c'est fini maintenant.

C'est 24, 26, 30, 50% de THC, la molécule active. Le protoxyde d'azote, on peut se faire du mal dès la première prise. Les cannabinoïdes de synthèse, les fameux pète-t-on-crâne ou bouddha-blou, qui sont une voie peu fait, sont extrêmement dangereux. Il n'y a pas de drogue qui ne fasse du mal.

4:31
Présentateur

Il faut montrer ça aux jeunes et ils le comprennent. D'un mot, dans un an, qu'est-ce qui vous permettra de dire que cette expérimentation fonctionne ?

4:39
Jérôme Durain

Qu'on ait des gamins, excusez-moi de le dire comme ça, ce n'est pas méprisant, c'est un peu affectueux. Qu'on ait des jeunes qui soient mobilisés sur ces questions et qui soient eux-mêmes les ambassadeurs de ce combat, parce qu'ils se rendent compte qu'on peut traverser l'existence, grandir, en s'évitant les affres de l'addiction, de la consommation ou du trafic.

4:57
Présentateur

Merci Jérôme Durin. Je rappelle que vous êtes le président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Merci et bonne journée. Merci.