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InterviewRCF — L'Invité de la Matinale (sur Site radio)· 12 juin 2024 14 minComplaisantActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

"Le RN a aspiré toute une partie de l'électorat de la droite républicaine" observe Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de La Revue politique

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:44OuverteRéponse directe

    Pourquoi Éric Ciotti a-t-il été prêt à renier l'histoire de son parti ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Est-ce que le président ou le président émérite des Républicains acte aussi que la droite n'existe plus en France ?

  • 4:08OuverteRéponse directe

    Où en est le clivage droite-gauche avec le RN comme nouvelle droite ?

  • 5:08OuverteRéponse directe

    Dans la tête des électeurs, est-ce que le RN est encore un parti d'extrême droite ?

  • 7:52OuverteRéponse directe

    Quelle est la base idéologique du Rassemblement National ?

  • 11:35OuverteRéponse directe

    Le RN est-il prêt pour les élections législatives des 30 juin et 7 juillet ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44PrésentateurChiffre
    « Dimanche dernier, 94% des communes ont mis Jordan Bardella en tête. »
  • 0:53InvitéFait
    « Il y a deux facteurs. Il y a un facteur vraisemblablement qui est lié à sa propre situation locale à Nice »
  • 1:32InvitéFait
    « Il prend acte, vraisemblablement, d'abord, du choix des militants. »
  • 2:00InvitéFait
    « Ils considèrent qu'aujourd'hui, il y a une porosité entre l'électorat RN et l'électorat LR »
  • 2:40InvitéFait
    « Il fait ce pari de la recomposition de la droite. »
  • 4:21InvitéFait
    « le RN a aspiré toute une partie de l'électorat de la droite républicaine. »
  • 6:35InvitéFait
    « Deuxième élément, sur les questions sociétales, le vieux Front National avait, disons, une composante un peu intégriste, réactionnaire, très hostile à l'avortement, etc. »
  • 8:26InvitéFait
    « ça ne marche plus, ça clairement. »
  • 10:22InvitéFait
    « le Rassemblement National ait des racines d'extrême droite, c'est l'évidence. On ne peut pas le nier. »
  • 10:40InvitéFait
    « Un parti d'extrême droite, vous le définissez par deux ou trois critères qui sont des critères fondamentaux. C'est un parti qui remet en cause les institutions, qui remet en cause le régime républicain. »
  • 11:41InvitéFait
    « C'est certainement le parti qui est le plus en ordre de marche. »
  • 13:12InvitéFait
    « Le RN a combattu la loi sur les retraites. Ils ont voté contre, ils ont même présenté une motion de censure. »
  • 13:30InvitéFait
    « Sa réponse n'est pas très claire, en l'occurrence. Il a dit oui et non à la fois, d'une certaine manière. »

Temps de parole

  • Invité84 %
  • Présentateur15 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. L'invité de la matinale, Pierre-Hugues Dubois. Ce matin, votre invité Pierre-Hugues est Arnaud Benedetti, rédacteur en chef de la Revue Politique et parlementaire et professeur associé à la Sorbonne. Il est notamment l'auteur de « Aux portes du pouvoir, RN, l'inéluctable victoire » aux éditions Michel Laffont. Bonjour Arnaud Benedetti. Bonjour à vous. Merci d'être en studio avec nous ce matin pour évoquer ce succès du Rassemblement National. Dimanche dernier, 94% des communes ont mis Jordan Bardella en tête. Mais j'aimerais commencer par cette alliance avec Éric Ciotti.

Pourquoi Éric Ciotti a-t-il été prêt à renier l'histoire de son parti ? Pourquoi s'est-il mis à dos l'ensemble de son parti ?

0:53
Invité

Alors il y a deux facteurs. Il y a un facteur vraisemblablement qui est lié à sa propre situation locale à Nice puisqu'on voit que dans sa circonscription, notamment, le Rassemblement National arrive en tête très largement et que le candidat de LR, je crois, termine cinquième avec 8 ou 9%. Mais je ne peux pas imaginer que la situation personnelle d'Éric Ciotti ait été le seul facteur de sa décision. Une décision qu'il a prise manifestement, seul, sans en référer à son bureau politique. Ce qui fait qu'aujourd'hui, le bureau politique, évidemment, l'a exclu, même s'il y a des sujets sur les statuts. Non, l'autre aspect, c'est qu'il fait un pari.

Il prend acte, vraisemblablement, d'abord, du choix des militants. La base militante, on peut considérer que la base militante est plutôt favorable à cette alliance depuis longtemps.

1:42
Présentateur

Les militants républicains sont plutôt favorables.

1:44
Invité

Oui, mais vous savez, dans les partis politiques, les militants sont toujours plus fondamentalistes, d'une certaine manière, voire radicaux, que les électorats. Ensuite, il y a aussi un pari qui est ce pari sur l'électorat. Ils considèrent qu'aujourd'hui, il y a une porosité entre l'électorat RN et l'électorat LR, que l'électorat LR a montré lors des dernières élections législatives en 2022, que lorsqu'il y avait des duels entre des candidats RN et de la gauche, ou des candidats RN et de la majorité présidentielle, il se portait cet électorat plutôt... Ça dépendait des situations géographiques aussi, parce qu'il faut là aussi nuancer, mais plutôt en faveur des candidats RN.

Donc, il fait sauter le dernier tabou, qui était le tabou majeur, fondamental, qu'on ne devait pas transgresser, sur une décision qui est très personnelle. Il fait ce pari de la recomposition de la droite. Le problème des LR, c'est qu'ils n'ont pas clarifié leur position depuis 2017.

2:43
Présentateur

Est-ce que le président ou le président émérite, on le sait plus très bien, des républicains, acte aussi que la droite n'existe plus en France ?

2:50
Invité

La droite existe, parce que globalement, le pays, en tout cas, paraît plutôt penché à droite, quand même, parce que le vote du RN ne peut pas être limité, si vous voulez, à un vote d'extrême droite. Il y a d'autres choses dans ce vote-là, c'est quelque chose de plus complexe aujourd'hui. Donc, la droite républicaine, la droite de gouvernement telle qu'on l'a connue, c'est-à-dire, issue du RPR et de l'UDF, l'UMP, LR, en effet, en termes d'organisation partisane, est en voie d'obsolescence, clairement.

Vous savez, il y a quand même un phénomène assez intéressant, mais ce qui est vrai aussi pour le Parti Socialiste, les marques, les anciennes marques de gouvernement, PS et droite, restent fortes territorialement, puisqu'ils ont des élus, ils ont des régions, ils ont des sénateurs, ce qui est la Chambre des Territoires, le Sénat. Mais, nationalement, ils n'arrivent plus à performer. C'est-à-dire que c'est comme s'ils étaient relégués en seconde division, et que la première division, ou la Champions League, je prends la métaphore sportive à dessein, était plutôt occupée par d'autres marques, c'est-à-dire la marque Macron, la marque Marine Le Pen, la marque Mélenchon.

Et on l'a vu, d'ailleurs, aux dernières élections présidentielles, et on l'a vu aussi au niveau des élections législatives.

4:08
Présentateur

Mais si on revient au clivage droite-gauche, où on entend une petite musique montée, c'est que la droite ou la gauche se sont reconstituées autour du Front Populaire à gauche et du RN à droite. C'est-à-dire que le RN serait la nouvelle droite.

4:21
Invité

Oui, enfin, clairement, aujourd'hui, le RN a aspiré toute une partie de l'électorat de la droite républicaine. Alors, c'est très différencié, parce que, si vous voulez, c'est pas tout à fait la même chose dans les régions, dans différentes régions. Mais vous noterez d'ailleurs une chose, c'est que le RN ne se qualifie pas lui-même comme un parti de droite. Vous entendez rarement Marine Le Pen, même voir Jordan... Alors, Jordan Berdelet, c'est un peu différent, mais Marine Le Pen dit rarement qu'elle est à droite. Parce qu'elle est dans une stratégie, qui est une stratégie, vraisemblablement, qui essaye de dépasser le clivage droite-gauche. Elle aussi. C'est surprenant que cela puisse parler.

Mais oui, parce qu'elle a un électorat populaire. Je rappelle quand même qu'il y a une partie de cet électorat populaire, notamment dans le Nord, ou dans un certain nombre d'anciennes terres communistes, qui vont aujourd'hui pour le RN.

5:08
Présentateur

Alors, je vais être un peu provoque, mais dans la tête des Français, dans la tête des électeurs, est-ce que le RN est encore un parti d'extrême droite ?

5:16
Invité

Moi, si vous voulez, j'ai beaucoup réfléchi lorsque j'ai écrit ce livre. Je crois que pour une grande partie des électeurs, et notamment des jeunes électeurs, des nouveaux électeurs, ceux qui n'ont pas été socialisés dans l'atmosphère du Front républicain, du coordon sanitaire, de la diabolisation, on pense à comment on veut, peu importe. Si vous voulez, cette histoire-là est déjà lointaine, pour une grande partie d'entre eux. Ce qui explique les scores importants, notamment de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, dans les générations entrantes, sur le marché électoral, les 18-24 ans, mais aussi les jeunes actifs, ceux qui sont entre 25 et 34 ans.

5:53
Présentateur

Ils n'ont pas été façonnés par l'idée que le RN... Pas du tout.

5:55
Invité

Et en même temps, vous avez en plus le fait que le RN a fait évoluer son discours. Marine Le Pen, depuis qu'elle a accédé au pouvoir, quand même, de ce point de vue-là, arrondit les ongles. C'est le moins qu'on puisse dire sur un certain nombre de sujets. Il y a eu trois étapes. Il y a eu l'étape, dès l'arrivée de Marine Le Pen à la tête du RN à l'époque, sur le rapport à l'histoire. Elle prend ses distances totales avec son père, notamment sur la Seconde Guerre mondiale. Elle donne un grand entretien au point, je le rappelle dans le livre, où elle explique que, de toute façon, elle condamne l'antisémitisme sans ambiguïté, elle considère que l'occupation a été une abomination.

Enfin voilà, déjà, il y a un premier élément. Deuxième élément, sur les questions sociétales, le vieux Front National avait, disons, une composante un peu intégriste, réactionnaire, très hostile à l'avortement, etc. Elle, elle se dit tout de suite favorable au droit à l'avortement. Vous remarquez que, au moment de la loi pour le mariage pour tous, elle ne participe pas aux manifestations. Vous avez les élus LR qui y participent, mais elle, elle n'y est pas. Donc, sur ces sujets-là, et je pense que, de ce point de vue-là, parce que moi, je l'ai interrogée, je l'ai interviewée, je pense que, de ce point de vue-là, c'est une conviction chez elle.

Elle est, je qualifierais presque un peu post-moderne, sur ces sujets-là. C'est assez étonnant. Son père ne l'était pas, mais elle, elle l'est. Alors, son père ne l'était pas pour des raisons qui étaient des raisons, j'allais dire, électorales. Mais, personnellement, Jean-Marie Le Pen, de ce point de vue-là, il avait plutôt une conception assez libertaire. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître. Et le troisième élément, c'est sur l'Europe.

C'est-à-dire qu'après 2017, après la débâcle de 2017, après la catastrophe du débat de 2017, l'URN va abandonner la ligne Philippot, c'est-à-dire de sortie de l'Europe, de sortie de l'euro également, pour adopter une ligne qui est un peu plus euro-compatible, même s'ils sont très euro-critiques. Là-dessus, ça n'a pas trop changé, quand même.

7:52
Présentateur

Quelle est la base idéologique, alors, du Rassemblement National ? On entend souvent dire qu'il faut combattre le Rassemblement National sur les idées. Et, en fait, quand on combat sur les idées, hier, Carole Delga, qui vient de la gauche, s'exprimait et disait l'extrême droite mettra son programme en place, c'est-à-dire qu'il y aura des soins qui ne seront pas les mêmes dans les hôpitaux, selon la couleur de peau, les cours à l'école seront modifiés pour réécrire l'histoire et minimiser le rôle du gouvernement de Vichy.

Est-ce qu'en permanence, ramener le Rassemblement National à Vichy, c'est pas aussi, ainsi que les électeurs disent, c'est l'extrémisme, il faut donc voter pour eux, ou en tout cas, on peut voter pour eux. Est-ce que les Français n'en ont pas marre de cette diabolisation qu'ils entendent partout ? Non, mais ça ne marche plus,

8:27
Invité

ça, clairement. Ça saurait si ça marchait. Parce que, tout simplement, même la sociologie de l'encadrement du Rassemblement National a bougé. Vous avez eu quand même beaucoup... Les cadres du Rassemblement National ? Oui, mais dans les cadres du Rassemblement National et dans les cadres importants du Rassemblement National, vous avez eu des transfuges qui viennent de la droite classique. Vous avez des anciens RPR. Par exemple ?

Par exemple, quelqu'un comme André Rouget, qui a été membre de plusieurs cabinets ministériels, Chirakien, qui est l'homme qui s'occupe à la fois des dom-toms mais aussi de ce fameux club des Horaces dont je parle dans le livre qui réunit, vous savez, les groupes d'experts et quelqu'un qui vient du RPR. Et vous avez beaucoup d'anciens RPR, d'anciens membres de cabinet ministériel qui sont aujourd'hui au Rassemblement National. Vous avez toute une ligne, notamment celle qui est venue de Debout la France qui sont de jeunes qui, eux, s'identifient comme des gaullistes et ils le disent clairement, M.

Tanguy, etc., qui sont arrivés assez massivement à peu près en 2018 ou, oui, après 2017, donc au sein du Rassemblement National. Donc, il y a eu quand même une sociologie qui a beaucoup bougé dans l'encadrement des responsables du Rassemblement National. Vous voyez qu'elle est... En fait, elle a une très grande plasticité, ce qui d'ailleurs fait sa faiblesse aussi peut-être à terme, mais vis-à-vis d'une partie de l'électorat, en tout cas, qui est l'électorat traditionnel de la droite du Rassemblement National. Regardez sur la question calédonienne.

Sur la question calédonienne, elle a pris une position ces dernières semaines, après les émeutes qu'on a connues à Nouméa, qui était beaucoup plus, j'allais dire, tempérée que ce qu'on aurait pu attendre du Rassemblement National. Elle a dit, mais attendez, moi, je n'étais pas favorable, même si ces députés ont voté, je n'étais pas favorable foncièrement au dégel du corps électoral parce que j'avais reçu les indépendantistes canac qui sont allés la voir et qui lui ont fait part de leur incapacité à maîtriser leur base, et notamment leur base de la plus jeune. Donc, je crois qu'il y a quelque chose qui est... que le Rassemblement National ait des racines d'extrême droite, c'est l'évidence.

On ne peut pas le nier. C'est une histoire. Mais pour vous, aujourd'hui, c'est un parti qui est en mutation, indéniablement. C'est un parti populiste, clairement. Ça, là-dessus, il n'y a pas d'ambiguïté. Mais dire que c'est un parti aujourd'hui d'extrême droite, c'est beaucoup plus compliqué parce que... Comment vous définissez un parti d'extrême droite ? Un parti d'extrême droite, vous le définissez par deux ou trois critères qui sont des critères fondamentaux. C'est un parti qui remet en cause les institutions, qui remet en cause le régime républicain. Ce n'est pas le cas du Rassemblement National, ma connaissance. C'est un parti qui a des relents antisémites.

On ne peut plus dire aujourd'hui que le Rassemblement National ait des relents antisémites parce qu'on voit bien... Ils ont une histoire, quand même. Ils ont une histoire. Mais l'histoire est une chose. Mais la réalité du parti, aujourd'hui, les déclarations des principaux leaders du parti, montrent qu'il n'est plus dans cette filiation-là. Clairement, la preuve, c'est qu'écoutez quelqu'un comme M. Klarsfeld qui considère qu'il est tout à fait normal que le Rassemblement National participe à la marche contre l'antisémitisme. Donc, de ce point de vue-là, il y a eu des évolutions. Alors après, l'histoire est réelle. Je ne dis pas le contraire.

Mais on voit bien que la perception, je veux dire, est différente aujourd'hui dans une grande partie de l'opinion. Raison de ces éléments.

11:35
Présentateur

Le 30 juin et le 7 juillet prochains, les élections législatives, le RN est-il prêt pour cette campagne ?

11:41
Invité

C'est certainement le parti qui est le plus en ordre de marche. Parce que, moi, quand j'ai interrogé un certain nombre de cas du RN, au moment où j'ai mené mon enquête, moi, j'avais rencontré Philippe Olivier, qui est le conseiller spécial de Marine Le Pen. C'était au mois de janvier, pour tout vous dire. Il m'avait clairement dit de son, nous, nous sommes pris pour mener une campagne législative. Clairement, on a un plan matignon. C'est-à-dire qu'on a des candidats qui sont investis. On sait quel sera exactement, j'allais dire, notre matériel de campagne, nos thèmes. Donc, ils sont prêts.

12:11
Présentateur

Est-ils prêts pour gouverner ?

12:12
Invité

Alors, ça, c'est autre chose. Ça, c'est la vraie question. La question, est-ce qu'aujourd'hui, le RN est pris pour gouverner ? C'est une autre question. Alors, ils ont mis en place, en effet, des réseaux d'experts. Ils ont une formation, aujourd'hui, qui est notamment conduite par l'ancien sondeur Jérôme Saint-Marie, dont j'ai appris d'ailleurs qu'il était candidat investi, je crois, dans les Hautes-Alpes aux prochaines élections législatives. La vraie bataille, si vous voulez, aujourd'hui, c'est sur la crédibilité du RN. Je crois que, je veux dire, on ne peut pas combattre le RN, aujourd'hui, sur la question morale.

Parce que, clairement, là-dessus, on voit bien que ça n'a plus l'efficience du passé. La seule question, c'est de savoir, aujourd'hui, est-ce que le RN est capable de gouverner ? Est-ce que les propositions du RN, notamment sur le plan économique, sont des propositions qui sont capables, je veux dire, de redresser le pays ? Là, il y a de vrais sujets, en l'occurrence, parce qu'on voit bien qu'il y a, en plus, des hésitations. Regardez, là aussi, M. Bardella, le RN a combattu la loi sur les retraites. Le RN a combattu la loi sur les retraites. Ils ont voté contre, ils ont même présenté une motion de censure. Et il y a quelques jours, on a posé la question à M.

Bardella s'il allait remettre en cause cette loi sur les retraites. Sa réponse n'est pas très claire, en l'occurrence. Il a dit oui et non à la fois, d'une certaine manière. Donc on voit bien que là-dessus, oui, il y a des zones de fragilité et ce sont ces zones de fragilité qui, à mon sens, sont les plus importantes si on veut combattre le RN.

13:46
Présentateur

Merci beaucoup, Arnaud Benedetti, d'avoir été ce matin l'invité de la matinale. Vous publiez notamment aux portes du pouvoir RN, l'inéluctable victoire. C'est publié chez Michel Laffont.