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interviewINA Actu· 23 mai 2026 9 min

Liban : quelle place tient le Hezbollah ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il y a des noms qui reviennent inlassablement dans l'actualité. [musique] Celui-ci en fait partie. Esbola aussi appelé le parti de Dieu, [musique] un mouvement fondamentaliste islamique chite, libanais, à la fois partis politique et milice armée, classé comme organisation terroriste [musique] par l'Union européenne.

Un mouvement très structuré, influent au Liban et en guerre contre son ennemi juré Israël. Depuis des décennies, le Esbola et l'état hébreux se livrent à un conflit en Dany très fortement ravivé depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran, [musique] l'allié historique du S Bolna. Résultat, le Liban se retrouve de nouveau sous les bombes israéliennes au désespoir de sa population civile.

Plus d' 1,2 million de déplacés [musique] depuis mars. Mais au fait, comment une milice qui ne détient pas officiellement le pouvoir politique au Liban peut-elle [musique] être si influente au point de plonger son pays dans la guerre ? Comment fonctionne et que [musique] veut le ballboll là ?

Aujourd'hui dans le temps de l'actu, zoom en archive sur l'histoire de ce mouvement. [musique] Le esbollah en arabe isbullah, littéralement le parti d'Allah apparaît au Liban au début des années 80. Nous sommes en juin 1982 et dans le sud du pays, il se passe ça.

Dimanche 1h30 du matin, l'État-major israélien donne l'ordre à ses forces de traverser la frontière libanaise. Des moyens importants sont lancés dans cette opération que les Israéliens ont baptisé paix pour la Galilée. Moyens utilisés : aviation, marine, infanterie et char.

La ville de Tir subit un bombardement intensif alors que les populations civiles sont prises évidemment dans la bataille. Dans cette ville sont implantées de nombreuses brigades palestinienne. L'objectif de l'État hébreu, éliminer les bases de l'OLP, l'organisation de libération de la Palestine installée au sud de Liban et assurer la sécurité de la Galilée au nord d'Israël en créant une zone tampon autour de la frontière.

à Beyouth, la capitale libanaise. À peu près au même moment, il se passe ça. Banlieu de Beouh, les portraits de Roménie envahissent les rues.

Le parti de Dieu en arabe, Isb Allah, est en train de naître alors qu'Israël envahit le Liban. Son guide spirituel Mohamed Fadlalla s'inspire directement de l'Iranchide fondamentaliste de Romaie. Avec ceux qui furent dans un premier temps ses étudiants avant de devenir des soldats, il s'installe dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans la plaine de la BK.

À l'origine, le Sbol Bolla reçoit l'essentiel de son aide de l'Iran. Les Chites libanais les plus extrémistes y adhèrent. C'est sous leur inspiration que le 23 octobre 83 sont commis [musique] les attentats suicides meurtriers contre les casernes américaines et françaises de la force multinationale à Beou.

Effectivement, le Esbola qui n'a pas encore à l'époque d'existence officielle va marquer tristement l'histoire en octobre 83. Ce matin à l'au donc à 2 minutes d'intervalle, le quartier général des Marines Américains Beyouth et un poste de commandement du premier régiment de chasseurs parachutistes français ont été victimes d'un double attentat à l'explosif. Ces images que nous venons de recevoir sont celles de l'immeuble ou plus exactement sont celles de ce qui reste de l'immeuble qui abritaiit une centaine de soldats français de la force multinationale et qui a donc été littéralement soufflé par une explosion. qui s'est produite à 5h22, heure de Paris, quelques minutes seulement après la destruction du quartier général américain dans la zone de l'aéroport.

Ici, nous sommes dans un quartier du sud de Beouh, celui de Ramlette Albaï. Il y aurait au moins un minimum d'une vingtaine de morts. Ce sera en réalité bien plus. [musique] 58 militaires français seront tués et 241 militaires américains.

Dans les années qui suivent, les méthodes terroristes du Sebbola continuent avec par exemple plusieurs enlèvements, des Français notamment. Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans les années 80, c'est la guerre civile au [musique] Liban. Plusieurs milices armées dont le Esboll s'affrontent.

Le pays est instable. En 89, les accords de Tefs mettent fin à cette guerre intérieure. Ils imposent le désarmement de toutes les milices, sauf le esbola qui se revendique comme une organisation de résistance face à Israël qui occupe toujours le sud du pays.

Et justement, avec le voisin hébreu, les affrontements ne vont pas tarder à reprendre 1993. C'est en poste aux attaques des militants du Hballoir qui ont coûté la vie à sep soldats israéliens en un mois que l'armée israélienne a lancé cette offensive la plus importante depuis 85. Pour que les choses soient claires, cette opération a d'ailleurs été baptisée règlement de compte.

Objectif stratégique, Israël veut obtenir du gouvernement libanais qu'il désarme le resbolla. tactique en rendant intenable par ces bombardements la vie dans les régions où le mouvement intégriste est implanté. Israël espère que les villageois libanais feront pression sur Beout.

L'aviation et l'artillerie israélienne continuent de bombarder des positions du resbola qui lui ripostent en tirant des requêtes sur la Galilée. Des affrontements constants ou presque qui vont durer toute la [musique] décennie. Mais en 2000, les cartes sont rebattes.

Après 22 ans d'occupation, le gouvernement israélien, notamment face à la pression de l'opinion publique, retire ses troupes du sud Liban. Le Esbola prend le contrôle de ce territoire qui devient le bastion de l'organisation. Une victoire qui était fêtée un an plus tard, écoutez, archive de mai 2001, on lui prête l'ura et le charisme des grands vainqueurs.

Assan Nastrala dirige le Esbola Parti islamiste libanais. Ce soir à Beyroh, il fête devant un public subjugué le premier anniversaire de sa victoire contre Israël et encourage au passage les Palestiniens qui dit-il vaincront eux aussi. du À 2h de route de là au sud Liban à la frontière avec l'État hébreux les activistes du parti fitent aussi l'événement et les slogans contre le voisin vaincus sont les mêmes.

Le char enflamme symbolise l'humiliante retraite des troupes israéliennes il y a 1 an. Depuis la région s'est teintée de jaune la couleur de ceux qui ont résisté à l'occupant. Ici à la frontière, c'est qui contrôle et c'est normal, ils sont le symbole de la liberté, le symbole de notre combat.

Et c'est vrai qu'auprès d'une partie de la population libanaise, le Esbola séduit emmené depuis 1992 par le très populaire Hassan Nasrala. L'organisation qui est aussi désormais un parti politique avec des députés au parlement étant de plus en plus son influence dans la société libanaise. Soutenue par l'Iran et la Syrie, le HBO la finance des aides sociales fait construire des écoles, des hôpitaux notamment dans le sud du pays.

La page de la guerre avec Israël est donc enfin tournée. Pas si vite. Juillet 2006, tout au long de la frontière entre Israël et le Liban, l'armée israélienne est passée à l'offensive.

Offensive terrestre d'abord qui frappe des villages du sud Liban et des positions du esbola chit libanais. Il ne s'agit plus de répliques ciblées à des actes terroristes mais de la préparation d'une attaque terrestre. D'ailleurs, dès cet après-midi, l'armée israélienne a pénétré à l'intérieur du territoire libanais.

C'est le début de la réplique d'Israël au esbola libanais qui a attaqué une patrouille tôt ce matin en territoire israélien. Trois soldats ont été tués, deux autres ont été enlevés et fait prisonniers. Pourolmert, le premier ministre israélien, c'est un acte de guerre dont il tient le Liban responsable.

Le Liban, ajoute-t-il, en paira le prix. Le chef du esbola cher Nasrala a justifié cet enlèvement. C'était a-t-il dit l'unique moyen d'obtenir par échange la libération d'une partie des 10000 palestiniens détenus en Israël ?

Ce nouveau conflit va durer 33 jours. Bilan 1200 morts côté libanais, principalement [musique] des civils, 165 côté israélien. Malgré un Liban dévasté, le Esbola revendique lui une victoire divine.

La popularité de Nasrala monte en flèche tandis qu'un calme relatif revient sur la région. Mais en 2023, tout bascule [musique] une ane fois. Après le pogrome du 7 octobre et le début du conflit avec le Hamas, le Esbola attaque Israël en soutien, je cite, à Gaza.

En septembre 2024, Hassan Nasrala est tué à Beou par une frappe israélienne et depuis la tension ne redescend pas. Ravivé par l'offensive américano-israélienne contre l'Iran. En représaille, l'organisation chite attaque Israël [musique] de plus belle.

Le Sud Liban est depuis sous les bombes israéliennes. Mais au fait, comment une milice qui ne détient pas le pouvoir politique au Liban peut-elle avoir une telle influence géopolitique dans la région ? Que veut le H esbola là ?

Quel avenir pour le Liban ? Et comment sortir de ce conflit sans fin ? Réagissez en commentaire et moi je vous dis à très vite pour un autre zoom sur l'actualité.

Et pour approfondir le sujet, écoutez le temps de l'actu, le podcast d'actualité de LINA et de l'université Panthéon Assass avec cette semaine comme invité Christophe Hayad, grand reporter au monde, prix Albert Londres et auteur de géopolitique du Esbola publié aux presses universitaires de France. Le temps de l'actu. Un podcast à retrouver sur toutes les plateformes d'écoute. [musique]