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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 28 novembre 2023 6 min

Budget de la sécurité sociale : «Le gouvernement suit un principe de déficit perpétuel»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

on a des déficites quasiment dans toutes les branches qui se développent et donc comme il y a pas de maîtrise ni de maîtrise en matière de réforme ni de maîtrise en matière de consommation de soins ni de recherche de recettes supplémentaires la pente naturelle si on laisse faire on a globalement un principe d'inscription d'un déficit perpétuel dans la loi sans démarche globale de rétablissement des comptes hier Elizabeth bne a déclenché à nouveau l'article 493 sur le budget de la Sécurité sociale une semaine plus tôt au Sénat vous aviez assorti le projet de mesure visant à alerter le gouvernement sur son déficit à quoi que respond concrètement ce déficit le budget de la Sécurité sociale globalement on est un peu au-dessus de 650 milliards d'euros les branches les plus importantes c'est d'abord la branche vieillesse celle qui entre autres est en charge de payer les retraites des Français la branche vieillesse c'est environ 45 % du budget de la Sécurité sociale cette Bran viillèche est en déficit et malgré la réforme qui a été votée l'année dernière on se rend compte que l'ficit des déficitsue à progresser le deuxième budget qui pèse à peu près 38 % du budget global de la sécurité sociale c'est la branche maladie les hôpitaux le soins et là c'est aussi une branche qui est extrêmement déficitaire pourquoi parce que globalement la population vieillit les traitements sont de plus en plus performants mais coûteux de façon mécanique et bien les dépenses de maladie sont de plus en plus importantes vous avez ensuite une branche qui est nouvelle qui est la branche autonomie qui a été créée il y a peu de temps et qui est entre autres là pour gérer le vieillissement de la population et notamment la perte d'autonomie et le handicap de nouveau comme la population vieillit ce qui est une bonne chose on se rend compte que les besoins de la branche autonomie sont de plus en plus importants pour l'instant elle est équilibrée légèrement excédentaire mais les prévisions d'avenir nous montrent que cette branche sera aussi déficitaire et puis les deux branches qui sont aujourd'hui excédentaires mais avec des excédents très limités c'est la branche ACC du travail maladie professionnelle qui a vocasion avant tout de pouvoir financer des actions de prévention dans les entreprises c'est de l'argent qui vient des sociétés et la dernière branche c'est la branche famille qui est elle-même excédentaire mais on se rend compte que en parallèle d'un excédent la question se pose des moyens qui sont consacrés puisque le constat de la natalité en France n'est pas bon on a une natalité qui est en diminution par définition lorsque la sécurité sociale est déficite itaire on stock cette dette et lorsque la dette est trop importante on la transfère à un organisme qui s'appelle la cadess qui est là pour gérer la dette sociale et cette dette sociale elle est remboursée par les français sauf que cette dette elle a un coût il y a des taux d'intérêt et elle a aussi une limite et donc si à un moment donné si on arrive à une situation où ce qui est prélevé tous les ans par les français pour payer la dette sociale est inférieur à la capacité de remboursement on se retrouve avec une crise et donc une incapacité éventuelle de ne pouvoir payer tous les salaires publics de pouvoir gérer un service de qualité voilà comment peut-on être face à un tel défi site alors que les Français ont l'impression déjà de payer trop de cotisation lorsqu'on regarde les études qui sont portées par la Cour des comptes ou par Ligas les prévisions concernant la fraude sont chiffrés autour de 10 à 14 milliards d'euros donc si on met ça en parallèle du niveau de déficit il y a déjà là une réponse qui est portée de façon naturel avec le vieillissement de la population on a des déficits quasiment dans toutes les branches qui se développent et donc comme il y a pas de maîtrise ni de maîtrise en matière de réforme ni de maîtrise en matière de consommation de soins ni de recherche de recettes supplémentaires la pente naturelle si on laisse faire et c'est un peu la critique que nous portons le laisser faire fait que très naturellement on va passer de 11,2 milliards pour cette année à plus de 17 milliards en 2027 c'est dire demain matin on a globalement un principe d'inscription d'un déficit perpétuel dans la loi sans démarche globale de rétablissement des comptes et en plus de cela on est dans une situation où globalement on met plus d'argent tous les ans tous les ans le déficite se creuse mais la qualité des soins en parallèle est de est moins bonne on se rend compte que l'accès des soins beaucoup plus compliqué je pense qu'aujourd'hui le gouvernement n'a pas le courage politique de porter une r forme globale autour de l'Assurance Maladie autour de l'hôpital autour de l'accès aux soins pour l'instant ce que l'on fait c'est des mesures voir même le gouvernement n'assume pas puisqu'il ne porte même pas de texte de loi il le fait porter par des propositions de loi de parlementaires hein donc qui traitent finalement le problème par petit bout et final c'est les Français qui ser les Français d'aujourd'hui mais surtout les Français de demain qu'est-ce que vous la droite proposez pour améliorer la situation les grands sujets on les connait aujourd'hui c'est d'abord comment est-ce qu'on met en place vraiment un vrai Pact en matière de prévention la prévention c'est l'investissement maintenant pour des résultats à moyen long terme le deuxième sujet c'est comment est-ce qu'on termine le virage ambulatoire et à travers tout ça c'est tout le débat aussi de l'accès au soins le temps médical la délégation de tâche comment est-ce qu'on fait pour que les professionnels de santé puissent avoir plus de temps à consacrer face à faceace au malade et non pas à traiter de l'administration comment on débureaucratise vous avez aussi des mesures en matière d'accès aux soins soit par desutil numérique soit par la délégation de tâche on manque de dialogue entre la ville et l'hôpital on manque de dialogue entre le public et le privé on l'a vu notamment lorsqu'on a abordé le sujet des urgences il faut redonner de la souplesse et donc notamment travailler au niveau du terrain du local on doit éviter cette centralisation naturelle on voit bien dès qu'on pass parle d'assurance maladie il y a une tendance à nationaliser les grands enjeux alors que les solutions on l'a vu pendant le covid on les trouve localement et localement généralement on a beaucoup de bon sens pour améliorer l'accès aux soins dans des règles budgétaires qui restent des règles conformes vous rajoutez à ça le débat sur la fraude faut avoir le courage la fraude c'est les assurés c'est aussi les professionnels nous avons porté nous au groupe des Républicains la mise en place de la carte Vitale biométrique donc le principe c'est de vérifier que les personnes qui utilisent la carte Vitale biométrique sont bien en droit de l'utiliser parce qu'ils ont consulté le médecin ils sont bien assurés et puis le grand sujet c'est aussi comment on fait en sorte d'avoir plus de professionnels c'est tout le travail sur la formation comment est-ce qu'on doit repenser les choses comment on doit également décentraliser les enjeux autour de la formation il y a plein de pistes mais ça se travaille à travers des textes globaux [Musique]