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interviewLEGEND· 15 octobre 2025 138 min

BRIGADE DE RÉPRESSION DU BANDITISME (BRB):CRIMES, DÉLINQUANCE, TRAFICS, CE QU'IL A VU DE PLUS SOMBRE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Tu as été chef adjoint de la brigade de répression du banditisme. Qu'est-ce que vous y faites ? La BRB c'est la brigade qui s'occupe du crime organisé.

Exporsion de fonds, braquage de banque, braquage de fourgon blindé ont traité 500 braquages par an. Je raconte une histoire de deux mamies qui avec un enfant handicapé. Ils les ont frappé, ils les ont ils ont uriné sur le fils.

Il y en a une qui est morte par la suite. Des affaires qui te marquent que tu arrives pas à oublier. Tu as jamais foncé dessus en voiture ?

J'ai stoppé la voiture. Ouais. Comment ? tirant dessus avec une balle qui était pas autorisée.

C'était une balle semichemisée blindée qui perce le métal. Moi quand je partiis à la retraite, j'étais devenu noir. J'aurais pu faire une connerie, tu vois.

J'ai fait 5 ans chez un psy toutes les semaines et ça m'a un peu sauvé la vie. Mon fils dit "J'ai jamais eu envie d'être flic." Tu aurais aimé qu'il fasse flic ?

Non. Qu'est-ce qu'il faudrait faire aujourd'hui pour aider la police ? Que les hommes politiques montrent qu'ils ont confiance dans leur police. [musique] Bonjour tout le monde et bienvenue sur Légend émission. aujourd'hui avec Pierre Folaci qui a été celui qui a arrêté Patrick Guimin.

On avait fait une émission il y a quelques temps avec un une personne qui avait fait une évasion des beaumettes en hélicoptère en 1999. C'était passé à l'époque au JT. Et ben aujourd'hui Pierre Folci, c'est celui qui l'a arrêté, qui a été 35 ans à la PJ, à la BRB aussi, chef adjoint de la BRB, la brigade de répression du banditisme.

Il va nous raconter des anecdotes exceptionnelles, tout ce qu'il a pu vivre durant sa carrière, tout ce qu'il a pu voir. En tout cas, merci d'être de plus en plus nombreux. Prenez 2 secondes avant que ça commence sur YouTube.

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Si vous faites du sport, si vous allez courir ou quoi, vous pouvez nous écouter sur Spotify, sur 10h, sur Apple Podcast, Amazon Podcast. En tout cas, merci faire de légendes, premier podcast de France, merci d'être de plus en plus nombreux et c'est parti avec Pierre Folacci sur légende. On y va.

Bonjour, je m'appelle Pierre Folacci, j'étais commandant de police et je vais vous raconter les 35 années que j'ai passé à la police judiciaire de Paris, de Lyon et de Marseille. [musique] Attention, cette émission aborde des sujets sensibles et certains propos peuvent choquer. Voilà, bienvenue Pierre.

Je vais reprendre le clap et puis c'est parti. Début d'émission. Pierre Folacci un un un un Corse à la PJ, c'est le titre du film qui s'appelle enfin c'est pas le titre du film, c'est le titre du livre.

Peut-être un film un jour d'ailleurs. C'est sur ton livre qui s'appelle Condé. Voilà la manufacture de livre.

Tu es d'origine Corse ? Oui. Tu as mangé dans un resto Corse à Midi ?

Oui, c'est vrai. Comment tu le fais ? Et tu m'as dit "J'ai mangé dans un resto avant de venir pour l'émission." On embrasse d'ailleurs tous les restos Corse du coin.

Tu es tu esas tu as grandi où toi ? Tu viens d'où ? Moi, j'ai grandi à Marseille.

Je suis de parents de père et de mère Corse tous les deux qui sont installés plus tard à Marseille. Et moi, je suis le dernier d'une fraterie de trois et j'ai fait j'ai passé toute ma vie jusqu'à jusqu'à mon ma grande adolescence. à Marseille.

Tu as été chef adjoint de la brigade de répression du banditisme. C'est ce qu'on appelle la BRB. C'est une partie, ça appartient à la police judiciaire.

Donc cétait chef adjoint, c'est numéro 2 en gros. Numéro 2, c'est ça ? Oui.

Euh, tu vas nous raconter, tu vas nous raconter ce que tu as vu. Tu as vu des choses de très difficiles, tu as vécu des affaires incroyables. Tu as même là, tu as vu un homme se suicider devant ses enfants, tu nous as raconté, tu as vu des trucs qui t'ont marqué parce que c'est important d'avoir le côté aussi psychologique sur les gens qu'on comprenne aussi ce que c'est de faire ce métier.

Euh, tu as assisté à des réunions entre gangs. À une époque, tu pouvais à une réunion à une réunion entre gang. Tu étais là aussi au milieu et alors surtout, tu as fait quelque chose d'assez incroyable aussi. arrêté Patrick Guim qu'on a reçu ici dans l'émission il y a quelques temps qui s'est évadé de la prison des beaumettes en hélicoptère en 1999 enfin qui est revenu chercher quelqu'un de la prison des beaumettes.

Il est sorti, il est revenu en hélico chercher quelqu'un je crois parce qu'il lui avait donné des yaourts si je dis pas de bêtises. Et des biscuits. Ouais.

Il lui avait dit "Écoute, je t'en dois une." Et puis il a dit "Bah fais-moi sortir de prison." Il a dit "Bah, je t'ai promis de te donner et de te J'ai eu qu'une parole donc si je te dis que je viendrai t'aider, je viendrai vraiment t'aider." Il est revenu en hélicoptère.

Ça a été filmé à l'époque à la télé, c'était au JT, je me rappelle, sur TF1 partout. Euh, il a réussi à à s'enfuir. Malheureusement, la personne qui l'a fait évader est décédé à l'époque.

Euh, et c'est toi qui l'a arrêté. Et en fait, ça s'arrête pas là. L'histoire, c'est que vous êtes devenu ami et tu es carrément allé à son mariage et tu as été son témoin de mariage.

Tout à fait. Oui, tout à fait. C'est lui qui t'a dit que tu pouvais venir ici ?

Oui. Vous en avez parlé tous les deux ? Oui.

Il était content de d'avoir fait ça quoi. Dit, tu pouvais venir en confiance ? Bah oui, quand même quand même, j'avais pas peur qu'il me le disent quand même.

J'avais pas peur de venir ici. Pourquoi tu ton livre s'appelle Condé ? On t'a appelé comme ça Condé.

Euh oui, c'est un mot d'argot qui désigne les policiers. Alors ça vient, paraît-il, de de des sbirs du prince de Condé euh euh qui était qui a voulu mater la fronde à l'époque de Louis XIV. Et donc, il avait pris des gens dans les prisons, quelques tueurs et il matait les gens de la Fronde qui voulaient renverser Louis XIV.

Et depuis on appelait les sbir du prince de condé les condé et c'est resté. Alors c'est une des explications et souvent c'est un mot d'argot qui désigne les flic quoi. Qu'est-ce que ça veut dire la BRB en fait ?

En gros, qu'est-ce que vous y faites pour ceux qui n'y connaissent rien ? On essaie toujours de parler très clairement pour que tout le monde puisse comprendre. Alors la BRB c'est la brigade de répression du banditisme qui s'occupe du crime organisé.

Euh tout ce qui est extorsion de fonds, braquage de banques, braquage de fourgon blindé euh et cetera et cetera, uniquement du crime organisé. La brigade criminelle s'occupe des crimes de sang uniquement. Euh et puis la brigade financière de la finance, l'estup pour l'estup et tout ça fait partie de la police judiciaire.

Toi, tu vas être à celle de Marseille. Ouais. Il y a eu beaucoup de boulot à l'époque.

Oui. Oui. Beaucoup de travail.

On traitait à l'époque où j'y étais, on traitait 500 braquages par an. 500 vol armé tout confondu quoi. Plus que ouais plus plus d'un par quasiment de ou c'était énorme énorme ce qu'il y avait et puis après ça s'est tassé parce qu'on a mis des équipes en prison et puis et puis après le protocole de Sévine a changé mais enfin ça c'est compliqué c'est pas très intéressant.

Vous étiez beaucoup à travailler là-bas, il y avait du monde. La BRB on était à l'époque où j'y étais, on était une soixantaine. Toi tu es né le 20 mai 52.

Oui. Euh tu tu dis que la police n'est pas dans l'ADN de ta famille. T'expliqu tu étais de quel milieu en gros ?

Alors, j'étais un milieu plutôt plutôt bourgeois, plutôt protégé avec des parents très aimants. Mon père était chef d'entreprise, maman était à la maison. Euh c'estàdire elle avait beaucoup de travail avec ses ses trois enfants.

Moi, j'étais le dernier donc j'étais plutôt dissipé et je me faisais virer beaucoup de des écoles dans lesquelles j'ai été à Marseille et toujours à cause de la discipline quoi. Et c'est il y avait pas de policier dans la famille et mon père était un peu inquiet de ce que j'allais faire quoi et moi-même je ne savais pas ce que j'allais faire. Tu as pas toujours voulu être policier ?

Jamais. Jamais de la vie. Alors, j'aimais bien les polars.

J'aimais bien lire les les polars noirs quand j'avais une douzaine d'années. C'est mon frère qui m'avait initié à ça. Mais jamais je pensais puis j'aimais pas plus les flics que les que les que mes copains de mon âge quoi.

On était à deux sur mon billette, on se faisait siffler, on s'arrêtait, on était respectueux mais on on aimait pas trop les flics quoi. J'aurais jamais pensé être flic. Tu vas te marier à 17 ans ?

Ouais. 17 ans. 17 ans et demi.

Ouais. Ta femme attend ton premier enfant à l'époque à 17 ans. Euh, tu es pas donc encore majeur à l'époque c'était même pas 18 ans. 21 ans. 21.

Donc, j'ai été émancipé par le procureur de la République par donc j'été je me suis marié, j'ai eu un enfant, j'avais 18 ans quoi. Et donc j'ai raté mon bac cette année-là qui m'a pas étonné, qui a étonné personne dans ma famille. Et puis donc, j'ai fait des petits boulots tout de suite après parce que mes parents ont payé appartement pour ma femme et moi et le bébé et cetera.

Et puis et puis très vite, j'ai vu qu'il me fallait le bac. À l'époque, le bac c'était un sésame quoi. Et donc je l'ai repassé en candidat libre 2 mois après avoir échoué.

Et comme j'étais nul en math, il me fallait c'était un fort coefficient dans ma série. Je suis allé voir une amie de la famille une Corse qui était du même village que ma maman Calenzan en Corse et qui donnait les cours de mat chez elle. Donc je suis allé la voir, j'ai dit il faut à tout prix que j'ai le bac.

Elle m'a dit "Mais je vais te prendre avec moi." Donc elle m'a donné des cours de math. Tous les soirs, j'y allais et son mari était inspecteur de police.

Tu vas te faire virer de l'école catholique dans laquelle tu es ? Parce que il apprécient pas que tu te maries à 17 ans et que tu un enfant. Exact. l'année où je me suis marié, le le père directeur parce que j'étais dans une école de catholique, une école privée qui avait encore bien voulu de moi.

Et ben, il m'a il a dit à mon père de qu'il fallait que je parte parce que il y a des parents d'élèves de de ma classe qui étaient dans ma classe qui ne supportaient pas qu'il ait un homme marié, père de famille dans la classe de leur petit quoi. Donc voilà, le curé très très charitablement m'a demandé de d'aller faire ma terminale ailleurs. Comment tu vas faire financièrement ?

Ben financièrement, mes parents, bon moi j'allais je suis allé bosser, j'ai fait des petits boulots. Euh j'ai j'ai été coursier, j'ai travaillé dans l'intérim, j'ai tenu un magasin de jouets, j'ai fait un tas de trucs et euh mais mes parents ont payé l'appartement euh euh qu'on avait pour on était indépendant, on avait pris on pris un appartement et cetera. Ils avaient les moyens de le faire.

Heureusement. Euh donc tu décides de de passer le bac euh vu que tu es pas bon, tu disais tu prends des cours. Euh c'est la femme d'un des cours de math et c'est et c'est la femme d'un inspecteur de police marseillais Marseillais ou donner des cours.

Voilà, elle me donne des cours. Et tous les soirs après les après les cours de les cours du soir que je prenais chez elle dans dans son appartement, son mari était là. Souvent il rentrait tard mais des fois il était là et il aimait bien boire un petit whisky avec moi.

Donc on buvait on buvait un coup tous les deux et il me racontait ses histoires de police. Ça m'intéressait ça m'a intéressé. Et puis un jour, il m'a dit "Mais tu sais, je te vois bien dans ce métier." Il me dit "Tu aimes bien, tu es un peu fouille merde et cetera.

Je te vois bien dans ce métier." J'ai dit "Ah bon ? Moi, j'ai j'avais jamais pensé." Donc il m'a inscrit au concours euh et j'ai eu j'ai eu le bac et j'ai eu le concours.

Donc j'ai j'ai dit "Tiens, ça peut être sympa euh pourquoi pas ?" J'ai été affecté tout de suite à Paris. C'est toi qui demande, c'est ça ?

Non, pas du tout. Alors, j'ignore si c'était les plus mauvais à cette époque ou les meilleurs qui allaient à Paris parce que on me l'a jamais dit mais j'ai été affecté à Paris. Donc, j'avais passé le concours à Marseille.

J'avais compris que tu avais demandé à un coin actif à l'époque. Quand alors quand je suis arrivé quand je suis arrivé à Paris, la préfecture police, on m'a affecté à la PJ, à la police judiciaire au 36. Donc, je suis allé au 36 qui est des orfèvres. 36 qui est des orfèvres.

Et arrivé au 36 qui est des orfèvres au bureau administratif, c'est là que j'ai rempli toute une fiche, mes coordonnées et cetera. C'est le truc à l'ancienne hein. On aurait dit le les 5 dernières minutes he le bureau le bureau administratif et donc ils m'ont demandé actif sédentaire ou très actif.

J'ai demandé très actif parce que je voulais bouger quoi. Et ils m'ont ils m'ont affecté donc dans une brigade territoriale dépendant de la PJI donc la PJ décentralisée sur le 93. Je peux dire que j'ai appris le métier et tu vas voir de la corruption le premier jour.

Ta première enquête. Pas le premier jour parce que en ta première enquête enfin première enquête à laquelle j'ai à laquelle j'ai participé. Euh alors ce que je vais raconter c'est pas c'est vraiment exceptionnel.

C'est pas la police hein. Je voudrais pas que les gens pensent que il n'y a que ça. C'est vraiment un épiphénomène.

Ben ce jour-là c'était un double assassinat dans un bar de poker. Non c'est ça. Non.

Il y a pas Ouais. des mecs des mecs quatre mecs qui jouent au poker et euh il y a une histoire de tricherie. Euh il y en a un qui a sorti son calibre, c'é un gardien de la paix d'ailleurs.

C'était un gardien de la paix euh qui a été interpellé plus tard hein. Euh et il y a eu une fusillade, il en a tué deux et il a pris la fuite. L'autre le 4e joueur, on sait pas qui c'est, on on a on l'a jamais identifié.

Donc on est arrivé, moi j'étais jeune flic, jeune inspecteur. Je connaissais rien du tout, hein. Le jour au lendemain, on m'a donné une carte de police en calibre. des menottes et c'est tout quoi et ben oui mais donc j'étais formé par les vieux j'ai appris sur le tas par les vieux à l'époque c'était ça il y avait pas d'école si il y avait 3 mois d'école c'était que d quoi.

D'ailleurs le stage d'école je l'ai fait après avoir commencé à travailler comme f c'était une désorganisation c'était en quelle année ça à peu près 1973 73 il avait 21 ans. ça. Donc euh on est appelé donc c'était on était de permanence de nuit.

En fait, il y avait un un un inspecteur principal qui était officier de police judiciaire qui avait cette qualification. Moi j'étais jeune policier, j'avais rien du tout comme qualification qui était permanence et j'étais son coéquipier. Donc il m'a on est allé sur le lieu de la fusillade et il y avait deux morts, un qui était encore à l'intérieur, l'autre à l'extérieur et puis euh tu as commencé à fouiller.

Donc alors à cette époque le médecin légiste ne venait que le lendemain sur sur place alors qu'après ça a très vite changé. Sur place, on attendait le légiste, personne touchait rien et euh et le lendemain après on avait autopsie ou sur lendemain et cetera. Là c'était différent.

Le légiste il se déplaçait pas. Euh on on lui a mené à l'IML, on lui a mené les corps et puis c'est tout. C'était une autre époque mais tout était une autre époque cette époque hein.

Euh donc il on commençait les constatations et bon c'était la nuit cit 3 4h du matin je pense hein. Et euh moi j'étais à côté, il m'a dit "Bon ben, tu notes ce que je te dis. OK, j'avais un bloc et je notais tout ce qu'il me disait parce que l'enquête j'y connaissais rien." Toi, tu es marqué par les corps.

Première fois que tu vois ça, c'est c'est choquant pour toi ou ? Oui, mais en même temps, tu as envie de voir, tu as envie de savoir mais une fois que tu as vu, bon dégueulasse, hein. Surtout que les types les deux s'était s'était chié dessus au moment où ils sont morts parce que les cinq terres se sont relâchés.

Et en déshabillant les corps, en les fouillant pour voir qui c'était les avait les papiers d'identité et cetera, on s'aperçoit qu'ils avaient plein de l'un d'eux avait plein de billets dans le dans le caleçon quoi. Caché quoi. Caché mais un tas de billets.

Il y avait à l'époque je gagnais 2000 francs par mois. 2000 francs par mois. À l'époque il y avait C'est c'est ça.

Ouais. Ben je paya 500 € de 500 francs de loyer 75 € Ouais mais [rires] c'est ça c'était ça faut dire ça paraît c'est la facture d'électricité limité ouais ça même pas même pas moi j'ai des factures d'électricité énorm donc et il y avait il était le mec il de avoir quatre ou cin briques hein c'estàdire qu ou 5 millions comme on disait avant des millions d'anciens francs mais ouais je sais pas combien 500000 francs quoi 75000 € ouais c'est ça c'est pas mal beaucoup d'argent et donc il fait deux tas donc il il fait le contact, il me dit note c'est un tel un tel une carte d'identité et moi je lui passé les enveloppes à scellé on mettait sous scellé carte d'identité non et puis après les billets alors il fait deux tas de moi j'étais debout lui il était il était accroupi auprès des corps et puis il fait deux tas de billet alors un tas de billets des billets qui étaient nickel et un tas des billets qui étaient qui étaient tachés de sang et de et d'excrément quoi. Moi je regarde ça, je dis ça va-être important pour l'enquête, je connaissais rien dans les enquêtes pour l'ADN.

Mais non, la DN n'existait pas. Ça existait pas. On avait que les que on avait que les paluches à l'époque he il y avait rien.

Il pas d'ADN. Et donc euh c'est venu dans les 95 en France hein, ça a commencé hein. Et puis donc je lui tend une enveloppe, il met les billets les billets tachés dans une enveloppe et il me dit note c'est les numérots.

Alors je note c'est les numéros temps et je tends une autre enveloppe, tu vois pour les autres billets. J'ai pourquoi il les fait part je sais pas. Bon et là il me regarde, il était accroupi, il me fait un clin d'œil et hop, il se les il se les embourbe.

Bon j'ai compris, j'étais pas neu quand il s' pris pour lui. Et là première première confrontation quand même une tempête sous un crâne, je me dis [ __ ] je l'ai vu, il me fait le clin d'œil et donc je suis complice et il va m'en proposer forcément. Ah [ __ ] je commence à transpirer, j'étais pas bien.

Donc terminer les constat tout ça, puis après on rentre au service mais 2h après quoi pour rédiger tous les PV. Il m'a il m'a libéré parce qu'il m'a rien proposé. Il a tout gardé. [ __ ] c'est fou.

Tu aurais dit quoi si tu avais proposé ? Alors, je vais être honnête, je savais que si je prenais, j'étais un voleur. Mais je savais aussi que si je prenais pas, j'allais peut-être pas être accepté et être peut-être parce que j'avais compris qu'il y avait quand même un esprit de corps qui était assez fort.

Franchement, je sais pas parce que j'ai pas eu à choisir mais je pense que peut-être j'aurais pris pour être accepté, tu vois. Bien, c'est honnête. Non mais je franchement dire ah non va bien sûr que ça j'aurais je l'aurais pas fait de gueré de cœur comme parfois tu peux être tenté tout le monde peut être tenté c'est très humain donc je tout le monde est tenté l'humain n'est pas tout blanc ou tout noir il est gris donc il y a des moments mais ça c'est ce métier qui me l'a appris parce qu'à l'époque quand je suis rentré moi je venais d'un milieu protégé même si j'avais fait pique p à mes parents que j'étais très dissipé et cetera euh j'avais pour moi quand je suis rentré dans la police j'étais du bon côté j'étais du côté côté des des bons, des gentils et les méchants, c'était l'autre côté.

Ce métier aussi, il m'a aussi appris ça, il m'a appris beaucoup d'autres choses, mais il m'a il m'a appris que le bien et le mal, ben c'est pas toujours du côté où tu l'attends, tu vois. Parce que j'ai vu des trucs dégueulasses du côté des bons entre guillemets et j'ai rencontré des gens bonards, même dont certains ont pu me donner une une ou deux leçons de l'autre côté. Non, comme quoi des voyou, tu veux dire des des des brigants de l'époque ou mec.

Ouais, des mecs euh il y a pas eu beaucoup parce que j'ai pas de fascination pour ces gens-là mais j'ai fait des rencontres intéressantes. Et ça ça va être la la ça va être une des rares fois où tuas de la corruption. Là, on commence par ça parce que c'était ta première enquête mais en réalité tu le voir.

Ça non, ça m'a choqué. et deux trois autres fois euh quand quand il y a eu des fuites au sein de la PJ de Marseille, il y avait quelqu'un manifestement euh qui était qui était de l'intérieur, donc qui renseignait les grosses équipes de malfaiteurs juste avant qu'on les interpelle. Donc c'était quelqu'un qui avait accès au dossier.

On a mis 20 ans le le démasquer quand même. Est-ce que quand on est patron de de la BRB, la brigade pression du banditisme, qu'on est au sein de la PJ, qu'on est à Marseille, qu'on est avec des affaires entre les Corses, les Marseillais, les tous les trafics de drogue et cetera que tu peux voir, est-ce que on a peur pour soi à un moment donné, pour son fils ? Est-ce que quand on côtoie beaucoup de voyou, on se dit waouh, c'est quand même sulfureux quoi comme métier ?

Oui, c'est sûux, c'est mais on n pas enfin moi j'ai pas eu peur. J'ai jamais eu peur parce que quand on respecte les gens, je pense qu'il peut rien nous arriver. Oui, sur une interpellation, il peut arriver des choses, une interpellation qui se passe mal sur un de braquage ou quelque bien sûr, mais les menaces parce que ou sur les femmes, les enfants et tout, non, ça existe pas.

Peut-être que c'est en peut-être que ça peut changer ou c'est en passe de changer maintenant avec les nouveaux voyou. Oui, enfin les nouveaux voyou, on va en parler. Le voyou c'est plutôt noble normalement.

Évolution du banditisme en tout cas. Ah oui, c'est on va en parler, on va revenir là-dessus. Juste au début de ta carrière, tu tu racontes dans dans ton livre une une histoire de deux mamies qui t'a beaucoup marqué aussi avec un enfant handicapé.

Est-ce que tu peux nous raconter pour qu'on imagine ce qu'on peut trouver dans le livre aussi ? Est-ce que tu as vécu toi au début de ta ? Ça aussi ça m'a marqué parce que Tu es où ?

C à Paris ou cétait à Paris là ? Ouais. Au début au début je suis resté 7 ans à Paris la PJ.

Euh ben c'était deux mamies qui avaient été agressé pendant la nuit, un saucissonnage, ce qu'on appelle un saucissonnage, une agression en domicile. Un HJ King. Ouais.

Homj King. Oui. Mais c'est de mamis qui étaient un milieu très modeste, un petit appartement plutôt plutôt pauvre qui ont été agressés par deux types 25 ans à peu près.

L'une d'elles avait son fils d'une soixantaine d'années qui était grabataire dans un lit et ça a été Orange mécanique toute la nuit. Ouais. C'estàdire, ils les ont ils les ont frappés, ils les ont voulé, ils ont uriné sur le fils qui était à côté qui assistait à tout ça sur sa mère et sa tante.

En fait, c'était deux belles sœurs. Et euh voilà, dans les voilà, ça c'est il y en a une qui est morte par la suite. Une avait 80 ans approché des 80 ans, elle est morte par la suite.

Voilà, c'est des affaires qui te marquent que tu arrives pas à oublier comme les affaires sur des sur des enfants ou autre chose. Vous les avez retrouvé les deux qui ont fait ça là ? Ouais, j'ai encore les noms dans ma tête. [ __ ] c'est fou.

Ouais, j'ai les deux noms là dans ma tête. Tu te rappelles prénoms et nom à chaque fois. Les prénoms ?

Non, mais là j'ai les deux noms mais vraiment je les a C'était quoi le profil des mecs ? C'était des marginaux ? C'était des drogués ?

C'était pourquoi ils Non, c'était des marginaux. C'était des des euh c'était des comment dire des SDF mais sans aucun repère camé. Oui, c'est sûr.

Euh qui sont amusés pour s'amuser à pisser sur un handicapé et àouer des mamies avec le beurre qui a été pris dans le frigo pour être euh pour aller dans les détails quoi. Je c'est choses qui te marquent que tu peux pas oublier. Tu vois, ça te met directement au diapason quand tu commences à un à un médier, tu arrives, tu vois des histoires aussi sombres que ça.

Les histoires que tu ne que tu n'as jamais vu comme celle-ci, tu es intéressé la première fois, tu y vas comme une autopsie. Euh quand tu es jamais allé à une autopsie, tu dis "J'ai envie d'y aller, je vais voir ce que c'est" parce que ça aide beaucoup pour l'enquête, pour la résolution de l'affaire souvent l'autopsie hein. Tu tu apprends les causes de la mort, le moment de la mort et plein d'autres choses encore.

Tu as reçu des légistes, tu ils ont mieux expliqué que les box on embrasse ami médecin légiste qui est venu qui a fait déjà quelques émissions avec et c'est vrai que c'est intéressant histoire parce qu'il raconte, il explique, il arrive à parfois décanter des trucs, il pensent que c'est un suicide, ce n'est pas un suicide, il pensent que c'est voilà et ça donc c'est hyper intéressant, hyper utile. Mais mais c'est très utile hein déjà l'époque. Ouais.

Ouais. Ben oui, moi je me rappelle d'une affaire bon ben je reviendrai après où grâce au bol alimentaire on a résolu l'affaire grâce au bol alimentaire. Ce qu'il avait mangé ce qu'elle a mangé parce que la femme avait mangé et le mari avait dit "J'ai quitté ma femme après avoir après le repas.

On a longuement parlé après le repas, puis après elle est partie avec un mec et cetera et puis il nous a raconté ça, raconté ça, raconter ça. Et puis après quand on a quand à l'autopsie, le bol alimentaire c'estàdire la lorsque lorsque la mort arrive, évidemment la digestion s'arrête et nous on avait l'heure à laquelle ils ont mangé, ils avaient mangé dans un restaurant, il a tué tout de suite en sortant quoi. Le bois alimentaire c'est tout de suite la on avait l'heure du sortie du restaurant quand ils avaient payé et cetera.

Donc on a on a fait marron le type grâce au bon élémentaire, donc grâce à l'autopsie. Donc c'est hyper utile. On va ti on va venir sur les deux mamies là.

Donc euh quand on a quand moi quand j'avais jamais vu quelque chose, quand j'avais quelque chose de nouveau à voir, j'étais content de le voir. Mais quand j'y avais goûté et que et et que j'avais plus envie de voir ça, ben j'avais plus du tout envie de le voir. Mais il faut quand même y aller, quoi.

Quand tu vas arrêter euh ces ces deux personnes là, vous êtes un service complet, donc tu arrives sur l'affaire, tu vois les corps, tu tu découvres les scènes d'horreur et cetera. C'est toi qui va chercher les deux à la berbé. C'est jusqu'au bout.

Non. Alors là, la ber moi à l'époque cit cette affaire là, c'était c'était à Paris. J'étais pas à la BRB encore.

Mais oui, on va on va toute une équipe chercher les mecs. D'abord, on l'identifie puis après on va les chercher. C'est la résolution de l'enquête entière quoi.

Voilà. Après, on va les chercher, on les met en garde à vue, on les entend et cetera. Voilà.

Oui, mais bien sûr que oui. Euh, j'ai fait les assassinats d'enfants, bien sûr qu'on a du mal à garder son calme, mais on le on le garde sinon on se met au même niveau que et puis ça fait pas avancer les choses, quoi. Voilà.

Mais bien sûr, on a du mal, on est humain. Oui, bien sûr. On voit une une photo.

Tu tu es où là ? Tu es au centre avec les cheveux ? Je suis au milieu là.

Al avec les cheveux bouclés. Ouais, avec la Mais c'est c'est pas une perruque hein. C'est [rires] les cheveux très bouclés.

Si vous écoutez en podcast grosse moustache, grosse lunettes. Bah c'est l'époque hein. C'est 1976 là.

Voilà. La PJ du 93 avec la télé sur la droite et cetera. Les craves, les fiches de recherche au fond, tu vois.

Là, j'avais gagné une un concours de tir. Alors, il y a mon mon patron de l'époque qui est à droite, un type que que j'ai adoré, que j'ai gardé le avec lequel j'ai gardé longtemps des relations, qui avait organisé un pot et cetera. Bon là et voilà et puis et il montre la médaille avec fierté.

Bon, on se barré quoi. C'est c'est le pénal dans la joie ça. Tu vas être tu vas être passionné par les renseignements à cette époque.

C'est vraiment un truc qui va te plaire. Vous avez à l'époque des ce que vous appelez des tontons, c'est des gens qui vous donnent des informations finalement. ce qu'on appelle des indiques.

Mais c'est tu aimes pas trop le terme. Non, le terme indique c'est un peu péjoratif. Moi je préfère tonton.

C'est plus affectueux et comme je suis un affectif, je préfère je préfère tonton. Bon ouais ben moi j'aimais bien aller aller au renseignement, aller traîner dans les barres un peu un peu louches. À l'époque ça se faisait.

Aujourd'hui ça ne se fait plus. Enfin cette façon d'opérer, je veux dire il y a encore des indices et des tentons, mais aujourd'hui les policiers sont obligés de les ématriculer sous X au ministère de l'intérieur. C'est compliqué.

C'était quoi l'époque des années 70 ? Parce que là on s'intéresse à l'époque. C'était en 76 la photo qu'on vient de montrer à l'époque tu vas rencontrer ces mecs dans les bars tu leur dis donne-moi une information mais qu'est-ce que tu leur donnes dans échange ?

Non je leur dis pas comme ça. Non non non c'est long travailou on résume. Oui c'est un long travail d'abord on se fait pote.

Alors soit on se fait passer pour quelqu'un d'autre pas pour un flic. Ça je l'ai fait une fois. J'ai fait le vendeur d'armes avec un corse.

Je raconte ça dans le bouquin. Bon euh enfin, j'étais je mes collègues étaient censés me suivre et suivre suivre le rendez-vous que j'avais en fait. Après, ils ont perdu la filoche.

Et après, j'étais tout seul avec ce mec. Bon, après quand je l'ai su, j'ai j'ai eu un peu j'ai un peu frémi-à-dire on se fait potte avec des gens ou alors c'est des gens parfois qu'on rencontre lors d'une garde à vue d'une autre affaire et puis il y a quelque chose qui se passe quoi. Moi j'ai jamais certains de mes collègues avaient des informateurs par la force, c'est-à-dire on chopait un mec sur un sur un cambriolage par exemple et on lui dit "Bon, si tu veux pas aller en prison, si tu me donnes une affaire plus importante, ta procédure je l'avais à la poubelle." Ça marchait comme ça à l'époque.

Tu l'as rangé en échange ? On l'a rangé mais passait procédure au broyur quoi. C'est quoi le truc le plus fou que tu es fait pour un un tonton, un mec qui t'a donné une info ?

Bon, un truc que tu peux raconter. [rires] Non mais bah [rires] c'est pas bien non non je comprends. Euh non mais j'ai arrangé des affaires.

J'ai j'ai permis enfin j'ai permis par mon bah alors oui, j'ai renseigné un tonton sur l'état de recherche qu'il avait d'autres services. Voilà ce qu'on a reprché ce qu'on a reproché à Michel Néré par exemple mon collègue Néré de Lyon. Euh voilà ça je l'ai fait.

Ah oui, parfois on peut dire que c'est de la corruption ou alors des trop copains copains avec les bandits. Alors après il faut être Oui. Non mais ça celui qui est copain copain avec les bandits qui prend de l'argent.

Ah oui c'est un ripou. C'est c'est même pas la peine d'en parler. La chose est claire.

Moi j'aimais bien aller au renseignement aller dans les dans les endroits un peu un peu borderline et cetera avec des mecs. Voilà. Et puis j'aimais bien me faire pote avec eux et puis après on échangeait des trucs.

Eux ça les arrangeait parce qu'ils pouvaient faire certaines de leurs activités tranquilles. Mais un échange il me balançait d'autres équipes qui aussi ont plus grosses ou plus dangereuses hein non où on leur levait des équipes du milieu économiquement parlant. C'était tout bénf pour eux quoi.

Voilà donc c'était euh le premier tonton que j'ai eu dont je parle le premier. J'étais jeune hein, il avait le même âge que moi je crois. C'est un mec qui était chef de quai à Gare au Nord là la la gare de triage, la gare où il y a tous les tous les tous les transporteurs qui qui vont dans le nord de au nord de Paris.

Et lui, bon, il était il avait il nous il donnait, il savait quand un semi avec de la marchandise, un camion un camion, un semi-remor que mettons plein de parfum ou plein d'alcool devait arriver. Il savait, il il contait des équipes, des équipes qui qui étaient intéressées par ça. Il leur laissait les clés, bon tout ça contre du pognon bien sûr, il leur laissait les clés, le double des clés du camion sous le pneu du camion pendant la nuit.

Les mecs venaient mais nous il nous avaient donné le truc aussi. Donc nous on se mettait en planque, on voyait ça c'est profondément interdit maintenant. Enfin je veux dire c'est un truc de fou.

Non mais de toute façon des voleurs ça existera toujours. Nous on s'était mis on s'était enqu donc lui il prenait les sous de ses mecs, il dis il donnait le tuyau. Il avait double et après il nous il nous balançait le truc donc on planquait, on voyait le vol du camion, on filochait les mecs, on voyait où ils amenaient à quel entrepôt ils amenaient la marchandise, on voyait arriver tous les fourgues avec leur camionnettes aller savander machin et on identifiait tout le monde et après on serrait tout le monde tu vois.

Donc et après le tonton, lui se mettait en en cheville avec les assurances et il disait "Bon, je sais où est votre marchandise, je peux donner le renseignement policier, mais il faut que je prenne un BF." [ __ ] il prenait de partout, il s'est blindé. Il s'est blindé et c'est lui qui m'a fait marron.

On a travaillé peut-être 3 4 ans ensemble. Tout le monde le savait hein queétait bon là, enfin certains à la brigade, mon patron d'époque savait que ce tenton existait et que je le traitais. Après, je suis devenu vraiment copain avec lui parce c un mec sympa.

Et lui, il s'est foutu de toi à moment donné. Et ben à un moment donné, un jour peut-être 3 4 ans après, donc il a fait pas mal d'affaires comme ça. Euh, un jour, on a un braquage dans un sur un chez un grossiste en fruits et légumes et il a pendant le braquage, il y avait c'était trois mecs.

Il y a un des employés qui prend une balle par les braqueurs, prend une balle, il est mort. prend une balle en pleine tête parce qu'il poursuit les mecs. Bon et le soir mon tonton m'appelle et me dit pas eu un braquage aujourd'hui avec un mec qui est mort et tout.

Je dis [ __ ] oui mais moi je pensais pas du tout à lui par que lui était plutôt dans les vols et tout. Il me dit je sais qui c'est il faut que je te le dise. Faut qu'on se voit mais je peux pas te le dire au téléphone.

On se voit sur Paris je vois dans un bar de la gare de l'Est quoi et il me dit voilà c'est un tel un tel et le troisème c'est mon frère. Moi j'ai [ __ ] c'est ton frère. Mais ouais mais bon voilà, c'est c'est pas lui qui a tiré, je suis sûr.

Je sais pas qui c'est qui a tiré mais bon voilà, ils sont planqués à tel endroit et tout mais surtout que ça se passe bien. Je veux pas que mon frère il soit recherché. Je veux pas qu'à l'interpellation il prenne une balle par les flics ou quoi.

Donc je compte sur toi mais je on peut pas laisser une affaire comme ça. C'est une affaire trop grave et tout. J'ai dit ben ok.

On a planqué sur l'endroit euh on a investi les lieux, on a serré les mecs effectivement on a trouvé l'arme qui avait tué le le l'employé, les vêtements que les braqueurs portaient, les cagoules et cetera. Donc c'était carré mais il y avait pas le pognon. pognon qu' avait ramassé, c'était une grosse somme.

C'était je crois que c'était la paye des employés de de ce grossiste, quoi. Et puis bon, pendant la garde à vue, moi j'appelle Tonton, je lui dis je l'appelle chez lui. J'avais son numéro de chez lui, il y ava pas de portable à l'époque hein, c'est numéro filair, les pagères, ça existait même pas et ça répondait pagar.

Non non, je l'ai la première fois, je je l'ai à son travail. Je dis alors tu j'ai dit le poney, on l'a pas. Bon, je vais m'enseigner, ne t'inquiète pas, et cetera.

Garde à vue dure 48 he le lendemain, j'ai pas de nouvell avant que les types soient déférés au parquet, je rappelle et il répond jamais. Bon, on défaire les mecs, on a pas le pognon, on a tout sauf le pognon quoi. Les mecs partent au trou.

Et de jours après, je je vais à son boulot, on me dit mais il travaille plus. Bon, il travaille plus. OK, je vais chez lui.

Personne qui répond. C'est dans une cité du 93. Je vais voir le concierge.

Le concierge me dit mais il est parti, il a déménagé. C'était prévu et il est rentré chez lui. Parti au bled le mec et je l'ai plus jamais vu ce type.

Il a pris tout l'argent, il a pris le pognon et j'ai su après parce que j'ai su que c'est lui qui a qui s'est embourbé le pognon et il est rentré chez lui. Et tu sais ce qu'il a fait ? Tu l'as dénoncé après ?

Non. Ah non. Ah non.

Non. Je pas non c'est le Je l'ai pas dénoncé. pouvait pas dire non je l'ai pas dénoncé au moins on m'a dit que c'était lui qui avait pris le pognon c'est en fait après son frère me l'a dit il m'a dit ah mais j'ai compris il m'avait dit qu'il avait un copain flic et cetera bon ça va j'ai compris c'est lui qui nous a donné il a tout compris le frère et donc bon ils sont partis au trop ils ont pris je sais plus combien ils ont pris peut-être 10 ou 15 ans ou pour et ce type là je toute ma carrière j'ai j'ai jamais oublié j'ai encore son nom en tête là j'ai sa tête même qu'il avait et je regardais je consultais les fichiers et cetera et j'ai recherché longtemps et je pense qu'il est jamais revenu parce que il est toujours là-bas.

Alors, j'ai su après qu'il avait acheté beaucoup d'immobiliers euh dans son pays natal, hôtel et cetera et cetera. Voilà, ça c'est un Je me suis fait baiser. C'est ça en Tunisie.

Tunisie euh et alors j'ai j'avais noté aussi, tu as déjà fait sauter, ça c'est plus étonnant, tu as déjà fait sauter un contrôle fiscal. Oui. Tu avais ce pouvoir à l'époque.

C'est pas moi qui l'ai fait. Euh enfin, je l'ai demandé. Je l'ai demandé par le biais de de de d'un de mes collègues qui était bien placé avec les services fiscaux.

Mais là, c'était important parce que c'était c'était une très belle affaire. C'est une affaire d'assassinat qui a été résolue donc et le mec avait un gros contrôle fiscal. Ça a marché.

Est-ce que tuas ça a été compliqué hein. Est-ce que tu as déjà pris des risques pour voir un indic ? Oui.

Oui. Ben oui. C'est quoi prendre des risques pour avoir un indic dans les années 70 la p enfin oui.

Ben même dans les dernières années, dans les années 2000 encore, j'allais des fois j'allais à des rendez-vous euh alors euh j'en ai pas eu 36 de de tonton hein. J'en ai eu en mandant ma carage, j'en ai eu quatre. Un qui m'a baisé, après j'en avais trois, un qui est mort et deux qui restent que je vois encore que je vois amicalement hein.

Je connais la famille et cetera. J'ai connu les enfants. Euh je dis pas que je fais partie de la fémie mais presque.

Tu as déjà mis des coups de pression physique à des à des à des tontons, à des indices ? Non, ça marche pas comme ça. Ça marche alors donc pour pour finir la question, oui, on se met des fois je suis allé à des rendez-vous un peu improbables euh dans des endroits loin de loin de de là où je bossais parce que il y avait le risque que quelqu'un nous voit et cetera.

Je suis allé dans rendez-vous dans des chiottes d'autoroute où il y avait des routiers la nuit qui nous regardaient. C avec le tonton à discuter dans les chiottes. Les routiers qui qui s'arrêtait piscine nous regardait l'air de dire qu'est-ce que vous faites tous les deux quoi.

Rassure, c'était très professionnel. [rires] Donc voilà. Donc oui, il y a des une fois aussi bon ça je euh on m'a proposé de de faire un assassinage.

Ah tu c'est quoi ? Et ben en fait euh dans les années euh fin de euh fin année 90, ma famille a été braquée à domicile à OMJ King, saucissonné pendant 2h et cetera par des mecs. Euh donc j'ai été j'ai été chargé de laffire à Paris.

Non, c'était à Exen Provence. Ah, exprce et euh j'étais mon groupe le groupe que je dirigeais était chargé de de l'enquête. On a mis 4 ans à les interpeller et on on a fini par les interpeller.

Mais c'est toi qui étais chargé de la de l'enquête de table de ton de tes propres braqueurs. Oui, mais parce que j'étais de permanence des propres braqueurs de ma famille, pas de moi. Oui oui oui.

C'était c ta femme et ton fils ? Non non non. C'était ma sœur, son mari et mes et mes neveux et Nièes.

Mes trois neveux et Niè et mes parents habitaient à côté juste à côté. Il voulait après aller chez mes parents et c'est la maison dans laquelle j'habite aujourd'hui. Et donc ils ont braqué, ils ont séquestré pendant 3h euh avec des coups et cetera pour savoir soit-disant il y avait pour avoir quoi la les cartes bleues, des bijoux et cetera.

Et donc et peut-être de tr semaines après ce braquage là, il y a eu un autre homme Jaking chez un commerçant avec soi euh qui était ami justement qui était que je connaissais bien et qui était ami avec quelqu'un que tu as reçu ici qui s'appelle Tony Cossu. D'accord. Et il il disait "Mon ami c'est Tony et cetera parce que je crois qu'il faisait de la plongée.

Il avait fait de la plongée ensemble, le corail et cetera." Bon et il se fait braquer lui chez lui pareil, il prend des coups, sa femme prend des gifles et cetera par une équipe de mecs. Et donc ce type là qui était pas un voyou mais qui était un commerçant avec soi qui est décédé paix à son âme euh il il m'a il m'appelle, il me dit "I faut que je te vois." Donc il me donne rendez-vous dans un endroit à minuit et cetera. temps, j'y vais et il me dit voilà, je vais je vais te proposer quelque chose.

Promets-moi que tu vas dire oui. J'ai dit je peux pas te dire oui un truc, je sais pas ce que tu vas me demander. Il me dit "Non mais il faut que tu me promettes sinon je te dis rien.

Je sais qui a fait ta famille." Il me dit "Ah j'ai dit oui mais alors ben oui ça m'intéresse. Bien sûr que ça m'intéresse." Mais j'ai dit dis-moi.

Il me dit c'est les mêmes qui m'ont fait moi. Je dis ça, je suis pas d'accord. C'est pas la même équipe parce que j'avais les deux dossiers moi.

C'était pas les mêmes signalements. Ça n'avait rien à voir. Je dis je crois que tu te trompes.

Si si, on me l'a dit, c'est sûr, c'est sûr, c'est sûr. Et je dis mais qu'est-ce que dis-moi qui c'est ? Ah non, non, je peux pas te dire qui c'est.

Il faut que tu me dises oui. Que tu dises oui à ce que je vais te proposer. Non, je peux pas te dire oui. [rires] Alors finalement, j'ai dit bon ben OK, je m'en vais, je je m'en vais.

Alors il m'a rattrapé, il me dit bon d'accord en fait. Voilà, j'aimerais que je vais dire qui c'est mais on un soir on le chope et on le tue. Il m'a dit quoi ?

J'ai dit c'est le truc le plus dingue qu'on m'a proposé dans dans ma carrière. Je dis pardon. Il me dit ben on le tue comme ça tu me tiens mais je te tiens aussi.

Mais tu es un malade. J'ai tu te rends compte de [rires] à qui tu proposes ça ? Et il me dit ben quoi ?

Il était pas choqué. Il me dit de Marseille. Ouais c'est pas la Non pas le patron de la PJ.

Mais bon, j'étais j'étais commandant de police quoi. Merde, j'ai dit tu en qui alors ? Il me dit ouais mais quoi ?

C'est normal. Alors j'ai dit bon mais non alors c'est tout de suite. J'ai dit stop ne me parle plus de rien.

J'ai mais qui c'est quand même le mec ? Il me donne le nom du mec. J'ai dit attends ce tuyau je l'ai eu déjà le nom d'un mec il était en prison pour le braquage de ma famille et pour ton braquage à toi.

J'avais fait les vérifes déjà. Alors tu vois mon pauvre ah il m'a dit "Ah merde, tu es sûr qu'il était en prison ? On m'a proposé d'aller fumer un mec quoi.

C'est un truc et c'est et pas le bon en plus. et pas le bon. C'était [ __ ] c'est incroyable.

Non mais c'est dingue ça. Mais je l'avais raconté à mes collègues et tout ils en ils en revenaient pas. Et tu vas voir à moné un un père de famille disait qui s'est suicidé malheureusement devant alors tout le monde ça c'est un truc qui t'a marqué aussi ?

Ouais ça ça m'a beaucoup marqué parce qu'il y avait encore des enfants euh et Patrick il y avait des enfants aussi. C'est c'est pour ça. On était j'étais avec mon collègue on sur le bourger on rentrait d'une vérife et on entend à la radio qui se passait quelque chose qui y avait une prise d'otage dans un immeuble au bourger.

Donc à côté de Paris, au nord de Paris où il y a un aéroport a rentré au service. On c'était pas loin. On a voulu venir jeter un on est venu.

Les premiers intervenants, c'est les gardiens de la paix locaux qui étaient là. Il y avait en fait on apprend l'histoire, c'est le commissariat local qui était venu chercher qui était venu poser une convocation à un père de famille pour des chèqus sans provision. C'estàd une affaire de rien quoi.

Le type a eu peur. Il a pris sa femme et ses enfants en otage dans l'appartement. C'est un petit appartement HLM. et il avait une arme, il avait un fusil donc et il voulait pas ouvrir la porte et cetera.

Donc nous on monte dans dans les étages c deuxème ou 3è étage. La femme arrive à s'arracher de de la chambre dans laquelle il s'est réfugié. Donc elle nous explique, elle nous explique comment est l'appartement et avec mon collègue, ben on pénètre à l'ancienne quoi.

Il y avait pas à l'époque c'est pas le raid n'existait pas le GGN non plus le il y avait la Baie mais la Bérie ne venait pas pour ce genre de truc. C'était une affaire locale commissariale. Nous, on passait par là, on s'est greffait sur le truc mais on nous aurait pas appelé.

Nous il pas de colonne d'assaut professionnel. Non, c'était c'était à l'époque la BRI la BRI faisait tout. Il fait des brigades anticommando, il s'occupait des voyou et des preneurs d'otage dans les avions.

C'était un truc de fou hein. Et les mecs il faisaient pas, ils mangeaient pas des graines et il ils faisait pas de sport comme on voit maintenant. Nous, c'est tous des sportifs de haut niveau, hein, et c'est tant mieux d'ailleurs.

Bon, donc on monte dans les étages et puis on arrive à arriver, on arrive à pénétrer dans la chambre où les deux enfants des enfants en bas âge he peut-être 5 6 7 ans. Et quand on rentre dans la chambre, ben le père, il a le fusil ici et il s'en met une. Il s'en met une dans la tête, il tombe sur le lit, le corps qui se tort, je vois encore l'image, c'est des trucs qui te marent et les enfants qui se mettent à chialer quoi, tu vois.

Non, imagine pour les enfants qui voient ça, c'est terrible, c'est terrifiant. Je prends les enfants, je pris les enfants, j'ai rendu à la mère qui était totalement hystérique, on la comprend et là tu je me suis caché, je suis allé chialer dans à l'étage au-dessus. Tu vois, c'est des trucs qui te que tu peux pas oublier ça.

Et pourquoi il s'est suicidé ? Pourquoi il a fait ça ? Parce que il pensait que que dans je sais pas, on n pas pu lui demander, il est mort.

Non, il revendiquait quoi ? Rien. Il voulait pas il voulait pas il voulait pas déférer la convocation parce que il avait pas un rond, il avait fait des chèqus en bois, il pensait qu'il allait en prison et il s'est affolé.

Alors il picolé, il a pris une whisky qui s'est sifflé et après il s'est fumé. Ça c'est des trucs que tu oublies pas [ __ ] Euh et ouais tu as même pas eu le temps de le raisonner ou d'essayer de le raisonner au moment où on rentrait on rentrait en parlant parlait avec lui, on a commencé à ouvrir la porte tout doucement. Mais voilà euh avant de de rejoindre la la BRB de Marseille, donc tu étais à la PJ de Lyon, tu passes par la PJI de Lyon.

Il y a une autre photo de toi aussi. Tu as les photos mais l'image, tu as une ST ? Non, c'est une ça.

Alors ça alors ça cette photo, elle est rigolote parce que c'est euh personne me reconnaît là-dessus. Mais c'est rigolote en fait. C'est c'est la reconstitution de l'assassinat d'un d'un policier par les gens d'action directe à Lyon.

Donc c'est on fait la reconstitution et là c'est les journalistes qui ont pris cette photo et moi je tiens le rôle de celui qui a tué le flic quoi. Donc tu fais un passage à la à la à la PJ de enfin avant tu passes à Lyon, ensuite tu pars à la PJI de Marseille. Pégie de Marseille et tu tu redescends on voit en 80 en 83 pareil tu avais tu as toujours eu un peu les cheveux les cheveux comme ça on te voit en train de fumer une chicha.

Non non, je fume pas chicha je fume une clope, j'allume une clope et j'ai un chicha, j'ai le fusil, je fume pas la chicha avec un fusil. D'abord, je fume pas les chicha, je fume le cigare. Donc mais et on croit, c'est un journaliste pareil de la Provence qui a pris cette photo et on croit queon pense que oui, j'ai toujours les cheveux longs là.

Tu vas être en charge directement quand tu arrives à Marseille. Est-ce que c'est différent quand tu as la PJ à Paris, à Lyon, à Marseille ? Est-ce que c'est deux salles, deux ambiances ?

Est-ce que c'est c'est des gens qui qui ont une manière de faire différente, un banditisme différent ? Le banditisme, il est différent. à Lyon, tout est caché, tout est tout tout se passe en dessous à l'image de la ville et des et des traboules lyonnaises.

Sais tous ces passages dans les à Marseille, à Paris, tout est tout est disséminé, il y a beaucoup de beaucoup de choses et les équipes n'ont pas forcément de lien entre eux à l'époque, entre elles. Et à Marseille, tout se passe tout se passe au soleil quoi. D'ailleurs, les règlements de compte sur la place publique, c'est toujours spectaculaire.

C'est la moto qui arrive et cetera. Ailleurs, c'est pas la moto, c'est c'est totalement différent. Oui, c'est totalement différent et même les la manière de travailler est aussi différente.

On a eu Michel Lepage qui était chef de la banlieue sud à l'époque. Tu l'as rencontré lui ? Non, jamais mais il m'a fait rêver.

Pourquoi ? Ah bah à l'époque où il était était était le responsable de des braqueurs de la de la de l'équipe de la de la banlieue sud. Tous les flics parisiens rêvaient de de se serrer le page où c'est où c'est lieutenant quoi.

On a on a reçu Michel Lepage et première interview qu'il a faite d'ailleurs. Je remercie, il nous a fait confiance pour le coup. C'était il s'est évadé plusieurs fois je crois Michel Lepage il est bien copain avec Patrick Guillemin.

Ouais il Ah ouais c'est lui qui m'a présenté Tony Langier justement. qui était le le qui était le parrain de Francis Leb neveux c'était non c'était le le mari de la sœur de Francis c'était le beau frère de Francis Leb c'était le mari de la sœur qui était le parrain à l'époque de Marseille le mari de Simon c'est ça la sœur de Francis voilà et et voilà et Tony pareil qui a fait une interview qui en fait très très peu et qui qui ont pas l'habitude de parler comme tu le sais c'était pas des mecs qui étaient trop bavards sur leur parcours et Michel le et encore moins bavard chez nous et encore moins bavard chez vous mais est-ce qu'ils avaient des codes à l'époque C'est c'est c'est ce banditisme là. Alors ce que je vais dire va agacer beaucoup de mes collègues, je le sais.

Pour moi, il y avait quand même des codes, c'est-à-dire le banditme de l'époque avec des des beaux voyou qui existent encore. Pour certains à Marseille, il y en a encore il y en a encore quelques-uns, je pense à à deux frateries. Euh ce sont des gens même s'ils ont fait pique pend entre entre équipes rival ils se faisaient aucun cadeau.

C'est quand même des gens euh il ils auraient vu ta femme par exemple ou la mienne se faire agresser dans la rue se faire arracher le collier. Il serait intervenu tu vois c'était et puis quand il y avait un respect un respect mutuel qui respectait les flics. Quand je rencontre parfois certains que j'ai pu mettre en prison à l'époque, ça fait quand même quelques années que je suis parti à la retraite, j'en rends compte parfois au resto ou en ville le soir euh certains ils m'embrassent, ils me disent "Ah, ça me fait plaisir de te voir." Alors, il il a fait 10 ans de de placard à cause de moi ou 5 ans.

Bon et puis on discute. Il me dit "Tu as vu ce qui se passe ?" [ __ ] on était pas comme ça nous quand même.

On ne fonctionnait pas comme ça. C'est terrible ce qui se passe. Ils sont choqués par la violence aujourd'hui.

Tu veux dire par par ce qui se passe chez les narcotrafiqu narcotrafiquants, ce qui se passe dans les cités. Pourquoi ? parce que c'est bon bien sûr ils ont fait pique pand c'est loin d'être des enfants de cœur ils ont charclé des mecs ils ont torturé des mecs pour certains d'autres équipes d'autres équipes mais c'est pas des types qui allaient aller saucissonner des gens à domicile euh qui allit leur chauffer les pieds pour voilà et c'était pas des types dans les règlements de comptes qui allaient arroser tout un quartier avec des avec des comme comme on voit dans les quartiers à Marseille maintenant.

Voilà, c'était types qui avait quand même un respect de la vie, un respect de certaines choses, de certaines valeurs. Parfois d'ailleurs dans les gardes à vue, on discutait de toute autre chose que de l'affaire quand on faisait des poes, tu arrêtais des braqueurs et tout, tu veux dire ? Voilà, on parlait d'autres choses.

On pouvait parler littérature, on pouvait parler de pouvait parler d'un tas de choses, cinéma, on pouvait parler de cul même, on se marit. Je veux dire, il y avait quand même on arrivait à parler de choses autres que le dossier. Les mecs de maintenant, les mecs de de citer le le le néobanditisme, tu peux pas parler de choses comme ça avec.

Tu peux pas échanger humainement. Déjà les règles des gardes à vue ont fondémentalement changé. Tu as l'avocat qui est en permanence présent donc le lien humain, il est il est faussé.

Il est tu peux plus l'avoir lui. Nous quand on avait des mecs en garde à vue sans pour autant vouloir en faire un indique loin de là, au moment où on mangeit, on téléphonait à des à une pizéria, il nous livrait des pizzas avec deux bouteilles de rosé pour faire la pause hein pendant la nuit. Le mec était là, on disait "Tu manges un bout avec nous ?" Ben souvent le mec disait oui.

Des fois le mec il disait "Je veux rien de je veux rien d'un flic." On peut comprendre mais des fois le mec était là Patrick pourra te le dire ou a pu te le dire peut-être. Mais mec, on est humain, quoi.

Je veux dire, c'est c'est tout à fait normal. Je peux pas faire ça avec euh les gens de maintenant. Ils te parlent même pas.

Ils veulent même pas te parler. Ils ont la haine et puis et puis l'argent et c'est un tel niveau que que ils sont inarrêtables. L'argent est à un tel niveau.

Je connais des mecs qui vivent à l'année au sophitel à l'année avec des bagnoles pas possibles, loué et cetera. C'est des c'est un c'est des sommes d'argent consid. Ouais, c'est énorme.

Donc ils en ont rien à [ __ ] de rien. À la berbé, tu vas donc faire un avant d'être à la berbée, tu vas faire un passage donc à la crime à la criminelle de Marseille. Pas longtemps.

Tu as pas longtemps mais tu vas l'ancêtre de la crime. Ouais. Tuas un un une histoire d'un enfant de 11 ans qui va beaucoup te marquer aussi.

C'est des affaires un peu notables. Je rappelle si vous allez prendre le livre d'ailleurs directement un corse à la PJ. Il s'appelle Condé le livre Pierre Folacci.

Voilà. F O L A C I donc c'est la manufacture de livre. Si vous voulez les chercher, je vous mettrai le lien directement dans la description.

Et si vous nous écoutez en podcast audio, sur Spotify, sur Apple Podcast, Amazon Podcast, vous pouvez le prendre aussi. Vous avez qu'à peu importe la plateforme sur laquelle vous nous écoutez, vous cliquez sur description puis vous pourrez voir les le lien pour prendre le livre comme ça de Pierre Fag pour avoir plus de détails et plus d'affaires aussi. On essayer d'en prendre quelques-unes pour que vous puissiez un peu vous immerger.

Nous notre objectif c'est de de rentrer pendant 1h 2h 3h dans une émission de prendre un sujet de et de se mettre à la place de la personne de comprendre le parcours, comprendre les choix, comprendre aussi voilà comment ça s'est passé, comment on en arrive là aussi. Euh pourquoi on est choqué psychologiquement, comment est-ce qu'on tient, quels sont les leviers, tu vois, c'est intéressant. Euh pourquoi cette affaire va te marquer, celle-ci d'un enfant de 11 ans ?

Elle elle a pas fait que me marquer, elle a marqué tout le monde à l'époque. Euh pourquoi ? parce que d'abord on est on était tous plus ou moins père de famille.

À l'époque, mon fils avait cet âge là, il avait le même âge. Un transfert ? Ben forcément, on fait on fait des transferts en permanence.

Même dans il y a des gens que tu mets au trou, il ressemblent à mettons à ton frère physiquement ou tu fais penser à quelqu'un que tu aimes. Ça tea ça te ça t'envoie quelque chose forcément. Bon mais ça encore c'est moins mais là ce gamin c'était un enfant de la DAS, on était tous bouleversés par cette histoire.

J'ai eu la chance de pas faire l'autopsie. C'est un autre collègue qui est allé, il en est revenu très atteint. Un gamin qui était un enfant de la DAS qui était pris tous les weekends par une famille d'accueil.

Et donc ce weekend là, il vient dans sa famille d'accueil. dans la banlieu de Marseille et euh il va faire une cabane dans la pined avec son petit copain avec un copain un petit voisin et au bout d'un moment où le petit voisin revient une heure après, il dit "Ah, il y a un monsieur qui est venu pour nous aider à faire la cabane. Donc moi ça m'a pas plu, je suis rentré." Bon donc les parents ils cherchent le gosse, il le trouvent pas.

Donc tout le dimanche se passe tout le dimanche après-midi et nous le lundi, on est saisi de la disparition. Donc euh donc va voir le le petit voisin qui nous amène au lieu où ils ont fait la cabane. Et quand on arrive là, donc tous les collègues étaient là, euh on voit effectivement une cabane qui a été faite, il y avait rien de particulier et puis pas loin, on voit la terre qui a été remuée, tu vois, qui a été bougé.

Il y a des mouches sur la terre. Il y a des mouches qui sont posées. Donc on gratte un peu.

On voyait le crâne de l'enfant, tu vois. Dès le lendemain. Ouais.

Dès dès le lundi. Ouais. Donc euh on appelle l'igie, l'entité judiciaire et cetera, les g tout ça, on attend.

Bon aprè on déterre l'enfant qui est là. Euh l'enfant il a la culotte baissée. Euh il a été on n pas on a rien, on n' pas d'indice.

On a le finalement du monsieur qui a aidé à faire la cabane maisc un trayi, un pantalon de trayé et cetera. Bon et dans le signalement de l'enfant, il a culotte baissée. Il manque la casquette. il manque sa casquette et donc don on fait une alors dans une pinette c'est pas facile de faire une enquête de voisinage parce qu'il y a personne mais il y a des maisons pas très loin les maisons les plus proches on se dirige vers là et il y a un mobileum sur le chemin il y a un mobile homom vous aviez pas de caméra de surveillance à l'époque que dalle c'était camé pas de portable qui borne 83 84 ça beaucoup plus facile aujourd'hui non oui pas que c'est facile mais il y a plus de oui oui bien sûr oui il y a plus de possibilités là c'est l'enquête à l'ancienne hein donc Quel voisinage c'est c'est la base.

Tu sonnes et tu dis bonjour. Non mais là c'est un mobil tapé. Bon c'est un mobil dans la pinette quoi.

Et en fait il y a un type qui nous ouvre [ __ ] quand on voit le mec [rires] c'est le signalement quoi. Il a le pantalon tri et tout c'est le signalement. Il ressemble très pour en fait le mec c'est un éducateur qui vit là avec sa femme et son gamin qui est du même âge à peu près.

On rentre il est habillé pareil c'est le signalement. Donc hop je te dis attends trop facile là. On est en flag.

On est en flagrant d'lit, on est en crime flagrant. C'est le mode de l'enquête. Mec, on le met en garde à vue, on fait une perquise et dans la poche centrale la casquette du petit, tu vois.

Et dans la perquise, on trouve entre autres la pelle, une pelle avec des traces de terre, tu vois, de terre fraîche, une pelle de campeur là. H dont le mec, on le ramène et cetera. Et puis en fait c'est c'est il s'est avéré que c'était lui.

Euh en fait il a il nous a raconté, il a voulu après avoir fait la cabane avec le petit, il a commencé à le tripoter. Le gamin est parti en courant, il a eu peur. Il a poursuivi, il a pris un gros morceau de bois, il lui a jeté sur la tête.

Le gamin est tombé et il s'est mis sur lui et avec le bout de bois, il lui a écrasé le le il lui a écrasé la gorge, tu vois. Donc il a tué mais comme il a été somisé il a somisé postmortem. Il y a des gens vraiment mais j'en ai vu des gens tordu j'en ai vu plein quoi.

Et donc là tu tu le c'est toi qui lui fait l'interrogatoire ? Non on était plusieurs à faire l'interrogatoire. Bon de là tu as du mal à garder ton cave.

Surtout que le type niit il niit il niit il niit. quand on l'a déshabillé, il avait encore les traces sur le sur son sexe. Pardonne-moi pour le détail sordide, mais c'est le quotidien de d'un flic, hein.

Euh, il avait encore des traces de laoui de l'enfant. J'entre pas dans les détails, tu m'as compris. [ __ ] Et et lui, il va être il va avouer ou jamais ?

Si il a avoué, il a fini par avouer après une garde à vue qui a dû l'éprouver, je pense, euh parce que il y a il y a eu peu de repos. Et puis puis on voulait savoir. On voulait savoir.

Il a fini par avouer et il a été condamné. Ce typeel là doit être dehors puisque ça c'était en 80 4 je pense 83 ou 84. Il doit être dehors depuis longtemps à mon avis.

Je crois qu'il avait pris 20 ans ou 15 ans. Voilà, il a pas pris perpète quoi. Là c'est des choses qui te mar le collègue qui était parti à l'autopsie.

L'autopsie avait duré très très longtemps. Je crois 3 ou 4 heures. Il est revenu dans un état rentable.

Tu sais, c'est un métier qui nous plaît, qui nous qui nous plaît parce que l'adrénaline, parce que après on est nourri à ça, mais c'est un métier qui est quand même dur psychologiquement et pas étonnant qu'il y a beaucoup de suicide. C'est le métier où il y a le plus de suicide et où il y a beaucoup d'alcooliqu tendance à se réfugier dans ces dans cette addiction. Et voilà.

Toi, toi qui a été chef adjoint la PRB à la PJ qui a vu beaucoup de trucs. Est-ce que tu as été suivi par des ps ? Est-ce que tu as pu parler à des gens quand tu vois tu me racontes ça, tu sens que ça t'a un peu bouleversé ?

Est-ce que tu as tu as été suivi ? Alors je à l'époque quand j'y étais c'était très très mal fait, très très ça n'existait pas. Ou alors il fallait demander mais l'administration pas forcément la police.

Tu aurais pu aller voir un petit toi. Oui oui, j'ai compris. Je suis allé mais plus tard.

Euh mais d'abord, tu as pas le temps parce que tu es pris par l'actualité. Les mauvaises images, tu les tu les tu les enregistres parce que tu les vois, les les autopsies, la mort, les cris des familles que tu entends, j'en entends encore certains aujourd'hui encore, tu vois, euh tu les absorbes mais tu es tellement dans le dans le mouvement d'actualité que tu les mets de côté. Le soir, tu rentres chez toi quand tu rentres, tu te couches vite parce queil faut que tu dormes un peu.

Euh alors là, avant de fermer les yeux, ça te revient un peu mais euh après je pense plus puis une affaire chasse une autre. Mais quand moi quand je partais à la retraite, j'étais devenu noir. J'étais devenu très noir, tu vois.

Sombre. Sombre. Ouais.

Même ma femme me disait "Mais tu un noir, tu es négatif." Ouais. J'étais pas désespéré, j'étais euh euh j'étais j'étais noir.

Ben, j'ai eu le besoin, j'ai ressenti le besoin grâce un peu à ma femme d'ailleurs qui m'a dit "Tu devrais avoir quelqu'un parce que tu tu t'en sortiras pas." Euh j'aurais pu faire une connerie, tu vois. Ah ouais, à ce point-là ?

Ouais. quand parce que j'avais plus rien d'un coup, j'avais plus rien. Bon, même si je suis allé travailler, j'ais travaillé 11 ans dans une grande entreprise quand je suis parti à la retraite, mais j'avais plus l'adrénaline, j'avais plus le j'étais vide, j'avais l'impression que j'avais plus rien, tu vois.

Euh j'ai fait 5 ans, j'ai fait 5 ans chez un psy toutes les semaines. 5 ans. Voilà, je suis allé de moi-même.

J'ai payé, c'était pas ni remboursé ni rien, je m'en foutais. Et ça m'a un peu sauvé la vie, je pense. Et ça m'a beaucoup apporté. [ __ ] !

Et tu lui racontais au psi euh ce que tu avais vécu, ce que tu avais vu euh à ton psi ? Tu lui ton psi, il faut qu'il voit ton trou du cul, excuse-moi l'expression. Euh c'est-à-dire tu as aucune pudeur avec lui, sinon ça marche pas.

Ça sert à rien. Tu as le masque, faut enlever le masque. Si tout tu racontes ça à ta femme, ça sert à rien.

Même si elle est psi, tu vois. Euh donc ton psy, tu te mets à nu, tu tu racontes tout. tu racontes tout même tu es tes tes fantasmes, tes dévillances, si tu en as euh tu es l'acheté, si tu en as eu tout le monde a d l'acheter à un moment donné dans la vie euh tes folies, tu es tu vois donc ça ça fait plus grand bien mais ça a un peu changé.

Sarkozi avait fait beaucoup ministre de l'intérieur euh pour ça pour améliorer. Alors j'ignore aujourd'hui si encore les gens sont pris je pense oui qu'ils sont plus pris en cher d'ailleurs dès qu'il y a un événement tu vois la télé cellule cellule une cellule psychologique a été créée et cetera mais à l'époque ça existait pas. Quand on a préparé l'émission tu as dit au téléphone quand on est flic on devient forcément parano.

Bah oui. Bah oui on devient parano d'abord parano surtout. Tu fais attention à tout.

Non pas surtout. On est parano. D'abord, on voit le mal partout.

Euh quand quelqu'un vient de te voir demander quelque chose, c'est tu penses que c'est par intérêt. Mais oui, parce que on est quand même euh comme tu as eu ces méthodes pour retourner des gens pour avoir des tontons, des indiques, tu sais comment ça marche ? Ben oui, un peu comme ça.

Et puis et puis on a on a on a l'esprit très mal tourné. Donc c'est vrai qu'on ne vient pas. Et puis quand il y a eu des expériences qui font que tu t'es fait baiser deux ou trois fois que même si tu es flic, tu te fais faire marron.

Et tant que tu fais un rond, ça veut dire que tu es encore un peu un peu propre à l'intérieur. Il y a il y a tu dis la frontière est fine quand même entre les les voyou, la police. Vous vous connaissez, on se ressemble beaucoup, je dirais.

Enfin, je parle toujours des voyou qui ont été mon fond de commerce pendant ma carrière, c'est-à-dire des gens, j'allais dire comme toi et moi, des gens avec des valeurs quoi. C'est plus rien à voir avec les gens qu'on voit maintenant quoi. Ça n'a plus rien à voir.

Tu vas te retrouver avec un ami à toi intime qui t'a même demandé d'être le parrain de ton fils. Tu vas tu vas te rendre compte qu'en fait il vendait de la drogue. Ouais.

Et le pire avec ma voiture, c'est ça parce que Ouais. Ça te fait rigoler ? Moi ça m'a pas fait rire.

Non non, je ça fait rire parce que j'ai dit tu as quand même pas de chance toi qui est qui est qui est policier qui était Alors alors moi je bon je me suis lié avec un mec parce qu'on sortait beaucoup quand tu es flic tu manges à des heures pas possibles ou des sandwiches dans la voiture ou tu vas au resto tard quand tu fais une belle affaire tu fais un dégagement euh ça t'aide dégagement bah tu fais un peu la bringue ça t'aide à évacuer le noir que tu as pu voir dans telle ou telle affaire tu vois et donc je me suis lié d'amitié au fil des années avec un patron, le patron d'un restaurant où on allait très souvent, un resto où on se retrouvait le soir et cetera. Entre nous est un mec très sympa. J'ai bien sympathisé avec lui et un jour il me m'a demandé d'être le parrain de son fils, son fils qui allait naître.

J'ai dit "OK, ça va pas se ça se refuse pas. C'est quelque chose qui se refuse pas." Et puis euh moi j'avais une voiture de de service, voiture de police que dont je me une voiture banalisée dont je me servais tout le temps.

Et donc à l'époque j'avais une Twingo qui dormait dans la rue et dont je me servais pas. Un jour était emmerdé j'ai plus de voiture tu tu pourrais me prêter ta bagnole, tuen sers pas ? J'ai dit oui avec plaisir.

Donc j'ai dit prendsla. En plus j'avais des PV tout le temps. Elle était je la changé de stationnement tout le temps.

J'étais emmerdé avec cette voiture. Bon donc je lui prennent ma voiture et il la garde peut-être. il a dû la garder un ou de mois, tu vois.

Et pour moi, c'était un mec bien, c'était un mec honnête qui était tranquille, acheter ses trucs, restaurant, pas du tout un voleur, vraiment bon. Et puis un jour, un jour, il y a mon fils donc qui était euh il devait avoir 20 ans, une vingtaine d'années, 20 ou 20 ou 22 ans. Il allait dans les dans les soirées marseillaises, dans les soirées de jeûes à Marseille, de jeûes un peu un peu branchés.

Et mon fils un matin, il me dit euh me dit "Papa, j'ai un truc à te dire." Je dis "Al qu'est-ce que tu as fait une connerie ?" Non, non, pas du tout.

Et voilà. Hier soir, j'étais dans une forêt et euh beaucoup de mes copains attendaient de toucher toucher, c'est-à-dire de la camo alors du cheat ou de la coque et cetera. Bon, lui il est pas du tout consommateur.

Peut-être il a fumé du ch une ou deux fois, je n'en sais rien. Il me dit beaucoup de copains me disaient "Attends, attends, on va nous livrer, on va nous livrer, on nous livrer." Ça se passait dans un appartement marseillais, hein, des beaux quartiers, des quartiers sud, hein.

Et j'ai dit "Oui, et alors ? Et alors ?" Et puis il me dit, "Le type est arrivé, le type qui livrait quoi ?" Le dealer, quoi.

Le dealer, le dealer. Et il me dit quand il m'a vu, il s'est trouvé con. Il a vu mon fils, il connaissait mon fils.

Il a changé de tête quoi. Parce que lui il faisait quoi dans la vive ? C'est un autre métier classique ?

Non, il était restaurateur. Oui, c'est ça. C'était son métier, tu vois.

Alors, il me dit je l'ai vu, il m'a quand il m'a vu, il est devenu blanc, blè mais il était les mecs lui ont il a pris, il a livré son truc et tout, il s'est cassé. J'ai dit "Ah ouais, [ __ ] il utilisait ma bagnole quoi." J'ai dit "Ah ouais, [ __ ] le lendemain, je suis allé le voir dès que je suis rentré." Il a compris hein ?

Il a compris. Il m'a dit "Attends, je vais t'expliquer." "Tu m'expliques rien du tout.

Donne-moi la bagnole. Tiens, [ __ ] Je suis parti. J'ai rien fait d'autre." Alors après, je me suis dit je le balance ou je le balance pas ?

Parce que quand il vendait de la cam, tu vois. Et qu'est-ce que je fais ? Mais j'en ai parlé.

Alors, je l'ai pas balancé. J'ai écrit, j'ai fait une note, j'en ai parlé à mon chef, j'ai dit voilà ce qui s'est passé et on verra. Il m'a dit "OK, très bien." Il me dit "Tu fais comme tu veux." Il m'a donné le choix.

Le type est mort un mois après. Euh un an après, pardon, il est mort un an après. Il avait un cancer, bon, un cancer foudroyant qu'il a tué.

Euh je l'ai pas balancé mais j'aurais pu si j'avais je me suis gardé ça si on était venu me chercher en disant on a vu ta voiture faire des livraisons machin mais comme c'est je me suis pas senti de tu vois de le balancer tout de suite le bon j'ai pas fait C'est compliqué de balancer un peu hein ben oui c'est compliquéme bien sûr c'est compliqué c'est ça la vérité bien sûr c'est compliqué tu dis toujours tiens est-ce que tu vas aider quelqu'un c'est ce qu'on dit toujours. Tiens, est-ce que tu as un pote pour transporter un cadavre si un jour tu et moi en tant que flic ou moins en tant que personne à chaque fois tu dis tiens qui t'appelle tu vois mais c'est un vrai sujet. Moi si j'ai si j'ai une merde, j'ai un truc à débarrasser par exemple comme l'exemple que tu viens de de donner, je vais pas chercher un ami.

Ce que tu fous dans la merde parce qu'un ami tu le fous dans la merde. Il va pas oser te refuser. Et donc forcément moi si on me demander un truc si un ami a demandé un truc, je vais pas refuser.

Mais tu mais il me met dans la merde parce que je vais pas refuser. Donc si vraiment c'est un ami, tu le fais tout seul. Tu vas chercher personne.

Ça c'est [rires] tu aurais pas refusé toi pour un ami ? Non, je crois pas. Attends, s'il me dit on va tuer quelqu'un ou comme Non, ça c'est bon.

Pas n'importe quoi. Un ami qui est dans la merde euh c'est compliqué hein. Euh c'est là où c'est les vrais sujets ça.

Ouais, ça c'est les vrais sujets de de euh Hugo euh Victor Hugo une tempête sous un crâne. Je me rappelle de ce de ce texte, c'est vraiment une tempête sous un crâne quoi. On a essayé de te tuer déjà ?

Non non, on m'a braqué une fois, moi j'ai braqué le mec. Euh, il s'est avéré que c'était une arme factis mais on je l'ai suis après. Euh, c'était à Paris aussi toujours.

Je l'ai braqué, je me suis dit je tire, je tire pas. Et là, c'est le temps de réflexion que le flic qui a le respect de la vie va avoir et qui peut lui coûter la vie. Euh, bon, j'ai eu du bol que le mec c'était un pistolet factice et puis puis il a pas tiré.

On l'a serré, on l'a cravaté et heureusement que j'ai pas tiré non plus parce que peut-être je l'aurais tué et il avait une arme factifice. Bon, j'aurais pas été emmerdé puisqueil me braquait. Je peux pas voir si c'est une arme factif ou pas.

Mais c'est ce lapse de temps. Le policier ça peut lui coûter la vie parce que le type en face lui, il va pas réfléchir. S'il veut te tirer dessus, il te tire dessus.

Tu as jamais foncé dessus en voiture ? Oui, on m'a foncé dessus en voiture. Tu le sais ?

Ouais. On foncé la voiture, j'ai stoppé la voiture. Ouais.

Comment ? en tirant dessus avec une balle qui était pas autorisée à l'époque mais bon que j'avais quand même dans mon arme. Je dis c'était une époque époque mais c'était une autre époque.

C'était une autre époque et après on m'a reproché d'avoir tiré euh on m'a reproché alors que la voiture me fonçait dessus. Ça commençait déjà à sentir pas bon pour les flics. Et là quand tu dis c'était quoi une balle pas autorisée ?

Cit une balle semi-chemisée blindée. Une balle qui perce le métal. Et tu as pété le moteur ?

J'ai arrêté la voiture qui te fonçait dessus. Oui, mais je je me suis écarté quand même hein. Elle m'aurait pas écrasé parce que je l'ai vu venir quand même.

Mais bon, c'est pas des exploits, c'est le quotidien d'un flic. Tu sais les les gardiens de la paix qui interviennent en police secours ou les bacs qui traînent toutes les nuits, le jour, la nuit à l'affu de ce qui peut se passer dans le toutvenant prennent plus de risque que nous PJ quand on va chercher une équipe parce que nous on prévoit la chose, on prévoit l'effet de surprise pour les types, on a le temps de préparer, on se prépare, on connaît les issues, comment est l'appartement, si c'est dans un appartement que les bas qui sont tout venant dans la rue et cetera quand ils interceptent un mec, il pas qu'il a pas un calibre ou une grenade ou quoi. C'est beaucoup plus dangereux quoi.

Beaucoup plus dangereux. Et la technologie a vachement évolué sur le matériel matériel de surveillance, matériel vidéo, matériel de enfin caméra cachée, audio et cetera. Les progrès sont énormes en 40 ans, 30 ans.

Aujourd'hui, on peut mettre des caméras cachées absolument partout. Il y a des caméras de surveillance plus classiques, mais il y a aussi des caméras cachées cachées qui existent depuis quelques années. Celle-là là, il y a des nouvelles caméras cachées qui sont encore plus petites de la taille d'une épingle, de la taille d'une tête d'épingle.

Euh, on s'est amusé à cacher dans l'open space, derrière dans le bureau où il y a les journalistes qui travaillent dans leur vrai bureau. On a rajouté des objets. Alors toi, tu connais pas leur bureau de base, donc tu verras pas la différence.

On a rajouté quelques caméras. On va y aller maintenant. Vous allez voir vous à l'image.

On va essayer de trouver les caméras cachées. Elles sont en fonction. Donc on verra l'image de la caméra cachée.

Toi tu les verras au montage. Mais en tout cas on va y aller maintenant si tu veux bien. Et tu vas essayer de trouver les caméras caché qui sont toutes équipé je rappelle de micro qui sont en plus connectés au wifi.

C'estàd qu'on peut regarder chez soi en direct. Pourquoi on fait cet happening ? Ça nous semble évident, c'est qu'on a fait une émission il y a quelques temps sur les Airbnb, sur les locations sur les hôtels, sur les locations de d'appartements, de maisons de vacances et cetera et de plus en plus de gens mal intentionnés arrivent à cacher les caméras cachées pour regarder les femmes et cetera dans les toilettes, dans les douches, dans les chambres et cetera et ça peut être dans des objets du quotidien.

Donc c'était aussi pour vous montrer à quel point aujourd'hui la technologie est bien faite, donc à quel point faut faire attention. Est-ce que tu es d'accord qu'on aille dans et si je les trouve pas ? Et ben on te les montrera, c'est histoire que vous puissiez voir.

C'est la honte. Alors Pierre, on a caché des caméras cachées dans l'open space ici qui est donc la vraie installation. Il manque un peu de déco parce qu'on vient de repeindre et cetera.

Donc on n pas encore tout installé à part Danny Boon. Ici on a essayé de cacher des caméras cachées pour montrer l'évolution de la technologie aussi et la police peut utiliser des caméras cachées. Est-ce que tu vas les trouver ?

Est-ce que tu as déjà caché les caméras cachées toi ? Oui. Oui.

Oui. Donc tu as tu es agguéri sur le sujet, tu connais un petit peu ? Euh j'étais aguéri.

Il y a quelques années, j'étais aguéri comme comme tu viens de le dire, la technologie a beaucoup évolué. Là, je pense je risque d'être minable. Mais mais non, mais c'est pour rigoler c'estire.

Compris mais ça fait rien. On ne compte évidemment pas les caméras des ordinateurs. Tu peux te promener, tu peux marcher autour.

Personne non plus. Il y a pas de caméra sur des personnes. Il y a sur les gens qui travaillent, il y a pas de caméra.

Camé. OK. D'accord.

Évidemment, la caméra de l'émission ne compte pas. Euh, je te laisse marcher, je te laisse déambuler, tu peux faire le tour du bureau et tu essayes de trouver les caméras cachées. Elles sont en train de filmer hein, faut que tu saches là, tu es filmé de partout, de partout, partout.

Tu as jamais été autant filmé de ta vie, je pense, par redent de caméra. Sûrement, sûrement. Ouais.

Bravo à toute l'équipe parce que là, tu vois, typiquement, moi, je sais où elles sont et j'ai presque oublié où elles étaient. Moi, j'avais caché une fois dans une étagère entre des bouquins, mais c'était une caméra qui faisait qui était comme mon doigt, hein, comme mon petit doigt. Sais pas.

Je te laisse une minute faire le tour regarder. Je te parle pas parce que sinon je sais que je vais te déconcentrer et tu essayes de trouver. Tu as le droit de te pencher en avant de tu peux toucher aux objets si tu veux.

Tu tu as le droit de regarder. Non mais c'est pas les ordinateurs. Non.

Ah peut-être sur les bureaux. Alors c'est pour me ridiculiser ce truc. Non non [rires] c'est pas bon.

C'est pas bonard. C'est pas bonard. Je m'en souviendrai.

Ah [ __ ] Ah c'est fou. C'est fou. Alors c'est c'est fou.

C'est la parano du flic qui ressort. La parano de dire on se fout de ma gueule. Tu crois toujours que non c'est en fait on essaie de pousser les sujets les apping les moments de respiration de l'émission.

Ça sert surtout à pousser. Ça peut être dans un truc blanc là peut être ça. Ça c'est un détecteur de caméra.

Je vais te montrer après. Ça c'est justement pour les retrouver. C'est une technologie qui est utilisée pour dépoussiérer ce qu'on appelle des des pièces, des chambres d'hôtel, des Airbnb. essayer de passer cet objet le long d'une caméra pour détecter si il y a un réseau Wii.

En tout cas, ça détecte les réseaux Wi-Fi et à l'intérieur quand vous allumez, vous pouvez mettre votre œil et regarder pour voir ça. Ça ça fait une scintiller le l'œil de la caméra. Du coup, ça permet de les trouver en regardant comme ça les murs.

Voilà. Dans l'alarme, ça compte pas. Non, la lampe ça compte pas, évidemment.

Non, c'est des caméras cachées. Voilà. Si si c'était ça la caméra cachée, on serait pas bon dans le sac à main.

Non, non, c'est sympa. [ __ ] je m'en souviendrai. [rires] Je vais te les montrer.

D'accord. Il y avait [musique] euh une caméra ici effectivement, tu vois ? Donc là, quand tu allume cet objet ou Ouais.

Ouais. Qui permet de savoir voilà tou si tuapproches. Ouais.

Hop. OK. D'accord.

Tu vas détecter le wifi ici. D'accord. Il y en avait une autre dans le livre là.

Et regardez, c'est impressionnant en fait. Dans ce livre là, en fait, c'est des faux livres. Et dans le R, il y a un petit point ici.

Ah, c'est compliqué, tu vois. Donc là, ça se recharge ici avec la petite carte micro SD ici. Et donc là, voilà, tu as la caméra ici.

Magnifique. C'est impressionnant. C'est que tu as vraiment dans le dans le livre, c'est introuvable.

Tu mets ça quelque part dans ta bibliothèque. Et alors, faut savoir que toutes les caméras qu'on vous montre là, elles sont connectées en wifi. Donc, c'est quelqu'un peut vous espionner.

C'est important de savoir que ça existe en fait. C'est pour ça le sujet aussi. Euh c'estàd que il y a des gens dans les Airbnb, on avait fait une émission spéciale là-dessus qui avait été espionné, des filles qui avaient été espionnées par des gens qui mettent des faux livres dans les bibliothèques et cetera dans la chambre.

Donc il faut faire toujours très attention. Ça permet de de comprendre un peu mieux le sujet. Donc une ici, une ici.

Je vais te montrer euh des crchendo, d'accord ? Parce que après vraiment il y en a une qui est très très facile. Voilà.

Ici il y en avait une là tu vois, mais qui est c'est souvent au milieu d'un d'une installation un peu fouillie, d'un portemau et cetera. Tu vois, on avait mis une caméra qui était directement ici et le l'œil de la caméra est là-haut. Donc là, on l'a caché n'importe comment mais en réalité, ça se met dans un Ouais.

Ouais. Voilà. Ça encore, c'est le plus facile.

H mais on a un truc beaucoup plus dur. Et là, regardez maintenant. Ça c'est une fausse prise USB et à l'intérieur il y a une caméra.

Donc là, sache que tu vois, tu es filmé et tu peux être regardé à 500 km par des gens qui ont un réseau Wii. Et c'est détecteur de mouvement aussi et cetera. Donc c'estd qu'en fait dès que vous arrivez chez vous bah vous savez qu'il y a quelqu'un qui est rentré dans votre bureau et cetera.

Et ça c'est indétectable. C'est impressionnant. C'est pas ça la pire.

Regardez la pire là vraiment c'est c'est ça en est flippant. Un objet en fait c'est les objets du quotidien. L'intérêt d'une caméra cachée, c'est de se dissimuler dans une pièce et qu'on est qu'on imagine pas qu'il y a une caméra à cet endroit-là.

Donc par exemple, on sait que dans les bureaux, il y a une prise USB, c'est pas choquant. [musique] Et il y a une multiprise. Alors là, la multiprise, elle est incroyable.

Dans cette multi là qui est une vraie multiprise qui charge, il y a une caméra là et qui est connectée en très bonne qualité depuis tout à l'heure et qui t'a filmé depuis le début et tu as vu tu l'aurais pas tu l'aurais pas vu. Incroyable. Et là maintenant le trou il est gros comme une une tête d'épingle.

C'est une tête d'épingle vraiment tout petit. Voilà, ça nous a permis de voir et donc si jamais vous louez les choses, ce genre de boîtier existe, ça coûte pas très cher. Et ça vous permet par exemple là, vous voyez, je vais le mettre, j'en ai une dernière, pardon, c'est cette montre. [rires] C'est pour ça que ça bipe en fait.

C'est une montre qui permet de de filmer pareil. Et donc là, normalement, tu vois, bah depuis tout à l'heure, je te filme en groupe incroyable. [musique] Et tu l'as pas vu.

Donc là, c'est que je t'ai filmé avec une 2 3 4 5 et 6 caméras. tu es filmé [musique] sur six angles différents sans que tu te rendes compte si tu rentres dans une pièce comme ça. Donc c'est pour ça qu'il faut faire très très attention quand vous rentrez quelque part, quand vous louer un BNB, si vous arrivez dans une chambre dans une chambre d'hôtel aussi un peu un peu bizarre dans un hôtel, je sais pas, vous avez des doutes, faites attention, regardez bien si le patron est un voyeur.

Voilà, par exemple, ouais, ça existe hein, il y a eu des histoires dans les toilettes par exemple. Et alors, il y a aussi un autre détecteur. Là, on l'a pas mis ici, mais on l'avait.

C'est un faux détecteur de fumée qui est exactement à l'identique. Et c'est pareil, c'est juste une tête d'épingle. On pourrait croire que c'est une petite LED, une petite diode et en fait non, c'est une caméra.

Donc il y en a, il y en a absolument partout. Et donc grâce à ce genre de boîtier, je vous le remontre une fois, vous le repassez vraiment proche. Voilà.

Génial ça. Et là, en fait, on sait. D'accord.

Donc, en fait, le problème, c'est que j'ai ma montre. Alors, ça fausse un peu la voilà le test. Ah ouais, tout à fait.

Voilà. Et si jamais vous voulez voir donc où est la tête d'épingle pour voir exactement où est le truc, vous appuyez là. Là, vous regardez dans le trou et là voyez, moi je vois que ça sentille ici.

Et si je regarde là et ben je vois que ça sentille ici. Et ça permet de le savoir en tout cas rapidement. C'est ce qu'on appelle dépoussiéré.

Avant ça coûtait très cher ce genre de matériel là. Là c'est environ 100 € je crois. 150 €.

Et pourquoi tu as acheté ça ? Bah parce que pour montrer, pour essayer une autre idée derrière la tête. Non non.

Bah oui oui. J'ai peur que tu m'écoutes moi maintenant que je te connais. [rires] Donc voilà, comme ça on a pu voir un peu.

Je voulais juste remercier. Félicitations en tout cas pour ta recherche. Tu as quand même trouvé euh une demi.

Oui, une demi parce qu'elle était facile. Et toutes les autres, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est bien fait.

C'était ça le but, c'est pas que tu les trouves. Le but c'est pas très dang C'est très dangereux. Très utile mais très dangereux.

Alors il existe, vous savez quoi ? Il en existe d'autres aussi. On n pas pu tout installer parce que vous éz bien que c'est un bureau.

Donc voilà. Et pour vous donner un un un un exemple vraiment concret qu'on a pu trouver, on avait un un ours en peluche et à la place d'un des deux yeux, c'est une caméra qui est absolument identique à l'autre. Donc c'est invisible, même si vous mettez l'iPhone, enfin une lumière dessus de téléphone, vous ne verrez absolument rien.

C'est connecté en wifi, ça peut se mettre dans une chambre d'enfant et cetera. Donc c'est un vrai sujet. Euh et c'est des batteries qui durent extrêmement enf plusieurs jours quoi, voire plus.

Donc c'est c'est plusieurs semaines, donc c'est un vrai problème. Et donc là c'est juste que dans le bureau, si je t'avais dit dans le bureau des journalistes, je fous un ours en plus, tu m'aurais dit il y a un souci. Mais c'est intéressant de voir à quel point la technologie a évolué.

Toi tu l'as vu la technologie évolué même durant ta carrière ? Oui, on l'a vu déjà la technologie scientifique déjà les progrès la police scientifique sont énormes. Mais ça n'enlève rien à l'enquête traditionnel hein ou renseignement parce que Tiabo bien sûr l'ADN c'est une avancée fantastique mais les caméras la technologie aussi mais la téléphonie nous a beaucoup aidé.

La téléphonie mobile ça a été une révolution pour nous. avant la téléphonie mobile nous a aidé à résoudre certaines affaires. Affaires qu'on aurait peut-être pas pu résoudre autrement, mais l'enquête traditionnelle, c'està-dire les constatations euh les relevés d'empreinte, euh l'enquête de voisinage, c'est fondamental.

On peut on peut jamais échapper à ça en fait. Ça a juste évolué, ça a changé, ça a très très bien évolué. Dommage que la procédure pénale est évoluée dans l'autre sens, c'est-à-dire euh euh et mis des bâtons dans les roues des enquêteurs en permanence quoi.

On va donc parler maintenant de Patrick Guimin. Patrick Guimin qui a euh tenté euh de faire évader quelqu'un à la prison des Beaumettes. C'était un prisonnier de la prison des beaumettes.

Il avait été arrêté pour braquage. He Patrick Guimné aider quelqu'un à qui il avait promis de revenir. Il a dit "Écoute, je t'en dois une." Parce qu'il lui a donné des gâteaux et des yaourts.

Donc ça part vraiment de rien. Mais comme il lui a donné une parole, c'était comme tu disais, ils avaient des paroles à l'époque. Il a dit "Je donne ma parole que si tu as besoin de moi, je serai là un jour." Et le jour où Patrick Guim était est sorti de prison et était relâché, le monsieur qui était en cellule avec lui qui avait donné des yaourts, lui a dit "Bah écoute, tu m'avais promis de m'aider un jour, ben je veux bien que tu m'aides à sortir." Il a dit "Bah, je t'ai promis, j'arrive." Et il a pris un hélicoptère.

Donc l'histoire est un peu longue, on va revenir. Il a réussi à à venir au-dessus de la prison des momètes, en tout cas physiquement à mettre à faire monter donc la fameuse personne qui venait aider qui a été tuée euh par du mirador de la petite tour par les gardiens et il y a d'autres personnes qui sont monté dans l'hélicoptère qui en ont profité aussi et donc il y a toute cette cavale qui va s'en suivre. C'est toi qui va être dessus et tu vas devenir ami après avec lui vraiment parce que tu étais carrément témoin de mariage.

Est-ce que tu peux raconter comment ça s'est passé de l'intérieur ? Comment vous avez compris que c'était eu qui était dans l'hélicoptère ? Alors euh au point de vue renseignement, au départ de l'enquête, on a pas grand-chose.

Qu'est-ce qu'on a ? On a une voiture qui n'est pas volée euh qui est utilisée par les les détenus qui se sont évadés par l'hélicoptère. On sait que l'hélicoptère a été braqué par un couple. 26 juin 99. 26 juin 99.

On sait que l'hélico a été braqué sous prétexte d'une d'une d'un baptême de l'air par un couple. Euh ce cet hélico, il va au-dessus de la maison d'arrêt des beaumettes, il arrache plusieurs détenus, cinq en tout. Il y a une fusillade.

Pendant la fusillade, un des détenus qui est accroché sous l'hélico prend une balle en pleine tête, il meurt. Il reste accroché au filin sous l'hélicoptère. Euh l'hélicoptère s'arrache avec les autres détenus dans la il va on sait que les détenus prennent une voiture, une voiture qui n'est pas volée.

Euh ils se font reprendre par les policiers en rentrant dans Marseille. Bon parce qu'ils se sont fait déposer par l'hélico dans une carrière à Cassi qui est un petit village aux portes de Marseille. Ils se font reprendre et il nous reste quoi ? l'hélicoptère, le pilote d'hélico qui est libéré, qui a un cadavre qui pendi de Patrick Guillemin, mais on sait pas encore qui qui est le preneur d'otage, le preneur de le preneur ou d'otage du pilote d'hélicoptère du pilote d'hélicoptère.

Euh mais on a cette voiture qui n'a pas été qui n'est pas volée, on l'identifie. C'est une voiture qui appartient à un serveur d'un hôtel restaurant de la Siota. Et au même moment où on identifie, nos collègues de la Chota, il nous appellent, il nous disent "Tiens, il y a il y a il y a ce type là qui vient de qui vient déclarer le vol de sa voiture, mais il a pas l'air il a pas l'air tranquille, on dirait qu'il a peur et cetera." Donc nous, on y va, on prend le type, on le met en garde à vue et très vite, il nous dit qu'il a prêté la voiture à un client de l'hôtel qui est venu avec sa femme et ses deux enfants passer une quinzaine de jours dans cet hôtel mais qu'il ne connaissait pas.

Et ça a l'air vrai. Oui, ça a l'air vrai. On fait une petite enquête à l'hôtel.

On sait que il y a un couple qui est venu avec deux enfants basal 3 ans et 5 ans. Et ce type s'est enregistré sous le nom de Lis. Monsieur madame Lis.

Bon, ça nous donne rien. On a un signalement mais on a on a rien d'autre. Parce qu'à l'époque, il y avait pas les cards d'identité quand tu arrivé à l'hôtel.

Non, il y avait plus les cards d'identité. Fini don un nom, c'est fini. Ça c'est Ponatovski qui avait supprimé les trucs.

Bon bref. Et euh donc on a on a rien on a rien d'autre. Il nous dit "Bah ce couple là, bon ils sont sympas, j'ai sympathiser avec eux.

Lui, il m'a dit "J'ai pas de voiture, j'ai une course à faire, tu peux me prêter ta voiture." Donc et je lui ai prêté ma voiture, il m'a téléphoné après quelques heures après en me disant "J'ai fait une connerie, va vite euh déclarer le vol de ta voiture, c'est pour ça que je suis allé déclarer le vol de la voiture." Donc on a ça au départ, on a on a rien d'autre. le griff ça existe pas et cetera et cetera et puis à l'hôtel on est un peu perdu.

Don nous on se dit c'est une le mec ça doit être un mec vraiment très costaud du grand mittisme pour faire un truc pareil mais il est avec une femme c'est quand même bizarre avec sa femme ça a l'air bon bref on était un peu c'est un truc qu'on avait jamais vu encore hein euh il y a eu des précédents un peu célèbres mais ça on l'avait jamais vu. Donc on travaille un peu. Et puis le toujours le serveur, il nous dit un jour, ils sont allés faire de la plongée et ils ont fait garder les enfants par une amie à moi qui qui a fait la babysicitter pendant qu' pendant que les parents faisaient la plongée.

Donc on va on va prendre cette babysicitter, on l'interroge et elle nous donne le même signalement des gens, des enfants et cetera. Elle nous dit "Ah mais les enfants, ils m'avaient dit qu'ils étaient allés ils s'étaient régalés quelques jours avant, ils étaient allés à Aqualand." à Coland c'est un parc aquatique un parc aquatique qui qui est à côté de la des toboggans, les enfants, il y en a plein dans le sud, il y en a plusieurs.

Voilà. Donc qu'est-ce qu'on a fait ? On est allé à Aqualand et quand on arrivé à Aqualand à l'entrée, il y a une grande une grande statue du capitaine Crochet, le héros de Peter P et qui emplattre et les familles se font photographier.

Il y a le photographe officiel du club qui prend des photos à charge pour eux. S'ils veulent acheter les photos, ils les prennent. Donc on y va vite.

On dit "Vous avez les photos de tel on avait la journée la journée euh où ils étaient allés à Qualand." Donc on va vite au bureau de bureau de du du club et ils nous disent ou on les garde une semaine, oui, on doit encore les avoir. On regarde, il nous sort un paquet de photos parce qu'il les il les imprime à l'époque, il les gardait alors non, il gardait les il gardait les pellicules mais euh et si les familles venaient acheter, il développaient la photo, il a tu payer ça 30 balles ou 20 balles.

Bon donc on avait photos de la journée, il y avait 600 photos 600 ou 700 photos, c'était énorme. Donc on les fait vie toutes, on les on les sort sur papier toutes et on a éliminé tout ce qui tous les tous les gens de couleur par exemple puisqu'on savait que c'était deux européens gens de couleur on les a éliminé les gens où il y avait pas d'enfant on les a éliminé et cetera gard famille de quatre personnes. Une famille ou deux peut-être qu'un enfant parce qu'on savait pas trop peut-être qu'un enfant il voulait pas se faire prendre en photo.

On a gardé les familles avec enfants et qui était de type européen évidemment. Il nous restait 2 ou 300 photos. On a repris la babyitter, on a dit est-ce qu'ils sont là tourner tourner à la baby qui avait gardé les enfants.

Elle nous dit ben ils sont là. Donc on voit une photo de capitaine crochet, on voit un type souriant avec une un petit bou, une moustache, une nana et deux enfants basage qui ont l'air ravi. Donc on dit il y a bon mais on regarde la photo, on sait pas qui c'est.

Moi je sais pas qui c'est. Des malfaiteurs, il y en a un paquet. Des fois tu es pas là, tu es pas en congé. la les mecs les grosses équipes traitées par la BRB, je les connaissais toutes mais bon enfin plus ou moins mais il y a des gens que tu connais pas, tu pas connaître tout le monde.

Donc la réunion qui a suivie entre les chefs de groupe de la BRB, je vais passer la photo à tout le monde disant est-ce que vous connaissez, ça vous dit quelque chose et cetera et là il y a un collègue qui dit "Putain mais lui je le connais que je l'ai arrêté il y a 2 ans pour le braquage d'un camion de cigarette. Moi j'étais pas dans cette affaire là donc ça me disait rien du tout. Il dit mais il s'appelle Patrick Guim et puis là c'est c'est Jimmy là c'est Junior il voit les gosses il dit mais je les connais parce déjà il a les enfants et cetera et en fait Patrick était incarcéré suite à ce braquage au beaumette il a eu une permission quelques mois après.

Il s'est arraché, il est jamais revenu et c'est à l'issue de cette permission qu'il est venu faire les qu'il est venu sortir les mecs là. Bon donc quand on a ça on recherche Patri mais on avait plus que dalle. Alors, on avait de la téléphonie avec son copain qui est mort dans les jours qui ont précédaé l'évasion.

On avait on avait identifié des téléphones mobiles parce qu'ils avaient beaucoup ils s'étaient beaucoup téléphonés mais bon, lui tout de suite il a jeté après la fusillade il a jeté donc on savait pas où il était. Donc est-ce qu'on avait rien d'autre donc tout l'été se passe mais on a quand même eu l'idée parce que lui il avait pas de famille. On savait qu' on avait fait tout son environnement pas de famille.

Elle sa femme Véronique elle avait une famille dans le nord parce qu'ils sont originaires du nord hein du nord de la France. Donc on branche tout le monde de sa famille, les sœurs, les parents et cetera. Et à la rentrée, donc ça c'était en juin en septembre, il y avait nos collègues de Lille qui exploitait les lignes de la femme de de la famille de la femme de de Patrick qui nous appelle.

Il disent "Ah, il y a une conversation h on dirait que c'est Véronique qui appelle sa sœur." Elle a pas dit "C'est Véronique au téléphone mais à la voix et cetera puis elle parlait un peu à Mcouver dit oui tout va bien et cetera." Al on dit "C'est mais ça venait d'où l'appel ?" D'un téléphone mobile ? d'une cabine téléphonique d'ex en Provence. [ __ ] on dit c'est bon, il est il est dans la région.

Il sont encore dans la région. Donc on a planqué sur la cabine qui était sur le boulevard périphérique de de la ville d'Ex. On planque pendant plusieurs jours et vous cachez pour regarder pas loin.

Ouais. On on met une cuve devant, c'estàdire une camionnette de plan et cetera et on est resté nuit et jour quelques quelques temps là et puis on trouve rien. Euh donc on attend, on attend, on attend, il se passe rien, on les voit pas.

Don grenouille un peu dans ex et puis en plus j'avais un peu j'avais parlé à quelques tontons, j'ai dit personne savait rien sur lui quoi. D'abord la plupart le connaissait pas, on connaît pas ce type, je montrais la photo et cetera. Non, c'est pas bon.

Et on avait rien. C'est la première fois quand il y a un truc dans le banditisme traditionnel, tu as toujours un tuyau même parfois un peu tard, mais on arrive toujours à savoir. Et là, il y avait que dalle.

Et puis euh j'ai pensé parce que mon collègue qui qui avait arrêté Patrick m'avait dit "C'est un mec atypique et il adore ses enfants." Alors donc ben je m'en suis servi. J'ai dit "Bon, on a rien d'autre.

C'était septembre et les enfants, il faut bien qu'ils aillent à l'école. Peut-être va savoir qu'il les a inscrit dans une école. Alors, j'ai fait une réquisition à l'inspection académique à Marseille.

Je suis à l'inspection académique et là on me sort une école d'Ex en Provence où il y a les deux enfants Guillemins qui sont inscrits depuis le début, depuis la rentrée. Donc je prends ma bécane, je fonce avec. C'était la l'heure de la sortie des des écoles 16h 16h30.

J'y vais tout seul pour voir si si c'est bon ou pas, si les enfants sont toujours à l'école quoi. Et il y a déjà les parents. J'attends un peu, je suis dans comme un parent et je vois Patrick Guillumin qui arrive.

Tuattends, tuattends, tuattends, tuattends. Tranquille maintenant dans les poches en short. Il attend.

Alors là quand je dis que les flics sont paranos, j'avais l'impression, je dis "Oh [ __ ] je vais me planquer que fille me voit." Et puis après je me dis mais tu es con, il te connaît pas, tuas jamais vu. Mais on a toujours l'impression qu'on est qu'on est frimé, tu vois quand on est flic.

Donc et puis je vois les enfants sortir, il en prend un sur les épaules, le plus petit et l'autre à la main et le petit monde s'en va. Je lui fais un brin de filature à pied par j'étais venu en bécan dans la rue pas loin et puis j'ai l'impression toujours paranose [ __ ] je vais pas griller le truc pour rien. J'ai l'impression qu'il se méfie alors que après il m'a dit mais pas du tout il était sans lieu de se douter qu'il avait été frimé donc je m'en vais je dis sont à l'école c'est bon être reconnu ouais donc je reprends ma bécane et je descends à Marseille et là on monte un dispo pour le lendemain.

On dit c'est bon demain on va se le faire. Lendemain, on a monté un dispo à la même heure en fin de journée que c'est à 16h30. Monter un dispo, c'est que tu mets des mecs cachés dispositif.

On a mis une cuve, c'està dire une camionnette de planque. Il y avait des bécanes, il y avait des voitures prêtes à affilocher. S'il prenait une voiture, on savait pas.

Peut-être qu'ils allaient, peut-être qu'il allait pas. Et à 16h30, à leur audit, Patrick qui arrive, tuattends tattends en short tranquille avec les les babouches ou les tongles ce qu'il avait. Il vient prendre les enfants et à nouveau ils repartent de l'école.

Alors, on savait pas où il habitait. Nous, on voulait Véronique aussi. Mais à un moment donné, à un moment donné, ils sortent de de la zone pavillonnaire de l'école et ils arrivent sur les grands boulevard, on a dit "Bon, on sait jamais, ça se passe mal, il y a des gens, on l'interpelle, on les on l'interpelle avec les enfants, les enfants qui pleurent, on lui met les menottes, c'est pas drôle, c'est pas comique.

Il se débat pas, lui, il est non, tranquille, il comprend mais il en a un sur les épaules et l'autre à la main, il peut pas se débattre. Dit, c'est la police et tout. Bon, OK.

Il a compris donc elle a pris les enfants et je demandais où habite Véronique où elle est où tu habites ? Il me dit je vous amène. Il a été correct.

Tu lui mets les menotes quand même ? Ouais. Ah ouais, on lui a mis les menotes tout de suite.

Ben oui, sinon il peut partir en courant. C'est bon. Non non dans les met menotes les enfants ils pleurent.

C'est pas c'est pas des moments qu'on aime tu vois. Et puis il nous amène à une centaine de mètres dans un ils avaient loué un appartement dans un dans un appart hôtel et Véronique était à la fenêtre. Elle comprend.

Elle voit l'autre avec les menottes avec 4 C mecs autour. Elle comprend. Elle ferme la porte.

Elle veut pas nous ouvrir. Bon bref, on discute un peu. Finalement, elle ouvre.

Alors Véronique très désagréable. [rires] [ __ ] autant Patri Ouais. Non, il a dit "Vas-y, c'est bon, ouvre, c'est bon, fais pas d'esclambre." Véronique dur rock.

Ouais, elle nous insulte et tout. Ouais. Ouais.

Elle dans un langage châtier, tu vois. Bon bref, lui met les menottes aussi et on embarque tout doucement. On fait la perquise, on trouve rien de particulier et on embarque tout ce monde.

Donc il est 18 17h30 euh entre et Marseille, c'est l'heure des sorties d'école et tout. L'autoroute, c'est l'enfer. Donc qu'est-ce qu'on fait ?

On met le Girau et le rentrer sur Marseille. La sirène, Giropha et leon. Et Véronique, elle est dans une voiture qui est devant devant la mienne.

Il y a deux collègues au volant et elle est à l'arrière avec un gosse de chaque côté. Elle est à l'arrière de la bagnole avec les menottes. Et moi je suis dans la voiture de derrière, il y a Patrick entre deux collègues à moi sur la banquette arrière.

Moi je suis au volant et j'ai un collègue à moi à côté et on suit la première voiture qui nous ouvre la route. Et là je vois les deux gamins, ils avaient pris des masques de Mickey de Donald, tu sais parce qu'ils étaient allés à chez chez Disney quelques jours avant. Ils mettent alors ils avaient oublié le le l'arrestation 3 ans et 5 ans.

Ils avaient mis les masques et ils étaient ravis. C'est dans la voiture de police, les yeux brillaient, le pimpon, le girau et cetera. Ils étaient ravis donc ils sont sur la plage arrière de la voiture qui me précède et il me il regardent la mienne de voiture avec le bleu et cetera et ils sont là, ils font des signes, ils sont en joie les enfants.

Les enfants. Moi je dis [ __ ] c'est lunaire comme un truc. On a les parents avec les menottes et les minu ils sont aux mais ils sont petits.

Donald et Mickey quoi. Je vois tu vois c'était eux. C'était Donald des Micket qui était dans la voiture et je regarde dans le rétro Patrick il pleurait tu vois et là [ __ ] là ça m'a fait un truc tu vois.

J'ai dit [ __ ] c'est d'enfoiré quoi. Ah tu t'en es voulu ? Ouais je m'en suis voulu.

Bon bien sûr je m'en suis voulu. Les enfants c'est je vois il pleurait. Je dis [ __ ] déjà le type il est atypique tu on l'a vu très correct parle doucement et cetera.

Bon on arrive au bureau garde à vue pour les deux qu'est-ce que je fais ? J'appelle la DAS pour placer les enfants. On fait une réquisition on prévient la famille de Véronique mais qu'ils vont mettre des mois à venir quoi.

Ils vont mettre un ou deux mois. On les a prévenu quelques jours après pour qu'ils viennent chercher les enfants. Mais oui parce qu'elle part en prison là.

Mais ça ça passe par le jus. La femme, qu'est-ce qu'elle avait fait ? Alors la femme en fait Patrick il avait il avait braqué l'hélico.

Bon il il fait soi-disant un baptême avec l'hélicoptère qui va servir pour faire évader les autres. Là il a il a il a il a un calibre sur lui. Ils partent tous les deux euh dans l'hélicoptère le pilote, ils disent "On fait un tour juste là." Et puis il avait préparé dans une carrière à Cassi, il avait préparé des filins dans un sac de sport euh des pour des baudriers qu'il avait acheté à chez Decathlon pour fixer sous les patins de l'hélico pour arracher les mecs, tu vois, pour faire un peu comme une échelle quoi.

Voilà. Accroché. Exactement.

Donc il avait il avait laissé le sac de sport là et donc une fois qu'il est en vol, il braque le pilote de l'hélico et il dit descends va à Cassie, il lui montre il lui désigne la et parce que la maison d'arrêt des beau m vol d'oiseau, elle est à 2 minutes de la carrière à 2 minutes de Cassie. En hélico, ça va vite en plus en hélico, tu mets 2 minutes même pas. Donc il a préparé un sac donc il lui demande d'atterrir là dans la carrière. quand il est dans la carrière, il donne le calibre à Véronique parce que s'il descendent tous les deux pour aller chercher le sac donc elle est complice et pour attacher les pour attacher les truc, l'autre il hélico.

Donc il donne le calibre à Véronique. Bon, elle le braque, lui il va chercher le les filins, il attache tout sous le sous l'hélico et après là il laisse Véronique. Donc elle est complice active entre guillemets.

Oui, elle est complic. On a fait un peu tenir le truc en disant qu'elle avait peut-être pas franchement braqué le bon après pour essayer d'arranger. Bon donc là il laisse Véronique parce qu'il avait laissé une voiture avec un copain à lui qui était là un copain qui n'avait rien à voir qui était pas du tout un voyou qui a été pris dans la NAS.

Bon c'était un prof de sport tu vois. Bon bref et euh et il et il s'envole à nouveau seul avec le avec le pilote. Véronique, elle elle part avec le copain euh retrouver les enfants, tu vois.

Et euh donc une fois qu'ils sont ils sont donc on place les enfants à la les parents donc il y a les adieux entre les enfants et les parents. C'est pas c'est pas Jojo. Ouais.

C'est ça fait de la peine quoi. Les enfants ils pleurent, tu vois les parents ils sont emboucanés. Bon et puis je voyais Véronique et Patrie tout le la garde à vue al on les a un peu laissé ensemble.

Il se faisait des bisous, elle était sur ses genoux. C'était c'était l'affaire était lunaire quoi. Moi je m'attendais à voir une grosse équipe, tu vois, avec un truc préparé et tout et là une famille quoi une famille.

Une famille avec les petits plus qu'un couple parce que là il la famille. Oui. Non la famille.

Bon et elle est enceinte là. Ah, elle est enceinte de de deux ou tr mois mais elle est enceinte. Bon, ils partent en prison.

Ils ont traumatisé le pilote euh aussi, ils ont des torts. Oui, mais mais complètement mais il a dit d'ailleurs hein. Oui, tout à fait.

Mais on s'est revu après avec le pilote et Patrick. Ah waouh ! Ouais, on s'est revu il y a il y a 3 ans.

Le flic, le voyou et le et le pilote qui était prage. Et qu'est-ce qu'ils se sont dit ? Ouais, on a on a mangé ensemble, on a bouffé ensemble et ils ont beaucoup parlé ça.

Mais ça lui a fait du bien au pilote aussi hein parce que lui aussi il a été traumatisé. En plus le l'hélico a pris une balle dans le rotor. Euh le rotor a été fragilisé, après on l'a fait expertiser et il était chargé, il était en surcharge.

Il aurait pu s'écraser au sol, quoi. Enfin, s'écraser même sur les maisons parce que autour des maisons de la maison d'arrêt, c'est une zone qui est très habitée visionnaire. Ouais.

Voilà. Donc voilà. Donc les enfants sont à la DAS, Patrick et Véronique qui partent au trou.

Moi ouais, on a fait une belle affaire mais moi je tu vois je suis je dis merde c'est tu te sens mal ? Je me sens pas bien. C'est pas le la fête quoi.

Parce que humainement c'est vachement triste. J'en ai vu des choses tristes mais tu as vu des des des Ouais. des vrais salopards et là tu dis tiens bon c'est un il a fait un truc pas bien mais il est très correct le mec tu vois que tu par tu as vu comment tu parles avec lui il est puis je sais pas il y a un truc un truc qui s'est passé je dis [ __ ] j'ai cette affaire tu l'as pas trop parlé si si on a parlé un peu mais euh il était correct il reconnaissait sa part de truc mais voilà il Non mais il était il disait ouais ben j'ai fait le con ouais c'est comme très très calme très bon et puis moi j'avais ce truc les enfants, tu vois, Laad qui pleurait et tout. [ __ ] j'ai dit quelle misère quoi.

Donc, ils sont partis au trou et puis euh je suis allé voir les enfants à la tu vois, je suis allé plusieurs c'est là où il y a les enfants, les enfants, les orphelins, ceux qui n'ont pas de par voilà qui étaient là placé provisoirement en attendant que le juge autorise bien par une ordonnance de la famille à récupérer et cetera. Bon, euh, je vais voir les enfants, je suis allé plusieurs fois. Alors, j'ai ramené des jouets, j'ai des bonbons, tu vois.

Bon, tu essayes de te Ouais, ben un peu pour acheter, tu vois. C'est c'est con comme truc, tu vois. Mais les enfants, ils m'ont tu vois, j'en parle, j'ai encore du mal à C'est c'est quand même dur, tu vois.

Ouais, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Je sais pas pourquoi je suis j'ai fait en fait, si je le sais, tu vois, c'est pour racheter un truc, tu vois. Et euh et puis après tu as le droit d'accéder en tant que policier la c'est moi qui les avait placé dont je connaissais l'assistante social, je suis allé elle m'a elle m'avait connu elle était venue les chercher à mon bureau.

Bon ben je sais pas si j'ai le droit ben je l'ai pris hein. Personne m'a rien dit. Je l'ai pas dit à mes collègues hein.

Je suis allé les voir. J'ai amené des jouets pour leur anniversaire. J'ai vu les dates et tout.

Je suis allé les voir. Puis j'ai vu que les enfants, bon c'est content de me voir ce qu'il m' connaissait mais je le ramené joué. Donc il pleurait plus et tu vois.

Bon et puis après le silen m'a dit s'attache à vous un peu là vous vous devriez plus venir. Donc je n'y suis plus allé. Je suis allé trois quatre fois tu vois.

Et euh là on est en en octobre septembre octobre 99. Et au jour de l'an je reçois une carte de Patrick Guillemin. Bonne année alors qu'il est en prison.

Il retourné en prison. Il écrit une carte à la BRB à mon nom. Il dit bonne euh bonne année, je souhaite une bonne année et merci pour ce que tu as fait pour mes enfants.

J'ai dit comment il le sait quoi. Tu vois, je l'ai dit à personne moi. Alors j'ai su par la Suisse il a su ton nom.

Ben il avait mon nom puisque les PV quand tu entends et tout tu as le nom. Mec tu tu as le nom. Tu vois j'avais fait la réquisition à la à la DAS et mon nom Pierre Folati de police machin et cetera, tu vois.

Donc il a écrit là-bas, je l'ai je l'ai toujours la car j'ai la correspondance, tu vois. Et lui comme lui il a la mienne. Bon ça c'est autre chose.

Et donc je j'ai suis par la suite c'est son c'est la la l'assistante sociale qui a dit à l'avocate de Patrick qui venait elle voir les enfants. Elle a dit il y a le policier qui va venu souvent et cetera. Elle lui avait dit donc il a su par elle.

Donc il m'a écrit pour me remercier. Tu reçois une carte, tu tu réponds hein. C'est la politesse.

Donc je lui ai répondu et puis on a on a commencé une correspondance qu'il a voulu stopper parce que il était pas passé aux assises encore parce qu'il venait d'être interpellé depuis quelques mois seulement. Il m'a dit on va arrêter parce qu'on on parlait moi j'étais parti à Cuba en vacances, je racontais mes vacances. On a parlé d'un tas de trucs tu vois dans tas de trucs mais sauf de l'affaire mais ça s'est fait petit à petit. fois où tu as eu ça dans ta carrière la seule fois.

Ouais, j'ai eu des sympathies pour des mecs que j'ai revu par la suite avec qui on allé bouffer et tout mais pas un ami quoi. Ouais, là c'est vraiment devenu lui il vient chez moi, je veux dire il dort chez moi quand il vient avec dort chez moi, il a sa chambre, c'est mon ami quoi, tu vois. Donc là, on était copain si tu veux et puis euh après il m'a dit : "Je voudrais pas que tu penses que qu'on s'écrit pour que tu sois cool avec moi au procès." C'est plutôt bien.

Tu vois, il me dit il vaut mieux que moi. OK, c'est élégant. Ouais, mais il est élégant.

OK, donc on s'est arrêté, arrivent les assises, peut-être c'était je sais plus quelle année c'était, peut-être en 2001, je sais plus 2 ans après. Donc je suis allé témoigner en tant que directeur d'enquête, donc je suis allé témoigner à charge contre lui et Véronique hein. Donc là, je l'ai revu, il a pris 14 ans.

Donc là, on a repris une correspondance mais il a fait appel, tu vois. et un appel. Donc je suis retourné, j'ai été cité encore comme témoin euh à charge bien sûr et puis euh à midi son avocat parce qu'il avait changé d'avocat entre-temps et avant il avait une femme après il a pris Michel Pezer qui était un avocat connu à Marseille et Michel Pez à midi il m'attrape après que j'ai témoigné à charge donc entre j'ai raconté l'enquête hein il m'a attrape il me dit je peux vous citer cet après-midi comme témoin témoin pour la déf défense.

J'ai dit OK, il a le droit de le faire. J'ai dit pas de problème. Il me dit "J'aimerais que vous disiez ce que vous pensez de lui." J'ai dit "Je vais dire ce que je pense de lui." Donc je suis resté manger sur place et l'après-midi, je suis revenu.

Et là, [rires] président et l'avocat général, il il reste un peu con parce que je suis cité à nouveau, mais là pour la défense. Et là, l'avocat me dit "Écoutez parce que l'accusation en fait, l'avocat général voulait montrer et démontrer que il avait fait ça pour le grand banditisme marseillais, qu' avait l'ombre de la mafia marseillaise derrière cette évasion et qu'il avait touché de l'argent, qu'il avait pas fait du tout pour une histoire d'amitié. Et moi, toute mon enquête montrait que c'était au contraire une histoire d'amitié.

Il avait pas un rond, il vient avec sa femme et ses deux gosses. Il s'est pas volé une voiture parce qu'il emprunte au serveur au serveur de l'hôtel, tu vois. Il s'est pas volé une bagnole.

Les mecs quand quand il les dépose, il abandonne alors qu'il a une balle dans l'épaule parce que dans la fusillade, il s'est pris une balle dans l'épaule. J'ai dit où elle est ? Il a pas de il a pas de de voiture relaée, il a pas de planque où se retrouver après l'évasion.

Où où elle est l'ombre du grand monitime. Il n'a pas il a pas un franc, il a que dal. Bon et mon enquête m'a montré que c'était pour une histoire d'amitié.

D'abord, elle me l'a montré et puis je le crois et pour moi, c'est quelqu'un qui a obéi. C'est pas pour une histoire de d'argent et cetera. Il l'a fait pour ça.

OK, très bien. Et là, il a pris 10 ans. Ça a été ramené à 10 ans.

Je dis pas que c'est mon témoignage qu'il a qui a qui lui a enlevé 4 ans, mais l'avocat général après, il m'a dit, il est venu, il m'a pris à part, il m'a dit "Vous m'avez pas aidé." J'ai écoutez moi j'ai dit j'ai j'ai j'ai prêté serment de dire la vérité rien que la vérité je l'ai dite. Donc j'ai dit ce que je pensais.

J'ai dit ce qui était la vérité ce que mon enquête m' m'a montré. Alors ça m'a pas apporté que des amitiés après avec certains de mes collègues. D'autres ont ont été tout à fait d'accord avec moi mais bon c'est comme ça.

Et après on a repris une correspondance. Vous êtes réécritas remercié pour ça d'avoir Est-ce que vous vous regardiez pendant le procès ? Non non.

Est-ce que tu as eu un échange, un petit signe de tête ? Oui. Oui, ça oui, tu l'as.

Oui, tu l'as. Mais quand un procès d'assist, tu regardes le président, tu ne réponds qu'au président. Même si l'avocat de la de la partie civile ou de la ou de la défense te demande, te pose une question, tu ne le regardes pas, tu ne réponds qu'au président.

Tu en face quoi. Oui. Alors, je pense oui, qu'on on a dû se regarder, tu vois.

Et surtout, j'avais fait prendre une douche pendant la garde à vue. Alors ça, il avait vachement apprécié. Enfin, j'étais humain quoi.

J'étais normal. Euh, il avait été très correct. J'ai été normal.

J'ai été humain avec d'autres personnes aussi hein euh sans sans devenir ami avec elle. C'est du donant donnant quoi. Les mecs sont bien, les mecs sont corrects.

Tu sais que le mec il part pour longtemps, tu fais venir sa famille, ils arrivent avec des fringues de rechange, il donne de l'argent, des cigarettes, des trucs. [ __ ] c'est quoi ? J'ai même une fois mec qui partait pour longtemps, il a reçu sa copine dans mon bureau.

Le mon bureau, il avait j'ai tout j'ai tout enlevé, ce qui pouvait être dangereux et tout. Il y avait des barreaux. Je les ai laissé, ils ont fait un gâté dans mon bureau, hein.

Dire, c'est quoi dans une vie ? Non, mais c'est vrai, c'est quoi dans une vie ? Tu fais du bien un peu aux gens quoi.

C'est pas Non, mais après tu pourrais dire qu'ils ont pas fait du bien, donc pas de cadeau, tu sais. C'est c'est deux c'est deux façons de voir. Tu sais, je préfère à la criminelle, je suis pas resté longtemps parce que les gens les tordus que je pouvais avoir en face de moi, j'avais rien à leur dire.

J'ai j'avais du mal à engager le dialogue avec eux. un cadeau à un mec qui a tué un enfant de 11 ans comme tu dis tout. J'ai pas envie, j'ai même pas envie de lui parler, tu vois.

Alors, il faut le faire parce que c'est ton job mais je pré je préfère les voyou de loin. Les voyou au moins tu c'est clair, tu sais ce qu'ils font. C'est des voyou, des braqueurs, des voleurs, c'est voilà.

Mais au moins, tu peux avoir d'autres échanges avec eux. Tu peux te retrouver sur d'autres valeurs, sur des valeurs qui te sont chères, sur un tas de choses, sur sur l'art, sur la littérature, sur plein de choses, tu vois. Voilà.

Tu peux trouver des points communs. Donc, vous allez vous rééchangez des lettres avec Patrick Guim. pendant des années et puis alors au procès, il y avait Dominique Risé qui est un journaliste de fait d'entrée l'accusé de BFM TV et Dominique Risé s'était intéressé à l'affaire de Patrick et on s'est connu au procès donc Dominique et moi et on est devenu très potes depuis et quand Patrick était susceptible de d'avoir des permissions, Dominique lui a trouvé un job euh en région parisienne euh comme éducateur sportif dans une école pour enfants difficiles, tu vois, parce que c'est un sportif Patrick, hein.

Et et Dominique acheté un appartement pour le pouvoir le loger, acheter un appartement à lui, hein, pour pouvoir le loger. Donc il avait un appartement, il avait un job, donc il est sorti avant. Moi, j'ai fait des une des témoignages de de moralité, je vais dire, ça paraît un peu bizarre, mais oui, de disons que c'était quelqu'un, il s'était amendé et cetera.

En plus par les directeurs de des prisons qu'il avait fréquenté, j'avais su que il a souvent fait le médiateur quand il y avait des embrouille entre mecs, quand il y avait des débuts de mutinerie et cetera. C'est lui qu'on venait chercher, tu vois, mec qui venait temporiser les choses et cetera. Donc c'est plutôt bonard.

Donc voilà. Donc et quand il est sorti euh on avait dit "Bon, on se verra quand tu vas sortir." Donc il est il est descendu à Marseille, on s'est fait la bise.

C'est vrai. Ben oui. Ouais.

On s'est fait la bise et puis on a pu le champagne, il est venu chez moi, j'habitais Marseille. Tu l'invites chez toi alors que tu le connais pas ? Je le connais ?

Non, tu lui envoies des lettres en prison. Je le connais, je le connais. On a vu un coup de champagne, tu allais bouffer au resto.

Il a pas dormi chez moi, hein. Mais bon, il aurait pu, il était de passage. Voilà, je présentais à ma femme et cetera.

On allit boire des coups ensemble. Et puis euh euh après quelques temps après, il a eu une aventure avec la directrice de l'école dans laquelle Dominique lui avait trouvé un job et il s'est marié avec elle. Donc un jour, il m'appelle, il me dit donc il était en région parisivienne, donc il travaillait dans cette école.

Il était plus avec sa femme d'avant. Non, Véronique entre-temps, elle était sortie. Euh le juge d'instruction de l'époque, Claude Choket, avait été super puisque il avait promis euh que si euh Véronique parlait de sa participation, elle accoucherait dehors.

Il a tenu parole. Donc elle a été condamnée euh à de la prison ferme, mais ça été couvert par la détention provisoire qu'elle avait faite, tu vois. Donc et puis le reste a surcis.

Ça a été très correct. Tu vois, le juge a été top. Donc euh il sort, il me dit et un jour il m'appelle, il me dit "Ben je vais me marier avec Marie.

Elle est enceinte d'ailleurs parce qu'il a eu un autre enfant avec Marie avec sa nouvelle femme. Donc entre-temps donc Véronique avait divorcé euh elle s'était mise avec un autre mè. Donc elle avait accouché de la petite fille parce qu'elle était enceinte quand ils ont braqué l'hélicoptère.

Elle a elle a eu un autre enfant avec un autre mec qui dont elle s'est séparé. Patrick a reconnu cet enfant parce qu'il voulait que ses enfants portent tous le même nom. Tu vois, il est atypique le garçon quand même hein.

Et donc il me dit "Je me marie, je me marie avec Maronique et j'aimerais que tu sois mon témoin." Bah j'ai dit "Écoute, ça se refuse pas témoin à charge à décharges et de mariage." Ben oui [rires] donc et puis il me dit "Ouais" et il me dit et puis l'autre témoigne c'est qui c'est ?

Ben je dis non, il me dit "C'est Dominique, je dis c'est parfait." C'est Dominique Risé. Dominique Risé c'est l'autre témoin d'où la photo que tu dois avoir donc on est monté il s'est marié à Châuné Malabri je crois donc on est monté avec voilà voilà la photo.

Je vous mets la photo dans dans photo de mariage. Effectivement on vous voit on vous voit tous les trois on voit à gauche Patrick Patrick Guim au centre et Dominique crisé sur la sur la droite de la photo que vous voyez là. Donc on est monté avec ma femme au mariage.

Bon, il y avait la tantine qui l' tu sais c'est la dame qui l'a qui l'a qui qui l'a un peu élevé qui lui a donné son deuxème nom dont il avait parlé dans dans l'émission. Il y avait très peu de gens. On a fait la fête, on a vu des cours, on a monté le cadeau machin et cetera.

Bon après, il a divorcé. Aujourd'hui, ça fait 20 ans que vous êtes amis maintenant. Euh à peu près, ça fait plus qu'on se connaît puisque 80, ça fait 26 ans vous êtes vraiment amis quoi.

Ah oui, ça fait oui. Donc mais puis après on a continué de se voir de plus en plus souvent. Euh et puis mais c'est mon ami quoi.

Parce que vous voyez des photos de vous à l'image là qui qui qui apparaissent. Ça c'est chez moi ça. Celle de droite c'est en 2025.

C'est chez moi, c'est à ma maison quand il passe parce que maintenant il bosse, il a monté une petite boîte, je sais pas si tu le sais, une boîte d'import export qui marche bien, il commence à avoir de la trésorerie, il a totalement changé son al on peut pas, c'est vra une vraie rédemption, tu vois. Ça t'a déjà apporté des des des avantages de garder comme ça un bon contact avec des anciens détenus que tu as arrêté, sur lesquels tu as bossé, tu as fait l'enquête et cetera et tu as gardé des bons contacts. Est-ce que tu as eu des avantages parfois un peu drô ?

Les avantages alors avec Patrick, c'était pas le but. Et puis quels avantages ? Après, j'ai quitté la police, je il y a jamais parlé boulot.

Il m'a jamais dit tiens, je suis en prison avec un tel un tel que tu connais. Jamais. Donc alors il y a des gens en prison qui ont pensé qui savaient qui qui avait une correspondance entre lui et moi euh qui ont dit qui on qui ont dit "Ah, il doit balancer des trucs et tout." Bon, le style à balancer.

Bon, bref, peu importe, n'en parlons pas, ça vaut pas la peine qu'on s'arrête dessus. des avec lui non mais oui, j'avoue avec d'autres des gens avec qui à qui j'avais fait une une gentillesse, on va dire pendant la garde à vue, mais naturelle, sans but faire venir sa maman par exemple ou sa femme avant qu'il parte au ballon et tout. Certains m'ont renvoyé l'ascenseur quand ils sont sortis, ils m'ont donné une ou deux belles affaires.

Ah c'est vrai ? Ouais. Ouais.

Les avantages que j'ai pu avoir et d'ailleurs ça m'a même surpris tu vois. Sont devenus des tontons, tu veux dire ? quelque part, il te donne euh occasionnel, ils m'ont dit tiens, il y a un truc qui peut t'intéresser, claque et puis sans sans que ça leur apporte quelque chose, tu vois.

Tiens, je pense ça te fera plaisir de sympa. Il y en a un qui t'a dit un jour si tu as un problème avec ta famille, je m'en occupe. Quand ma famille a été saucissonnée, euh a été attaqué à domicile, j'en ai parlé.

Euh il y a un type je dirais pas qui parce qu'il est vivant et puis je veux pas que les gens disent "Putain, il balance, c'est pas du tout ça." Il m'a contacté, il m'a appelé euh à mon bureau et il m'a dit "Voilà, on se connaît pas. Enfin, je le connaissais de non, il m'a dit "Je te connais de nom et cetera.

Je sais ce qui est arrivé à ta famille." Il me dit euh euh si je sais qui c'est, je ferai ce qu'il faut. Alors j'ai dit tu me diras qui c'est.

Il me dit non, je balance pas. Il m'a dit mais je ferai ce qu'il faut. J'ai ben écoute, je te remercie beaucoup.

Ça a pas eu lieu d'être puisque les saucisses sonur 4 ans après, je les interpeller avec avec mon équipe. Est-ce que tu as déjà craqué devant ta famille en repensant à des scènes que tu voyais en ramenant le soir des histoires du travail ? J'ai craqué après.

C'estd quoi ? C'est-à-dire sur le moment euh sur le moment tu tu craques pas parce que d'abord quand tu es flic, tu as pas le droit de le faire. Tu te sens euh tu sens que tu as pas le droit de le faire.

Tu vois là, tu me parles de ça, ça me Il y a des trucs qui remontent. Ouais, il y a des choses qui remontent. Donc tu as que tant que tu es flic, tu as pas le droit de tu vois.

Mais après quand tout ça te rattrape, quand tu quand tu ne l'es plus, que tu es plus dans le euh quand quand ça te rattrape, ben tu retraite, tu veux dire ? Ouais. quand tu es quand tu es plus dans le dans l'action et dans le euh il y a des choses qui te rattrapent, des choses que tu as pas oublié, que tu as que tu as pris comme une éponge, tu vois, que ce soit le malheur des uns, que ce soit des victimes lambda ou que ce soit des des des familles de de malfaiteurs même, tu vois, il y a des des cris de famille, des des choses qui te rattrapent et que tu veux pas oublier.

Tu vois, c'est des blessures que tu as dedans parce que tu as fait comme une éponge et quand il y a plus cette actualité qui t'entoure et qui te force à aller en avant, euh c'est là où tu craques, tu vois. Et tout à l'heure, on parlait de euh on parlait de d'aller voir un psy. Je te dis, je suis allé 5 ans après la retraite.

Beaucoup hein. Et ça m'a sauvé parce qu'il y a des choses qui me revenaient et c'était difficilement soutenable. Ah oui ouais même 10 ans 15 ans après parfois.

Ouais. Tu vois, tu me parles de ça, j'ai des émotions qui remontent comme quand tu vas avoir un psi. Ouais.

Des fois, des fois tu vas voir un psi tu quand j'écrivais le bouquin, parfois je rigolais quand je mettais des anecdotes marrantes, quand on faisait les cons après une affaire ou al j'écrivais le bouquin, je dis [ __ ] des fois je me marrais puis des fois tu te mets à pleurer quand tu cri enfin moi ça m'est arrivé, j'ai pas honte de le dire parce que on a tous moi je vous croyais que c'était une faiblesse tu vois parce que parce que quand tu flic il tu as pas le droit il faut être un homme, il faut être tu vois et puis [ __ ] et Après des fois je mettais à pleurer, je savais pas pourquoi et puis je comprenais pourquoi parce que une phrase me ramenait à une situation que j'avais vécu avec des personnes. Tu sais, je me rappelle, il y a un truc qui est très dur, quand tu vas sur une scène de crime, tu me parlais tout à l'heure des des deux mamies, tu arrives sur tu as une pièce qui est tout à fait ordinaire mais tu as mais mais c'est une c'est une scène extraordinaire qui n'est et tu as tu as le sang, tu as le tu as tu vois la souffrance, tu as tu as le corps, tu as et puis tu vois alors après tu fais le tour de la maison souvent une maison modeste. Tu sais une image qui m'a frappé moi chez les mamies, c'était les petites euh les petits personnages qui a sur une pièce montée de mariage.

Ouais. Tu sais le couple de marié et que les mamies aiment bien garder le truc en plastique en souvenir. Il y avait un aperon sur la télé avec ça et tu as le corps à côté.

Eh c'est dur. Te rends compte que c'est des gens et c'est pas que des victimes. Ça peut être ta mamie, c'est des gens c'est c'est pas juste c'est une vraie vie.

Tu ouvres les tiroirs quand tu fais la perquise pour savoir qui c'est. tu as les photos de mariage, tu as tu vois les gens heureux puis tu le vois, il a été supplicé quoi. C'est c'est c'est dur.

Et les flics pour être flic, je dis tout le temps, il faut aimer les gens et les gens, ils savent pas ça. Il croiquent les flics, c'est des c'est des violents, c'est des racistes, c'est des connards. Oui, il y en a bien sûr.

Mais pour faire ce métier, il faut aimer les gens, il faut aimer les autres. Je te je te garantis. Dans ton livre, tu dis, tu laisses ta ta ta femme et et ton fils écrire leur ressenti.

Et ma fille aussi. Ouais. Et ta fille ?

Ouais. Tu tu leur laisses écrire leur ressenti en fait. Ouais.

On leur a jamais donné la parole à aux familles aux familles de flics. Et ta femme écrit "J'avais beau t'aimer, je n'avais pas la moindre idée de ce que cela pouvait être de vivre avec toi. Mon quotidien est un mélange de fierté et d'inquiétude constante." Euh, tu lui racontais rien, peu de choses pour pas l'inquiéter.

Non. Et puis puis il y a des trucs que tu gardes pour toi quoi, pour pas l'inquiéter. Et puis mais attends, c'était pas faut pas non plus croire que c'était dangereux tous les jours.

Faut pas non plus exagérer. Puis en plus quand on allait chercher des gens, on mettait tous les tous les toutes les toutes les chans de notre côté. C'était préparé, c'était vraiment bon, c'était calibré mais déjà pour pas l'inquiéter et puis pour puis il y avait des saletés que j'avais pas envie de lui raconter mais elle sentait les trucs.

Elle est elle est très forte pour ça. Sentait. Et ta fille qui dit "J'ai été surveillée pendant longtemps".

Ma photo avait circulé auprès de certains collègues de pierre au cas où. C'est quoi ? Tu les mettais sous surveillance un peu ?

Tu leur demandais de Non parce que c'était une fille donc elle était elle commençait un peu à faire des conneries à cette époque. Enfin des conneries des conneries d'aide comme tous les ados. Et comme elle commençait à sortir le soir machin et cetera en douce j'avais demandé à quelques amis de de la BAC qui sortait la nuit et cetera.

J' donné la photo. J'ai dit si vous la si vous la voyez vous me le dites. Une fois ou deux je l'ai je l'ai pesqué.

Tu l'as ? Ah ouais ouais. Comme mon fils dit, "J'ai jamais eu envie d'être flic.

Pour moi, l'essentiel, il est ailleurs, tu vois. Tu aurais aimé ? Ils sont ils sont pas flic ni l'un ni l'autre.

Non non non. Tu aurais aimé qu'il fasse flic ? Non c'est vrai ?

Ouais non, j'aurais pas aimé surtout aujourd'hui. Aujourd'hui ils sont comme ça les flics. Ils ont les mains attachées, ils peuvent rien faire.

Dès qu'ils font un PAI de travers, ils sont filmés. Euh c'est enquête IGS, IGPN. Allez enquête enquête enquête.

Par contre, dans l'autre c de l'autre côté la même chose. Ils sont systématiquement suspects. Je vais pas reparler de l'affaire Nael et du flic qui va passer en aux assises pour meurtre.

Non mais attends, pour meurtre, c'est bon enf je vais pas parce que ça va me ça va m'énerver. Si c'était à faire, tu le referais flic ou tout de suite. Toi ?

Oui ? Oui. Tout de suite.

Pas tes enfants mais toi. Oui. Non.

Oui. Moi oui. Je me suis régalé.

C'est un grand pied. J'ai adoré ce métier. J'ai adoré ce métier.

Ouais, je le referai. Moi qui savais pas ce que j'allais faire, j'aurais j'étais mais j'ai eu un bol inoui de faire ce métier. Qu'est-ce qu'il faudrait faire aujourd'hui pour aider la police ?

Tu dis je referai pas. Enfin aujourd'hui, c'est plus la même chose. Aujourd'hui, je qu'est-ce qu'il faudrait faire ? le leur redonner confiance, que les politiques mon que les hommes politiques montrent qu'ils ont confiance dans leur police au lieu de leur mettre des bâtons dans les roues, que ce soit procédurellement ou pour tout quoi qui leur donne envie, qui leur qui leur montre qu'ils ont confiance à eux.

La police est le métier le plus surveillé du monde. On parle que de l'affaire Naël, c'est un refus d'obtempéré d'un mec qui est connu qui un long comme le bras. On parle que de ça.

Les flics, on leur donne même dans les quand les gilets jaunes ont été réprimés. Alors, je veux bien qu'il y ait eu des violences de certains policiers. Je veux bien.

Mais il fallait voir ce qu'il y avait en face aussi. On leur donne des flashballs, c'est l'administration qui les donne de flashball. Et quand ils s'en servent, on leur dit c'est pas bien et cetera.

Ils sont mis en examen. Faut pas déconner. Oui, bien sûr.

Quand un mec le reçoit dans l'œil, si tu vises l'œil que tu tires dans l'œil, OK, l'usage, il n'est pas approprié, mais tu vois, c'est le monde à l'envers, quoi. Donc pour leur redonner confiance, c'est pas tellement leur donner de l'argent parce que c'est peut-être pas ça déjà qu'ils sont un peu mieux payés. Oui, certes, mais surtout leur redonner confiance et leur donner envie.

La filière investigation, c'est-à-dire la police judiciaire, les enquêtes, ça n'a plus alors que les gens avant se battaient pour venir en PJ. C'est le service le service en pointe, le service que tout le monde rêvait de euh rêvait tout le monde rêvait d'être. Voilà.

Et et ben maintenant la filière investigation c'est terminée. Il y a plus de volontaire. Pourquoi ?

Parce que la procédure pénale est de plus en plus difficile. Il y a eu une réforme de la police et notamment où la PJ est redevenue à une portion inexistante. Euh les gens les jeunes ne veulent plus aller là.

Ils savent pas. Alors, la police que je décris dans ce bouquin, c'est une police merveilleuse, très efficace, mais qui n'existe plus malheureusement depuis longtemps. Tu dis, "J'avais été le témoin de tellement d'injustice, de cruauté et d'inégalité que plus rien ne m'étonnait.

En fait, je m'étais vite aperçu que je n'avais en fait jamais eu la foi. Je m'étais fait à cette idée à force de côtoyer la mort. Elle m'était tellement familière qu'elle ne me faisait absolument pas peur.

J'étais résigné, presque amusé de la dérision de la vie humaine. Euh, tu es devenu plus pessimiste, tu disais plus noir et ça tu es devenu noir. Tu as moins peur de la mort.

J'avais pas peur du tout parce que parce que pour moi, il y avait rien après. Donc, j'avais pas peur. Non.

Bah après, c'est fini. C'est fini quoi. Donc, tu as changé d'avis là-dessus ?

Oui. Je dis pourquoi ? Pourquoi ? parce que j'ai reçu quelque chose.

Je j'explique ça. J'ai reçu quelque chose. J'ai reçu quelque chose de J'ai reçu Je l'ai reçu la foi.

C'est-à-dire un matin, je me suis réveillé, j'ai je vais passer pour un fou, hein, mais c'est pas grave. Non, je me suis réveillé, j'ai été réveillé par par une par une force qui m'a qui m'a enveloppé euh et j'ai su que c'était la foi. Comment je l'ai su ?

Je peux pas t'expliquer. J'ai su que c'était ça. Je me suis réveillé, était 5h du matin.

J'ai j'ai reçu ce j'ai ressenti ce bien-être que que j'avais jamais ressenti avant. Et j'ai su que c'était ça. J'ai su que je recevais quelque chose.

Et j'ai dit "Mais [ __ ] tu l'as pas vu avant ?" Et de ce jour-là, j'ai j'ai changé. Ensuite, après, j'ai eu confirmation de ça.

C'estàd "Tu veux que je te le dise vraiment Oui. Et ben après euh euh bon tu un deuxième signe. Non, j'ai eu plus qu'un signe.

Après, j'ai eu plus qu'un signe. Bon, ça c'est un signe. Ça m'a pas fait aller à l'église pour autant.

J'aime pas le rit. Donc, mais je savais que c'était la foi et je sais c'est c'est une foi, c'est une grâce que j'ai reçu quoi. Je sais que que après.

Tu vas me demander pourquoi. Je peux pas te l'expliquer. Non, mais on a on a parlé des expériences de mort imminent ici.

On a parlé de plein de sujets auquel plein de gens ont vécu des Et 3 4 ans après, c'était quand là ? C il y a pas longtemps de c'était début 2000. OK.

Ensuite, mon père est mort en 2004. Maman est morte en 2012 et ma maman avant qu'elle meure un mois avant ma maman avait perdu la tête quand mon père est mort on a dû l'enfermer dans une maison et cetera elle elle a complètement décompensé bon était profondément malade et de temps en temps elle avait des périodes de de lucidité qui duraient une heure 1 heure ou de pas plus et après à nouveau on on a dû l'interner même hein et donc un un mois avant sa mort je le dis dans le bouquin c'est l'épilogue de mon livre. Un mois avant sa mort, elle je suis avec elle, elle a on est tous les deux dans la chambre de de l'établissement où elle était et je lui parle de ce que je viens de dire.

Je lui dis "Maman, tu sais parce que je me disais tu crois que papa je le reverrai ?" Je dis "Maman, papa tu le reverras, j'en suis sûr. Tuattends quand ça sera ton moment, tu le reverras.

Tu crois ?" Parce elle qui était profondément croyante, elle croyait plus. Tu vois ?

Elle me dit "Mais toi, tu as jamais cru en rien. C'est toi qui me dis ça." Mais donc je lui raconte ce que je viens de te raconter.

Mais maman, j'ai reçu quelque chose et cetera. Ah, elle me dit c'est bien. Elle me dit si ben écoute, si vraiment quand quand je serai parti et si je retrouve pas et si je peux, je te ferai un signe.

Elle m'avait dit ça et un mois après, elle est décédée en 2012. Bon, en 2016, je crois tellement en ces choses-là pour Tu sais ce que je vais te dire là ? J'y crois.

Et ben alors, tu vas voir. Là, on est en 2012. Bon, j'avais mis ça dans le coin de ma tête et en 2016 donc ça je l'ai dit à personne parce qu'elle est c'était ça n'avait aucun intérêt de le dire.

Je dit même pas à ma femme. En 2016, je travaille dans une grande entreprise. Je suis je fais 12 ans dans cette entreprise après ma retraite donc et je faisais les enquêtes internes.

Je faisais le disciplinaire. Tu vois, je convoque un mec de l'entreprise, on une grosse entreprise, on est 150000 dans le monde, hein. Euh, je te dis c'est orange.

Et donc euh, j'ai une enquête où un cadre supérieur d'orange est mise en cause, peu importe pour quel motif, mais en cause une histoire de malversation et cetera. Donc j'entends tous les gens, j'entends comme un flic hein, je monter les dossiers disciplinaires. J'entends tous les gens qui sont autour de lui et il me restait plus qu'à entendre ce type.

Je montais un dossier qui était vrai ou faux, c'est la fin de l'enquête qui m'aurait dit bon peu importe, on se fout de l'enquête, c'est pas le but de ce que je vais raconter. Et donc j'appelle ce type jeudi, je lui dis "Demain, il faut qu'on se voit puisque lundi, je devais rendre l'enquête terminée." Et je lui explique, il me dit "Ah, je sais qu'il y a une enquête sur moi." OK, d'accord.

Mais ce type il est pas à Marseille, il est il est dans le Var. Donc je dis écoute, tu veux on fait moitié chemin ensemble, on se retrouve à Toulon. Il me dit d'accord, on se retrouve à Toulon, je réserve un bureau sur un site où j'ai jamais mis les pieds, un site de l'entreprise et je lui dis "Tu peux venir avec quelqu'un de l'entreprise pour t'assister pour l'audition.

C'est le droit du travail qui t'impose en disciplinaire de qui que tu sois que le salarié soit s'il veut accompagné par quelqu'un d'entreprise. Donc le lendemain, j'ai arrivé à mon ordinateur et cetera. J'installe mon truc, j'ai préparé le PV, le type arrive avec une nana que je connais pas soantaine d'années qui se présente, c'est la déléguée syndicale de l'entreprise d'un syndicat d'entreprise qui qui vient l'assister.

Je dis OK ben assiez-toi et cetera et ce soir. J'entends le type pendant 2 heures et il répond aux questions. Entre parenthèses, il était pour rien.

Il signe le PV, il s'en va, tu vois. Et je reste avec ce nana, je range mon truc. Elle a pas dit un mot, elle se met à greloter, elle a froid, tu vois.

Elle met son blouson alors que tu en est en plein été. Et moi, je rentre mon ordinateur puis je me lève, je dis bon ben salut. Je lui tends la main.

Elle me dit "Attends, j'ai quelque chose à te dire." Puis elle avait l'air bizarre. Je dis mais j'ai dit oui ben vas-y je t'écoute.

Non non mais c'est particulier assz toi. Elle me dit alors je m'assois je dis [ __ ] qu'est-ce qu'elle va me sortir et puis elle se met à greloter puis elle me dit bon alors j'ai dit j'ai il y a un truc sur le dossier. Elle me dit ah non ça n'a rien à voir c'est très personnel je veux pas que tu me prennes pour une folle. [ __ ] je regarde [ __ ] qu'est-ce qu'elle va me sortir tu vois je me méfie un peu.

Je dis non mais je t'écoute. Tuétais tout seul avec elle là dans la j'étais seul avec elle. Le type était parti et il est 5 4 16h 17h plein soleil et la clim était pétée dans le bureau.

Je me rappelle je su elle avait mis le bousant elle grotait tu vois. Je dis [ __ ] Bon et elle me dit bon écoute ta maman est derrière moi elle m'a dit j'ai dit quoi ? Je me dis j'ai mal entendu.

Je dis qu'est-ce je pas compris elle me dit ta maman est derrière moi. Je dis mais c'est de quoi tu me parles là ? chez les fous.

Elle me dit "Ben écoute, ne fait 30 ans qu'on se sert de moi pour passer des messages. En fait, elle est médium mais elle en fait pas commerce. Elle est elle est cadre dans la boîte hein." Elle me dit "Et quand cette petite dame blonde toute menu est entrée dans le bureau, je sais que c'est ta maman et je sais ce qu'elle veut que je te dise." [ __ ] moi alors j'ai pas montré que j'étais troublé, tu vois.

J'ai dit "Ben, je t'écoute. Qu'est-ce que tu veux faire ?" Je vais pas dire va-ten euh c'est je t'écoute.

Elle me dit ben j'ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle. Je dis vas-y. Elle me dit ben ta maman, elle veut elle veut que tu saches qu'elle a bien retrouvé ton papa.

Ils sont à nouveau réunis. [ __ ] moi, un poil au garde à vous, tu vois. Personne peut savoir ça.

Personne. Et mes parents, il y a rien sur parce qu'après flic un jour, flic toujours. J'ai dit peut-être que elle a regardé sur internet.

Il y a rien. Concernant mes parents sur le journet, ils étaient décéd et là et puis elle me parle de mon père, le regard de mon père. Elle me dit ton père spirituellement il est très élevé.

Mon père avait voulu faire le séminaire quand il était jeune, tu vois. Personne le sait ça. Bon et puis je dis la mauvaise nouvelle, elle me dit ben la mauvaise nouvelle, tu as un problème de santé, je t'en prie, va consulter.

Elle insiste. Ta maman elle. Alors moi, évidemment derrière elle, j'ai rien vu hein.

J'ai pas vu maman. Elle non plus l'a pas vu mais elle l'a reçu. Elle m'a expliqué après.

Elle a elle a elle a vu cette cette femme blonde. Moi je suis pas blond et mais mon maman était menue petite blonde et bon elle me l'a décrit tu vois et elle me dit euh et la mauvaise nouvelle va consulter tu as un problème de santé. Alors moi tout allait très bien.

Euh je dis mais c'est quoi ? Comme je tu la prends au sérieux du coup là quand elle dit ça tu dis quand même tu m'as sorti des trucs le truc de maman ça m'a scotché hein elle veut que tu saches qu'elle a bien retrouvé ton papa et son nouveau réunis ça ça m'a parlé tout de suite hein et elle me dit mais tu as un problème de santé donc va consulter ben j'ai dit mais tout va bien c'est j'ai coincé les poumons à l'époque je fumais comme un pompier elle me dit non non non non c'est pas les poumon c'est la prostate. Elle me dit la prostate.

C'est une employé d'Orange qui te dit ça que tu connais pas quoi. Je l'ai jamais vu de ma vie. Je ne la connais pas avant.

Je l'ai jamais vu. Et elle me dit "Oui, c'est la mais j'ai dis mais bon ok mais va consulter je t'en prie. Puis je suis fatiguée.

Elle me dit je m'en vais si tu veux me joindre appelle-moi. Je suis dans l'annuire de la boîte. Elle est partie. [ __ ] moi je je prends la bagnole.

En rentrant, j'appelle ma femme, je lui raconte elle est très branchée là-dessus. Elle me dit euh elle elle me dit mais elle est hypnothérapeute et analyste aussi tu vois et elle est très branchée là-dessus. Elle me dit "Mais tu as de la chance ?

Mais va consulter c'est sûr. [ __ ] tu as une chance inouie machin." Bon moi j'étais un peu j'appelle mon fils, il me rit au nez, il me dit "Papa, ton âge tu crois des trucs pareils.

Mon frère et ma sœur ils sont marrés et mais moi j'étais habité par ça, tu vois. Bon, je suis parti, je suis rentré chez moi à Marseille. J'habitais à Marseille à l'époque et dans la foulée, j'ai dit "Bon, je vais aller consulter." Et dans la foulée, je suis parti en mission, je suis allé en Guadeloupe, en Martinique et cetera.

Je suis revenu, j'avais du boulot. J'y pensais tout le temps, je suis pas allé, j'ai mis 8 mois, 9 mois à aller consulter. Ma femme un jour, elle m'a dit "Mais tu vas aller consulter, va consulter." Je vais consulter cancer dépassé de la prostate.

Cancer dépassé là, je pissais normal, j'avais aucun trouble de rien. Quand est passé, je suis allé consulter et qu'est-ce qu'on fait ? Il m'a dit "Il faut opérer sinon dans un an êtes plus là parce qu'il est dépassé, il est sorti de la COP. la coquille.

Explique-moi ça. Ah c'est fou, c'est fou, c'est fou. Ah c'est fou quand même.

C'est fou. Explique- c'est un truc je je une chance inouie, tu vois. Et tu avais aucun symptôme.

Aucun symptôme. Aucun. Et depuis je n'en ai plus.

J'ai été opéré nickel. J'ai une récidive après, mais après j'ai fait des rayons et tout. Je n'ai aucun symptôme de ma maladie.

Je suis en rémission totale. C'était j'étais opéré en 2017. Ça c'était en 2016.

J'ai mis 8 mois à consulter opéré en 2017 et chaque année je fais un contrôle, je suis nickel. Aucun Ouais. Ouais. rien d'autre.

Explique-moi ça. C'est J'en ai fait l'épilogue parce que c'est une histoire qui fait du bien aux gens, je le sais puisque des gens de mon entourage qui ont eu des deuils et tout, je leur ai raconté cette histoire, ils m'ont dit "Tu peux pas savoir le bien que ça m'a fait." Donc j'ai dit "Bah tiens, ça peut faire du bien aux gens." Je l'ai mis dans mon ça a été l'épilogue, tu vois.

Puis c'est surtout que c'est un métier qui m'avait qui avait achevé de ne pas me faire croire. J'ai eu tellement d'horreur, je dis c'est pas possible qu'un Dieu permette ça, tu vois, s'il existe. Et puis finalement quand quand j'ai me suis j'ai modifié mon je me suis dit que quand on est touché, enfin ça c'est mon explication, par un malheur, j'ai eu de la chance, j'ai pas été touché par un malheur j'ai pas perdu un enfant, j'ai j'ai perdu que mes parents, c'est ce qui est normal quoi. les animaux que j'aime, j'ai perdu donc j'ai eu beaucoup de chance mais je pense que quand on est touché par un deuil, c'est pas Dieu qui l' d'abord ce qui les horreurs, elles sont du fait de l'homme, elles sont pas du fait de Dieu déjà sont du horreurs que j'ai pu voir sont du fait de l'homme.

Chacun a son libre arbitre. C'est ce que ce qu'on nous donne quand on est. Et peut-être, je me dis peut-être pour essayer d'expliquer l'injustice, par exemple, de perdre un enfant, un enfant qui a le cancer à 4 ans ou à 5 ans, je me dis que peut-être euh ça fera prendre un chemin différent aux parents ou à ou à quelqu'un de l'entourage.

Peut-être un chemin qui sera bien meilleur que si l'enfant est intéressé. Je ne sais pas, c'est l'explication que je cherche et que je que j'essaie j'essaie de me convaincre, tu vois. Et puis et puis après tout quand on croit c'est qu'il y a quelque chose derrière dont la souffrance qu'on a ici après elle sera gommé.

Voilà, c'est ce que je me dis. Tu as quelques fils rouges sur ta veste qui correspondent à la légion d'honneur. Tu tu as reçu la légion d'honneur des mains de Nicolas Sarkozy en en 2006.

Il y a une photo qui apparaît à l'image. C'était quoi pour l'ensemble de ta carrière ou c'était pour une mission en particulier ? Ouais.

C'était pour c'était pour la je pense pas non, c'était en fait c'était pour le l'arrestation le même mois euh de deux très belles équipes que que tout que tout le monde cherchait. Voilà de deux très belles équipes de malfaiteurs que tout le que toute la France que tous les flics de France ben c'était Pascal Paquon a repris trois fois de suite quoi. qui qui a fait des évasions en hélico et qui était un braqueur de de très haut niveau euh qui est un mec d'ailleurs et qui avait tué un convoyeur et euh qui est sorti il y a pas très longtemps d'ailleurs qui avait il avait pris je crois plus de 30 ans de prison et le même mois euh un malfaiteur Corse qui s'appelle José Manconi euh du milieu corse qui était recherché depuis des années et que tout le monde voulait choper et qui venait de s'évader à nouveau et on l'a repris le même mois c'est mon équipe qui a repris ces deux équipes là le même moi ce qui a fait ce qui avait fait grand bien au ministre.

Donc voilà, on l'avait repris avec Michel Néret d'ailleurs. Merci en tout cas. Merci de nous avoir raconté Merci à toi euh un un un petit bout de ta carrière parce que tu peux pas tout raconter en en 2 heures ou un peu plus mais une partie de de ce qu'il y a dans le livre.

Est-ce que un jour tu vas sortir un autre livre parce que je sais que il plaît ? Non non je pense avoir tout dit ce qui était racontable. Ce qui était racontable s'appelle Condé la manufacture de livre.

Si vous voulez le chercher, je vous mettrai le lien comme je vous ai dit tout à l'heure dans la description si vous voulez sur sous la vidéo YouTube. Et si vous nous écoutez en podcast audio, je mettrai la description de la plateforme, peu importe laquelle, un Spotify, Apple Podcast, Amazon Podcast. Merci d'être de plus en plus nombreux à écouter les gens.

Chaque semaine, on vous met trois interviews le mercredi, le vendredi et le dimanche. Merci d'écouter quand vous êtes sur la route. Euh vous en profiter pour écouter sur directement sur le trajet ou si vous faites du sport aussi en courant ou en cuisinant le soir ou quoi.

En tout cas, merci d'être de plus en plus nombreux. Merci de faire de légendes de premier podcast de France. Merci d'être 150000 en moyenne à vous abonner chaque mois en plus sur notre chaîne YouTube.

Donc vous pouvez cliquer sur si vous nous regardez sur YouTube sur vousos abonnés, ça nous aide beaucoup. Plus vous êtes nombreux, plus on peut avoir d'invités exceptionnels euh comme toi aujourd'hui. Pierre, c'est un plaisir de t'avoir reçu.

Merci beaucoup d'être venu jusqu'à nous. Tu as fait un aller-retour. Euh, je repars demain.

Ça va, tu as fait passer une soirée à Paris. Bon ben profite bien de Paris. Rester encore ce que tu as découvert peut-être.

Non, je ce soir on va aller ailleurs. Bon, profite bien. Vas-y, il t'attends.

Et ben oui, il m'a donné la carte de visite du resto. Allez, vi top hein. Merci. [rires] Il s'appelle Pinout.

Pinsout Pinout. Pinou à à Neï sur scène le restaurant. Je donner l'adresse.

Tu m'as dit tiens vas-y le le mec est super sympa. On les embrasse. Merci à toute l'équipe d'avoir préparé l'émission, d'avoir préparé aussi toutes les notes sur le livre.

Bien bossé sur le livre. Merci beaucoup à à tout le monde. Merci d'être de plus en plus nombreux.

Je vous embrasse et on se retrouve très vite de toute façon sur les gendes pour une prochaine vidéo. Ciao tout le monde. [musique]