5 ans à l'Élysée, partie 2.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:30Emmanuel MacronPromesse
« Pour ceux qui sont en dessous de 1 000 €, on va revenir à la CSG d'avant parce que c'était un trop gros effort qui était demandé. »
- 5:50Emmanuel MacronFait
« Ce n'est pas une blague. Qu'est-ce qui s'est passé ? On ne sait pas mais il y a un incendie. »
- 7:30Emmanuel MacronPromesse
« Cette cathédrale, nous la rebâtirons, tous ensemble, parce que c'est ce que notre Histoire mérite. »
- 10:50Emmanuel MacronFait
« Si on ne parle pas de l'Accord de Paris et si, pour se mettre d'accord dans une salle à 20, on n'est plus capables de défendre l'ambition climatique, ce sera sans la France. »
- 14:10Emmanuel MacronFait
« Nous sommes en guerre. Confiner le pays. »
- 17:30Emmanuel MacronPromesse
« Dès lundi, et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés. »
- 20:50Emmanuel MacronChiffre
« On a 30 % de moins de chiffre d'affaires que ce que l'on connaissait avant le confinement. »
- 24:10Emmanuel MacronFait
« Il y a des gens qui ont tout perdu. Vous avez fait des choses formidables. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Ça bouge pas, Monsieur. Si si. Ç'est la peinture.
Voilà ! Là on est bien ! C'est quand même mieux quand c'est ouvert.
Parfait ! Nous voilà prêts pour mener le combat. De tout mon cœur, un cœur que les soucis de la France n'ont pas ménagé.
C'était beau, ça avait de la gueule, quand même ! L'année 2019, elle comporte elle aussi son lot de défis mais ici, je le sais, les défis n'ont jamais fait peur à personne. Bon appétit, Messieurs, Dames.
Moi je veux continuer à agir. Je ne veux pas faire semblant. Je ne veux pas dire des gilets jaunes : "Ça a été un mouvement social d'un nouveau type.
On va attendre qu'ils se fatiguent et l'avenir reprendra son cours." Peut-être que des gens ont dit : "Il a pris trop de temps, etc." J'ai pris le temps que je pensais bon pour comprendre ce qui était en train de se passer.
Je veux faire de ce qui s'est passé dans le pays une chance pour qu'on puisse réagir encore plus fort et plus profondément parce qu'on se sera demandé ce qu'il y a dans le peuple français. Tu as quel âge ? J'ai 41 ans.
Ne m'accablez pas tout de suite. Tenez bon ! Mais je tiens bon, ne vous en faites pas.
Je suis à la retraite en décembre 2017, et voilà ce que j'ai perçu. La cotis maladie, ce truc-là, 13 € ce n'est pas rien. 13 € sur le mois, ça n'a rien à voir avec la réforme.
Vous pouvez me le laisser, ça ? Mais oui, bien sûr. Moi, je vais regarder vos points particuliers, c'est autre chose, mais, comme je vous ai entendus, ce que j'ai dit le 10 décembre c'est que pour ceux qui sont en dessous de 1 000 €, on va revenir à la CSG d'avant parce que c'était un trop gros effort qui était demandé.
Voilà, donc vous, vous êtes dedans. Ça, c'est déjà bien. "La France d'en bas." Mais il n'y en a pas, moi je ne crois pas à ce terme, je ne connais que des Françaises et des Français.
Emmanuel, ouais ! Vous allez bien ? Monsieur, on peut participer aussi à la réunion ou pas du tout ?
Venez ! Oui venez ! On peut participer ?
Pour de vrai ? Venez ! Parce que je suis habitant ici et j'ai des choses à dire.
Et bien venez alors. Je peux ? Sérieusement Monsieur ?
Oui mais dépêchez-vous. J'arrive par là, tout de suite ! Ok !
Il y en a d'autres qui veulent venir ? Je prends ma carte d'identité et j'arrive ! Allez, venez !
Bonjour, Messieurs, Dames. Vous allez bien ? Merci de venir nous écouter, Monsieur Macron.
Ça va. On a besoin de vous, nos enfants ils ont besoin de vous. On sera là.
Tous les jours il manque des professeurs qui ne sont pas remplacés, des enfants qui sont en CP. Pourtant, vous avez vu, on a réduit le nombre d'enfants par classe. Je sais, mais c'est compliqué, franchement.
On compte sur vous. Monsieur il vient, là. Il arrive !
Parfait. Merci à tous et toutes, et bonne année. Grand débat national lancé par Emmanuel Macron.
Vous voulez dire quelque chose ? Je pense que le grand débat, ça serait au minimum de commencer par tenir vos promesses. Moi je suis Gilet jaune, je n'ai rien contre vous, par contre j'en ai beaucoup contre les politiques.
Allez-y, puis je reprends sur ...
On a plein de mains qui se lèvent, on a déjà débordé. Je me lève parce que je n'arrive pas à rester trop longtemps assise, il faut que je bouge. Il faudrait que les lois soient faites pour tout le monde, mais à la même enseigne de A à Z, qu'on s'appelle Monsieur Macron, qu'on s'appelle Monsieur Tribunal.
Je crois aux vertus de l'échange. Je crois au dialogue, sans tabous. Bonjour à tout le monde parce qu'on parle d'humain à humain.
Mais on est en démocratie. Moi, j'ai été élu par le peuple ! Non, mais j'ai été élu par le peuple !
Si vous n'avez pas voté pour moi, je le regrette. Ça veut dire que vous aviez une autre voix, mais vous n'avez pas été majoritaires et, si vous n'avez pas été voter, je suis désolé. Je ne peux pas accepter de dire une démocratie, c'est un système où les gens sont fiers de ne pas aller voter et, quand ils ne sont pas d'accord, ils bloquent les ronds-points.
Ce n'est pas la démocratie ! Plus tard elle veut être députée ! C'est vrai ?!
Merci pour l'info, oui c'est ça. Ce n'est pas toi qui m'as dit que tu voulais faire présidente ? Non, moi non.
C'est Anna. Vous m'avez rendu formidablement fier d'être le président de la République française cet après-midi. Merci.
Je suis ravie parce que tout le monde me critique, en me disant : "J'espère que tu vas faire la bise à monsieur le Président", j'ai dit non, c'est lui qui me fera la bise. Voilà, c'est fait, vous pourrez le revendiquer. Le président de la République va nous rejoindre dans quelques minutes.
Il est encore dans l'avion, il ne va pas tarder à atterrir. Il m'a demandé de vous accueillir en son nom. Il s'est rendu en Alsace, à Quatzenheim, petite commune du Bas-Rhin où plus de quatre-vingts sépultures ont été profanées dans un cimetière juif, ce matin.
À Quatzenheim, j'ai eu honte. Nous ne nous habituerons jamais. Elle a l'air en forme.
Ça va Pelote ? Elle vous a reconnu. Ça ne s'appelle plus une manifestation.
Ce sont des gens qui veulent détruire la République et tout avec elle. Donc je veux que, dans les meilleurs délais, on puisse prendre des décisions fortes et complémentaires pour que cela n'advienne plus. Vous avez bien géré ce soir, très bien.
Ayez la nuit que vous méritez. Monsieur ? Oui ?
Vous préférez Marseille ou Nantes ? Marseille. Tu es pour les Canaries, toi ?
Non Monsieur, je suis pour Marseille. Je suis pour l'OM. Moi je suis chaud j'y vais là !
Enfin, sauf si vous préférez que...
Énorme panache de fumée. Visible pratiquement dans toute...
Un monument emblématique de notre patrimoine. Notre-Dame est en feu ! Certains ont les larmes aux yeux.
Non non, ce n'est pas une blague. Qu'est-ce qui s'est passé ? On ne sait pas mais il y a un incendie.
Je pense que la flèche va...
C'est compliqué de retourner dans son intégralité vu qu'il est 25. Tout le monde nous demande même si vous allez reporter votre intervention. Tous les médias sont là-dessus, ils sont passés en breaking news.
C'est un énorme incendie ? Oui, là ils ne pourront rien faire. Ça va s'effondrer.
On sait ce qui s'est passé là ? Non. Apparemment c'est le chantier.
On ne sait pas trop. Les abords sont très difficiles. Nuñez est sur place.
Les pompiers sont en train d'intervenir ? Oui. Mais ils n'y arriveront pas, c'est trop haut...
Il faut le temps qu'ils viennent...
Qu'est-ce qu'il s'est passé selon vous ? Apparemment, c'est un accident lié aux travaux. Et les images sont... terribles.
C'est un toit complet. Si ça continue comme ça, ça va s'effondrer. Je me rendrai sur place dès que les conditions le permettront.
On a une demi-heure, véritablement, pour essayer de circoncire le sinistre et ne pas baisser en intensité. Avec le vent en plus qui est contre nous. On peut y arriver.
L'essentiel, c'est qu'on a pu préserver ce qu'il y avait de plus précieux. On s'est battus pour éviter cette propagation. C'est là pour éviter l'effondrement de ces deux tours, et ici pense au regard de la fumée, derrière moi...
Le deuxième souci, c'est ici. Vous avez l'échafaudage qui menace ruine. S'il tombe sur un arc-boutant, ça va provoquer probablement un effondrement latéral.
À l'intérieur, tout le plomb a fondu. C'est du plomb en fusion, donc ce n'est pas tenable. L'action des pompiers vise à préserver à tout prix le beffroi à gauche, c'est en cours, et à contenir le risque d'effondrement.
On voit les flammes à l'intérieur, donc on a très peu de points d'attaque. On a trois ou quatre équipes, on ne peut pas en engager plus pour raisons de sécurité. Il est 21 h 05, je pense qu'on a encore une heure et demie de combat avant de ...
Dans 1 heure et demie, 2 heures, vous aurez stabilisé, vous pensez ? Oui, ou alors on aura perdu. Si on lâche maintenant, il tombe si on voit les flammes à l'intérieur.
Tant qu'on peut tenir à l'intérieur, je pense qu'il faut faire l'effort. Je vous fais confiance, mon Général. Ils sont courageux.
Je reviendrai dans une heure et demie. Cette cathédrale, nous la rebâtirons, tous ensemble, parce que c'est ce que notre Histoire mérite. Bonjour, comment ça va ?
Ça va bien, et vous ? Oui, ce sera plus court qu'hier. Ça vous va ?
L'incendie de Notre-Dame de Paris a profondément...
Il nous revient de changer cette catastrophe en occasion de devenir tous ensemble, en ayant profondément réfléchi à ce que nous avons été et à ce que nous avons à être. Nous agirons et nous réussirons. Merci d'être présents pour ce Conseil des ministres qui avait été annulé lundi en raison de la sortie du grand débat.
Je fais ce Conseil de manière exceptionnelle, pour pouvoir faire le point et prendre les premières dispositions, suite à l'incendie tragique de Notre-Dame. Nous étions ensemble dimanche soir pour préparer un travail important conduit depuis plusieurs mois, qui avait conduit le gouvernement à s'impliquer fortement et allait nous amener à nous exprimer devant les Français, et le sort en a décidé autrement. Allez !
Pour tirer les conclusions du grand débat national, et je dois dire la grande fierté qui est la mienne d'avoir vu, durant ces mois, nos concitoyens prendre part à ces débats, dire leur part de vérité, proposer, réfléchir, et j'ai moi-même beaucoup appris de notre pays, sur la fonction qui est également la mienne, durant ces mois. Le sommet du G20 qui se tient dans la ville d'Osaka. Les sujets qui vont être abordés, à savoir le climat et le commerce.
Vous parlez français ! Vive la France ! Vive la France !
Merci à vous. On est quel wagon ? Le 9 Monsieur.
Merci beaucoup. Il y a un typhon qui arrive...
Ce qu'ils appellent un typhon. Il a 70 km/h de vent et ça passe dans la nuit. C'est pas grand-chose en fait.
C'est un temps breton ! Par rapport à la Bretagne, on est loin du compte. Le départ est convenu à 9 heures 30 pour la première étape de coordination européenne.
La deuxième version, c'est la version UE, reprise par les Japonais. Un message positif ! Vous allez bien ?
Si on ne parle pas de l'Accord de Paris et si, pour se mettre d'accord dans une salle à 20, on n'est plus capables de défendre l'ambition climatique, ce sera sans la France. C'est simple. On a Trump.
On a Trump à 11h45. Parfait ! Les Turcs reconfirment quand même leur soutien ?
Ça, c'est bien. Très concrètement, nous avons réitéré une déclaration à 19, actant de l'engagement de tous les membres du G20 à l'exception des États-Unis d'Amérique, Donald ! pour la mise en œuvre de l'Accord de Paris.
Vous allez bien ? Très bien. Je voulais vous serrer la main.
Bah c'est gentil. Alors je peux rentrer chez moi. Alors !
Je suis venu faire une bise ! Vous embrassez votre maman. Ah, oui là elle va être déçue mais vous pouvez repasser.
Exactement, avec Brigitte on passera. Julian Alaphilippe qui conforte ce maillot jaune auquel il est solidement accroché. Là, ici, on a quelque chose...
Et avant, demain, de retrouver le président Trump, de faire le point avec toutes les équipes qui depuis des mois travaillent sur les dernières finitions. C'est un énorme travail aussi. C'est un très gros travail, et c'est aussi une image de la France qui se joue à travers un tel sommet.
Le monde entier va regarder, Biarritz, la France. On vous met un peu de désordre...
C'est pour la bonne cause. J'espère. Merci beaucoup, en tout cas.
Emmanuel Macron a lancé aujourd'hui le G7 depuis Biarritz. Ces réunions sont importantes parce que c'est le seul moment où on se retrouve entre démocraties et grandes économies, parfois derrière des portes closes aussi, pour partager des accords et des désaccords et parler des grandes lignes, de la crise en Iran, aux feux en Amazonie, en passant par les grands sujets du moment. C'est bien, ça fait quand même pas mal de choses qui sortent régulièrement.
C'est bien. Ce matin, on a parlé du commerce international pour protéger nos pays contre toute forme de concurrence déloyale. À 25 l'allocution ?
Oui, à 25. Il est combien ? Il est 25.
Allez go ! Premièrement avec le président Trump, nous n'aimons pas perdre notre temps et nous aimons avoir des résultats, des accords et mettre tout le monde dans une dynamique positive. Je voulais dire aux Françaises et aux Français que, pendant ces deux jours, en leur nom j'ai essayé de faire le maximum et je pense qu'on a fait œuvre utile pour nous, pour l'Europe et pour l'international.
Emmanuel Macron à l'ONU, à New York, pendant la 74ᵉ session de l'Assemblée générale de l'ONU. Il faut se mobiliser sur des actions très concrètes, pour lutter contre le gaspillage et contre le réchauffement climatique. Il faut faire des choses concrètes et qui servent.
Ce n'est pas une décision gouvernementale qui changera les choses. Il faut que les grands pays de ce monde arrêtent de financer de nouvelles installations polluantes dans les pays en voie de développement. Et sur les discours de haine ?
Allez Emmanuel, courage, on est avec vous non de non ! Merci, c'est sympa. Comment ça va ?
Merci pour tout. Merci pour tout ce que vous faites, super ! Merci, vous êtes d'où ?
De la Manche, Normandie. Ce n'est pas vrai, où ça dans la Manche ? Granville !
Ça me donne tout blanc de vous voir. Franchement, ça me...
Vous êtes en vacances ? Marie regarde ! Et on fait un call à 21 h15 ou 21 h 30 pour caler les choses.
Pour nous, il dit que c'est positif. Si on pouvait avoir une sécurité jusqu'à minuit, ce serait parfait, parce qu'on va être short. OK ?
Joyeux anniversaire ! Joyeux anniversaire, Président, joyeux anniversaire ! Il est du 21 décembre 77 !
Bonjour, Madame, vous allez bien ? Enchanté. Bonjour, c'est un plaisir de vous recevoir ici à Mulhouse.
Macron, je t'aime ! D'abord, la religion, il faut que tout le monde se calme. C'est-à-dire que, la République, quand on dit qu'elle est laïque, qu'est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire que toutes les citoyennes et tous les citoyens ont le droit de croire ou de ne pas croire. Cela veut dire que toutes les citoyennes et les citoyens ne doivent pas embêter les autres avec leur religion. Ils doivent la pratiquer en respectant les règles de la République, et c'est tout.
Par contre, les extrêmes vont un peu trop loin dans les exemples. Exactement. Mais on ne va pas plus loin.
Donc, si tout le monde est dans les règles, tout se passe bien. Il y a des tensions parce qu'il y a des difficultés dans nos démocraties, des difficultés économiques, parce que l'islam traverse une crise, ce qui est vrai, avec une radicalisation de certains et des mouvements très durs qui veulent aller vers l'islam politique. Moi, je dis juste que chez nous l'islam politique n'a pas de place.
Il faut juste ne pas généraliser, Monsieur. Pas d'islam politique mais ils abusent trop sur le fait que l'islam-ci, l'islam-ça, à chaque fois un nouveau débat sur l'islam. Il faut que tout le monde partage le même discours sur l'islam.
Moi, je trouve qu'ils abusent trop avec l'islam, tout le temps l'islam. Les médias, j'allume la télé, l'islam, les jeunes de mon âge ne regardent plus la télé. On en a marre, c'est toujours la même chose.
On allume notre télé, si ce n'est pas le burkini, c'est ...
Et qu'est-ce que je devrais dire moi...
Qu'est-ce que je devrais dire moi alors...
Alors qu'il y a des problèmes qui sont beaucoup plus compliqués que ça. C'est vrai, c'est très rare. 34 ans, je n'ai jamais vu un président venir au quartier Monsieur.
J'ai jamais vu un Président venir dans le quartier, Monsieur. Merci, merci beaucoup. En Chine, un mystérieux virus... ... présentent des symptômes de pneumonie...
Le virus pourrait se propager à l'étranger...
Le virus, encore mystérieux. Deux personnes sont mortes dans cet hôpital...
Le coronavirus a tué au moins 304 personnes...
Comment vous voyez les choses ? Il va y avoir une situation un peu à l'italienne. Le cas français, notamment, le patient qui est décédé hier, ici à la Pitié, plus le cas qui est hospitalisé à Amiens, ce sont deux patients qui n'ont pas de lien avec la Chine, donc ça traduit le fait qu'il y a des chaînes de transmission autochtones en France.
Et donc ça veut dire que le virus circule déjà parmi nous. C'est ça, la vérité qu'il faut malheureusement annoncer. On a devant nous une crise, une épidémie qui arrive.
On sait que certains pays sont déjà beaucoup plus touchés que nous. Ça suppose de s'organiser à chaque étape sans doute différemment, mais on va devoir l'affronter au mieux. Alerte mondiale.
Nous avons évidemment à déplorer, vous l'avez annoncé ce midi, quatre décès. Et je pense évidemment aux victimes, à leur famille et à tous leurs proches. Mais c'est aujourd'hui la mobilisation et la lutte de tout le pays contre cette épidémie qui est absolument décisive.
Le passage en phase 2 a été décidé en fin de semaine dernière. Nous avons tenu un Conseil de défense exceptionnel samedi matin. Parce que, dans cette période que nous vivons et que nous allons vivre, parce que nous sommes rentrés dans une phase qui va durer des semaines et même sans doute des mois, faire bloc c'est ce que nous devons à notre pays.
Troisième sujet à l'ordre du jour, le plan de continuité. Le quatrième, c'est qu'on puisse anticiper les prochaines étapes. Le cinquième sujet, l'accompagnement des secteurs en difficulté.
Sixième sujet...
On va prendre un peu de précautions. Est-ce que vous vous êtes lavé les mains, Monsieur le Président ? Ah je me les lave tout le temps, d'abord, je ne les serre plus.
Et je les ai lavées à l'entrée. C'est bien. Non non mais il faut hein !
Si on passe en phase 3, je me dis que, forcément, moi j'ai un petit garçon de 22 mois qui me tousse dessus alors j'essaie de... comme je peux...
Ce que je crains c'est effectivement, si on est en phase 3, d'avoir une réduction de personnel vraiment importante. Merci infiniment, parce que vous prenez soin de nos aînés. Comme je l'ai dit, ils ont fait le pays que nous avons aujourd'hui et j'espère que les futures générations prendront soin de nous comme ça.
Vous êtes en train d'inventer ce qui est l'entrepreneuriat du XXIᵉ siècle. Ce qui nous touche beaucoup avec Brigitte, dans le Café Joyeux, C'est qu'il y a le : "nous, tous ensemble." Il y a l'idée de dire qu'on a, chacune et chacun, quelque chose à apporter aux autres.
Et une Nation, c'est ça. Profitez du soleil ! On va essayer.
Merci pour vos sourires ! Bon courage à vous ! Je respecte les règles du ministre de la Santé et du DGS donc je ne serre pas les mains, mais le cœur y est.
Un Conseil européen qui était important parce que, ce que nous sommes en train de vivre, c'est une vraie crise mondiale. Elle implique une coordination européenne et internationale. Et on a des départements, où on a tous les médecins généralistes, maintenant, qui font du push vers le 15, qui disent : "On ne prend plus d'appels, vous appelez le 15".
Comment on s'équipe et qu'est-ce qu'on fait ? Il nous faut des soldats pour continuer le combat. Je suis d'accord.
Le pire va arriver parce que maintenant on va avoir notre vrai métier, les graves qui apparaissent. Le rôle de l'hôpital est là et on n'a pas épuisé nos forces sur le reste. C'est ce qu'on disait, l'Italie qui est un peu en avance de phase sur nous, malheureusement pour eux, nous montre en effet qu'on a d'abord les graves âgés puis les graves jeunes.
Il y a un moment où on va avoir des milliers de patients en réanimation. On va en sauver le maximum parce qu'on se sera arrangés pour que les bons soient dans la réanimation au moment où il fallait. C'est ça notre travail, maintenant.
Nous ne sommes qu'au début de cette épidémie et, partout en Europe, elle s'accélère et elle s'intensifie. Face à cela, la priorité absolue pour notre Nation sera notre santé. Je ne transigerai sur rien.
Dès lundi, et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés. Dès demain midi, et pour quinze jours au moins, nos déplacements seront fortement réduits. Françaises et Français, jamais la France n'avait dû prendre de telles décisions, évidemment exceptionnelles et évidemment temporaires, en temps de paix.
Une épidémie, lundi 16 mars 2020, dernier jour de la vie d'avant. Confinement. Nous sommes en guerre.
Confiner le pays. On ne peut pas demander aux gens de restreindre de manière renforcée compte tenu de ce dont on a besoin d'un point de vue sanitaire dans cette période, et en même temps tenir le deuxième tour. Donc, nous allons reporter ce deuxième tour des municipales.
Enfin, je vous appelle à l'exemplarité dans cette période. Nous sommes face à une crise inédite qui changera beaucoup de choses, mais qui est aussi une crise morale et anthropologique. On demande à nos concitoyens, d'abord beaucoup de leurs certitudes s'effondrent et ils nous regardent.
Donc il est important que nous appliquions nous-mêmes ce que nous leur demandons. C'est pour ça que j'ai souhaité aussi que nous réduisions les rassemblements physiques, que non en limitions le nombre et que nous ayons ces visioconférences. Je souhaite aussi que vous, dans vos pratiques quotidiennes, et vous avez commencé à le faire et je vous en remercie, vous multipliiez ces pratiques et que vous vous astreigniez aux mêmes règles que celles que nous demandons à nos concitoyens.
Il n'y aurait rien de pire que le fait que notre collectif, nous-mêmes, renvoyions le message que, dans cette période-là, nous avons des passe-droits à tous égards. Parfait. Feu.
Merci beaucoup. Bon boulot ! On est quand même très, très surpris par le niveau, la quantité de virus qu'on a dans certains prélèvements, qui est vraiment très élevée. 1 000 fois plus de concentration.
Ça n'a rien à voir avec ce qu'on voit classiquement pour la grippe et d'autres détresses respiratoires, ni même de ce que j'avais pu voir pour le MERS. C'est probablement ce qui favorise la transmission. L'hyper concentration qu'on voit sur ce virus, c'est un des facteurs de ça.
Au niveau respiratoire supérieur, pour moi, c'est un des facteurs de transmission. Allô ? Oui, Monsieur le Président, bonsoir.
Oui, bonsoir, c'est le président de la République. Je voulais vous prendre quelques instants, d'abord pour vous dire vraiment tout mon soutien, et le soutien de la nation est au-delà des mots. Mes équipes m'ont dit que ce n'était pas le moment que je vienne de vous embêter, donc dès que ce sera le moment, c'est vous qui me le direz, je viendrai parce que j'aurais voulu être là physiquement.
Là, aujourd'hui, nous, on a peut-être encore une petite marge de deux ou trois lits...
Ah oui, c'est rien. Donc vous êtes à saturation. Et les respirateurs, mais après, on sera full.
On est fatigués parce que, nous, ça fait quasiment trois semaines qu'on est sur le pont, avec une énorme mobilisation, de l'absentéisme, des médecins et des professionnels qui tombent malades. Et, ils sont dans quel état ? Ils sont tous d'une gravité extrême.
Si vous voulez, ils sont tous sous ventilation artificielle. J'étais à Pasteur tout à l'heure, Sur les essais, ils sont en train de développer des choses à partir de la sérologie qui est pour eux la piste vraiment la plus propice, et pour le coup, c'est avec des établissements comme le vôtre qu'ils peuvent le faire. Donc ça, je vais m'occuper que le lien soit fait.
On se met à leur disposition. Parfait ! En tout cas, bon courage à vous et plein soutien, vraiment.
Merci beaucoup. Merci infiniment à vous. Hôpital militaire de campagne installé pour soulager les hôpitaux du Grand Est.
Emmanuel Macron arrive à l'instant à Mulhouse, l'Hôpital de campagne. 80 % à 90 % de notre activité, c'est du Covid et c'est des patients qui sont confinés depuis une semaine chez eux. Donc ils sont en train de se dégrader et on va les voir dans des situations catastrophiques avec des taux de saturation qui sont extrêmement bas et on essaie de les rattraper avant qu'il ne soit trop tard.
Oui, allô ? Monsieur le Président. Je voulais un petit peu faire le point avec vous.
Quelles sont vos capacités résiduelles d'accueil ? C'est quoi votre marge de manœuvre ? Je dirais une vingtaine de lits aujourd'hui.
Oui, 20 sur 90 lits armés en réanimation, sachant que notre capacité initiale c'est 24 lits de réanimation, donc on les a quadruplés depuis le début de la crise. Waouh ! Ah oui !
Et vous avez réussi à les quadrupler en les équipant et en mobilisant des équipes ? Oui. Alors et ça, comment ?
Parce que vous avez, j'imagine, c'est la déprogrammation qui vous a permis de récupérer des lits, mais en termes de matériel, respirateurs, en termes d'équipes, comment vous avez fait ? Des respirateurs vétérinaires, des respirateurs de transport, de respirateurs d'anesthésie. On a deséquipé toutes les chambres, toutes les tables d'opération pour les mettre en salle de réveil.
Ce sont tous ces respirateurs-là qui nous ont servi. Merci à vous. Courage à vous.
Merci. Merci beaucoup. Et on sait que vous travaillez beaucoup aussi on a besoin d'un président qui soit là.
Je continuerai parce que ce que vous faites me donne aussi beaucoup de force, donc comptez sur moi ! Ce sont des gens formidables. Le quadruplement quand même des capacités.
Chapeau ! Et là, les mecs, quand le tsunami est là, ils le sont. Ils sont tous impressionnants.
Voilà, c'est simple, le matin on se dit : "ça, on n'y arrivera pas, ce n'est pas possible", et le soir, à 20 heures, c'est réglé. Dans des grosses structures comme ça, c'est impressionnant. Merci Monsieur Macron !
Tenez bon, on va y arriver ! On y arrivera parce que vous faites comme ça. Vraiment, je ne le dirai jamais assez, vous respectez, ça a énormément de valeur.
Merci à vous. Vous êtes confiné ou vous travaillez ? Je suis confiné.
Ça se passe bien, ça va ? C'est un peu long. Ça va ?
Pas d'inquiétude, pas d'appréhension ? Au début, si, là, maintenant, beaucoup moins. Pourquoi il y en a moins maintenant ?
Parce que les protections sont là ? Voilà, les protections sont là, ils font ce qu'il faut dans la région. Je travaille ici aussi, mais j'ai fini ma journée.
Vous travaillez aussi à la caisse ou dans les rayons ? Au Drive, mais avant je travaillais en caisse. Allô ?
Bonjour ! Bonjour, Monsieur le président. Comment allez-vous ?
Fort bien, fort bien. C'est Emmanuel Macron à l'appareil, je ne vous dérange pas ? Non, Monsieur le président, avec plaisir.
D'abord, j'aurais dû commencer par-là, je voulais vous remercier d'être au boulot, vous et vos salariés. Bonjour, Monsieur le président, ça va bien ? Et vous, comment ça va ?
Ça va impeccable, nickel. Comment allez-vous ? Je voulais prendre des nouvelles alors dans cette période.
Ça me fait énormément plaisir que vous appeliez, malheureusement dans cette situation, avec ce Covid qui nous en fait voir de toutes les couleurs. Ça, je vous le confirme. Et puis depuis Pâques, là, ça coince, ça coince.
Certes, il y a beaucoup plus de bateaux en mer aussi, donc beaucoup plus de production, mais là, on voit notre poisson partir à la poubelle, c'est inadmissible. Ah bon ? Pourquoi ?
Parce qu'il y a plus de débouchés, là ? C'est ça, c'est ça. C'est la grande surface qui ne joue pas le jeu.
Et du coup, en termes de chiffre d'affaires depuis le début du Covid-19, comment vous vous en sortez ? Alors nous, on se retrouve, actuellement, on est à 70 %. On a 30 % de moins de chiffre d'affaires que ce que l'on connaissait avant le confinement.
Il faut aller voir votre banque en demandant le PGE, le prêt garanti par l'État. Ce qui va va vous éviter les tombées de trésorerie là et de payer des agios ou autres. Ils peuvent vous donner jusqu'à trois mois d'équivalant de chiffre d'affaires C'est un différé d'amortissement sur un an, il peut s'étaller ensuite sur cinq ans, donc ça donne de l'oxygène.
Le PGE je l'ai pris. J'ai pas tout pris parce que ça faisait beaucoup. J'ai pris à 60 % de ce qui m'était proposé par rapport à mes chiffres d'affaires, mais ça me permet de passer mon année, je vais dire, tranquille et à nous de retravailler pour rembourser.
Donc je vais regarder avec le ministère de l'Agriculture pour voir si on peut mettre en place des mesures pêche spécifiques sur, justement, ces quelques types de poissons. Mais si, moi, je craque, ça veut dire que j'ai 46 familles que je mets un peu sur le carreau, je ne peux pas. Et je suis quand même responsable d'eux, donc ça me motive à dire : "il faut y aller, il faut qu'on se batte tous ensemble pour maintenir cette activité".
S'il y avait d'autres trucs vous le dites il y a quelqu'un de mon cabinet qui vous rappellera la semaine prochaine pour faire le suivi de tout ça. Et on va activer les choses pour qu'il y ait des mesures de marchés qui soient prises aussi, pour que les prix et les volumes soient soutenus. Courage !
Ne lâchez rien ! Le 11 est quand même une étape, en particulier pour vous, avec les marchés rouverts et continuez à être comme ça, innovant et volontaire comme vous l'êtes, parce que je suis convaincu que vous correspondez à une partie des aspirations de cette sortie de crise, vraiment ! Parfait !
Merci bien, Monsieur le président. Bon, merci à vous et bon courage ! Merci !
Et merci d'être au boulot et bonjour à la Normandie pour moi, au beau département de la Manche. Je ne vais pas y manquer. Merci beaucoup.
Merci à vous, courage ! Je l'ai dit à la télé, on va devoir fermer les écoles, etc. On a décidé un peu du confinement.
Je t'ai vu. Tu étais à la météo. Alors c'était peut être juste après la météo.
C'était après la météo. Éternuer dans le coude, faire un peu comme le DAB. Éternuer comme ça.
On peut l'attraper, mais comment on l'attrape ? On touche le visage, les yeux, la bouche, le nez. Exactement.
En ne respectant pas les gestes. En ne respectant pas les règles. Le 11 mai, est-ce que le coronavirus aura fini ?
Ah, non ! Il est toujours là. Le confinement, comme tu dis, c'est, en fait, tu vois moins de monde et tu restes chez toi.
Comme ça, le virus, si tu es malade, tu es soigné chez toi, mais tu ne le passes pas à quelqu'un d'autre. Et là c'est ce qu'on a fait pendant presque deux mois bientôt. Comme on a confiné les gens, ils sont restés chez eux très prudemment, c'est tout ce que vous avez vu.
Et puis on a mis en place tous ces gestes-barrière partout à l'école. Eh bien on a réussi à ralentir, beaucoup ! En direct, deux explosions ont lieu dans le port de Beyrouth.
Le souffle a tout emporté sur son passage. Je suis là aujourd'hui pour vous dire, d'abord, la solidarité et l'amitié du peuple français et aider le peuple, aider le peuple libanais. Pour vous apporter les médicaments, le soutien, de quoi vous nourrir et de quoi vous aider à reconstruire.
On ne vous laissera pas tomber. Ils ont ruiné le pays, ils nous ont tué...
Je vais leur proposer un nouveau pacte politique cet après-midi et je reviendrai pour le 1ᵉʳ septembre. Le passage de la tempête Alex dans la vallée de la Roya. Des maisons qui s'écroulent comme des châteaux de cartes.
La vallée de la Roya est meurtrie. Emmanuel Macron sur place dans les prochaines heures. Il y a des gens qui ont tout perdu.
Vous avez fait des choses formidables. Mais on était là pour ça, s'entraider, c'était le minimum qu'on pouvait faire, le minimum. On leur doit tout.
Parce qu'ils nous ont soutenus toute la journée, ce sont juste des gens formidables. Tout est parti dans la rivière. Merci d'être venu.
Les assureurs sont avec nous là aussi, quand on dit qu'on prend l'arrêté catastrophe naturelle, ça veut dire que là on est dans des conditions exceptionnelles, et vous pouvez être plus vite indemnisé. Monsieur le président, ne laissez pas mourir la vallée, elle est trop belle, on compte sur vous. Mais je vous le promets.
Merci pour le travail que vous avez fait. Si vous n'aviez pas tous été là. C'est la solidarité !
Il y a des enfants qui sont dans l'école au moment où ça s'est passé ? Pour l'instant, non. Ça s'est passé à 200 mètres.
Et la famille ? Ce n'est pas sûr encore. Ça, il faudrait qu'on sache en CIC On parle d'un tchétchène de 18 ans, en situation irrégulière.
Compte tenu de la sensibilité, à la fois du caractère atroce de ce qui vient de se passer, je pense qu'il était indispensable qu'on puisse se retrouver sous cette forme pour pouvoir au moins partager l'ensemble des informations dont nous disposons. En le menaçant suite à un cours que cet enseignant aurait donné sur les questions de la liberté d'expression et notamment des caricatures. On a sécurisé, parce que les enfants sortaient tous du collège Il était 17h.
Ce sont des témoins qui leur ont dit : "il est parti là-bas" donc ils sont partis en courant à sa poursuite. On se met derrière et on arrive très rapidement sur la personne qui a été décapitée. Il y avait 400 mètres, c'est ça ?
Oui, 400 mètres. Là, on se dit qu'on n'est plus dans une banale intervention. On voit l'assaillant qui brandit un couteau et qui pointe son arme vers nous et puis il continue de se rapprocher avec le couteau en main.
On fait toutes les injonctions possibles de "lâche ton arme, lâche ton arme", une dizaine de fois. Il n'entend rien et il se précipite vers nous, il prend de la vitesse avec son couteau en main en criant "Allahu akbar", et là, les collègues ont ouvert le feu pour le neutraliser. Il s'effondre par terre, on se rapproche de lui, il essaie encore de saisir son couteau pour nous poignarder bien qu'on essaie de le désarmer, on fait à nouveau feu pour le neutraliser définitivement.
Ça a été très rapide. Combien de temps l'opération au total ? Cinq minutes.
Les collègues ont tous été exemplaires, ils se sont comportés comme des héros. On l'a arrêté quand il fallait. Je vous le confirme.
Je vous le confirme. Merci, messieurs. Personne n'est préparé à vivre ce que vous avez vécu.
Ce que vous avez fait, il fallait le faire et donc il fallait des héros pour le stopper. Ce soir, vous avez fait votre devoir et beaucoup plus. Merci beaucoup, messieurs, mesdames.
Ils ne passeront pas ! L'obscurantisme et la violence qui l'accompagne ne gagneront pas, ils ne nous diviseront pas. Il était apprécié de ses élèves, je ne m'attendais pas du tout, pas du tout à ça.
Je trouve ça au cœur de la mission de la République d'enseigner, en effet, la liberté d'expression, la laïcité comme vous l'avez fait. Donc, ne pensez pas une seule seconde que ce que vous avez pu faire ou ce qu'il a fait, ait pu justifier, ne serait-ce que tout ce qui s'est passé jusqu'à ce matin. Nous sommes face à des gens qui sont en guerre avec la République, c'est tout.
Nous offrirons toutes les chances que la République doit à toute sa jeunesse, sans discrimination. Nous continuerons, professeur, ce combat pour la liberté et pour la raison dont vous êtes désormais le visage parce que nous vous le devons, parce qu'en France, professeur, les lumières ne s'éteignent jamais. Ça, c'est mon bureau.
Pas mal. Alors viens, tu restes avec moi, on va faire une petite réunion. Après, on va passer des appels.
On va faire notre réunion, là. Alors, tu vas voir là, on va s'occuper de l'Arménie et on va faire de l'international. Brigitte, tu connais Théophile, il t'avait vue au Café Joyeux.
Oui, c'est vrai. Et on a hâte que ça recommence. Super !
Tu viens avec moi ? Tu veux que Madame vienne avec nous ? Non.
Et après, on fera le début du Conseil européen. Emmanuel, dis bonjour de notre part à Théophile. Théophile est très heureux d'être d'être là avec nous.
Il va rester un petit moment, mais il a partagé ma journée et je crois qu'on est tous attachés à œuvrer en ce sens et donc il vous salue. Tu veux dire un mot ? Oui.
Vas-y. Merci beaucoup pour nous, les handicapés, on veut que le virus soit vraiment fini, comme ça on peut aller rouvrir les bars dans les trains et aussi les restaurants et aller au travail. Merci Charles.
Merci Théophile. Hommage national à Daniel Cordier. Ancien résistant, ancien compagnon de la Libération, secrétaire de Jean Moulin, Daniel Cordier s'est éteint vendredi dernier, il avait 100 ans.
Une cérémonie dans la cour des Invalides, sous le regard d'Hubert Germain, 100 ans, le dernier compagnon de la Libération vivant, assis dans sa chaise roulante. Il ne faut pas, Monsieur le Président, que tout ceci reste lettre morte. Vous savez, nous avons confiance, une grande confiance, une grande confiance en vous.
Accrochez-vous. Ne pliez pas. Pardonnez-moi d'être aussi froid, aussi direct, mon âge me le permet, je ne serai pas puni.
Et je crois que c'est ça, si vous êtes dans le droit, si vous êtes sûr de vos affaires, il faut aller, foncer.