« L’étranger », le nouveau film avec B. Voisin & R. Marder
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... ... - A.-E.Lemoine: On est là avec vous jusqu'à 21h.
Nous, c'est Lorrain, Pierre et Emilie aux côtés de Zoé La Diet. - E.Tran Nguyen: On a des assiettes remplies.
Ca fait copieux et crémeux. C'est du risotto... - Zoé La Diet: Saumon et poireau.
Il faut manger. Ca serait triste. - E.Tran Nguyen: Il y a plein de crème, là-dedans? - Zoé La Diet: J'ai mis du lait, du parmesan, du saumon et du poireau.
Rien de plus. - A.-E.Lemoine: Il y a de la tension en cuisine. "Je n'ai pas mis de crème, de lait!" Merci à toutes les 2.
A tout à l'heure pour le dîner. C'est un chef-d'oeuvre dont l'incipit est l'un des plus célèbres de la littérature française. "Aujourd'hui, maman est morte, ou peut-être hier, je ne sais pas." Jugé pour le meurtre d'un Arabe, mais aussi pour les larmes qu'il n'a pas versées, à l'enterrement de sa mère. - Aujourd'hui, je suis retourné au bain, j'ai fermé les yeux et...
J'ai senti ta tête posée sur mon ventre. Quand j'ai rouvert les yeux, tu n'étais pas là. Pourquoi as-tu tué cet homme?
Pourquoi avoir brisé ce bonheur qui nous attendait? - Vous portez en vous le poids d'un péché dont il faut vous débarrasser. - Il y a des choses dans votre geste qui nous échappent et nous avons besoin que vous nous aidiez à les comprendre.
D'abord, regrettez-vous votre acte? ... - Pourquoi étiez-vous armé d'un revolver?
Et pourquoi revenir vers cet endroit précisément? - Moi aussi, je me demande parfois si je t'aime. T'es bizarre, pas comme les autres. - Monsieur le président, Meursault est innocent. - C'était un accident? ... - Avez-vous vu monsieur Meursault pleurer? - L'avez-vous vu Qui ne pleurait pas? ... - Maman disait souvent qu'on n'est jamais tout à fait malheureux. - A.-E.Lemoine: "L'Etranger", en salle demain, et seulement le 2e film adapté du roman d'A.Camus.
Le premier était signé Visconti en 1967. 40 ans plus tard, F.Ozon propose sa version de ce monument de la littérature.
Un film brillant fidèle à l'oeuvre originale et éclairant. Porté par R.Marder et B.Voisin.
Ils sont nos invités ce soir. Bonsoir. Ca rigolait beaucoup. - P.Lescure: Madame, messieurs, bonsoir. - A.-E.Lemoine: Bonsoir à tous les 3.
Bravo, cher F.Ozon. Bravo pour ce défi réussi.
C'en est un de s'emparer de l'un des monuments de la littérature mondiale. C'est presque tétanisant. Vous l'étiez, tétanisé? - F.Ozon: Il y avait une grosse appréhension.
On fait une tournée de toutes les salles. On demande à chaque fois "Qui a lu le livre?" Toutes les mains se lèvent.
Il y a autant de lecteurs que de metteurs en scène. Tout le monde l'a lu. Est-ce qu'ils l'ont lu jusqu'au bout à l'école?
Tout le monde connaît le livre. Tout le monde connaît la 1re phrase du livre. On adapte un livre pareil, on se confronte à l'imaginaire des lecteurs.
Ils ont une idée de ce à quoi doit ressembler Meursault. - A.-E.Lemoine: Vous avez choisi B.Voisin.
Le livre est réputé inadaptable. Il faut incarner un antihéros mutique, absolu, étranger à lui-même. - F.Ozon: Quand on est dans une école de cinéma, quand on vous apprend à écrire un scénario et à développer un personnage, Meursault, c'est l'antihéros.
Il n'y a pas d'émotion. Il n'exprime rien. Il n'a quasiment pas de dialogue.
Il a une intériorité et une sensibilité. Il sent les choses autour de lui. Il a un regard.
Je me suis accroché à ça. - A.-E.Lemoine: Votre caméra ne quitte quasiment pas des yeux Benjamin.
Il est de tous les plans, filmé sous toutes les coutures. Il y a du noir et blanc, des silences, très peu ou pas de musique. Une lumière extraordinaire, des décors épurés.
Le visage de Benjamin reste sans émotion, y compris quand il voit son voisin et ami être frappé en pleine rue. - Lâche-moi! Fait chier!
Comment ça va? - A.-E.Lemoine: Paradoxalement, Benjamin, l'incarner, ça a été le rôle le plus physique de votre carrière? - B.Voisin: Jusque-là.
François, c'est le rapport à la sensation. Je me suis dit: "Tout ce qui va être visible et concret, ça ne va pas être intéressant." Il m'a filé pas mal de textes de Robert Bresson.
Une phrase... "L'oeil doit devenir éjaculateur." Je vous laisse avec ça.
Bon appétit. - A.-E.Lemoine: Il faut nous expliquer. - B.Voisin: Je crois que c'est un oeil qui ne regarde pas la même chose que tout le monde.
On est tous dans les mêmes conditions. Quelqu'un qui se sort de cette condition et qui va avoir un regard différent, on va tout de suite le noter. Il y a une 2e phrase qui vient le compléter qui dit: "Rien n'est plus beau que ce qui n'existe pas." Quand on voit une chaise, on va se demander qui est assis dessus ou de quelle couleur elle est.
On ne se demande pas qui l'a designée, combien d'ouvriers ont passé de temps à la faire et de quelle époque elle vient. Quand on arrive à ce que tout l'invisible nous paraisse visible, je me suis dit que François avait quelque chose d'autre à filmer que le commun qu'on est tous. - A.-E.Lemoine: Cet homme, figurant de sa propre vie, vous le comprenez? - B.Voisin: Pour moi, il n'est pas figurant.
Il vit beaucoup de choses. La jeune génération, il y a plein de moments où on nous demande de justifier un moment. Les faits, je suis d'accord pour les justifier.
Cet homme va se retrouver criminel. Je suis pour qu'on en parle. Les sentiments sont propres à chacun.
Il n'y a pas besoin de les justifier. - F.Ozon: Il ne joue pas le jeu social.
Il observe. Il ne ment pas. Il est dans sa vérité. - A.-E.Lemoine: Il ne s'oblige pas à être triste quand il faut l'être, à être indigné quand les autres le sont. - F.Ozon: Il n'est pas dans la séduction. - A.-E.Lemoine: Ce qui est compliqué, pour un acteur. - F.Ozon: C'est un gros dragueur! - A.-E.Lemoine: Vous avez lu le roman 75 fois? - B.Voisin: Au bas mot.
J'ai réussi à le lire sous la douche. Je vous laisse le temps de l'imaginaire. - A.-E.Lemoine: Avec un oeil éjaculateur.
Rires. - B.Voisin: Je vois les gros titres de demain.
J'avais vu une interview d'A.Hopkins qui disait: "Le method acting peut être résumé avec la digestion." Lire 200 fois le scénario ou le livre qu'on est en train d'adapter, c'est prendre un nombre de nourritures pas possible et l'esprit et le corps, d'eux-mêmes, vont choisir ce qu'il y a à garder. - E.Tran Nguyen: Tout le monde connaît ce roman.
On ne se souvient pas forcément du personnage que vous incarnez. Dans le livre, c'est Marie, l'amoureuse de Meursault. Une dactylo naïve.
Elle a une place à part dans le film de F.Ozon. Vous êtes présente, profonde et consciente de la particularité de la personnalité de Meursault, de sa froideur, de sa dangerosité.
On regarde un extrait. - T'aimerais pas qu'on se marie? - Ca m'est égal.
Si tu veux. - Donc, tu m'aimes? - Ca ne veux rien dire.
Je te l'ai déjà dit. - Pourquoi m'épouser? - Ca n'a aucune importance.
Si tu le désires, marions-nous. - Le mariage, c'est une chose sérieuse. - Non.
Je ne crois pas. - E.Tran Nguyen: C'est une place particulière à donner à ce personnage.
C'est ce que vous avez aimé? - R.Marder: Oui.
Quand j'annonçais que j'allais jouer dans "L'Etranger", on me répondait: "Il y a un personnage féminin dans le film?" François ne laisse pas un personnage féminin sur le carreau. On s'est inventé plein de choses.
Marie est très peu décrite. Elle est décrite physiquement, mais elle est comme une figure de l'amour à sens unique. Une figure de la femme, une espèce d'absolu...
On s'est imaginé qu'elle était une femme très en avance sur son temps, très libre. Elle se donne avant le mariage. Elle prend du plaisir.
Elle travaille et elle voit peut-être le mariage plus comme un ailleurs et un échappatoire qu'un but en soi. C'est peut-être le plus beau et le moins pire de tous les hommes dépeints dans ce film et dans ce livre. Entre le voisin qui bat son chien, celui qui bat sa femme, les responsables de la justice qui sont tournés au ridicule...
Lui, il l'emmène au cinéma, il la fait vivre. Il a l'opportunité d'aller travailler à Paris et pour elle, de voyager. On s'est inventé plein de choses.
Meursault n'a pas de prénom. Marie est restée un mystère. J'en suis heureuse.
Elle est la garante de l'empathie. - A.-E.Lemoine: Vous avez donné un autre nom à un personnage qui n'existait pas, Djamila. - F.Ozon: En lisant le livre, je me suis rendu compte que les Arabes sont invisibilisés.
En 2025, il fallait leur donner une voix dans ce film. Il y a l'Arabe qui est tué et il y a aussi la soeur qui est là, dans l'ombre, et à qui j'ai donné un rôle qui porte la voix de ces Arabes considérés comme des citoyens de seconde zone, des indigènes, à l'époque. C'est l'Algérie française.
Pour moi, c'était important de contextualiser cette époque et qu'elle porte cette voix dans le film. - A.-E.Lemoine: Vous avez rencontré la fille d'A.Camus, Catherine.
Vous êtes allé voir la chambre de Camus, son bureau...
Pourquoi c'était important? - F.Ozon: Catherine Camus veille sur l'oeuvre de son père.
Elle fait en sorte qu'elle ne soit pas trahie, qu'elle soit respectée. Je lui ai expliqué comment je voyais mon adaptation. Elle m'a accueilli à Lourmarin.
C'était très émouvant d'aller dans le Luberon, d'avoir cette lumière qui rappelait l'Algérie tant aimée de Camus. Il y avait le bureau où il écrivait, la terrasse où il voyait un paysage magnifique. - A.-E.Lemoine: "L'Etranger", c'est dans les salles demain.
Il y a aussi P.Lottin, formidable. Extraordinaire réussite.
Il fallait avoir du cran et du talent pour réussir cette adaptation. - P.Lescure: Quel choix de la lumière!
Ce n'est pas la 1re fois que vous, François, vous choisissez le noir et blanc. Je trouve ça magnifique pour ce couple de comédiens. - F.Ozon: Ils sont mieux en noir et blanc qu'en couleur. - P.Lescure: Ils ne s'étaient jamais vus comme ça, en noir et blanc.
Pour l'adaptation d'un tel roman connu à travers le monde entier...
Je trouve que l'apport du cinéma en noir et blanc et ce que vous en faites, c'est vraiment... - F.Ozon: Ca amène une distanciation, comme le regard de Meursault sur le monde autour de lui. - A.-E.Lemoine: Nous avons convaincu les spectateurs d'aller voir le film en salle.
Restez avec nous. Tout de suite, L'OEil de Pierre. - P.Lescure: Je vous parle ce soir de Christa Paffgen.
Ca ne vous dit pas grand-chose, sauf si je l'appelle par son pseudo, Nico. Elle a piqué le prénom d'un de ses 1ers amants, un réalisateur grec. Ce sont ses derniers mots trouvés dans son journal intime.
Elle est morte à 49 ans, en 1988 à Ibiza. Quel personnage, belle, inspirante...
Jamais totalement satisfaite et ne rêvant que de liberté. Son jeune destin va basculer en 1966 à la Factory d'A.Warhol, à New York.
Elle participe à des courts métrages très underground. - C'est la grande vogue ici. On voit pendant 90 minutes un homme qui dort, un long baiser de 15 minutes ou encore une délicieuse prêtresse... ... - P.Lescure: Warhol, en 67, a demandé à L.Reed de prendre Nico dans leur 1er album.
C'est le fameux album avec une banane en couverture. On les retrouve à Paris en 72 où elle chante "Femme Fatale". ... - P.Lescure: Nico a sorti 5 ou 6 albums.
Dylan lui a donné des chansons. L'auteur du livre qui l'a racontée joliment a évoqué la passion de Nico pour l'harmonium. - Quand elle s'est émancipée du Velvet Underground et qu'elle commence sa carrière solo, elle a trouvé un partenaire idéal, qui n'a pas été un homme.
Son partenaire idéal a été l'harmonium, qui est un instrument étonnant dans l'univers du rock. - P.Lescure: Le livre a été écrit à la 1re personne.
Elle reprend des propos de Nico. Le livre illustre ce destin étrange et pas heureux d'une icône ultra célèbre, mais plus connu de nombreux artistes que du public lui-même. - Il y a un producteur qui a assez bien résumé ce paradoxe en disant d'elle que Nico, elle est célèbre mais pas populaire.
Tout le monde peut dire que c'est une icône du Velvet Underground, mais après ça, peu de gens savent et connaissent sa carrière solo. Elle est soit réduite à une muse, celle qui a inspiré les plus grands, soit elle est réduite à ses addictions. - P.Lescure: Même le cinéma ne l'intéressait pas beaucoup.
Fellini l'a fait jouer dans "La Dolce Vita". Elle a fait 5 films avec P.Garrel, dont "Cicatrice intérieure".
Elle aurait pu avoir le rôle de M.Laforêt dans "Plein soleil". Nico n'a pas entendu le réveil ce jour-là et n'est pas allée au casting. - F.Ozon: Elle a eu une histoire avec Delon. - P.Lescure: Regardez Nico s'ennuyant pendant que L.Reed s'ennuie à moitié... ...
Un beau portrait de Nico signé Clémentine Boulard. J'ai déjà un exemplaire. Il est pour vous, Rebecca. - A.-E.Lemoine: Merci, Pierre.
Dans un instant, on pousse des hurlements. C'est pour se faire du bien. D'ici là, "HMC", c'est la fiction quotidienne de "C à vous".
Elsa et Erwan sortent de leur loge pour assister à un mariage. - Oh! Enfin, vous êtes là! - Ma biche, tu es si belle. - Merci.
C'est adorable d'avoir fait l'aller-retour pour me préparer. ...
C'est pas vrai, c'est pas possible! Je suis embêtée. On s'est mal compris.
Pour moi, vous êtes mon équipe technique, ma glam team. Je ne savais pas que vous vouliez être invités au mariage. - On pensait être invités. - Vous avez reçu un faire-part? - Tiens, on n'a pas reçu de faire part. 5 heures de train, on s'est dit qu'on pouvait boire une petite coupe. - Les gars, laissez-la tranquille. - Tu es invité, toi? - C'est mon témoin. - Tu savais qu'on n'était pas invités? - Je me suis dit que vous ne seriez pas invités. - Ca ne va pas.
Vous allez venir au mariage. On va vous trouver une place. Je me suis emmêlé les pinceaux avec cette histoire de gens...
J'ai paniqué. Pardon. - Tu ne vas pas les laisser s'inviter à ton mariage! - On ne s'invite à rien du tout. - Vous ne voulez pas venir? - Caroline s'est emmêlé les pinceaux avec ses invitations.
Tu voulais nous inviter? - Bien sûr. Vous êtes mes chouchous d'amour. - On se magne.
C'est le jour J. Au boulot! Allez, vite! - Gratteurs. - Quoi? - Je donne les cartes, je donne les cartes et essuie-glaces, et essuie-glaces! - Et après? - Après, vous vous cassez parce que je fais mon discours. - A.-E.Lemoine: C'est un classique sur un plateau de cinéma, quand le réalisateur prononce les mots "moteur", "action".
Certains ne le disent pas. Ils le hurlent. - Qu'est-ce qu'il fou, ce con?
Viens là, nom de Dieu! Qu'est-ce que tu es allé foutre là-haut? Moteur!
Moteur! Clap de fin, éventuellement. Moteur!
Moteur! Moteur! Moteur! - A.-E.Lemoine: François est du genre à hurler sur le tournage? - R.Marder: Là, il avait même un mégaphone. - A.-E.Lemoine: Il hurlait. - F.Ozon: Je suis derrière la caméra.
Je la déclenche moi-même. Je fais moi-même le "moteur". - R.Marder: Il hurlait. - F.Ozon: On avait des figurants arabes.
Il fallait parler arabe et français. - P.Lescure: C'est pas trop grave de ne pas savoir dire "moteur", en arabe. - A.-E.Lemoine: Hurler, c'est bon pour la santé.
La preuve tout de suite. - E.Tran Nguyen: Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre quand on a une journée pourrie, quand on a besoin de se soulager ou de se déstresser?
C'est mieux de le faire dehors que dedans. Pour externaliser, il y a un truc qui est en train de faire un carton en Europe et aux Etats-Unis. C'est les scream clubs.
Ce sont des rassemblements pour hurler. Ils hurlent. ... ...
Il y a un slogan que j'aime bien, c'est "une thérapie, c'est cher, alors que crier, c'est gratuit". En réalité, crier peut être une forme de thérapie. Ca a été pensé par un psychologue américain dans les années 70.
Ca permettrait de prendre soin de sa santé mentale. Ca a été confirmé par les Parisiens stressés qu'on a rencontrés ce matin. Cri de Tarzan. - Ca me rappelle Tarzan. - Ah!
Ca fait du bien. J'ai envie de le refaire. - Ah. - Beau cri. - Je me sens super bien.
J'ai quand même mal à la gorge. - Babeth! - Babeth! - E.Tran Nguyen: Ca nous a inspiré un petit quiz.
Chacun des chroniqueurs a crié. C'est à vous de deviner à qui appartient le cri. Cri. - F.Ozon: C'est vous. - B.Chameroy: Ah! - E.Tran Nguyen: On n'est pas toujours beau, quand on crie.
Le suivant...
Babeth! Réponse en images. Elle crie. - F.Ozon: Elle ne voulait pas être filmée en train de crier. - E.Tran Nguyen: Un autre cri... - F.Ozon: C'est P.Lescure, ça.
Cri. - R.Marder: Qu'est-ce qu'il se passe, dans ces bureaux? - E.Tran Nguyen: Ca fait du bien, de crier. - F.Ozon: Il y a une thérapie qui s'appelle "le cri primal".
Il faut faire le 1er cri qu'on a fait quand on est né, quand on est sorti du ventre de sa mère. Une thérapie américaine consiste à retrouver son état quand on sort du ventre de sa mère. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il se passe, Benjamin? - B.Voisin: J'apprends ce que fait F.Ozon le week-end.
En parlant de cri, il y a une scène à la fin du film avec le prêtre. Au bout d'1 heure 50 d'un personnage mutique enfermé sur lui-même, on le pousse à aller jusqu'à l'explication. D'épuisement, il en sort quelque chose entre la joie et la colère.
C'est une belle scène. Je vois beaucoup de choses différentes que j'avais retrouvées dans le bouquin. Je suis très heureux de cette scène, en parlant du hurlement. - A.-E.Lemoine: Rien n'est fait au hasard.
La chronique n'avait qu'un seul objectif: revenir à cette scène. Ne nous remerciez pas. Rires.
Tout de suite, le bonus de Lorrain. On vous présente un aventurier québécois qui va devenir l'un des visages familiers de la télévision française. - L.Sénéchal: Son visage, vous l'avez sans doute vu.
C'est un personnage indispensable et incontournable. - Bonjour. Enchanté. - Pourquoi vous êtes si contents de me voir? - Ca nous rassure, quelque part. - Fred Lopez dans la savane, ce n'est pas une garantie de sécurité! - L.Sénéchal: Alors que Samuel Ostiguy, oui.
C'est un vrai aventurier. F.Lopez explique qu'il est repéré jeune pour son intelligence émotionnelle par l'armée.
Il a été envoyé dans des zones dangereuses pour gagner la confiance des populations. Il est allé jusqu'à une zone vierge de l'Antarctique où tous les explorateurs précédents avaient péri. Il y a survécu 40 jours.
Il n'a peur de rien, pas même des ours. - Si on rencontre un ours, première possibilité: l'ours est au loin. On réalise qu'il y a un ours plus loin.
Il ne nous a pas vus. Qu'est-ce qu'on fait? - On arrête de bouger. - On va dans l'autre sens? - Exactement. - Il est là! - Arrête.
Tu cours le moins vite. Il va te bouffer. - Gérard, c'est le plus appétissant! - L.Sénéchal: C'est bien beau de savoir sortir de crevasses de glace.
Quand on part à l'aventure, l'essentiel se résume parfois à une pelle particulière. - Vous allez pouvoir trouver des choses utiles là-dedans. C'est une pelle à merde. - C'est de la terre! - On a chacun sa petite pelle? - Non.
Il y en a une pour tout le monde. - On a chacun notre pelle? - On a une pelle. - Une pour tout le monde? - On n'aime pas l'idée du tout. - L.Sénéchal: La pelle pour aller aux toilettes.
Quand on est bien préparée et bien guidés par Samuel Ostiguy, c'est comme s'il n'y avait pas de limite. Dans le nouvel épisode diffusé demain soir, il emmène le sportif paraplégique M.Jeremiasz faire du rappel dans le Lubéron. - On avance doucement.
Super! On va se rapprocher jusqu'au bord. Encore.
Super. Tu te tiens. - Oui, je peux te dire!
Ne me dis pas de regarder. Je n'ai jamais fait ça. - Moi non plus. - C'est parti. - Regarde-le, comment il est à l'aise! - Encore un peu. - A.-E.Lemoine: F.Lopez, S.Ostiguy, bonsoir.
Vous emmenez le para-athlète M.Jeremiasz dans le Lubéron. C'est une terre inconnue pour vous aussi.
Vous avez découvert le Lubéron avec des yeux d'enfant. Vous êtes ébloui par les régions françaises. - S.Ostiguy: Votre pays est absolument gigantesque, extraordinaire.
C'est beau. Il y a des histoires. On est allés rencontrer des gens extraordinaires. - A.-E.Lemoine: C'était le but, d'avoir un regard neuf sur la France qu'on ne voit plus? - F.Lopez: Je ne sais pas si ça vous est arrivé d'avoir envie de déménager.
Il y a des amis qui viennent et qui disent que c'est super. "En fait, c'est génial." C'est un peu l'idée.
Les Français sont spécialistes. On est des râleurs, on est dans le dénigrement et on ne voit pas très bien ce qu'il y a autour de nous. Ca me plaît beaucoup d'avoir son regard à lui, qui est aventurier et qui s'estomaque sur les gens dans notre pays qu'on ne voit pas au JT. - A.-E.Lemoine: Pendant Que Lorrain dressait votre portrait, on a senti que Benjamin était un peu questionné.
Il y a du respect. - B.Voisin: Je suis assez fan de Frédéric... - F.Lopez: C'est réciproque. - B.Voisin: Sur une époque où il y a de la téléréalité, je me suis dit que c'était un résistant.
C'était le métier que vous voulait faire mon père. C'est marrant... - A.-E.Lemoine: Samuel n'a jamais fait de télévision.
Ce n'est pas un professionnel de la télévision. Vous trouvez ça plus intéressant d'avoir le regard de ceux qui ne sont pas professionnels de la télévision? - F.Lopez: Dans son cas, c'est particulier.
On a d'abord travaillé sur l'émission qu'on a faite au Québec avec Adriana, G.Jugnot...
Je lui ai trouvé une aisance exceptionnelle devant la caméra. On est venus dans les Cévennes. On s'est rencontrés.
Au bout de 2 heures, on connaissait toute notre histoire. J'ai eu l'impression que c'était comme mon frère. Je lui ai présenté plein d'amis à moi.
Le 2e soir, il était un peu bourré. Il y avait une fête. Il me dit: "Je ressens tellement d'amour." Il avait le profil pour faire ce genre de programme. - A.-E.Lemoine: Ca se voit de façon assez bouleversante dans le premier numéro de "Nos terres inconnues".
Il y a tellement d'émissions de Fred Lopez... - P.Cohen: C'est écrit en gros derrière toi! - A.-E.Lemoine: Ca nous montre que l'aventure est parfois quotidienne pour des gens atteints de handicap. - S.Ostiguy: On n'a pas besoin d'aller au bout du monde pour vivre l'aventure.
Il suffit de s'ouvrir aux autres et de voir ce que ça génère chez nous. Dès les premiers instants, pour Michaël, je me rends compte que j'ai des biais. Je demande, je demande pas?
Je sais que c'est une personne courageuse et capable. C'est moi qui deviens le guidé. C'est lui qui m'apprend comment guider.
On a beaucoup rigolé. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas tout compris de ce que vous disiez. - S.Ostiguy: Peut-être comme vous, autour de la table. - A.-E.Lemoine: "Repayer" ça veut dire quoi? - S.Ostiguy: C'est quand on rassemble, on range et on se prépare à s'en aller. - A.-E.Lemoine: On va travailler d'ici quelque temps car on va passer à table. - P.Lescure: M.Bentalha a compris qu'il partait quelque part en France et pas l'autre bout du monde.
Il l'a pris au second degré. - Le premier truc qui me vient à l'esprit? "Il m'a arnaqué, l'enfoiré!" C'est ça?
C'est des toilettes! C'est pas un chalet. Je m'attendais à un chalet, à arriver: "Bonjour, la 228, s'il vous plaît." Il n'y a pas de bonjour, là. - F.Lopez: On est en autonomie.
On va voir? - Non... - P.Lescure: Ils savent qu'ils partent en France, désormais. - F.Lopez: Il a fait la transition.
Ca faisait des années qu'il me demandait quand est-ce qu'il allait partir à l'autre bout du monde. Je lui apprends qu'on va partir dans les Cévennes. Il a fait un sketch en France en disant qu'il avait fait "Nos terres inconnues" en France. - E.Tran Nguyen: Dans "Rendez-vous en terre inconnue", on continue à partir à l'autre bout du monde.
C.Lignac était tellement content d'être parti et d'avoir fait les rencontres qu'il a faites, qu'il a décidé de faire venir son hôte à Paris. - C.Lignac: Pour boucler la boucle, regardez la petite surprise. ...
Dans "Rendez-vous en terre inconnue", c'est moi qui pleure parce que je pars. Là, c'est lui qui pleure parce qu'il part. - E.Tran Nguyen: Super personnage, Wilky.
L'invité qui renvoie l'invitation, c'est la première fois que ça arrive? - F.Lopez: Partout où on va, on nous demande toujours comment c'est, chez nous.
On n'a pas envie d'être responsable du choc qu'ils pourraient avoir. Ca rappelle "Hibernatus". Pour certains, ça pourrait être ça.
Wilky vit en Terre de Feu. Il est habillé comme nous. Il connaît notre monde: c'était naturel.
Cyril a eu envie de l'inviter. C'était formidable. J'ai pu le rencontrer.
C'est un personnage charismatique. - A.-E.Lemoine: Vous ne partez plus nulle part.
Vous déléguez. L.Thilleman, Samuel...
Vous allez quand même le week-end à la campagne. Ca s'appelle "Un dimanche à la campagne". Ce dimanche, Bénabar, O.Norek.
Le dimanche 9 novembre, c'est avec E.Dupond-Moretti. C'est une super idée.
Ca donne l'une de ces séquences. - F.Lopez: D'où ça va vous venir, cette lutte contre l'injustice? - C'est une maman qui vient en France pour travailler.
Mon grand-père va se faire assassiner. On va découvrir son corps le long de voies ferrées. Tout le monde s'en est foutu.
Dans les repas de famille, on évoquait ça. Je savais très vite que mon grand-père avait été assassiné et que personne n'avait rien fait pour trouver les coupables. - F.Lopez: Il a été assassiné et tout le monde s'en foutait.
Ca génère quelque chose. - C'est une double injustice, évidemment. Ca fait partie des choses qui m'ont conduit vers le métier d'avocat. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à la table de "C à vous", autour du risotto.
C'est diététique. - L.Sénéchal: Il n'y a pas de crème! - A.-E.Lemoine: Les confidences de vos invités, vous les obtenez sans vraiment chercher à les obtenir?
J'essaie de vous tirer les vers du nez et d'avoir quelques secrets. - F.Lopez: Déjà, vous allez participer!
Je rêve de vous recevoir. - A.-E.Lemoine: Il paraît qu'on ne sait pas avec qui on part.
Ca m'angoisse. J'ai besoin de savoir. - F.Lopez: C'est ça qui est intéressant.
C'est que vous avez des préjugés sur certaines personnes. - B.Voisin: Commencez par la campagne, déjà. - F.Lopez: Je rêve de les recevoir tous les 3!
Vous tous, d'ailleurs. - A.-E.Lemoine: Mais séparément. - F.Lopez: C'est bien que vous soyez avec des gens que vous ne connaissez pas.
Ce sont des personnes qui ne se connaissent pas et qui ne sont pas dans le même univers. Il y a souvent un décalage, de l'intergénérationnel. Ils s'intéressent aux autres. - R.Marder: C'est une insinuation... - F.Lopez: Parfois, les acteurs ne s'intéressent pas aux autres.
Pas tous les acteurs! Vous le savez. - A.-E.Lemoine: François est à fond d'accord!
A ce point-là? - F.Ozon: J'ai une petite expérience des acteurs et actrices. - A.-E.Lemoine: On est tous un peu pareils... - F.Lopez: C'est pas tout le monde.
Ca peut arriver que des artistes aient besoin d'être aimés et qu'ils ne s'intéressent pas aux autres. Mes invités parlent avec les collaborateurs avant. Les collaborateurs leur demandent de quoi ils ne veulent pas parler.
J'ai besoin de comprendre. On n'est jamais dans la lumière par hasard. Qu'est-ce qui s'est joué dans notre existence?
Surtout, parler des obstacles. C'est une émission qui fait l'apologie de l'échec. J'ai besoin de dire aux gens de ne pas avoir peur de l'échec.
Même les gens que vous admirez ont vécu des échecs. C'est ça qui est chouette. Il n'y a pas de winners et de losers.
C'est un tuto pour réaliser ses rêves. - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'il y a? - B.Voisin: J'adore.
Tout est parfait. - A.-E.Lemoine: C'est un gourou!
Il faudrait qu'il nous produise nos vies. - F.Lopez: Volontiers. - L.Sénéchal: Le principe, c'est que les invités font à manger.
Il y a notamment des recettes qui ont l'air formidables...
Des poires pochées au gorgonzola et, plus régressives, les coquillettes aux oignons de Vianney. Il y en a d'autres qui ont la main trop lourde sur les épices, comme Marie s'infiltre. - Ne me dites pas ce que vous en pensez!
Un bon couscous un peu épicé. - Si je pleure, ce n'est pas parce que je suis triste. Elle imite son accent québécois. - F.Lopez: Très bon.
J'aime tout ce qui est épicé. - J'ai des sueurs. - F.Lopez: J'ai besoin de me moucher!
C'est les épices ou pas? - La même chose! Ca débloque les sinus. - L.Sénéchal: Au début, tout le monde fait genre que c'est bon.
C'est quoi, le plat le plus immangeable que vous ayez mangé? - F.Lopez: Je ne peux pas citer.
C'est une comédienne... - R.Marder: Encore! - F.Lopez: Une comédienne est arrivée, on lui a demandé si elle aimait faire à manger.
Elle nous a dit que ses enfants Trouvaient que c'était pas bon. On a compris ses enfants. On s'en fout que ce soit bon ou pas.
Je trouve ça généreux de faire à manger pour les autres. - A.-E.Lemoine: C'est une prise de risque énorme.
J'ai l'impression de jouer ma vie sur un plat de coquillettes. - F.Lopez: Il y a des gens qui sortent de Bercy et qui ont le trac quand ils font une tarte aux pommes! - A.-E.Lemoine: Ca fait 30 ans que vous réalisez des interviews à la télévision? - F.Lopez: Je dis toujours 20 ans, mais vous avez raison.
Il faut que je réactualise. - A.-E.Lemoine: On se souvient d'une émission sur le cinéma.
M.Foïs vous racontait comment faire pour que vomir au cinéma soit réaliste. - Un yaourt aux fruits, un peu de muesli, de la confiture pour relever la couleur.
On peut mettre de la rhubarbe. Pour un souci de réalisme, 1 ou 2 grains de maïs. - F.Lopez: Je me rappelle!
C'était en 2002. - A.-E.Lemoine: Vous êtes déjà réalisateur.
Votre film est prêt. - F.Lopez: Un psy dirait: "Tu dois avoir un problème pour toujours interroger les gens." J'ai mis 9 ans pour le faire.
Ca s'appelle "Après la fin". Il va être diffusé en public à Sète. C'est un film feel good sur la résilience, la reconstruction.
C'est une histoire d'amour. C'est un travail collectif. J'ai eu l'impression de comprendre enfin pour quoi j'étais fait.
Je ne sais pas si j'en referai un car dans 9 ans, je ne sais pas quel âge j'aurai. J'ai adoré ça. - P.Lescure: A propos d'actrices, vous avez dirigé avec ou sans mégaphone 2 fois C.Deneuve. "8 femmes", un film policier et chantant.
I.Huppert, F.Ardant, L.Sagnier, F.Richard et C.Deneuve.
Et D.Darrieux! Une joyeuse bande pour l'adaptation d'une pièce de théâtre de Robert Thomas.
Une bande complice plus qu'on ne l'imagine. - C'est quand même lui qui portait le film. Il était cadreur.
C'est un projet qui lui appartient. C'est le plaisir d'être actrice. On est interprète, on n'a pas cette responsabilité de décision... - François savait bien le cliché de l'électricité entre des femmes ensemble dans un vase clos. - Il a dû être un peu déçu. - C'est comme si vous me faites un match de boxe.
Vous imaginez toujours que les 2 hommes se détestent. Ca fait partie du plaisir. - F.Ozon: C'était jubilatoire.
Je me pinçais tous les jours. C'était compliqué, quand même. Elles se sont très bien entendues.
Le plateau était fermé. Toute la presse voulait venir. Tout le monde pensait que le film ne sortirait jamais, qu'elles allaient se crêper le chignon.
En fait, pas du tout. - P.Lescure: Même quand vous râliez parce que C.Deneuve était en retard? - F.Ozon: Alors...
C'est un autre sujet. Catherine est un peu en retard. Ca m'arrivait de hausser la voix.
Toutes les autres me disaient "bravo". Elles n'osaient pas le dire devant Catherine! - A.-E.Lemoine: Extraordinaire! - F.Ozon: Quand on a retourné ensemble, elle n'était plus en retard. - A.-E.Lemoine: Vous avez donné la réplique à C.Deneuve? - B.Voisin: Pendant mon premier film.
En ce moment, je fais un film avec elle. - A.-E.Lemoine: Une fois qu'on a fait ça, on n'a peur de personne? - B.Voisin: Je dois lui faire la bise pour la première scène.
Elle vient me voir: "Jeune homme?" Elle me montre comment embrasser une femme. Je sais comment embrasser une femme depuis C.Deneuve. - A.-E.Lemoine: Mais sur la joue? - B.Voisin: Oui.
Elle m'apprenait à embrasser la joue d'une femme. - A.-E.Lemoine: Pas juste faire comme ça... - B.Voisin: Appuyé... - E.Tran Nguyen: Vous dites que les castings, c'est toujours un moment difficile.
On peut se retrouver parfois dans des situations ridicules comme mimer un zombie. - R.Marder: C'était dans l'appartement de la directrice de casting.
J'aime bien passer des castings. Je trouve qu'après, c'est rassurant. On sait pourquoi on est pris.
A des moments... - A.-E.Lemoine: Vous avez passé un casting pour "L'Etranger"? - R.Marder: Tout à fait. - F.Ozon: C'était une lecture ensemble! - R.Marder: Il dit toujours le contraire... - A.-E.Lemoine: Elle aurait pu ne pas être gardée et Benjamin aussi? - R.Marder: Benjamin, c'était pour lui. - F.Ozon: Non...
Enfin...
On avait un autre projet qui ne s'est pas fait. Avec Rebecca, j'ai vu beaucoup d'autres actrices. Rebecca était engagée sur un autre film.
Je m'étais interdit...
Comme c'était un film qui avait l'air bien, je me suis interdit de penser à elle. Elle savait que je voyais d'autres actrices. Un jour, elle m'a dit: "Je ne suis pas prise." Ca a fait tilt.
Je me suis autorisé à penser à elle. On a fait une rencontre avec Benjamin. - A.-E.Lemoine: Ca donne un formidable résultat.
C'est à partir de demain en salle. Votre mère vous souhaite à chaque fois que vous ne mourriez pas au cinéma. C'est encore raté, là! - B.Voisin: Comment vous savez ça? - A.-E.Lemoine: On a eu votre mère au téléphone!
Le spoil...
On a eu votre maman au téléphone. Mais non! - B.Voisin: Elle est paniquée par 2 choses: quand je dis maman dans les films, zone floue pour elle dans le cinéma...
Et aussi quand je meurs. Je peux comprendre. Avoir un enfant qui meurt devant ses yeux, c'est peut-être la pire chose au monde. - R.Marder: Moi, elle adore! - A.-E.Lemoine: Ah bon?
Elle se dit que c'est pour de faux. C'est une blague, pardon...
Je suis complètement premier degré. Ca ne va pas du tout. Tout ça va se finir en thérapie chez Fred! "Un dimanche à la campagne", c'est tous les dimanches à 16h sur France 2. "Après la fin", ce sera en janvier 2026 sur France 2 aussi, mais à Sète le 14 novembre. "Nos terres inconnues: dans le Lubéron avec Michaël Jeremiasz", c'est sur France 3.
Les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 28 octobre. A la une, la fin du permis de conduire à vie. Excellente initiative. - Régulièrement, la gendarmerie propose aux personnes âgées de plus de 65 ans de venir rajeunir leur permis. - B.Chameroy: On peut revoir le trajet de la dame? ...
C'était pas la seule. C'était une bonne idée. Dans le reste de l'actualité...
Musique orientale. Mais qu'entends-je? C'est l'heure de prendre des nouvelles du petit prince du "rail", J.Castex. - J.Castex: Bon, bon, bon, bon... - B.Chameroy: Il était interrogé par la commission développement durable du Parlement.
Tout le monde voulait une photo au bureau du jour. 1, 2, 3, selfie. "Je le prends en photo, il est trop beau." "Je te prends en photo pendant que tu parles." Note pour tout le monde: chuchoter, c'est bien, mais dans un micro, sinon ça ne sert à rien.
On a eu le droit au lapsus de la semaine. - Plusieurs pays comme la Grande-Bretagne ou la Norvège, pourtant parmi les plus blaireaux. - B.Chameroy: Le nouveau président de la SNCF Répondait aux questions des députés.
Au grand désespoir de la présidente, ses réponses étaient un peu trop longues. - Je suis désolée de devoir vous couper. On va passer aux orateurs suivants...
On va passer à l'orateur suivant. - Tous ces sujets...
La gestion des travaux... - Je suis désolée. - La SNCF a des grosses... - Monsieur le Premier ministre, je ne sais pas si vous faites ça pour me capter ou pour m'empêcher de passer au suivant... - B.Chameroy: Un J.Castex qui s'est foutu dans le pétrin tout seul. - Vous avez une minute pour répondre à 20 questions.
Bon courage. - B.Chameroy: Impossible n'est pas Castex.
Pour réussir ce défi, il a décidé d'avaler toutes ses fins de phrases. Gain de temps assuré. - En attendant que...
On a parlé tout à l'heure de l'écotaxe, enfin...
Et avec elle...
Je serai toujours...
Dès les résultats...
Les conditions, en tout cas...
Ce qui se passe à l'étranger... - B.Chameroy: Assis à côté de J.Castex, P.Meurin, qui s'est parfois perdu dans ses pensées.
Heureusement, il a été rattrapé discrètement par Jeannot. - Pardon de faire référence à un souvenir personnel...
Je rappelle que nous les avions inscrits. Je viens sur les lignes fines de desserte du territoire comme PDG de la RATP...
Les appels d'offres...
On accumule un retard...
Il faut à tout prix... - B.Chameroy: Il était auditionné pour obtenir l'aval des parlementaires pour prendre la tête de la SNCF.
Parce qu'il est généreux, il a proposé la traduction en langue des signes en simultané pour le même prix. - J.Castex: C'est la bascule...
Avec un grand E. Freiner les partis des années 70... - B.Chameroy: Sa prise de fonction devrait être effective début novembre.
Ca lui laisse un peu de temps pour penser un nouveau slogan. - J.Castex: C'est à la fois plus de trains et mieux de trains.
Jingle de la SNCF. - B.Chameroy: On reste dans les Pyrénées.
Un homme politique qui nous manque et qui a aussi l'accent chantant. - Nathalie...
C'est aujourd'hui dimanche...
Un jour, quand tournera...
Un jour...
Oscille entre tes bras... - B.Chameroy: Que faisait J.Lassalle chez J.De Luxe?
Qui est la dame derrière lui? C'est sa femme. Elle est visiblement empaillée.
Musique terrifiante. C'est à peine flippant. Une interview enregistrée.
Ca veut dire qu'il y a eu du montage. Les équipes ont donc choisi de laisser ce moment où J.Lassalle avait du muguet à la commissure des lèvres. - Démêler le vrai du faux... - Faites un petit coup de langue, comme ça.
Super! Nickel. - B.Chameroy: Une chose est sûre: les questions de Jordan ne sont pas les mêmes que J.-J.Bourdin. - Vous ne voulez pas faire le poirier pour finir?
Faites attention. - On va rester là. - Tu vas te faire mal! - Je me suis pété 5 vertèbres. - B.Chameroy: Vous l'attendez, c'est l'heure cap à l'ouest.
Notre débrief de Télé Vendée. - Le vieux Puy du Fou... - B.Chameroy: Comme toujours, l'ambiance est toujours aussi bonne dans l'émission.
Le gaz hilarant vaporisé sur le plateau fait son effet. - Je me disais: "Pourquoi..." Tu connais le cri du coq?
Il ne fait pas "aïe, aïe, aïe". Il imite le chant du coq. - B.Chameroy: Lors des dernières semaines, Jean-Pierre Bertrand nous avait montré son côté rien à foutre. - Des sujets sur les barbus? - Pas tant que ça. - Quelques témoignages...
Un peu oublié...
Pourquoi? Je sais pas. - B.Chameroy: Cette semaine, sans surprise... - Jean-Pierre Bertrand? - Je ne me suis pas cassé la tête. - B.Chameroy: Jean-Pierre allait nous proposer quelque chose avec un regain d'énergie, mais la régie en a décidé autrement. - Jean-Pierre va peut-être nous faire des captations de réseau...
Jingle. - B.Chameroy: Le P.Cohen vendéen est au rendez-vous pour nous rappeler les bonnes vieilles traditions françaises qui ont tendance à se perdre.
C'est vrai qu'on savait s'amuser, à l'époque. - Il y avait une tradition pour ceux qui faisaient la charcuterie: demander aux gamins s'ils ont un couteau dans la poche. Tout le monde avait un couteau dans la poche.
C'était de prendre le couteau du gamin, l'ouvrir et le mettre dans l'anus du porc. Rires. - B.Chameroy: Tout se perd!
On referme...
On savait s'amuser avec des choses simples! Un couteau dans un anus de porc...
On referme ce rendez-vous avec notre rituel. Le mardi, c'est Fifi. Vous avez raté le dernier numéro avec De Villers?
Je suis là. - P.de Villiers, bonsoir.
Rires. - C'est la première fois que c'est arrivé. - Vous avez le droit! - Vous faites partie des rares personnes qui ont vu N.Sarkozy après l'annonce de sa condamnation.
Qu'est-ce que vous lui avez dit quand vous l'avez vu récemment? - Je lui ai dit... - Je ne vous ai pas posé la question la plus importante.
Avez-vous lu ce livre et qu'en pensez-vous? - J'ai lu ce livre avec gourmandise. Je ne vais pas raconter le livre.
Je vais simplement dire 2 ou 3 choses sur ce livre. La première chose, c'est que des plugs anaux postérieurs à disposition... - A.-E.Lemoine: Ca va pas, non... - Merci beaucoup, P.de Villiers.