Bourdin Direct du 28 mai - 6h/7h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 19 %Attaque 25 %Défensif 19 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:05OuverteRéponse directe
La principale crainte dans l'opposition, c'est la protection des libertés individuelles.
- 1:30OuverteRéponse directe
Réponse du ministre de la Santé, Olivier Véran.
- 1:47OuverteRéponse directe
Pour Damien Abad, député Les Républicains, Stop Covid, c'est trop peu, trop tard.
- 2:06OuverteRéponse directe
L'efficacité de Stop Covid est aussi remise en question, même au sein de la majorité.
- 9:22OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous vouliez dire ?
- 14:57OuverteRéponse directe
Ce déconfinement, qu'est-ce que vous attendez pour la suite, la phase 2 ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:51InvitéFait
« Ce sont les masques dont nous avons tant manqué qui sauvent les vies. »
- 1:54InvitéFait
« Ce sont les tests qui ont fait si cruellement défaut pendant le confinement qui sauvent les vies. »
- 1:57InvitéFait
« Vous avez préféré agiter un écran de fumée avec cette application pour mieux masquer vos propres fautes. »
- 1:32InvitéFait
« Je considère qu'empêcher quelqu'un de se doter d'un outil qui permet de se protéger, ça c'est sans doute liberticide. »
- 1:37InvitéFait
« Je veux avoir la liberté demain de télécharger ou de ne pas télécharger une application pour pouvoir me protéger. »
- 1:42InvitéFait
« Je veux avoir la liberté de choisir dans une semaine de l'enlever si je n'en veux plus. »
- 3:16InvitéFait
« Annuler l'oral du bac de français. »
- 4:36InvitéChiffre
« Air France annonce la réduction de 40% de sa capacité sur ses vols en France d'ici à 2021. »
- 5:00InvitéFait
« La courbe de la pandémie continue de s'accélérer. »
- 5:11InvitéChiffre
« Les Etats-Unis ont franchi le cap des 100 000 morts du Covid-19. »
- 5:35InvitéFait
« Sa famille demande à ce que les policiers impliqués soient inculpés pour meurtre. »
- 5:45InvitéFait
« Bilan hier d'une tuerie dans une usine située à Saint-Varan dans les Deux-Sèvres. »
- 6:30InvitéFait
« Mais l'homme venait d'être déclaré inapte au travail. »
- 7:59InvitéFait
« Twitter qui a signalé deux messages mensongers du président américain. »
- 32:56AuditeurChiffre
« la Commission européenne va débloquer 750 milliards d'euros pour relancer l'économie. »
- 33:01AuditeurChiffre
« La France serait le quatrième pays bénéficiaire. »
- 40:03PrésentateurChiffre
« depuis le mars, 30 000 Français sont revenus du Maroc, 18 000 de Tunisie et 8 000 d'Algérie. »
- 40:09PrésentateurChiffre
« Dans les 15 prochains jours, plus de 15 000 solutions de rapatriement seront proposées. »
- 40:17PrésentateurChiffre
« Une dizaine de liaisons maritimes seront organisées dans les 15 prochains jours. »
- 49:10PrésentateurChiffre
« Il y a des aides. Alors, il y a les subventions en région Île-de-France, par exemple, c'est 500 euros. »
- 49:16PrésentateurChiffre
« le prix moyen d'un vélo électrique en France, c'est autour de 1700 euros. »
Temps de parole
- Présentateur73 %
- Invité8 %
- Auditeur6 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
- Auditeur 23 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC, jeudi 28 mai, l'info sur RMC, il est presque 6h et Céline Calman est là pour les dernières informations, Céline bonjour.
Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous, Stop Covid, l'Assemblée Nationale et le Sénat donnent leur feu vert au déploiement de l'application, une application française de suivi de contact contre le Covid-19. Son allocution sera sans doute très suivie, à 17h, Edouard Philippe va annoncer la couleur, avec les précisions de la phase 2 du déconfinement, réouverture des bars et restaurants, les vacances d'été, à quoi vont-elles ressembler ? Dans ce journal, les premières pistes avec Paul Barcelone. Et puis le premier vol de la capsule spatiale de SpaceX reporté 17 minutes avant le décollage, un report à cause du mauvais temps. Bienvenue à tous sur RMC.
L'Assemblée Nationale a donc voté pour le déploiement de l'application Stop Covid, 338 voix pour, 215 contre. L'outil de traçage numérique est censé aider à lutter contre l'épidémie. Un peu plus tard dans la soirée, le Sénat a lui aussi donné son feu vert. À l'Assemblée, Romain Cluzel, on a assisté tout de même à une passe d'armes symbolique.
La principale crainte dans l'opposition, c'est la protection des libertés individuelles. Jean-Luc Mélenchon, le leader de la France Insoumise, juge l'application Stop Covid dangereuse et liberticide. Je fais partie de ceux qui ne veulent pas qu'on sache près de qui j'étais à moins d'un mètre pendant plus d'un quart d'heure. Un quart d'heure et moins d'un mètre, c'est le temps d'un baiser et de bien d'autres applications. Je ne veux pas, ça ne vous regarde pas. Réponse du ministre de la Santé, Olivier Véran.
Je considère qu'empêcher quelqu'un de se doter d'un outil qui permet de se protéger, ça c'est sans doute liberticide. Je veux avoir la liberté demain de télécharger ou de ne pas télécharger une application pour pouvoir me protéger. Je veux avoir la liberté de choisir dans une semaine de l'enlever si je n'en veux plus.
Mais les doutes sont nombreux au sein de l'opposition. Pour Damien Abad, député Les Républicains, Stop Covid, c'est trop peu, trop tard. Ce sont les masques dont nous avons tant manqué qui sauvent les vies. Ce sont les tests qui ont fait si cruellement défaut pendant le confinement qui sauvent les vies. Vous avez préféré agiter un écran de fumée avec cette application pour mieux masquer vos propres fautes. L'efficacité de Stop Covid est aussi remise en question, même au sein de la majorité. Un député cite des médecins autrichiens pour qui l'application déployée dans le pays ne sert à rien.
Deux juin, deuxième phase du déconfinement. Les contours, on les connaîtra en fin de journée. Le Premier ministre va prendre la parole depuis Matignon à l'issue du Conseil de Défense qui a débuté hier. Alors tout n'est pas encore figé. Mais ce que l'on sait déjà, Paul Barcelone, c'est que la carte de France du déconfinement ne sera pas entièrement verte. Il restera plusieurs zones rouges, notamment certains départements en Ile-de-France. Pour le gouvernement, pas question d'envoyer le signal que les vannes sont ouvertes. Mais en même temps, il faut continuer le déconfinement étape par étape, alors que les indicateurs sanitaires sont toujours plus encourageants.
Ce sont d'ailleurs ces indicateurs qui vont justifier les annonces d'Edouard Philippe tout à l'heure. Le Premier ministre devrait confirmer la réouverture des bars, cafés, restaurants dès le 2 juin. Mardi donc, avec un mètre de distance entre chaque client, reste à savoir si cela concernera tout le pays. Réouverture aussi pour tous les parcs et jardins, y compris en Ile-de-France. Autre piste, la reprise des spectacles et pièces de théâtre potentiellement dès le mois de juin. Avant celle des cinémas début juillet. Et enfin, le gouvernement planche sur une rentrée dans les lycées professionnels, mais envisage d'annuler l'oral du bac de français. Annuler l'oral du bac de français.
C'est donc une piste envisagée pour les lycéens que nous avons rencontrés. Pas de doute, ils préfèrent cette option au maintien de l'épreuve. Reportage de Martin Bourdin et Mahou Becker-Granier. Pas facile d'être aussi efficace à la maison qu'au lycée. César, élève de première, n'a pas encore pu réviser tous les textes de son programme. Il me manque des coches de Montaigne. Aussi un texte de Madame de Lafayette. Et encore, il n'y en a plus que 15 sur les 24 prévus au départ. Ce qui inquiète le plus sa camarade Clémence, 16 ans, c'est l'incertitude qui plane autour de cet oral. On a complètement perdu le rythme. Remettre à réveil pour travailler, etc.
C'est vraiment beaucoup plus compliqué dans cette situation. Surtout qu'on ne sait même pas s'il a lieu. Des élèves dans le doute, mais aussi livrés à eux-mêmes durant cette période où les lycées sont toujours fermés. Je suis moins efficace, c'est clair. Parce que déjà, on n'a pas les profs faits pour nous conseiller. On ne peut pas avoir une discussion directe avec eux. Même inquiétude dans le corps professoral, Loïs Bonneau enseigne les lettres au lycée Chaptal à Paris. Même s'il met en place des oraux à distance, difficile pour lui de juger si ses élèves sont prêts.
Je fais de la révision avec eux. Mais à vrai dire, je ne peux pas être vraiment sûr qu'ils révisent. Je ne suis pas derrière eux. C'est difficile pour moi de savoir dans quelle mesure ils s'investissent sérieusement dans les révisions. Ils sont tétanisés même. Ça les empêche un peu de travailler. Ils ne savent pas dans quelle mesure il faut vraiment s'y mettre.
Si l'oral de français n'a pas lieu, c'est la note du contrôle continu à l'écrit qui comptera pour le baccalauréat. Air France annonce la réduction de 40% de sa capacité sur ses vols en France d'ici à 2021. Plusieurs destinations pourraient être supprimées. Les lignes qui relient Orly à Bordeaux, Nantes et Lyon pourraient ainsi être concernées. La France devrait toutefois conserver la navette qui dessert Nice, Marseille et Toulouse au départ de l'aéroport d'Orly. Ces réductions de capacité doivent permettre à la compagnie de réduire de 50% les émissions de CO2. La courbe de la pandémie continue de s'accélérer.
Au Brésil qui a franchi deux seuils symboliques hier, plus de 25 000 morts et 400 000 cas confirmés. C'est de loin le pays le plus touché d'Amérique latine. Les Etats-Unis ont franchi le cap des 100 000 morts du Covid-19. Un bilan nettement supérieur à tous les autres pays du monde. Dans le pays où les rassemblements se multiplient après la mort de George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans. Des manifestants s'en sont pris à des voitures de police brisant les vitres arrière. Ça s'est passé à Los Angeles. George Floyd est décédé après une arrestation brutale dont la vidéo est devenue virale. Sa famille demande à ce que les policiers impliqués soient inculpés pour meurtre.
Pour l'instant, ils ont juste été limogés. À l'AMC, 6h05, 4 morts, un blessé. Bilan hier d'une tuerie dans une usine située à Saint-Varan dans les Deux-Sèvres. Un homme a ouvert le feu en plein après-midi lors d'une réunion de la direction. Il a tué donc 3 personnes et a retourné l'arme contre lui. Les précisions de Margot Bourdin. L'homme est entré calmement, expliquent les témoins, et a rapidement sorti son arme de poing. Un pistolet 9 mm. Le tueur pratiquait le tir sportif et a tué 3 personnes, des personnes qu'il souhaitait abattre, explique un témoin. Il s'agit d'un responsable financier, d'un représentant syndical et d'un représentant du personnel. Une quatrième personne est blessée.
L'assaillant a ensuite retourné l'arme contre lui. S'est tiré une balle dans la tête. Gravement blessé, il a été transféré au CHU de Poitiers où il a succombé à ses blessures. Alors, quelle motivation ? Pour l'instant, aucune certitude. Mais l'homme venait d'être déclaré inapte au travail. Plus aucun poste ne pouvait lui convenir dans ses carrières. Célibataire, il habitait seul avec son père à 70 km de là, à Cholet, et avait perdu sa mère il y a une dizaine de mois. Une enquête de flagrance pour homicide a été ouverte par le parquet de New York. Le compte à rebours a été interrompu 17 minutes avant le décollage.
Deux astronautes de la NASA devaient partir pour la Station Spatiale Internationale. Mais finalement, le premier vol de la capsule spatiale de SpaceX a été reporté à cause du mauvais temps. Pas question de prendre le moindre risque, explique Philippe Enarejo, s'il est rédacteur en chef de la revue Ciel et Espace.
La météo est très importante pour les lancements spatiaux. S'il y a des vents latéraux ou des perturbations importantes, ça peut vraiment avoir des conséquences dramatiques pour le vol. Donc il ne faut prendre aucun risque et surtout, il y avait une autre contrainte qui était celle d'avoir une bonne météo sur les zones éventuelles où les astronautes pouvaient revenir en urgence en cas de problème technique à bord. Si la capsule devait s'éjecter du lanceur en cas de problème, elle allait retomber en gros au milieu d'une tempête. Donc ça, ce n'était pas bon.
Et le vol est donc reporté à samedi soir. Donald Trump était venu assister en personne à ce décollage. Donald Trump qui entre en guerre contre les réseaux sociaux. Il va signer aujourd'hui un décret dont on ignore la teneur. Mais le chef de la Maison Blanche pourrait concrétiser sa menace de fermer les entreprises privées, dont Twitter. Twitter qui a signalé deux messages mensongers du président américain. Et ce dernier n'a pas supporté, visiblement.
Et j'en parlerai avec Nicolas Poincaré tout à l'heure à 8h10. Merci Céline, on vous retrouve tout à l'heure à 7h. Va-t-il en parler ? Mais va-t-il parler de son excès de vitesse ? Oui ou non ? Ben oui, je vais en parler. Et je vais en parler librement. Et je vais en parler franchement. Et honnêtement. Et d'ailleurs, je vais prendre Gilles, qui est dans l'ISER. Bonjour Gilles. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à toute l'équipe. Ça va Gilles, vous êtes conducteur routier, mon cher Gilles. Des millions de kilomètres, peu comme moi. Voilà, oui, oui, bien sûr. Ça fait tant que ça comme je fais la route. Moi, j'ai commencé comme commercial à 100 000 par an.
Jean-Jacques, moi, quand j'étais gamin, je partais avec mon vieux en camion, j'écoutais Max. C'est simple. Ah ben moi et moi. Vous savez que j'ai des souvenirs extraordinaires avec Max Meignet. Ah ouais, avec Max Meignet. J'étais gamin, franchement j'étais gamin. Oui, j'imagine. Je me souviens toujours de qui a la courroie, de ci, de quoi, de quai. Parfois c'était épique, c'était rigolo. Ah oui, oui. Mais il avait une popularité, Max Meignet, incroyable. Incroyable. On les met tous parce que ça représentait ce que c'est la route, la solidarité à l'époque. Et voilà quoi. Donc voilà. Bon, alors, qu'est-ce que vous vouliez dire ? Dites-moi. Donc Jean-Jacques. Oui.
Je vous prends avec ma moto quand vous voulez. Oui, c'est-à-dire. Non, mais je vais venir. Là, je suis un peu comme ça, mais bon, ça va, les redresseurs de torse, c'est bon, quoi. Ça arrive à tout le monde de faire un excès de vitesse. Ça arrive à tout le monde. À tout le monde. Donc voilà. Non, mais bon, je roulais trop vite. J'en suis parfaitement conscient. Alors, je voudrais quand même préciser, parce qu'il a été dit tout et n'importe quoi sur les réseaux sociaux. Mais comme d'habitude, je voudrais préciser quelques choses. D'abord, l'autoroute était absolument vide à l'horizon. Il n'y avait pas une voiture. En pleine ligne droite, le temps magnifique. Je voudrais le préciser.
Donc, je ne risquais que pour moi. J'étais seul dans ma voiture. Et le paysage du Côte d'Angares, tes compagnies qui défilent, c'est magnifique. C'est absolument magnifique. Excès de vitesse, donc. Excès de vitesse, oui. Interdiction de déplacement, non. Parce que j'en avais deux. Une professionnelle et une personnelle. Mais je ne vais pas m'étendre sur mon autorisation personnelle. Parce que ça, ça me concerne. Et ma vie privée n'intéresse et ne doit intéresser absolument personne. Mais, vous savez, ce que je dis souvent, c'est les mêmes qui ne bougeront pas une oreille quand la voisine se fait défoncer par un mari violent. Ah, ça, ça. Ça m'énerve. Je n'aime pas ce type d'individu.
Je les considère comme dangereux. C'est clair, quoi. Le mec qui vocifère dans votre dos ou qui a trouvé un petit monos à ranger. Moi, sincèrement, je ne suis pas tendre avec vous, des fois. Je sais, je sais. Je ne suis pas du genre à faire semblant. Je suis quelqu'un de cash. Mais ces gens-là me font peur parce qu'ils sont faux. Je déteste ça. J'ai horreur de ça. C'est comme les gens qui sont tombés sur... Qui, tout à l'heure, est tombé sur M. Bigard. M. Bigard, il veut tenter sa chance. Il tente sa chance. Il a dit les choses que tout le monde tentait tout bas. Seulement, quand ça chie, il n'y a pas sonne dans le maquis, voyez-vous. Donc, tout le monde se ferme.
Par contre, pour votiférer et vituperer dans le dos des gens, pour dire, voyez, moi, je suis un bon, mais lui, c'est un mauvais... Moi, j'appelle ça des coprophages. Pardon, je ne vous dirai pas le terme populaire. Oui, oui, oui. J'ai essayé, je le connais. J'appelle ça des coprophages. Je déteste ces gens-là. J'ai horreur de ça. Après, la règle des 100 km, moi, franchement, je suis passé en mode free. Je suis passé en mode free. C'est-à-dire que... Qu'est-ce qui... Comment vous dire ? Ça refuse que personne, que conseil scientifique, il y ait des gens payés par les labos. Par contre, ça, pour baver sur les gens, très, très fort. Très, très fort. Gilles, merci. Donc, je vous défends.
Deux fois, je ne suis pas d'accord avec vous. Je vous ai même envoyé des messages. C'est bien, parfait. Je sais, je sais, Gilles. Je sais. Pour moi, avec moi... C'est pour ça que je vous ai mis à l'antenne, parce que vous n'êtes pas tendre, parfois. Bon, merci, Gilles. Voilà. Bonne journée à tout le monde. Et merci d'être avec nous le matin sur RMC et sur RMC Découverte, évidemment. Vous êtes de plus en plus nombreux, d'ailleurs. Il est 6h12. Merci. Alors, les tests massifs des Français au Covid-19, parce que des premiers chiffres pour évaluer le nombre de Français testés et le taux de tests doivent être dévoilés aujourd'hui par Santé publique France.
J'en parlerai avec le professeur Karine Lacombe tout à l'heure. Les autorités sont confrontées à un problème. Les dépistages. Les dépistages restent un acte volontaire. Mais un acte volontaire, il faut avoir une ordonnance pour aller se faire dépister. Il faut aller au-devant des gens pour les inciter aussi à se faire tester. Hier, à Saint-Denis, des médecins ont gratuitement effectué des tests PCR. Ce sont donc les médecins qui sont allés au-devant de patients. Test PCR, des cotons-tiges, sur une place proche de la mairie, toute la journée, ça a duré. De très nombreuses personnes se sont assemblées et ont attendu plusieurs heures pour passer ces tests.
Reportage Maxime Brandstatter et Marie Monnier. Sous un soleil de plomb, sur une place proche de la mairie, la file d'attente est interminable. 25 à 30 personnes sont testées toutes les heures.
Je peux passer là ?
C'est bientôt au tour d'Aili, 68 ans.
Ça fait 4 heures que j'attends pour faire le test du Covid. Ce retraité n'a aucun symptôme,
mais ce dépistage gratuit l'a incité à venir pour protéger son entourage.
Parce que j'ai ma petite fille de 2 ans et demi, on va la garder au mois de juin, alors je ne sais pas s'il y a un risque. Derrière lui, Atouma est plus inquiète, même si elle a respecté à la lettre
les mesures de sécurité sanitaire.
En fait, c'est surtout pour me rassurer.
Car cette jeune mère de famille est atteinte d'une maladie pulmonaire chronique.
Ça permet de lever un doute, au lieu de rester tout seul chez soi et se demander si on l'a contracté ou pas.
Sous un chapiteau, il y a Pierre, étudiant en médecine, sur blouse, masque, lunettes de protection, il effectue les tests PCR.
On appelle ça un écouvision. Mais du coup, c'est un grand coton-tige, en fait. Et du coup, on va chercher, on va aller au fond du nez, d'accord, pour récupérer un petit peu de ces questions qu'on va analyser derrière. Vous n'êtes pas trop stressé, je ne serai pas trop. Du coup, je vais attendre les résultats avec impatience.
Pour Pierre, qui dépiste depuis un mois les populations à risque, cet élargissement au grand public est essentiel. Maintenant, on a été surtout attribué dans des endroits à risque, que ce soit EHPAD, des maisons médicalisées. C'est depuis peu de temps qu'on nous attribue des missions ouvertes à tous. Ce genre de tests est très important, notamment pour prévenir l'apparition de nouveaux foyers, pour essayer de contrôler une potentielle seconde vague. Dans ce département très touché par l'épidémie, les résultats des tests et la proportion de cas positifs sont très attendus par les autorités. Il est 6h14. Merci d'être avec nous le matin. Vous réagissez, 3216 rmc.fr. Il y a beaucoup de sujets.
Ce déconfinement, qu'est-ce que vous attendez pour la suite, la phase 2 ? Edouard Philippe va tout nous dire cet après-midi. Karine Lacombe, ne ratez pas notre invitée tout à l'heure, le professeur Karine Lacombe, parce qu'elle va nous dire où on en est, précisément de l'épidémie. Bien, nous allons rejoindre, puisqu'on parle d'épidémie, nous allons rejoindre la Chine avant de parler du reste du monde. Mais d'abord la Chine avec notre ami, notre auditeur, téléspectateur habituel en Chine, envoyé spécial, tout ce qu'on veut, Jean-Pierre. Bonjour Jean-Pierre. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à toute votre équipe. Bonjour à toute la France. Comment va la Chine ?
Beaucoup mieux, beaucoup mieux. Ça se va beaucoup mieux. Tous les enfants ont repris l'école. Non, ça va. Tout se passe bien. On sort toujours avec le masque, mais c'est nickel. Oui, voilà. C'est du soleil. Vous sortez avec le masque plus qu'avant ou comme avant ? Comme avant. Surtout dans les lieux publics, centres commerciaux, métro, dans la rue, on se tolère quelques libertés. On l'enlève un peu pour marcher, mais métro, centres commerciaux, toujours masques et restaurants aussi. Et dans les restaurants aussi ? Tous les restaurants ont ouvert ? Tous les restaurants sont ouverts. Ceux qui ont pu réouvrir.
Il y en a beaucoup qui sont restés fermés, malheureusement, comme des petits commerces aussi qui n'ont jamais réouvert. Mais bon, on va dire que c'est les dégâts de la crise. Oui. Il y a des dégâts, vous constatez ? Il y a vraiment des dégâts ? Des dégâts économiques ? Sérieux ? Oui. Oui, oui, oui. Surtout, je pense, beaucoup de petits commerçants, ceux qui n'avaient pas les reins solides ou tout simplement ceux qui ont fait le choix de ne pas réouvrir. Parce qu'il ne faut pas oublier qu'il y en a beaucoup qui sont dans les grandes villes comme chez nous à Nankin, et qui ont fait le choix de ne pas revenir. Qui ont fait le choix de ne pas revenir.
Jean-Pierre, quand on va au restaurant, quelles sont les conditions de sécurité sanitaire à observer ? Tous les serveurs sont masqués, tous les cuisiniers sont masqués. Nous, on arrive avec le masque, on l'enlève pour manger. Et voilà, il y a une distance entre les tables, mais ça, c'est assez courant. Voilà, on mange tout. On est à 3, à 4, à 6. Maxi, quand c'est des grandes tables, il faut réserver, alors qu'avant, il n'y avait pas de réservation. Voilà, c'est juste ce genre de petites choses. On peut louer des salles privées si on veut rester entre nous. Oui. C'est un peu plus strict qu'avant. Un peu plus strict qu'avant. Et le reste de la vie quotidienne ? L'économie.
L'économie est repartie. Alors, il y en a qui... On peut aller dans les grandes surfaces, mais moi, j'ai fait le choix de privilégier les marchés. C'est plus sympa. On a redécouvert les petits commerçants, les petits artisans, les légumes frais. Comme on a beaucoup cuisiné pendant le confinement, on continue. Donc, les légumes frais, les légumes de saison, les fruits, beaucoup de fruits. Sinon, là, c'est la période. Il commence à faire très chaud. On est en été depuis plus d'un mois. Donc, voilà. Est-ce qu'à la télévision, on parle encore beaucoup du coronavirus ?
Oui, on parle surtout de ce qui se passe à l'étranger par rapport à cette crise, toutes les polémiques qui sont créées par rapport à la Chine, enfin, cette guerre, on va dire, cette guerre des médias entre ce qu'il faut faire, ce qui aurait dû être fait, ce qui... Mais bon, c'est toujours facile de donner des leçons à la fin. Donc, peut-être que la Chine n'a pas géré au mieux comme tous les pays. Je pense qu'ils ont fait du mieux qu'ils ont pu. Ils ont géré comme ils ont pu. Ils ont fait au plus pressé et puis, comme tous les gouvernements sont en train de faire. Jean-Pierre, oui, vous avez raison de relativiser, comme tous les gouvernements, les États-Unis.
Est-ce qu'on parle beaucoup de ce qui se passe entre la Chine et les États-Unis dans la population ou est-ce que ça passe au-dessus de la tête de la population ? Vous savez, ici, le plus important, c'est de trouver du boulot pour le lendemain, de faire du business, de gagner de l'argent. Après, la guerre commerciale, elle n'est pas d'aujourd'hui. Ça fait plus de deux ans qu'il y a une guerre avec les États-Unis. Donc, voilà, ce n'est pas d'aujourd'hui la guerre avec les États-Unis. Après, bien sûr, Trump, ici, est beaucoup détesté parce que les Chinois sont très patriotes. Donc, Trump est très détesté. Pas les États-Unis en eux-mêmes. Mais Trump est très détesté, oui. Oui, très détesté.
Merci, Jean-Pierre. Saluté toute la famille. Et dès que vous venez en France, à Paris, vous n'hésitez pas. Merci. Vous venez nous voir. Merci à vous, Jean-Jacques. Jean-Pierre. Je viens vous voir dès que je suis à Paris. Et puis, j'aimerais bien un peu plus de solidarité en France parce que quand je vois ce qui se passe dans notre football, j'ai tellement honte d'être français quand je vois ce qui se passe avec nos présidents de football. C'est juste catastrophique. C'est incroyable. Ça, je suis tellement d'accord. Alors là, vous direz que je suis tellement d'accord. Enfin, bon. Merci, Jean-Pierre. Merci, Jean-Pierre. Bonne journée. Merci. C'est la une de la croix.
Aujourd'hui, la Chine, les États-Unis. Montrez la une. Chine, les États-Unis, la rivalité s'exacerbe. Exactement. C'est la une du journal La Croix avec des articles à l'intérieur. On parle notamment de possible nouvelle guerre froide entre ces deux pays. Chine, États-Unis et un article intéressant sur le quartier chinois de New York à Manhattan, Chinatown où le virus du racisme fait peur, dit-on, les propos anti-chinois de Donald Trump qui inquiète les Asiatiques aux États-Unis avec une hausse des incidents. Bien, nous allons prendre Philippe dans un instant sur la réouverture des restaurants dans toute la France. Il est déjà 6h20. Vous êtes sur RMC, RMC Découverte.
Mathieu, vous avez beaucoup de messages. Oui, je vais vous les lire dans un instant. A tout de suite. RMC, au direct. Beaucoup de messages et vous savez qu'on adore ça pour nous dire bonjour tout simplement. Jérôme, bonjour de Clermont-Ferrand,
bonjour à toute l'équipe, aux auditeurs et surtout courage à ses clients boulangers. Balade nous dit aussi c'est mon émission préférée. Jacques, j'adore, j'écoute tous les matins avant de commencer le boulot. Abdel Karim est là aussi. Xav nous dit vous êtes la meilleure radio de France. Ça n'arrête pas ce matin. Monique nous dit bonjour aussi. Jean-Jacques nous dit que c'est un plaisir de nous entendre
tous les matins. Françoise, si fidèle à Pécancourt. Et vous, qu'attendez-vous de cette deuxième phase de déconfinement ? Là aussi, j'ai plein de messages. Christine qui est dans le Jura qui dit tout simplement que mon département repasse au vert. Tous les signaux sont positifs chez nous. On dépend de Dijon, de Besançon, etc. Mais croisons les doigts, j'espère repasser en vert. Nathalie, qu'est-ce que j'aimerais voir rouvrir en premier ? C'est très égoïste, nous écrit Nathalie. Mais c'est tout simplement mon centre aquatique et de fitness. D'ailleurs, on a des reportages
dans les journaux d'RMC ce matin. Vous n'êtes pas la seule, Nathalie, à attendre cette réouverture des salles de sport. Les restaurants aussi, nous dit Nathalie. Et puis, elle nous dit je n'ose dire que j'attends aussi avec impatience le retour de la Ligue 1 avec du public.
Ça me manque tellement ces soupapes de décompression. Et vous, qu'attendez-vous de cette deuxième phase de déconfinement ? Vous nous dites ce matin le 32 16, l'appli Direct Studio et le Facebook Bourdin Direct pour nous rejoindre.
RMC au 32 16,
45 centimes la minute.
RMC 6h09, Bourdin Direct.
Allez, il est 6h24. Nous faisions quelques réflexions. Charles nous disait quoi ? Que depuis qu'on a passé les 25 degrés, le masque est un peu disparu ? Normalement, on les a réclamés pendant plusieurs mois et maintenant, depuis qu'il fait chaud, le masque se porte sous le menton. Et puis, Quentin, vous vouliez dire qu'il y a les extrêmes aujourd'hui ? Oui, c'est marrant.
Non, ce n'est pas marrant mais quand on constate dans les files d'attente, il y a ceux qui ont très peur, qui sont inquiets du virus, qui veulent absolument respecter le maître, voire plus de distance et puis ceux qui s'en fichent un petit peu, qui relâchent un petit peu la pression et donc ça donne parfois des petites disputes. Des petites disputes et vous Mathieu ? J'ai eu ça, j'ai eu cette expérience hier à la boulangerie, quelqu'un qui voulait qu'on s'écarte mais de 4 ou de 5 mètres et de lui faire passage. Enfin bon, c'est compliqué quand tout le monde revient dans la rue quand même. On rouvre les restaurants ou pas ? Oui. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Charlemagne a dit oui, il faut les rouvrir maintenant. Et vous Mathieu ? Ça nous manque. Oui, et vous, quand vous êtes plus... Oui, non, si, si, si, si, si, si, si on respecte les distances si tout le monde n'est pas si tout le monde n'est pas agglutiné sur la même table bien sûr qu'il faut les rouvrir. Bon, Philippe, lui est dans le Gers. Bonjour Philippe. Oui, bonjour. Ça va Philippe ? Vous êtes bouché dans le Gers. Philippe, est-ce qu'on ouvre des restaurants ? Bien sûr, moi je suis absolument pour tout pour qu'on arrête un peu de psychoter et pour qu'après qu'on garde chacun fasse attention. Il faut rester responsable. Maintenant, il faut que, oui, il faut qu'on fasse gaffe.
Mais après, c'est bien français, tout le monde criait sur les réseaux sociaux les masques, les masques, et puis maintenant là, plus personne ne veut le mettre. C'est un truc bien français. C'est un truc incroyable. Tout le monde a rouspété parce qu'il n'y avait pas de masque et puis dès qu'il fait un peu chaud, plus personne ne veut les mettre. Voilà, après, il faut respecter les distances à 4 mètres quand j'hallucine. Non, la distance d'un mètre, ça suffit. Après, il faut rester citoyen. Logique. J'ai deux petits messages à passer. J'aimerais que, si vous avez, vous le numéro de Bigard, qu'il arrête de dire « je parle au nom du peuple ». Non, non, il parle...
Bonjour, je le connais bien, Jean-Marie. Dites-lui qu'il arrête de parler au nom du peuple parce qu'il parle du peuple. En fait, il parle des Gilets jaunes et les Gilets jaunes, ce n'est pas le peuple. D'accord ? Il faut bien mettre les choses à leur juste valeur. Et ça, c'est quand même... Et ensuite, vite, parce qu'il faut que je me tourne vers... J'aimerais que pour les restaurateurs, les restaurateurs qui vont ouvrir, qui ont beaucoup de personnel, au lieu de faire du chômage partiel, ils emploient tout le monde habitant et l'État paye la contrepartie. Ah ben, attendez, parce que ça, c'est peut-être une mesure qui se dessine. Merci, Philippe. Merci.
J'aurai l'occasion d'en reparler tout à l'heure à 8h20 avec Guillaume Paul. Tous les matins, trois histoires, trois images insolites avec Charles Magnin. Nous commençons, Charles, avec les nouvelles mesures sanitaires sur les tournages de cinéma. Écoutez bien ça. Un guide de 50 pages de mesures à respecter sur les plateaux de tournage qui reprennent en ce moment peu à peu. Alors, distance physique entre les techniciens, gestes barrières, port du masque, tout ça, c'est assez classique, sauf que se pose l'épineuse question des scènes d'amour, les scènes de baiser entre les acteurs.
Et alors là, tenez-vous bien, le guide préconise de pratiquer des tests avant les tournages et des prises de température des acteurs et surtout, le tournage de ces scènes de baiser se fera, je cite, sur la base du volontariat. Une formule qui a fait sourire les internautes. Beaucoup sont prêts à se porter volontaire pour les scènes de baiser avec Brad Pitt ou Alibéry ou bien à jouer les doublures cascades en matière de bisous. Et pour éviter toutes ces contraintes sanitaires, certains ont carrément modifié le scénario de leur film. C'est par exemple le cas d'Olivier Barou qui a supprimé les scènes de foule dans la suite des Tuches, les Tuches 4 qui est actuellement en tournage.
Pas question de tourner les scènes avec une dizaine de personnes réunies. D'un Français sur deux satisfait de son corps après le confinement. Et oui, Jean-Jacques, sondage IFOP pour Fitness Magazine. Une majorité de Français contentent son apparence à la sortie du confinement. C'est particulièrement vrai chez les hommes, les jeunes et les célibataires. Autrement dit, Quentin Vinet est sûrement très fier de son corps en ce moment. On a aussi le détail par région. C'est en Bourgogne-Franche-Comté. Et Quentin s'est remis à courir, donc ça va. Il est fit pour l'été. Bourgogne-Franche-Comté et Auvergne-Rhône-Alpes on est satisfaits.
A l'inverse, dans les Hauts-de-France et en Occitanie, les sondés reconnaissent qu'il y a encore un peu de boulot. Et oui, de nombreux Français déclarent vouloir intensifier leur pratique sportive en cette période de déconfinement avec un objectif, être le plus séduisant possible en vue de l'été. Et puis, nous allons terminer avec cette info qui va faire plaisir à Mathieu. Oui, la bière, aux rillettes. Mathieu, c'est de chez toi, c'est Sartois, le brasseur Sartois qui avait eu cette idée a profité du confinement pour aller au bout de son projet. Ça y est, la bière aux rillettes est disponible, elle est en bouteille. Il n'y en aura pas pour tout le monde, fais vite.
27 kilos de rillettes pour produire 500 litres de bière. Elle s'appelle la copain comme cochon et elle devrait parfaitement se marier avec les autres produits du coin, la glace et les gâteaux aux rillettes qui existent. Copain comme cochon. Oui, c'est le nom de cette bière. Mais on sait s'amuser dans la Sarthe. Mais non, mais je suis là. Et quand on promet quelque chose, on l'a. On n'en doute pas, 32,16. 32,16. La touche 5, c'est la machine à café et les capsules qui vont avec. Quentin. Et le mot matin par SMS au 7,32,16. Mathieu. À suivre, dans le bord d'un direct, 10 000 Français toujours bloqués au Maroc et d'autres en Algérie, en Tunisie.
Témoignage de Claire Beretti ce matin, elle vient de rentrer chez elle en Corse après deux mois coincée au Maroc. Elle est avec nous juste après le journal de 6h30 sur RMC. Il est 6h30, juste c'est l'heure des infos avec Anne-Sophie Belbi. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Le déconfinement, acte 2, réouverture des bars, des restaurants, oral du bac de français, zone maintenue en rouge ou vert. Le Premier ministre annoncera de nouveaux assouplissements cet après-midi. La drogue de retour dans les quartiers autour des écoles. Les parents d'élèves de Seine-Saint-Denis s'inquiètent. Les dealers profitent que les jeunes ne soient pas à l'école pour les recruter. Et puis, à la fin de ce journal, direction la Philharmonie de Paris. Premier concert depuis la fin du confinement dans une salle vide mais diffusée en direct sur Internet. RMC 6h31. C'est de plus en plus rassurant.
Chaque jour, un peu plus, le spectre d'une deuxième vague de l'épidémie s'éloigne. C'est ce que disait hier encore le ministre de la Santé, Olivier Véran, depuis l'Assemblée nationale. Même s'il faut rester bien sûr vigilant.
Les indicateurs, les cartographies, fruit de l'observation, de la recherche, de l'action des soignants, des chercheurs sur notre territoire, montrent que nous sommes sur la voie du contrôle de cette épidémie. Mais à l'heure à laquelle je vous parle, il y a encore
deux Français qui, chaque heure, sont admis dans les réanimations de nos hôpitaux. L'épidémie
n'est donc pas derrière nous. Et la lutte contre la diffusion de ce virus est aussi importante aujourd'hui qu'elle l'était hier.
Un certain parfum de en même temps cher à Emmanuel Macron, rester prudent et en même temps desserrer les taux puisque c'est aujourd'hui à 17h qu'Edouard Philippe va annoncer la nouvelle phase du déconfinement. Ce que l'on sait déjà à Gladys Laffitte, c'est que la France ne passera pas entièrement en vert.
Non, certains départements d'Île-de-France notamment devraient rester rouges. En revanche, les parcs et jardins pourraient rouvrir sur tout le territoire, y compris en Île-de-France, mais avec le port du masque obligatoire en zone rouge donc la limite des 100 kilomètres pourrait augmenter de façon concentrique. C'est ce qu'avait dit le secrétaire d'État au tourisme Jean-Baptiste Lemoyne. Autres annonces très attendues, la reprise des spectacles dès le mois de juin et la réouverture des cinémas un peu plus tard à partir du 1er juillet. Côté éducation, le gouvernement souhaite une ouverture élargie des écoles.
Au collège, le retour progressif des quatrièmes et des troisièmes pourrait avoir lieu et au niveau des lycées, le gouvernement planche sur une rentrée en priorité dans les lycées professionnels. Enfin, d'après nos informations, l'oral du bac pourrait être annulé mais rien n'est encore définitivement tranché.
Gladys Laffitte en direct. Merci. Réouverture de tous les parcs et jardins y compris en Ile-de-France. Réouverture des bars, des cafés et des restaurants aussi dès mardi avec un mètre de distance entre chaque client. On ne sait pas si ça concernera tout le pays mais les professionnels se préparent. Illustration dans le Rhône. Florence Donjon.
Dernier coup de peinture pour Yves Cardone, gérant de ce bouchon lyonnais depuis 26 ans.
Après plus de deux mois de fermeture, il n'espère qu'une chose, rouvrir son établissement. Nous attendons avec impatience justement les ordres et les demandes de l'État et on n'aura plus que 5 jours pour les mettre en place. Nous avons d'ores et déjà prévu de distancer l'État de plus en plus.
En clair, 32 couverts au lieu de 67 habituellement, un manque à gagner pour ce restaurateur qui emploie 3 personnes à temps plein. Il mise donc sur ses 25 couverts en extérieur, d'autant que l'emplacement est offert par la municipalité cette année.
On va compter sur notre terrasse et du beau temps pour pouvoir améliorer nos conditions de travail.
Même espoir pour Didier Chastan, la tête du faisant doré à Villefranche-sur-Saône, mais tenté d'inquiétude, notamment pour ses 11 employés. 33 couverts au lieu de 60, ça veut dire qu'il va falloir laisser des gens en chômage partiel, ce qui n'est pas évident. Mais l'envie de redémarrer est bien là pour Ludivine Guénaud, responsable de salle. On a vraiment très très hâte
de pouvoir rouvrir et de pouvoir refaire le lien avec notre clientèle.
Une clientèle fidèle et avide de convivialité, le restaurant compte déjà une dizaine de réservations pour le premier week-end de juin.
Et après ce journal, Didier Désert, restaurateur et propriétaire de l'ambassade d'Auvergne à Paris, sera l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC. Pour cette deuxième étape du déconfinement, le gouvernement mise également sur Stop Covid. Le Parlement a donné son feu vert hier soir et l'application devrait être téléchargeable dès ce week-end. Nous vous emmenons aussi en Seine-Saint-Denis ce matin sur RMC. Depuis que l'on peut ressortir de chez soi, le trafic de drogue a repris dans les quartiers et les jeunes qui ne sont pas retournés en cours servent de guetteurs. Des parents d'élèves inquiets ont signé une tribune pour alerter les autorités. Nicolas Ropère.
Depuis la fin du confinement, Fabienne l'a bien constaté, les dealers s'activent de nouveau devant l'école de sa fille. Ça redevient un peu la norme que nous connaissons. C'est-à-dire qu'ils sont de nouveau là. Moi, je n'accepte pas de voir mes enfants se la nommer entre deux dealers parce qu'ils ont besoin de prendre l'air. C'est inacceptable. Avec la fermeture des collèges et des lycées, le profil des guetteurs change, constate cette mère de famille installée depuis 17 ans à Saint-Denis. Avant, ça allait de 17 à 30 ans. Maintenant, on a des mineurs de 13 ans. Les collèges sont enfermés. C'est bien plus pratique de recruter des jeunes.
Et en plus, quand ils sont arrêtés par la police, le lendemain, ils sont dans la rue. Depuis un an, les parents d'élèves sont mobilisés pour faire reculer le trafic de drogue qui leur pollue la vie. Pour autant, Nadine, qui a deux enfants scolarisés, estime ne pas avoir été suffisamment entendue. Les solutions qui nous ont été apportées n'étaient pas suffisantes. Ce n'est pas ça qu'on demandait. Le trafic, il était là avant nous. Il sera là après nous. Je veux juste que les jeunes de cette ville, de ce département, s'en sortent. La municipalité de Saint-Denis assure que des moyens supplémentaires ont déjà été déployés et on appelle à l'État.
Air France-KLM veut réduire de 40% son offre sur les vols nationaux d'ici à 2021 avec la fermeture de plusieurs liaisons, celles où il y a une alternative ferroviaire à moins de 2h30. Notez par ailleurs que la Commission européenne va débloquer 750 milliards d'euros pour relancer l'économie. La France serait le quatrième pays bénéficiaire. Le plaisir, retrouver des musiciens, ils réinvestissent la Philharmonie de Paris. Depuis hier soir, ils donnent des représentations diffusées en direct à partir de 20h30 sur le site de l'institution et sur Arte Concert. Rémi Inc.
Dès les premières notes, la libération pour les musiciens.
On avait l'impression de vivre en apnée depuis un petit moment et là,
on a eu une grande bouffée d'air. Philippe Haïche, premier violon solo de l'Orchestre de Paris, a passé une soirée mémorable.
Ça a été des frissons, ça a été une grande joie intérieure. C'est irremplaçable de se retrouver sur une scène
où on a eu le sentiment que c'était reparti. Un début de retour à la normale. Les instruments se répondent, la musique se mélange au point d'avoir presque la sensation de se toucher entre musiciens.
Il y a un contact qui est immatériel, qui à mon avis n'est pas vecteur du moindre virus, sinon l'amour de la musique. Donc ça marche très très bien. On a besoin de ça. Sans ça, on meurt. Le musicien a maintenant une hâte, celle de retrouver son public. Je pense qu'il y a un vrai besoin de musique, un vrai besoin de retourner au spectacle. On fait partie de la société, on fait partie d'une économie aussi. Donc on a besoin de reprendre.
Un nouveau concert aura lieu ce soir à la Philharmonie. Toujours pas de public, mais cette liberté retrouvée et cet espoir de jour meilleur.
Mathieu, c'est à Clairefontaine. J'attendais avec la musique.
Mais ça fait du bien. Il faut, il faut.
Pour les courses à Clairefontaine en musique, le pronostic de la Dream Team des courses RMC favori numéro 5, Midnight Shine, Outsider numéro 10, Écolo,
le 5 et le 10. Nous allons parler des restaurants avec notre invité d'Idee Désert dans un instant. Mais je voudrais ne pas oublier celles et ceux qui sont toujours bloqués au Maroc. Oui, des Français qui sont là-bas depuis maintenant deux mois, pour certains, deux mois et demi. Claire Beretti, bonjour. Bonjour. Merci. Vous préférez dire en Corse votre village, allez-y.
Ribas, la commune de Sangavin au Likar, Bini.
Bon, bravo. J'aurais été incapable. Bon, dites-moi, Claire, vous êtes rentrée quand du Maroc ? Récemment, vendredi, je suis partie vendredi matin, donc je n'avais pas de vol pour la Corse avant le 25. Donc je suis rentrée en Corse le lundi 25. Voilà. Et vous êtes restée bloquée combien de temps au Maroc ? Ah, ben, j'étais partie en vacances pour acheter un petit appartement à Marrakech. et mon mari est parti le 13 mars pour voter, bien sûr, physiquement, comme il voulait. Et donc ça fait depuis le 13 février que je suis à Marrakech. Vous étiez bloquée à Marrakech ? Impossible de rentrer. Ah non, au 13 mars, mon mari est parti une heure après, on fermait les aéroports, donc j'étais bloquée.
Et vous êtes restée bloquée depuis le 13 mars jusqu'à vendredi dernier ? Ah ben bien sûr, en attente du téléphone qui ne sonnait jamais, avec le téléphone tout le temps en allant dans la douche, voilà, vous êtes partout avec le téléphone et c'est une angoisse pour tout le monde là-bas. Il y a quand même 4000 personnes qui sont encore là-bas, peut-être 5000, je ne sais pas. Encore là-bas ? Oui. Mais pratiquement plus de vols parce qu'on nous a dit que les Français étaient rapatriés. Moi, je ne comprends pas très bien. Alors attention, il faut faire la différence, M.
Bondin, il n'y a aucun vol, zéro vol, d'accord, de Marrakech, de Casablanca, mais il y a des rapatriements par, bien sûr, le ministère de l'Intérieur et des Affaires étrangères, d'accord ? D'ailleurs, je les ai appelés parce qu'au dernier moment, je n'en pouvais plus, je ne savais plus à quel sein me vouer. Pour la bonne raison que, bien sûr, au début, on me dit mais va au Consulat de France. Oui, mais allez-y, M. Bourdin, c'est fermé. Il y a des flics marocains, français, il y a un interphone et on vous répond qu'il faut passer par Internet. Donc là commence la galère. Oui, j'imagine.
Et deux lignes de téléphone, 200 appels par jour, je les ai eues trois fois au téléphone en deux mois et demi. Voilà. Mais comment avez-vous fait pour vivre là-bas au Maroc ? Alors, moi, j'avais peut-être un peu plus de privilèges que les autres, c'est que je venais d'être dans un appartement que je n'ai pas signé parce que j'avais, c'était tout fermé, les notaires étaient confinés aussi.
Oui.
Donc j'ai eu la chance d'avoir un propriétaire qui m'a laissé dans l'appartement qui ne m'appartenait pas. Bah, il est sympa, dites-moi. Ah oui, oui, non, il faut remercier. Est-ce que vous allez l'acheter ? Est-ce que vous allez l'acheter cet appartement ? Comment ? Vous avez pu le tester maintenant. Est-ce que vous allez l'acheter ? Ah, je l'ai bien testé. J'ai pu acheter une petite table de clients pour mettre sur mon petit balcon. Oui. Voilà, et j'étais ravie. Vous allez l'acheter ou pas ? Oui, oui, non, c'est fait parce que vous savez, c'est très déterminé et que je veillais toujours les alertes, quand est-ce qu'ils ouvraient, si on pouvait. Voilà. Oui, oui.
Vous avez finalement été rapatrié vendredi dernier par un vol spécial d'Air France entre Marrakech et Roissy. Voilà, donc je vous explique ça parce qu'il y a beaucoup de personnes qui m'ont demandé de témoigner, qui ont été, par exemple, non propriétaires, non prioritaires parce qu'ils n'avaient pas, ils avaient leur attestation d'employeur qui pouvait peut-être les mettre dehors. Mais ça, on dirait que c'était pas prioritaire. Après, il y avait des gens qui étaient complètement isolés comme moi, sans réponse au téléphone du consulat.
Et puis, alors, quelque chose qui a été dramatique, c'est qu'on vous envoie des formulaires du consulat et on vous dit de remplir le formulaire avant 22h alors qu'il est 18h30. Et ensuite, après le formulaire, vous avez ces espèces de documents qu'il faut réduire en IPJ. Et ça, évidemment, il y a au moins 40% des gens qui ne savent pas le faire. Oui, bien sûr. Donc, vous êtes en crise de nerfs et puis voilà, vous ne passez pas le truc et vous n'êtes pas appelé. Alors après, qu'est-ce qui se passe ? Enfin, parce que je résume, je sais que je n'ai pas beaucoup de temps sur votre antenne. Oui, ça c'est vrai, Claire. J'étais directrice de Radio Golf jusqu'en 98.
Donc, vous savez, vous connaissez la radio. Voilà, je connais bien la radio. Donc, si vous voulez, c'est vrai que Air France vous appelle. Alors, Air France vous appelle et là, moi, je suis au feu rouge, je ne sais plus quoi faire. Il fait deux mois et demi que j'attends l'appel et voilà. Et Air France vous appelle et vous fait payer parce qu'en fait, c'est un rapatriement... Allez-y vite, vite Claire, parce que là, je suis vraiment à la bourre. D'accord. Un rapatriement commercialisé et on vous fait payer 280 euros. Il y en a qui n'ont pas été remboursés parce qu'il y en a qui n'ont pas été pris.
Et voilà, il vous arrivez à Roissy où tout le monde applaudit dans l'avion parce que quand même, on remercie ceux qui nous ont rapatriés. Merci Claire. Voilà. Merci et merci pour votre sourire venu de Corse. 6h43, vous êtes sur AMC. Le Quai d'Orsay promet de redoubler d'efforts pour trouver des solutions de retour à tous les Français bloqués. Justement, depuis le mars, 30 000 Français sont revenus du Maroc, 18 000 de Tunisie et 8 000 d'Algérie. C'est ce que nous dit le Quai d'Orsay. Dans les 15 prochains jours, plus de 15 000 solutions de rapatriement seront proposées. Parlons du Maroc spécifiquement, on va passer de 2 à 8 avions par semaine.
Une dizaine de liaisons maritimes seront organisées dans les 15 prochains jours. Il y en a déjà eu vers 7 et vers Marseille ces deux derniers jours. Didier Désert, maître restaurateur, propriétaire de l'ambassade d'Auvergne à Paris est avec nous dans 2 minutes. RMC.
RMC, 6h, 9h. Vos indirects.
Allez, il est 6h47, 46. Didier Désert est donc maître restaurateur et propriétaire de l'ambassade d'Auvergne à Paris. Bonjour. Vous avez une centaine de places. Oui, une centaine de couverts. Une centaine de couverts, oui. Bien, vous voulez reprendre évidemment le plus vite possible. Vous attendez avec impatience les annonces du Premier ministre. Dans la profession, nous attendons tous les annonces d'Edouard Philippe. On a quelques intuitions. On sait que zone verte, c'est à peu près acquis que ça ouvrira le 2. Sur les zones rouges ou encore rouges, on ne sait pas trop.
On est évidemment pressé d'ouvrir mais on est très attentif aux conditions dans lesquelles on va ouvrir parce que c'est ça qui est important. Ouvrir pour ouvrir, évidemment, on a envie de faire notre métier. Mais dans quelles conditions ? Alors, vous avez déjà organisé, pensé aux conditions d'accueil. des clients. Alors, on a pensé dans la limite de ce qu'on a eu comme information puisque le protocole sanitaire, il sera communiqué cet après-midi. On sait que ça va être compliqué. C'est-à-dire que nos restaurants sont des lieux de vie. Nos restaurants sont des lieux de partage, de convivialité. Les serveurs vont être masqués.
Les clients devront être masqués à l'entrée du restaurant et pendant leur déplacement. Les tables vont être espacées. Donc, toute cette capacité à communiquer, à échanger avec les uns et les autres, elle va disparaître. Et puis ensuite, ça aura quelques répercussions directes sur la façon même de travailler. Le fait de devoir tout désinfecter, par exemple, on va plus mettre de salière ou de poivrière sur les tables parce que ça serait trop de boulot. Donc, on va les saler à la demande, au poivre à la demande.
Servir l'aligo comme on le fait à l'ambassade de Verne où on vient montrer l'aligo à toutes les tables, on va peut-être s'abstenir d'aller à chaque table montrer l'aligo parce que ça va créer une... Ah, c'est bon l'aligo, vous me donnez un... Qu'est-ce que c'est bon ? Vous savez ce que c'est que l'aligo ? Non ? J'en ai mangé un mais il y a longtemps pas le dernier, c'est au moins deux ans. C'est bon l'aligo, c'est bon. Donc, on va devoir s'adapter, ça va être compliqué et puis au-delà de ça, c'est vraiment les conditions économiques dans lesquelles on va démarrer qui sont très inquiétantes pour nous tous puisque on ne sait pas si on sera à l'équilibre. Bien sûr.
Alors, les conditions économiques, les assureurs, vous savez qu'ici, on s'est beaucoup battus et on se bat beaucoup. Et nous vous en sommes reconnaissants. Merci, Didier Deser. On se bat beaucoup parce que je veux que les assureurs, pas que les restaurateurs d'ailleurs, les commerçants en général, que les assureurs assument, que les assureurs assument leur responsabilité. Alors, où est-ce que vous en êtes ? Vous aussi ? Alors, dans les discussions avec les assureurs... On a beaucoup parlé de Stéphane Manigold mais il n'est pas seul. Vous êtes... On est tous concernés avec des contrats différents les uns des autres. Des contrats qui sont discutables d'autres moins.
Ce qu'on attend, c'est que les assureurs prennent une position de principe non pas contractuel mais presque philosophique dans un état de crise qui est inégalé pour nous aider et nous aider à reconstituer nos trésoreries à minima pour pouvoir supporter les mois à venir où on ne travaillera pas comme avant. Donc, on a besoin des assureurs. On a besoin aussi que des grands opérateurs comme Orange, EDF fassent leur part d'effort. Ils sont d'un silence aussi assourdissant que les assureurs jusqu'à présent. C'est vrai. Et puis ensuite, on a un vrai sujet. Pas tous. Je ne veux pas. Parce que certains ont compris qu'il fallait réagir. Certains ont compris qu'il y avait un enjeu d'image.
Les assureurs banques, banquiers... Mais il y a un vrai enjeu d'image. Que voudra dire le mot assurer demain si les assureurs ne sont pas au rendez-vous ? Ils perdent leur âme. Vous avez raison. Mais vous avez raison. C'est comme le restaurateur qui sert un aligo qui vient d'Alsace. Exactement. Bon. Alors, allez-y. Qu'est-ce que vous vouliez ? Les loyers aussi. Alors, on demande que sur les loyers, l'État nous aide. Il y a eu un médiateur de nommé mais on n'a rien vu venir.
Que l'État nous aide à trouver une base de discussion avec les bailleurs pour que l'on puisse d'abord effacer les loyers sur la période où on n'a pas travaillé et où on a loué nos commerces pour pouvoir avoir une activité. Cette activité, elle était impossible et donc je comprends que les bailleurs privés, ça soit difficile pour eux mais c'est aussi difficile pour nous. Et donc il faut que l'État nous aide à trouver un terrain d'entente qui nous permette à la fois d'effacer ces trois mois d'inactivité et puis ensuite d'indexer pendant une période donnée nos loyers sur la base de notre chiffre d'affaires.
C'est la seule façon qui permettra aux locataires de continuer à supporter cette charge du loyer et aux bailleurs de continuer à avoir des locataires parce que si on fait tous faillite, nos bailleurs, à un moment donné, d'abord ils ne recouvreront pas les loyers et puis ensuite ils vont rester avec des commerces fermés pendant quelques temps avant de retrouver quelqu'un qui le prendra pour moins cher. Donc on est tous gagnant-gagnant, il faut juste que l'État nous aide à organiser cette discussion avec les bailleurs comme il devrait le faire avec les assureurs et nous aider là aussi à organiser les discussions. Didier Deser, Sandra est avec nous. Bonjour Sandra. Oui, bonjour messieurs.
Bonjour ma chère Sandra. Alors vous avez, vous portez toujours votre masque et vos gants.
Ah oui, toujours.
Et si les restaurants rouvrent, vous n'irez pas ?
Non, franchement je veux voir avant comment ça va se passer
parce que je n'aurais pas trop confiance. Didier Deser. Oui, vous avez fait un petit sondage. Oui, c'est un peu ce qui nous inquiète à la fois quand on interroge nos clients, chacun dans nos maisons ou dans nos amis. Globalement, un Français sur deux est impatient de retourner au restaurant, de retrouver cette ambiance festive et puis un Français sur deux attend parce qu'on a tellement dramatisé effectivement et certainement à juste raison cette crise que les gens sont attentifs et vont voir ce qui va se passer.
Et on est dans un paradoxe parce que ceux qui ont peur vont vouloir le maximum de mesures sanitaires dans nos restaurants et ceux qui ont envie d'aller au restaurant aujourd'hui ont peut-être pas envie de porter un masque pour aller aux toilettes. Bien sûr, bien sûr. Merci Didier Désert. Merci et bonne chance pour la reprise prochaine. Mathieu, qu'allons-nous faire avec Anthony Morel ? On va parler de la folie des vélos. Avec Anthony, des vélos toujours plus beaux, toujours plus techno. Anthony nous a trouvé ce matin des vélos électriques connectés et même gonflables. C'est déjà demain
dans une minute
sur RMC. Cette deuxième phase
du déconfinement, qu'en attendez-vous ? Frédéric nous dit « Moi, j'ai hâte que la barrière des 100 kilomètres disparaisse. Ça va faire presque cinq mois que je n'ai pas vu mes parents, nous dit Frédéric. Tout à l'heure, je vous disais que Nathalie justement attend la réouverture des restaurants à condition
de ne pas supporter le stress, de ne pas être trop loin des autres. Ce ne serait pas supportable pour moi, nous écrit Nathalie. Il y a cette idée de Patricia qui est défendue aussi dans plusieurs villes. Étendre les terrasses sur les places de parking, excellente idée pour Patricia. Il faut continuer
obligé les employeurs à conserver le télétravail. Comme ça, il y aura moins de voitures, donc plus de places pour étendre le dispositif des terrasses plus grandes. Il faut être cohérent.
Fathia nous dit qu'elle a hâte aussi que les restos rouvrent. Un été sans terrasse, ce n'est pas un été. Oui aux terrasses supplémentaires sur les places de parking, c'est une excellente idée. Il faut faire ça partout et pas qu'en ville. Au contraire,
Damien qui est commerçant dans le centre-ville de Rennes s'interroge n'ont plus de place pour se garer. RMC au 7,32.
75 centimes par envoi plus prix du SMS. RMC.
RMC coûte déjà demain.
C'est déjà demain avec Anthony Morel. Où est-il passé ? Qui arrive à vélo. Bonjour, bonjour. Regardez-le. Ça réveille. Vélo, attention parce que c'est un vélo électrique. Ne prenez pas. Trop d'élan. J'ai réglé l'assistance. Normalement, ça devrait aller. Mais effectivement, mais ça va, on a la place sur ce plateau. Ce n'est pas mal. Oui, ce plateau est grand. Là, on peut y aller. Il est magnifique, ce vélo. Il est pas mal quand même. Je vais m'arrêter quand même à un moment pour vous le montrer. Oui, parce que vous nous donnez le tournis. Oui, ce n'est pas le but. Pour vous le montrer en plein quand même, ce vélo.
Alors que je vais décrire pour ceux qui nous écoutent parce qu'il est un petit peu particulier. C'est un vélo électrique. C'est la grande tendance du moment. Énorme engouement autour des vélos électriques en ce moment. C'est assez logique. Mais un vélo électrique qui ne ressemble pas du tout à un vélo électrique. La batterie, où est-ce qu'elle est par exemple ? Elle est cachée à l'intérieur du châssis. Donc, on ne la voit pas. On recharge son vélo. Il y a une petite prise en dessous et c'est tout. Mais sinon, on ne la voit pas. Vous avez sur le cadre un écran.
Alors, je ne sais pas si on va bien le voir mais c'est des diodes électroluminescentes qui montrent la batterie, le niveau de la batterie, la vitesse à laquelle on roule, etc. Donc, c'est des vélos qui sont à la fois électriques mais qui sont aussi de plus en plus électroniques. Sur le cadre, vous imaginez ? Sur le cadre. Et qui sont connectés. Alors, c'est ça le truc. C'est qu'en gros, je vais pouvoir allumer et éteindre les lumières. Je vais pouvoir... Voilà, je les ai éteintes. Normalement, elles vont s'éteindre dans quelques petites secondes. Voilà. Et je vais les rallumer. Et vous allez aussi pouvoir avoir un antivol intégré.
C'est-à-dire que si je m'éloigne du vélo et qu'on essaye de me le voler, eh bien, la roue va se bloquer et il y a une alarme. Alors, il paraît... C'est un vélo Van Moof. La marque, c'est hollandais. C'est hollandais. C'est hollandais. C'est une marque hollandais. J'en ai roi du vélo. C'est vrai, c'est vrai. Mais il y a de plus en plus de concurrence sur ces vélos high-tech, ces vélos qui sont de plus en plus connectés. Ce vélo, si on vous le vole, Van Moof s'engage à vous le retrouver. Oui, alors, ils ont fait un truc un peu spécial. C'est qu'effectivement, quand on vous le vole, vous avez un GPS intégré pour suivre le vélo. Mais ce n'est pas vous qui allez aller le rechercher.
Évidemment, c'est dans le vôtre. Donc, vous avez des espèces d'équipes qui travaillent avec la police chez Van Moof pour aller chercher le vélo et ils vous en prêtent un autre en attendant, etc. Donc, c'est assez malin. On est d'accord. Mais il y a des aides. Il y a des aides. Alors, il y a les subventions en région Île-de-France, par exemple, c'est 500 euros. Il faut savoir que le prix moyen d'un vélo électrique en France, c'est autour de 1700 euros. Donc, on n'est pas beaucoup, beaucoup au-dessus. Ce n'est pas pour faire la pub de celui-là en particulier. Il faut savoir qu'il y a vraiment une offre de plus en plus importante sur ces vélos connectés.
Il y a un vélo français qui va sortir dans quelques mois qui s'appelle Angel qui a pas mal fait parler de lui. J'ai essayé de me le faire prêter. Il ne les prête pas pour l'instant. Est-ce que certains valent 15 000 euros ? Ça monte jusqu'à 15 000 euros. Il y a un modèle de VTT connecté absolument dingue. Mais je vous le présenterai une autre fois, celui-là, si vous voulez, mais complètement fou. 15 000 euros. Alors, avec des matériaux absolument incroyables, etc. Mais oui, effectivement, les prix des vélos électriques, ça peut monter très, très haut. C'est des mobilettes à ce prix-là. C'est presque des mobilettes. Existe-t-il ? Moi, j'avais vu ça, mais c'est vrai ou pas ?
Un vélo électrique gonflable ? Je vous confirme. Je vous confirme. C'est un projet de l'Université de Tokyo. C'est incroyable. Vous allez le voir pour ceux qui nous regardent. Un vélo électrique gonflable. Alors, ça se présente sous la forme. C'est comme un matelas gonflable. C'est la même chose. Vous mettez ça dans votre sac à dos et lorsque vous en avez besoin pour rentrer à la maison, vous soufflez dedans ou alors vous utilisez un petit moteur pour le gonfler et ça va prendre vaguement la forme d'un vélo. Vous avez une selle, vous avez un guidon et vous allez monter dessus et il y a un petit moteur électrique à l'intérieur. Oui. Et vous allez aller avec ça. Oui.
Mathieu, vous voyez sur ce... Non, je ne demande pas la tu vois. C'est un vélo. C'est vaguement un vélo. Le problème, si vous voulez, c'est que là, c'est plus simplement le pneu qui crève. C'est l'ensemble du vélo qui crève. Ah oui, ça, c'est en l'étant. Ça risque de poser quelque chose. C'est bien. Ça peut faire matelas en même temps. Mais voilà. Pour une soirée, vous finissez votre soirée, vous dormez sur le matelas et puis vous rentrez à la maison. J'aime bien le concept. Bon, merci. Anthony Morel qui a toujours des trouvailles. Il est 6h59 et Vincent qui est là. Bonjour, Vincent. Bonjour, Jean-Jacques. Vous êtes en Indre-et-Loire, l'Angers, hein, Vincent ? C'est ça, Jean-Jacques.
Vous écoutez la radio, vous regardez la télé le matin ? J'écoute toujours la radio. Vous écoutez toujours la radio. Vous avez bien fait d'écouter ce matin parce que vous avez gagné votre machine à café et les capsules qui vont avec, mon cher Vincent. Merci beaucoup, Jean-Jacques. Et j'en suis très, très, très heureux. Passez une très belle journée.
Bonne journée à vous aussi et puis merci à RMC pour la qualité de ces émissions.
Merci, Vincent. Merci, ça me fait plaisir, vraiment, Vincent. Vraiment. Il est quelle heure ? Il est 6h59.