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InterviewLCP — La Politique et moi (sur Podcast)· 26 janvier 2026 14 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleInstitutions & électionsSanté

Sébastien Peytavie, député "Écologiste et Social" de Dordogne | La politique et moi

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:46OuverteRéponse directe

    Premières heures dans l'Assemblée et déjà premiers obstacles à dépasser.

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ?

  • 3:24OuverteRéponse directe

    C'est une position stratégique d'être juste à côté des ministres ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Comment est-ce que vous avez géré cet écart entre les attentes et vos objectifs ?

  • 5:22OuverteRéponse directe

    C'était important pour vous ça ?

  • 7:15OuverteRéponse directe

    Comment vous-même et votre famille ont réagi à l'époque ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Invité politiqueFait
    « On est dans une société qui n'a pas été pensée pour des personnes en situation de handicap, qui malgré la 20 ans de loi n'a pas trop évolué. »
  • 4:48Invité politiqueChiffre
    « Il y a 16% de la population qui a un handicap et il n'y a que 0,1% des élus qui sont en situation de handicap. »
  • 5:08InvitéFait
    « Vous avez notamment obtenu le remboursement intégral des fauteuils pour les personnes handicapées. »
  • 5:19InvitéFait
    « vous avez obtenu la fin de ce qu'on appelle le vote assis-debout. »
  • 11:05Invité politiqueFait
    « il y a quand même énormément de femmes qui, aujourd'hui, quittent le salariat parce qu'elles ont des règles trop douloureuses »
  • 12:13InvitéFait
    « Je crois que vous avez été champion de France de D2 en 2018, c'est ça ? Et vous avez gagné la Coupe de France ? »

Temps de parole

  • Sébastien Peytavie66 %
  • Invité31 %

2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Il n'avait pas prévu de faire du handicap son principal combat, mais son élection a changé la donne, une charge pas toujours évidente à assumer. Il siège au sein du groupe écologiste à l'Assemblée. Bonjour Sébastien Peitavi. Bonjour. Quand vous avez été élu député, tous les regards se sont tournés vers vous pour une raison toute simple. C'est que vous êtes le premier député en fauteuil roulant assiégé sous la Ve République. Vous êtes évidemment venu avec votre fauteuil qui est là, ici. Et on va voir que dès le premier jour, ça a posé des problèmes très concrets à l'Assemblée.

0:46
Présentateur

Premières heures dans l'Assemblée et déjà premiers obstacles à dépasser.

0:51
Sébastien Peytavie

Alors, on est très sportif, parce que si on se loupe, c'est le mur qui arrête.

0:56
Présentateur

Avec Sébastien Peitavi, le Palais Bourbon connaît son premier député en fauteuil, d'où de nécessaires aménagements.

1:03
Sébastien Peytavie

La maison est ancienne à l'époque, il y avait des chaises à porteur. Et il n'y a plus ? Non, pas malheureusement. Comme je ne peux pas accéder dans les rangs, donc je vais être à côté des ministres tout à fait en bas.

1:15
Invité

On voit que vous en riez, qu'on peut avoir de l'humour sur son propre handicap.

1:21
Sébastien Peytavie

On est dans une société qui n'a pas été pensée pour des personnes en situation de handicap, qui malgré la 20 ans de loi n'a pas trop évolué.

1:34
Invité

C'est-à-dire qu'il y a une loi votée depuis longtemps sur l'accessibilité des bâtiments publics. Et votre élection a montré qu'en fait, elle n'était pas appliquée à l'Assemblée. Oui.

1:43
Sébastien Peytavie

Ils y avaient pensé, évidemment, parce que quand la loi a été votée. Mais comme jamais la situation s'était présentée, ils n'avaient pas fait les travaux.

1:53
Invité

Alors, l'Assemblée a donc engagé des travaux pour vous, sauf que les bonnes volontés ne suffisent pas toujours. Il y a eu un incident en juillet 2024 à l'occasion de l'élection à la présidence de l'Assemblée. Ça vous a mis en colère. Qu'est-ce qui s'est passé ce jour-là ?

2:08
Sébastien Peytavie

On avait demandé avec mon équipe si toutes les dispositions avaient été prises pour pouvoir voter. On nous avait garanti que c'était le cas. Et en fait, c'est un huissier qui s'était proposé pour pouvoir voter à ma place. Parce que l'urne était installée en haut de la tribune. Et donc, je ne pouvais pas monter. Donc, plutôt que de descendre ou de mettre une urne en bas pour que tout le monde puisse voter au même endroit. Donc, l'idée était qu'un huissier, en sachant que je n'avais pas fait de délégation de vote, que ce n'était pas un député, que ce n'était pas quelqu'un à qui je pouvais donner mon pouvoir pour voter. Donc, je pense qu'il y a plein de choses qui n'allaient pas.

Et ça n'a pas été pensé. Donc, bon, j'ai été pris de court, on va dire, sur le premier scrutin. Entre le premier et le deuxième premier tour, j'ai demandé à ce que l'on puisse modifier. On nous a dit que comme nous avions commencé d'une certaine manière, on ne pouvait pas... Et puis, sur le troisième tour, je me suis bloqué devant les marches. J'ai refusé de donner mon bulletin pour qu'il descende l'urne, tout simplement.

3:07
Invité

C'est l'image qu'on voit là, l'urne qui est descendue. Alors, on ne vous voit pas au pied de la tribune, mais on voit vos collègues vous applaudir pour avoir fait ce geste, pour pouvoir voter vous-même personnellement. Oui, oui. Alors, une place a été aménagée pour vous, juste à côté des ministres. C'est une position stratégique d'être juste à côté des ministres ? Est-ce que vous avez pu, je ne sais pas moi, surprendre des conversations confidentielles à cette occasion ?

3:32
Sébastien Peytavie

Oui, il n'y a pas tellement de conversations confidentielles, mais ça permet de discuter.

3:37
Invité

Et est-ce que ça a permis de sympathiser avec certains ministres ?

3:40
Sébastien Peytavie

Ça permet de porter des sujets. Quand on a un problème avec la fermeture de la maternité de Sarla et que l'on a le ministre de la Santé à proximité, on peut en discuter assez rapidement.

3:50
Invité

Votre élection a suscité beaucoup d'espoir chez un grand nombre de personnes handicapées. Sauf que vous, au début en tout cas, vous ne vouliez pas être réduit à cette cause du handicap. Vous étiez là pour défendre les services publics, pour lutter contre le réchauffement climatique. Comment est-ce que vous avez géré cela, cet écart entre les attentes qui est porté sur vous et vos propres objectifs politiques ?

4:10
Sébastien Peytavie

Quand je suis candidat en 2022, la question du handicap n'est pas du tout un sujet ni que je mets en avant. Je crois qu'on ne me voyait même pas en fauteuil sur l'affiche. Et quand j'arrive et quand j'apprends, parce qu'en fait j'ai découvert que j'étais le premier député en fauteuil roulant, en arrivant ici, je ne le savais pas. Et j'ai reçu je ne sais combien de messages de personnes en situation de handicap qui, dans tous les problèmes rencontrés dans le quotidien, n'avaient pas de solution et n'avaient pas une voie qui était portée. Donc on se retrouve, malgré soi, à devoir porter ces sujets.

Il y a 16% de la population qui a un handicap et il n'y a que 0,1% des élus qui sont en situation de handicap. Donc on a besoin en fait de rentrer. Et je crois que c'est un des seuls moyens, hélas, de faire bouger les choses puisque les lois qui sont adoptées sur les questions de handicap ne sont pas appliquées.

5:06
Invité

Alors vous avez remporté plusieurs victoires. Vous avez notamment obtenu le remboursement intégral des fauteuils pour les personnes handicapées. Et puis, une victoire peut-être plus symbolique, mais dans le fonctionnement de l'Assemblée, vous avez obtenu la fin de ce qu'on appelle le vote assis-debout. C'était important pour vous ça ?

5:24
Sébastien Peytavie

C'était une situation complètement absurde. Je me suis retrouvé, parce qu'on l'utilise souvent, pour exclure, par exemple, un camarade. Et donc là, c'était le cas. La présidente revient et dit qu'on va procéder à un vote assis-levé. Je lui dis, bon, mais en fait, comment je fais ? Et donc là, elle me dit, t'as qu'à lever la main. Je lui dis, en fait, c'est pas possible que dans l'hémicycle, dans la Maison du Peuple, en fait, tout le monde ne puisse pas voter de la même manière. Et donc, je lui avais demandé à ce qu'on puisse changer le règlement intérieur. Elle m'avait expliqué que c'était compliqué, qu'il y avait un risque de changer beaucoup d'autres choses avec.

Mais là, pour les 20 ans de la loi du handicap, ça me semblait important que l'on puisse porter symboliquement. Parce qu'effectivement, c'est un symbole. Mais on voit que c'est un symbole qui n'est pas si simple, parce que le Sénat a voté contre.

6:12
Invité

C'est vrai ?

6:12
Sébastien Peytavie

Le Sénat s'est opposé à ça ? Le Sénat s'est opposé à ça et a dit que c'était à la personne en situation de handicap de trouver un moyen pour pouvoir voter.

6:20
Invité

En tout cas, au sein de votre groupe, on voit cette image. Les choses sont évidentes. C'est-à-dire que quand vous participez à une conférence de presse, vos collègues députés s'assient à vos côtés.

6:28
Sébastien Peytavie

Vous voyez, derrière, le pupitre n'est absolument pas adapté. On ne peut pas en régler la hauteur. Je suis rarement invité sur les plateaux télé parce qu'ils ne sont pas adaptés.

6:37
Invité

C'est vrai qu'on a dû adapter un peu la situation pour vous recevoir. On est ravis de le faire, mais c'est vrai que ce n'est pas pensé pour.

6:44
Sébastien Peytavie

Non, ce n'est pas pensé pour. Moi, je pense à un enfant qui peut être en situation de handicap. Comment lui va se projeter dans la vie qu'il va avoir ? Et c'est vrai que quand on ne voit personne ou pas grand monde sur les plateaux télé, si on se dit que l'Assemblée n'est pas un endroit qui est prévu et adapté pour, et pour de multiples métiers, ça vient aussi bloquer les imaginaires et le champ des possibles. Et je crois que là-dedans, ce n'est pas du tout raccord avec la promesse républicaine.

7:15
Invité

Ce handicap, vous vivez avec depuis l'âge de 3 ans, je crois, à la suite d'une opération chirurgicale qui a mal tourné. Comment vous-même et comment votre famille a réagi à l'époque ?

7:27
Sébastien Peytavie

C'est un drame familial, évidemment. Mais mes parents, parce qu'à cette époque-là, quand on était en situation de handicap, on allait dans un foyer, enfin dans un centre pour handicapés, on grandissait là-dedans. Il est évident que les perspectives d'une vie étaient de suite coincées dans une institution. Mes parents ont refusé à ce que j'aille dans une institution. Donc, j'ai grandi à la campagne, dans la maison familiale. Je suis allé à l'école publique du village.

7:59
Invité

Je ne me suis jamais dit, ça, je ne peux pas le faire. Vous n'êtes pas fixé de limites du fait de votre handicap ?

8:04
Sébastien Peytavie

Non, forcément, ça vient modifier notre manière d'appréhender et de vivre dans le monde. Mais jamais je ne me suis dit que je ne pouvais pas pratiquer quelque chose parce que j'étais en situation de handicap. Bon, après, j'ai voulu faire psychologue, ça ne m'empêchait pas, même si des conseillers d'orientation m'avaient dit que ça pouvait être difficile. Enfin, je ne voyais pas en quoi ça pouvait l'être pour pouvoir écouter et accompagner des gens. Mais voilà, donc oui, ça s'est fait sans entrave.

8:32
Invité

Vos parents, ils ont décidé de devenir famille d'accueil pour enfants placés. Est-ce que c'est quelque chose qui a pu aussi compter dans votre propre construction personnelle ? Peut-être dans votre façon de vivre, votre handicap ?

8:44
Sébastien Peytavie

Je ne sais pas si ça a changé la manière de vivre le handicap. Je pense certainement que l'arrivée de mon handicap a modifié aussi dans ma famille le fonctionnement.

8:57
Invité

Parce que vos parents faisaient d'autres métiers et effectivement, ils ont décidé de...

9:00
Sébastien Peytavie

Oui, oui.

9:01
Invité

Le père est devenu éducateur.

9:02
Sébastien Peytavie

Oui, c'est ma mère qui a créé la structure. Parce que ça a été famille d'accueil, après ils ont créé un lieu de vie. Donc en fait, et avant qu'un bâtiment, la grange familiale soit rénovée pour pouvoir accueillir ses enfants, on a partagé avec mes frères et sœurs notre chambre, notre maison, notre quotidien avec des enfants placés par l'aide sociale à l'enfance. Et effectivement, c'est très riche. Je ne sais plus très certainement que le chemin qui a été le mien de devenir psychologue par la suite n'est pas sans lien avec ça.

9:33
Invité

Il y a cette dimension commune d'avoir le goût des autres entre la politique et être psy.

9:39
Sébastien Peytavie

Ça, vous l'avez toujours eu. Oui. Je ne suis pas sûr que dans la politique, il y ait toujours le goût des autres. Mais ça devrait nous animer. Ça devrait nous animer, oui.

9:47
Invité

Vos combats à l'Assemblée, ils ne se limitent pas au handicap. On va le voir avec votre collègue Marie-Charlotte Garin. Vous avez par exemple défendu une proposition de loi pour créer un congé menstruel pour les femmes qui ont des règles douloureuses. Et alors, vous avez eu une idée assez originale pour convaincre vos collègues masculins de voter cette loi. On va voir ça en image. Dans cette vidéo de sensibilisation, ces députés de tous bords politiques, tous des hommes, se sont mis quelques instants dans la peau des femmes. Ils testent un simulateur de règles douloureuses et voici leur réaction. Ah, stop, stop, stop ! Ah, la vache ! Ah, pire ! Waouh ! Ah, putain !

Ça a fait super mal, en fait. Alors, ça a l'air très douloureux. Vous l'avez testé vous-même ?

10:34
Sébastien Peytavie

Moi, je n'ai pas de sensibilité à cet endroit-là, donc ça n'aurait pas fonctionné.

10:36
Invité

Vous n'avez pas passé au simulateur ? Mais ça n'a pas suffi à faire voter la loi ?

10:41
Sébastien Peytavie

En fait, elle n'est pas passée dans l'hémicycle, parce que c'était lors d'une journée de niche parlementaire. Elle n'a pas pu être... Et on a perdu à égalité en commission. Et en fait, mon texte n'a pas pu être présenté en hémicycle. Donc voilà, mais je pense que ça aurait été intéressant, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui l'ont testé et qui ont été convaincues qui n'étaient pas en commission des affaires sociales et qui étaient prêts, et notamment Clément Bonne, qui étaient prêts à voter pour.

Mais c'est un sujet qui est important, parce qu'il y a quand même énormément de femmes qui, aujourd'hui, quittent le salariat parce qu'elles ont des règles trop douloureuses et ont peur d'être impactées soit dans leur carrière, soit dans leur possibilité de répondre au travail. Et donc, pouvoir aménager le temps de travail permet à des personnes d'y rester.

11:26
Invité

On va conclure l'émission avec le quiz de La Politique et moi. Alors, ce sont des phrases que je vais vous proposer, que vous allez devoir compléter. Quand je joue au rugby, parce que vous êtes joueur de rugby fauteuil, hein ?

11:38
Sébastien Peytavie

Quand je joue au rugby, le problème, c'est que là, je n'y joue pas, je n'y joue plus, on n'a pas le temps. Je n'ai absolument pas le temps. J'ai fait le coup d'envoi de la finale de rugby fauteuil au mois de juin, à Cahors, là où j'ai joué. Et donc, j'ai revu tous les camarades avec qui j'ai pu jouer et ça démangeait terriblement de pouvoir remonter sur mon fauteuil et puis d'y aller. En fait, c'est tellement fort de jouer dans un sport collectif.

12:09
Invité

Je crois que vous avez été champion de France de D2 en 2018, c'est ça ? Et vous avez gagné la Coupe de France ? Oui, tout à fait. Ensuite, la vie de couple quand on est député, c'est compliqué ?

12:19
Sébastien Peytavie

C'est compliqué. C'est très compliqué quand on voit le temps que l'on passe. Moi, j'habite à 5 heures de train de Paris. Donc, déjà, il y a 10 heures de train aller-retour chaque semaine. J'arrive le lundi soir, je repars le jeudi soir et je suis dans une circonscription rurale. Il y a 182 communes. Donc, en fait, le temps de répondre un petit peu à toutes les invitations, ça fait qu'il y a à peu près une demi-journée de repos par semaine. Donc, là-dedans, en fait, c'est du temps qui est très difficile quand on est célibataire pour pouvoir rencontrer quelqu'un. Et quand on est en couple, pour avoir du temps à consacrer à l'autre. En fait, c'est quelque chose qui est très compliqué.

13:00
Invité

Enfin, quand on aime le foie gras et qu'on siège chez les écologistes, c'est compliqué ?

13:05
Sébastien Peytavie

C'est compliqué. Je crois que c'est un très grand sujet. Il y a la question de la souffrance animale qui est un sujet. Mais moi, je suis très malheureux quand j'arrive à Paris, quand je mange à l'Assemblée. Il n'y a rien de saison. Moi, j'ai la chance, en Dordogne, je vais à la boutique des producteurs qui a 10 kilomètres de chez moi. Et tout ce que je mange est à 30 kilomètres aux alentours. Et donc, je sais d'où ça vient. Et je sais que quand je mange du foie gras, il vient d'une petite ferme. Et je sais la manière dont c'est produit et la qualité qu'il y a.

13:35
Invité

Merci beaucoup Sébastien Peitavi d'être venu dans La Politique et moi.