Guerre au Moyen-Orient : Menaces sur l'économie française | Chaque voix compte - 05/03/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 36 %Attaque 38 %Défensif 26 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:04OuverteRéponse directe
Quels sont les impacts économiques immédiats de la guerre au Moyen-Orient pour la France ?
- 5:14OuverteRéponse directe
Pourquoi le prix de l'essence augmente-t-il immédiatement alors que les réserves existent ?
- 7:14RelanceRéponse partielle
Le ministre de l'économie a-t-il raison de minimiser les risques pour la France ?
- 9:19OuverteRéponse directe
Pourquoi les pétromonarchies ne réagissent-elles pas davantage face au blocage du Détroit d'Ormuz ?
- 11:11RelanceRéponse partielle
L'État va-t-il vraiment s'enrichir sur la hausse des prix des carburants ?
- 13:57OuverteRéponse directe
L'Iran mise-t-il sur l'inflation pour faire fléchir Donald Trump ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:48Fait
« L'exposition directe de l'économie française à la région est au fond assez peu importante. »
- 5:14Chiffre
« Plus de 51 % du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'État. »
- 24:43Éric CoquerelPromesse
« Il faut réfléchir à un blocage des prix. »
- 42:27Fait
« Les établissements privés attirent les élèves issus des milieux les plus favorisés au détriment des classes populaires. »
- 45:14Rodrigo ArenasFait
« Structurellement, on réussit mieux de façon massive dans le public qu'on amène une classe d'âge plus importante vers la réussite académique que dans le privé. »
- 52:41Fait
« Vous prenez les deux établissements d'excellence parisienne que sont en Reat et Lu le Grand. C'est un établissement dans lequel les frais d'enseignement sont plus chers. »
- 53:48Fait
« Il y a un gros écart sur les effectifs moyens entre une classe dans le privé, une classe dans le public. »
- 55:37Fait
« Dans les enseignements professionnels des effectifs qui dépassent les 35 élèves par classe et des établissements où vous avez un accompagnement spécifique sur des filières particulières où vous avez des effectifs à 19 élèves par classe. »
- 56:48Fait
« Nous sommes associés à l'État par contrat. La question centrale, c'est la question du respect, de la liberté, du choix des familles. »
- 58:15Fait
« Il est vrai que parfois nos établissements parce que c'est historique, autrefois ils n'étaient pas dans des milieux défavorisés. Il y a une gentrification de certains milieux, ils le deviennent. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte. On est ensemble pour 1 heure de débat de décryptage en direct. Je [musique] vous présente notre équipe de choc ce soir, Anna Cabana et Olivier Avanello. Bonsoir à tous les deux. Vous allez bien ? Mais très quand on est avec vous. Et bien c'est parti pour le sommaire. À la une ce soir, une guerre qui va nous coûter cher. Pétrole, gaz, transport de marchandise, ce sont les grands équilibres de l'économie mondiale qui sont en jeu avec des répercussions très concrètes dans notre vie quotidienne. On en débat ce soir avec Aurore Laluc.
Bonsoir, vous êtes eurodéputé, place publique et président de la Commission des affaires économiques du Parlement européen. David Rigoulet Rose, bonsoir. Bonsoir. Euh, directeur de la revue Orient stratégique et chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et Nicolas Goldberg. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes expert énergie au S tank Terranova. C'est Columbus Consulting. Oui, également. Anna, qu'est-ce qui a accroché votre regard dans l'actu de cette [musique] semaine ? J'ai envie de vous raconter une petite histoire dans la grande. La petite histoire, c'est celle des influenceurs français de Dubaï [musique] qui sont pris dans la tourmente de la grande histoire, la guerre.
On a hâte de voir cela. Et Olivier, quelle est votre histoire du jour ? Je vous parlerai d'une arme qui est peut-être sous-évaluée dans la capacité du régime iranien à résister. C'est celle des martyres et de la martyrologie qui est exaltée depuis très longtemps dans ce pays. Autre ambiance. Autre ambiance. Dans la deuxième partie de de chaque voie compte place à la question qui fâche l'enseignement privé. Va-t-il détrôner le public ? Il pourrait en tout cas devenir majoritaire d'ici quelques années à Paris ainsi que dans certaines grandes villes. Alors l'État doit-il mieux encadrer la croissance du privé ?
On en débattra avec Rodrigo Arenas, député LFI, ancien président de la FCPE, Chantal Des Barrières, directrice diocésenne des hautes scènes et Pierre Merle qui est sociologue spécialiste des questions scolaires et des politiques éducatives. Et puis cette émission c'est avant tout la vôtre. Alors n'hésitez pas à interpeller nos invités, à leur poser vos questions en flashant le QR code qui devrait s'afficher en bas de votre écran, qui s'affiche à l'instant en bas de votre écran. Enfin, ne ratez pas notre journal de campagne, la campagne des municipales. Et oui, le premier tour, c'est dans moins de semaines maintenant, ce sera avec Marco Pomier. Voilà pour le menu.
Installez-vous confortablement, c'est parti pour chaque voix compte. C'est une guerre qui peut paraître lointaine mais qui va très vite avoir des conséquences concrètes sur la vie des Français. Car la guerre en Iran n'est pas seulement en train de bouleverser les équilibres géopolitiques de de la région. Elle risque de déséquilibrer des ponts entiers de notre économie. On voit cela plus en détail avec Valérie Brochard.
[musique]
Depuis ce matin, l'Iran affirme avoir touché un pétrolier américain dans le nord du golfe Persique. Pas de confirmation côté américain, mais un événement suffisant pour faire trembler les marchés du monde entier. Depuis le début du conflit, le D3 d'Ormous est paralysé avec plus de 200 navires bloqués et même plusieurs bâtiments endommagés par des projectiles dans la zone. 20 % du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié sont actuellement immobilisés, ce qui réduit l'offre disponible à court terme, augmente le coût du transport et rajoute une prime de risque géopolitique sur les marchés. Résultat, les prix augmentent. Mais pour le ministre de l'économie ici en France, pas de panique.
L'exposition directe de l'économie française à la région est au fond assez peu importante. L'essentiel de nos approvisements énergétiques viennent viennent d'ailleurs. Donc le marché du gaz au niveau international est évidemment beaucoup plus tendu que le marché du pétrole. Là encore, pas en Europe. Euh le gaz qui vient en France vient essentiellement de Norvège, des États-Unis ou d'Algérie. D'après les relevés du ministère de l'économie, les prix des carburants ont augmenté de quelques centimes depuis le début du conflit. Le litre de sans plomb 95 se vente en moyenne 1,77 € soit 5 centimes de plus qu'avant les premières frappes en Iran.
Une hausse jugée normale dans la mesure de l'évolution des prix du pétrole sur les marchés internationaux. En parallèle, le ministre de l'économie a demandé à la répression des fraudes de multiplier les contrôles dans les stations service pour vérifier que les distributeurs ne profitent pas de la situation pour augmenter les prix. Un soupçon que le PDG de la coopérative U ne supporte pas. Le grand gagnant dans cette affaire, c'est qui ? C'est l'État. Plus de 51 % du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'État.
L'essentiel du prix du carburant, ce n'est pas la marge du distributeur comme on peut l'imaginer, comme on l'entend de temps en temps actuellement, ce sont les taxes. Mais l'effet économique ne se limite pas au prix de l'essence. Lorsque le baril devient plus cher, c'est toute l'économie qui peut être touchée progressivement. Les secteurs énergivor comme la distribution, l'agriculture ou l'industrie peuvent répercuter le coût de l'énergie sur les prix de nombreux produits et mécaniquement alimenter l'inflation.
Nicolas Goldberg, est-ce que vous partagez l'optimisme du ministre de l'économie ou est-ce que vous pensez que on est que au début d'un processus qui risque d'aller très loin, une flambée des cours ? Alors, j'aurais pas dit l'optimisme, j'aurais plutôt dit la prudence. C'est-à-dire que là, il y a un impact, il est visible sur le pétrole, c'est 5 centimes sur le litre. 5 centimes sur sur le litre, c'est 3 4 € sur un plein. Voilà. Donc ça reste pour l'instant un impact raisonnable. Le vrai risque, il est sur les prix du gaz parce que euh enfin, on avait un prix du gaz début janvier qui était à 28 € du MWh, il est monté jusqu'à euh un peu un peu plus de 55.
Donc, on a quasiment un doublement des prix du gaz par rapport au début de l'année. Et c'est là le vrai risque. Pourquoi ? Parce que le gaz, c'est l'énergie de l'industrie. Donc, il y a un problème de compétitivité. Euh, c'est aussi une matière, hein, c'est utilisé pour la production d'ammoniaque et d'engrais. Et en Europe, on a des stockages gaz là qui sont assez vides. C'està-dire qu'il va falloir les remplir toute l'année. Donc alors là, on sort de on sort de l'hiver hein, puisque l'hiver gazier se termine se termine début avril.
Donc on a un petit peu de chance dans le malheur, c'est que ça ça va augmenter un moment où la période de chauffe se termine mais l'hiver a ça d'un peu pénible qui revient chaque année. Et donc la question c'est est-ce qu'on arrivera à remplir les stockages gaz à un prix raisonnable d'ici novembre ? Combien ça va nous coûter en novembre ? Il y a pas un risque de sécurité d'approvision dans le mond mais là il y a un vrai risque prix et un vrai risque compétitivité pour l'industrie. C'était la question que j'allais vous poser parce que Roland il dit il y a pas de risque pour nous parce qu'on s'approvisionne ailleurs mais les cours ils sont mondiaux. La flambée elle est mondiale.
Alors il y a pas un risque de sécurité d'approvisionnement c'est-à-dire que les volumes on les aura. La question c'est à quel prix ? Euh en fait en en 2022 les courses étaient envolées. On avait un gaz à 350 € du MWAWh, ce qui était démentiel, ce qui est six fois plus que ce qu'on a actuellement parce que il y avait une question de sécurité, d'approvisionnement. Là, on est à un niveau qui est élevé, qui est historiquement élevé mais il y a pas un risque de ne plus être approvisionné en gaz.
Et làdus le ministre voulu quand même assez rassurant et là je partage son analyse David Rigou Rose on a bien compris que le nœud du problème c'est ce D3 d'Ormous qui est verrouillé par l'Iran il y a cet objectif affiché par les États-Unis mais aussi par Emmanuel Macron hein qui l'a annoncé lors de son allocution bah de sécuriser ce D3 en escortant peut-être les les navires pétroliers. Vous pensez que l'Iran va laisser faire en quelque sorte qu' va rester les bras croisés ?
C'est une arme de de Tréran de toute façon parce que il y a une fuite en avant et le le blocage du D3 qui a souvent été avancé par les autoritéaniennes sans être mis en application là il est ou il est on voit on voit les effets immédiats hein de toute façon et quand bien même il y aurait effectivement une coalition maritime de sécurisation comme il y a pu avoir avec en mer rouge avec le le le coalition aspide et cetera, le problème il est qu'il y aura un une insécurité qui sera maintenue. Elle est d'autant plus maintenue que le la région du du golf à l'intérieur, elle est sous le monopole maritime des gardiens de la révolution qui fonctionnent avec des navettes très rapides.
C'est pas il y a pas il y aura pas de combat naval mais il y a une insécurité structurelle qui peut être entretenue évidemment parce qu'ils peuvent viser des pétroliers, ils l'ont fait et puis et puis les armateurs et les assureurs seront confrontés effectivement à ce sentiment d'insécurité qui n'est pas qu'un sentiment évidemment. Est-ce qu'il y a une autre option bah pour acheminer le pétrole ? Dans le reste du monde, est-ce que il y a des infrastructures qui permettent peut-être de l'amener vers la mer rouge pour contourner Hormous ? Une partie Oui, en Arabie, il y a effectivement un pipe qui va directement sur mais pas tout.
De toute façon, il y a il y a 20 millions de barils qui passent par là et puis c'est le gaz puisqu'on parlait du gaz, le Qatar a coupé ne peut n'exporte plus le gaz justement du fait de cette insécurité. Donc il y a il y aura un effet à terme qui qui sera pas on fera pas l'économie dans tous les sens du terme de cette rupture non pas d'approvisionnement mais de sécurité des flux. Olivier, il y a une question qui nous est posée par un téléspectateur qui s'appelle Marc et qui demande pourquoi est-ce que le prix de l'essence augmente immédiatement alors qu'il y a quand même des réserves ? Pourquoi ces réserves vous font pas un effet tampon ? Parce que les réserves, il faut bien les remplir.
C'estàd que vous videz les réserves à un moment, vous les vous les remplissez en même temps. Est-ce qu'elles servent pas à amortir ça ? Normalement ça sert pas à amortir les prix. réserves, les réserves, ça sert à amortir les chocs de sécurité, d'approvisionnement. Or là, on est face à un effet prix qui est limité hein, comme on l'a dit, hein, entre 3 et 4 € sur un plein plus que un choc de sécurité, d'approvisionnement. Donc, on mobilise pas les réserves ou alors si on les mobilise, c'est pour derrière les reremplir au même prix. Donc, c'est pour ça que ça se ça se répercute immédiatement.
Aurore Laluc, vous êtes économiste mais alors vous êtes aussi eurodéputé et là c'est à la femme politique que je m'adresse. Est-ce que vous vous soutenez Emmanuel Macron quand il dit bah nos forces doivent intervenir pour sécuriser Hormous ? Il faut le faire. C'est important pour l'économie mondiale. C'est c'est important mais je crois que c'est très important aussi c'est d'avoir un discours rassurant et rationnel dans un moment où on est habitué à faire du commentaire sur du commentaire. Là, je crois que je me dis qu'il faut un peu rassurer quand même les téléspectateurs qui ont vécu le Covid, qui ont vécu l'invasion de l'Ukraine et qui maintenant voi cette nouvelle cette nouvelle guerre.
Il y a ce qu'on sait et il y a ce qu'on ne sait pas. Ce qu'on sait, ça vient d'être parfaitement décrit à l'instant, c'est-à-dire qu'il y a un choc gazier qu'on est en train de surveiller comme le lait sur le feu. Mais aussi, il faut regarder toutes nos forces actuellement. On voit que les marchés ont réagi mais en fait c'est normal. Enfin, je veux dire l'inverse aurait été étonnant. Mais pour l'instant tout tient. Ça tient dans le domaine des marchés financiers, ça tient dans le domaine de l'assurance, ça tient dans le domaine de l'approvisionnement. Assurance, j'aimerais vous entendre là-dessus, mais je vous laisse continuer.
Vous pourrez m'entendre là-dessus mais pour l'instant voilà, ça tient la grosse incertitude qu'on a maintenant et on n pas la main là-dessus parce que c'est un choc extérieur hein qui nous arrive.
C'est la durée du conflit et c'est là où va falloir être très solidaire et c'est là où par exemple les propos que j'ai pu entendre tout à l'heure en disant que l'État va se faire de l'argent sur l'augmentation de l'argent avec monsieur non faut être sérieux là-dessus c'estàdire que s'il y a une crise et pour l'instant encore une fois il n'y en a pas c'est un choc que nous traversons mais nous avons traversé bien plus compliqué ces dernières années sincèrement pour l'instant et ben l'État ne va absolument pas se faire de l'argent sur ce genre de chos. S'il y a une crise, ça va coûter de l'argent à l'État. C'est plutôt l'inverse. Donc attention au propos des uns et des autres.
On est dans un moment où faut pas avoir de propos autoréalisateur comme ça, ni un peu outrancier. Faut garder son calme. Encore une fois, l'Union européenne a vécu la crise du Covid, l'invasion, le choc de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. On a réussi à faire face là. Maintenant, on va on réussit à faire face encore. La Banque centrale européenne suit toute la situation au jour le jour et il y aura bientôt un conseil des gouverneurs. D'ailleurs, on va regarder s'il y a un risque sur l'inflation. On va regarder s'il y a un risque plus général d'ailleurs sur un ensemble de prix qui ne correspondent pas à la politique monétaire.
Et puis il faut savoir qu'il y a il y a un phare dans la tempête et qu'il y a des gens qui ne bougeront pas et qui garderont la ligne. Alors sur la question des assurances, alors peut-être vous d'abord Nicolas Goldbert parce que c'est un peu plus votre domaine, on va dire he mais on voit que les assureurs refusent de couvrir le risque aujourd'hui pour ces super tankers bloqués à Ormouse. Donc c'est bien beau de vouloir sécuriser le D3 mais si les navires ne sont pas assurés, les armateurs vont sans doute pas les laisser partir. C'est c'est pour ça qu'on en fait on a un risque prix là-dedans.
que de toute façon quoi qu'il se passe les primes d'assurance vont augmenter et donc ça ça se retrouve dans dans le produit final à la fin. Mais ça ça va concerner surtout le pétrole. Pour le pour le gaz, le sujet qu'on a c'est que de toute façon il y a pas d'autre route. Donc ça ça doit passer par ce par ce D3. Donc là, en fait, euh au-delà des primes d'assurance, le problème c'est que c'est un choc négatif euh de d'offre, d'où le fait que euh les prix euh les les prix augmentent et ça ça aura probablement alors attention, je suis prudent comme l'a dit madame Laluc, euh ça aura probablement un effet sur sur l'inflation.
Donc c'est pour ça que moi aussi quand j'entends que l'État va s'en mettre plein les poches, enfin je je trouve ça irréaliste comme comme propos quoi. C'est oui, il y aura peut-être des effets positifs à certains endroits, mais il faut bien voir que quand il fait global sur l'ensemble de la conjoncture économique et donc les les ressources fiscales, il va être puisque quand il y a quand il y a de l'inflation euh il y a quand même un certain nombre de prestations sociales et de pensions qui sont indexées sur l'inflation, donc ça coûte plus cher à l'État.
Et puis d'un point de vue économique, il faudra chiffrer, hein, euh mais euh ça aurait peut-être un effet sur quelques dièes de de PIB et ça c'est négatif pour l'État. Donc il faut arrêter de dire que dans cette crise euh l'État l'État va se mettre plein dans les poches. Enfin, ça me paraît vraiment irréaliste comme on va repartir du côté de du golf si vous voulez bien avec vous David Rigoulérose parce que c'est toute l'économie des pays du golf des monarchies pétrolières qui est qui est paralysé là aujourd'hui. Est-ce qu'elles peuvent rester sans rien faire, sans rien dire longtemps comme ça ? Est-ce qu'elles vont faire pression sur les États-Unis ou peut-être hausser le ton face à l'Iran ?
Quel voilà à quoi faut-il s'attendre ? Le calcul de Tran probablement c'est un calcul erroné en réalité, mais il a été de penser qu'en visant les pétromarchies notamment euh pas Israël, Israël c'est autre chose mais les pétromarchies, il y aurait euh de la part de ces pétrom monarchies une réaction euh justement comme vous dites qui pousserait qui les pousserait à prendre des distances par rapport à l'agenda militaire américain et donc pour pour effectivement essayer de d'arrêter le processus militaire. Mais en réalité, c'est l'inverse qui s'est produit parce que il c'est un choc pour eux de la psyché de ces pays, de ces pestromonarchies.
On le verra d'ailleurs avec la culture des influenceurs et cetera euh tout à l'heure, mais c'était l'idée que euh c'était un avre de paix hein euh et que il y avait pas plus sécurisé sur la planète que ses États euh comme Dubaï et cetera. Euh et et c'est pas le cas, le réveil est difficile et donc aujourd'hui ces États serent les rangs euh justement euh au sein du CCG, envisage une réponse possiblement commune conseil de coopération du golf qui est l'organisation euh régionale qui regroupe ces pétromarchies justement euh [raclement de gorge] et avec l'idée éventuellement d'une réplique effectivement concertée avec la la le soutien de la puissance américaine.
Donc de toute façon, ça aura un impact à long terme parce que c'est tout le modèle en fait de société de ces de ces pétromaries qui est aujourd'hui remis en cause. Oui. Parce que ces pays vont aussi avoir des problèmes d'approvisionnement. Ils sont très opulents mais ils ne produisent rien. Donc ils tout alimentaire notamment par exemple. Nicolas Godberg, on parle beaucoup du pétrole et du gaz mais ce sont aussi toutes les industries qui sont liées à ces énergies qui vont en prendre un coup si je puis dire. Ça concerne quoi ? On parle du plastique, des engrais. Qu'est-ce qui va se passer ?
Concrètement là en fait ce ce qui est venu à l'idée de de tout le monde en premier quand on a parlé du déproit d'ormous et du blocage c'est bon certes le gaz et le pétrole mais aussi tout ce qui est méthanol engrais euh et autres matières premières qui alimentent alimentent l'industrie. Alors ensuite il faut regarder quelles industries ça alimente. Et en fait c'est surtout c'est surtout la Chine qui va être qui va être bloquée là-dedans puisqu'elle est très cliente de de tout ce qui est produit en Iran. Et en fait, ça s'accumule aussi avec un précédent choc qui a été celui du Vené puisque le Venezuela écoulait son pétrole sous sanction en en Chine.
Donc là pour pour la Chine, ça commence à faire beaucoup. C'estàd queil y a eu on les entend peu euh euh on les a entendu raller un peu et il y a il me semble un sommet avec avec Donald Trump d'ici une ou deux semaines. Je je prédis que ça va être un petit peu tendu euh parce que il y a il y a eu il y a eu le Vené. Bon c'était une petite partie du du pétrole de la Chine mais c'est du pétrole à bon prix. Là il y a l'Iran, donc où il y a le pétrole, le gaz mais il y a aussi toutes ces matières premières. Donc ça ça va toucher l'industrie chinoise. Ouais.
Sur la question des engrais la lu un vrai sujet pour les agriculteurs français et européens parce que ils étaient déjà mis à rue d'épreuve avec les tension lié à la guerre en Ukraine parce qu'une grande partie des engrais azotés bah ils viennent de Russie. Là les cours vont augmenter forcément. Est-ce qu'il y a pas un geste à faire de la part de l'Union européenne sur la fameuse taxe carbone aux frontières ? Est-ce qu'on peut pas la suspendre sur ce point précis ? trois points. Premièrement, tout ça est beaucoup trop tôt. C'est-à-dire que là, encore une fois, on a besoin de savoir ce qui va vraiment se passer.
Je je le répète, ça a commencé ce conflit il y a à peine une semaine et on est en train déjà de se dire qu'il faut revoir toute la fiscalité, revoir tout un tas de législations et cetera. dans les moments de crise, la première chose à faire c'est réfléchir. La deuxième chose à faire, c'est réfléchir. La troisième chose à faire, c'est réfléchir. Mais faut surtout sur surtout pas prendre de décision précipité. Donc on va voir ce qu'il se passe et l'Union européenne agira en sans conséquence. Mais donc c'est pas exclu mais c'est pas tout de suite. Mais deux éléments. Le premier c'est sur la question qui vient d'être évoquée qui est la Chine et plus largement l'Asie.
En fait, c'est de là d'où provient aussi une partie de l'incertitude parce qu'effectivement tout un tas de pays sont très dépendants des pays qui sont aujourd'hui touchés par ce conflit. Donc une partie de l'incertitude qu'on pourra avoir dans le domaine des marchés financiers, dans le domaine économique viendra de l'Asie. Ensuite, les moments de crise sont un moment aussi où il faut réfléchir à certaines leçons. Euh moi, je je c'est mon deuxième mandat. Le le mandat précédent était celui du Green Deal, de l'indépendance énergétique, du fait de développer les renouvelables. Pourquoi ? Parce que on a toujours pas de pétrole en Europe et je crois qu'on est en train de le redécouvrir.
Et en fait, ce Green Deal a été très attaqué ces derniers temps, très été attaqué par l'extrême droite, très attaqué par une partie de la droite qui a dit que c'était un un combat derrièregarde, que ça nous coûtait en compétitivité et cetera. On va voir si jamais on a un choc gazier qui dure si ça ce que ça va nous coûter en terme de compétitivité. Donc là aussi, il y a des leçons à garder. Il faut vraiment que la question du développement du nucléaire et des renouvelables soit au cœur aujourd'hui de nos préoccupations pour qu'on puisse être souverain.
Vraiment, c'est essentiel aujourd'hui dans un moment où les blocs se sont reformés et notre ancien allié américain a des décisions pour le moins étonnantes. Alors, on va s'éloigner de cette région du golf pour euh voir un peu comment tout cela est vécu par les Français, euh notamment par les automobilistes et les clients des supermarchés. Katia Guilder est allé les rencontrer. Pas de pénurie ni de fil d'attente pour l'instant dans cette station de la banlieu parisienne, mais les automobilistes préfèrent anticiper. J'ai fait le plein euh avant-hier, il était à 1,62 et là 3 4 jours, on est passé à 192 quoi. Ce chauffeur de taxi redoute une flambée des prix à la pompe dans les prochains jours.
les répercussions vont être euh ils vont être pénibles euh pendant les les semaines à venir et euh peut-être les mois à venir si ça si ça le conflit euh continue quoi. Au-delà du prix de l'essence, la menace d'une baisse du pouvoir d'achat préoccupe les clients. On sait pas comment si on va continuer à arriver à payer les choses et c'est vrai que bah du coup ça crée des endettements aussi après par la suite. Chaque année, il y a une hausse de carburant.
Donc ça fait déjà euh jeis depuis 4 ans maintenant et juste avant moi j'exerçais le métier de VTC et euh ça a eu des répercussion justement par rapport à à mon métier justement c'est pour ça que j'ai dû euh changer de métier parce que voilà on arrivrivait pas justement à vivre plus que le prix du panier. C'est avant tout le risque d'escalade de conflit généralisés qui inquiète. C'est quelque chose qu'on auquel on s'attendait pas. On s'attendait pas à ce que ça arrive déjà dans un contexte où c'est assez tendu en Ukraine, dans d'autres pays.
Moi, je vais être traité donc c'est pas tellement inquiétant pour moi, mais je crois que pour la génération à venir, c'est vraiment très préoccupant cette situation où les dirigeants sectroient le monde comme ça en jouant finalement au monopolie ou aux échecs. Bien sûr que c'est inquiétant, mais il faut pas non plus tomber dans la sinistrose pour voilà garder le moral et se dire que ça va s'arranger. Car plus la guerre sera longue, plus les Français risquent d'être touchés dans leur quotidien. Nicolas Goldberg, il y a il y a ceux qui sont inquiets de cette guerre, de la situation globale, on va dire, sécuritaire dans le monde aujourd'hui.
Et puis il y a quand même aussi ce chauffeur de taxi qui dit "Bah moi, ça augmenté de 30 centimes le prix à la pompe." C'est quoi ? C'est une mauvaise perception des choses ou il invente ça ou ? Voilà, je peux pas porter de jugement sur cette personne, mais moi j'ai quelque chose à vous dire, c'est que si le prix à la pompe de chez votre pompiste a augmenté de 30 centimes, le problème c'est pas l'Iran, c'est votre pompiste. Oui. Mais alors, est-ce qu'il y a pas un sujet du côté des pompistes ? Parce que on sait que les tensions sur le marché du pétrole, elles ont pas débuté samedi. Ça a débuté depuis déjà pas mal de de jours. On a vu l'armada américaine se rapprocher de l'Iran.
On a vu les cours qui ont commencé un peu à augmenter. Est-ce que ça a été répercuté de façon excessive dans les prix ?
même 30 centimes vous enfin vous imaginez enfin non c'est on a une téléspectatrice qui dit à peu près la même chose qui nous a envoyé dans ce cas dans ce cas-là je vous le dis le problème c'est pas l'Iran, c'est le pompiste et dans ce cas et c'est aussi pour ça qu'il ne faut pas paniquer parce que il y a effectivement toujours les prof les profiteurs de choc les profiteurs de de crise qui se disent que justement les gens vont paniquer et ils vont tous faire la queue à la pompe et donc c'est peut-être la bonne occasion de mettre 30 centimes de de plus he et c'est pour ça que l'impression des fraudes a été a été mobilisée Parce que là, je suis désolé, on n pas un choc qui nous fait gagner 30 centimes à la pompe.
Ça c'est la première chose. Donc les contrôles annoncés par le gouvernement visent à empêcher cela. Mais ils ont vraiment les moyens de le faire. C'est bah ils ont les moyens de le faire et les moyens et les moyens de prendre de prendre des sanctions. Mais moi je vous dis surtout en tant que consommateur, si vous voyez plus 30 centimes sur le prix le prix à la pompe, faites jouer la concurrence et vous faites pas et vous faites pas avoir et ne cédez pas à la à la panique comme on a dit là. Ça a commencé il y a une semaine. Pour l'instant, il y a un choc de prix, on n'est pas dans une grande crise. Donc euh essayons de garder la tête sur sur les épaules.
Et il y a autre chose qu'on a qu'on a entendu dans ce reportage, c'est qu'on en a toujours l'impression et là effectivement c'est une impression que le prix à la pompe ne fait qu'augmenter. Euh aujourd'hui, il est plus bas qu'à l'époque des gilets jaunes en eurocourant. C'est-à-dire que à l'époque des gilets jaunes, c'était 1819 euh à la pompe. Là, on est plutôt autour de 18 17. Donc c'est plus bas. 7 ans plus tard. Donc sans compter sans compter l'inflation et sans compter qu'il y a eu la il y a eu la garde de prix. Donc non, il faut pas dire que le prix du carburant ne fait qu'augmenter. Il y a des moments où ça baisse.
Alors on a vu que les représentants des distributeurs de carburant ont été reçus aujourd'hui par le gouvernement et puis a les oppositions politiques qui se réveillent également. On je vous propose d'écouter à la fois Jordan Bardella, le président du Rassemblement national et Éric Cocrel, le président LFI de la commission des finances à l'Assemblée. Et à partir du moment où les prix du pétrole augmentent, évidemment que l'État va voir ses rentrées fiscales augmenter.
Or, dans la période actuelle, l'État ne peut pas s'enrichir sur le dos de la crise et c'est la raison pour laquelle nous appelons le gouvernement à protéger les Français et à anticiper des mécanismes sur le plan fiscal notamment qui puissent permettre à nos compatriotes de continuer d'utiliser leur leurs voitures, de régler leurs factures d'électricité sans subir les conséquences collatérales de de cette guerre qui risque effectivement de de durer un certain temps. La question du carburant rentre dans le pouvoir d'achat des Français de manière importante, y compris souvent les Français les plus défavorisés. Et donc, je pense queil faut réfléchir à un blocage des prix.
Oui, un blocage des prix de façon à ce que justement euh euh quelque part on n'aille pas vers cette vers cette augmentation parce qu'une fois qu'on y sera ça sera trop tard. Alors aurore la Luc, on a d'un côté, on va dire Jordan Bardella qui lui réclame un peu le retour de ce qu'on avait appelé à l'époque la TIPP flottante, la taxe sur les produits pétroliers qui pouvaient varier en fonction du cours du pétrole. Et puis Eric Cocal qui dit "Bah faut juste bloquer les prix, c'est simple. Oh ben je pense qu'il faut surtout se taire si je peux me permettre. Je suis désolé d'être un petit peu brutal mais dans Mais il y a pas un geste à faire quand même pour le pouvoir d'achat des Français ?
C'est on vient de faire toute une analyse de la situation. On est en train de se dire que pour l'instant la hausse elle est relativement faible dans un moment où le pétrole n'était pas très haut. D'accord. Donc pour l'instant les prévisions que nous avions ce weekend, c'était un baril qui allé autour de 80 à 90 dollars. C'est ce qui est en train de se passer. Maintenant, je vais vous dire dans les moments graves comme celui-ci que nous traversons, qui a un moment politique, géopolitique éminemment important, je pense qu'il est important de se faire discret, important de regarder ce qui se passe.
Nous au niveau européen et les dirigeants européens sont dans une perspective où anden on regarde, on voit les dirigeants nationaux, ils doivent gérer un climat social aussi. On analyse. Mais je vous assure que gérer la Banque centrale européenne en ce moment c'est autre chose que faire des petites phrases comme Jordan Bardellin. C'est autre chose. Les responsabilités c'est pas les mêmes. Donc arrêtons les petites phrases. Le concours l'épine de la meilleure mesure alors qu'on ne sait même pas encore ce qui va exactement se passer. Si cette crise doit durer, je vous assure qu'il y aura des mesures à prendre, hein. Et je vous assure qu' elles seront prises ces mesures.
Mais là, franchement, dans le moment actuel, parler de contrôle des prix, de taxes, de dire que l'État ça va s'enrégir, je vous assure c'est profondément irresponsable. David Regol Rose, ces questions de pouvoir d'achat et d'inflation vont sans doute aussi concerner l'opinion publique américaine, peut-être dans une moindre mesure. Est-ce que l'Iran mise là-dessus pour faire fléchir Donald Trump ? De toute façon, l'Iran avait annoncé que ce serait un outil parmi d'autres dans la panoplie de sa réplique. Et donc oui, l'idée c'est de faire payer au sens propre comme au sens figuré, ce qui est reçu comme une agression.
Et en l'occurrence dans la logique asymétrique de la stratégie iranienne, il y a effectivement indirectement de peser sur l'économie parce que la question de l'inflation dans le débat politique aux États-Unis, elle est elle est très présente aujourd'hui. Elle est présente en Europe et elle est présente aux États-Unis. D'autant plus que le président Donald Trump on avait fait un cheval de bataille, c'est-à-dire il avait annoncé que justement il réduirait l'inflation pour augmenter le pouvoir d'achat de consommateur américain. C'est pas vraiment ce qui ce qui s'est fait et ça risque de ne pas être le cas à brève échéance. Or, il y a la perspective des my termes en novembre.
Donc c'est très embêtant évidemment à gérer et sans parler du fait que il y a une fracture au sein de sa base maga sur le plan politique et pas seulement économique là pour le coup euh parce que c'est le consommateur c'est le consommateur américain mais dans la base maga c'est des effectivement des des fractures par rapport au choix de la guerre qui a été qui a été fait. Donc euh oui, c'est une période de turbulence euh qui s'annonce pour Donald Trump euh qui s'inscrit aussi dans un climat délétaire avec l'affaire Einstein et cetera. Donc c'est très compliqué euh effectivement de prévoir ce qui peut euh advenir, mais ça sera évidemment pas sans conséquence.
En quelques mots, on a pas évoqué ce qu'on appelle le fraet aérien, le transport de marchandise par avion. Est-ce que les pays du golf sont une plateforme de transit importante pour ça ou pas ? C'est plutôt passager parce que c'était des hubs de transport de passagers comme Dubaï et c'était pas spécialement uniquement pour aller dans ces pays, c'était de transit pour aller en Asie et cetera. Donc c'est plutôt, je parle sous le contrôle de mes collègues, mais c'est effectivement plutôt ça parce que pour le plan au niveau commercial, c'est le Fred Maritime essentiellement.
Alors ces avions clos on va en parler justement sous l'angle que vous évoquez à l'instant, c'est la petite histoire dans la grande d'Ana Cabana. Et donc Anna, cette histoire, cette petite histoire dans la grande ce soir, c'est celle des influenceurs français à Dubaï. Oui. Qui sont pris donc dans une grande histoire, la grande histoire de la guerre Clément. Euh la post-modernité, la post-modernité, pardon, nous offre parfois une actualité pleine de fables.
Depuis plusieurs années, on est sommé tous, hein, de nous extasiier devant l'émergence de Dubaï, ces villas construites en gagnant sur la mer, ces immeubles qui défient le climat, ces influenceurs qui nous font euh des leçons sur la réussite à les influenceurs. Par principe, ils ne sont jamais coincés car ils sont à la mode. Et voilà que depuis que l'Iran frappe et ben ils sont coincés dans le réel. Adieu les stories. Bonjour. L'histoire avec une majuscule. Vous avez remarqué que leur récit prennent un ton une tournure inhabituelle entre deux photos de brunch couleur sable et trois vidéos de piscine à débordement.
Et bien surgissent des phrases qu'aucun community manager n'aurait jamais imaginé dans une charte éditoriale hein. Je cite "J'ai les boules au ventre, j'ai peur, je me je vous demande de prier pour nous." Ça, ce sont les mots parmi le taurent de mots qu'elle a posté sur ses réseaux de Maeva Genam, l'influenceuse aux 3 millions d'abonnés sur Instagram et 4 millions sur TikTok. J'aimerais qu'on la regarde. Oh les missiles, regardez de chez moi. Oh ! Oh de merde ! Oh oui [cri] ! Yes ! H ! Oh [rires] my god ! Oh my god ! Oh ! [cri] ta tête rentre. Oh mon dieu mais tu es malade il faut pas les vitres ou pas ?
On va regarder une autre Camila on regarde et je pense qu'il est en train de se passer des choses très graves ici dans les Émirats. On a entendu une grosse détonation à la maison. Nor est monté dans la douche, il m'a dit "C'est quoi ce bruit ?" J'ai dit "Mais je sais pas je dans la douche, je sais pas, c'est pas la télé, c'est pas les enfants, on comprend pas." Et en fait Abou Dhabi est en train d'être bombardé. Je sais pas en fait, je suis choquée de ce qui se passe. Je vous assure, je suis choquée de ce qui se passe parce que c'est pour moi un bombardement, c'est une guerre. Comment c'est possible qu'Abu Dhabi Aboubi soit bombardé aussi proche d'ici de chez nous ?
Je suis choquée et ça commence même à m'angoisser. Alors, on voit en quelque sorte qu'on est passé, si vous le permettez, du bling bling au bang. Et pourtant, Dubaï avait été choisi précisément pour éviter ce genre de désagrément. Ben oui, ville Mirage pensé comme une parenthèse au fond hors et au-dessus du réel, elle offrait l'illusion parfaite. Le soleil permanent, la fiscalité légère, les conflits lointains, le monde pouvait bien brûler. Mais ailleurs ici, le smoothie restait photogénique et soudain, comme une ironie un peu cosmique he le réel frappe à la porte vitrée des résidences de luxe sans prévenir TikTok. Et alors en cœur, les influenceurs français ont supplié.
On est français, la France, protégez-nous. On regarde, on est on est des Français hein. La France protégeznous hein. Oh, je me suis chié dessus. Ça va ou pas ? Je crier comme une hystérique. On a tous nos passeports ici dans TTR. Non mais on sait jamais. Et parce que il faut faire faut être heureux. Je sais pas moi, il faut si jamais pas de châ il y a une grande guerre. Alors ça c'était vous l'avez reconnu. Donc Maeva Genam avec son passeport français en sécurité. La scène Clément, elle est presque philosophique. Vous arrivez donc à en tirer une leçon philosophique ? Mais il le faut.
Est-ce que ceux qui vivaient dans un univers où tout événement devait être monétisable découvre une situation qui ne l'est pas ? Le marketing d'influence atteint ici sa limite métaphysique. Certains événements refusent obstinément de de devenir du contenu et les conseils de maquillage vont devoir évoluer vers des recommandations de camouflage. Il faut savoir que le contraste amuse beaucoup internet. Les commentaires aussi entre compassion et malice pour ne pas dire plus.
On rappelle gentiment que l'exil fiscal n'incluait pas l'assurance antihistoire que vivre dans un hub mondial, c'est aussi accepté d'habiter le monde réel et que la neutralité géographique est une fiction fragile parce que même les piscines sur le toit n'échappent pas entièrement à la géographie. Arrêter d'emmerder les ambassades leur demande un internaute après avoir constaté que beaucoup se rappelaient à ce moment bien qu'ils avaient une mère patrie un peu vieillotte certes mais si rassurante quand les temps deviennent angoissants. On sent quand même Anna que vous-même vous contenez un peu votre ironie et vos sarcasmes.
Je vous le confirme Clément parce que il serait trop facile de se moquer seulement. Ces influenceurs vivent à leur manière une expérience très moderne. La chute brutale de l'illusion d'un monde sans tragédie. Pendant des années, ils ont incarné une époque persuadée que font tout pouvait devenir léger, esthétique, optimisé. Roici que surgit ce que les anciens appelaient simplement le destin, imprévisible, non sponsorisé, impossible à retoucher. Et tandis que certains cherchent encore le meilleur angle pour filmer un ciel traversé d'avion militaires, bien il y a une vérité simple qui réapparaît.
Il existe des moments où l'on cesse d'être une marque personnelle pour de redevenir simplement un être humain, regardant l'horizon, espérant que tout cela s'arrête bientôt sans filtre, sans musique d'ambiance, sans lien affiliés, cherchant la paix et l'amour mais sans lik. Mais des likes, c'est peut-être vous qui allez en recevoir pour cette chronique à vous. Merci cher Clément. Euh vous je vous ai vu réagir tous les trois peut-être d'un mot, Aurore Laluc, ça vous inspire quoi cette chronique ? L'Union européenne, c'est bien le vieux continent, la France et l'Europe. Le vieux continent, voilà. Et tout le monde est bienvenu pour y revenir.
Merci à tous les trois d'être venus débattre sur le plateau de chaque voix compte. Dans un instant, la question qui fâche l'enseignement privé va-t-il détrôner le public notamment euh dans les grandes villes ? Mais d'abord, c'est la chronique quelle histoire d'Olivier Avanello. Alors, on reste dans l'homme région Olivier mais on change un peu d'ambiance. On va parler du régime iranien. Alors, on explique souvent que la structure du régime iranien explique sa résilience, mais il y a peut-être un autre facteur que cultive ce régime depuis 40 ans. Oui, la capacité à à endurer.
Euh, dans ce régime, il y a l'idée que si l'on souffre, si on est bombardé, si des missiles pleuvent, en fait, ça donne presque du sens à cette révolution. Ça la justifie presque, ça montre à quel point elle est singulière, à quel point elle dérange. Et pour cela et bien le régime a développé le culte du martyre, du sacrifice. Ceux qui sont morts pour la cause de la révolution islamique sont littéralement adulés. Leur funéraill, vous le voyez sur ces images par exemple, donne lieu à des parades où les cercueils sont exhibés comme les portraits de ceux qui sont morts.
Les portraits de ces shaïdes vont ensuite se retrouver sur les murs, dans les rues, sur des fresques qui sont peintes et où assez souvent on voit leur visage mélangé à des missiles israéliens. C'est une véritable politique de la part du régime qui est mené parce que ces familles de marty et bien sont accompagnées, aidé financièrement. On trouve des emplois dans les administrations pour leurs proches. Il y a même une fondation qui est dédiée à leur à leur soutien. Et par leur mort, ces martyres donnent une sorte de statut d'intouchable à tous ceux qui sont autour d'eux et ce qui crée un socle assez solide euh pour permettre au régime encore de résister.
Et alors, est-ce que c'est propre à l'Iran ? Non. Cette martyrologie, vous la retrouvez dans tous les pays qui récemment ont été influencés par l'Iran. Vous l'avez évidemment dans la bande de Gaza avec le Hamas, mais aussi au Liban avec le Esbola. Si vous regardez ces ces défilés de jeunes combattants qui appartiennent au au à la branche armée du Esbola et bien vous voyez que quand ils défilent, ce qu'ils scandent, c'est qu'ils sont prêts à mourir. Souvent, vous avez des défilés militaires où on promet à l'ennemi d'être tués jusqu'au dernier. Eux, c'est bien le sacrifice qui apparaît comme étant en fait une fin en soi. Et quelle est l'origine de ce culte du martyre ?
Alors encore, on parle d'une d'un mythe qui est utilisé politiquement et euh ce mythe, et bien il trouve ses origines à la guerre Iran Irak dans les années 80 où l'Iran est complètement submergé militairement euh par l'Irak. Et à au début d'une bataille où des divisions de blindés iraakiens euh se se pointent à l'horizon, et bien l'Iran qui ne sait pas comment faire face voit se lever un jeune homme de 13 ans qui va euh prendre une ceinture de grenade, se la mettre autour de la taille et puis aller en direction de ses blindés pour passer entre les chenilles d'un blindé et se faire exploser. C'est un des premiers attentats suicides de l'air de l'air moderne.
va stupéfier tout le monde sur le champ de bataille, ça va donner au régime une arme nouvelle à laquelle il n'avait pas imaginé. Et d'ailleurs, Laayatola Roménie aura ces mots quelques jours plus tard, notre guide dit-il, ça n'est pas moi, c'est lui. C'est cet enfant de 13 ans qui s'est jeté sous un char. Il en fait un un modèle pour l'ensemble de la nation. Son portrait va être exhibé un peu partout dans le pays. Des statutes vont être érigées à son effigie. Et dans la foulée, le Esbola au Liban va faire la même chose, créer des cortes euh de shaï de candidats aux attentats suicides.
Et ce qu'il faut quand même bien se remémorer, c'est que dans les années 80, l'attentat suicide qui aujourd'hui est devenu une sorte de de réflexe dans le combat islamiste ne l'est pas du tout à cette époque. Le FPLP ou euh ou le FATA n'ont pas recours à cet attentat suicide. Alors ce ce ressort, il fonctionne d'aut d'autant mieux en Iran qu'il va [grognement] chercher dans l'histoire du chiisme euh un épisode qui est un épisode fondateur quand le prophète Hussein va à la rencontre des autres sunnites qui lui demandent de se soumettre. il refuse, il y va avec l'ensemble de ses proches, il sait qu'il va se faire massacrer mais il y va quand même.
Ce martyr et bien il est célébré chaque année dans une fête qui s'appelle la choura où les fidèles se recouvrent de sang ou du sang d'animal ou parfois s'entaille eux-même un petit peu pour revivre ce martyre et tout ça quand même nous montre que même si ce régime est militairement complètement dépassé par ce qu'il se passe encore en lui une capacité de résilience chez un socle d'une population qu'on peut estimer peut-être à 15 ou 20 % mais qui est prête encore à endurer très longtemps les frappes américaines. Merci à vous Olivier Ravanello. C'est l'heure de la question qui fâche à présent.
Il y aura bientôt plus d'élèves de 6e scolarisés dans le privé que dans le public à Paris et c'est une tendance qu'on retrouve dans la plupart des grandes villes de France. Alors, l'enseignement privé va-t-il détrôner le public et surtout avec quelles conséquences ? C'est notre question qui fâche ce soir et on est en débat avec Rodrigo Arenas. Bonsoir. Vous êtes député LFI et ancien président de la FCPE. C'est donc la la principale fédération de parents d'élèves du public. Chantal Des Barrières, bonsoir. Vous êtes directrice diocésenne des Hautsenes. Et Pierre Merle, bonsoir. Sociologue, spécialiste des questions scolaires et des politiques éducatives.
Et vous avez publié il y a quelques mois l'enseignement privé aux éditions de la découverte. Alors, que dit précisément cette étude que je viens de vous citer hein de l'Institut des politiques publiques, on voit cela en détail avec Thbo Énoc. Ce soir, la question qui fâche est posée depuis le fond de la classe. L'école publique est-elle en train de décrocher face à l'école privée ? Réponse du maître ou plutôt de l'Institut des politiques publiques ? Oui, une étude publiée hier trace de drôles de courb au tableau à Paris, la part d'élèves dans l'enseignement privé en 6e pourrait ainsi passer de 38 % l'an dernier à 49 % dans 10 ans.
Pour le CP, la hausse serait encore plus rapide dans les 5 prochaines années. En cause, un effet domino. La baisse de la natalité entraîne des fermetures de classe, mais celles-ci sont beaucoup [musique] plus nombreuses dans le public que dans le privé où la demande ne cesse de croître. dépassant largement l'offre. Un phénomène longtemps tabou mais aujourd'hui beaucoup plus assumé. Moi aussi j'ai mis mes filles dans le privé alors que je suis le fruit de la méritocratie républicaine et un fervant défenseur du public. Oui mais voilà, on a des convictions puis un jour on a des enfants et là on veut le meilleur pour eux.
Un choix aussi revendiqué il y a 2 ans par la ministre de l'éducation Amélie Oou Castera créant la polémique [musique] motif invoqué l'absentéisme dans le public. Un moment on en a eu marre. comme des centaines de milliers de familles qui à un moment ont fait un choix, voilà, d'aller chercher une solution différente. Résultat, une amplification de la ségrégation sociale selon les auteurs de l'étude car les établissements privés attirent les élèves issus des milieux les plus favorisés au détriment des classes populaires. Une tendance qui devrait aussi s'accentuer selon les projections, les élèves de milieu très favorisés occupant [musique] presque 3/4 des banc d'ici 10 ans.
Un constat dénoncé à gauche avec la question du financement de l'école privée sous contrat aujourd'hui assuré à 75 % par l'État. Une anomalie. La France est le seul pays du monde à ainsi subventionner sur fond public aussi massivement une école privée sous contrat qui contribue de façon décisive au creusement des inégalités. Pour réduire ces inégalités, les auteurs de l'étude recommandent de contraindre les établissements sous contrat à fermer plus de classe. Alors, la question qui fâche ce soir est la suivante : le privé va-t-il détrôner le public ?
Alors, pour commencer, j'aimerais savoir Rodrigo Arenas et vous aussi Chantal Barrière si vous vous êtes d'accord sur ce diagnostic qui est fait par cette étude sur le fait hein pour résumer bah que c'est l'enseignement du public qui fait le plus d'efforts pour s'adapter à la baisse de la natalité comparé à l'enseignement privé. On commence peut-être par vous. Merci pour cette question. HH il faut savoir que dans l'enseignement privé, je vais parler essentiellement de l'enseignement privé euh catholique sous contrat associé à l'État par contrat. Nous avons aussi une baisse des effectifs qui est de l'ordre de 11000 11180 élèves cette année, soit environ - 0,54 %.
C'est c'est dit dans les dans l'étude, mais j'ai fait mon petit calcul hein, en prenant les chiffres de l'étude, mais les effectifs de CP entre 2016 et 2024, ils ont baissé six fois plus dans le public que dans le privé. Euh dans les chiffres, effectivement, sur l'école sur l'école au niveau de l'école, la baisse est moindre la baisse est moindre au niveau de l'école. Au niveau du collège, la baisse est moindre. au niveau du lycée, la progression qui est aussi en progression dans le public est légèrement supérieure. La question oui, c'est vrai qu'il y a ces chiffres, il parle, les chiffres parle. La réalité c'est aussi que nous sommes associés à l'État par contrat.
Cette association à l'État par contrat, nous souhaitons la vivre pleinement et donc que nous puissions avoir aussi la possibilité de dire aux familles, vous avez la liberté de ce choix. Et c'est ça, je crois le cœur de la question. On n'est pas temps de savoir si euh une partie de l'enseignement et juridique nous sommes associés à l'état par contrat et que ces engagements nous les tenons fermement. Nous y sommes absolument euh absolument associés. Donc à partir de là, oui, effectivement, il y a une demande de nos familles qui valorisent, qui légitime et qui reconnaissent ce qui est proposé dans l'enseignement privé. Rodrigo Aranas, sur cette étude, vous vous en vous en retenez quoi ?
D'abord, cette étude Corobor, une étude que nous avons fait avec la FCPE en 2020 dans lequel les motivations de scolarisation des enfants dans le privé par les parents relevantage de stratégies individuelles plutôt que d'efforts collectif vers des valeurs républicaines que maintenant tout le monde connaît en France et pas seulement la laïcité. Euh donc à partir de là, oui, il y a il y a une réalité où les parents euh pensent bien faire.
Euh d'ailleurs la journaliste Isabelle Saporta dit clairement que le statut qui est là, elle le doit à l'école publique mais que pour ses enfants et bien elle souhaite faire autrement parce qu'elle aussi a cédé comme plein de parents à cette idée que on réussit mieux dans le privé que dans le public, ce qui est faux. Euh structurellement, on réussit mieux de façon massive dans le public. qu'on amène une classe d'âge plus importante vers la réussite académique que dans le privé pour deux raisons.
D'abord parce que il y a beaucoup plus d'élèves dans le public contrairement à la à la structuration pour en terme de pourcentage des effectifs que dans le privé et aussi parce que l'école publique accepte tous les élèves. Il n'y a pas au niveau du collège au niveau du C notamment les élèves qui sont des mauvais résultats, qui n'ont pas les bons comportements ou qui aussi qui sont à besoin particulier. à Paris, vous avez 10 % des élèves qui sont à besoin particulier qui sont dans le privé et 90 % dans le public sans avoir les moyens d'accompagner ces enfants-là notamment en terme d'ag.
Donc c'est des chiffres qui sont un peu en trompleuil parce que vous l'avez dit vous-même, il y a davantage de fermeture dans le public et il n'y a pas le mfeture dans le privé. Donc l'équilibre est rompu. Et moi je suis d'accord avec madame, il y a l'enseignement libre en France mais c'est un choix confessionnel et là nous sommes dans un choix d'évitement scolaire, d'entreois et de résoudratie et ça ce n'est pas acceptable.
d'ailleurs ou Cestera le dit elle-même quand elle met ses enfants à l'école Stanislas et je reviendrai pas sur les polémiques qui l'accompagnent c'est parce que elle parle de l'école litré en sens des absences non remplacées alors que dans cette école il n'y a pas d'absence remplacé juste un petit mot sur la déclaration d'Amilie Casterra donc c'était la elle a été donc elle c'était le lendemain de sa nomination elle a été nommée le 11 janvier 2024 le 12 janvier elle fait cette déclaration en parlant donc de ce paquet d'heur qui n'était pas sérieusement remplacé et elle est virée du ministère 27 jours après.
C'est-à-dire que c'est non mais c'est c'est important de de de situer ces phrases dans le contexte extraordinairement polémique parce que c'était c'est un sujet très sensible ce qui m'avait permis de la qualifier comme ministre de l'enseignement privé d'entendre une ministre de l'éducation nationale venir dire ça le lendemain de son arrivée et sa nomination Piermel vous avez vous-même travaillé depuis longtemps he sur ces questions là en tant que sociologu vous êtes penché notamment sur l'enseignement du privé ça vous surprend ou pas ce qu'on voit dans cette étude pas du tout et en fait les raisons en sont assez C'est simple. D'abord, il y a des raisons structurelles sur l'offre du privé.
L'offre du privé se désintéressé en fait par exemple des élèves en situation de handicap. Le privé représente à peu près 20 % des élèves scolarités, seulement 10 % des élèves en situation de handicap. Pour les élèves qui sont scolarisés en SEC pas qui sont les sections qui scolarisent les élèves le plus en difficulté, euh seulement 6 % des SECPA sont dans le privé, tout le reste est dans le public. Donc euh le privé ne n'a n'a pas un n'a pas pris en compte euh ce type de demande parce que finalement ce type de demande ne l'intéresse pas alors même que c'est dans ses statuts de scolariser les plus pauvres.
Et de façon plus générale, si on regarde l'évolution de la part des élèves favorisés scolarisés depuis 20 ans dans le privé, elle n'a cessé d'augmenter. Donc on voit bien qu'il y a des choix qui sont structurels et qui s'expliquent comment. Mais est- alors est-ce que l'enseignement public est pas aussi en cause peut-être dans ce qu'il propose et ce qu'il offre aujourd'hui aux parents ? Effectivement, les résultats du public, si on s'en tient au taux brut de au brevet de collège ou ouou au bac sont meilleurs tout simplement, sont moins bons tout simplement parce qu'en fait ils scolaris beaucoup plus d'élèves en difficulté scolaire. Donc il faudrait que la concurrence soit égale.
Et puis je dirais encore un point très important sur l'évolution. Si vous prenez par exemple le premier quinquena d'Emmanuel Macron 2017-2022, création augmentation du nombre dans de postes dans le privé 4500 variation du nombre de postes d'enseignant dans le prix dans le public - 17000. Évidemment quand vous augmentez le nombre de postes dans le privé les les les ouvertures de de classe sont possibles et quand vous diminuez le nombre de postes dans le public, il y a fermeture de classe. Donc c'est c'est une c'est un choix politique qui a été fait à ce moment-là.
Chantel de Bar peut-être répondez à à tout ce qui a été dit là parce que c'est vrai que c'est une mise en cause aussi du fonctionnement de de l'enseignement privé. Je crois qu'il est très important d'entendre notre volonté. Notre volonté, elle est extrêmement claire, c'est d'accueillir parce que ça correspond à notre vocation évangélique, ça correspond au cœur de notre de notre de nos statut absolument. Je connais bien d'accueillir tout le monde. Mais alors pourquoi cet écart par exemple dans l'accueil des enfants en situation de handicap ou dans les sur la question ? Il y a aussi des SEPA chez nous et nous y tenons. J'ai des demandes j'ai des demandes.
Je vouis vous donner un exemple là actuellement il y a des demandes d'ouverture de micrcé microcollège qui sont pour les besoins spécifiques de jeunes en souffrance de situation mentale. Ça ne nous est pas forcément fait. Il y a cette volonté profonde. Peut-être qu'il y a des choses il y a quelques années. Ce qui m'importe aujourd'hui, je crois, c'est de parler ce qui est mis en place aujourd'hui, la volonté aujourd'hui manifeste et manifestée de l'enseignement catholique. Pourquoi cet écart ? parce qu'il est exact, les chiffres parlent une fois encore parce qu'ussi les moyens ne sont pas les mêmes.
Dans les chiffres que dont je dispose, un élève le coût d'un élève à l'année dans l'enseignement public c'est allez environ 9800 € par an pour l'État à savoir l'État et les collectivités confondues. Le coût d'un élève dans le privé, je je finis c'est 5300 et quelques. Donc on peut pas dire que l'État finance à 75 % et cetera. Ce que je veux dire aussi c'est que nous nous avons besoin d'être accompagné. Notre volonté, elle est là. dans les Hautes Faes par exemple, il trou l'honneur d'accompagner l'ensemble des établissements des Hautes Faes.
Nous avons anticipé, nous allons plus loin que ce qui est demandé dans le protocole de 2023 qui avait été signé avec le ministre Papendia à l'époque où il devait y avoir 50 % des établissements à l'ô de 2028 qui devaient proposer la contribution différenciée des familles. Donc en gros des frais de scolarité qui baissent pour les familles modestes. Absolument. Absolument. Et bien nous avons mis en place pour septembre 2026 pour l'ensemble de nos établissements des hautes scènes la contribution différent. Ce que je veux dire c'est qu'il y a cette volonté tant que la restauration, il y a aussi une question de des moyens qui sont donnés pour que nos familles puissent venir.
Nous avons cette volonté et nous mettons tout en place pour les accueillir. Il faut que la restauration qui est de l'ordre parfois très très faible dans le public de l'ordre de 10 centimes chez nous c'est en moyenne nationale de l'ordre de 6 € par repas. par ou pas bien sûr et bien euh parfois un petit peu plus. Bien sûr que ça coûte encore beaucoup plus cher. Il faut que la la collectivité puisse accompagner de la même façon la restauration qui est encore plus importante que les contributions des familles. Il aussi quand même un sujet de barrière à l'entrée financière. Vous avez combien d'établissements privés dans le 93 et combien dans le 92 ?
L'un étant un département très défavorisé et l'autre pour le moins très aisé. Je ne saurais pas vous donner le chiffre du 93. Excusez-moi. Dans le 92, nous en avons 72. Et oui, parce que c'est un département où les gens ont plutôt des moyens. Ce que je veux dire, c'est que la barrière la barrière du fait que la scolarité soit payante pour rentrer dans le privé fait que c'est pour ça que nous voulons la supprimer cette barrière. Nous sommes d'accord sur un certain nombre de constats et sur le besoin de pouvoir accompagner davantage les familles. Donc bien sûr que cette barrière nous souhaitons la supprimer.
Après historiquement pourquoi il y a un certain nombre d'établissements en 92 aussi il y a un moment où 92 était privilégié qu'aujourd'hui. Euh Rodrigo Renas d'abord et Pierre Merlite. Je vous ai vu réagir tous les deux sur le coût entre guillemets pour l'état de la prise en charge des élèves entre le public et le privé. D'abord encore là c'est en trompœil parce que par exemple vous prenez les deux établissements d'excellence parisienne que sont en Reat et Lu le Grand. C'est un établissement dans lequel les frais d'enseignement sont plus chers. Pourquoi ?
parce que vous avez davantage de professeur agrégé et que vous avez donc à partir de là, oui, ça coûte plus cher et d'ailleurs c'est là où vous préparez des élèves dans le public à notamment accéder à ce qu'on appelle la méritocratie républicaine à travers la recherche de l'étisme républicain. Et c'est là que nous avons un biais parce que vous pouvez pas par volonté politique encourager des établissements où les les parents scolarisent des enfants non pas pour des raisons confessionnelles ce que je respecte mais pour des raisons de méritocratie et d'entre soi et de résocratie à la même hauteur que des établissements qui sont universalistes, humanistes et laïques.
Je pense qu'il y a un moment donné, on ne peut pas encourager ça. Nous avons une opportunité en ce moment en France liée à la baisse de natalité de améliorer les conditions d'accueil dans les écoles publiques en s'appuyant justement sur cette baise démogrative pour encourager la baisse des effectifs dans les classes. Et ce n'est pas le choix que fait ce gouvernement. Au contraire, il utilise il y a quand même un gros écart sur les effectifs aujourd'hui il y a un gros écart sur les effectifs moyens entre une classe dans le privé, une classe dans le public et ça ne suffit pas à convaincre les parents de famille ais.
Vous avez par exemple dans dans les dans les enseignements professionnels des effectifs qui dépassent les 35 élèves par classe et des établissements où vous avez un accompagnement spécifique sur des filières particulières où vous avez des effectifs à 19 élèves par classe. Ça a été par exemple le dédoublement des effectifs. Mais encore une fois, ce n'est pas la même mission de l'école privée que l'école publique. Nous avons un é universaliste sans tri à l'entrée, ni trial, ni tri de condition.
Donc à ce titre-là, pardonnez-moi madame, mais on peut pas traiter de la même façon des établissements qui ne font pas le même rôle dans de l'école de la République sans remettre en cause le choix d'aller dans le privé pour des raisons confessionnelles. Pierre, j'aimerais vous entendre sur qu'est-ce qui détermine le choix des parents, des familles aisées à mettre leurs enfants plutôt dans le privé que dans le public. Est-ce que c'est une question de confession religieuse ? Est-ce que c'est une question de résultat des établissements de de résultats scolaires, de présence des des enseignants ? Qu'est-ce qui qu'est-ce qui joue avant tout ?
Alors, il y a plusieurs facteurs évidemment qui sont qui seraient qui sont à prendre en compte. Euh je crois qu'il y a une image euh de des établissements privés qui tient tout simplement au meilleurs résultats bruts. C'est-à-dire que les parents c'est tout ça c'est c'est et c'est un point essentiel qui tient au meilleurs résultats bruts. C'est-à-dire que effectivement si on compare les taux de réussite au brevet ou au bac, ils sont meilleurs.
Mais en fait quand on fait des calculs, c'est-à-dire qu'on compare à catégorie socioprofessionnelle identiques, on s'aperçoit que le privé a des résultats identiques, voire même dans la dernière étude PISA des résultats qui sont inférieurs au au public. Donc en fait, c'est assez trompeur, c'est un effet de réputation et je dirais que il est largement euh propagé par euh l'enseignement catholique en disant que eux accompagne les élèves. Mais si on regarde par exemple les élèves qui sont scolarisés en 6e en public et en privé, petit à petit, le privé ne reprend pas un certain nombre d'élèves. Il a moins de si on suit une corde, il a le moins d'élèves à la fin.
Et ces élèves qui s'en vont ou pas réinscrits, il faut dire les choses comme elles sont parce que les résultats sont trop faibles ou parce qu'ils ont des comportements indisciplinés, le public les reprend. Et donc évidemment, il y a une charge en plus pour le public et un allègement pour le privé. Après, c'est un peu logique qu'on a résultat. J'ai plein de questions encore à vous poser. Voulez-vous entendre vous aussi sur la question de la ségrégation sociale ? On a vu dans le sujet de Thbo Enocbe et à quel point c'est une question qui ça va s'aggraver. Comment comment lutter contre cela ?
Alors après, c'est la question du vivre ensemble qui se pose et on sait en plus que réduire cette ségrégation sociale aboutit à réduire les stéréotypes sociaux, les stéréotypes raciaux. Donc il y a quelque chose de tout à fait important. Comment réduire ? Et bien il faut des dotations différenciées. C'està-dire quand les établissements donc vous êtes en train de dire il faut rouvrir la question du financement de l'école privée par l'État public et public. Je pense que les mêmes règles doivent s'appliquer. C'està-dire que quand il y a beaucoup d'enfants favorisés dans un établissement, qu'il soit public ou privé, les conditions de scolarisation et de progression sont meilleures.
Et dans ce cas-là, il faut une dotation qui soit moindre pour donner plus à ceux qui ont moins. Chantel des barrières, c'est ça la vraie question qui fâche. On a entendu Paul Vanier aussi aller sur ce terrainl dans le sujet qu'on a vu tout à l'heure. Ce serait un casus béli pour vous de rouvrir cette question là, celle du financement de l'enseignement privé par l'État. Je crois que nous avons un fonctionnement qui est, je le redis, nous sommes associés à l'État par contrat. La question centrale, c'est la question du respect, de la liberté, du choix des familles. Je ne suis pas d'accord sur le fait que c'est pour des résultats scolaires que l'enseignement privé est particulièrement choisi.
Peut-être que ça l'était les années précédentes. Je parle d'aujourd'hui et de demain. Aujourd'hui et demain, le cœur de notre vocation, c'est effectivement, vous l'avez dit monsieur, je suis d'accord avec vous, c'est celui de l'accompagnement des élèves. Et à partir de là, cet accompagnement des élèves, l'accompagnement humain, l'accompagnement académique, l'accompagnement culturel, l'accompagnement sportif, c'est ça qui est au cœur de notre Est-ce que l'enseignement privé va faire un effort pour diversifier davantage avoir davantage de mixité sociale dans ces effectifs ?
travail, il est fait particulièrement depuis quelques années depuis depuis la fameuse signature de 2023 où nous avons cette volonté majeure. Donc il faut que nous puissions donnez-nous les moyens de pouvoir accueillir tous ces jeunes que nous attendons et que nous voulons accueillir. Il y a pas de Rodrigo très peu de temps. Attendez, je je me permets [raclement de gorge] de terminer. Je vous donne un exemple. Il est vrai que parfois nos établissements parce que c'est historique, autrefois ils n'étaient pas dans des milieux défavorisés. Il y a une gentrification de certains milieux, ils le deviennent. Créons des annexes là où effectivement il y a des milieux plus défavorisés.
Nous avons cette volonté, je le dis au effort. En quelques mots, Rodrigè ce que je je comprends l'offensive aujourd'hui de l'enseignement catholique privé, mais de l'enseignement privé d'une façon générale pour demander des moyens supplémentaires à l'étage, je l'entends mais en même temps faut soumettre aux mêmes règles. Et vous prenez Paris là où je suis député, bah soumettez-vous à la carte scolaire. Je dis ça parce que prenez la ville que vous souhaitez monsieur. Il y a aucun problème. Je prends Paris parce que je suis député mais on peut prendre n'importe quelle ville.
Les établissements privés ne se soumettent pas à la carte scolaire ce qui veut dire que vous ne prouvez vous choisissez vos enfants non pas par rapport au lieu où ils habitent comme c'est le cas dans le public mais par rapport au choix d'établissement que vous faites. Et là dans le choix d'établissement que vous faites et bien ça ne dépend pas des critères de territorialisation et d'habitat mais simplement du tri qui sont faits par les critères des établissements qui sont différents. On va s'arrê là on est obligé. Je suis désolé mais merci beaucoup même finement même règle et c'est pas le cas. Merci beaucoup à tous les trois d'être venus débattre sur ce plateau.
Vous restez avec nous parce que on va passer à notre journal de campagne à présent la campagne des municipales. Bonsoir Marco. Bonsoir Clément. Alors dans votre journal de de campagne, on commence par l'offensive de Bruno Retaillot contre la gauche. Oui, le président des Républicains organisé ce matin une conférence de presse au Blanc Ménil en région parisienne pour dénoncer, je cite, les accords de la honte entre la gauche et les insoumis. Selon Bruno Rotaillot, il existe 112 communes dans lesquelles il y a des accords qui unissent la France insoumise avec au moins l'une des formations de gauche, les socialistes, les écologistes ou les communistes. C'est une bande de tartuf.
On est dans l'hypocrisie la plus euh totale. Soyons clair, ou il revendique des accords, alors il faut le dire clairement. Ou alors il les dénonce. Et ce que je demande moi au parti de gauche, c'est de clarifier. Et hier, avant même cette conférence de presse, le Parti socialiste avait répondu aux critiques du président des Républicains. Le secrétaire national du PS a traité Bruno Rotaillot de menteur.
Dans les quelques exemples que la presse essaie de faire mousser où il y aurait soit-disant des accords entre le PS et la France insoumise, ce sont des listes citoyennes dans lesquelles il y a tous les collectifs de gauche qui sont réunis et qui n'ont pas été des listes qui ont été qui ont été validées par la direction nationale du Parti socialiste. sont des listes locales et le PS accuse à son tour la droite d'avoir parfois des têtes de liste proche du Rassemblement national. Alors la campagne municipale, elle est tendue au niveau national et peut aussi l'être au niveau local. Parfois vous avez opéré un duel fratricide dans l'Orne.
Direction Saintegoburge Sainte Colombe, environ 1000 habitants dans ce village où Philippe Bigot, maire depuis 30 ans brigue un 6e mandat et face à lui son frère, son grand frère Yve Bigot. Entre les deux, c'est pas l'amour fou. Il y a des gens avec qui je ne parle pas, il en fait partie. On se parle plus depuis 5 ans donc ou quasiment donc je vais pas pas retourner si elle est terre. On s'amuse le plateau. Ouais, ça doit être sympa à Noël les rep. Ça do être sympa à Noël. Ouais. On ne sait pas vraiment les les raisons he de de cette brouille familiale mais les deux frères l'assurent he c'est bien sur le bilan et sur les propositions qu'il s'opposent.
Le bilan, c'est d'abord d'avoir pu collectivement renforcer l'attractivité de notre village. Nous avons été labelliser village d'avenir. Faudrait plus de cohésion. Voilà les les les les villages d'alentour, bah voilà, il il y a plus de lien. Les commerçants, ben on s'en occupe plus. Enfin bon, voilà. Ils vont donc s'affronter dans les urnes le 15 mars prochain avec une petite difficulté quand même pour les électeurs. Il n'y a que de listes et deux candidats qui s'appelle Bigo. Attention à ne pas se tromper de prénom quand même. Ou surtout qu'il y a un petit air de famille entre les deux quand on les voit ensemble. [rires] Et puis qui dit élection 10 slogans.
Marco et alors il y en a certains qui ont attiré votre attention. Bah oui, cet après-midi à LCP, on a analysé les slogans des 50478 listes qui prendront part au scrutin. Et il y a quelques pépite Clément à Romain dans la Marne par exemple, une seule liste et un slogan qu'on ne peut pas oublier. Vous le voyez, Astérix avec les Romains. [rires] On va maintenant à Guélane. En avant Gélan, vous allez le voir. Voilà, c'est pour les footballeurs. C'est un petit clin d'œil au club de football en avant-gingan. Ça nous a fait sourire aussi à jouer dans la Vienne, à nous de jouer. Et puis à essayigner dans les vauges. Ça vaut le coup d'essigner, vous allez le voir, on le voit.
Alors, c'est facile hein, mais encore fallait-il y penser. Je ne vais pas vous faire toute la liste. Une dernière pour la route quand même parce que je sais que vous y tenez hein, Clément avec ce slogan qui date des élections municipales de 2020 il y a 6 ans à Beson. Besons de toutes nos forces. Inutile de vous expliquer. Je crois qu'on a tous compris. On a l'image en tête, je crois. On a l'image en tête. [rires] On termine ce journal à Lille où la campagne s'invite désormais sur les chaussettes. Oui. Direction la plus petite boutique de la capitale des Flandres où une marque de sous-vêtements vend des chaussettes à l'effigie des six principaux candidats à la mairie.
Et les candidats eux-mêmes, les intéressés, sont venus acheter leur père lors d'une soirée de lancement il y a un mois. Regardez.
[musique]
En voilà un bon slogan aussi hein. Voter c'est comme les chaussettes, c'est utile. Et figurez-vous que la marque ainsi fait des chaussettes à l'effigie des candidats à la mairie de Paris ou à la mairie de La Rochelle, là où la marque possède aussi deux boutiques. De quoi aborder les municipales du pompier ? Et est-ce qu'on change de mer comme on change de chaussette ? Ça aurait pu être un second mais non peut-être pas. [rires] Merci beaucoup Marco Pomier et merci à vous nos invités de de l'émission, nos chroniqueurs également. Chaque voix compte c'est terminé pour aujourd'hui. Dans un instant un nouveau doc cannabis un paradoxe français. C'est dans débadoc avec Jean-Pierre Gracien.
Quant à nous, on se retrouve demain à la même heure. Bonne soirée.