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Audition parlementaireLCP (sur YouTube)· 27 janvier 2024 118 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Situation en République démocratique du Congo : table ronde - commission des Affaires étrangères

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:30OuverteRéponse partielle

    Sur quel thème s'organise l'opposition au président Tisekedi ?

  • 18:40OuverteRéponse directe

    La situation des femmes s'est-elle améliorée dans l'Est de la RDC ?

  • 19:40OuverteRéponse directe

    Quel est l'ampleur des violences contre les femmes à l'Est ?

  • 22:30OuverteRéponse directe

    La France doit-elle élargir sa coopération au-delà de la culture et de l'aide à la pauvreté ?

  • 25:20RelanceRéponse directe

    La France va-t-elle changer de discours sur les agissements du Rwanda ?

  • 28:00OuverteRéponse directe

    Quels domaines de coopération pourraient être approfondis avec la RDC ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:20Chiffre
    « moins de 2500 Français inscrits en RDC au registre des Français établis hors de France »
  • 11:20Thierry VircoulonFait
    « la RDC est une cleptocratie minière »
  • 12:00Thierry VircoulonChiffre
    « les intérêts chinois représentent 70 % du domaine minier en RDC »
  • 24:10Quentin TessierFait
    « la France a contribué à la création de l'école de guerre de Kinshasa »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

notre ordre du jour appelle maintenant la tenue d'une table ronde je pas pourquoi on dit qu'ellees sont rondes C table elles ne le sont jamais sur la situation de la République démocratique du Congo la RDC c'est ce sujet entre évidemment en résonance avec l'actualité puisque le 26 le 20 ou le 26 le 20 décembre dernier s'est tenu l'élection présidentielle à un tour mais il y a pas eu besoin de plusieurs tours qui a conduit à la reconduction du président Félix sikekedi élu pour un premier mandat en décembre 2018 avant de brièvement brosser le contexte et les attendus de nos échanges je tiens à souhaiter la bienvenue aux intervenant alors ils devaient être trois et ils sont je ne dirais pas hélas parce que leur qualité est suffisante pour faire face à la la le au forfait obligatoire du 3è intervenant qui retenu au commor par paraî-il une situation très mouvementée à la suite des des élection et si mouvementé que les connexions les connexions Internet sont quasiment suspendu donc notre notre interlocuteur ne pourra pas se répondre à notre invitation mais ça ne m'empêche pas de souhaiter la bienvenue à nos deux intervenants qui ont bien voulu nous faire bénéficier de leur expertise sur ce sujet d'intérêt de longue date pour beaucoup d'entre nous et je dois dire pour beaucoup d'entre nous aussi d'une très très vive préoccupation cont tenu de la situation dramatique dans laquelle la République démocratique du Congo se trouve plongée depuis des années euh d'abord je remercie Monsieur Quentin Tesser vous êtes sous-directeur de l'Afrique centrale à la direction de l'Afrique et de l'océan Indien du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères à ce titre vous êtes évidemment un observateur privilégié de tout ce qui advient dans cette région du continent africain vous analyserez vous analysez pour le coup pour le compte des plus hautes autorités de l'État en étroite collaboration avec notre poste à Kinshasa tout ce qui s'y passe de ce fait votre vision et votre recul nous serons particulièrement utiles pour apprécier les relations bilatérales et l'action de la France vis-à-vis de la RDC il y a eu un déplacement du président de la République il y a quelques mois qui a laissé une impression un peu énigmatique au aux observateurs et je suis sûr que vous allez éclairer ces éigmes donc monsieur monsieur Sadi Abbas Ahmed qui devait nous nous nous nous nous rejoindre ne pourra pas le faire je le regrette mais nous avons ici Monsieur Thierry Vircoulon vous êtes chercheur associé coordinateur de l'Observatoire de l'Afrique centrale et centr et et australe Centre-Afrique subsaharienne à l'IFRI spécialiste de la région des Grands Lacs vous êtes l'auteur de plusieurs publications sur la République démocratique du Congo le changement le changement a pas feutré en 2020 ou encore la République démocratique du Congo à l'Est rien de nouveau et en 2022 vos analyses et éclairages nous seront à n'en pas douter extrêmement utile pour apprécier à sa juste mesure ce que nous ce que ce qui se passe dans ce géant de l'Afrique messieurs avant de vous laisser la parole pour un propos introductif d'une dizaine de minutes chacun c'est ça dont nous sommes convenus puis de passer aux échanges al les échanges les les représentants des groupes interviennent 2 minutes et demi chacun et vous essayez de répondre dans un un lapse de temps identique vous répondez soit l'un soit l'autre soit tous les deux si vous estimez que le premier avoir quelque chose à ajouter à ce qui aura été dit par euh votre coinvité et ensuite quand les groupes se seront exprimés les parlementaires pourront de poser des questions à titre individuel là dans un délai encore plus restreint d'une minute qui appelle une réponse de de même de même dimension de votre part mais évidemment vous avez l'introduction pour préciser les choses et vous aurez à la fin la conclusion pour dire tout ce que vous n'aurez pas pu dire pendant le débat et voilà alors euh État d'Afrique bon je écoutez je vais pas présenter euh je vais pas présenter le le si je vais le faire quand même État d'Afrique centrale à la superficie équivalente à celle de l'Europe occidentale oui l'Europe occidentale c'est quand même pas rien hein la RDC est le 3è pays le plus peuplé du continent africain derrière le nigerriia et l'Éthiopie et le pays francophone le plus peuplé il possède des ressources naturel exceptionnel notamment des gisements de minerais cobalt cuivre un grand potentiel hydroélectrique de vastes terres arables une formidable biodiv diversité et la deuxème forêt tropicale du monde pourtant la plupart des habitants ne profitent pas de ces richesse la RDC est l'un des 5 États les plus pauvres du monde en 2022 environ 62 % de la population soit 60 millions de personnes vivaient avec moins de 2 dollar 15 par jour ainsi près d'une personne sur 6 en situation et en situation d'extrême pauvreté en Afrique subsaharienne vit dans la République démocratique du Congo en 62 ans d'indépendance le pays n'a connu sa première transition pacifique du pouvoir qu'en janvier 2019 avec l'accession au pouvoir de l'actuel président qui a succédé à Joseph cabila lequel avait dirigé le pays pendant 18 ans depuis 2000 19 des réformes importantes ont été menées avec la généralisation de l'enseignement primaire gratuit une plus grande transparence des changements au sein du secteur public ou des mesures en faveur de la couverture sanitaire cependant des poches d'austérité persistent d'inséc excusez-moi des poches d' oui des poches c'est le moins qu'on puisse dire hein des poches d'insécurité persistent particulièrement dans la région centrale province du Nord kivou et de litourie où des affrontements entre l'armée congolaise et les groupes armés conduisent régulièrement à des déplacements de population je ve dire que nous avions à l'invitation de Monsieur leco nous j'avais vu un film sur les les les la guerre en République du Congo qui m'avait donné une impression absolu ent terrifiante sur le degré de violence qui ravage une partie de cette région en 2021 en raison d'une recrudescence alarmante de violence causée par des groupes armés quelques 56 5 millions 5,6 millions de personnes y ont été déplacé selon l'organisation internationale desmigration le plus souvent sans pouvoir souvenir à leurs besoins ce qui a conduit à une crise humanitaire à bas bruit mais de grande ampleur au plan bilatéral si l'on recense un peu moins de 2500 français inscrits en RDC au registre des Français établis hors de France les coopérations sont denses et plutôt bonnes la France dispose ainsi sur place de quatre antennes de l'Institut français d'un réseau de plusieurs alliances françaises ainsi que de deux lycées français au niveau un partenariat de long terme a été formalisé en 2019 dans trois domaines prioritaire la santé l'éducation et la sécurité les relations économiques en revanche reste assez limité c'est les échanges annuels porte sur quelques dizaines de milliers d'euros et pourrai se développer millions j'ai dit milliers pardon excusez-moi je je tiens à vous dire que je je suis je fais une intervention particulièrement chaotique parce que je je suis en en état de quasi non voyance provisoire par la suite d'une opération à l'œil donc j'arrive pas à lire le papier que j'ai sous les yeux d'où cette impression un petit peu chaotique qui n'est pas dans mes habitudes en en règle générale bon nous avons le sentiment au sein de cette commission que le potentiel de développement de la relation entre la France et la RDC demeure sous-exploité ça c'est le moins qu'on puisse dire cette impression est très forte alors que la Commission européenne vient d'inclure le pays dans son initiative de Global Gateway nous ne pouvons nous désintéresser de tout ce qui s'y passe aussi nous attendons de cette table ronde d'y voir plus clair ça c'est le cas de le dire pour moi s'agissant notamment des difficultés et défis auquel ce gigantesque pays est confronté mais aussi des des aides ou coopérations que la France peut lui apporter voilà je vais vous laisser maintenant la parole vous avez bien senti euh à la fois la très grande la le très grand intérêt que nous portons dans cette commission au développement de la relation bilatérale entre la France et la République démocratique du Congo mais au-delà un sentiment de très grande inquiétude sur le développement global nous n'avons pas trop parlé de de de l'Est de l'Est du Congo de la tension permanente euh avec le les les les milices plus ou moins inspiré et téléguidé par une puissance étrangère euh que je ne citerai pas parce que nous avons déjà suffisamment de relations compliquées avec dans ce monde-là mais nous avons une nous avons une une très vive inquiétude sur la la stabilité globale nous avions un rapport très très étroit dans cette commission avec le professeur le docteur mouveger le prix Nobel de la paix nous avons constaté qu'il s'est présenté aux élection à l'élection présidentielle et qu'il a fait euh un score absolument dérisoire ce qui ce qui nous a impressionné parce que le discours que nous lui avons entendu tenir c'est dernières années était un discours extraordinairement responsable mesuré équilibré et correspondant nous ça nous avait-il semblé à des progrès nécessaires à effectuer dans la zone donc nous avons le sentiment que le fait qu'il soit nullement prophète en son pays n'est pas un signe d'une situation totalement stabilisée c'est le moins qu'on puisse dire dans cette région donc c'est à la fois l'ardeur qui nous pousse à à développer les relations avec le avec le Congo avec la République démocratique du Congo et l'extrême inquiétude de que cet immense pays fait nître en nous car nous le sentons très fragile très fragmenté très divisé et surtout livré à une violence endémique dont nous ne voyons pas vraiment la fin voilà le le les sentiments que de l'extérieur qui nous ont qui nous ont guidé pour organiser cette leion avec vous et nous entendons la commission des affaires étrangères attend de vous d'être fortement éclairé sur les l'arrière-plan de cette situation voilà merci d'être venu et maintenant nous vous écoutons c'est vous qui qui commencez lequel de vous deux commence allez-y monsieur le Président merci merci beaucoup c'est donc monsieur Tess qui intervient sur la relation alors bon peu importe vous intervenez point final point pas final je je reviendrai pas sur la la situation de la RDC elle-même et l'importance de la RDC vous avez dressé un tableau détaillé de de la situation du du pays sur peut-être on est aujourd'hui dans une phase postélectorale effectivement le présidentekedi vient d'être réélu euh à la suite des élections du 20 octobre il dispose également d'une enfin sa coalition dispose d'une majorité à à l'Assemblée nationale qui devrait lui permettre de poursuivre le les les efforts et son programme de le programme de réforme qu'il a entamé dans durant son premier mandat euh ce que je voulais dire peut-être en première réaction à votre à votre présentation c'est que pour nous le la RDC est un partenaire stratégique depuis longtemps on entretient des relations étroites avec les RDC depuis depuis très longtemps on a essayé d'agir au maximum de nos capacités dès le déclenchement de la crise en RDC en en 96 il y a un un souvenir marquant que nous rappelle très régulièrement les les Congolais qui est celui de l'opération Artémis qui avait permis de de lutter cont déjà une première contre une première vague de groupes armés à à l'est et au moment où a été relancé céta un des rares sucès il faut dire de une opération européenne combinée c'était une je pense une une situation géopolitique assez exceptionnelle qui nous avait permis d'agir de manière déterminée et dans un temps contraint avec efficacité le aujourd'hui on on continue à rester à rester très actif en RDC au moment où les les combats ont redémarré puisque on a eu 10 ans de une situation dans laquelle il y avait des GR groupes armé actifs dans l'Est avec des conséquences humanitaires non négligeables mais qui n'étit pas extrêmement structuré et pas sans sans sans avoir un groupe armé plus fort actif organisé comme on peut l'avoir depuis depuis maintenant fin enfin depuis maintenant 2022 avec le M23 qui a été le Mouvement du 23 mars qui a été réactivé après 10 ans de de pause et au moment où où s'est déclenché cette nouvell ces nouveaux affrontements on a essayé d'agir dans le cadre des de notamment des nouvelles relations qu'on entretient avec le Rwanda pour faire une médiation entre les deux entre les deux états ce qui a permis une rencontre à New York en marge de l'assemblée générale des nation- Unies en septembre 2022 sous les auspices du président de la République entre les présidents tisekedi et Kagamé un certain nombre d'engagement ont été pris à cette occasion et ça ça a permis de de tracer la voie euh vers euh la médiation ensuite de l'Angola qui a permis qui a abouti à un cesser le feu en mars 2023 entre le M23 et le et le gouvernement congolais euh c'est le feu respecté c'est c'est le feu qui a été respecté jusqu'au mois d'octobre et donc depuis on est reparti malheureusement dans une situation dans une situation d'affrontement le M23 ayant réussi à à contrôler toute une partie de une partie assez conséquente du Nord kibou et quelques territoires dans dans dans les itouri la la province voisine donc aujourd'hui à l'est la situation est effectivement extrêmement instable et les il y a des affrontements pas quotidiens mais très très réguliers et qui peuvent qui pourraiit tout à fait dégénérer c'est c'est une situation de de préoccupation pour nous d'autant plus que la campagne électorale est dans le la rhtorique en particulier entre la RDC et le Rwanda ces derniers mois est devenue de plus en plus confrontation et on s'est retrouvé jusqu'aux élections dans une situation extrêmement de de de violence verbale à minima extrêmement forte on constate depuis l'élection et notamment dans le discours d'investiture du présidentekedi que la tonalité est un peu redescendu de de quelques marches je dirais ce qui est positif et nous notre objectif dans ce contexte là c'est d'arriver à soutenir le la relance des médiations régionales en particulier celle menée par l'Angola mais égal également ce qu'on appelle le processus de Nairobi qui lui est destiné à la négociation entre le gouvernement et les groupes armés vous avez deux processus parallèles un mené par l'Angola de réconciliation en tout cas de d'arriver à faire mener des négociations entre l'Angola entre la RDC et le Rwanda et un autre à Nairobi qui lui concerne les groupes armés congolais essentiellement avec avec le le gouvernement congolais donc23 n'est pas de le M23 n'est pas dans cette négociation là euh il en a été exclu au tout début de la négociation qui avait démarré en avril 2022 et c'est ce qui a notamment contribué au déclenchement des des opérations militaires et depuis le gouvernement congolais refuse toute négociation avec le M23 on a nous dans ce cadre là donc essayer d'agir à titre bilatéral également à titre multilatéral puisque c'est la France qui qui rédige les résolutions Miss du Conseil de sécurité sur sur la Monusco la mission de maintien de la paix qui qui est active en en RDC et donc on a essayé de travailler pour s'assurer d'une part que le Conseil de sécurité restait uni dans son appréciation et sa politique à l'égard de la crise congolaise ce qui est pas évident dans le contexte actuel à New York mais c'est le cas sur la RDC l'ensemble du Conseil de sécurité reste reste uni dans sa dans dans sa posture et dans son soutien à à la Monusco et pour voir comment travailler avec la RDC pour faire une transition et avancer vers une voie de sortie de la Monusco la Monusco est présente depuis 20 ans en RDC le le le modèle qui de de cette opération de maintien de la paix aujourd'hui n'est plus adapté à la situation et donc le mandat qui a été renouvelé le 20 décembre le jour même de des élections prévoit une sortie progressive de de la mission sans sans horizon dé terminé sans date déterminé mais avec un certain nombre d'étapes qui doit permettre de de changer de de changer de modèle et d'appui à la à la sécurité dans l'Est pour pour finaliser le le tableau sur les présences internationales dans l'Est de la RDC vous aviez depuis le déclenchement de ce conflit M23 gouvernement une une présence de troupe de l'East African community qui sont qui se sont déployés assez rapidement qui viennent de sortir du pays et qui sont remplacés actuellement par des nouvelles troupes qui elles viennent de la de la Communauté des États d'Afrique australe qui sont dans ces ces derniers jours en fait ont commencé à se à se déployer et qui ont vocation à à appuyer alors le le plafond n'a pas été déterminé aujourd'hui par la par la Communauté des États d'Afrique australe les contingents sont principalement Tanzaniens sud-africains et malawit et cette force a vocation à soutenir les forces armées congolaises dans leur lutte contre les groupesarmées le le gros reproche qui avait été fait par les autorités congolaises et qui a justifier le retrait des forces de l'IST African community c'est que justement ces troupes ne combatai pas contre les groupes armés mais se contentaient de d'être observateur et de faire en réalité tampon entre la entre le M23 et le et et les forces armées congolaises ce qui en soi a été un élément extrêmement utile puisqu'il a permis à minima de de geler le front et d'éviter des affrontements général ça je dirais c'est pour c'est pour la situation à l'Est euh dans ce cadre-là au-delà de nos efforts diplomatique on agit également sur le plan humanitaire au moment de la visite du président de la République euh on a travaillé avec l'Union européenne pour lancer un pointont humanitaire euh un point aérien humanitaire qui a permis de de d'apporter un soutien à toutes les populations déplacé qui s'était réfugié à proximité de Goma et on a fait un effort de de 55 millions d'euros l'année dernière euh pour pour l'appui au S aux populations déplacées dans dans l'est du pays on va évidemment poursuivre ce ce soutien humanitaire dans dans l'année qui vient pour nous la relation avec la RDC il y a il y a ce ce sujet à l'Est qui est un sujet régional la relation avec la RDC elle se limite pas à à cette à cette dimension là et la visite du président de la République du 3 au 5 mars a été une une illustration de l'ambition de de notre de l'ambition qu'on entretient dans la relation avec avec la RDC vous avez cité quelques domaines santé éducation sécurité on a souhaité ouvrir de nouveaux horizons en matière économique d'enseignement supérieur en particulier en lien avec la francophonie ou de culture qui qui est je dirais une des spécialités congolaises la scène musicale notamment de la RDC est extrêmement connu il y a beaucoup d'artistes congolais qui ont un potentiel très important et on souhaite accompagner la RDC dans la structure uration de ce secteur des industries culturelles et créatives c'est un un déplacement qui a été conçu de manière très large côté français puisquil y eu la participation du ministre des armées de la ministre de la Culture de ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche et de la secrétaire d'État chargé du du développement une importante délégation d'entreprise également était avec nous mais pas seulement en format français je dirais c'était aussi un déplacement en équipe Europe que on a organisé à cette occasion un forum économique eurocongolais avec la participation des des commissaires breton et urpinen sur le plan économique vous mentionniez le le le caractère assez limité de nos échanges les avancées les plus significatives de cette visite pour nous concerne en particulier les minerais stratégiques sur lequel les les Congolais ont souhaité qu'on les accompagne avec une une coopération qui est désormais qui a été lancée à cette occasion et qui est désormais bien établi entre déjà le le le BRGM français et son homologue congolais qui doit permettre à la RDC d'avoir une meilleure connaissance de son propre sous-sol et une meilleure maîtrise puisqueaujourd'hui en fait jusqu'à présent la RDC dépensait beaucoup des compagnies minières ellees-mêmes qui disposaient des cartes du sous-sol sur les sur les blocs miniers qu'ils avaient mais le gouvernement lui-même n'avait pas forcément connaissance de cette du contenu et donc notre objectif pour nous c'est vraiment un appui en matière de gouvernance et de transparence du secteur un soutien en formation de de haut niveau et des perspectives de partenariat sur l'aval industriel en RBC puisqu'on a pas de compagnie minire extractive présente présente sur sur le pays et l'autre sujet en matière économique c'est le le domaine des enjeux urbains et et d'infrastructure vous avez un certain nombre de villes moyennes entre guillemets à l'échelle de la RDC qui sont des villes importantes si on les comparer à l'échelle française et donc on souhaite pouvoir accompagner le le le développement de des des villes euh congolaise avec des projets d'ampleur de laafd un projet ville durable notamment dans dans les différentes dans les différentes provinces du pays ainsi que sur l'électrification et les services urbains dans dans le pays euh voilà de manière très très je dirais schématique le l'état l'état des lieux aujourd'hui de notre côté je vous remercie de de cet éclairage tout à fait tout à fait précieux maintenant je je crois que monsieur virclon pourrait essayer de on aurait peut-être dû commencer comme ça d'ailleurs parce que le la la coopération bilatérale se greffe sur une situation sociale économique sociale et politique de de l'état de la RDC mais enfin peu importe c'est à vous de de de nous analyser la situation donc politique économique et sociale si je puis dire ce qui n'est pas rien en quelques minutes merci merci monsieur le Président je vais en effet essayer d'être synthétique euh j'ai j'ai vécu en RDC pendant la transition il y a 20 ans et et après pendant le premier mandat du président Kabila donc j'aurai une vision assez historique des choses et et surtout j'auris une vision de d'économie politique pour vous parler de la RDC et pour vous décrire la situation économique dont vous parlez et aussi la situation conflictuelle donc la la RDC est une cleptocratie minière euh qui aurait bien voulu devenir une cleptocratie pétrolière et qui est dans cette situation depuis grosso modo son indépendance euh quand je dis une cleptocratie minière ce que je veux dire c'est que le secteur minier représente l'essentiel de l'économie du pays le secteur minier c'est 47 % du PIB c'est 95 % des exportations du pays la RDC est le premier producteur de cobalt et de coltan au monde c'est le je crois 5e producteur de cuivre au monde et c'est le 6e producteur de diamant donc il y a des ressources minières considérables dans ce pays vous pouvez le voir et c'est la base de son économie et donc ce secteur minier est euh contrôlé par un partenariat depuis déjà très longtemps comme je vous dis j'ai une vision assez historique des choses par un partenariat entre l'élite congolaise et des intérêts étrangers ces intérêts étrangers ayant varié dans le temps mais si on reste sur la partie des 20 dernières années c'està-dire le début de de ce siècle grosso modo les intérêts chinois ont déplacé les intérêts anglo-saxons et on estime actuellement que les intérêts chinois représentent 70 % du domaine minier en RDC alors on est actuellement pour depuis quelques quelques années euh enfin plutôt depuis s quelle forme si je puis me permettre sous sous quelle forme de de quelle forme juridique il possède les mines il les exploit enfin quel est oui oui sous sous des formes de 70 % vous vous désignez quoi sous des formes de joint venture euh d'acquisition directe des des mines mais c'est toujours évidemment avec l'accord du des autorités congolaises du gouvernement congolais puisque le sous-sol par le selon le droit congolais appartient à l'État appartient à l'État donc c'est toujours des joint venture euh le donc actuellement on est dans une lutte entre les intérêts chinois et anglosaxons pour les terres rares mais aussi d'autres d'autres minerais sur fond évidemment de de lutte internationale pour la domination du marché des batteries électriques donc la RDC fait partie de ce jeu d'échec international alors comme toute cleptocratie minière ou pétrolière on on y retrouve les trois caractéristiques habituelles c'est-à-dire comme vous l'avez dit monsieur le président une population extrêmement pauvre personnellement la statistique que vous avez cité de 62 % est un peu vieille je pense qu'elle a été élaborée avant le covid depuis le covid la situation socio-économique comme dans beaucoup de pays d'Afrique s'est considérablement détérioré donc je pense qu'on est à plus de 62 % de la population en dessous du seuil de pauvreté donc une population très pauvre qui est évidemment brutalisé depuis 30 ans dans les provinces de l'Est en ititouri au sud kivou et au nord kivou euh autre caractéristique classique des cleptocraties c'est un état pauvre puisque le budget de l'État congolais sur les 20 dernières années est passé du début de ce siècle à 5 de 5 milliards à 15 milliards le dernier budget voté l'année dernière c'était si je me souviens bien 16 milliards pour une population de 100 millions de personnes donc ça vous donne un peu l'idée de la prolétarisation de l'État et par contre monre et là aussi c'est vraiment la caractéristique classique des cleptocraties des gouvernants extrêmement riches puisque lorsque le président Kabila ou le le le clan Kabila est sorti du pouvoir en 2019 on estimait sa fortune à 15 milliards de dollars donc grosso modo l'équivalent du budget de l'année dernière de l'État congolais euh donc c'est un peu cette situation structurelle qui n pas une situation conjoncturelle mais qui une situation structurelle euh qui euh caractérise la RDC avec si je continue sur le secteur minier qui comme je le dis est vraiment le cœur de de l'économie congolaise enfin le l'essentiel de l'économie congolaise en fait un un triple secteur euh vous avez un secteur industriel qui se trouve essentiellement dans ce qu'on appelle la copper belt c'est-à-dire le l'espace Katanga le sud du pays qui est historiquement là où les Belges ont créé l'industrie minière les capitaux belgau anglo-saxons ont créé le l'industrie minière et puis un très grand secteur artisanal d'artisanat minier qui représente plusieurs millions d'emplois dans le pays euh que qu'on retrouve dans dans plusieurs régions du pays et qui est en règle générale calme et en paix sauf évidemment dans les provinces de l'Est du nord du sud kivou et de litouri où là c'est un secteur artisanal minier en guerre c'est-à-dire qui fait l'objet de convoitisse de nombreux de nombreux acteurs donc c'est pour ça qu'on parle dans dans cette zone des conflits de minerais et on a en effet dans cette zone où depuis 30 ans on a un conflit structurel et en fait quand un conflit dure depuis 30 ans c'est que il y a une fossilisation du conflit la création d'un système de conflit qui est extrêmement robuste qui a été jusqu'à présent évidemment résilient à toutes les tentatives de médiation qui ont eu lieu depuis 20 20 an et qui est un schéma assez classique entre la PR de un cercle vicieux si je peux dire assez classique entre la prédation l'appauvrissement de la population et donc une violence extrême comme vous en parliez tout à l'heure cela donne lieu à une très forte criminalisation de l'économie dans dans cette partie de la RDC et à une gouvernance hybride c'est-à-dire une gouvernance qui est partagée entre les autorités officielles et des seigneurs de guerre euh donc le le il faut quand même quand on parle de l'Est du Congo qui n'est pas toute la RDC hein les trois provinces on en parle évidemment tout le temps parce que c'est là qu'il y a un conflit un système de conflit fossilisé qui dure depuis 30 ans et qui n'a pas de de résolution mais le reste du pays n'est pas en par la plus riche non la partie la plus riche c'est le l'espace Katanga c'est-à-dire là où il y a l'industrie minière oui oui oui c'est en fait l'essentiel des revenus miniers dont je parlais euh sont et officiel parce que ce sont des des industries proviennent de l'espace Katanga et en fait le circuit financier au Congo c'est que l'argent se fait dans l'espace Katanga donc au sud du pays la copper belt il est ensuite transféré à Kinshasa et euh c'est c'est l'axe économique fondamental du pays Lumumbashi Kinshasa évite l'est en fait alors ça évite l'est parce que les ressources de l'Est elles partent à l'Est c'est-à-dire elles partent en Afrique de l'Est et ensuite elles partent à Dubaï puisque c'est essentiellement de l'or et que Dubaï est devenu maintenant le la destination finale de l'essentiel de l'or congolais qui est extrait dans l'Est et dans l'Est enfin je veux pas rentrer trop dans les détails du secteur minier mais vous avez évidemment de grand grandisement d'or mais également de grand gisement de ce qu'on appelle les 3 t donc le coltant la cassitérite et la wolframite alors je je je vais arrêter un peu avec cette cette on pourra en discuter si vous avez des questions plus en détail sur le secteur minier mais c'est vraiment le pilier de l'économie et ce qui explique la la la situation du Congo à la fois sur le plan de la pauvreté et aussi sur le plan de la conflictualité dans l'Est euh l'autre point sur lequel vous MZ demandé aussi de parler un peu de de politique et donc je crois que l'autre je je prendrai en en en parlant des dernières élections parce que je pense qu'elle synthétise très bien la situation politique euh donc comme vous le savez les les élections ont eu lieu en décembre la fin du mois de décembre de l'année dernière ça a été un véritable crash électoral euh ce que je veux dire par là c'est que les élections de 2011 et 2018 étaient frauduleuses mais elles n'étaient pas désorganisé celles-ci ont été à la fois frauduleuse et désorganisé la Commission des évêques du Congo les a qualifié de catastrophe électorale pour le pays et il y a eu des choses qui sont assez inédites par rapport au précédent scrutin qui comme je le disais était déjà frauduleux euh le les choses tout à fait inédites c'est que euh il y a eu on a trouvé alors dans la phase d'enregistrement des électeurs la phase pré-électorale euh on a on s'est rendu compte qu'il y avait beaucoup de particuliers qui avaent des kits d'enrolllement d'électeurs chez eux euh et quand la sénie quand les observateurs religieux ont demandé à la sénie de faire quelque chose là-dessus elle a dit non elle a refusé également l'audit du fichier électoral qui est absolument pas fiable et enfin la mission d'observation électorale de l'Union européenne qui était prévue a dû plier les bagages quelques semaines avant le scrutin grâce à une manœuvre des autorités qui qui les ont forcé à partir pour des questions de sécurité euh et alors lors du scrutin vous l'avez probablement suivi à la télévision il s'est passé quelques chose qui s'était jamais passé lors des des trois autres scrutins 2006 2011 et et 2018 c'est que euh on a toujours voté en un jour en RDC malgré la taille du pays et cetera alors des fois ça avait été un peu étendu sur 2 jours et cetera là on a voté du 20 au 27 décembre la commission électorale a été incapable de d'ouvrir la plus tous les bureaux en temps et heure a distribué le matériel électoral en temps et heure et donc ça a été la panique et elle a étendu jour après jour la durée des élections sur différentes provinces et donc pour la première fois on a voté pendant une semaine et de manière très intéressante alors que le scrutin le précdent scrutin de 2018 on avait voté un jour euh le taux de participation était de 60 % là on a voté une semaine et le taux de participation est de 43 %. euh le l'autre chose extrêmement inédite et qui a été relevée par les observateurs religieux qui euh on fait un un rapport qui est assez assez euh à la fois qu objectif et dramatique c'est que pendant ce vote ce qu'on appelle les machines à voter en RDC ont été certaines prises par des particuliers par des candidats soit qu'on les a retrouvé chez eux soit que ils ont pris d'assaut ils ont pris le contrôle de certains bureaux de vote et ont fait grosso modo du de l'ourage d'urn euh dernier point intéressant quand on lit le rapport des observateurs religieux c'est qu'ils ont repéré un nombre considérable de bureaux de vote fictif qui équivaut à 2,4 millions d'électeurs fictifs donc la fraude a pris là une ampleur à la fois extrêmement vaste mais c'était déjà le cas avant mais surtout extrêmement désorganisé euh parce que elle a été visible il y a eu beaucoup de cas de de délinquence électorale c'est-à-dire comme je disais des candidats qui sont emparés des machines à voter ou de bureau de vote avec des fois la complicité du personnel électoral et de la police il faut bien le dire parce que la police était censé quand même sécuriser les bureaux de vote et donc tout ça a donné lieu au au au crash électoral dont je parlais et à une situation électorale tout à fait inédite en RDC alors il y a eu quelques mesure correctrice de la sénie qui a invalidé permettez-moi c'est vous écrivez une situation euh tout à fait préoccupante mais est-ce que en général la fraude c'est fait pour faire gagner quelqu'un contre quelqu'un d'autre euh là est-ce qu'il y a eu euh est-ce qu'il y a eu quelque chose qui ressemblait à une opposition organisée et potentiellement victorieuse une je suis pas sûr de vous suivre monsieur le Président quand vous parlez d'une opposition organisée et potentiellement victorieuse dans une élection il y a des candidats oui il y en a qui sont plus ou moins représentatifs là il y avait le président qui a fait un score tout à fait remarquable et donc vous décrivez minutieusement les les les les conditions d'élaboration qu'est-ce qu'il avait en face de lui oui qui aurait pu gagner s'il y avait pas eu cette fraude estce que parce que j'ai l'impression que vous avez c'est tout à fait fondé ce que les observation que vous faites mais qu'en même temps le le le le débat n'était pas vraiment polarisé au a tour d'une personnalité d'opposition qui qui cristallisait une alternative c'est ça la question que je pose alors le merci beaucoup pour cette clarification euh il y avait une vingtaine de candidats 22 si mes souvenirs sont bons pour l'élection présidentielle euh mais en fait il n'y en avait que trois c'est-à-dire le président sortant Moïse katumi et puis Martin fayoulou comme vous l'avez dit tout à l'heure le score ridicule de du professeur mouwegé enfin dès le début de de la campagne on sentait que il il n'était pas dans la course il nétait pas en tout cas dans le pleloton de tête de la course euh donc c'est une élection présidentielle qui se faisait entre trois candidats principalement euh évidemment le fait que euh dans la phase d'enregistrement euh il y ait comme le dit les observateurs électoraux catholique et protestants euh à la fois un fichier électoral qui n'est pas faayable dont refuse l'examen et en même temps des bureaux de vote fictif laisse songer que la fraude était déjà le mécanisme de fraude avait été préparé en avance donc quelle conclusion on peut tirer de cette situation politique post-électorale plusieurs choses premièrement donc la sénie a démontré qu'elle était incapable d'organiser des élections dans des conditions à minima décente euh ou des conditions de de base si je puis dire contrairement aux autres séis la légitimité électorale du régime est du coup extrêmement faible il faut quand même se rappeler que c'était déjà le cas lors des précédentes élections l'observation électorale nationale est toujours faite par les églises et qu'elle joue vraiment le rôle d'autorité morale en RDC sur tous les processus électoraux et donc donc une fois de plus de même qu'elles avaient dénoncé les dernières élections elles ont une fois de plus été le juge le juge de cette élection et comme je le dis la CCO a employé le terme de catastrophe euh l'image internationale évidemment a été a été détérioré puisque tout le monde a vu comment les élections avaient déraillé grosso modo comment on avait voté pendant 7 jours alors qu'on devait voter pendant un jour et grosso modo ce sont les à la fois les élections les plus chères d'Afrique et les plus désorganisées parce que ce qu'il faut savoir c'est que à chaque élection chaque élection RDC tous les 5 ans représente au minima un demi milliard de dollars de budget euh et donc c'est un des plus forts budgets électoraux qui existe pour pour une élection qui a été la plus désorganisée qu'on ait pu voir et euh dernière dernière conclusion qu'on peut tirer c'est que comme euh donc il y a un résultat pour le président chisekedi de 73 % plus une très très forte majorité pour sa coalition à l'Assemblée nationale probablement dans les provinces aussi les résultats des provinces sont sortis ce lundi euh donc on va voir comment ça va se passer après il y a les résultats des des élections municipales qui sont aussi à donner mais clairement il va y avoir une très grande domination de sa sa coalition politique bon qui est aussi très hétérogène et du coup l'opposition va être extrêmement minoritaire pour peut-être ne pas dire absente de certaines institutions électives cela laisse ouvert ouvre un boulevard plutôt au président tisekedi pour une éventuelle révision de la constitution de façon à ce qu'il puisse se présenter pour un 3è mandat à la prochaine élection comme cela s'est fait dans beaucoup d'autres pays africain donc voilà un peu pour la la la situation politique post post- électorale et donc qui laisse une qui qui permet au président tisekedi maintenant d'avoir très une très forte majorité d'être très conforté alors il faut pas se faire non plus d'illusion sur la majorité à l'Assemblée nationale parce que comme je dis c'est une coalition c'est une très grande coalition donc très vite comme d'habitude en RDC l'opposition même si position de Moï Katumbi fayouu même si elle est réduite à quelques personnes à l'Assemblée nationale d'autres partis vont commencer à à jouer un jeu d'opposition d'autres parties de la coalition du président et donc ça va être un peu le le le même jeu politique habituel mais en tout cas on par rapport à 2018 où là il n'avait pas été élu euh il avait été nommé cette fois-ci il est élu donc c'est un progrès mais dans des conditions qui sont absolument déplorable je m'arrêterai là mais sur quel moi je dois poser une question avant de laisser la parole au groupe sur quel thème s'organise s'organise l'opposition entre le président queles que soient les conditions dans lesquelles il a été il a été élu vous avez décrite de façon assez inquiétante mais sur quel thème est-ce que c'est des oppositions sur le rapport au Rwanda est-ce que c'est des oppositions d'ordre international est-ce que c'est des oppositions sur le système économique comment se structure ce qui apparaît comme un jeu politique non émergant en fait alors ça se structure pas sur des idées puisque les thèmes sont les mêmes les thèmes des campagnes électorales étaient les mêmes et il découle de la situation du Congo dont on parlait c'est-à-dire comment on fait pour lutter contre la pauvreté et développer le pays évidemment le thème un thème qui revient à chaque chaque discours politique j'ai bien peur que tout le monde soit capitaliste monsieur le Président euh le le non il y a pas de pour pour essayer de répondre à votre question le mieux possible il n'y a pas de clivage politique idéologique on va dire et les thèmes de campagne sont les mêmes donc le développement du pays la lutte contre la pauvreté et la guerre à l'Est voilà les trois sujets les trois sujets de discussion électoral et politique en R iden et évidemment euh une un arrière-plan ethnique à euh à certains partis politiques et à certaines personnalités politiques euh évidemment on a pu aussi noter pendant la campagne électorale la montée mais ça c'est quelque chose d'assez habituel la montée des tensions ethniques en en période électorale avec en effet ce qu'on appelle l'espace cassaien donc don auquel le président tissekedi est est cassaien et puis du côté de Moïse Katumbi qui lui est plutôt représente plutôt le Katanga des tensions entre kassayen et Katanga qui sont une des caractéristiques aussi historiques de la rdcci tous les deux de ce ce tableau présenté en sur des tonalités très différentes mais au bout du compte ce sont pas du tout contradictoires en réalité euh maintenant les groupes vont s'exprimer et pour c'est améliia laraphie qui va qui va euh prendre la parole où est-elle merci je suis là oui merci monsieur le Président mes chers collègues je remercie nos intervenants pour la qualité de leurs propos et je suis très heureuse que notre commission aujourd'hui examine la situation en RDC un pays immense comme cela a été rappelé dont on considère par ailleurs qu'il est l'un des principaux moteurs de croissance de la population francophone dans le monde contrairement à ce que pensent certains qui le confondent avec son voisin la République du Congo ou Congo Brazaville l'ancien zaï n'est pas une ancienne colonie française mais belge et son histoire récente est marquée par d'incessants combats qui ont pour conséquence en particulier l'extrême pauvreté d'une écrasante majorité de la population et vous l'avez rappelé ce pays faisant partie de ma circonscription je m'y rends régulièrement et je souhaite rendre hommage au travail très important accompliis par l'équipe France et en particulier notre ambassade et et et et l'agence de l'fd locale notre com mission avait auditionné en 2021 le docteur mokuegé donc le prix Nobel de la paix en 2018 pour son action en faveur des femmes violées car dans son pays comme ailleurs hélas souvent les femmes le corps des femmes paye le prix fort des conflits du fait de l'utilisation du viol comme arme de guerre monsieur mokogé a été et comme vous l'avez rappelé candidat malheureux de cette élection qui a reconduit monsieur tisekedi ma question est donc triple tout d'abord vous vous semble-t-il que la situation des femmes se soit améliorée dans la région de l'Est de la RDC toujours marqué par les combats y a-t-il une prise de conscience ce sujet de la violence contre les femmes tout particulièrement dans un contexte de conflit vous semble-t-il aujourd'hui porté politiquement par le président chiseekedi et enfin comment ou plutôt est-ce que la France pourrait accompagner la RDC mais aussi d'autres pays dans ce combat-là je vous remercie moi je vais prolonger la question madame lacrafi quel est le le l'ampleur euh des violences on a quand même l'impression que sur une dizaine d'années on on a des des des des massacres notamment de femmes mais pas seulement mais principal mais notamment de femmes dans des proportions énormes qui a de plusieurs centaines de milliers de personnes dans à l'est du Congo est-ce que vous corroborez ces chiffres est-ce que vous corroborez ce niveau de violence je crois que je je ne contredis pas ta question amélien voilà Messieurs je vous je sais pas si le représentant du Koré a envie de répondre en premier euh non très rapidement sur le constat malheureusement on on le partage la situation reste reste dramatique on peut pas dire que que qu'il y ait une évolution favorable de la situation et la reprise des conflits la reprise des combats depuis 2022 est venue empirer empirer la situation le l'action que que l'on mène nous sur ce sur ce sujet là au-delà de d'une action de de plaidoyer et d'un travail avec le avec le gouver gouvernement notamment pour voir comment former les les soldats congolais et s'assurer que qu'il y a des une meilleure connaissance des règles du droit international humanitaire et que les auteurs de de violence à l'encontre des femmes parmi les forces armées soi soit pour suivi ce qui est le ce qui est le cas il y a eu des il y a eu des procès contre les contre des soldats congolais qui ont commis ces actes mais notre action elle elle elle s'attache surtout à soutenir l'activité du docteur mukog on a apporté un souten plus 10 millions d'euros depuis plusieurs années maintenant à son hôpital et on va poursuivre on va poursuivre cette action et au-delà de son action d'ailleurs en RDC même on a contribué à à l'appui à la création de de la fondation qui est portée par Mok Nadia Mourad pour sur la la lutte contre les contre les violen fa aux femmes et on va continuer dans cette dans ce soutien à leur action internationale et de plaidoyer au-delà de de la situation spécifique de la rdcouz pas préciser les choses sur les plans statistiques que j'ai évoqué j'ai pas de statistiques spécifique sur les femmes simplement que actuellement on est à 7 millions de déplacés dans les dans l'Est du Congo et en effet il y a une situation comme tout comme toujours dans les dans les cas de de conflit fossilisés vous avez une situation de violence qui est bon qui est d au groupes armé qui est dû au militaire et et mais qui aussi une violence des rapports sociaux très fortes euh et qui grosso modo la violence est devenu la norme des rapports sociaux une façon de de d'interagir et de régler différents conflits donc même au-delà de même si le conflit s'arrêtait si je puis dire il y a des racines sociales très profondes à cette violence et c'est ça qui est le plus préoccupant merci je vous remercie pour le rassemblement national madame Amel je vous remercie monsieur le Président merci également à nos deux intervenants merci d'avoir organisé cette table ronde sur la RDC parce que nous considérons également que c'est un pays qui qui est très important en situation post-électoral vous l'avez rappelé avec des changements qui qui doivent être suivis de près au vu de nos relations depuis de nombreuses années c'est également un pays dans lequel nous avons vous l'avez dit président mais je souhaite le rappeler 2500 ressortissants français qui vivent et également 83700 congolais qui vivent en France euh cela nous montre donc cette importance et au rassemblement national nous sommes particulièrement euh disons attentionné et nous souhaitons vraiment nous nous pencher sur ce sur cette zone géographique nous défendons vous le savez depuis longtemps le bilatéralisme dans les pays Afric avec une recherche à la fois de nos intérêts mais également le respect de nos partenaires nous avons engagé dans ce pays rappelons-le 60 millions d'euros au titre de l'aide publique au développement entre 2012 et 2022 nous souhaitons également souligner que comme dans le reste de l'Afrique nous nous souhaitons le déploiement de la Francophonie mais malgré tout si c'est un point très important il ne faut pas oublier l'aspect Sécur ire en RDC qui souffre aujourd'hui dans sa partie orientale de violence armée avec la résurgence du Mouvement du 23 mars le M23 le conflit ethnique entre les milices Codeco et cell du zaï et le trafic de matières premières sur la frontière de l'Ouganda et de la RDC par les islamistes de la laadf pardon ainsi si l'aide publique doit servir à l'éducation des populations participer à l'éradication de la pauvreté et jouer son rôle dans l'ouverture culturelle française la France ne peut s'en contenter il n'y a pas de développement économique sans sécurité l'instabilité sécuritaire de la RDC a récemment poussé la société civile congolaise à manifester enant des slogans antifrançais il faut bien se rendre compte que la situation d'insécurité importante a créé des mouvements de population dans le pays comptant déjà près 7 millions pardon de d'habitants nous pouvons objectivement nous poser la question du lien entre la forte DC et l'étendue des migration sont-elles circonscrites au pays ou bien en débordent--ell et si oui atteignent-elles l'Europe et la France le rassemblement national réaffirme donc sa position les partenariats ne doivent pas se limiter à la culture et à l'aide de la pauvreté mais prendre en compte aussi le contexte sécuritaire dans le cadre d'une coopération réellement bilatérale je vous remercie je vous remercie le est-ce que vous voulez apporter monsieur Tesser vous un peu la la politique de la France qui est évoqué sinon mise en cause par le député évoquer oui mise en cause non je pense pas puis que les les les priorités que vous citez sont celles sur lesquelles on travaille avec avec la RDC sur les montants de notre aide publique au développement on a la France est engagée en RDC à hauteur de 500 millions d'eurosentre 2022 et 2025 et pas pas pas seulement je disais sur le sur l'aide publique au développement on a un engagement aujourd'hui entre 2002 et 2025 à hauteur de 500 millions d'euros pas pas seulement 62 qui couvre beaucoup de domaines au-delà de ce que j'avais déjà cité il y a également la protection de l'environnement sur laquelle on travaille beaucoup puisque évidemment la RDC est le le pays qui compte le plus fort couvert forestier de la forêt équatoriale de d'Afrique centrale et qui est un un poumon vert pour la planète absolument essentiel sur la le le le volet sécurité c'est également un axe fort de notre coopération la France a contribué à la création de l'école de guerre de Kinshasa qui qui forme aujourd'hui les officiers de l'armée congolaise et on a un un programme développé depuis 3 ans désormais de formation d'unités de combat en jungle qui doivent en particulier aller lutter contre les extrémistes des ADF que vous avez cité tout à l'heure donc pour pouvoir mettre un terme à à cette menace de à ce groupe terroriste islamiste qui est dans dans la dans les forêts de l'Est de l'Est du Congo donc c'est un axe important de la coopération sur lequel les les Congolais souhaitent que nous poursuivions ce développement donc on est aujourd'hui à l'écoute de de leurs demande et de la façon dont ils souhaitent qu'on développe cette coopération mais c'était c'est aussi pour ça que le ministre de la Défense le ministre des Armées pardon était était à Kinshasa avec le président au mois de mars pour voir comment poursuivre et développer ce volet de notre coopération je vous remercie monsieurcoulon vous vous souhaitez dire quelque chose non euh la parole est est à pour la France insoumise à Monsieur legal merci monsieur le Président merci aux intervenants et merci d'avoir programmé cette table ronde sur un au sujet du premier pays francophone du monde ce qui n'est pas rien nous nous avons fait un déplacement en octobre dernier au Congo juste au moment où il y avait une reprise des combats avec avec Jean-Luc Mélenchon Carlos bilongo Nadj abongolie et moi-même et nous sommes allés notamment dans l'Est en effet il y a 7 millions de déplacés maintenant les chiffres avaient été mis à jour en plein pendant le le déplacement euh et où il y avait une reprise des combats notamment à l'initiative du du M23 dans ce contexte nous ce qu'on a entendu c'est malgré tous les les ambiguïés que ça peut impliquer une forte demande de souveraineté de tous les gens qu'on a avec qui on a pu discuter c'est une demande qui vient de loin alors évidemment je vais pas refaire un cours d'histoire du Congo vous l'avez vous le faites mieux mais enfin il faut le dire ça vient de très loin parce que le discours sur l'indépendance de Lumumba il avait beaucoup marqué à son époque il connait une nouvelle vie à l'heure actuelle Act sur les réseaux sociaux même si la figure de Lumumba est pas hégémonique en RDC elle a été rayée de de la vie publique mais ça connaît une seconde vie ensuite dans les années 90 il y a quand même une tentative de transition civile qui a été complètement écrasée par le fait que le changement et le passage de de Mobutu à Kabila s'est fait de manière violente dans le cadre des deux guerres du Congo qui ont fait quand même des millions de morts on peut le rappeler et donc il y a eu un sentiment de confiscation alors évidment avec une telle histoire la transition 2019 tout a tout imparfaite qu'elle soit a été quand même une forme de soulagement et les commentaires notamment du ministre de l'époque ne sont pas passés quand il avait parlé d'un arrangement à l'africaine ça avait été mal perçu et pourtant la France a de vrais atouts pour renforcer sa relation avec la République démocratique du Congo d'abord elle est pas perçu comme l'ancienne puissance coloniale qui était d'une violence extrême faut bien le dire c'était peut-être la colonisation la plus prédatrice qui qui qui é qui existé elle n'est pas non plus vu comme alignée sur les anglsaxon ni sur les chinois dont les le comportement notamment dans le Katanga commence à agacer beaucoup de gens dans la population donc et et la France vous l'avez dit a aussi il a aussi le souvenir d'Artémis qui était formellement européenne mais en fait c'est une opération française il faut le dire enfin c'était une opération française même si elle était sous drapeau européen et tout ça c'est occulté par des petites phrases notamment lors du dernier déplacement du président qui a qui a beaucoup choqué en donnant des leçons sur la souveraineté et ça cache tout le travail que fait la France alors moi ma ma ma question est simple un est-ce qu'on va changer de discours parce que c'est très attendu est-ce qu'on va avir une dénonciation plus claire les agissements du Rwanda notamment vis-àis du M23 même si le Rwanda n'est pas responsable de tous les problème dans l'Est il y a pas au sommet de l'État en France une dénonciation donc nous je le dis on a une résolution qui est dans les limbes du bureau de l'Assemblée nationale sur ce sujet et on continuera à défendre sa mise à l'ordre du jour et deuxièmement dans quel domaine la la coopération pourrait encore être approfondie donc vous avez parlé de la forêt j'y reviens pas j'aurais juste un sujet est-ce que sur la question de la traçabilité minière il y aurait pas un travail à faire qui pourrait aider si tentait que les acteurs locaux le veuillent aussi mais qui aidait justement à à à atténuer à mettre fin progressivement à la prédation dont est victime ce pays merci c'est question très importante euh vous souhaitez répondre monsieur monsieur Tesser vous répondez enfin l'un et l'autre je pense je pense que sur le sur le discours de souveraineté c'est c'est un nous sommes tout à fait d'accord et c'est c'est d'ailleurs un message fort que que que nous portons le soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale de la RDC euh vous avez mentionné le le Randa la France est un des deux seuls pays à avoir dénoncé publiquement au Conseil de sécurité le soutien randais au M23 c'est c'est c'est euh aujourd'hui un un acte fort je pense que une des raisons pour lesquelles la la il a pu y avoir un échange assez animé entre le Président de la République et le président du cesekedi à l'occasion de la conférence de presse de au moment de sa visite au mois de mars euh c'est que jusqu'à il y a quelques années notre relation était exclusivement avec la RDC et pas du tout avec le Rwanda ce qui nous permettait de de dénoncer de manière ouverte facile et sans aucune conséquence le le les actions du Rwanda aujourd'hui on souhaite se placer dans une posture différente on a à nouveau des relations avec le Rwanda et donc notre objectif est de pouvoir utiliser ces relations pour pour travailler au rapprochement ongolais ce qui suppose aussi de de ne pas être dans une posture radicale comme comme on avit pu l'être dans par le passé sur la traçabilité des des minerais c'est effectivement un sujet essentiel on appuie depuis plusieurs années le mécanisme de la communauté des pays des Grands Lacs la CIRGL qui a mis en place un mécanisme de traçabilité on soutient également l'action de l'Initiative pour la transparence des des industries extractives c'est des actions de je dirais de de long terme qui nécessitent encore beaucoup de travail et à titre bilatéral c'est pour ça qu'on a souhaité mettre l'accent sur le l'appui au secteur minier dans le depuis la visite du président l'objectif étant de permettre aux Congolais d'avoir une meilleure connaissance de leur propre sous-sol et de retrouver la souveraineté justement sur cette cette gestion du sous-sol notamment dans le relation avec les entreprises minières pour être dans une position de force par rapport au aux entreprises minières ce qui ce qui n'était pas le cas jusqu'à jusqu'à récemment et on l'a vu d'ailleurs dans les entreprises menées par le président cekedi pendant son premier mandat pour renégocier les contrats en particulier avec les compagnies chinoises où il est d'où il est ressorti que un certain nombre de ces compagnies minorent de manière très forte les la production qui était qui sortait du du du sous-sol congolais oui monsieur viroulon oui je vais répondre sur la question de la traçabilité minière parce que les comme je parlais des des minerais des conflits tout à l'heure pour l'est donc l'or et puis les les 3 t euh les kivous ont été le laboratoire des initiatives de traçabilité depuis 10 ans depuis euh 2010 à peu près euh il y a eu notamment l'industrie de l'étin qui a mis en place l'IT l'itsci euh qui est un système justement pour tracer les 3T et cetera euh ça s'est étendu ensuite à l'or où on a dit bon il faut essayer aussi de tracer l'or ce qui est beaucoup plus difficile en fait physiquement parlant parce que c'est des petites quantités euh et en fait ce qu'on a vu donc c'est ça a commencé en 2010 ces initiatives euh maintenant clairement on peut faire un constat d'échec euh l'itsci euh de nombreuses audits ont montré que en fait il y avait des minera des conflits qui passé dans le circuit de commercialisation qui était censé être propre et en ce qui concerne l'or on en est encore très très loin euh et notamment la contrebande sur Dubaï est massive et euh on voit bien qu'on n'arrive pas à trasser l'UR de plus maintenant il y a des entreprises chinoises qui sont rentrées dans le secteur horrifaire dans les kivous donc là on est dans l'opacité totale euh donc cette la la raison essentielle pour laquelle ces initiatives de traçabilité ont échoué c'est euh la ce dont je parlais tout à l'heure c'est-à-dire l'ampleur de la corruption c'estàdire que les mécanismes censé être mis en place par les autorit congolaises sont travaillé par une corruption et par conséquent difficilement fiable pour parler d'un seul problème problème le plus important dernièrement c'est-à-dire au début de l'année 2023 les autorités congolaises justement sur l'or pour formaliser le commerce avec Dubaï ont signé un accord de 2 milliards avec une société émirati qui à laquelle l'ORS des kivou euh est censé aller à cette société qui l'exporterait officiellement à Dubaï euh et cette société euh indiquant que voilà elle a une traçabilité aussi de l'or elle n'achète pas à des groupes armés et cetera bon le dernier rapport des experts de l'ONU euh met en cause ce que raconte cette société voilà donc la traçabilité on en est loin euh on est loin euh qu' a une volonté politique pour qu'elle soit réellement mise en œuvre et on est encore très très loin pour trouver euh un mécanisme qui euh rendre intègre euh ces mécanismes de traçabilité qui malheureusement euh ont été travaillés par la corruption je m'arrêterai là merci bien bien bien bien ça c'est une question qu'on va continuer de se poser pour le groupe démocrate c'est Monsieur fou merci monsieur le Président merci beaucoupire je le dis à nos amis qui vient de cigner avec sa collègue du LR madame Tabaro un un un rapport que nous avons examiné récemment sur la politique africaine de la France Monsieur fou vous avez la parole merci monsieur le Président merci beaucoup pour vos vos deux interventions continuer à vous à à vous interpeller comme vous l'avez dit chacun dans dans votre expression la situation de en RDC VI d'être marqué par une séquence électorale je voulais signaler que cette séquence électorale intervient au au moment même où l'on célébrer la mort du 63 ans de l'ex-Premier ministre congolais et combattant de la liberté Patrice Lumumba qui a éta assassiné le 17 janvier 1961 comme j'ai pu en juger sur place un des obstacles majeurs au développement tant économique que démocratique du pays tient à l'insécurité donc première question porte sur les questions d'insécurité et particulièrement dans dans l'Est après de nombreuses tentatives de médiation internationale qui se sont succédé vous avez parlé la dernière qui est la médiation angolaise aujourd'hui elles n'ont pas abouti comment la France peut mieux contribuer pourrait mieux contribuer sur l'isation d'un processus sur la résolution elle-même de de la situation alors même qu'elle implique deux pays membres de l'OIF et amis de de la France puisque comme mon collègue l'a rappelé vous l'avez dit un rapport de l'ONU montre des implication entre le Rwanda et une partie des des activistes de l'Est du pays euh autre élément à l'inverse du Sahel où nous sommes remis en cause en RDC l'attente de France est très forte et pourtant euh c'est presque l'inverse les Congolais se plaignent de ne pas voir suffisamment d'acteurs français je parle pas d'acteurs politique mais au plan privé les investisseurs ne se bousculent pas dans l'agriculture par exemple il y a très très peu de choses dans l'agroindustrie rien alors que 30 % du PIB de de la RDC euh dans le secteur du BTP malgré l'implantation du français BTP matière on ne peut que s'étonner que les grands géants du secteur ne répondent pas aux nombreux appels d'offre total Energie n'a pas non plus répondu à un appel d'offre sur les 27 blocs d'hydrocarbures récemment ouvert à l'exportation puis à l'exploitation provoquant ainsi l'incompréhension du gouvernement congolais donc peut-on se passer d'un grand plan France Congo en matière d'investissement économique et pour construire une relation forte avec l'Afrique on on ne peut pas le faire enfin de mon point de vue sans la RDC c'est comme si on voulait faire l'Europe sans l'Allemagne voilà donc après j'ai d'autres questions mais je vais m'arrêter là puisque on est à à 2 minutes 30 on a essayé pendant plusieurs siècles sur ce dernier point ça n'a pas marché je reconnais peut-être juste une réaction peut-être juste une réaction quand même sur si vous me permettez sur la décision de la Commission européenne de baisser de 5,7 5,7 milliards d'euros euh l'aide vers l'Afrique notamment sur les budgets d'aide au développement et puis de de gestion euh des conflits voilà Monsieur Tesser sur les solutions pour résoudre la crise à l'Est je je je déférerai à l'expertise de de Monsieur Vircoulon qui a une profondeur historique plus importante que la mienne et qui qui pourra vous décrire la complexité et et de ce fait la difficulté de résoudre la crise actuelle je pense que pour nous euh dans dans la mesure de nos moyens aujourd'hui ce que ce que l'on peut faire il est je dirais de deux ordres le premier c'est le soutien aux processus diplomatiques régionaux avec à la fois donc le processus de Nairobi que que j'évoquais de négociation entre la RDC et les groupes armés congolais et le soutien au processus de Luanda que les Angolais souhait réactiver à l'issue il l'avait un peu mis en suspens du fait de la période électorale il souhaite désormais réactiver et donc on est on se tient à la disposition et on en a discuté avec eux des Angolais pour arriver à à apporter tout le tout le soutien qui souhaiterait dans ce dans dans ce processus là euh le deuxème le deuxème ordre je dirais pour nous c'est c'est euh une action de de plédoyer en faveur de la RDC euh sur tous les aspects euh parce que aujourd'hui ce qu'on constate c'est quand même que la la crise à l'ISE de la RDC est une crise un peu oubliée euh et on sen désole euh on c'est pour ça que on on a souhaité faire de la visite du président de la République une visite en équipe Europe qui permet de remobiliser aussi les autres partenaires européens sur ce sur ce sujetl euh on se félicite d'ailleurs que ça ait permis le le lancement de cette de ce pont aérien humanitaire qui a qui a permis de débloquer un certain nombre de de soutiens et y compris une remobilisation à la fois de la commission mais aussi des États-membres en soutien à la à à la réponse humanitaire dans dans l'Est de la RDC euh et ce qui a qui a permis aussi de de réenclencher la réflexion de la Commission sur la le Global Gateway et comment est-ce qu'on pouvait mieux intégrer la RDC dans dans le cadre de Global Gateway donc il y a plusieurs projets global Gateway qui sont aujourd'hui lancés en RDC et autour de la RDC je mentionnerai notamment le le corridor de Lobito qui est essentiellement en Angola mais qui en réalité vise à à permettre une une évacuation plus aisée de des minerais produits dans le Katanga notamment via ce via ce ce corridor ferroviaire qui aboutit sur le port angolais de de l'obito et c'est c'est un c'est un effort que que l'on poursuit qu'on va qu'on va continuer dans cette au cours de cette année sur le volet humanitaire on a déjà prévu 34 millions d'euros en première je dirais instance pour apporter un soutien un soutien humanitaire bilatéral on va continuer à essayer à plaider pour que l'Union européenne se se remobilise également sur ce sur ce sujetl et sur le volet économique que vous mentionniez oui il y a énormément d'opportunités il faut reconnaître qu'il y a aussi un certain nombre de de difficultés dans pour le climat des affaires locales un certain nombre d'entreprises ont pu avoir des déconvenus mais ça ne doit pas nous empêcher de continuer de continuer ce travail et d'encourager les entreprises à à venir c'est ce qui c'était le cas avec la délégation d'entreprise qui est venu en en RDC avec le président ce qui a permis d'identifier un certain nombre de de pistes de de collaboration et on a aujourd'hui des des pistes notamment dans le secteur des infrastructures urbaines qui sont qui qui sont en discussion à la fois avec les autorités congolaises mais aussi avec les acteurs privés congolais vous mentionniez l'agriculture c'est un secteur essentiel c'est un secteur sur lequel on est actif un des problèmes aujourd'hui de la RDC c'est de pouvoir euh faire accéder enfin que la production accède au marché de consommation et c'est un des axes de travail de lafd de développer aujourd'hui des l'équivalent de marché d'intérêt national euh à destination des villes secondaires congolaises donc de de de de développer les infrastructures qui permettent d'aller des zones de production vers les villes secondaires congolaises pour permettre le déploiement le développement de cette de cette agriculture je vous remercie monsieurcon oui très très rapidement sur les la dimension économique des choses euh le en effet comme vous le le disiez le climat des affaires est un obstacle majeur puisqu'il y a eu beaucoup de de déconvenus et de sociétés qui ont eu des problèmes il faut aussi y ajouter une très forte compé i mondiale parce que c'est un comme je le disais tout à l'heure c'est un marché sur lequel les chinois sont très positionnés sur lequel les Anglo-Saxons veulent revenir donc il y a une très forte compétition et puis c'est aussi un peu le paradis des éléphants blancs c'està-dire le projet Ninga ça fait depuis 30 ans qu'il doit avoir lieu quand je dis le projet c'est pas le projet hein c'est la réflexion de de de turbines et ça fait 30 ans que ça tourne en rond et que chaque gouvernement dit qu'il va le faire donc il y a un certain nombre d'obstacles à faire des affaires en RDC personnellement j'ai vu beaucoup de gens qui voulaient faire fortune en RDC j'en ai pas trouvé beaucoup qui avaient fait fortune en RDC merci beaucoup bien écoutez c'est dommage pour eux Monsieur Alain David pour les socialistes apparentés merci Monsieur le présidentond à vous merci merci messieurs pour votre éclairage sur la situation de ce pays géant de l'Afrique centrale comme vous l'avez signalé la récente réélection du président sortant a été contestée mais ouvre en tout état de cause un nouveau cycle dans ce pays elle s'accompagne notamment dans l'est toujours marqué par de violents affrontements du déploiement d'une force d'interposition de la Communauté des États d'Afrique australe on peut espérer qu'elle aura plus de succès que la précédente force déployé sous l'gide de la Communauté des États d'Afrique de l'Est qui était soupçonné de complaisance avec les les forces rebelles cela a été rappelé l'élection présidentielle a consacré une nette victoire du président sortant pratiquement 73 % mais les législatives concomitantes ont donné un résultat bien plus nuancé certes le parti présidentiel de l'UDPS est arrivé en tête du scrutin avec 69 des 477 sièges mis en jeu mais même avec l'appui de ses alliés il n'obtiendrait apparemment pas de majorité d'après les observateurs du journal Le Monde comment expliquer cet écart entre les résultats nets de la présidentielle et ou celui bien plus incertain des législatives semble-t-il il a oublié de bourrer l'urne des législatives quoi et est-ce que cette situation de majorité relative peut créer une instabilité politique pour ce second mandat on devrait quand même être capable en France de répondre à cette question sur le décalage entre l'élection présidentielle et l'élection législative monsieur Vircoulon vous voulez ou ouais mais c'est pas évid je suis je ser tout à fait en désaccord avec ce qui a été dit sur les législa vous avez pas ét votre voilà je serait tout à fait en désaccord sur ce qui a été dit sur les législatives au contraire je pense que on voit une une une victoire de ranemaré de la coalition gouvernementale à l'Assemblée nationale probablement aussi au niveau des élections provinciales parce qu'il y a des députés provinciaux en RDC euh et mais comme je le disais ça ne veut pas dire que le président va avoir une majorité confortable puisque classiquement hein et là je parle sur la base des autres élections la majorité qui arrive au pouvoir après commence à se disloquer assez rapidement et certaines personnes de la majorité deviennent des éléments d'opposition donc en effet on va voir comment ça va se passer cette fois-ci mais il est fort probable que ça se passe comme ça c'est s'est passé lors des précédents scrutins mais en tout cas l'opposition incarnée par Moïse Katumbi et et Martin fayouou va être extrêmement minoritaire à l'Assemblée nationale monsieur tacher pour le les écolos et apparentés merci monsieur le Président merci d'avoir organisé cette table ronde beaucoup de choses ont déjà été dites mais moi aussi je voudrais revenir sur un ou deux sujets et notamment sur la la situation sécuritaire vous vous avez rappelé monsieur Tesser que notre ambassadeur a pris la parole au Conseil de sécurité et c'est vrai néanmoins quand le président de la République était au Congo les choses ne semblaient pas aussi clairement dites que a pu le faire notre ambassadeur au Conseil de sécurité de l'ONU sur les exactions du M23 dans dans l'est du pays et on attendrait quand même de la France vous avez dit que maintenant nous avions des relations avec les deux pays et c'est très bien mais qui est quand même un voilà dans une relation historique avec la République démocratique du Congo des condamnations beaucoup plus claires le Parlement européen s'est prononcé certain nombre d'institutions se sont prononcé la Cour pénale internationale a été saisie donc j'espère qu'au niveau politique on au plus haut niveau politique on aura des des des propos plus clairs à l'avenir vous avez dit que la la Monusco allait s'arrêter peut-être aussi sur les perspectives euh qui pe qui pourrait suivre cette opération vous pourriez nous nous en dire un un petit peu un petit peu plus j'ai là comme ça un petit sentiment qu' qu'on avig un peu à vu mais peut-être que je me trompe et peut-être que vous allez nous nous nous en dire plus euh au-delà de ces aspects extrêmement importants qui sont quand même ceux qui qui traversent essentiellement le débat public congolais aujourd'hui il y a bien sûr la question de l'exploitation des ressources le pape François a parlé de de de néoc néocolonialisme économique et de piège à ciel ouvert quand il s'est rendu au Congo nous essayons à travers notre aide publque au développement de de d'assurer donc une une gouvernance une transparence pour les ressources miniares c'est très bien mais par exemple sur la question du du bois qu'est-ce que qu'estce qu'est-ce que quelles sont aujourd'hui les actions mises en œuvre on sait que beaucoup d'ongg ont dénoncé par le passé une forme de voilà de de de double langage ou double action de la France puisque il y avait quand même aussi un certain nombre de d'exploitation des ressources forestières congolais qui bénéficiaiit à la France donc qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on peut dire de ce point de vue-là et puis j'auraai une dernière question effectivement sur les aspects de de francophonie ça a été rappelé par mon collègue Bruno fou et et ma collègue Amélia lacrafi avec laquelle je me rendrai d'ailleurs au Congo dans dans quelques semaines dans le cadre d'une mission sur l'avenir de la Francophonie la RDC est le plus grand pays francophone du monde y a-t-il à travers les institutions de la France francophonie à travers finalement cet espace et les actions qui sont menées des des pistes sur lequel sur lesquelles nous pourrions appuyer pour répondre aux grands défis auxquel le Congo doit faire face et peut-être aussi notamment sur ces aspects d'ingénierie démocratique qui ont été évoqué merci oui je crois que ces questions s'adressent à chacun de vous euh quel est celui qui veut commencer merci sur la sur la Monusco effectivement le le donc le Conseil de sécurité a a voté le 20 décembre le renouvellement du mandat de la Monusco pour un an ce qu'il fait chaque année le le résultat du du du dialogue avec avec les autorités congolaises conduit aujourd'hui effectivement les autorités congolaises à souhaiter un départ progressif de la Monusco on l'a vu dans d'autres théâtres maintenir une opération de maintien de la paix quand elle n'est pas souhaitée par le le les autorités du pays n'est pas une une perspective viable et pourquoi à votre avis ils veulent que ça s'arrête parce que ils ont quand même ça pourrait être uneê pour eux donc s'il ne jugent pas comme ça parce qu'ils considèrent qu'aujourd'hui ça fait maintenant 20 ans que que MONUC puis Monusco sont sont déployés dans le pays il considèrent qu'aujourd'hui la la réponse proposée par ce type d'opération n'est plus adapté euh on le le travail qui a été mené avec les autorités de les autorités congolaises visaent justement à voir comment planifier cette sortie progressive de la Monusco pour qu'elle se fasse dans des dans des bonnes conditions les autorités congolaises pour reprendre l'expression de du ministre des Affaires étrangères quand quand on en a parlé avec lui nous disait on souhaite que dans lorsqu'un avion arrive pour faire sortir les casques bleus les casques bleus montent dans l'avion par une porte et l'armée et la police congolaise descendent par l'autre porte l'objectif est véritablement est de pouvoir euh pour prendre eux-mêmes la sécurité et assurer la sécurité de leur population en relais de la Monusco c'est un défi et ça suppose de poursuivre le travail de de formation et d'accompagnement du du développement des des forces de sécurité congolaises c'est un défi auquel les Congolais eux-mêmes dont les Congolais eux-mêmes sont conscients et c'est un enjeu crucial pour le Conseil de sécurité qui a énormément insisté sur cette dimension là lors de sa lors des discussions sur le renouvellement du mandat c'est pour ça qu'il n'y a pas de date butoire sur la sortie de la de la Monusco aujourd'hui on est dans un processus itératif qui se fait avec un certain nombre d'étapes et une évaluation à chaque étape donc la première la première étape c'est la sortie progressive du Sud qui vaut aujourd'hui qui est la situation la plus stable dans les trois ZES dans les trois régions dans lesquelles est encore déployé la Monusco je rappelle que la Monusco est déjà a déjà quitté certaines provinces de la RDC avec avec sans conséquence majeur sur le plan sécuritaire donc on a une expérience de transition réussie dans d'autres régions congolaises jusqu'à présent donc la première étape ce sera la sortie progressive du Sud kibou avec une évaluation à chaque fois le la Monusco est en train de voir avec les autorités congolaises par quelle base commencer qui prendra le relais sur ces sur les les bases de desquelles se retire la Monusco et une fois cette étape là franchie il y aura un retour d'expérience un bilan qui sera tiré et on pourra on poursuivra le le processus mais les Congolais eux-mêmes insistent sur la nécessité d'un retrait progressif et responsable et ils veulent absolument et ils nous l'ont dit très ouvertement éviter le scénario de la minusma c'est le contreexemple absolu dans l'esprit des Congolais monsieur Vircoulon je je vais répondre sur la question du bois dont vous parliez euh parce que quand on regarde le secteur du bois alors dans le en RDC mais dans l'ensemble du bassin du Congo hein il est c'est un secteur qui est dominé par les intérêts chinois aussi euh actuellement qui ont pris grosso modo le relais des des intérêts européens euh français européens progressivement avec quelques entreprises de d'hommes d'affaires libanais locaux mais qui deviennent de plus en plus minoritaires mais donc ces entreprises surtout chinoises et j'insiste là-dessus parce que ça ça ça continue sur ce que je disais sur la compétition internationale c'est que pour que les systèmes de certification fonctionne puisque dans le bois il y a un système de certification international qui existe il faut à la fois que les entreprises productrices et de commercialisation jouent le jeu mais aussi que les administ que les pays jouent le jeu les gouvernement joue le jeu et c'est là tout le problème que vous avez sur les différents mécanismes de certification qui existent en RDC et dans d'autres pays en Afrique c'est qu'il faut que ces deux partenaires jouent le jeu alors que en règle générale ce sont des partenaires de corruption voilà tu m'arrêtrer là bien c'est très clair euh monsieur leco pour la Gauche démocrate et républicaine merci monsieur le Président vous avez fait état du du colloque que nous avions organisé autour du film l'empire du silence avec avec le groupe potte et Bernard Pancher et Frédéric Duma euh on on voit bien que les les provinces voisines de l'ouanda du Rwanda du Burundi sont les plus riches de minerais ou sont très riches en tout cas de minerais les plus demandé de la transition énergétique attirant toutes les convoitises les forces paramilitaires rebelles et é tatiques ainsi que des entreprises se battent pour leur gestion le tout dans un contexte toujours marqué par le génocide au rwandé d'ailleurs le rapport mapping rédigé par les Nations Unies répertorié 617 violation grave des droits humains commis entre 93 et 2003 et leurs auteurs mais ce dernier a été rapidement mis de côté pour éviter de gêner des personnalités au pouvoir au Rwanda et au Congo il est regrettable que ce rappeur n'est jamais véritablement été publié et que les conseils que le Conseil de sécurité des Nations unies dont fait évidemment partie la France na jamais pris ses responsabilités le Congo est mortri par une guerre qui n'en finit pas ayant fait plus de 6 millions de morts en 30 ans c'est le deuxème conflit qui a fait le plus de victimes depuis la Deuxième Guerre mondiale il faut prendre la mesure pire le président rwand Paul kagam alimente ce conflit en permanence il se permet de questionner la timité des frontières congolaises encore récemment tout en soutenant le puissant rebelle groupe rebelle M23 cette stratégie de la crise permanente nous pousse à la plus grande inquiétude car une nouvelle explosion de la violence serait inacceptable et intolérable la communauté internationale a déjà trop détourneré le regard ces dernières décennies les citoyens de l'Est du Congo n'ont même pas pu voter aux élections présidentielles vous AZ aborder le sujet des élections tenu fin décembre dernier du fait de l'insécurité chronique ce qui a renforcer les lacunes démocratiques pointées dans le cadre de ces élections et vous en avez fait état et donc vous questionnez légitimement la la légitimité du pouvoir en place au regard de la triche électorale qui a eu lieu il faut tirer la sonnette d'alarme selon vous qui pourrait détenir la clé de la fin de ce conflit qui tire les bénéfices de cette situation conflictuelle quelles entreprises exploitent actuellement les différentes terres rares et surtout est-ce que la France va mettre enfin va va monter au créneau pour la publication du rapport mapping je il me semble que ce rapport qui n'a pas été effectivement publié et et a été rendu publique tout le monde l'a lu mais mais mais effectivement il n'a jamais eu la la caution c'est très bien expliqué dans le film en question euh je je vous monsieur Vircoulon si vous voulez commencer à répondre je vais essayer RP à la question sur qui a la clé j'ai tendance à dire bon dans le fond personne n'a la clé mais euh sur l'est sur le conflit à l'est ou le système de conflit à l'Est plutôt il est clair qu'il y a deux choses qui devraiit être fait devrait être faite c'est évidemment mettre fin à l'ingérance étrangère que nous connaissons mais aussi évidemment réformer la gouvernance du Congo dans cette région parce que c'est pas comme si par exemple l'armée congolaise n'était pas responsable du conflit à l'heure actuelle et n'avait pas intérêt à son prolongement euh donc il faut faire deux choses qui sont la première elle est peut-être possible à faire la fin de la gérance randz en mettant la pression sur le Rwanda ça a déjà été fait en 2012-23 donc ça ça avait pu être possible à cette époque grâce à un alignement des planètes euh par contre la réforme de la gouvernance du Congo euh là c'est ça reste pour moi extrêmement illusoire illusoire donc du coup la mafia des grands LCS que j'appelle la mafia des grands LCS parce que c'est un système de d'intérêt croisé entre les autorités congolaises et leurs voisins également il faut pas se se lurer là-dessus euh sur lequel après comme je disais ce GREF un système de commerce international assez largement opaque et dont un des points d'aboutissement est du bail euh vous voyez que ça met ça crée une coalition d'intérêt euh qui paraît difficile à détricoter ou à déstructurer pour arriver à une situation de moindre violence ou de sortir d'une économie de la violence parce que c'est une économie de et par la violence dans l'Est le problème merci sur le sur la la résolution de la crise à l'est effectivement il y a énormément de facteurs à à traiter qui rendent la réponse très complexe la une des dimensions ce sont c'est c'est le ce sont les ingérances régionales et donc la nécessité de travailler à une réconciliation entre les acteurs régionaux ce à quoi on s'attellele lorsque le président de la République est intervenu en au mois de mars il y avait à l'époque une une série d'engagements qui avaient été pris en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies en septembre dans la rencontre entre les trois présidents et que dont on attendait toujours la la réalisation le président avait dit à ce moment-là que si ces engagements n'étaient pas mis en œuvre nous en tierons nous en tirerions les conclusions c'est ce que nous avons fait puisque des un certain nombre d'officiers rwandais ont été mis sous sanction de l'Union européenne en juillet dernier pour leur leur intervention sur le sur le territoire congolais c'est ce que nous avons fait aussi depuis avec la dénonciation de du soutien congolais au M23 au Conseil de sécurité donc nous allons poursuivre ce ce ce travail euh à la fois pour arriver à à faire en sorte que les deux acteurs puissent se parler et pour résoudre le le le conflit en travaillant sur quatre volets le le une reprise du cesser le feu qui est je dirais la la première étape euh le cantonnement du M23 sur le sol congolais et euh à terme le le un processus de désengagement de désarmement et de réinsertion euh il faut qu'on soit également conscient que le la crise aujourd'hui ça ça n'est pas à notre main c'est un un enjeu pour pour les acteurs régionaux euh ne pourra pas être résolu par euh la poursuite du conflit armé il n'y aura pas de victoire militaire dans cette dans dans ce dans dans dans la situation actuelle euh et donc il y a forcément un moment où les acteurs seront obligés de se parler et de trouver une solution politique à à la crise et c'est ce qu'on essaie d'encourager euh jusqu'à présent monsieur euh monsieur dupoyant merci monsieur le Président merci pour cette table ronde très intéressante histoire tragique on en est tous conscient moi j'ai deux questions une question politique et une question économique la première sur la question politique est-ce qu'il y a quand même pas une stabilisation avec le président actuel ou une volonté de stabilisation bien évidemment l'élection est sujette à caution mais cont tenu des circonstances et de la reprise du conflit dans l'Est est qu'on pouvait faire tellement mieux euh quelle alternative il y aurait et est-ce qu'il y avait une alternative vous n'avez pas vraiment répondu à la question du président bourlange donc je je repose la question question sur de politique étrangère quand même à force de ménager le Rwanda est-ce que la France n'a pas joué à poncepilate dans cette affaire les déclarations très maladroite et très malheureuse du président Macron qui a lors de sa visite donneré des leçons de souveraineté à pays qui se voit confronté à un mouvement soutenu par un pays voisin et pour lequel la France ne dit pas grand-chose faut quand même un sacré culot pour oser dire cela aux autorités congolaises même si les autorités congolaises ont sans doute leur part de responsabilité bref à force de vouloir ménager les deux euh ne risquonsnous pas de perdre un rôle absolument fondamental à jouer dans un pays francophone essentiel au cœur de l'Afrique et j'aimerais comprendre d'ailleurs comment le RO ses responsabilités écrasantes a pu réussir à ménager ainsi à obtenir tant de soutien dans la communauté internationale quand on voit son double jeu permanent et une question enfin économique l'Union européenne et la France prétend vouloir mener une transition énergétique se mobilise pour cette fameuse voiture électrique et laisse la Chine et les États-Unis agir dans le monde entier préfère donner des milliards à l'Ukraine pour alimenter la guerre et le point fondamental qui est d'assurer l'avenir de l'Afrique passe complètement à l'AS la France est très faible dans ses positions et l'Union européenne s'en désintéresse c'est pas comme ça qu'on va réussir la transition énergétique et on on va laisser la Chine et les États-Unis l'emporter mais c'est une réflexion personnelle et économique moi je voudrais prolonger la question de Monsieur dupontignan euh qui d'ailleurs reprend certaines certaines interrogations qui ont été exprimées par Monsieur leco sur la situation quand même particulière et et l'équilibre que nous cherchons à à établir et sans qu'on le voit très bien comment il pourrait il pourrait être se stabiliser entre le Rwanda et et le Congo vous avez évoqué monsieur Vircoulon le fait que on on on avait été assez sévère à l'égard du Rwanda en en 2002 mais en 2012 nous étions encore brouillés avec le Rwanda nous étions nous sommes les héritiers du de l'opposition au combien controversé sur le génocide du Rwanda entre nous et le président Kagamé depuis lors le président Kagamé s'est affirmé comme un des hommes forts de l'Est africain jouant un rôle et son armée joue un rôle très important notamment avec la la stabilisation au Mozambique ou dans des dans des en Tanzanie et cetera enfin il joue un rôle vraiment tout à fait important dans la zone et il semble bien c'est ça la question qu'il est des visées précises je ne dis pas de de modification définitive de la frontière avec le Congo avec la République démocratique du Congo mais il il y a une exploitation systématique au profit du Rwanda des richesses de cette partie de la République démocratique du Congo et vous monsieur Tesser quand vous vous dites qu'on fait c qu'on fait ça il y a il y a quand même quelque chose est-ce que oui ou non nous considérons que le Rwanda a une attitude poss possible potentiellement modéré à à à l'est du Congo on a vraiment l'impression de l'inverse et à partir du moment pour de multiples raisons dont la culpabilité liée au génocide pour de multiples raisons nous avons joué la carte de du du du de Monsieur Kagamé à tel point que dans un pays qui a choisi l'anglophonie nous avons accepté que ce soit une une une proche de Monsieur Kagamé qui est venu ici d'ailleurs très brillante qui s'occupe de la Francophonie on a il y a quand même une une incertitude alors je comprends qu'on en politique faut faire des choix mais est-ce que le choix de Monsieur Kagamé 1 est-il légitime pour qu'il soit légitime il faudrait admettre que ces ambitions matérialisées par le soutien M23 sur l'est du Congo bah n'ont pas vocation à demeurer or on a plutôt impression inverse et si elles ne sont si elles sont légitimes et si si elles ne sont pas légitimes et si nous continuons à privilégier monsieur Kagamé je comprends hein je ne critique pas je comprends ce choix mais si nous faisons ça comment peut-on donner à la coopération avec la République démocratique du Congo sa pleine dimension c'est c'est ça qui a été exprimé je crois notamment par par Monsieur Lecoq et par Monsieur dupontant c'est une interrogation que nous ne pouvons pas ne pas avoir j'aimerais bien que vous vous nous disiez l'un et l'autre parce que vous êtes pas dans la même situation institutionnelle c'est donc toujours plus difficile pour Monsieur Tesser mais il a l'habitude allez-y monsieur vircou comme c'est difficile pour Monsieur Tesser commencer oui monsieur le député pour répondre à votre question est-ce qu'on aurait pu faire mieux bah oui puisqu'on a fait mieux en 2006 en 2011 et 2018 aussi donc oui on aurait pu faire mieux euh en ce qui concerne le la question en effet de la la lutte pour les minera stratégiques ou critiques avec en toile de fond la question du marché des batteries électrique euh en effet il y a c'est une lutte sinoaméricaine ou anglo-saxon on va dire euh mais je rappellerai quand même que les anglo-saxons et surtout Washington a été très contradictoire puisque en RDC après avoir investi le le plus gros investissement miniier qu'ils avaient fait c'était la mine de Tenke et fugurumé au début de ce siècle où ils avaient acheté cette mine pour 1,2 milliards de dollars ils l'ont revendu en 2016 aux Chinois et donc il y a eu ce qu'on voit depuis quelques années il y a une autre société aussi très connue qui s'appelle bandro qui elle est une société canadienne qui avait le plus grand gisement aurifaire au sud kivou et qu'il l'a également vendu à des intérêts chinois à peu près la même période donc ce qui est intéressant chez les Anglo-Saxons c'est que ils ont désinvesti et que depuis quelques années très courtes il rétropédalent euh face à la Chine on se rend compte que en se rendant compte que ils ont fait eux aussi de graves erreurs monsieur Tesser juste une une dernière chose sur le Rwanda euh il y a une excellente note de l'IFER sur la diplomaie militaire du Rwanda que vous trouverez sur notre website donc j'en fais la publicité euh et qui explique en effet que maintenant le le Rwanda souhaite être le un peu le nouveau gendarme de l'Afrique ou en tout cas un prestataire de de service de sécurité pour des régime africains qui sont en difficulté un Wagner qui marcherait bien un un un Wagner étatique oui puisque c'est l'armée randaise donc il se cache pas derrière derrière des fonets eux euh mais en tout cas il est clair que cette diplomatie militaire est active et commence en effet à se faire sentir sur le continent merci beaucoup monsieur Tess merci beaucoup sur le pour compléter sur le sujet minier on a la la France a signé à l'occasion de la visite du président un un accord stratégique sur les mines avec la et nous avons été à à l'initiative en faisant venir les commissaires Bruton breton ETP linen d'une un début de discussion entre la Commission et la RDC qui a abouti à la signature d'un autre accord partenariat cette fois à l'échelle européenne sur le sujet minier également entre la RDC et l'Union européenne donc la RDC est clairement identifié parmi les les pays prioritaires de de la stratégie de d'approvisionnement et de sécurisation des approvisionnements de l'Union européenne sur le sur sur la la le Rwanda et et et la notre positionnement bilatéral euh d'une part je dirais que ce si si la France était capable à elle seule de tordre le bras de d'un certain nombre de pays africains ça ça se serait c'est pas notre objectif c'est pas notre politique non plus euh et on notre notre travail aujourd'hui il est d'agir en en appui aux initiatives de de de des Africains eux-mêmes pour arriver à résoudre à résoudre ces ce cette situation en je je je ne serais pas non plus d'accord avec la présentation que vous avez faite sur le notre positionnement que vous avez qualifié de de Ponce-Pilate qui suppose une éidistance entre les deux aujourd'hui notre partenariat stratégique il est avec la RDC la coopération qu'on a elle est n'est pas du tout de la même échelle entre la la RDC et avec la RDC et le Rwanda on est à plus de 500 millions d'euros de d'appu le voyage de Monsieur Macron euh au au Rwanda s'est passé dans des conditions plus triomphales que celle du voyage en RDC oui on nétait pas dans les mêmes dans dans les mêmes circonstances à l'époque le voyage si le voyage de Monsieur Macron a c'était passé en RDC à la même date que celle qu'il a fait à Kigali il aurait été également dans dans dans dans d'autres euh il se serait déroulé également autrement euh c'est avec la RDC que nous avons une une coopération militaire ce n'est pas avec le Randa ce sont des officiers randais que nous avons mis sous sanction ce sont pas des soldats congolais donc je dirais on a absolument pas aujourd'hui la même positionnement et la même posture entre et on n'est pas du tout à écou distance entre la RDC et le Rwanda bah c'est une réponse très claire j'ai encore trois trois demandes de parole alors à titre individuel monsieur buisson oui merci monsieur le Président Messieurs chers collègues donc je vous remercie pour cette présentation sel selon une estimation de 2016 la République démocratique du Congo détiendrait près de la moitié des réserves prouvées de cobalt dans le monde et contré en 2019 pour près de 70 % de la production mondiale de ce métal ce métal est utilisé bien sûr dans de nombreux domaines don la production de batteries électrique pour près de la moitié de la production mais aussi dans le casre de super alliage utilisé pour la production de turbine à gaz de réacteurs nucléaires et aussi d'ment et de composants de système de guidage le cobalt est donc un minera hautement stratégique non seulement dans le casre de la trans i énergétique mais aussi de notre défense nationale j'ai donc plusieurs questions sur cet enjeu majeur tout d'abord alors que les deux multinationale minière une Suisse et une chinoise vous l'avez dit exploite le gisement de colvésie quelle est la quelle est la présence française nos approvisionnements sont-ils assurés oou sommes-nous entièrement tributaires d'entreprises étrangères pour notre approvisionnement et deuxème question ensuite comment concilier l'amélioration de la condition des mineurs congolais qui est tout bonnement inacceptable dans une perspective de Cé développement et la présence enfin d'énormes gisements dans la province du Katanga qui a été soniste je crois dans les années 60 pourrait-elle réveiller les désirs d'indépendance avec à la clé une déstabilisation de la région et une menace bien sûr pour l'approvisionnement mondial du cobalt je vous parle aussi avec ma casquette de futur rapporteur sur les terres et méorares dans la commission merci vous évoquez la la mémoire de maise chomb allez-y monsieur Tesser ou là non monsieur monsieur Coulon alors à à ma connaissance mais je parle aussi sous le contrôle de Monsieur Tesser il n'y a pas de minine contrôlé par des intérêts français en RDC euh mais comme je dis je parle sous le contrôle de Monsieur Tesser en ce qui concerne l'histoire sécessionniste du Katanga euh il y a eu bon en effet à l'indépendance ça a été un un vrai problème depuis euh j'aurais tendance à dire qu'il y a eu juste des véléités des moments de fièvre séessionniste mais qui n'ont pas été très très loin et donc on a l'impression que cette histoire est une page qui a été tournée été tournée je je vous remercie Monsieur catninz Merci monsieur le Président merci messieurs depuis 2012 le mouvement Rebel M23 s'est imposé comme l'acteur principal des violen de la région est congolaise sur fond de prédation minière il s'est rendu coupable d'exaction d'une rare cruauté plusieurs ONG accuse le Rwanda de soutenir ce mouvement profitant notamment de l'importation illégale de minéra précieux par la voie du ministère des Affaires étrangères la France a d'ailleurs condamné son attitude en décembre 2022 quelles actions entreprend concrètement la diplomatie française pour l'arrêt des violences et l'instauration d'un cesser le feu le 13 juillet dernier mon camarade Carlos Martins bilongo déposé au nom de notre groupe une prop oppos de résolution condamnant le soutien de la République du Rwanda au groupe rebelle du Mouvement du 23 mars celle-ci n'a toujours pas été mise à l'ordre du jour de notre assemblée seriez-vous favorable à l'examen et l'adoption d'une telle résolution je vous remercie oui allez-y ça monsieur ça je crois que c'est à vous que ça s'adresse il me semble je pense sur le sur la situation à l'est et l'action qu'on mène je je sais pas s'il y a des éléments à rajouter par rapport à au aux précisions que j'ai déjà apporté sur notre action diplomatique et et notre positionnement public euh donc je vais je pense m' tenir là je pense avoir déjà été assez assez voluile sur cette sur sur ce cet aspect monsieur Tesser estime qu'il a été suffisamment favorable dans ses réponses à la République démocratique du Congo pour ne pas l'être davantage euh voilà maintenant dernière question euh madame redarbelot allez-y ma chère collègue merci monsieur le Président messieur je vous remercie alors consciente de s'en passer de nation colonisatrice la France a aujourd'hui les moyens de s'opposer à toute action contraire à la Charre des Nations Unies notamment son chapitre 7 sur les actes de d'agression face aux nombreuses voix qui déplorent la faiblesse voir l'impuissance du droit international aujourd'hui la France ne peut rester inactive la France aurait un rôle à jouer dans l'opposition aux véléités expansionnistes du Rwanda et j'ai bien noté l'intervention du représentant de la France au Conseil de sécurité face à l'inertie apparente des pays occidentaux c'est le sud global qui a récemment mobilisé la Cour internationale de justice concernant le conflit israélo-palestinien cette saisine de la Cour mondiale devrait servir à la France devrait servir à la France pour qu'elle utilise ce même élan afin de s'opposer à toute démarche d'annexion territoriale dans le monde il est grand temps d'utiliser tous les instruments que nous offrent le droit international pour lui redonner de la force la parole de la France doit doit devenir la parole des peuples qui souffre aussi la France compte-elle se saisir de cette question et saisir la Cour internationale de justice sur ce sujet pour contenir un éventuel conflit territorial encore plus grave je vous remercie je vous remercie madame la députée monsieur monsieur desser je pense que c'est une question qui s'adresse au gouvernement français donc à vous il y a il y a une question euh pour moi qui reste à à à poser quand même le dans votre question vous partez du principe que le Rwanda a des vélités d'annexion de de l'Est de la RDC euh jusqu'à présent ça n'a pas été ça n'a jamais pénétration on pourrait dire euh il y a il y a pas aujourd'hui de de de de volonté exprimée affiché du de de la du Rwanda d'annexer un territoire un territoire congolais le la RDC elle-même d'ailleurs ne le dit pas nous souhaitons nous garantir l'intégrité territoriale de la RDC nous l'avons dit et nous appuyons la souveraineté de de la RDC et nous le faisons notamment en soutenant le les forces armées congolaises dans leur formation et dans leur capacité à défendre l'intégrité de leur territoire nous allons continuer cette action là bien je je monsieur Vircoulon maintenant cette audition prend fin est-ce que vous souhaitez moi je poserai une question pas à vous d'ailleurs mais qui une question à nous quand on vous écoute on a à la fois le sentiment effectivement que la démocratie en RDC bah c'est pas tout à fait ça et en même temps on a quand même l'impression que nous devons et notamment le le Parlement cette commission parlementair les parlementaires que nous devons nous engager davantage dans l'intensification des relations avec la République démocratique du Congo euh je pense que moi c'est l'impression qui se dégage de l'ensemble des des analyses que vous avez faites et des des questions d'ailleurs des collègues je pense qu'il y a là quelque chose où on a été un peu en en situation de sousprésence de sous-investissement dans cette partie de de de de la de l'Afrique est-ce que est-ce que vous vous estimez que cette conclusion opérationnelle pour nous euh est justifié ou ne l'est pas monsieur Vircoulon c'est d'abord à vous que cette question se POS oui tout à fait monsieur le Président euh mais comme elle est difficile j'aihésité euh le non je je bien sûr mais la question c'est surtout s'engager dans quel domaine parce que comme on l'a dit sur le domaine économique le climat des affaires est extrêmement problématique et je pense va rester extrêmement problématique en RDC en ce qui concerne la coopération militaire la France a une tradition de coopération militaire avec la RDC he depuis longtemps DEP puis l'époque Mobutu euh là aussi je pense qu'il faut être prudent parce que juste il y a des implications et on a parlé du pays voisin tout à l'heure et il ne faut pas donner non plus l'impression que l'absence de réforme de l'armée congolaise et est quelque chose qui ne réduira pas à néant les efforts de coopération militaire au contraire je pense donc le le champ culturel paraî le champ le plus possible et so souhaitable à la fois donc là ça me paraît en effet extrêmement important mais dans les deux autres le champ évidemment aussi de la question environnementale du bassin du Congo qui est très important pour les équilibre climatologique me semble aussi un un champ important mais en ce qui concerne l'économie et le militaire je seraiis beaucoup plus modéré oui je je crois que c'est c'est C effectivement l'idée qui vient en premier lieu c'est c'est la double la double préoccupation la double préoccupation culturelle où là il y a certainement beaucoup de choses à faire et écologique c'est ça me paraaît évident maintenant il y a aussi ce que nous pouvons faire au service de la paix au service de la santé quand même de ce que nous quand on voit effectivement les efforts du du de de Monsieur mouveget et la la situation quand même extrêmement précaire qui règne à l'est du Congo il y a certainement des choses à faire mais là on se heurte à au au problèm administrativo politique c'est c'est évident enfin on voit bien dans quelle direction pour aller monsieur Tesser vous avez vous avez quelque chose à dire sur ce sur cette cette idée est-ce que le gouvernement français souhaite que nous nous impliquions davantage al c'est c'est pas à nous de dire au Parlement do faire je vous demande pas je prends pas d'instruction je je demande votre préoccupation votre souci si vous souhaitez vous impliquer davantage je pense que on en serait ravi il y a effectivement nous sommes très sollicité par nos amis du Congo je pense qu'il il y a plusieurs sujets sur lesquels on a souhaité mettre l'accent et et tous les tous les relais tous les démultiplicateurs on par pas on a une petite de rapporteur à nommeré je vrais quand même avoir deux trois membres de cette commission qui reste on en a on en a pour c'est purement formel mais il faut quand même que je peux pas faire voter les chaises allez-y monsieur Tesser si oui je dira les thématiques sur lequel effectivement il pourrait y avoir un effet de de démultiplication qui serait tout à fait bienvenue c'est je dirais le sur le sujet de de l'éducation de l'enseignement supérieur de la recherche notamment dans la dans la logique de francophonie et de multip ication des échanges à l'échelle humaine on souhaite vraiment développer il y a une communauté congolaise importante en France il a a un certain nombre de de français d'origine congolaise ces diasporas sont très actives et on souhaite pouvoir bénéficier et s'appuyer sur cette sur cette ressource qui est absolument essentielle et et qui qui veut être actrice de la relation franco-congolaise on l'encourage tout à fait je pense que sur ce sur l'éducation sur l'enseignement supérieur la recherche notamment dans le domaine médical sur un qui est un sujet au-delà du docteur mokeg d'ailleurs il y a l'action du docteur mokeg il y a également l'action de l'Institut national de la recherche biologique qui est vraiment un institut d'excellence à à Kinshasa et on peut on peut continuer à à appuyer et à soutenir la recherche scientifique en RDC le secteur culturel bien évidemment la RDC est connu mondialement dans le domaine de la musique il y a d'autres secteurs sur lesquels le la RDC peut se peut se développer aujourd'hui et la le le besoin essentiel qui a été identifié c'est vraiment d'arriver à structurer ces acteurs culturels pour en faire un écosystème et et développer une économie des ICC en RDC qui leur permett de vivre de de leur art ce qui est rarement le cas aujourd'hui le le dernier point je dirais c'est justement dans la dimension régionale de ces relations humaines un travail qui peut qui peut être mené et qui est essentiel pour arriver à une réconciliation entre les acteurs régionaux c'est d'arriver à développer ces liens d'individus à individus entre institutions qui peent être des institutions parlementaires qui pe être les corps intermédiaires pour arriver à créer ces liens de entre les différents acteurs de de la région et contribuer à un renforcement de la confiance au développement de la confiance bien Messieurs je vous remercie excusez-moi j'étais un petit peu j'étais un petit peu laborieux ma présentation initiale à cause de mon de mes yeux c'est une un pays auquel nous sommes pas tout à fait enfin moi je ne suis pas suffisamment familier vous nous avez vraiment très très profondément éclairé je vous remercie et maintenant je vais vous racomer dans un instant mais je voudrais d'abord faire faire prendre les décisions qu'il faut prendre nous avons nous devons procéder à des nomination de rapporteur sur deux textes le premier euh j'ai euh j'ai la été saisi de la candidature de Monsieur befer au nom du groupe rassemblement national sur le projet de loi autorisant l'approbation de l'accord avec le gouvernement du Land de badwürtemberg relatif à la création d'une compagnie de gendarmerie fluviale franco-allemande sur le rein ah c'est toujours ça oui signé à Strasbourg le 6 juillet 2022 puis une j'ai été saisie d'une demande pour Madame mé Anna rearbelotte qui a eu raison de rester prudente au nom du groupe GDR nupes sur le projet de loi autorisant l'approbation de l'accord global dans le domaine du transport aérien entre les États membres de l'acéan et l'Union européenne et ces États-membres signé à Bali le 17 octobre 2022 je pense qu'il n'y a aucune opposition à ce que ces rapporteurs soient ainsi nommés monsieur lecooc ne s'y oppose pas donc il en est ainsi décidé je vous remercie la séance élevée