« La Réparation » : le grand retour de Régis Wargnier - C à Vous l’intégrale - 09/04/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: "C à vous" jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Une masterclass à suivre, avec un réalisateur dont le premier film a été salué d'un César en 1987, et le 3e, "Indochine", a raflé l'Oscar du meilleur film étranger à Hollywood. Une fresque historique au souffle romanesque, portée par C.Deneuve, qui lui avait dit "oui" avant même qu'un scénario existe. - Voilà quelqu'un qui a fait des films de qualité, mais qui n'a pas de scénario.
Vous étiez d'accord? - C.Deneuve: Je connaissais Régis, j'avais vu ses films, je les aimais beaucoup.
Je savais le genre d'histoire qu'il aimait raconter. C'était mieux qu'une forme de routine beaucoup plus dangereuse. - A.-E.Lemoine: E.Béart, C.Deneuve, K.Scott Thomas...
Des stars au service de réalisateurs, qui n'avaient pas tourné depuis 11 ans. Dans son nouveau long-métrage, il nous emmène une nouvelle fois en Asie de nos jours, où se déroule une savoureuse enquête menée après la disparition mystérieuse d'un chef et de son second, quelques heures avant l'attribution de leur 3e étoile. - Il y a 2 règles en cuisine à savoir: l'inspiration et l'audace. - Salut, papa. - Antoine, une étoile, tu sais à quoi ça tient?
A ça. A tout. - Tu es belle. - A un rien. - J'ai envie de me barrer. - Fais pas ça. - Paskal Jankovski s'est volatilisé avec son second. - Tout ce qui est arrivé, c'est à cause de moi.
C'est une telle souffrance... - C'est mieux pour tout le monde si tu t'arrêtes. - J'ai reçu une invitation pour la foire de la gastronomie à Taipei. - Tu en déduis que ce message pourrait venir de... - D'Antoine?
De mon père? - Qu'est-ce que vous pensez de la cuisine de Lian? Vous pensez comme moi? - C'est le 1er véritable indice en 2 ans. - T'épuise pas à courir après des fantômes. - A.-E.Lemoine: Une enquête itinérante de la Bretagne à Taiwan.
Un suspense magistralement mené. Des images splendides, des personnages puissants. R.Wargnier signe l'un des films les plus beaux de sa carrière.
Il est ce soir notre invité. - R.Wargnier: Bonsoir.
Merci de m'accueillir. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, chef.
Bienvenue à tous les deux. On est ravis de votre présence. Ce film est à la fois plein de suspense, une enquête, et un film d'amour.
Un film sur la transmission et un magnifique hommage à la haute gastronomie, représentée ce soir par S.Martinez, qui nous fait l'honneur de cuisiner pour nous dans un instant. - S.Martinez: Je reste. - A.-E.Lemoine: Vous savez de quoi vous parlez.
Les chefs, vous les comparez à des cinéastes. - R.Wargnier: Sans faire de jeu de mots, préparer un plan et un plat, il y a des points communs.
Il y a des ingrédients, un timing, un moment où il faut accélérer. Il y a beaucoup de choses communes. Et surtout, c'est l'équipe.
J'adore le boulot en équipe. Sébastien aussi. Je me rends compte que, chez lui et chez moi, la chance que l'on a, c'est d'avoir des équipes au diapason.
Lui, il vise l'excellence, moi, j'essaie aussi. S'il y a des gens autour de nous qui n'ont pas la même ambition, intention, volonté, il y a quelque chose qui sera bancal. - A.-E.Lemoine: Vous confirmez, Sébastien?
Vous êtes metteur en scène? - S.Martinez: Il y a le côté chef d'orchestre.
J'ai vu comment Régis fonctionnait. En cuisine, c'est pareil. Un bon chef d'orchestre, il sait jouer tous les instruments.
Régis, avec le son, l'image, c'était impressionnant. - A.-E.Lemoine: Une partie de son équipe a été engagée dans les acteurs de votre film. - R.Wargnier: Il m'a dit qu'il m'ouvrait ses cuisines et il voulait voir ce que c'était, le cinoche.
C'était merveilleux. Les 2 équipes se sont fondues en une seule. Elles ont travaillé ensemble. - A.-E.Lemoine: Avec C.Cornillac qui a appris les gestes d'un chef auprès de vous.
C'était un bon élève? - S.Martinez: Il avait de très bonnes bases, il était passionné.
Il connaissait le sujet. Ils sont venus faire des services. Mais Clovis connaissait bien le sujet. - R.Wargnier: Une fois que j'avais son accord, j'ai invité Clovis chez moi.
J'ai une petite maison pas très loin, donc je sais où dîner de temps en temps. Je lui ai dit: "Viens". On a fait une lecture du scénario et on a passé des soirées de fermeture où Sébastien a cuisiné juste pour nous. - A.-E.Lemoine: Ce qu'il va faire ce soir! - R.Wargnier: Avec des essais, des tentatives.
Heureusement pour Clovis et malheureusement pour moi, il a fait venir le sommelier. C'étaient de longues soirées... - A.-E.Lemoine: Vous avez goûté les moules de Sébastien?
C'est ce que vous cuisinez ce soir. C'est de la peinture dans l'assiette. - S.Martinez: Un jeune couple s'est mis à produire des moules à 20 km du Moulin.
C'est atypique. On va trouver des ingrédients, le piment, le lait ribot, et on va susciter une émotion avec un plat, pour que les gens s'en rappellent. - R.Wargnier: C'est le point commun de nos travaux: l'émotion. - A.-E.Lemoine: L'émotion, vous allez la cuisiner.
Vous avez déjà commencé. Vous allez parfaire ce plat, et je vous remercie beaucoup. Vous allez nous faire goûter les moules Paul Gauguin.
Votre fils est né d'un événement qui vous a personnellement touché. - R.Wargnier: J'avais déjà exploré ce thème-là il y a des années, sur un scénario dont je n'étais pas assez content pour en faire un film. - A.-E.Lemoine: Ca vous arrive souvent? - R.Wargnier: Oui.
Il y a quelques années, des gens proches de moi ont traversé cette épreuve. J'ai assisté, et ce n'était plus de la fiction, à des choses très étonnantes. - A.-E.Lemoine: Vous avez observé leurs réactions. - R.Wargnier: Il y a d'abord l'incrédulité.
Tout d'un coup, le week-end dernier, vous étiez ensemble. "Il t'a dit quelque chose?" Il y a du soupçon, de la méfiance.
Après, la police, les recherches, elles sont abandonnées... "Est-ce qu'on prend un détective?" "Non, il va enquêter sur nous." Ces choses-là sont étranges, les gens doivent vivre avec la présence de cette absence.
Les gens ne réagissent pas tous de la même manière. Le vertige, c'est qu'en général, des gens qui disparaissent, il y en a 10 000 en France...
Ca fait beaucoup. Vous pouvez vivre à côté de quelqu'un qui fait des faux papiers, un peu de chirurgie, part au bout du monde, et peut-être pas très loin, et vous ne saurez jamais s'il est vivant ou mort. Il vous laisse sur le carreau.
Ca m'a donné beaucoup d'émotion. On est un peu des voleurs-voyeurs, nous. Je me suis dit: "Reprends ton sujet, tu as la matière." - A.-E.Lemoine: Ca a ravivé votre envie de cinéma.
En tout cas, cette fonction de réalisateur, dans laquelle vous étiez un peu absent. - R.Wargnier: On peut faire du cinéma sans faire des films. - E.Tran Nguyen: Votre nom est associé à "Indochine", récompensé par un Oscar. 6 mois de tournage entre le Vietnam, la Malaisie et Paris pour 120 millions de francs, 18 millions d'euros, c'était énorme. - R.Wargnier: Avec l'inflation, ça doit faire même plus. - E.Tran Nguyen: Et un casting prestigieux.
C.Deneuve, D.Blanc et, bien sûr, V.Perez. - R.Wargnier: Et J.Yanne. - E.Tran Nguyen: V.Perez avait fait un petit making of des coulisses. - On était partis à la découverte de l'Indochine, on a découvert le Vietnam, l'Asie, un vieux rêve.
Je pense aux visages, aux paysages, mais je n'ai tourné que le tournage. Comme si seules ces images étaient à voler. J'étais partagé entre la pudeur et l'excitation. - E.Tran Nguyen: Vous dites que vous avez grandi pendant "les années Deneuve".
L'étape cruciale du film était d'avoir son accord. - R.Wargnier: Elle avait refusé de jouer dans le film "La Femme de ma vie", mais poliment.
Elle m'avait donné des indications sur le personnage. "Je ne serai pas la bonne actrice de ce film." Elle a vu le film et son agent m'a dit qu'elle serait très contente de travailler avec moi.
Et puis, j'ai écrit pour elle. J'ai voulu lui lire, et on a fait des déjeuners. Avec aussi des scénaristes, car je voulais qu'ils la connaissent comme moi, avec de la fantaisie, amusante, intelligente.
Qu'ils n'aient pas l'idée d'une femme inaccessible. On travaillait sur un personnage qui était le centre du film. Je lui ai donné le scénario un jeudi et le dimanche, elle m'a appelé de la campagne.
Elle regardait couler la rivière, l'Eure, ce n'est pas le Mekong, mais elle m'a dit: "Je ne pensais pas qu'on pouvait encore écrire comme ça." Elle a dit "oui" le jour où je lui ai proposé. - L.Sénéchal: Vous parlez de votre premier film.
C'était J.Birkin qui campait le premier rôle. Elle n'avait jamais entendu parler de vous. - J.Birkin: Un coup de fil de M.Piccoli qui m'a dit: "Tu vas recevoir un scénario, lis-le attentivement, car c'est un ami à moi." Ce scénario m'a fait pleurer, j'ai téléphoné au metteur en scène et je lui ai dit: "Rapidement." - Vous l'avez pris pour un psychiatre. - J.Birkin: Oui, car j'ai eu l'impression d'être guérie.
Je voulais la jouer à cause de ses failles. - R.Wargnier: C'est une femme forte qui cache des faiblesses, je voulais donc prendre une femme faible qui avait de la force.
On m'a conseillé de prendre le contraire de C.Deneuve. On est restés 2 heures assis dans son grenier, j'avais des lunettes, elle m'a pris pour un psychiatre, en effet.
Elle a couru après moi dans la rue et elle m'a dit: "Je te dis oui!" - M.Bouhafsi: "La Femme de ma vie", c'est aussi le succès d'une chanson, "T'en va pas", chantée par Elsa. ... - R.Wargnier: Elle chante 45 secondes dans le film.
On s'est mis sur un coin de table avec une amie qui aime la variété. On a compté et ça marchait. Le père d'Elsa était hésitant. "Si elle n'est pas à Rome mercredi pour enregistrer, on laisse tomber." Elle était là et quand je suis rentré, on m'a dit: "Tu es rentré au Top 50." On en a vendu plus d'un million et la chanson est toujours là. - A.-E.Lemoine: Et on l'écoute avec autant de plaisir. "La Réparation", comme une réparation De votre absence du cinéma français.
Je ne sais pas si ça vous a manqué, mais vous nous avez manqué. - R.Wargnier: C'est très gentil.
Je ne dis pas que ça m'a manqué pendant que je faisais d'autres choses, mais quel bonheur de tourner, quelle chance! C'est un métier magnifique. - A.-E.Lemoine: Elle s'appelle Jeanne et c'est le titre de son 7e album.
Une chanteuse, auteure, compositrice et pianiste qui se rêvait médecin sans frontières, danseuse ou enseignante avant d'être couronnée révélation féminine des Victoires de la musique en 2004, après s'être mise un temps en retrait, composant pour le cinéma, l'artiste a pris les rênes de sa propre production. Elle a retrouvé le feu dans un disque magnifique, lumineux, mutin, léger. Elle s'amuse comme une folle, et nous avec elle, notamment en chantant "Jean", déclaration d'amour à l'homme de tous ses fantasmes.
C'est le 1er single de ce 7e album. - J.Cherhal: Jean...
J'en ai marre de rêver de vous. Jean...
J'en ai marre de parler de vous. Jean...
J'en peux plus de ne penser qu'à vous. J'en ai connu des plus forts que vous. J'en ai connu des plus beaux que vous.
J'en ai connu, mais ils n'étaient pas vous. Jean...
J'en rirai dans un mois, dans un an. J'en rirai si vous êtes à l'écran. Evidemment.
J'entends d'ici votre rire d'argent qui scintille, idyllique et charmant. Evidemment. Jean...
Dans les salles capitonnées. Jean...
Vous ne cessez de m'étonner. J'en ai assez de vous voir tout donner. J'emporterai sur l'île déserte, Jean, le dessin de votre silhouette.
J'en tracerai les contours dans ma tête. Jean...
J'en rirai dans un mois, dans un an. J'en rirai si vous êtes à l'écran. Evidemment.
J'entends d'ici votre rire d'argent, qui scintille, idyllique et changeant. Eh oui, Jean...
Jean...
De tout ça, vous ne savez rien. J'enterre ici comme un petit chien, Jean...
Mon secret tout au fond du jardin. Jean...
Est-ce la ligne de votre cul, Jean...
Ou vos yeux qui m'ont convaincue, Jean...
Que la vie vaut d'être vécue. Jean...
J'en rirai si vous êtes à l'écran. Evidemment. J'entends d'ici votre rire d'argent, qui scintille, idyllique et changeant.
Eh oui, Jean... - A.-E.Lemoine: "Jean", extrait de l'album "Jeanne".
Vous serez le 12 avril à Nantes, au Printemps de Bourges, aux Nuits de Fourvière à Lyon, à l'Olympia le 2 décembre. Bonsoir, Jeanne. Je me permets d'offrir votre album à Régis.
Il ne s'appelle pas Jean. C'aurait été plus difficile d'écrire une chanson avec "Régis" comme prénom? - J.Cherhal: Ca met en jeu d'autres rimes, "Régis". - R.Wargnier: J'en aurais une, mais... - J.Cherhal: Vous me le direz en off. - A.-E.Lemoine: On est ravis de vous recevoir pour cet album plein de joie et qui nous met dans un état de légèreté.
On veut aimer la vie qui vaut d'être vécue, même s'il faut la faire rimer avec la ligne du cul. -J.Cherhal: Je me suis tout autorisé. - A.-E.Lemoine: Vous vous êtes amusée comme une folle. - J.Cherhal: C'est un disque qui est né sous le signe de la joie.
Il est né aussi sous l'impulsion de mon ami et complice de toujours, B.Biolay, qui s'impatientait d'un nouvel album. - A.-E.Lemoine: Il vous avait invitée au Festival du film de Cabourg en 2022. - J.Cherhal: J'ai trouvé que c'était une superbe preuve d'amitié qu'il me propose de faire des chansons. - A.-E.Lemoine: Vous lui avez dit "banco" à 4h du matin.
Le lendemain, vous avez compris qu'il fallait bosser. - J.Cherhal: Benjamin est un homme de parole.
Moi aussi. Cette promesse a été tenue. Je me suis mise au boulot.
Pendant un an, je l'ai fourni en chansons, en piano-voix. - A.-E.Lemoine: Et lui, il réalisait? - J.Cherhal: Une fois qu'on s'est retrouvés tous les 2 en studio.
C'est quelqu'un qui travaille dans l'instant. - A.-E.Lemoine: Pour ne pas dire "au dernier moment". - J.Cherhal: C'est une force, chez lui. - A.-E.Lemoine: Vous, vous sacralisez le fait d'être en studio, de chanter.
Vous en faites presque une montagne. - J.Cherhal: Les chanteuses sont comme ça.
Il a été très malin. Lui-même étant chanteur, il sait que quand on sait qu'on doit chanter, la voix ne sort pas. A chaque prise de voix, quasiment, on a gardé les premières prises.
Je n'avais Pas conscience que je chantais quelque chose qui allait être définitif. Je pensais que c'était pour une voix témoin. C'était dans une telle décontraction qu'on la gardait. - A.-E.Lemoine: On aime tellement ce titre que vous avez signé avec lui en 2009 "Brandt rhapsodie".
Ca raconte une histoire d'amour, de ses débuts flamboyants à sa fin un peu triste. La première phrase c'était: "il faut qu'on se revoie." Vous avez imaginé la suite: "Il ne faut plus qu'on se revoie." Ca montre bien que l'amour reste et que l'attirance est permanente.
Vous dites que la cinquantaine lui va bien. C'est vrai, en plus. - J.Cherhal: Oui.
Il est dans une période de sa vie où il est très complet. Il s'est réalisé en tant qu'artiste. C'est un super acteur.
Il a fait beaucoup de musiques de film. Tout lui réussit. Il fait feu de tout bois.
C'était ma manière de lui dire en chansons. Je dis les choses en chansons. - A.-E.Lemoine: Pas dans la vraie vie? - J.Cherhal: Je suis plus réservée. - A.-E.Lemoine: Ce que vous dites dans la chanson à J.Dujardin, vous ne pourriez pas lui dire en face? - J.Cherhal: Non... - A.-E.Lemoine: C'est très joliment dit en chanson.
C'est plus facile qu'en vrai. J.Dujardin, J.Gabin, J.Lefebvre... - J.Cherhal: Là, on voit J.Dujardin.
Je me sens à l'aise dans une chanson pour exprimer les choses. - B.Biolay: Bonjour à tous.
Je voudrais demander à Jeannette si elle pense qu'on va faire un 3e volet de notre histoire conjugale. J'en ai la conviction. Bravo.
Bravo, bravo, Jeannette. - J.Cherhal: Quel amour... - L.Sénéchal: 15 ans plus tard, ce couple, il en est où? - J.Cherhal: Dans 15 ans, en 2040, on fera un 3e volet. - A.-E.Lemoine: J'ai cru "un 3e enfant". - J.Cherhal: C'est presque ça.
On a conçu cet album à 2 têtes chercheuses. C'est comme un bébé qui fait ses nuits. C'est l'idéal. - E.Tran Nguyen: Vous dites que vous dites les choses mieux en chansons.
Il y a une liste de ceux qu'on n'aimerait pas croiser. "Celui qui savait mieux que moi ce qui était bon pour moi. Celui qui insistait tout bas pour me prendre ce que je ne donnais pas." Ca sent le vécu. - J.Cherhal: Totalement.
C'est le vécu de beaucoup de femmes. Ca m'a fait énormément de bien de dresser ce petit inventaire. Ce n'est pas les hommes que j'ai croisés.
Ce sont vraiment les loups que j'ai croisés. - E.Tran Nguyen: Ca s'appelle "Le Cri des loups". - J.Cherhal: Il y avait un sentiment de vengeance.
J'avais envie de leur renvoyer ça. Les loups que j'ai croisés dans ma vie sont dans une chanson, maintenant. Ca me permet de me débarrasser de mauvais souvenirs. - A.-E.Lemoine: Vous avez l'air d'évoquer des sujets graves, solennels, avec beaucoup de légèreté.
Vous le faites aussi à propos des questions de santé mentale, quand la vie est trop courte. Vous évoquez de façon pudique et subtile le moment dépressif que vous avez traversé à l'aide de médicaments. C'est subtil, mais c'est votre pierre à l'édifice.
Aujourd'hui, il est plus question de santé mentale. On peut ne pas mettre le sujet sous le tapis sans en faire des... - J.Cherhal: Des manifestes. - A.-E.Lemoine: Merci. - J.Cherhal: Ce n'est jamais intentionnel de ma part.
Je ne me dis jamais que je vais briser un tabou. Je parle des choses qui me concernent, qui me donnent envie de réagir. C'est comme si ça leur mettait de la distance par rapport à moi et de la pudeur. - A.-E.Lemoine: Et une dimension universelle. - J.Cherhal: Si c'est ça, c'est super. - R.Wargnier: Chanteuse, oui.
Et actrice? - A.-E.Lemoine: Ca a déjà été le cas. - J.Cherhal: Mon grand amour, c'est la chanson.
C'est pour ça que mon coeur bat. Ca m'est arrivé, avec J.Lafosse, de faire des pas de côté en tant qu'actrice, mais débutante. - R.Wargnier: Ca vous a fait quoi? - J.Cherhal: J'ai aimé être au service de quelqu'un.
C'est reposant. - A.-E.Lemoine: Vous ne seriez pas en train de faire un casting sauvage? - R.Wargnier: Si, mais vous êtes 3. - A.-E.Lemoine: Moi, je suis disponible, si Jeanne décline parce qu'elle est sur scène à partir du 12 avril.
Vous serez trop occupée, Jeanne. Elle n'est pas assez disponible. - J.Cherhal: Le timing n'est pas le bon, mais je suis très touchée par votre question. - R.Wargnier: On attendra. - J.Cherhal: C'est juste une évocation. - A.-E.Lemoine: Nantes, Bourges, Paris...
L'Olympia le 2 décembre. Restez avec nous. Merci et bravo pour ce sublime album.
On commence avec le mot du jour. Je ne comprends jamais rien. "I-avocat". - M.Bouhafsi: Un homme a tenté de plaider sa cause contre son ancien employeur.
Jusque-là, rien d'anormal. Ca fait polémique aux Etats-Unis, car ce retraité n'avait pas d'avocat à ses côtés. Il est venu avec un avatar généré par une intelligence artificie Il a lancé tranquillement en plein procès une vidéo où un jeune clone virtuel parlait pour lui. - M.Bouhafsi: Il s'est excusé et il a fini par plaider lui-même avec plus de mal que la magie numérique.
Comme quoi l'intelligence artificielle a des limites. Notre journaliste était trop fatigué pour faire un micro-trottoir. Il a envoyé un assistant bien particulier. *-Salut, grand beau gosse.
Quoi de prévu aujourd'hui? - Rien. *-C'est quoi, le truc que tu as délégué par flemme? - Je ne peux pas répondre à des questions aussi stupides. - Le ménage. - D'aller chercher des trucs. *-Si tu avais une IA pour te remplacer, tu lui ferais faire quoi dans ta vie?
Répondre à tes exs? - Oui. - Je n'ai pas eu 36 exs. - Il ne faut pas trop le faire. - Il est très à l'aise. - M.Bouhafsi: Si vous aviez besoin d'une IA, ce serait pour faire quoi dans votre vie? - J.Cherhal: Je ne veux jamais utiliser une IA.
Ca tue le monde. C'est une aberration écologique. Jamais je ne ferai ça.
La réponse triste... - R.Wargnier: Faire le ménage ou la vaisselle. - A.-E.Lemoine: Bien sûr.
Il y a plein de choses que vous pourriez confier à l'IA. - R.Wargnier: Pas les scénarios, en tout cas. - A.-E.Lemoine: Non, pas tout ce qui est création.
L'image du jour? Un concours de pizza. - M.Bouhafsi: On va parler d'un nouvel art et d'une discipline insolite: une compétition acrobatique avec des pizzas.
Presque 15 000 personnes étaient réunies pour l'édition 2025. C'est à mi-chemin entre la cuisine et le spectacle. Au programme: dégustation de pizzas en tout genre.
A peine arrivé, on a eu droit à un conseil "summer body" plutôt inattendu. - Il faut arrêter les hamburgers industriels. - Il faut manger de la pizza? - Oui, tout simplement.
Il y a des légumes. - M.Bouhafsi: On est venus pour le spectacle.
Il est temps de rencontrer l'un des concurrents. - J'ai été champion de France rapidité, pizza large, pizza classique et pizza freestyle. - Vous allez voir du très lourd. - M.Bouhafsi: Attendez de voir les autres candidats. - De toute beauté.
Quoi de plus beau? Musique dansante. - M.Bouhafsi: Vous avez reconnu la musique de "La Reine des neiges? - Vous avez des chances de gagner? - Non. - M.Bouhafsi: L'important est de venir en toute détente.
Cet homme est venu en touriste. Pour un touriste, il a quand même gagné le concours sans pression et haut la main. On pense quoi de la pizza ananas? - C'est non. - C'est une honte. - C'est un crime. - A.-E.Lemoine: C'est la pizza préférée de B.Obama. - M.Bouhafsi: Pour moi, c'est les questions essentielles.
Pizza ananas? - R.Wargnier: Non. - J.Cherhal: Je veux bien essayer. - A.-E.Lemoine: On n'est d'accord sur rien, Jeanne.
Pourtant, j'aime votre album. - R.Wargnier: Il y a plus de pizzerias en France qu'en Italie.
C'est insensé. - A.-E.Lemoine: On termine avec de la souplesse dans ce monde de brutes? - M.Bouhafsi: Si vous galérez rien qu'en ramassant des choses par terre, prenez des notes.
C'est une leçon de souplesse et d'agilité. Elle écrit, elle joue, elle dessine, elle prend des photos et elle fait preuve d'une souplesse déconcertante. A 77 ans, A.Duperey est hyperlaxe.
Avant de monter sur scène, elle fait des étirements. Ca l'air si simple quand on voit ces images. Elle a récemment confié avoir des restes de danse classique.
Ca marche très bien et c'est plutôt impressionnant. - Vous faites toujours du yoga? Au ralenti... 77 ans. - A.Duperey: J'ai eu un professeur de danse classique.
Même mes petites filles n'arrivent pas à le faire. - Parce que vous étirez l'arrière. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.Duperey!
On est ravis. Nous vous recevons à l'occasion de la sortie de votre livre. Sous forme De fragments, de phrases, de rencontres qui vous sont restées en mémoire, au fur et à mesure de votre singulière trajectoire de vie...
Vous continuez à rayonner sur les planches. - A.Duperey: Tu as raison, quelle chance on a de faire ce métier, de pouvoir donner du positif, de s'amuser. - A.-E.Lemoine: Vous avez fêté votre 77e anniversaire.
Vous vous êtes adressée au public. - A.Duperey: Je leur ai fait un discours!
Je leur ai dit d'arrêter de cacher leur âge. Si on a la chance de décrocher 77 ans comme un pompon à la foire, c'est qu'on est encore en vie. On a plus de 250 ans sur cette scène, on est tous contents, alors je leur ai dit de crier: "Vive les vieux!" - R.Wargnier: On entend toujours: "Il est décédé à 85 ans, c'est jeune." Ce n'est pas jeune.
Les gens âgés, c'est très bien. - A.Duperey: Moi, j'oublie toutes les dates.
Quelquefois, j'ai demandé à mon fils quel jour il était né. Il me dit: "Maman, quand même..." Je lui dis: "Mais vous êtes beaucoup à être nés au mois de mai!" - A.-E.Lemoine: Dans votre tête, vous avez 8 ans et demi pour toujours. - A.Duperey: Pas vraiment. - A.-E.Lemoine: Cette date...
Elle a déterminé votre destin. - A.Duperey: J'ai trouvé mes parents morts.
Ca détermine beaucoup de choses. D'abord, c'est la fin de l'enfance. Pour moi, l'école a été une souffrance.
J'avais pris 12 cm en un an. Je faisais la même taille que maintenant, mais j'étais en retard. J'étais au milieu d'une mer de gamines et je me sentais à part.
Pour compenser ce malheur scolaire, j'ai été élevée par une tante sublime qui a tout de suite compris que j'allais faire une résilience par l'art. Aux beaux-arts, j'étais inscrite à 10 ans et demi au cours du soir. Je suis rentrée aux beaux-arts à Rouen à 14 ans et demi. 2e sur concours!
Je suis encore fière. Je me destinais à la peinture, mais la comédie m'a prise par surprise. J'écrivais.
C'étais pour continuer à étudier des textes. Et au conservatoire, j'ai découvert les copains. - A.-E.Lemoine: Et les garçons? - A.Duperey: Je les avais déjà découverts.
On échange, on monte une scène...
Et ça, je ne connaissais pas. - A.-E.Lemoine: Ensuite, vous entrez au conservatoire de Paris, où vous choisissez votre nom de scène. - A.Duperey, vous portiez il y a quelques semaines encore le nom d'A.Legras.
Pourquoi choisir ce nom? - A.Duperey: J'étais embarrassée pour le choix d'un pseudonyme.
On m'a demandé de chercher dans la famille. J'ai eu une pensée pour ma grand-mère. - Je demande à l'heureuse tante si Anny, très jeune, a fait preuve de dons spectaculaires. - Très jeune, elle aimait les déguisements.
Elle jouait avec une marionnette. - A.-E.Lemoine: Bienvenue à tous les trois à la table de "C à vous", pour déguster les poules...
Rires. Les moules Paul Gauguin! C'est à cause de "Viens poupoule", votre pièce.
J'ai tout mélangé. Là, ce sont des moules Paul Gauguin, préparées par S.Martinez, chef du restaurant le Moulin de Rosmadec, emblématique à Pont-Aven, dans le Finistère.
Une partie de "La Réparation" de R.Wargnier y a été tournée. Il est question de dîner. - A.Duperey: Des petites phrases qui me sont restées en mémoire. - A.-E.Lemoine: Et de repas, que vous avez partagés pour le cinéma, notamment dans "Germinal".
Une scène de repas qui a duré 3 jours, pendant lesquels vous vous êtes enfourné 650 écrevisses. - A.Duperey: C'est un chapitre qui s'appelle "Suce-la, bon Dieu, suce".
Je fais des lectures de ce livre de temps en temps. Il y a des histoires sur A.Varda.
A la fin, je demande aux gens s'ils veulent: "Anny, je ne peux pas jouer cela." - A.-E.Lemoine: C.Berri tenait absolument à vous voir manger tout, pour appuyer le contraste de la scène. "C'est bien, le texte, Anny, mais je ne te vois pas manger." Ca a pris 7 prises!
On recommençait courageusement. Et dans la pièce à côté, on entend un hurlement: "Suce-la, bon Dieu, suce!" On s'est écroulés, mais le pire était à venir.
Pour mon gros plan: "Tu avales trop vite." Ils sont tous partis par terre, et ça a été la fin. C'est une petite histoire que je raconte dans ce livre.
Vous parlez aussi de votre accent rouennais, que vous avez perdu, mais dont se moquaient vos camarades du conservatoire. - A.Duperey: L'accent dans "Racine", c'est formidable.
Un mélange de Nord et de... - A.-E.Lemoine: De titi parigot. - A.Duperey: Une dame a sorti la tête à côté de moi au théâtre: "Regarde voir s'il n'y a pas personne".
Ca veut dire: "Regardons s'il y a quelqu'un." Et il y a aussi des trucs de Parigot, comme "Eulga" au lieu d'"Olga". - L.Sénéchal: Vous avez un lien très personnel avec le créateur de la série depuis 2019. - La longévité formidable de cette série sur une chaîne qui marche à l'audimat laisse rêveur.
Dans les rôles phares, B.Le Coq et A.Duperey.
Ce sont toujours les piliers de "La Famille formidable". - Il raconte depuis 18 ans leurs aventures, leurs histoires. - Qu'est-ce qu'il se passe? - A.Duperey: Pour nous, ce sont des retrouvailles.
Ca fait 18 ans qu'on s'amuse ensemble. Pas irrégulièrement, d'ailleurs. C'est curieux, mais c'est précieux. - L.Sénéchal: Vous acceptez de tourner dans cette série, car après l'écriture du "Voile noir", vous voulez vous changer les idées.
Vous découvrez que J.Santoni est aussi orphelin. - A.Duperey: Tous les deux, on a levé la tête et on s'est dit: "C'est trop bien organisé." - L.Sénéchal: Quand il nous a quittés, vous avez dû arrêter la série. - A.Duperey: On avait découvert que peut-être à cause de cet orphelinat, on avait un don qui n'était peut-être pas donné à tout le monde.
On ne s'est interdit aucun sujet grave. Il y avait toujours le contre-point de la comédie, et TF1 était quelquefois un peu effrayé. Parfois, il me disait: "J'ai une bonne idée, tu vas avoir un cancer." - L.Sénéchal: Vous dites: "Il faut être poli avec la chance." - A.Duperey: Quand on a fait "Le Duplex" au théâtre de Paris, un carton incroyable, on l'a fait 30 ou 40 fois...
J'ai dit: "Le doigt de la chance s'est posé sur ces spectacles, mais il faut être poli avec la chance." Il faut rendre. C'est trop rare, donc on va être poli.
On va faire une tournée énorme! - M.Bouhafsi: Votre grand amour a été B.Giraudeau pendant 18 ans. - Je suis très heureux de vous accueillir sur ce plateau.
Vous vivez avec votre compagnon depuis quelques années, ça doit faire 13 ou 14 ans. Vous avez fait beaucoup de pièces ensemble. Pensiez-vous que ça durerait si longtemps? - A.Duperey: Non.
Je ne le pensais Pas du tout, c'est très simple. - Et vous pensez maintenant que ça peut encore durer un peu? - A.Duperey: Là... - Attention à ce que vous allez dire. - A.Duperey: Je le crains! - Tant pis pour moi. - M.Bouhafsi: Il y avait une énorme complicité entre vous deux. - A.Duperey: Oui.
C'était de l'impro. On faisait de la danse tous les deux, des cours de chant, et on pensait que personne ne nous demanderait jamais de nous en servir. J'avais des textes de chansons formidables, un prétexte.
J'avais imaginé que M.Shuman pourrait le faire avec moi, car il avait monté un spectacle sur Brel à New York. Je lui ai donné à lire et il m'a convoquée.
J'ai eu une adorable entrevue avec lui. Il m'a dit: "C'est un boulot terrible, et il faut savoir que je suis paresseux et alcoolique." Donc, j'ai rencontré Bernard à ce moment-là. - A.-E.Lemoine: Votre complicité est magnifique. - E.Tran Nguyen: On aime déterrer des archives et on a trouvé votre 1er passage, Régis, en tant que candidat dans "Monsieur Cinéma". - R.Wargnier: J'ai été en finale! - E.Tran Nguyen: En 1974, vous étiez étudiant en lettres, passionné de cinéma. - Nous retrouvons monsieur Wargnier.
Il est étudiant. - R.Wargnier: Etudiant en lettres. - Vous faites une licence? - R.Wargnier: J'ai fini ma licence.
J'ai fait une maîtrise et j'attaque mon doctorat. - Vous avez le temps d'aller au cinéma? - E.Tran Nguyen: Vous l'avez dit tout de suite, vous êtes allé en finale et vous avez perdu. - R.Wargnier: Ca m'a énervé.
Chaque semaine, je gagnais. Et à la finale, j'ai perdu pour 5 points. "Il a épousé B.Bardot dans 'Rendez-vous à Rio.'" Et l'autre, que je battais à chaque fois, a répondu: "Stéphanie de Monaco." Il m'a doublé.
C'était beaucoup de sous! J'étais étudiant. - A.-E.Lemoine: Vous l'avez encore en travers de la gorge.
Vous vous souvenez de votre 1re apparition à la télévision? Périgueux? - J.Cherhal: Oui!
C'était filmé? - A.-E.Lemoine: Oui!
On l'a retrouvée. C'est archivé par l'INA et ça date des années 2000. - J.Cherhal a été sacrée meilleure compositrice, en toute logique. - J.Cherhal: Un grand bonheur.
Je ne m'y attendais pas spécialement. J'ai eu un accueil du public qui m'a vraiment touchée. J'espère vraiment avoir des scènes qui vont se programmer petit à petit après ce concours.
Ce que j'attends d'abord, c'est de faire de la scène avant d'enregistrer. - A.-E.Lemoine: Jeanne! - J.Cherhal: Le bébé. - A.-E.Lemoine: Vous avez toujours voulu vous mettre en scène.
Vous aimiez être au centre de l'attention au point d'imaginer votre enterrement? Tout le monde le fait plus ou moins bien. J'imagine que votre enterrement devait avoir de la gueule. - J.Cherhal: J'imaginais la tristesse qui se répand sur mes proches et moins proches.
Tout le monde est désespéré. Des fois, ça galvanise. - A.-E.Lemoine: Et ça donne envie de rester. - J.Cherhal: Exactement. - A.-E.Lemoine: Merci à tous. "Respire, c'est de l'iode!", c'était la phrase que vous disait votre grand-mère alors que ce n'était pas bon. - A.Duperey: Ca puait le gasoil et le poisson pourri. - A.-E.Lemoine: C'est l'une des phrases qui sont restées dans votre mémoire et que vous vous rappelez avec tant de vivacité et de drôlerie. "Jeanne", c'est votre nouvel album.
Et puis, "La Réparation" de R.Wargnier. On conclut cette émission avec les Actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Nous sommes le 10 avril.
A la une, c'est le printemps, la fin de l'hibernation, l'occasion de revoir certaines espèces qu'on n'avait pas vues depuis...
Jadis. - Mon invité est un ancien Premier ministre français. C'est J.-M.Ayrault. - B.Chameroy: La dernière fois qu'on l'avait vu à la télé, c'était en 2014.
K.Girac sortait "Andalouse". Il n'a pas été déçu du voyage. - Il y a beaucoup d'inquiétude. - Vous aviez un record en 2014: 16 %. - B.Chameroy: "Si je vous fais chier, je m'en vais." C'était l'occasion d'en découvrir plus sur les arcanes du pouvoir et sur ceux qui le peuplent.
On connaissait le président de la République. Découvrez...
Il y avait plus dur que "les chaussettes de l'archiduchesse..." Il bafouille sur "O.Scholz".
Il voulait en découdre. - J'ai été choqué par une déclaration de J.-L.Mélenchon.
Il a perdu l'occasion de se taire. - B.Chameroy: Ca ne rigole pas.
Qu'est-ce qu'il pense de F.Bayrou? - Quand on est Premier ministre, on ne parle pas à titre personnel comme si on était au café du commerce. - Pensez-vous que la France doive changer sa position vis-à-vis du traité Mercosur? - Vous posez une vraie question.
Enfin, vous n'avez posé que des vraies questions, excusez-moi, madame. - B.Chameroy: Veuillez agréer mes salutations les plus sincères.
L'homme au camping-car est également un énorme vanneur. Il n'aime Pas que conduire des vans. Il en fait aussi. - Est-ce que vous buvez toujours du Coca-Cola? - Il y a longtemps que je n'en ai pas bu.
Ce n'est peut-être pas le moment de reprendre. Toute blague mise à part... - B.Chameroy: On peut la mettre à part.
On n'a pas eu la phrase...
Bref...
Au même moment, sur CNews, le J.Iglesias du Sénat, G.Larcher, était très heureux de...
J'ai fait rire un cadreur, ça me fait plaisir! Il était très heureux de revoir S.Mabrouk. - Bonjour, G.Larcher. - B.Chameroy: Il a gardé cette bonne humeur jusqu'à la fin de l'interview. - Ca veut dire "tambouille électorale"? - C'est négatif en cuisine, "tambouille".
J'ai trop de respect pour la cuisine. - B.Chameroy: Attention, J.-M.Ayrault, vous avez un adversaire de taille pour le prix de la blague politique.
Gérard est très à cheval sur le français. - Il faut être cool. - B.Chameroy: Il faut être peut-être cool, mais moins premier degré que lui. - Vous sortez la tronçonneuse. - Je laisse à E.Musk et à d'autres le choix de cet instrument, que je peux utiliser dans ma fonction forestière, mais c'est pour régénérer la forêt. - B.Chameroy: C'était une métaphore.
On file à l'Assemblée où E.Lombard est en galère avec le retour des pollens. Quinte de toux.
Ce député a obtenu le prix Pétain, le prix de la meilleure poucave. - Malgré les promesses d'un ancien président qui siège tranquillement sur ces bancs... - C'est lui... - B.Chameroy: En bref, un bel hommage a été rendu à E.Presley. ...
Le groupe Renaissance a trouvé son meilleur chauffeur de salle. - Oui! Oui! - E.Lombard, ministre de l'Economie. - Bien! - B.Chameroy: J.-P.Tanguy a subi un sort.
Labaronne prépare la prochaine fête foraine. Du côté du Sénat, une petite ambiance cosy, plus nuit tranquille. Un défi: ne pas s'endormir. - C'est un espace de liberté...
Musique douce. - B.Chameroy: "Je vais y arriver, mais ça commence vraiment à piquer.
Je n'en peux plus. Est-ce qu'on peut prévenir mon chauffeur? Parce que là...
Je peux faire illusion encore quelques minutes, mais je sens que..." On file à "LA".
Non pas à Los Angeles mais en Loire-Atlantique. - Mes remerciements à mes...
Il bafouille. - B.Chameroy: Alors?
Plus qu'une soirée, c'était un dîner-spectacle. - Il me demandait où j'allais. J'ai dit que j'allais à Bouvron.
Rires. - B.Chameroy: Les rires sont d'origine. - Attal a fait un clip de 1 minute 30.
On croirait un clip pour Dior. Je vous jure. Notre France qui partage, notre France qui protège.
J'ai eu l'interdiction de faire une blague à Montreux, car c'était trop sérieux. La France qui "protage". - B.Chameroy: T.Frémaux a dévoilé la sélection officielle.
Il nous a accueillis grâce à des pitchs toujours plus précis. - Une danseuse comme L.Fuller, sans être elle... "Ce n'est pas moi" le film de L.Carax.
Mais si, c'est lui. C'est un essai. Ce n'est peut-être pas lui.
C'est lui. - B.Chameroy: Vous le savez, ces 2 dernières années, T.Frémaux avait cette ambition de mettre un peu de jovialité lors des conférences de presse en organisant une partie de "Time's Up!" - B.Biolay...
Qui a gagné le César du meilleur acteur cette année? Il va m'en vouloir. B.Magimel!
Les... - Les diligences? - Non, les caravanes. - B.Chameroy: Mais cette année, personne ne voulait jouer avec lui. - "Par le feu"...
Quelqu'un? - B.Chameroy: Non, personne. "Allumer le feu"?
Petit cours de géographie. Merci, président. - L'Egypte est également un pays... - B.Chameroy: Merci, Thierry.
Il ne manque pas de mots-tiroirs. - Film-concert. Film-performance. - B.Chameroy: En gros, c'est un film fourre-tout.
Il avait peur de se faire engueuler par la patronne. - Je prononce bien? - B.Chameroy: Dans ce cru 2025, une déception.
Pourquoi ne pas avoir gardé le titre de travail de ce film? - Son titre est en anglais: "Sound of falling". Son titre de travail, je ne peux pas m'empêcher de vous le citer.
Un très beau titre. - B.Chameroy: A 6 semaines de l'ouverture du festival, ça ne sert à rien de partir.
On a déjà notre favori. C'est un énorme coup de coeur. - Un dernier pour la route.
C'est en effet un road movie. Il s'agit d'un verre d'alcool. Il s'agit d'une histoire d'hommes qui prennent la route pour aller se bourrer la gueule. - B.Chameroy: A demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.
Merci à tous les 3 d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, "Science grand format". On se quitte sur du J.Cherhal.
François Ruffin