À quelques heures des vœux d’Emmanuel Macron… qu’attendent les Français ?
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Chapitres
Questions et réponses
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- 0:20OuverteRéponse partielle
Que peut dire le président ce soir dans ses vœux ?
- 0:38OuverteRéponse partielle
Le président va-t-il revenir sur le bilan de 2024 et la dissolution ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Avez-vous des chiffres sur le désamour des Français pour le Président ?
- 3:44OuverteRéponse directe
Quels thèmes les Français souhaitent-ils voir abordés ce soir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:23PrésentateurChiffre
« 76% des Français, en catifob JDD, sont mécontents du Président de la République. »
- 2:34PrésentateurFait
« L'idée que le Président est déconnecté. Il ne nous connaît pas, il ne nous écoute pas, il ne nous comprend pas. »
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Frédéric Dhabi qui est avec nous. Bonjour, cher Frédéric, vous qui êtes directeur général de l'IFOP. Bonjour Frédéric. Bon, alors ça y est, on se prépare, les fameux voeux, 20 heures, c'est la tradition. Alors, déjà sur ces voeux, le président, ce soir, que peut-il dire ? Parce que vous avez vos infos, Frédéric, vous êtes comme ça.
Oh, les infos, je ne sais pas, mais vous savez, vous avez raison, Frédéric, les voeux, c'est un moment très ritualisé où le président s'exprime, parle aux Français. Il va sans doute revenir sur le bilan de l'année 2024, qu'il avait d'ailleurs esquissé lors de ses voeux du 31 décembre 2023. Il avait parlé des fiertés françaises, il avait parlé de Notre-Dame, il avait parlé des Jeux Olympiques. Et puis je pense qu'il ne pourra pas ne pas parler de la dissolution de cet acte si mal compris qui est au cœur de la crise politique. Et puis, qu'est-ce qui se passe dans des voeux ?
Un président met en perspective 2024 et essaye de projeter les Français dans 2025 avec, bien sûr, il le fait traditionnellement, un mot sur les territoires prémarins et, bien sûr, Mayotte sera présent.
Évidemment, on l'imagine. Alors là où ça change par rapport à l'année dernière, on peut rappeler les voeux de 2023. Il y avait de quoi enthousiasmer les Français, les Jeux Olympiques arrivaient, la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame. Là, ça change parce que par rapport à 2023, finalement, il y a moins de grains à moudre.
Oui, c'est vrai qu'il y a moins de choses à faire.
On vous entend mal, Frédéric Dhabi. Essayez de vous placer différemment parce que, bon, ça décroche un petit peu. Allez-y, allez, on essaye, on essaye.
Oui, on essaye. Je disais qu'il va sans doute parler de la crise au cœur du politique actuel, c'est-à-dire cette dissolution qui a été si mal comprise par les Français, cet acte de rupture absolue. Il va peut-être faire un acte de contrition comme il l'a fait il y a une quinzaine de jours.
Bon, sur les chiffres, parce que c'est votre métier à l'IFOP, est-ce que vous avez quelques repères à nous donner sur ce fameux désamour des Français pour le Président ? Bon, c'est à chaque fois pareil. Le Président Sarkozy, le Président Hollande, tout le monde a eu son lot de désamour. Mais là, est-ce que c'est vraiment costaud pour Emmanuel Macron ?
Oui, je reprends votre mot, Frédéric, c'est costaud. Il y a une intensité du mécontentement qui est très forte. 76% des Français, en catifob JDD, sont mécontents du Président de la République. Un sur deux est même très mécontent. Ce qui frappe, c'est à quel point les Français sont sur une triple critique. L'idée que le Président est déconnecté. Il ne nous connaît pas, il ne nous écoute pas, il ne nous comprend pas. Et bien sûr, je le disais, je suis obligé de le répéter, cet acte de dissoudre l'Assemblée le 9 juin au soir des élections européennes reste l'acte de rupture absolue qui fait du Président, non pas un Président insupportable, mais un Président insaisissable.
Oui, c'est son harakiri, en fait, finalement, cette dissolution.
Oui, votre terme convient. Ça a, je dirais, exacerbé toute une série de critiques qui lui aient été adressées. Alors, il reste un socle de satisfait qui n'est pas négligeable. Il est toujours fort dans son électorat. Mais pour beaucoup de Français, Emmanuel Macron n'est pas la solution. Il est le problème. Reste à dire, dans ce cadre-là, ces voeux vont être très importants pour essayer de renouer les liens. Parce qu'avec cette année 2024, formidable d'un certain côté, Jeux Olympiques, Notre-Dame, anniversaire du 6 juin 1944, et catastrophique de l'autre, Emmanuel Macron reste très fragilisé dans sa relation avec les Français. Il est en première ligne.
Il a usé, comme vous le savez, en 2024, tenez-vous bien, vous le savez, quatre premiers ministres.
Oui, oui. Bon, avec vos équipes de l'IFOB, je le rappelle, vous avez beaucoup d'analyses de travail que vous fournissez. Et vous êtes en mesure, cher Frédéric Dhabi, de nous donner les thèmes que les Français souhaitent qu'Emmanuel Macron aborde ce soir à 20h à l'occasion de ses voeux.
Oui, alors, très clairement, les thèmes, on les a vus dans les enquêtes IFOB fiduciales pour Sud Radio. Mon cher Frédéric, c'est la question de la santé, de l'éducation, ce qui est au cœur du déclin français, la question des salaires et du pouvoir d'achat, et puis la question de l'insécurité et de l'immigration que maintenant les Français regroupent. Mais au-delà de ces thèmes, l'important pour les Français, c'est de sortir de cette crise politique.
Bon, ça a été une bonne année pour vous, Frédéric Dhabi à l'IFOB. On a bu vos paroles, vos analyses. Vous avez sorti un livre aussi cette année, on peut le rappeler, Frédéric, non ?
Oui, tout à fait. Parlons-nous tous la même langue avec mon ami Brice Socol et j'ai eu la chance d'avoir eu le prix Edgar Ford de l'œuvre engagée.
Oui, je voulais quand même le rappeler, c'était important. Elle était belle pour vous, Frédéric, cette année 2024. Bon, nous suivons. Vivement 2025. Oui, quand même, quand même.