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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 29 juin 2023 5 min

LPM : Sénat et gouvernement doivent se mettre d’accord sur le rythme et le fléchage des crédits

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

en tout cas il y a une vraie discussion si financière entre le gouvernement et le Sénat Christian condom expliquez-nous parce que vous avez décidé à vous proposer au gouvernement de dépenser plus au début de la LPM et un peu moins après alors que c'était l'inverse qui prévalait donc vous changez finalement le cadencement de financement qui était programmé c'est une vraie discussion et un point d'achoppement avec le gouvernement on en est où ce matin est-ce que la discussion est réglée ce point-là vous allez trouver un accord ou c'est dans les prochaines heures alors nous avons dit la séance est terminée vers 1h du matin on est resté encore près d'une heure avec mon équipe et la sienne jusqu'à plus de deux heures pour essayer de rapprocher les points de vue je pense qu'il y a deux sujets le premier sujet c'est le cadencement la loi a été présentée sur la base d'un niveau de dépense de l'ordre de 3 milliards par an chaque année c'est exactement ce que prévoyait l'ancienne LPM donc un certain nombre de sénateurs et à l'Assemblée c'était pareil on dit mais à quoi ça sert de présenter une nouvelle LPM si c'est pour dépenser la même chose donc nous ce que nous avons dit c'est qu'il faut modifier le cadencement et dépenser plus vite pourquoi d'abord je l'ai dit à cause de l'inflation plus on attend et plus on paye plus tard un euro d'aujourd'hui ne vaudra plus qu'un euro en 2030 si l'inflation demeure deuxièmement nous sommes on vient de le décrire nous sommes dans un état de très grande tension la France n'est pas un état de guerre mais maintenant la guerre elle est à 3 heures de Paris donc un conflit peut dégénérer personne ne peut dire ce qui va se passer dans trois mois dans 6 mois ou dans un an donc ce que nous disons c'est que c'est maintenant qu'il faut dépenser de l'argent et non pas après les élections présidentielles or dans le cadencement qui avait été présenté par le gouvernement ont renvoyait au futur président de la République le soin de franchir des marches plus hautes donc là je pense que ce message lui a été bien compris rien ce problème qui se pose et qui nous a animé une bonne partie de la nuit et qui va nous réunir tout à l'heure pour essayer de trouver les voies de passage c'est qu'effectivement le Parlement a aussi son avis sur la manière dont on utilise cet argent et on n'a pas mis des marges on n'a pas augmenté les marges pour le plaisir de dire on va mettre plus d'argent moi j'avais donné comme orientation à mes rapporteurs de dire si vous voulez plus d'argent dites à quoi il doit servir vous allez fléchir des crédits des crédits notamment alors aujourd'hui vous êtes plus vous à 416 420 k413 milliards nous sommes c'est un une vraie discussion qui est trop compliquée pour que on puisse en finir là dans cet instant nous nous sommes sur 413 milliards que les choses soient claires les procès d'intention qui ont été faits donc ils font partie de la polémique habituelle dans ce genre de débat non pas lieu d'être nous sommes c'était rappelé par Bruno retaillod ça a été rappelé du reste par tous les groupes nous sommes à 413 milliards et nous voulons tenir dans cette enveloppe mais le Parlement a le droit de dire comment il faut utiliser cet argent et pour l'instant vous avez voulu fléchir ces crédit dont vous nous parlez alors on l'a mis prioritairement j'essayais d'être logique avec moi-même si j'ose dire on le met sur l'entraînement puisque je viens j'ai expliqué que nous manquons d'entraînement je vous expliquer pour les régiments de chats sur les pilotes de Rafale les pilotes de Rafale sont actuellement à peine pour une grande partie d'entre eux à 145 heures d'entraînement la norme autant c'est 220 heures donc si vous ne pouvez pas faire voler un pilote il perd une partie de son savoir-faire et puis il risque aussi de quitter les forces armées et d'aller se faire engager chez Air France aux Transavia pour piloter plus régulièrement je caricature mais enfin vous voyez il y a ce problème là de fidélisation des armées auquel cas il faut les faire travailler il faut bien évidemment leur donner les moyens de s'entraîner et vous défendez aussi un livret d'épargne souveraineté le livret d'épargne souveraineté c'est pour répondre à un cri un cri d'alarme et un cri de toutes les petites et moyennes entreprises de la défense vous savez le secteur des industries de la défense ce sont 200 000 salariés en France pour une bonne part ce sont des petites et moyennes entreprises qui sont sur des niches excessivement innovantes mais qui malheureusement du fait d'un état d'esprit général d'une réglementation par Bruxelles ce que l'on appelle sous le sous ce joli nom de taxonomie et il dit alors non non non c'est pas bien de c'est pas bien de financer les industries de défense et donc ces petites et moyennes entreprises risquent soit des trachetés ce qui est une perte de souveraineté pour nous soit depuis bagages et de perdre cette ce ses capacités d'innovation et donc nous nous disons pourquoi les Français ne pourraient pas s'intéresser à leur propre sécurité en ouvrant un livret souveraineté comme on peut s'intéresser au développement durable et ouvrir au financement de ces entreprises alors c'est pas à nous moi je ne suis pas la commission des finances et je suis encore moins le ministère de Bercy c'est pas à nous d'organiser ce que pourrait être ce livret de souveraineté mais c'est un appel très fort pour que la France prenne conscience du fait que le financement de sa propre sécurité ça peut concerner n'importe qui et quelqu'un peut vouloir un citoyen normal peut vouloir mettre sans de 100 500 euros sur un livret plus s'il le souhaite ou s'il le peut c'est tout à fait volontaire pour justement participer au financement de ce de l'industrie de défense avec en touchant les intérêts d'un livret alors on nous dit qu'on veut lit vider le livret A je pense que tout ça est absolument démesuré par rapport au problème [Musique]

LPM : Sénat et gouvernement doivent se mettre d’accord sur le rythme et le fléchage des crédits — Christian Cambon · Pourquijevote