HANDALA, GAZA, ARRESTATION PAR ISRAËL : LA DÉPUTÉE CATHALA RACONTE TOUT
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Pour ne rien rater de nos programmes, n'oubliez pas de vous abonner à nos deux chaînes YouTube, le Média TV et le Média 247, et d'activer la cloche. Hier soir, place de la République se tenait un rassemblement en soutien au peuple Gazaoui, bombardé affamé par Israël. Un rassemblement également pour accueillir celles et ceux qui sont montés à bord du handala afin de contrer le blocus humanitaire imposé à Gaza par Israël.
Le bateau chargé de dentsréal alimentaire de couches de lait infantile s'est fait intercepter dans les eaux internationales par les forces israélienne. Les membres ont été détenus puis certains ont été expulsés. Parmi eux la députée française Gabrielle Catala.
Elle est avec nous aujourd'hui pour tout nous raconter. témoignage exclusif tout de suite. Désolé.
Attends. [Musique] Bonjour Gabriel Catala. Bonour.
Déjà première question, comment allez-vous ? Moi je je vais très bien. J'ai c'était difficile mais je n'ai subi aucun mauvais traitement et surtout je fais partie des premières personnes qui ont pu quitter Israël à la différence de sep camarades qui à l'heure où on se parle sont toujours détenus dans des conditions inhumaines dans des cellules avec des punaises de lit sans pouvoir sortir où il fait 34°gr et sans information sur leur libération.
Sep de ses camarades euh sont donc en attente d'être expulsés vers leur pays d'origine. Parmi eux, je vais avoir une pensée notamment pour Athem Mawin qui est tunisien et donc qui est plus vulnérable que les autres parce que la Tunisie n'ayant pas de relation diplomatique avec Israël, il est euh sans représentation diplomatique ce qui fait qu'on a moins de nouvelles de lui et qu'il est plus difficile d'obtenir des informations et de faire pression. Euh, on a également trois Américains toujours détenus.
Les États-Unis qui sont censés être le premier allié d'Israël ne sont même pas allés voir leurs propres ressortissants détenus dans des conditions inhumaines. Et je crois que même si euh c'est difficile et je sais que c'est à ça que pensent les camarades, on doit jamais oublier que tous ce risques qu'on a pris ou ce qu'on a vécu en Israël pendant un temps qui était pour le pour le mien en tout cas limité n'est vraiment rien par rapport à tout ce que subissent les Palestiniens. toutes les maltraitances, la torture, les intimidations qui subissent, il y a 10000 Palestiniens enfermés en Israël de manière totalement arbitraire, sans procès, torturé, détenu, sans peine, de manière parfois illimitée.
Le la Croix-Rouge, le mouvement international de la Croix-Rouge ne pu ne peut même plus rentrer dans les prisons israéliennes et les conditions se sont dégradées après le 7 octobre puisque on a d'autant plus de Palestiniens torturés. Donc, c'est à eux qu'on doit penser avant tout. Alors, si on comprend bien, il y a eu plusieurs vagues d'expulsion.
Il y a eu d'abord vous, ensuite, il y a votre collègue, la députée au Parlement européen, Mafouro, qui est arrivé hier soir sur le sol français. Il y en a encore sep qui sont détenus dans les prisons israéliennes. J'aimerais un peu revenir en arrière il y a quelques jours, à quel moment précis avez-vous été intercepté par les forces israéliennes quand vous étiez à bord du handala ?
Nous avons été interceptés après 7 jours de navigation, samedi soir à 23h alors que nous étions qu'à 6h des côtes de Gaza. Il nous restait 54 miles, 100 km. Nous étions allés beaucoup plus loin que le Madeline qui avait été intercepté avant.
Et c'est pour ça que c'était d'autant plus équeurant et d'autant plus décevant d'être intercepté alors que nous n'étions ni une menace ni rien du tout pour Israël. Nous avions à notre bord du lait infantile, de la nourriture, des produits d'hygiène pour les enfants de Gaza et nous avons été interceptés puis comme les l'équipage du Madeline kidnappé, enlever et amené contre notre gré en Israël aux portes d'Ahdod. Le transfert a duré des heures puisque nous avons été arrêtés vers 23h et nous sommes arrivés vers HDOD.
Je pense qu'il était 10h du matin, on avait plus de montre, on avait plus de téléphone, donc il était difficile de savoir quelle heure il était exactement. Mais le transfert a duré plus de 11h pendant lequel l'armée israélienne a pris le contrôle du bateau et nous nous étions assis sur le pont inférieur avec avec nos gilets à attendre que tout cela passe. Et ensuite nous sommes arrivés au port où nous avons été interrogés, fouillés, euh séparés.
Donc tout ça a été très long. 41 he de détention, c'est bien ça ? Oui.
Moi, j'ai pas fait à proprement parler de la détention. Je suis pas allé en prison israélienne. On est d'abord on a d'abord été bloqué dans le port d'Achdod pendant plusieurs heures où il y a eu un certain nombre de de formalités.
On nous a proposé de signer plusieurs papiers. Le premier papier qu'on m'a montré, c'était un document stipulant que j'étais détenu parce que j'étais entré illégalement dans une zone militaire protégée par Israël. C'était écrit en hébreu donc j'ai rien signé parce que je ne comprenais même pas ce qui était mentionné.
Et dans tous les cas comme les autres, je n'ai commis aucune infraction. Le deuxième document était un document pendant mon interrogatoire disant que j'allais être interdite de territoire pendant 100 ans et que pareil j'étais entré illégalement en Israël ou dans une zone militaire, c'était en hébreu, j'ai rien compris, je n'ai refusé de le signer. Et euh un troisème document qui m'ont proposé de signer, c'était mon mon propre interrogatoire qui était par un un document en hébreu.
Je ne comprenais absolument rien. Mon avocate avait déjà dû partir où elle avait il avait intimé de partir donc elle ne pouvait plus me traduire le document et donc je n'ai rien signé. Le seul document que j'ai signé c'est un document disant que je voulais être expulsé dans les 72 heures qui est le document qu'on signait aussi les camarades après la la les les quelques la nuit en détention.
Moi, j'ai été emmené ensuite dans un commissariat, enfin d'abord, on était tous enfermés dans un camion de police avec des cellules, des sortes de de séparation dans le camion. Euh après, j'étais emmené dans un commissariat à l'aéroport où j'ai été mis surveillance pendant plusieurs heures avec un un policier qui me qui me qui me provoquait en me disant que je défendais les terroristes, enfin que des propos plus stupides les uns que les autres. Et après, j'ai été emmené au centre de rétention dans l'aéroport Ben Gouron qui était un qui est une salle où sont enfermé avec des policiers.
Donc ça ressemble pas à proprement parler à une cellule. C'est une salle avec des néons. On est à la lumière et à lumière en permanence et où j'étais avec que des personnes que Israël va expulser.
Donc j'étais avec il y avait trois femmes srilankaaises, deux sud-africaines, un moldave, un Indien, deux georgiennes et on était dans cette salle et j'ai attendu j'ai dû attendre dans cette salle je pense pendant 20h ou 21h avant que il m'expulse dans l'avion Air France qui était le lendemain à 17h. Et pendant ces ces 21h il vient de vous parler, qu'est-ce qu'il vous disait ? Ben pendant ces 21 heures, j'avais de faire rien à faire parce que j'avais aucune affaire euh plus rien sur moi.
On était en greffe de la fin parce qu'on avait tous dit qu'on euh politiquement on on refuserait toute nourriture euh venant euh d'Israël. Et donc pendant ces 21h, il venait nous parler. À un moment, ils m'ont amené pour me fouiller dans une autre salle et me refaire un scanner corporel, me refouiller tous mes sacs, toutes mes affaires où ils m'ont reprovoqué en me disant que euh j'étais la complice de tous ceux qui assassinent les juifs et les musulmans, les juifs et les homosexuels.
Euh que ça avait Israël, heureusement qu'Israël m'avait mise en sécurité en m'arrêtant sur le bateau. Enfin, c'était que des propos comme ça récurrent un peu toujours les mêmes. Et il faisait aussi en sorte de jamais vraiment répondre à nos questions parce que moi on m'a mis dans cette salle, je savais pas si j'allais être expulsé le soir même, le lendemain matin, le lendemain après voilà, au début j'étais complètement seul et ensuite d'autres sont arrivés.
Euh donc j'ai vu arriver le camarade Antonio, Jacob, Mohamed euh Wad qui sont arrivés. On a tous été expulser au fur et à mesure. Donc d'abord Antonio qui a dû partir, puis Jacob, puis Mohamed et moi euh vers la France et Wad qui a été expulsé ensuite vers les États-Unis.
Euh mais on a eu euh aucune information. Moi, ils m'ont dit, je pense quelques heures avant que mon vol était bien à 16h30 puis après il était en retard. Mais il siamment ils entretenaient le flou sur quand est-ce qu'on va pouvoir partir.
Voilà. Alors pour qu'on comprenne bien, le consul est intervenu mais vous n'avez pas senti de pression politique. On a eu aucun le le consul de France est venu nous voir euh les autres ressortissants et moi puisque nous étions six français.
Mais c'est c'est le consul de France, c'est un agent du ministère des affaires étrangères qui fait son travail, qui était très agréable avec nous. Il il y a eu aucun souci. euh qui nous demande si ça va bien pour transmettre l'information sur notre état de santé et notre état psychologique à notre famille.
Mais euh à aucun moment nous avons fait l'objet d'un traitement de faveur où il y a eu des pressions pour nous libérer plutôt. C'est-à-dire c'est juste la la on a suivi la procédure prévue par Israël. Et donc à aucun moment monsieur Macron et monsieur Jean-Noël Barreau n'ont condamné l'arrestation illégale puisque nous avons été arrêtés dans des eaux internationales comme le Malin ce qui est totalement interdit.
Et si nous étions allés plus loin, nous nous serions arrivés dans les eaux palestiniennes. Euh parce qu'au regard du droit international, les eaux qui sont en face de Gaza sont des eaux qui appartiennent à la Palestine sur lesquelles Israël n'a aucune souveraineté. Donc monsieur Macron n'a à aucun moment condamné l'arrestation des Français dont deux élus dont ma collègue et ma fouro qui avait un passeport diplomatique puisqu'elle est députée européenne.
Monsieur Jean-Noel Barreau n'a rien fait non plus. il a fait seulement deux tweets. Le premier, lorsque nous sommes partis pour dire que c'était une initiative irresponsable euh et dangereux d'aller vers une telle situation humanitaire comme si le danger ne venait pas d'Israël.
Et le deuxième tweet pour dire que nous étions une opération marketing à des fins politiques. Alors opération marketing, c'est pas nécessaire, c'est complètement stupide. Mais effectivement oui, je lui confirme que c'est une opération à des fins politiques puisque les flotites de la liberté qui existent depuis 2008, puisque le blocus a été mis en place en 2007, c'était le 37e bateau sont mis en place pour faire de la communication politique sur ce blocus, pour le briser, pour ne pas invisibiliser le sort du peuple palestinien et les crimes qui sont commis contre le peuple palestinien. pour briser ce bloqué, c'est pour amener une aide humanitaire dont on sait qu'elle est symbolique mais c'est évidemment une opération politique.
Donc voilà tout ce qu'a fait la France pour nous de tweet pour essayer de nous décrédibiliser et on et la France ne nous a à aucun moment apporté un seul soutien. Rien n'a été fait par le gouvernement français pendant que vous étiez en détention en Israël. Une fois que vous êtes rentré Gabriel Catala, je le rappelle, vous êtes élu, vous êtes député française de la France insoumise.
Est-ce qu'on vous a contacté ? Non, personne nous a contacté. On n pas pris de vos nouvelles.
Personne. Les seules personnes qui ont pris mes nouvelles, c'est évidemment mes proches et mes camarades de la France insoumise plus certains certains militants de la cause de la cause palestinienne. Mais sinon non, personne aucun aucune personne du qu d'ors ou de n'a pris nos nouvelles.
Alors, j'aimerais qu'on qu'on revienne sur un drame qui s'est passé pendant ce pendant cette période, c'est Chris Mall. C'est un américain euh qui est connu pour son rôle très actif dans la création du premier syndicat d'Amazon. Il était donc à bord du Andala.
Lui aussi a été euh arrêté par les autorités israéennes. Et qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là ? Alors Chris a été dès le début mis côté.
C'est-à-dire que quand on est arrivé avec le bateau qui nous ont fait accoster de force à Hdod, il y avait c'était démesuré. Il y avait entre 10 et 15 personnes qui nous prenaient en photo, qui nous filmaient. Il y avait des caméras.
Il y avait une cinquantaine de policiers sur le qu et on a été chacun appelé euh à sortir du bateau. Et lorsque Chris a été appelé, moi j'étais déjà dans une salle un peu plus loin, on s'est rendu compte au bout d'un moment qu'on était tous dans cette salle, sauf Chris, sauf Bob et Uida. Eda et Bob ont la nationalité la citoyenneté israélienne en plus de la nationalité américaine.
Ce sont des binationaux. Ils ont été tout de suite mis de côté parce qu'ils seront poursuivis en Israël non pas pour être rentré illégalement sur son territoire mais pour complicité de terrorisme ou des choses comme ça parce qu'ils étaient sur le bateau. Donc ils étaient ils ont été tout de suite convoqués dans un commissariat de police et poursuivi euh sous une procédure pénale et non pas une procédure comme nous euh administrative.
Et Chris a été pris par cinq hommes brutaux policiers. Ils avaient tous des cagoules un petit peu ici. Précise quand même que c'était le seul c'était le seul homme noir du bateau.
Ce n'était pas la seule personne racisée mais c'était le seul homme noir du bateau. Et donc ils ont pris Chris à partie. Ils l'ont mis sur le ils l'ont pris ils l'ont saisi violemment et nous n'avons plus revu Chris pendant un très long moment. et nous l'avons réaperçu lorsque nous étions assis à attendre chacun nos interrogatoires.
Bien sûr, il il lui avait retiré tout ses tous ses bijoux, tous ses toutes ses affaires et il avait l'air vraiment d'être un petit peu sonné. Il avait l'air très mal. Et nous avons eu la confirmation ensuite quand il a pu quand ses avocates ont pu le voir en détention, il avait des traces, d'étranglements, des bleus sur les jambes et sur le dos. il a été tabassé par l'administration pénitentiaire euh par l'administration pénitentiaire israélienne.
Et donc ça ça nous montre une fois de plus que Israël est un pays structurellement raciste. Le racisme est présent à toutes les échelles de cet état parce que s'ils avaient voulu montrer qu'ils sont une armée morale, là c'est en l'occurrence c'était plus l'armée, c'est les services de l'immigration mais un état moral, ils auraient mieux fait peut-être cit plus intelligent de pas s'en prendre au seul homme noir du bateau. Mais non, ils sont ils sont évidemment dépassés par leur racisme, ils ne peuvent pas s'en défaire et donc ils sont ils ont tabassé et étranglé le seul homme noir qui était avec nous.
On va également rappeler l'objectif hein de de cette traversée. On vous avait eu Gabriel Catala il y a quelques jours avant avant votre départ pour pour Gaza et vous le disiez hein, je monte à bord du Andala pour les enfants Gaza. Oui, oui, la mission le nomala déjà c'est le petit dessin du de l'enfant qui est de dos en rayon et qui se retournera que lorsque la Palestine sera libre.
Et notre mission était pour les enfants de Gaza. C'est pour ça que nous portions du lait infantil, des produits des produits alimentaires pour les enfants, notamment parce que le sort des enfants normalement n'est pas censé laisser les personnes indifférentes. C'est censé susciter un minimum d'empathie.
On a bien vu que non, puisque il y a des personnes qui pensent que 1 million d'enfants affamés, que une classe qui disparaît par jour en terme de mort, ce n'est rien. Euh que des enfants qui n'ont plus de parents parce qu'ils sont orphelins, des enfants amputés, il y a jamais eu autant d'amputés dans un dans un en 2 ans euh que dans tous les conflits euh conflits mondiaux. En 4 mois, on a eu autant d'enfants assassinés par Israël qu'en 4 ans dans le reste des conflits mondiaux.
Donc notre mission était pour les enfants de Gaza pour dire que ces enfants ont le droit, comme tous les enfants, à ce que leur droit soient respectés. Ils ont droit à un futur, ils ont le droit à la dignité. Et c'est pour ça que nous transportions avant tout euh des produits pour eux que notre communication est orientée sur les droits de l'enfant.
Euh d'ailleurs, il aimerait catalgaison, votre chargement. Ah, ils ont tout saisi. Euh, ils saisent tout.
Donc les couches, les infantiles, ils ont tout, ils saisissent tout. Ils ont ils ont même volé certaines de nos affaires d'ailleurs. Euh non, ils saisissent tout.
Il faut que les les gens se disent que lorsque le andala est saisi, nous ne reverrons sûrement jamais ce bateau. C'est-à-dire que le Madeline pour l'instant n'a jamais été revu. Et ce que fait Israël, c'est soit il démantelle les bateaux, soit il les sacage, soit il les vendent, soit pour ne pas payer la location dans un port, parce que c'est comme un port, c'est comme un parking, il coulent les bateaux.
Donc il y a déjà des bateaux des flottites de la liberté qui ont été coulés par Israël. Donc c'est dire l'inhumanité de ces gens qui nous proposent des sandwichs pour leur communication lorsqu'ils nous arrêtent alors qu'ils affamment des enfants et qui ensuite vont aller jeter, voler ou faire disparaître de la cargaison qui était destinée à des enfants qui meurent de faim. D'ailleurs, on va peut-être rebondir sur les deux camions humanitaires que la France va donner à à Gaza.
Alors, la France, oui, a annoncé livrer 40 tonnes vendredi parlargage aérien. Premièrement, c'est très dangereux, c'est dénoncé par MSF parce que un point aérien sans être organisé correctement. Donc, il faut sécuriser au sol la réception des marchandises qui qui arrivent avec des parachutes.
On a vu d'ailleurs que depuis le début de la semaine, certains pays foncent des largages aériens. Certaines marchandises sont tombées dans la mer et donc les personnes ont dû aller dans l'eau récupérer des produits qui étaient devenus inconsommable. D'autres sont tombés très loin de l'endroit où elles auraient dû aller parce que Israël a concentré les Palestiniens de Gaza sur moins de 12 % du territoire et certaines marchandises ont été livrées dans des endroits militaires où les personnes sont en danger si elles vont chercher ces marchandises. d'autres peuvent tomber sur sur les personnes et donc déjà il y a un problème de de se féliciter de ce genre de largage irresponsable alors même que la France ne fait rien pour briser le blocus terrestre et maritime et qu'il y a des dizaines et des dizaines de camions qui attendent à la frontière notamment égyptienne.
Et c'est 40 tonnes, pour que tout le monde ait bien compris ce que ça représente, 40 tonnes c'est l'équivalent de deux camions. Donc c'est ridicule à la l'ONU dit qu'il faut entre 500 et 600 camions par jour et la France va donner en une seule fois vendredi deux camions, soit 0,4 % de ce qu'il faut par jour pour nourrir 2 millions de personnes. Et enfin, il ne faut pas se réjouir que les Palestiniens de Gaza dépendent de l'aide humanitaire parce que le but c'est quand même qu'ils aient le droit à l'autodétermination, qu'il ne soit pas un peuple passif qui attend de l'aide et les Palestiniens pourraient très bien être autonomes si on les laissait pêcher. si leur terre agricole et leur serre n'avait pas été détruite et si ce blocus qui est en vigueur depuis 2007 n'existait pas.
Donc l'aide humanitaire censé être transitoire, c'est censé être limité dans le temps. Mais ensuite, il faut absolument que les Palestiniens soient libres et des moyens d'autodétermination. D'ailleurs, Emmanuel Macron va reconnaître, il l'a dit hein, cette fois, c'est sûr, l'État palestinien au mois de de septembre.
Qu'est-ce que vous pensez de ce timing ? C'est un timing très tardif. Nous, on le dem on demande la Palestine, c'est une demande qui de reconnaît la Palestine, c'est une demande qui existe depuis des décennies.
Monsieur Hollande avait promis de le faire. Monsieur Macron n'a rien fait depuis 21 mois. Dans les faits, en réalité, la France entretient déjà des relations diplomatiques avec la Palestine comme si c'était un état puisque nous avons une ambassadrice de Palestine à Paris.
La Palestine fait partie de l'UNESCO. Euh la France, monsieur Macron discute avec monsieur Marmou Abbas qui est le dirigeant de l'autorité palestinienne. Et ce n'est pas reconnaître la Palestine surtout en septembre alors que ça devrait être fait immédiatement qui va stopper le génocide.
Ce qu'il faut c'est des mesures des sanctions beaucoup plus fortes. L'embargo sur les armes, les sanctions financières euh diplomatiques et économiques contre Israël, la suspension de l'accord entre eux et Israël, la suspension des accords d'université. Voilà, la France a les moyens.
Exactement. Et c'est incroyable le nombre de choses qu'on pourrait faire qui ne sont qui ne sont pas faits. Le fait même de suspendre les accords entre les universités française et israélienne.
De d'arrêter d'inviter des propagandistes israéliens à la téléfrançaise. Comment on peut encore accepter que l'ambassadeur d'Israël en France ou que Olivier Rafovitz qui est le porte-parole de l'armée francophone soit encore invité cette semaine sur BFM ? Voilà, tout ça, il faut arrêter mais les premières mesures, c'est la rupture de l' de l'accord d'association entre Israël, l'embarcos sur les âmes, refuser les transits d'armes par la France, par l'aéroport de Roissie ou par les ports français, mettre en place des sanctions contre les 4000 soldats israéliens, 4000 soldats français ou franco-israéliens qui agissent à Gaza et qui commettent des crimes avec l'armée israélienne qui sont complices de ces crimes.
Il faut accueillir les blessés. Il faut mettre en place un pont aérien humanitaire correctement organisé. Il faut que la France qui est membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU prenne des initiatives pour sanctionner Israël auprès des Nations- Unies.
La France pourrait même demander aussi auprès de l'Assemblée générale un vote pour que des casques bleus sécurisent l'arrivée de l'aide humanitaire par voie maritime ou terrestre. Il y a tout un ensemble de mesures en droit international et en droit national que la France pourrait prendre et qu'elle ne prend pas. Gemel Catala, il avait un rassemblement hier place de la République.
Il y en a un autre également samedi. Oui, samedi. J'invite tout toutes celles et ceux qui nous écoutent à venir à ce rassemblement qui est à 14h place de la République à l'appel d'urgence Palestine et de nombreuses association contre le génocide, contre la famine pour le cesser le feu, pour que la France prenne des sanctions à l'égard d'Israël et les passagers l'équipage de la flottie sera également présent pour exiger la libération de tous les camarades qui sont encore détenus par Israël.
Le peuple a encore une marge de manœuvre selon vous. On a compris que le gouvernement était euh inactif. le peuple lui peut Oui, parce que si monsieur Macron reconnaît aujourd'hui l'état annonce reconnaît l'état de Palestine, c'est que parce que nous avons fait pression.
Si monsieur Jean-Noël Barre a un peu amoindrui son discours et utilise des termes que nous utilisions depuis depuis des mois, c'est parce que nous avons fait pression. Si des armes n'ont pas été livrées à Israël, c'est parce que des syndicalistes les ont bloqué à l'aéroport de Roissie ou dans le port de Fos surmer près de Marseille. Ils ont bloqué les cargaisons.
Et si nous parlons du génocide que nous rappelons tous les jours que le le droit international doit être respecté, la justice internationale doit être respectée, c'est parce que des gens comme mes camarades et moi sommes allés sur un bateau pour porter la voie de des citoyens et de tout ce que les gouvernements ne font pas. Donc il faut continuer à se mobiliser. Je sais que ça peut paraître un peu désespérant et que les manifestations se succèdent et qu'on a le génocide atteint un stade final d'anéantissement, d'extermination qui est absolument abominable.
Mais il faut continuer à se mobiliser parce que ce n'est que avec la pression populaire que l'opinion a réussi à basculer et queen France monsieur Macron est mis en minorité. Monsieur Macron et son gouvernement sont mis en minorité sur la question palestinienne. Gabriel Catala vous êtes député LFI.
Merci d'avoir été avec nous aujourd'hui he le surlendemain de votre libération par l'État israélien. En tout cas, merci à vous. Merci beaucoup.
Et c'est la fin de cet entretien. Merci beaucoup de votre fidélité. Excellente suite des programmes sur les médias. [Musique]
Gabrielle Cathala