Joron : "Darmanin est dans le même état d'esprit que nous"
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le matin Sébastien CREPS vous êtes bien sur RMC sur RMC Story il est 7h13 le témoin RMC et le témoin du jour c'est vous Grégory Joron bonjour bonjour bienvenue à vous vous êtes le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO Gérald Darmanin était resté très silencieux depuis le début de la crise qui touche les commissariats notamment à Marseille ce mouvement de grogne qui fait suite au placement en détention provisoire d'un agent de la BAC de Marseille qui est accusé de violence sur un jeune pendant les émeutes hier soir le ministre de l'Intérieur vous a reçu vous tous les syndicats de police et aussi rendu dans un commissariat du 19e arrondissement qu'est-ce qu'il vous a dit Gérald Darmanin il a commencé par déjà exprimé son soutien à l'endroit des forces de l'or ce qu'il avait fait d'ailleurs juste avant comme ça il y a du 19e nous rappeler que depuis trois ans évidemment il est il est aux côtés des hommes et des femmes qui font la police tous les jours qu'il a prouvé c'est pas c'est pas totalement faux voire même plutôt vrai au travers de mesures d'accord d'amélioration voilà premièrement qu'il a bien compris l'enchaînement des séquences et la difficulté de cette dernière année passée avant avec énormément d'engagement donc ils sont aussi la fatigue et c'est une réalité dans le dans le dans la police nationale on a été soumis à rue des preuves et mes collègues sur le terrain ont été soumis à rue des preuves donc message de soutien reconnaissance là-dessus on l'a aussi entendu dans les micros et pour l'avenir vous avez obtenu des engagements des mesures oui clairement enfin on a on a nous proposer des choses avec quelques nuances entre les différents syndicats mais des points de coupe assez intéressant encore une fois qu'on va pouvoir pousser tous ensemble et je pense que c'est c'est extrêmement important ce qu'il a lui dans son portefeuille entre guillemets et à sa main et il a pris des engagements très forts très net très précis pour pouvoir les faire évoluer on parle évidemment de la protection fonctionnelle quelque chose qui ne marche pas alors ça va c'est un peu technique mais les policiers qui de toute façon qui pose des dossiers de protection fonctionnel qu'il soit de protection juridique quand ils sont mis en cause ou pour se défendre donc ça c'est par exemple des soins médicaux qui n'arrivent pas à être remboursés qui sont trop compliqués parce que pas un peu hors du champ d'avocats par exemple en fait que vous soyez à Bordeaux à Marseille aujourd'hui il y a pas il y a pas d'harmonisation dans le montant de prise en charge le salaire votre salaire de policier puisse continuer d'être versé même en cas de suspension c'est un policier mis en cause qui pourrait être suspendu par une décision de justice son salaire continuerait de lui adverser alors c'est déjà c'est déjà le cas en fait il est versé déjà en grande majorité mais il est amputé d'énormément de primes ce qui fait qu'un policier aujourd'hui suspendu alors qu'il peut être présumé innocent suspendu de ses fonctions à un salaire bien moindre que ce qu'il avait s'il était s'il était en service donc oui on a demandé aussi à ce que les primes soient soit forcément prise dedans parce que vous imaginez d'accord oui il est d'accord et sur une autre à mesure et sur une autre surtout déclaration est-ce que selon vous Gérald Darmanin valide la déclaration de son directeur général de la police nationale qui avait dit la place d'un policier n'est pas en prison bon écoutez il a eu aucune ambiguïté là-dessus non plus il l'a valide entièrement il l'assume et il soutient son directeur général de la police sans sourciller ça veut dire qu'il estime comme vous que lorsqu'un policier est mis en cause en attendant son procès en tout cas la détention provisoire doit être exclue par principe je pense qu'il est il est à peu près dans le même état d'esprit que que nous en effet c'est à dire que la détention provisoire qui doit rester l'exception absolue dans le cadre d'une remise en cause de l'action de police pour un policier qui exerce ses fonctions et donc qui dont l'action est remise en cause ça lui semble en effet compliqué de d'accepter qu'on est que qu'un policier pardon soit en détention provisoire avec d'autres syndicats vous demandez quelque chose de très concret et de très direct vous demander un statut particulier finalement qu'un policier ne puisse plus être mis en détention provisoire ça voudrait dire changer la loi et qu'un et que les policiers lorsqu'ils sont mis en cause puissent être jugés par des magistrats spécialisés est-ce que là-dessus le ministre de l'Intérieur est prêt à avancer sur ce chemin là il a été aussi très clair tout ce que nous lui avons proposé il est il va essayer de travailler dessus parce que vous imaginez bien que il est pas seul en décision le pôle de magistrat spécialisé l'intérêt c'est aussi un peu l'harmonisation des pratiques qu'il soit de droit avec avec les mises en examen et est-ce qu'on peut retenir et aussi dans des communications parce que même si en effet la communication dans des affaires pénales et réservées quasiment exclusivement au procureur on voit aussi que malheureusement très souvent le manque de mon de communication alimente les fantasmes d'un côté ou de l'autre je pense que de temps en temps il faudrait beaucoup plus de classe ça voudrait dire une justice d'exception enfin c'est pas du tout ce qu'a dit par exemple Emmanuel Macron qui dit nul n'est en dessous de la loi au dessus de la loi etc ouais nul n'est au-dessus de la loi et et personne n'est en dessous non plus aujourd'hui quand on est policier vu le contexte il y a quand même une forte présomption de culpabilité en général qui se dégage autour des affaires qui font polémique et qui sortent régulièrement dans les médias notre réalité c'est que des grandes voies aussi ce sont ce sont ce sont élevés sur ce sujet polémique certaines qui sont pas il me semble pas des des fous complètement fascistes comme un peu l'entendre ou c'est vicieux ou factieux enfin toutes les déclarations politiques là on parle pas non non politique à un moment donné il y a aussi des gens qui ont été responsabilités et qui disent non il y a pas de discussion enfin pas de juge identifié il y a des magistrats qui vont quand même très très fort sur les sur les réseaux sociaux moi je parle de je parle pas de de justice d'exception mais je pense qu'il faut parler de justice adaptée et quoi qu'on puisse en penser quand on nous renvoie un des grands principes de ça évite évidemment de poser le débat sur la table moi je crois qu'il y a pas de la liberté d'expression nous permet une de temps en temps de critiquer une décision de justice sans faire de nous des anti républicains je crois pas être dans ce camp-là on peut très bien critiquer une décision de justice parce que la liberté d'expression et aussi quelque chose qui existe dans notre pays d'un mort rapide pardon les policiers reprennent le travail après cette rencontre vous pensez bah écoutez nous en tout cas on va pas on va on va on va on va on va se on va consulter la Réunion elle a fini hier soir à 21h30 ou 22h vous y là il est 7h vous imaginez bien que je dormais quelques heures quand même et que j'ai pas eu le temps de consulter Nîmes et déléguer ni la base on va faire ce qu'on fait d'habitude c'est-à-dire qu'on va discuter on va on va on va écouter ce que les collègues n'ont à nous dire et on va on va se positionner après le ministre nous a reçu il a lui il fait passer le message qu'il avait bien compris le message je crois que c'est ça le plus important les policiers aujourd'hui sont encore une fois profondément échoquer et inquiet surtout pour l'avenir parce que c'est ça notre réalité c'est qu'à un moment donné est-ce que vous choqué aussi par la vidéo que vous avez vu du témoignage de ce jeune homme qui est la victime dans cette affaire qui a été violenté semble-t-il enfin quand même il y a cette vidéo il y a cette image extrêmement choquante on voit qu'il a eu une partie du crâne retirée il a failli clairement il a failli mourir il le raconte est-ce que vous avez qu'est-ce que vous avez ressenti en voyant cette vidéo qui ne serait pas touché quand on voit ce genre de blessure et et un témoignage d'une d'une victime enfin tout le monde enfin devrait l'être c'est une réalité je j'ai juste et je moi j'aime je veux pas opposer ces choses là on a des 900 policiers qui ont été blessés pendant les émeutes on n'a pas vu 900 vidéos de policiers blessés il y en a eu qui ont été qui ont été blessés assez gravement voilà c'est c'est toujours aussi [Musique] c'est ce qui se passe malheureusement maintenant dans notre société c'est que on est on est sur des affaires ou évidemment c'est c'est plutôt mieux d'afficher les victimes mieux d'afficher les images ce qui n'existait pas avant aujourd'hui parce que doivent être sanctionnés écoutez ils seront sanctionnés à la fin d'une enquête enfin je ça fait qu'un ça fait 15-3 semaines qu'on débat sur la présomption d'innocence vous voyez c'est exactement typiquement le genre des questions qui laisse présumer que mes collègues innocents mais s'ils sont comme d'habitude en fait voilà c'est juste un fantasme il faudrait déconstruire chaque policier qui n'applique pas le la déontologie imposée qui faut notamment sur ces sur sur ce genre d'affaires qui passent au pénal et évidemment lourdement secret sanctionné administrativement il y a pas il y a personne qui passe à travers les gouttes je vous rassure merci d'être venu ce matin sur le plateau RMC Grégory Joron secrétaire général du syndicat Unité SGP Police il faut merci bonne journée à vous 7h25 [Musique]
Gérald Darmanin