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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 24 octobre 2022 25 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Pénurie de carburant, rencontre avec Giorgia Meloni et aides au covoiturage... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Clément Beaune

Source d'origine 2 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01RelanceRéponse directe

    Trois motions de censure seront débattues aujourd'hui à l'Assemblée Nationale. A priori, aucune n'aboutira, tout simplement parce que les députés et les républicains ne les voteront pas. Vous leur dites merci.

  • 0:40OuverteRéponse directe

    Hier, Nicolas Sarkozy, dans le journal du dimanche, a conseillé à Emmanuel Macron d'aller encore plus loin en concluant un pacte avec la droite. Faut-il le faire ?

  • 1:47OuverteRéponse directe

    Clément Beaune, est-ce qu'il y a eu assez de carburant pour les départs en vacances ce week-end ?

  • 2:27RelanceRéponse directe

    Pourquoi le gouvernement ne donne plus de chiffres depuis vendredi sur le nombre de stations à sec ? Et d'ailleurs, quel est le chiffre ce matin ?

  • 3:01OuverteRéponse directe

    Ça veut dire qu'il y a encore des mesures de rationnement dans certains départements ?

  • 3:44OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y aura des réquisitions dans la raffinerie et dans le dépôt qui reste aujourd'hui en grève ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13PrésentateurFait
    « Non, il y a un sens des responsabilités. »
  • 0:21PrésentateurFait
    « Et une motion de censure, c'est un moment où on dit, est-ce qu'on a un projet alternatif ? »
  • 0:47PrésentateurFait
    « Je ne crois pas que ce soit ni possible ni souhaitable. »
  • 1:57PrésentateurFait
    « Les Français le voient bien. »
  • 2:04PrésentateurFait
    « C'est que la situation s'améliore très significativement avant le départ en vacances vendredi soir. »
  • 2:16PrésentateurChiffre
    « pour que les automobilistes qui partent en vacances, 85% des Français partent en vacances en voiture, puissent avoir accès au carburant. »
  • 2:46PrésentateurChiffre
    « Ce qui veut dire que, par rapport à lundi dernier, on était à peu près à 30% des stations-services de France qui étaient en difficulté, voire en pénurie. »
  • 4:25PrésentateurFait
    « Le gouvernement, et ça avait été complété par la société totale, avait décidé d'une ristourne et d'un calendrier de baisse de la ristourne et de disparition à la fin de l'année. »
  • 4:40PrésentateurFait
    « Ce qui était prévu le 1er novembre, on baissait de 20 centimes pour la ristourne du gouvernement, de 10 centimes pour celle de totale, a été décalé à mi-novembre. »
  • 5:10PrésentateurFait
    « En janvier, les deux ristournes vont s'arrêter, celle du gouvernement et celle de totale. »
  • 5:30PrésentateurFait
    « Elle était prévue pour avoir la démarche du 1er novembre, c'est le 15 novembre. »
  • 5:40PrésentateurPromesse
    « S'il y avait des difficultés, nous prendrions le cas échéant des mesures, mais qu'elles seraient forcément plus ciblées qu'avant. »
  • 8:16InvitéChiffre
    « Clément Beaune, une prime covoiturage de 100 euros va être mise en place à partir du mois de janvier. »
  • 8:37PrésentateurChiffre
    « 100 euros. Le montant exact sera défini, mais c'est l'ordre de grandeur d'ici le 1er janvier. »
  • 10:07InvitéChiffre
    « Emmanuel Macron veut aussi permettre l'accès des plus modestes à la voiture électrique en leasing pour 100 euros par mois. »
  • 10:24PrésentateurFait
    « Mais c'est aussi parce qu'on veut encourager une filière française et européenne. »
  • 11:40InvitéFait
    « Non mais dans un système de leasing mis en place par le gouvernement, il faut favoriser les véhicules européens. »
  • 12:02PrésentateurFait
    « La réponse à ça, ce n'est pas d'arrêter le bonus ou d'arrêter le soutien électrique, c'est de créer une filière industrielle française et européenne. »
  • 14:12PrésentateurChiffre
    « Quand on dit le bonus passé à 7000 euros pour les ménages les plus modestes pour passer l'électrique, »
  • 14:25PrésentateurFait
    « c'est pour accompagner la mise en place. Mais vous savez qu'aujourd'hui, c'est l'âge de la voiture qui détermine la vignette critère 1, 2, 3, 4, 5. »
  • 15:45InvitéChiffre
    « La crise énergétique lui a déjà coûté un milliard d'euros. »
  • 17:44PrésentateurChiffre
    « L'État, je rappelle, met quand même plus de 7 milliards d'euros chaque année dans le système ferroviaire français. »
  • 17:52PrésentateurFait
    « On est le pays d'Europe qui subventionne le plus son système ferroviaire. »
  • 17:57PrésentateurPromesse
    « Donc on sera là aussi pour faire en sorte qu'on ne soit pas dans des niveaux qui soient insoutenables pour les Français. »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Présentateur 215 %
  • Invité7 %
  • Invité 27 %

6,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Clément Beaune. Bonjour Marc Vauvel. Trois motions de censure seront débattues aujourd'hui à l'Assemblée Nationale. A priori, aucune n'aboutira, tout simplement parce que les députés et les républicains ne les voteront pas. Vous leur dites merci. Non, il y a un sens des responsabilités. Donc je pense, j'ai entendu plusieurs élus députés des républicains dire qu'ils ne voulaient pas ajouter des difficultés aux difficultés, tant mieux. Et une motion de censure, c'est un moment où on dit, est-ce qu'on a un projet alternatif ? Je n'en vois pas dans les oppositions.

Au moins, les républicains ont le sens et le courage de dire, écoutez, avançons, il faut que la France ait un budget et on ne va pas mettre des entraves supplémentaires dans une situation, on le voit bien, qui sur le plan international, sur le plan énergétique et autres, est compliquée. Hier, Nicolas Sarkozy, dans le journal du dimanche, a conseillé à Emmanuel Macron d'aller encore plus loin en concluant un pacte avec la droite. Faut-il le faire ? Je ne crois pas que ce soit ni possible ni souhaitable. D'abord parce que le groupe des républicains à l'Assemblée nationale, depuis les élections législatives, n'a pas indiqué, souhaité faire cela.

Et puis surtout, je pense qu'il faut garder, même quand c'est difficile, quand on a une majorité qui est relative, première force politique du Parlement, mais une majorité relative, il faut garder ce caractère central. Moi, j'y crois beaucoup. On n'a pas eu de dépassement, on n'a pas eu du rassemblement. Si on veut que ce soit pas seulement des mots, mais des actes, ça veut dire qu'il faut être capable de continuer à essayer de travailler avec chacun à l'Assemblée nationale.

1:19
Invité

Vous dites surtout ça parce que vous incarnez l'aile gauche du gouvernement.

1:24
Présentateur

Je ne me cache pas, mais je crois que c'est notre promesse, en général, qu'on vienne de la gauche ou de la droite ou du centre. Notre parti politique, on nous a parfois moqué en disant c'est quoi, au fond, ce rassemblement et ce dépassement. Eh bien, c'est ça. C'est de ne pas faire une alliance politique avec un autre parti politique, à droite ou à gauche, de manière stable, fermée. C'est d'avoir la capacité, au centre, de travailler avec ceux qui, sur tel ou tel sujet, veulent avancer avec nous.

1:47
Invité

Clément Beaune, est-ce qu'il y a eu assez de carburant pour les départs en vacances ce week-end ?

1:52
Présentateur

Oui, il y a eu encore un certain nombre de difficultés. Je ne veux pas le cacher. Les Français le voient bien. Mais ce que nous avions indiqué, ce sur quoi nous étions engagés, ce que nous sommes battus pour faire, c'est d'avoir un départ en vacances serein. C'est que la situation s'améliore très significativement avant le départ en vacances vendredi soir. C'est de donner la priorité aussi, c'est ce que j'ai décidé en fin de semaine avec la ministre de l'énergie, aux autoroutes, aux routes les plus fréquentées, pour que les automobilistes qui partent en vacances, 85% des Français partent en vacances en voiture, puissent avoir accès au carburant. Et ça a été très majoritairement le cas.

On n'est plus du tout dans la situation qu'on connaissait il y a 15 jours. Pourquoi le gouvernement ne donne plus de chiffres depuis vendredi sur le nombre de stations à sec ? Et d'ailleurs, quel est le chiffre ce matin ? Écoutez, on va voir ce matin, parce que... Alors, quel est le chiffre le week-end ? Mais c'est un peu plus, sans doute, de 10% des stations qui sont encore en difficulté, c'est-à-dire qu'il manque d'un produit, au moins. C'est à peu près le taux aujourd'hui. Ce qui veut dire que, par rapport à lundi dernier, on était à peu près à 30% des stations-services de France qui étaient en difficulté, voire en pénurie. On a une situation qui n'a rien à voir.

Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas de difficulté du tout. Et ça ne veut pas dire que, localement, il n'y a pas des difficultés plus importantes.

3:01
Invité

Ça veut dire qu'il y a encore des mesures de rationnement dans certains départements ?

3:04
Présentateur

Non, alors j'y viens. Mais, par exemple, on sait qu'en Ile-de-France, on sait qu'en Bourgogne-Franche-Comté, on sait qu'en Auvergne-Rhône-Alpes, la situation est un peu plus difficile. Les gens le voient et le ressentent. Et on a demandé, avec Agnès Pannier-Runacher, qu'il y ait des mesures, justement, pour partir en vacances qui soient prises, que les préfets ne prennent plus des arrêtés de rationnement, puisqu'à partir du moment où le carburant arrivait, ça n'était plus indispensable, ça n'était plus nécessaire d'avoir ces mesures de rationnement.

Et on a pris d'autres mesures pour approvisionner davantage le fait que j'ai décidé pour un troisième week-end consécutif que les camions-citernes, par exemple, puissent circuler le dimanche et approvisionner au mieux les stations-services françaises. Donc, plus de rationnement et plus de réquisition non plus ? Il y a des réquisitions qui ont été décidées. Est-ce qu'il y en aura des nouvelles dans la raffinerie et dans le dépôt qui reste aujourd'hui en grève ? Il n'y a pas de mesures qui sont en ce moment prévues ou décidées.

On a toujours la même approche, c'est-à-dire qu'à chaque fois qu'il y a eu besoin, mais de manière ciblée, proportionnée, parce que la réquisition, ce n'est pas une pince à faire, ce n'est pas une petite chose, on l'a fait. Aujourd'hui, ça a permis de débloquer les approvisionnements et la situation s'est beaucoup améliorée. Donc, on ne va pas le faire pour le plaisir et pour le principe. On le ferait uniquement s'il y avait des besoins supplémentaires. Et tant mieux, le mouvement social aussi s'est quasiment arrêté. Il y a une raffinerie simplement qui est aujourd'hui encore dans un mouvement social.

4:16
Invité

Est-ce que vous excluez totalement de prolonger la ristourne qui doit passer de 30 centimes à 10 centimes le 15 novembre prochain ?

4:23
Présentateur

Oui, il faut être clair sur les calendriers pour que chacun s'y retrouve. Le gouvernement, et ça avait été complété par la société totale, avait décidé d'une ristourne et d'un calendrier de baisse de la ristourne et de disparition à la fin de l'année. Qui a déjà été modifié une fois. Oui, la première ministre l'a dit, parce qu'on a été dans une situation exceptionnelle. La première ministre l'a annoncé il y a quelques jours. Ce qui était prévu le 1er novembre, on baissait de 20 centimes pour la ristourne du gouvernement, de 10 centimes pour celle de totale, a été décalé à mi-novembre. Pourquoi ? Pour que les vacances se passent justement plus sereinement.

Et que les Français qui ont été pénalisés par ces difficultés sur le carburant pendant 2 ou 3 semaines, ne soient pas inquiets de la baisse de la ristourne. Et qu'il n'y ait pas de ruée aux stations-service à la fin ou pendant les vacances scolaires. Donc je crois que c'était une mesure d'apaisement et aussi une forme de compensation légitime des Français qui n'avaient pas pu bénéficier de ces ristournes pendant les jours prévus. En janvier, les deux ristournes vont s'arrêter, celle du gouvernement et celle de totale. Est-ce qu'il y aura des aides ciblées à la place ? Alors aujourd'hui, ce n'est pas prévu.

Il n'y a pas dans le projet de loi de finances, dans le budget 2023, une aide, un dispositif d'aide qui est prévu après le 1er janvier. Il peut y avoir un budget rectificatif ou des annonces d'ici là ? Oui, pour le dire clairement, la ristourne s'arrête le 31 décembre, ça a été clair. Elle était prévue pour avoir la démarche du 1er novembre, c'est le 15 novembre. Et elle s'arrête le 31 décembre. Alors, ce qu'on a toujours dit, Bruno Le Maire et moi-même, c'est que s'il y avait des difficultés, on ne peut pas savoir exactement ce que sera la situation de l'énergie au début de l'année.

S'il y avait des difficultés, nous prendrions le cas échéant des mesures, mais qu'elles seraient forcément plus ciblées qu'avant. Qu'est-ce que vous appelez des difficultés ? Vous vous êtes fixé par exemple un montant si le lit est au-dessus de 2 euros ? Non, il n'y a pas de seuil. On verra ce qui se passe, parce qu'on ne va pas faire des prédictions et avoir un seuil du déclenchement de ça. Ça pourrait créer aussi des mouvements de spéculation, parce qu'on en a vu quelques-uns. Donc je pense que ce serait une erreur de raisonner comme ça. Ce qu'on a dit, et honnêtement on l'a démontré, c'est que quand il y a besoin de protéger, on est là pour protéger, on prend les mesures nécessaires.

Simplement, puisqu'on parle de transition écologique... Vous dites très clairement aux automobilistes, on ne vous laissera pas tomber l'année prochaine ? Je dis, on ne laissera pas tomber s'il y a des grandes difficultés. On ne l'a jamais laissé tomber les automobilistes, on ne l'a jamais laissé tomber les Français. Quand il y avait, on l'a fait le plus en Europe, des difficultés majeures sur l'inflation. On a le bouclier énergétique qui se remet en place au 1er janvier. Tout ça, ce sont des mesures de protection du pouvoir d'achat.

Donc on l'a fait, mais on le fait de manière pragmatique, et on le fait de manière ciblée, parce qu'il faut trouver l'équilibre entre les finances publiques, la protection nécessaire, et puis l'écologie. On va en parler dans un instant. On se trouve que la transition du véhicule thermique et des énergies fossiles vers des énergies plus propres. On va en parler dans un instant. On va aussi le prendre en compte. On parlera aussi de ce qui attend les usagers de la SNCF dans quelques minutes. Clément Bonnevaux, restez avec nous. Le Fininfo à 8h40 avec Marie Maeve.

6:49
Invité

En France, ce sera la première mine de lithium et la plus grande d'Europe. Le groupe français de minéraux industriels Imery s'annonce l'exploitation d'un gisement dans l'Allier. Ce sera dans 5 ans. Le site permettra d'alimenter l'industrie des véhicules électriques. Près de 3000 foyers privés d'électricité dans l'heure, suite aux violents orages dans le nord de la France hier après-midi. La moitié des habitants de Biocourt dans le Pas-de-Calais doivent être relogés. Plus au sud, dans la Somme, autour de Conti, une dizaine de toitures se sont envolées. Des milliers de personnes attendues cet après-midi à Lillère, dans le Pas-de-Calais pour des obsèques de la jeune Lola, tuée il y a 10 jours.

La secrétaire d'Etat chargée de l'enfance sera présente aux côtés du ministre de l'Intérieur. L'animateur de télévision Jean-Marc Morandini, jugé ce lundi à Paris pour corruption de mineurs, il est suspecté d'avoir sollicité des faveurs sexuelles de deux adolescents avant 2013. Selon les informations de France Info, une troisième plainte a été déposée plus récemment. France Info

7:46
Présentateur

Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel. Toujours avec le ministre chargé des Transports, Clément Beaune, j'en profite pour présenter nos excuses aux téléspectateurs de France Info Canal 27 qui n'ont pas pu suivre le début de cet entretien et qui nous rejoignent à l'instant. Les auditeurs de France Info Radio, eux, sont là depuis le début. Et vous aussi, Salia, c'est donc à vous.

8:06
Invité

Et oui, on continue. Clément Beaune, une prime covoiturage de 100 euros va être mise en place à partir du mois de janvier. Pour en profiter, il faudra s'inscrire sur une plateforme. A qui ça s'adresse ?

8:16
Présentateur

Alors, on va dévoiler un plan covoiturage qui inclura ce bonus à ceux qui s'inscrivent sur une plateforme et puis d'autres mesures aussi, type des parkings gratuits sur les aires d'autoroute pour que ceux qui arrivent avec leur véhicule individuel puissent s'organiser avec des collègues de bureau, par exemple, pour finir le trajet en covoiturage. Donc, c'est un plan plus large que ça qu'on dévoilera avant le 1er janvier. Vous avez raison, il y a une incitation financière qui sera prévue. 100 euros. 100 euros. Le montant exact sera défini, mais c'est l'ordre de grandeur d'ici le 1er janvier. Il faudra, on va définir le système le plus simple possible, s'inscrire sur une plateforme.

Et puis quand vous aurez fait... Pour la première fois ? Alors, ça c'est une question pour la première fois ou pour la première fois pour les trajets courtes distances. Parce que, pour être clair, aujourd'hui, le covoiturage des sociétés qu'on connaît bien, Blablacar et d'autres, existent, c'est encore assez marginal, mais ça existe surtout pour les départs en vacances, pour des voyages, notamment pour des jeunes qui sont un peu longs, plusieurs centaines de kilomètres. Ce qui est très rare aujourd'hui, qu'il faut encourager, c'est le covoiturage pour aller au boulot le matin, par exemple.

Ça veut dire qu'on ne pourra pas toucher cette prime, par exemple, pour partir en vacances à plusieurs en covoiturage ? Alors, c'est ce qu'on est en train de discuter avec les plateformes. Il y aura peut-être une aide à longue distance aussi. On est en train de le calibrer. Mais la priorité, la cible de ce plan, ce seront les trajets du quotidien. Et ce sera notamment pour aller au travail le matin. Et l'idée, sans être trop compliqué, c'est qu'on vérifie évidemment que ce ne soit pas juste une inscription. Et puis, en fait, vous ne le faites pas. Alors, comment vous allez faire ça ? C'est qu'au bout d'un certain nombre de trajets, vous aurez la prime. Donc, il faudra s'inscrire.

9:35
Invité

Il faudra un nombre de trajets minimum pour pouvoir bénéficier la prime.

9:36
Présentateur

Sans doute, oui, exactement. Parce que sinon, vous vous inscrivez ou je m'inscris. Il faudra la réclamer, cette prime, ou c'est la plateforme qui fera la demande ? Non, ce sera le plus simple possible. Ce sera quand vous rentrerez vos coordonnées sur la plateforme. Vous l'aurez. On est en train de définir ça avec les plateformes en ligne de covoiturage. Il y a des grandes entreprises qu'on connaît bien. Puis, il y a des petites start-up françaises qui sont aussi très dynamiques. Et on a sans doute le pays d'Europe où on a le plus grand nombre de sociétés de covoiturage. Donc, encourageons aussi cette innovation.

Emmanuel Macron veut aussi permettre l'accès des plus modestes à la voiture électrique en leasing pour 100 euros par mois. Les inscriptions dans un an, les premières voitures sur les routes début 2024. Est-ce qu'elles seront françaises, ces voitures électriques ? Le maximum, le maximum. Et l'idée de décaler un peu, parce qu'on pourrait se dire, on commence là tout de suite. C'est d'abord que ça se met en place, ce mécanisme. C'est un peu nouveau. Et donc, il y a forcément des choses techniques à régler. Mais c'est aussi parce qu'on veut encourager une filière française et européenne. Et aujourd'hui, on le sait, les véhicules électriques les moins coûteux, ils sont souvent chinois.

Mais il est possible qu'il y ait des voitures chinoises dans ce dispositif ? Alors, oui, pour l'instant, il est possible qu'il y ait des voitures étrangères dans ce dispositif. Mais l'idée, c'est de trouver l'équilibre entre ne pas pénaliser les Français à qui on dit « passez à l'électrique, démocratisons l'électrique, on vous aide à le faire ». Et soutenir l'industrie chinoise qui n'en a pas vraiment besoin en ce moment. Exactement. Mais c'est ça. Il y aura peut-être une phase de transition. Je ne dis pas qu'il y aura zéro voiture non-européenne tout de suite. Mais notre idée, c'est bien de mettre en place le mécanisme et en même temps d'encourager la filière.

C'était le sens du Mondial de l'Auto. Les aides qu'on donne aussi à l'investissement dans la filière française et européenne. De la relocalisation des gigafactories qui produisent les batteries sur notre sol.

11:06
Invité

On vous pose la question parce que le patron de Célantis qui était à votre place la semaine dernière dit « il y en a marre en fait, l'Union Européenne, la France, dresse un pont d'or aux Chinois et nous, c'est plus compliqué, on n'a pas accès dans les mêmes conditions ».

11:20
Présentateur

Aujourd'hui, soyons clairs, on est sur le véhicule électrique bon marché ou moyenne gamme en retard par rapport aux Chinois. On a beaucoup d'autres avantages mais pas celui-là. Et donc nos constructeurs français et européens disent « attention, ils ont raison, n'encouragez pas les véhicules chinois ». Aujourd'hui, une bonne partie des bonus qui existent vont à la fin dans des véhicules non-européens. Bon, ça c'est un problème. Qu'est-ce qu'on fait face à ça ? Soit on dit « écoutez, on ne fait pas l'électrique et on garde le thermique parce que finalement le thermique on sait faire ». C'est impossible sur le plan écologique.

11:47
Invité

Non mais dans un système de leasing mis en place par le gouvernement, il faut favoriser les véhicules européens.

11:50
Présentateur

Pardon, mais c'est le problème qu'on a dès aujourd'hui avec le bonus qui parfois bénéficie à des véhicules qui ne sont pas européens. La réponse à ça, ce n'est pas d'arrêter le bonus ou d'arrêter le soutien électrique, c'est de créer une filière industrielle française et européenne. Et c'est ce qu'on fait aujourd'hui en encourageant les constructeurs à passer, si je puis dire, la seconde ou la cinquième pour aller à tout thermique en 2035. C'est ce qu'on a défini au niveau européen et on l'a fait au niveau européen pour qu'on donne les mêmes incitations à tous nos constructeurs, pas séparément en France, en Allemagne ou ailleurs, mais tous ensemble.

Et d'ailleurs, les modèles électriques se développent. Les modèles électriques français et européens se développent aujourd'hui. Et puis enfin, c'est très important, il faut une réciprocité. C'est ce qu'on défend avec Bruno Le Maire, avec beaucoup de membres du gouvernement depuis maintenant plus de 5 ans, c'est d'avoir une réciprocité dans l'accès au marché. C'est-à-dire que les entreprises chinoises, parlons franchement, souvent elles reçoivent des subventions dans leur marché, dans leur pays. Et donc c'est pour ça aussi qu'elles sont moins chères, pas parce qu'on est moins bon qu'eux, c'est parce qu'elles sont subventionnées directement ou indirectement.

Et donc avoir des mesures anti-dumping pour que les entreprises chinoises ne soient pas en soutien de leur marché alors que nous non, c'est ça qu'on met en place aussi au niveau européen. Clément Beaune, dans les deux années qui viennent, toutes les agglomérations françaises de 150 000 habitants et plus devront avoir mis en place des ZFE, des zones à faible émission et de restriction pour les voitures les plus anciennes. On sait que ce sont les Français les plus modestes qui sont les premiers concernés. Comment faire pour que ça ne se transforme pas en mesures anti-pauvres ? Vous avez raison, c'est absolument ça qu'il faut éviter.

Il ne faut pas qu'on dise, écoutez, vous n'avez pas les moyens, vous n'avez pas de véhicule électrique. En plus, vous n'avez pas accès au centre-ville. Alors ce sont d'abord les métropoles elles-mêmes. Il y en a 45 en France qui sont concernées. Vous allez les recevoir demain. On va les recevoir demain à Christophe Béchu. C'est elle qui fixe les règles dans un cadre d'ici 2025 prévu par la loi. Mais on va essayer de coordonner au maximum. Et puis surtout, on va aider. Est-ce qu'il peut y avoir des exceptions ?

Est-ce que par exemple, une famille ou un particulier qui n'a pas les moyens pour passer à une voiture plus récente dans les délais pourra être aidée ou exemptée et entrée tout de même dans la ville ? Alors ça, c'est les agglomérations, les métropoles, Paris, Bordeaux, Marseille, etc. Quelle est le souhait du gouvernement ? Qu'on prenne en compte évidemment la situation sociale. Mais ça se fait de manière différenciée d'une ville à l'autre. Alors il ne faut pas que ce soit trop différent justement pour que les gens aient l'impression qu'ils sont mieux traités dans telle ou telle métropole. Et les villes ont entre leurs mains un calendrier progressif.

Jusqu'à 2025, elles peuvent définir des étapes. Et surtout, on va mettre en place le gouvernement aussi des aides. Quand on dit le bonus passé à 7000 euros pour les ménages les plus modestes pour passer l'électrique, c'est un encouragement important aussi dans cette optique-là. Quand on met en place au 1er janvier 2023 un prêt à taux zéro financé par le gouvernement pour passer à l'électrique aussi, c'est pour accompagner la mise en place. Mais vous savez qu'aujourd'hui, c'est l'âge de la voiture qui détermine la vignette critère 1, 2, 3, 4, 5. Ça veut dire qu'un SUV récent peut rouler partout, mais qu'une petite voiture ancienne ne le pourra pas. Même si elle pollue moins.

C'est en fonction du critère de pollution. Il y a quelques incohérences parfois, c'est vrai. On a introduit d'ailleurs le Parlement, il y a deux ans, des critères plus durs sur l'SUV. Peut-être qu'il faut aller plus loin dans les lois de finances qui arrivent dans les années qui viennent. C'est possible. Pourquoi la seule boussole, ce n'est pas la pollution ? C'est parce qu'on a défini, je ne veux pas être trop technique, mais il y a un système critère qui mêle différents paramètres. Aujourd'hui, il est bien connu. Et il est le même pour le coup dans toute la France. Donc le changer complètement, c'est compliqué.

Il y a des ajustements, moi j'y suis ouvert, pour qu'on soit plus cohérent sur la vraie pollution. Mais surtout, vous avez raison, l'enjeu, c'est que la ZFE ne soit pas une zone de forte exclusion. Et donc c'est ce qu'on va discuter avec Christophe Béchut et les collectivités demain. Et puis ça vaut aussi pour des choses très concrètes. Je pense la logistique urbaine, les camions qui rentrent dans les villes pour livrer les supermarchés. On va imposer qu'ils soient de plus en plus propres, qu'ils deviennent électriques. Mais il faut qu'il y ait les mêmes règles à Paris, à Strasbourg et à Marseille pour la logistique. Sinon, on ne va pas avoir deux chaînes logistiques en France.

Donc il faut qu'on fasse ce réglage, cette coordination et ce soutien financier, bien sûr, aux ménages les plus modestes. L'obsession, c'est qu'ils ne soient pas des zones d'exclusion sociale.

15:39
Invité

Clément Beaune, comme tous les Français, toutes les entreprises, la SNCF est aussi face à une augmentation de ses factures d'énergie, d'électricité. La crise énergétique lui a déjà coûté un milliard d'euros. Est-ce que ça va forcément se traduire par une augmentation du prix des billets de train ?

15:51
Présentateur

Non, heureusement, ça ne marche pas comme ça, mais le premier combat, c'est celui qu'on mène pour toutes les entreprises, et ça concerne aussi la SNCF, l'entreprise publique, c'est de réduire la facture d'électricité.

16:00
Invité

Il n'y a pas de bouclier tarifaire pour la SNCF ?

16:02
Présentateur

Non, mais elle a un tarif régulé pour une bonne partie de ses achats. Elle a aussi parfois fait des achats de long terme, qui font qu'elle est moins exposée à la variation immédiate des prix de l'énergie. Et puis, ce qu'on met en place au niveau européen, en espérant avoir des effets dès le début de l'année prochaine, pour déconnecter les prix du gaz et les prix de l'électricité, concrètement... C'est un peu compliqué, oui. Non, mais il y a eu des avancées importantes vendredi dernier. L'Allemagne a dit qu'on accepte d'y réfléchir. Franchement, ça bouge. C'est des semaines qu'il y réfléchit. Non, je ne suis pas d'accord.

On a connu ça avec l'Allemagne, c'est parfois difficile, mais je pense que ça va avancer. Demain, il y a une réunion des mises de l'énergie. Bref, on prend des initiatives pour faire baisser le prix de l'électricité au niveau français et européen. Donc, il n'y aura pas de hausse des billets de la SNCF dans les mois qui viennent ? C'est très honnête. D'abord, ce n'est pas moi qui fixe le prix des billets. Et le prix des billets dépend de beaucoup de paramètres quand vous partez en vacances, etc. Mais je ne vous dis pas qu'il n'y aura jamais de hausse des prix des billets. Ce serait démagogique, ce serait irresponsable. Dans les mois qui viennent ? Dans les mois, les années qui viennent.

16:51
Invité

Vous parliez des Allemands tout à l'heure, la Deutsche Bank a augmenté ses billets de 5%.

16:55
Présentateur

Ce que je vous dis, c'est qu'on va essayer de faire en sorte que la facture d'énergie de la SNCF, qui objectivement augmente, augmente le moins possible, pour justement que la SNCF ne soit pas conduite à avoir, pour cette raison, des hausses tarifaires qui seraient insoutenables pour les Français. Elle a déjà augmenté d'un milliard d'euros depuis le début de l'année. Ce sont les chiffres donnés par la SNCF. Est-ce que ça pourrait être simplement de la dette ? Dire, allez, un milliard de dette en plus pour ne pas augmenter les tarifs ? On est en train d'en discuter pour le budget de l'année prochaine de la SNCF. Je vais être clair, ça ne peut pas être de la dette à 100%.

Parce que d'abord, soyons clairs, les prix d'énergie, ils ne vont pas redevenir ceux qui étaient il y a 5 ans, dans les toutes prochaines semaines. On est dans un monde de prix de l'énergie élevé.

17:31
Invité

Alors comment il va faire Jean-Pierre Ferrandou ? Il n'a pas le droit d'augmenter les prix et il ne peut pas faire de la dette ?

17:35
Présentateur

Je n'ai pas dit qu'il n'y avait aucun de ces leviers, qu'on va trouver un juste équilibre. Un peu de dette, un peu d'augmentation des prix. On va en discuter. Il peut y avoir un peu d'aide de l'État aussi. Ça existe. L'État, je rappelle, met quand même plus de 7 milliards d'euros chaque année dans le système ferroviaire français. Ce n'est pas comme si c'était un système qui n'était pas subventionné. On est le pays d'Europe qui subventionne le plus son système ferroviaire. Il faut que chaque Français ait conscience, je sais que c'est cher, mais que le prix du train, il est subventionné à 80% au total. Pas le TGV, mais les trains du quotidien comme les TER.

Donc on sera là aussi pour faire en sorte qu'on ne soit pas dans des niveaux qui soient insoutenables pour les Français. Je pense surtout, parce qu'on parle beaucoup du TGV, au train du quotidien, au TER, au Transilien en Ile-de-France. C'est ça qui m'importe le plus. Le fil info à 8h51 avec Marie Mahe et on poursuit dans un instant avec vous, Clément Beaune.

18:16
Invité

Après les accusations russes, l'Ukraine ne se prépare pas à utiliser de bombes sales, dénoncent la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Selon la Maison Blanche, c'est un prétexte de Moscou pour l'escalade dans le pays en guerre depuis 8 mois. Une motion de censure, c'est le moment où l'on dit si l'on a un projet alternatif. Je n'en vois pas dans les oppositions. La mise au point de Clément Beaune, le ministre chargé des Transports sur France Info. Les motions de la NUP et du Rassemblement National sont examinées aujourd'hui, mais elles n'ont quasiment aucune chance d'aboutir. Poursuivre le travail engagé avec dialogue et ambition.

Les mots d'Emmanuel Macron sur Twitter après sa rencontre hier avec Giorgia Meloni, la nouvelle première ministre italienne. Profitant de sa présence à Rome où il doit rencontrer le pape, aujourd'hui le chef de l'Etat s'est entretenu pendant près de deux heures avec la dirigeante d'extrême droite. Et puis match brillant pour Lille hier soir en clôture de la douzième journée de Ligue 1. Les Lillois ont battu Monaco, 4 buts à 3. Ils prennent la sixième place du classement.

France Info Le 8.30 France Info, Salia Brachia, Marc Fauvel Toujours avec Clément Beaune, ministre délégué chargé des Transports, l'ancien Premier ministre Jean Castex a été choisi par Emmanuel Macron pour prendre la tête de la RATP. Seulement la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique lui demande de s'abstenir de toute démarche pendant trois ans auprès des ministres qui étaient membres de son gouvernement lorsqu'il était à Matignon, en l'occurrence vous par exemple. Vous trouvez ça normal ?

19:38
Présentateur

On a créé une Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique qui est une autorité indépendante visant à mettre de l'éthique, des règles dans l'organisation de la vie publique. Ce n'est pas moi qui vais commenter, a fortiori je ne vais pas critiquer. Donc ce qui m'importe c'est que ça puisse marcher. Et comme ministre des Transports, parce qu'il y a eu parfois des interprétations dans les commentaires un peu loufoques, je peux évidemment, si Jean Castex après audition par le Parlement est nommé, comme président de la RATP, l'appeler, avoir un rendez-vous professionnel avec lui. Heureusement, comme ministre des Transports, je peux exercer cette compétence.

20:08
Invité

Vous pouvez l'appeler mais lui, est-ce qu'il a le droit de vous appeler ?

20:11
Présentateur

Je crois que ce qui est entendu, si j'ai bien compris l'interprétation par démarche, c'est qu'il ne peut pas, hors cadre professionnel d'une part, et même dans le cadre professionnel, faire prendre l'initiative de m'appeler ou d'appeler Elisabeth Borne ou d'appeler Bruno Le Maire. Vous voyez le côté quand même, un peu, comment dire, l'US, il ne peut pas vous appeler mais vous pouvez l'appeler. Vous pouvez le féliciter le jour où il sera élu, mais s'il veut vous rappeler derrière parce qu'il est occupé... Oui, écoutez, on ne va pas épiloguer, vous pouvez laisser commentaire vous appartenir, moi je ne peux pas commenter ce que fait l'autorité pour la Transports.

Non mais on vous parle de la possibilité de prendre ce poste-là. Bien sûr, mais ce qui m'importe comme idée de Transports, c'est que si Jean Castex, ce que je souhaite, devient président de la RATP, quand il y a un mouvement social, quand il y a une négociation importante, quand il y a des investissements à discuter, un budget à discuter, on peut le faire. Et on pourra le faire. D'abord parce que les équipes discutent et puis parce que le président de la RATP peut répondre au ministre des Transports qui lui demande un rendez-vous professionnel.

21:00
Invité

Mais ça ira toujours dans un sens du vote.

21:02
Présentateur

Oui, mais écoutez, franchement, on peut discuter de la pertinence des règles. Vous êtes sûr de l'interprétation que vous avez là, que le téléphone fonctionnera dans un sens mais pas dans l'autre. Oui, je suis sûr qu'on pourra fonctionner. Bon, Emmanuel Macron a profité de son déplacement à Rome ce week-end où il doit rencontrer le pape ce matin pour serrer la main de la nouvelle première ministre.

21:20
Invité

Présidente du Conseil.

21:20
Présentateur

Présidente du Conseil. Italien, Giorgia Meloni, qui est issu d'un parti d'extrême droite. Est-ce que c'était indispensable ? Oui. Il est le premier chef d'État étranger à le faire. Oui, je crois. Ce déplacement à Rome était prévu auprès du pape et était prévu avant qu'on sache la date de nomination de la nouvelle présidente du Conseil des ministres italiens. Il est hors de question qu'il reparte sans l'avoir vu ? Mais écoutez, ça me semble en effet indispensable, incontournable. Vous êtes dans un pays de l'Union Européenne, un de nos principaux voisins, pays fondateur de l'Europe.

Quoi qu'on en pense, et Dieu sait si je n'ai pas d'amitié pour l'extrême droite ou les partis qui se situent dans un discours nationaliste. C'est l'interlocutrice aujourd'hui nommée par le président de la République italienne. Être à Rome et ne pas rencontrer la chef du gouvernement nouvellement nommée, je crois que ça n'était pas possible. Ça aurait été un affront fait aux Italiens ? Ça aurait été, je crois, en effet étrange. Et donc le président de la République, il n'était pas là pour ça au départ, mais il était à Rome, dans la capitale de la République italienne. Il a rencontré la chef du gouvernement italienne. Je crois que j'entends Mme Rousseau qui parle de faute.

C'est une question de responsabilité. On est dans l'Union Européenne, on ne peut pas ignorer les chefs de gouvernement étrangers, a fortiori des pays européens.

22:29
Invité

Mais ça veut dire que ça va être une partenaire comme les autres, Georgia Mélonie ?

22:34
Présentateur

Mais vous savez, je ne donne pas de leçon, c'est une leçon pour nous tous. Quand vous avez un parti issu de l'extrême droite, issu du néofascisme qui arrive même dans une coalition au pouvoir, je ne parle pas d'une personne, je parle d'une mouvance politique, c'est une alerte extrêmement sérieuse. Donc rien n'est banal. Mais ne pas avoir de contact politique, ne pas avoir de contact diplomatique. Le président en a aussi avec Victor Orban, on ne partage pas ses options politiques. Vous ne pouvez pas faire l'Europe en choisissant vos interlocuteurs.

22:59
Invité

Mais votre homologue, par exemple, au transport, ça s'appelle Matteo Salvini. Il est ministre des infrastructures et des transports. Vous allez le rencontrer avec plaisir.

23:08
Présentateur

Je ne commencerai pas à la fin de la phrase, mais je vais le rencontrer et je vais travailler avec lui. Parce que c'est ma responsabilité. Mais parce qu'en politique, quand vous avez une responsabilité, on ne fait pas les choses par plaisir ou par légèreté. Là, j'ai un interlocuteur. Quand je parle avec un ministre hongrois ou polonais, ce n'est pas vraiment mes options politiques. Mais je le fais quand même. Après, on le fait de différentes façons. On peut passer des messages, mais on le fait quand même. Parce que, oui, c'est mon devoir, en effet.

Un dernier mot, Clément Beaune, sur le travail de la Cour de justice de la République, qui a entendu la semaine dernière l'ancien Premier ministre Edouard Philippe sur sa gestion de la crise sanitaire du Covid. Edouard Philippe a finalement échappé à une mise en examen. Ce qui ne veut pas dire qu'il ne le sera pas plus tard. Il a été placé sous statut de témoin assisté. Est-ce que c'est le rôle de la justice d'enquêter sur une gestion de crise sanitaire par des politiques ? Deux choses. D'abord, il y a une procédure qui est en cours. Je ne commente pas de tel ou tel épisode parce que c'est une autorité juridictionnelle. Et donc, un membre de gouvernement serait mal placé pour commenter.

Quand on commence une phrase comme ça, généralement, c'est qu'on va commenter derrière. Non, non, non. Mais je dis deux choses, donc j'essaie d'aller au bout de ma phrase. Pardon. C'est que, de manière générale, et ce n'est pas cette procédure ou cette personnalité politique qu'est Edouard Philippe, je pense qu'on est dans une société où, en effet, on a du mal à faire la part des choses entre la responsabilité politique et une forme de pénalisation, qu'on a beaucoup d'exemples, qui s'est développée, qui est pas récente, qui a 20 ou 30 ans dans la vie politique, qui part de quoi ? Qui part du fait qu'il y a eu une volonté de mettre plus de transparence, plus d'éthique, et c'était sain.

Et parfois, on a du mal à tracer la frontière entre que c'était du choix politique et ce qu'est de la procédure judiciaire. Et ce que je peux simplement dire, parce que je n'étais pas dans le gouvernement d'Edouard Philippe, mais je le connais, c'est que moi, je n'ai pas de doute sur son engagement, sur sa propieté, sur ce qu'il a essayé de faire au mieux dans une crise difficile et imprévisible. Ni sur celui d'Agnès Buzyn, qui, elle, est mise en examen. Non plus, mais, encore une fois, ce n'est pas à moi de commenter les épisodes judiciaires. Et donc, la Cour de justice de la République, qui fonctionne, fera son travail. Merci, Clément Beaune, et bonne journée à vous. Merci à vous.

Pénurie de carburant, rencontre avec Giorgia Meloni et aides au covoiturage... Ce qu'il faut retenir de l'interview de Clément Beaune · Pourquijevote