TVA SOCIALE, RETRAITES, CADEAUX AUX RICHES : LE VRAI MESSAGE DES 3H DE MACRON
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
En fait, chez chez les libéraux, il y a une forme de courage pour eux à faire travailler les Français plus longtemps. Il y a un consensus dans tous les médias, point, sur la réforme des retraites, sur la dette, sur il y a trop de fonctionnaires. La pensée libérale, elle va d'une partie de la gauche jusqu'à l'extrême droite.
Mais là, on sentait comm comme une fin de règne. Il essayit de donner un aspect un petit peu comme si il avait quelque chose à proposer mais très gênant. Bonjour tout le monde, je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant Porsché.
Avec tous les discours qu'on entend autour de nous, notre meilleure arme, c'est de les connaître et de les comprendre. Le média a tout changé ou presque. On a débarqué avec quatre nouveaux rendez-vous quotidiens dont trois directs contre matinal, journal des luttes à 13h et nos rendez-vous du soir.
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Bonjour Thomas. Salut Lisa. Alors avec toi aujourd'hui au programme, on décrypte l'interview d'Emmanuel Macron les défis de la France.
C'est parti. Plus de 3h d'interview pour tenter de convaincre les Français. Emmanuel Macron était sur TF1 mardi dernier pour évoquer tous les sujets.
Face à lui, tout type d'interlocuteurs, journalistes, syndicalistes, extrême droite, influenceur. De la fin de vie à Gaza, le président de la République a aussi évoqué les questions économiques. Finances publiques, TVA social, Arceller Mital ont fait le point avec vous aujourd'hui.
Avant de rentrer dans le fond du propos, Thomas, qu'est-ce que tu as pensé de de l'exercice auquel s'est prêté là le Emmanuel Macron ? En fait, j'ai j'ai été un peu surpris parce que ça m'a fait penser à à vous savez, il y a des anciens présidents, ils perdent les élections, ils se retirent, on en entend pas parler pendant 6 mois et là souvent ils font une très grande interview dans un journal pour expliquer souvent défendre leur bilan, expliquer ce qu'ils auraient fait s'ils avaient été président à la place du président actuel. Et souvent, il y a une grande émission qui suit.
Et là, on a eu cette impression là, c'est-à-dire que on a quelqu'un qui n'a plus les manettes, qui défend quand même son bilan difficile difficilement. euh qui a organisé un espèce de grand show avec une série euh d'influenceurs de de de directeurs de Singk, Agnès Verdier Moulin, on a eu Thibo Inshape, on a eu Saloméac enfin vraiment les uns après les autres comme ça passent et défendent leur truc et puis il essaie un petit peu lui de de de se défendre. Donc on avait vraiment l'impression plutôt pour moi d'un d'un président qui faisait son émission après avoir quitté le pouvoir plutôt que d'un président en exercice.
Donc je comprends pas. Il a rien pu annoncer. Il a rien annoncé.
Je vois pas pourquoi il a fait cette émission. Il ferait mieux d'accepter que sur la la politique économique interne. Bon, il a il a plus la main euh et puis on fera son bilan sera fait après.
Il va pas être brillant puisque on il y a eu des dérapages budgétaires et cetera. le chômage est en train de réaugmenter. Mais bon, il ferait mieux de de se dire voilà, on laisse le gouvernement faire ça et puis moi je me concentre sur toute l'inter tout l'international et puis peut-être qu'il arrivera sur l'international à laisser quelque chose mais là on sentait comme comme une fin de règne c'était moi je trouve assez assez laborieux et sur beaucoup d'aspects très gênants.
Sans surprise Macron veut entamer une réflexion sur le financement du modèle social français. Il faudra agir sur un certain nombre de renouvellements de fonctionnaires, déclare désormais Emmanuel Macron, qui précise qu'il y a des pistes et que le gouvernement est en train d'y travailler. Alors, les profs ne sont pas concernés mais le président estime qu'on peut faire des efforts sur ceux qui suradministrent et que si on continue à simplifier, on pourra dégager des marges de manœuvre.
Et Manuel Macron a parlé de deux chantiers, une conférence sociale sur le mode de financement de notre modèle social et négociation sociale sur les évolutions du travail. Thomas, encore une fois, rien de surprenant mais on comprend bien le projet qui est derrière là et qui est déjà en place. En fait, le projet est déjà en place et c'est déjà le projet d'Emmanuel Macron en 2017.
En 2017, Emmanuel Macron, il voulait supprimer 120000 de post 120000 postes de fonctionnaires dont 50000 dans la fonction d'état euh policier, armé, professeur et cetera. Euh donc on voit bien que son projet a toujours été quasiment le même. Ça a été un projet voilà de réduire la part des fonctionnaires.
Euh je pense que sur la la fonction publique d'État, on peut pas aller plus bas. Euh donc reste aujourd'hui l'attaque très forte sur les fonctionnaires des collectivités euh territoriales. Mais pareil, on se rend compte quand on va chercher, bah en fait on va détruire des emplois publics pour réembaucher des emplois souvent privés.
Donc en terme d'économie sur la dépense publique, il y aura pas il y aura pas grand-chose. Donc euh en fait, ils nous ressortent enfin la logique de fond est la même. Elle est la même depuis qu'on a connu Macron.
Je dirais depuis 2015 2016. Elle est la même. Elle est la même depuis qu'il est président.
Sauf qu'il faut trouver une façon de remballer, de mettre un nouvel emballage à cette idéologie et aujourd'hui de dire "On va organiser une grande conférence". C'est un petit peu comme le ben le grand débat avec les gilets jaunes ou où un petit peu la convention citoyenne sur le climat. C'estàdire qu'on organise des choses et puis à la fin ça accouche toujours d'une souris et on vous dit toujours la même chose, c'est-à-dire que il y a des gains d'efficacité à gagner d'ici et de là.
Ce qu' ce qui a d'ailleurs été toute la tout toutes les réformes qui ont été prises à l'hôpital avec la tarification à l'acte et tout, elles viennent de de ce mode de pensée et on connaît les effets que ça a eu. Euh et puis on va toujours vous dire qu'il y a qu'il y a trop de fonctionnaires et qu'il faut supprimer un fonctionnaire sur deux qui partira à la retraite. Donc il y a pas vraiment de nouveauté depuis finalement Nicolas Sarkozi.
Et après euh ces fonctionnaires-là vont avoir des déficites sur les retraites. On va vous dire "Regardez, il y a des déficites sur les retraites des fonctionnaires, c'est scandaleux. La la retraite des fonctionnaires est scandaleux." Alors que euh la conséquence de ces déficits sera des choix politiques de non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux.
Donc là-dessus, il y avait pareil, il y avait rien de nouveau. Il essayait de donner un aspect un petit peu euh comme si il avait quelque chose à proposer, mais euh c'est ce qu'il propose depuis le début et on envoie les effets, on on en constate les effets euh sur le fonctionnement euh de l'économie aujourd'hui. Emmanuel Macron a été interrogé sur la réforme des retraites.
Répondant à Sopie Binet, le président affirme qu'elle est beaucoup plus juste que vous le dites, qui avance notamment les carrières longues ou les dispositifs pour les personnes en situation de handicap en évoquant l'augmentation aussi des petites retraites. Et sur le recul de l'âge légal de départ, je le cite, si on ne le réit pas, on accumulait les déficits et cela permettra de dégager environ 17 milliards d'euros. Thomas, c'est toujours les mêmes arguments.
Bien sûr, ça les arguments n'évoluent pas. Donc là, on est très on est on est conscient comme on l'a souvent dit ici que la réforme des retraites n'avait qu'un seul but. Son but c'était de faire des économies, c'est tout.
Faire des économies et lui-même inventer ces économies là. Alors même que la situation sur le terrain des des salariés est complètement différente. Vous avez une grosse partie des gens qui continuent à travailler avec des des problèmes de santé.
Nous avons une grosse partie des gens qui qui n'arrivent pas au bout d'un certain âge à faire le même emploi et qui vous le disent d'ailleurs assez tôt. On a un travail, on l'avait dit la semaine dernière qui délabre quand même très fortement. Il faut il faut en tenir compte.
Et surtout, on a une espérance de vie à 60 ans qui augmente quasiment qui n'augmente pas pour les femmes et très peu pour les hommes. Ce qui fait que les 2 ans que vous prenez tout de suite, vous les prenez en fait 2 ans à la retraite euh 2 ans d'année qui étaient à la retraite avant avant la mort. Il y a pas une évolution en vous disant qu'on passera le même temps à la retraite.
C'est faux ça. Ça c'est faux. Ça c'est l'espérance de vie à la naissance.
Donc ça ça portera sur des sur dans dans les 60 ans à venir. Donc grosso modo, les retraités doivent faire des efforts, les salariés doivent faire des efforts pour faire des économies. Et d'ailleurs, il rejoint là-dessus ce qu'a dit monsieur Beou qui donne au retraités la responsabilité de 50 % de l'augmentation de la dette sur ces 10 dernières années, ce qui est ce qui est parfaitement faux.
Donc on est toujours dans la même même rangaine. Et alors ce qui est marrant c'est que pourquoi avoir organisé un conclave ? Non mais c'est vrai.
Pourquoi avoir organisé un conclave pour discuter des retraites si au fond on vous dit bah écoutez il y a un cadrage macroéconomique, il y a un âge à respecter et il y a le président de la République qui vous dit que il faut pas toucher l'âge que l'âge est super. Ils ont fait basculer les socialistes comme ça. Ouais bien sûr.
Bah eux ils basculent assez facilement moi je trouve. Mais mais c'est vrai que voilà, ils ont ils ont réussi à à avoir le le vote des socialistes avec ça et puis après la logique de fond est la même. Donc comment on peut espérer que imaginons que même le conclave par magie par magie il en sorte quelque chose où les gens disent allez on sur sur 63 donc on gagne quand même un an ce qui serait pas encore une fois la chose la la meilleure mais allez imaginons qu'on regagne sur un an un an en plus ben je suis sûr que moi le président de la République dirait non et que le premier ministre dirait non.
H parce que en fait tout ça c'est pour donner l'impression qu'il y a un débat mais ce débat est contraint. Il est contraint et là le président de la République nous l'a rappelé alors qu'il aurait pu dire écoutez euh il y a un conclave qui a été mis en place blabla. Non, il vous a dit c'est lâche, c'est très bien, il a donné son avis et donc voilà, c'est ça.
Donc on continue et le prochain président, moi je pense sera capable d'aller encore plus loin. En fait, chez chez les libéraux, il y a une forme de courage pour eux à faire travailler les Français plus longtemps. Je sais pas pourquoi.
Bien que les déficits des retraites ont c'est c'est très très faible en terme de points de PIB, extrêmement faible et qu'il y a beaucoup d'avantag à nos systèmes de retraite et que de fait même si on ne faisait rien, les pensions diminueraient. Déjà, elles diminueraient, vous voyez, les taux de remplacement diminueraient. Mais il y a une volonté de voir comme si jusqu'où pouvaient tenir les Français.
Donc on va leur dire "Allez 67 ans, la prochaine fois c'est ce que veut Édouard Philippe et on va voir si ça passe." C'est et pour eux ça c'est un signe de courage. H alors qu'en fait non, le courage c'est de dire on arrête tout, on arrête tout, on revient à 62 ans euh parce que à 62 ans, c'est un âge de départ à la retraite euh voilà qui qui paraît un peu près convenable, qui maintenit le fait qu'on ait un des taux de de de pauvreté des retraités le plus faible au monde et et que même déjà avec les réformes tourennes, les pensions allaient diminuer déjà.
Donc vous voyez, on était déjà dans une forme de d'économie. Et après, moi j'ouvrirai un débat sur des vraies questions sur le vieillissement de la population française qui va subir un choc démographique beaucoup plus faible que celui d'avant, nous l'avons déjà dit, mais qui va quand même vieillir et qu'une société qui vieillit amène à un certain nombre de dépenses importantes de soins, d'accompagnement. Et qu'est-ce que l'on veut faire de ça ?
Voilà. Est-ce qu'on veut une société de où des papis travaillent ou des papis n'ont pas accès aux soins aussi facilement ? Où est-ce que l'on veut voilà où est-ce qu'on veut une société où ben on accepte d'accompagner vers la mort dans la dignité nos seigneurs ?
Ça c'est une vraie question de fond qu'il faudrait poser. Mais si vous coupez dans les budgets, c'est une façon lâche de le dire. Je coupe dans les budgets, je ne parle pas du reste, on est obligé de le faire.
Mais c'est une façon de dire bah écoutez euh les seigores, les vieilles, les vieux, bah vous allez gagner moins d'argent et ce sera votre problème. H on se dédouine finalement de la responsabilité qu'on a envers nos aînés. Sur Arcelor Métal et les 600 postes supprimés où les emplois et ou menacés, Emmanuel Macron refuse de nationaliser.
On rappelle que l'entreprise est rentable et a bénéficié de 300 millions d'euros d'aide en 2023 et l'État a promis 850 millions supplémentaires pour la décarbonation. Il promet tout de même sauver les sites de Fosse et de Dquerkqu. Graphique à l'appui, Emmanuel Macron répond à Sophie Binet que depuis 2017, on a créé plusieurs millions d'emplois industriels et on voit qu'à partir de 2023, ça baisse.
C'est ce que lui a répondu Sophie Binet. Donc, puis le chef de l'État parle encore de simplification des normes. Est-ce qu'on peut voir là que Emmanuel Macron s'en s'enfonce encore et toujours plus dans la politique de l'offre alors qu'elle ne fonctionne pas ?
Complètement. En fait, Emmanuel Macron a bénéficié d'un effet, c'estàdire qu' il a bénéficié d'un effet de rattrapage. Nous avons eu en fait après la crise 2008, nous avons mis grosso modo 8 ans à revenir à notre niveau de richesse d'avant crise.
C'està-dire que nous avons été en crise en 2008, nous sommes tombés très fortement et puis à partir de 2016, nous sommes revenus au niveau d'avant-crise. Et c'est là qu'Emmanuel Macron est arrivé ensuite au pouvoir, a fait un certain nombre de réformes certes qui qui satisfaisait l'offre et que les emplois ont commencé à se créer. Et il y a eu vraiment un effet de rattrapage, c'estàd qu'on a eu 1,5 million de chômeurs en plus qui ont été rattrapés petit à petit avec la reprise d'activité.
Donc c'est une reprise d'activité en fait, il bénéficient pas, enfin je veux dire ces mesures ne sont pas les seules à avoir créé les emplois, il bénéficient d'un effet aussi de rattrapage de l'économie qui aurait eu lieu aussi cet effet-là sans les mesures prises. C'estàd qu'il y a une partie qui est certes d à ces mesures qui qui est une politique d'offre qui a satisfait les les entreprises et une autre partie qui est d à l'effet de rattrapage. Donc on ne peut pas dire que les les emplois créés sont dus uniquement à la politique de l'offre d'Emmanuel Macron comme lui le prétend.
Elles sont dues à une en petite partie à ça, mais pas totalement. D'ailleurs, les études montrent que euh les réformes fiscales qu'il a fait n'ont pas eu un impact majeur en terme de création, très loin de ce que lui euh affirme ou ce que le MEDDEV va affirmer en disant euh le CCE a créé un million d'emplois. Non, il y a eu 1 million d'emplois de créés depuis le CICE mais qui sont pas dû tous au CICE.
Le CICE, on a créé à peine 100000. Vous voyez 100000 ou maintenu créé ou maintenu. Donc la politique, elle a marché.
Enfin, on peut considérer que il y a un moment où il y avait effectivement des créations d'emploi d à ce rattrapage et d en partie mais beaucoup plus faible à la politique de l'offre. Sauf que les lois travail permettent aux entreprises de licencier beaucoup plus facilement dès qu'il y a une perte d'activité. Or, le contexte géopolitique qui n'est pas dû euh à Macron pour le coup qu'il a subi font que aujourd'hui il y a des incertitudes, des incertitudes sur l'investissement, sur la croissance économique de court et même moyen terme.
Et donc que font les entreprises comme elles ont peur, elles n'ont pas de visibilité, elle licencient plus facilement. Donc c'est ça euh souvent je dis dans cette émission euh que le but de Macron était de finir avec des beaux chiffres, on l'a dit, et notamment un beau chiffre sur le chômage. Il aimerait bien finir à 5 %, même si ce 5 % de chômage aura été fait avec des réformes de l'assurance chômage, avec des radiations massives, avec des gens en emploi précaire, mais il aurait un chômage de catégorie A qui serait beaucoup plus faible pour dire "J'ai fait baisser le chômage." Mais là, il l'aura même pas.
Peut-être ça. Il l'aura même pas parce que le chômage a baissé mais il remonte. Et pourquoi il remonte ? parce qu'il y a de l'instabilité et qu'aujourd'hui les entreprises dans l'instabilité elles peuvent licencier très facilement grâce aux lois travail qui ont été voté quand il était ministre de l'économie et quand il a été président.
Donc là, il se prend en fait le boomerang de de de de enfin, il se prend en pleine tête son sa politique économique comme un boomerang. En fait, c'est que il a donné beaucoup au patronat. euh le patronat euh lui a promis des choses qui n'ont pas eu lieu.
Il y a eu un moment un petit peu de création d'emploi dû en partie en grosse partie à à l'effet de rattrapage. Mais aujourd'hui la conjoncture s'inverse et les autres disent "Bah écoute, comme ça s'inverse, nous on dégraisse, on dégraisse, on dégraisse, on baisse les coûts pour préserver notre profit et donc on licencie. Et et là d'ici 2 ans, ça peut être long, hein.
Si l'instabilité continue, bah il sera peut-être revenu au taux de chômage qu'il avait quand il est arrivé au pouvoir. Et donc Macron partira finalement sans avoir les beaux chiffres qu'il voulait, avec une économie qui est beaucoup plus inégalitaire et avec comme le fait d'avoir fait des cadeaux au plus aisés, aux plus riches et aux grandes entreprises de notre pays. C'est ça. déficit alors qu'il nous fait que de parler de déficit.
Exactement. Et voilà. Et et par et parlons de déficit. il aura aussi creusé un déficit qui sera alors j'aime pas moi ce qui l'accuse complètement parce que il a il a vécu quand même deux graves crises et il faut le dire. a vécu la crise du Covid et la crise inflationniste qui ne dépendent pas de lui, qui ont creusé les déficits qui ont creusé les déficites.
Mais malgré tout, il y a eu un très mauvais calcul de la part des autorités de Bercy sur déficit qui est une grave erreur. Donc il partira finalement avec un déficit où il y aurait une erreur de calcul très forte que nous devons encore aujourd'hui rattraper et il partira avec des chiffres du chômage qui sont pas si bons que ça, des chiffres de croissance pas si bons que ça et une une économie qui est beaucoup plus divisée, un pays qui est beaucoup plus inégalitaire et donc les seuls gagnants de sa politique auront été finalement au final les comme les les plus riches et il méritera bien son nom de de président des riches. comme ça que ça ça va se finir.
Et c'est pour ça je pense qu'il fait ses émissions pour défendre son bilan pour dire non c'est il y a pas que ça. Voyez François Hollande par exemple est parti enfin il avait un bilan où il avait fait des cadeaux aux entreprises avec le CICE avec les lois travail qu'il avait compensé avec des baisses sur les dotations aux collectivités locales avec des des baisses sur les hôpitaux et cetera mais il avait quand même réussi une chose à avoir une trajectoire de baisse des déficits. Il avait réduit les déficits, faut le dire.
On arrive à la fin du quinkena Hollande, il a quand même réduit le déficit. il avait ce chiffre pour lui. Le reste était catastrophique, catastrophique.
Il avait trahi ses électeurs et cetera, mais il avait quand même réduit les déficits. Macron, bon, il a pas trahi ses électeurs parce que il a donné vraiment aux plus riches qu'il leur avait dit qu'il allait donner. Euh mais après sur le reste euh il aura même probablement même pas les beaux chiffres qu'il espérait avoir.
Sur les inégalités euh Emmanuel Macron a encore avancé l'idée que taxer les riches ça les ferait partir. Alors ça c'est c'est assez c'est c'est impressionnant parce que tous les chiffres montrent que quand il y avait l'ISF, c'est-à-dire l'impôt sur les les les riches, hein, les les très riches qui concernent quand même important de la population et et répétons-le qui ont 25 % du patrimoine, il n'y avait que 500 personnes qui partaient par an. Il y en avait 800 qui partaient, 300 à 400 qui revenaient.
On était dans une moyenne de 500 nets, 500 départs nets, c'est-à-dire grosso modo 02, 2 % 02, 2 % des assujettis àf. C'est pas énorme, vous voyez, c'est pas la fuite, c'est pas 20 %, c'est 02, 2 % qui partaient. Donc c'était vraiment pas grand-chose.
Euh les gens payaient l'ISF, donc en fait les les gens ne sont pas aussi mobiles qu'on le dit. Euh et ça ça a été montré dès le début par les économistes atérés qui ont dit "I faut arrêter de dire que tout le monde part. Il y en a 500 qui partent par an." Et là, c'est très clair parce que celui qui part, il veut pas payer les impôts en France.
Donc, il se déclare comme quelqu'un qui est parti tout de suite parce que sinon il payera double impôt dans le pays où il va. Et donc c'est très facile à mesurer. Bercy le mesure facilement.
Les chiffres sont publics. Donc on avait à peu près 500 personnes qui partaient. Effectivement, il y a eu peut-être un petit pic euh sous Hollande mais très léger.
Et effectivement, quand Macron est revenu au pouvoir, ça a diminué. Mais mais nous avons fait une réforme, nous avons perdu énormément d'argent. Euh pour 500, est-ce que ça valait le coup pour 0,2 % des assujettis ?
Je ne crois pas. Puis il y a toujours cette idée que sans les riches euh le peuple euh Ouais. le peuple enfin je sais pas, on s'en sortirait pas alors queon sait très bien qu'il y a aucun russiellement et que on l'a dit plusieurs fois que les infimes plus riches payent moins d'un point en proportion que que les autres.
Donc et qui et qu'ils n'ont pas investi. Mais de fait en tous les cas, on peut augmenter la taxation des plus riches sans que tout le monde parte. Ça c'est faux.
Et quand il y a eu l'ISF, ils ne partaient pas tous comme des fous. Et l'argument qu'avait déjà défendu Emmanuel Macron quand il avait réformé l'ISF, c'était qu'il voulait plus que les il voulait attirer plutôt les les très riches plutôt que les faire partir et que en baissant les impôts, ils allaient plus investir. Or certes, c'est un certain nombre sont revenus parce qu'il y avait on avait un le président de la République était très pro business mais la baisse d'impôt s'est pas transformée en investissement.
Donc à un moment on peut pas se passer, on peut pas avoir au sommet et là on suit les les travaux de de de de Gabriel de Zucman. On peut pas avoir au sommet euh une forme une forme d'impôt régressif avec des des ultra riches qui payent beaucoup moins que le reste de la population. Il va falloir un moins rééquilibrer cette taxation et le rééquilibrage de cette taxation ne va pas les faire fuir comme on dit.
Ça c'est enfin c'est en tous les cas c'est pas ce qu'on voit dans les chiffres. Donc on peut pas s'interdire de mettre en place ce type de politique pour cette raison-là qui n'est pas qui n'a pas été démontrée scientifiquement. et relancer l'idée d'une TVA sociale, même s'il a pas vraiment employé ce terme lundi dernier.
Durant l'émission Les défis de la France, le président de la République a implicitement plaidé en faveur d'un tel projet. C'est ce que raconte le monde, je les cite, qui s'est procuré un document de travail où le Haut Conseil du financement de la protection sociale examine l'idée de baisser les cotisations sur les salaires et de remplacer ces cotisations par un surcroix de la taxe sur les consommateurs pour les biens et les services achetés. On connaît tous la TVA.
Thomas, est-ce que c'est extrêmement inégal de faire ça dans le sens où la TVA n'est pas dépendante des revenus ? On disait toujours que c'est la taxe des pauvres. Alors déjà la première chose vraiment là quand même on nous a présenté Emmanuel Macron comme quelqu'un de novateur et cetera et finalement il nous ressort une idée qui qui a été constamment sortie enfin qui était une idée de Nicolas Sarkozi qui a été mise en avant par Borlot qui qui a été d'ailleurs un échec électoral après parce qu'ils ont perdu je crois c'est il avait dit à la veille d'une élection ils ont perdu une cinquantaine de députés donc c'était quelque chose voilà les Français ils sont assez opposés et à juste titre donc c'est c'est pas une idée nouvelle et vous voyez déjà la question de se dire est-ce qu'on peut financer notre sécurité sociale, notre modèle social avec de la TVA ?
Déjà rien rien que cette questionlà est une question qui est politique qui est un choix politique. C'estàdire que allez, on veut plus on veut plus des cotisations patronales parce que cotisation patronale égale manque de compétitivité, manque de compétitivité égale manque d'emploi, ce qui est parfaitement faux. une analyse du conseil d'analyse d'analyse économique et quand même encore une fois des économistes plutôt centristes macronistes.
Certains ont fait parfois la campagne de Macron avait dit que les baisses de cotisation patronale qui ont déjà été faites n'avaient pas eu d'impact majeur sur l'emploi ni sur la compétitivité à l'exportation. Donc la recette est bien inscrite dans la tête hein, elle fait partie des des raisonnements que beaucoup de libéraux ont mais dans les faits on n voit pas des résultats très importants. Donc ça on veut plus que le patronat côtise des finance la sécurité sociale.
C'est c'est fini. Ensuite, on veut la financer par un impôt injuste, la TVA, qui va reposer de sur tout le monde, hein, et de manière parfaitement injuste parce que je veux dire, la TVA ne pèse pas de la même façon dans le budget d'un pauvre que dans le budget d'un riche, hein. Dans les 10 % les plus pauvres, elle pèse beaucoup plus que dans les les 10 % euh les les les plus riches.
Euh et on met de côté toutes les questions, on l'a dit avant, de taxer les plus riches, taxer les entreprises. Alors ça, elles font pas partie du débat pour le financement de la sécurité sociale. Donc il y a quelque chose quand même de de de de de de clairement injuste quoi, de voilà.
Et surtout, rien ne garantit, et ça il faut le dire, rien ne garantit que les entrepreneurs jouent le jeu. Parce que si on leur baisse les cotisations, euh imaginons on baisse les cotisations et qui soit sympathiques, ils disent "Bah, cette cotisation, on la baisse, donc on va augmenter les salaires." Donc le prix, il va y avoir une compensation parfaite.
Les salariés ont plus d'argent, il y a une compensation parfaite. Le prix qui va sortir du bien hors taxe sera le même parce qu'il est compensé, la baisse de cotisation est compensée par une hausse salaire. Donc le prix Hor taxe va être le même mais sur ce prix Hortax, on va rajouter une TVA sociale et donc le prix le prix TTC dans les supermarchés sera beaucoup plus cher.
Donc ce qu'on va enlever, ce qu'on va donner à un salarié en lui augmentant les salaires, on va lui reprendre avec le prix TTC qui sera plus cher. Voyez ? Et ça c'est que si dans le cas où l'entreprise joue le jeu, si elle joue pas le jeu, elle baisse les cotisations.
Voilà, elle baisse les cotisations. Elle touche pas au salaire. Elle touche pas, elle touche pas au salaire et ça va dans les profits des actionnaires.
Voilà. Voilà, on sait très bien comment ça marche. On sait très bien comment ça marche.
Rappelle-toi François Baotou évoqué l'idée de faire un référendum à propos des finances publiques et bien Emmanuel Macron est revenu sur le sujet et a décidé de ne rien s'interdire sur les référendums, sauf sur la question des retraites et de l'immigration aussi. Je le cite "À chaque fois qu'on sera trop lent ou bloqué, on peut aller au référendum et je prends mes responsabilités. Cela pourrait être sur les grandes réformes économiques, sociales et éducatives." Thomas, qu'est-ce que tu en penses de cette idée de référendum ? parce qu'à la base on pourrait dire c'est une bonne idée mais après tout dépend de comment le débat est cadré.
C'est toujours la même chose. C'est-à-dire que oui, ça dépend comment les questions sont posées, comment le débat est cadré. C'est bien d'interroger la population mais il faut l'interroger avec honnêteté.
C'est-à-dire que si on si le but du référendum est d'avoir une réponse concrète de ce que veulent les Français, c'est une bonne chose. Si le but c'est de manipuler quelque part l'opinion des Français pour avoir le résultat escomptter et ne pas en tenir compte si on a le résultat inverse qui s'est passé sur des référendums précédents, bah ça sert à rien. C'est une perte de temps.
Et moi ça qui me fait peur, c'est que je sais que les questions vont être mal posées. C'est-à-dire que si c'est une question un peu comme le grand débat avec les gilets jaunes où on part du principe que la question de la réduction des déficits à marge forcée, elle est obligatoire alors que rien ne nous oblige de le faire aussi rapidement et que elle peut se faire de façon différente, les questions vont être des questions qui seront fermées. Et c'est c'est un vrai problème.
Et il y a moi le deuxème la deuxième chose, c'est qu'il y a aujourd'hui une forme d'hégémonie culturelle des médias d'extrême droite. C'estàd qu' vont ils vont marteler toute la journée, porter le débat et ils ont une influence aujourd'hui majeure. Donc j'ai pas confiance.
Je sais que le débat serait maltraité. Sur la question enfin nous l'avons vu, on a souvent parlé ici sur les les grosses réformes qui ont eu lieu. Il y a un consensus dans tous les médias, point bar, public, privé, tout ce que vous voulez.
Il y a un consensus sur la réforme des retraites. Il y a un consensus sur la dette. Il y a un consensus sur il y a trop de fonctionnaires, il y a un consensus.
Donc je veux dire et quelque part et et c'est triste à dire mais euh la la pensée libérale elle va d'une partie de la gauche jusqu'à l'extrême droite. C'est la même pensée et elle se retrouve partout. Donc si vous faites demain un débat sur le sur le déficit public, sur les retraites et cetera, on sait comment il va être mené.
Et là, pour réussir à convaincre euh pour que les forces de de gauche ou d'autres médias réussissent à donner un vrai avis factuel aux Français, ça va être compliqué. Moi, je me plierai à la démocratie directe comme ça et je la trouve bien, mais il faut expliquer aux gens, voilà, pourquoi le déficit, on peut le réduire moins vite. Est-ce que la dette est vraiment un problème ?
Est-ce que les investisseurs refusent de nous prêter de l'argent ? Non. Tu vois, à partir du moment, est-ce qu'on se fait pas plus de mal en faisant des réformes difficiles alors qu'on pourrait faire autrement ?
C'est ça les vraies questions qu'il faut poser aux gens avec des éléments factuels, pas avec des ben des éléments faux des éléments qui sont faux. Et quand je vois le ce qu'a dit le premier ministre sur les retraites, quand je vois ce qu'a dit encore Emmanuel Macron, on voit que quand même ils sont imprégnés du d'une forte idéologie libérale qui va parfois à l'inverse de ce que peuvent montrer les études euh académiques sur le sujet. Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porcheté.
J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et le média a tout changé ou presque. On a débarqué avec quatre nouveaux rendez-vous quotidiens dont trois directs contre matinal, journal des luttes à 13h et nos rendez-vous du soir.
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M. [Musique]
Emmanuel Macron