Nicolas Dupont-Aignan demande la démission de Véran: «Il est dangereux pour les Français» [Itv pol]
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Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour monsieur. Alors nous sommes ensemble pendant 20 minutes pour une interview politique en partenariat avec la presse quotidienne régionale qui est représentée aujourd'hui par Florent Buisson, journaliste à la République du Centre basé à la rédaction d'Orléans. Bonjour Florent. Bonjour. Bonjour monsieur. Nicolas Dupont-Aignan, on commence cet entretien par évoquer forcément la COP26 qui s'est ouverte ce week-end à Glasgow. Est-ce que vous êtes confiant dans la volonté des dirigeants des pays du monde entier
et bien d'augmenter leurs efforts pour lutter contre les réchauffements climatiques ? Dans les paroles, certainement. Le problème, c'est qu'on est très loin du respect des précédents objectifs et on en ajoute un autre. Et le problème de fond, vous le connaissez, c'est la Chine qui était très mal représentée à cette COP et qui finalement, en fait, est le passage écran-destin du monde. Donc je trouve qu'il y a beaucoup d'erreurs, beaucoup d'approximations, beaucoup de culpabilisation des Français, alors que nous sommes le pays qui pollue le moins au monde par habitant, un grand pays industrialisé.
Vous savez que nous sommes dans le polon de tête, sixième pays de l'OCDE, l'Allemagne est treizième, les États-Unis trentième et la Chine n'en parlons pas. Donc ce que j'aimerais, c'est qu'on aborde les vrais enjeux. Et quel est le vrai enjeu ? C'est de limiter nos importations, de produire français, puisque nous avons un modèle énergétique grâce au nucléaire qui nous permet d'avoir une production sans gaz à effet de serre. Et plutôt que de culpabiliser en permanence les Français, les automobilistes, leur faire croire que c'est de leur faute, on ferait mieux de fermer les centrales de bombes polonaises et allemandes et de faire pression sur la Chine.
Si je devais résumer, à chaque fois qu'on achète un produit allemand ou un produit chinois, on contribue à l'effet de serre. Et tant qu'on ne dira pas ça aux Français, on leur mentira. C'est ça la réalité.
Le problème est évidemment plus large que celui de la France. Ça se joue aussi sur le terrain de l'Union européenne. Est-ce que l'Union européenne et la France doivent agir de concert, j'ai envie de dire, pour lutter, être moteur dans cette lutte ?
Bien sûr, mais en fait, l'Union européenne fait tout le contraire. Quand l'Union européenne signe un accord avec le CETA, avec le Canada, qui exploite des schistes bitumineux, quand l'Union européenne prévoit un accord d'investissement majeur avec la Chine, quand l'Union européenne signe l'accord avec le Mercosur... Donc il y a une sorte de schizophrénie. C'est-à-dire que d'un côté, tout le monde dit qu'il faut lutter, on passe même de 2 degrés à 1,5. Formidable. On est sur une tendance à 3. Donc on est en plein délire. Et en même temps, on nous explique qu'en France, les ZFE, on va interdire aux Français d'accéder en voiture dans les métropoles, alors que c'est pas ça qui pollue.
C'est rien par rapport aux vrais enjeux. Donc moi, j'aimerais juste qu'on aille sur les vrais enjeux au niveau international, c'est-à-dire faire effet de levier. J'ai écrit un rapport sur la pollution des océans, qui est un truc dramatique avec l'océan plastique. On voit que les pays d'Asie ne respectent aucune règle. Donc si on ne se sert pas du commerce mondial pour faire effet de levier en disant soit une taxe carbone aux portes de l'Europe, soit la rupture des accords commerciaux, tant qu'il n'y a pas un effort côté chinois pour vraiment lutter contre les gaz à effet de serre, on va à la fois emmerder les Français, pardonnez-moi, et avoir la planète qui saute. C'est ça que j'aimerais.
En revanche, en France, il y a des choses qu'on peut faire de mieux. C'est l'économie circulaire, c'est-à-dire recycler davantage. C'est le thermique. Je propose dans mon projet présidentiel que les aides aux éoliennes qui sont totalement inutiles partent vers l'isolation des foyers parce qu'au rythme de ma prime rénov', on y sera dans un siècle. Donc le plan du gouvernement qui, selon vous, n'est pas assez ambitieux ? Il est totalement dérisoire. C'est mieux qu'avant. Il a rajouté en 2022 3 milliards, ce qui est bien. Mais si vous voulez, je regardais, il y a 800 000 logements à peu près rénovés, mais que, en général, c'est un changement de chaudière ou des fenêtres.
Mais ce n'est pas du tout une isolation. C'est une moyenne de 5 000 euros. Vous vous rendez compte ? Et ça fait 800 000 logements. Il y a 4,8 millions de passoires thermiques. Donc il faut absolument mettre le paquet. C'est dans mon projet présidentiel le paquet sur l'isolation thermique parce que c'est bon pour le porte-monnaie et bon pour l'environnement. Or, on arrivera à lutter contre la pollution que si ça permet aussi de faire des économies de pouvoir d'achat.
Il faut lier les deux. Autre sujet international, Nicolas Dupont-Aignan, les tensions entre la France et la Grande-Bretagne autour des licences des pêcheurs français dans la Manche. Est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison hier soir de temporiser et de reporter les sanctions françaises contre les pêcheurs britanniques ? C'est une histoire de fou. Enfin, il faut qu'on arrive à un accord avec la Grande-Bretagne
parce qu'il s'agit de licences. On devrait quand même, entre deux grands pays adultes, trouver un accord. Il y a urgence. Voilà. Je pense qu'il y a tellement de sujets tellement dramatiques dans le monde si on devait quand même se mettre autour d'une table et trouver un accord. Je ne vois pas pourquoi on le trouve.
Est-ce que ce n'est pas la plus mauvaise des publicités pour les souverainistes dont vous faites partie qui prônent une sortie de l'Union européenne, ce type de désaccord qui pénalise durablement les pêcheurs français ?
D'abord, je ne prône pas une sortie de l'Union européenne. Je prône une refonte complète des traités. Au contraire, on voit aujourd'hui avec le Brexit que Johnson est fort, que Johnson nous a torpillé le contrat des sous-marins.
Vous avez le sentiment qu'aujourd'hui, le Royaume-Uni est en bonne forme.
Le Royaume-Uni est en marche. Le Royaume-Uni... Il n'y a pas de pénurie au Royaume-Uni. Il y en a en France. Il est exactement pareil, même pire. Donc il y a des pénuries partout. Simplement, il y a un pays qui est libre. Et il y a un Emmanuel Macron qui est enchaîné dépendant des Allemands. Sur la question des pêcheurs français, monsieur. Pareil. Il est enchaîné. D'ailleurs, l'Allemagne le lâche en permanence. On l'a vu sur l'affaire des sous-marins. Au moment où Johnson nous s'abordait, Mme Merkel signait un accord spatial.
Vraiment, sur la question des pêcheurs français, vous, qu'est-ce que vous feriez si vous étiez aujourd'hui aux manettes ?
Je ne travaillerai plus avec l'Union européenne sur la pêche. Je travaillerai directement avec la Grande-Bretagne. On aurait un accord avec un bras de fer. Je défendrai les intérêts de la France. Pas comme a fait Emmanuel Macron qui fait semblant. Parce que vous allez voir qu'il a retiré ses sanctions et qu'il va se coucher comme d'habitude.
Ça sera au détriment des pêcheurs français ?
Eh bien malheureusement, parce qu'il y a d'un côté un homme qui défend ses intérêts nationaux et de l'autre, un homme qui ne les défend pas. Donc, mais cette affaire, il faut un accord global avec la Grande-Bretagne sur tous les sujets. Et ça passe par une négociation de liberté sans passer par l'Union européenne. C'est la seule solution. En revanche, moi, je suis pour des programmes de coopération européenne. Comme on a Airbus, Ariane. Parce que si on veut faire face à la Chine et aux États-Unis, oui, il faut de l'Europe. Mais de l'Europe par coopération, par projet. Donc je ne suis pas pour un Frexit. Je suis pour une renégociation. On retrouve nos frontières, notre budget, nos lois.
Et puis en revanche, ça en finit avec cette Union européenne qui nous tue à petit feu. En revanche, il faut des coopérations européennes. Et d'ailleurs, la Grande-Bretagne en a plein. Et d'ailleurs, si vous regardez ce qui s'est passé, qu'est-ce qui s'est passé ? L'Allemagne a cédé la France. Parce que pourquoi pour vendre leurs produits en Grande-Bretagne ? Je vous rappelle qu'on a quand même un excédent commercial avec la Grande-Bretagne. Il ne faut pas l'oublier.
Nicolas Dupont-Aignan, on va évoquer les questions de sécurité. Oui, vous avez vu ce drame. Oui, voilà. On va parler notamment des agressions de policiers et du tableau des primes qui encourageait au meurtre de policiers, également au viol de policières. C'était en Seine-et-Marne ce week-end. Qu'est-ce que vous proposez pour limiter les agressions de policiers ?
Ce parachutiste qui, hier soir, a été lynché. Ce parachutiste lynché dans une rue de France à la sortie d'un restaurant. Enfin, je ne sais pas si vous voyez où on en est dans notre pays. C'est partout la violence. Pourquoi ? Parce que ça fait des années. Et c'est accentué par M. Dupond-Moretti et par ce gouvernement. Mais ça a hésité avant.
Tu vous interpelles encore ce matin sur Twitter, je crois, sur une autre vidéo d'un autre fait divers à Vaud-en-Velin. Une vidéo d'ailleurs dont on ne sait pas la provenance.
En tout cas, vous trouvez normal qu'un parachutiste va au dîner au restaurant, se fait lyncher, battu à mort ? Moi, je parle d'un autre fait divers. Il y en a partout, les faits divers se multiplient.
Mais qu'est-ce que vous proposez concrètement pour lutter contre cette violence ?
Mais concrètement, ce que j'ai proposé depuis toujours, des peines de prison systématiques. La fin des remises de peines pour les récidivistes. Des peines planchées. Des condamnations pour les trafics de drogue au maximum de leurs peines. Alors que la plupart des prononcés sont de moitié. La construction de 40 000 places de prison. Quand j'ai proposé cela en 2017, tout le monde m'a rionné. Le bagne au Kargelen pour les islamistes à Vy. Si on ne rétablit pas la peine de mort. Il y a un moment... Mais pour les dealers, alors, du coup, comme... Mais les dealers, au lieu de les condamner à 5 ans de prison, comme c'est la plupart du cas. Et à la fin, ils font 2 ans.
Eh bien, ils font 20 ans de prison, comme aux Etats-Unis. Je veux dire, tant que vous n'aurez pas une peine dissuasive, il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils arrêtent, puisqu'ils gagnent tellement d'argent. Tellement d'argent. Je vais vous donner un exemple très précis. Dans ma circonscription, un point de deal qu'on connaît tous. Les policiers, ils travaillent pendant un an. Ils font une enquête. Ils ont un résultat. La moitié des mineurs sont relâchés immédiatement. Immédiatement. Et les majeurs, il y en a 2 qui s'échappent, ils ne sont toujours pas rattrapés. Le procès aura lieu dans 6 mois ou dans 1 an. Le point de deal est toujours là.
Donc, tant qu'il n'y aura pas de sanctions, tant que les délinquants savent que la justice est faible, tant que M. Dupond-Moretti... La justice est trop laxiste aujourd'hui. Mais enfin, elle n'est pas trop laxiste. Elle est d'une faiblesse, un signe. Et ce n'est pas seulement la faute des magistrats. Attention. Les magistrats appliquent les lois la plupart du temps. C'est la faute des lois qui sont beaucoup trop laxistes pour une raison très simple. C'est comme il n'y a pas de place de prison. Qu'est-ce qu'ont fait tous les gouvernements ? Ils ont fait preuve de fermeté en parole.
Et en acte, on a voté ici au Sénat, à l'Assemblée, des textes qui permettent des peines alternatives pour les courtes peines. Aux Pays-Bas, une expérience a été mise en place. Dès le premier délit, une peine de prison. Vraiment. Aujourd'hui, le résultat est extraordinaire. Ils ont diminué le nombre de prisonniers. Pourquoi ? Parce que la sanction vient dès le début. Et casse les parcours qui montent en puissance des délinquants. Donc il faut revoir toute notre politique pénale. Et c'est pourquoi j'avais proposé...
Pour vous, la solution, c'est la prison. La prison, ça n'entraîne pas la résurrection. Mais la prison, tout de suite.
Mais non, c'est l'inverse. Cette fausse idée qu'on a en France, et que les pays anglo-saxons ont montré que c'était faux, c'est la théorie du carreau cassé à New York qui a permis de rétablir le calme à New York. C'est la théorie britannique, c'est la théorie des Pays-Bas. Mais attention, pas n'importe quelle prison. Je ne vous dis pas de mettre un primo délinquant de 16 ans dans la même prison qu'aujourd'hui. C'est pourquoi j'avais proposé les casernes désaffectées, en faire des centres de détention de primo délinquants. C'est pourquoi en Angleterre... Mais bien évidemment ! Et quelque chose avec des psychologues, avec une éducation. Il ne s'agit pas de tomber dans un tout répressif.
Il s'agit qu'à chaque délit, il y ait une peine appliquée. Vous savez combien il y a de peines pas appliquées en France actuellement ? 100 000. Nos policiers n'en peuvent plus. Les maires n'en peuvent plus. Les maires... J'ai encore eu un maire au téléphone il n'y a pas longtemps. Quelqu'un lui fonce dessus en voiture dans la cour de sa ferme. L'affaire est classée. Donc quand on en est là dans un pays, il ne faut pas s'étonner de voir ce qui se passe. C'est tout. Les délinquants le savent.
Ils ne sont pas idiots. Ils le savent. On va maintenant passer à la crise sanitaire puisque Nicolas Dippon-Aignan, en tant que député de l'Essonne, vous proposez une commission d'enquête sur les effets indésirables des vaccins. Est-ce que vous considérez qu'on nous cache des choses sur ces effets indésirables ? On va quand même regarder les chiffres donnés par l'Agence nationale de sécurité du médicament selon lesquels 0,1% des personnes vaccinées en France ont eu des effets indésirables avec le vaccin contre le Covid et en majorité des effets non graves.
Écoutez, ce que je demande, c'est juste la transparence. Il y a des statistiques Eudra Vigilance, Union Européenne, que vous connaissez. Il y a des statistiques... Vous parlez de vérité, pas de transparence. Oui, de vérité, mais je vais venir. De transparence, de vérité. Il y a des effets indésirables, plus ou moins. Je pense que ça rassurerait tout le monde d'avoir une interprétation et une analyse comme ça se fait dans tous les pays développés. Il n'y a qu'en France où c'est l'omerta. Voilà ce que je demande. Je demande surtout qu'on rétablisse la gratuité des tests parce que vous savez que l'épidémie repart. On en voit une légère remontée, mais qui peut...
Le taux de reproduction est supérieur à 1. J'ai toujours été un des plus prudents sur le Covid. On s'est moqué de moi, souvenez-vous, en février 2020, parce que je demandais le masque, le port du masque dans les lieux fermés. À l'époque, le ministre me critiquait pour cela. J'ai été le premier à demander des tests. J'ai été le premier à demander la suspension des vols venant de Chine. Donc je suis quelqu'un de prudent. Et je regrette ce paiement des tests aujourd'hui qui fait que beaucoup de gens ne se testent plus. Je regrette le pass sanitaire. Et je me réjouis qu'au Sénat, il y a des sénateurs courageux qui luttent contre le pass sanitaire, qui est une fausse protection.
Une fausse protection, car vous pouvez être vacciné et porter le virus. Je demande qu'on rétablisse les tests gratuits. Et je demande qu'on supprime le pass sanitaire parce que ça induit une fausse protection. Et je demande surtout, parce que je vois qu'on parle des lits d'hôpitaux.
J'aimerais qu'on parle des lits d'hôpitaux. Parce que je ne sais pas si vous savez ce qui se passe. Quand vous dites que le vaccin, on peut être vacciné et transmettre le virus, il y a quand même des études qui montrent que le vaccin diminue la charge virale du virus. Ce n'est pas rien.
Légèrement, mais il y a des études qui montrent...
Légèrement, on parle de 15 fois moins.
Non, non, non, c'est complètement faux. C'est 12 fois moins, 15 fois moins, totalement faux. Reprenez toutes les études aujourd'hui. FDA américaine, CDC, Europe, Israël. Aujourd'hui, on sait, c'est une certitude, que le vaccin peut protéger de forme grave la personne. Et c'est tant mieux. Et c'est pourquoi j'ai toujours demandé la vaccination des fragiles et des personnes âgées. Mais qu'en revanche, la vaccination n'empêche pas la transmission. Et pire, que des gens... Elle la réduit. Non, non, non. Elle réduit la charge virale, Nicolas. Non, non, elle la réduit un petit peu. Mais vous pouvez avoir une charge virale transmise par les vaccinés.
Ce qui explique, et les sénateurs l'ont très bien dit pendant le débat au Sénat, comme je l'ai dit à l'Assemblée, et M. Ruffin aussi, et d'autres de l'opposition des Républicains, le pass sanitaire est une hypocrisie induit en erreur nos concitoyens, qui relâche les gestes barrières. Donc, moi, je demande juste qu'à la veille de l'hiver, vu la situation de l'hôpital, je voudrais qu'on revienne sur l'hôpital. Quand vous pensez que le ministre a mis en danger la vie d'autrui, en suspendant 20 000 non-vaccinés soignants, qu'ils pouvaient faire des tests, il y a des autotests. Moi, j'ai proposé quelque chose, parce que je suis prudent.
J'ai proposé que les soignants non-vaccinés fassent des tests. Tous les trois jours, un test, pas la mort. Et je demande qu'on remette les 20 000 soignants suspendus dans l'hôpital qui, aujourd'hui, est en faillite. Et aujourd'hui, il n'y a pas que le Covid. Il y a des opérations cancéreuses, de tumeurs cancéreuses, qui sont repoussées, parce que les blocs opératoires sont fermés.
C'est le plus grand scandale sanitaire. Donc, vous soutenez, par exemple, aussi, dans le même sujet, ces départements qui refusent de verser le RSA aux salariés de la santé ?
Non, je trouve ça scandaleux. Je trouve ça scandaleux qu'on fasse des différences comme ça. Ça la demande du gouvernement. Mais c'est scandaleux. Il y a 15 départements qui refusent. C'est scandaleux. C'est une honte abominable. Non seulement ces soignants ont été au front. Ils ont soigné au moment de l'épidémie, alors qu'ils n'avaient pas de blouse, pas de masque. On les jette comme des chiens. On en a besoin. Les blocs opératoires sont fermés, parce que M. Véran suspend des soignants non vaccinés qui pourraient se faire tester. Il faut que ces départements versent le RSA. Évidemment, et il faut surtout qu'ils soient réintégrés dans l'hôpital pour sauver des malades.
Il n'y a pas que le Covid. Il y a une très belle enquête dans le Figaro ce matin qui dit ce que je disais il y a deux mois quand même. Ce qui est quand même incroyable, c'est qu'on le disait il y a deux mois. On est une poignée de sénateurs, une poignée de députés. Et on a alerté. Et le ministre, par idéologie, par sectarisme, a volontairement s'aborder l'hôpital. Mais je ne sais pas si vous réalisez ce qui se passe. Moi, je le dis. Et Olivier Véran devrait démissionner. Je demande sa démission. Ce ministre est dangereux pour les Français. Dangereux. Je le pèse mes mots. Il faut réintégrer les soignants. Il faut faire des tests.
Il y a des tests. Ce n'est pas compliqué. Nicolas Dupont-Aignan, on va parler de l'élection présidentielle. C'est votre troisième candidature. Vous faites actuellement un Tour de France pour récolter les parrainages. Je me rappelle, il faut 500 parrainages d'élus pour être candidat à la présidentielle. Où vous en êtes sur ces parrainages ?
J'avance. Heureusement, j'ai un réseau très fidèle de maires qui me suit depuis des années. J'ai été maire 22 ans. C'est la plus belle fonction. Souvent, je la regrette.
Combien sont-ils aujourd'hui à vous soutenir ?
C'est un secret de fabrication. Je n'ai jamais dit pourquoi. Pourquoi ? Parce que ça ne sert à rien, cette course de petits chevaux. Ce que je dis juste, c'est qu'il m'en manque. C'est que j'appelle les maires à me permettre de pouvoir m'exprimer. Car ça dépend d'eux. On a bien avancé, mais il m'en manque quand même. C'est-à-dire la moitié, un tiers ? On a avancé heureusement plus de la moitié. Mais il en manque. Je ne suis pas sûr de les avoir. Je vais être très franc. Vous n'êtes pas sûr aujourd'hui d'être candidat ? C'est très difficile. Et j'appelle les maires à m'aider à pouvoir m'exprimer librement. Car je pense que c'est un des rares à m'exprimer en fonction de mes convictions.
On peut ne pas être d'accord avec moi. Mais j'ai toujours été sincère dans mon combat.
Et pourquoi c'est difficile, M. Dupont-Aignan ? Parce que l'intercommunalité...
Il vous renvoie à d'autres invidatures, peut-être, qui portent les mêmes idées. Non, pas tellement. Si vous faites écho à Zemmour, non. Par exemple. Par exemple, non. Franchement, non. Ce qui est dur, c'est que je trouve qu'il y a de moins en moins de maires qui parrainent. Et il y a un sentiment d'écœurement des maires que je comprends. Parce que la loi NOTRe, les intercommunalités, ce sentiment d'être inutile. Les maires n'en peuvent plus des règles. Je demande l'abrogation de la loi NOTRe. Je demande qu'on réhabilite la commune, qu'on lui redonne de la liberté. Ils ont le sentiment d'être étouffés par des intercommunalités immenses, bureaucratiques, qui les empêchent d'agir.
Et les maires sont un peu écœurés et disent, à peu près, comme les Français, ras-le-bol. Et je leur dis, au contraire, permettez que le candidat qui a été maire puisse s'exprimer. Voilà. Donc je fais appel aux maires, mais heureusement, ça avance.
Nicolas Dupont-Aignan, comment vous expliquez le phénomène Éric Zemmour, qui est aux portes du second tour, si on regarde les sondages, et qui reprend vos thèses souverainistes ? Est-ce que, finalement, il n'est pas en train de réussir ce que vous n'avez pas réussi à faire, c'est-à-dire doubler Marine Le Pen ?
Alors, d'abord, deux choses. Éric Zemmour ne dit pas du tout la même chose que moi en ce moment. Je n'ai jamais été aussi loin dans un discours comme cela. Et je ne partage pas certains de ses excès.
Qu'est-ce que vous pensez de son discours ?
Je le dis comme je le pense. J'aime bien Éric Zemmour sur certains points. Nous partageons l'amour de la France et la souveraineté de la France. Mais en revanche, être gaulliste pour moi, et je suis gaulliste, après, on ne se donne pas des brevets soi-même de gaullisme, mais disons que j'ai ça dans le cœur. Pour moi, l'indépendance de la France va obligatoirement avec le rassemblement des Français. Ça, j'en suis convaincu. C'est-à-dire que je ne connais que deux catégories de Français. Ceux qui font leur devoir et ceux qui ne le font pas. Mais pour moi, l'origine, le prénom, tout ça, c'est absurde. Ça divise les gens. Premier point. Deuxième point.
Je crois que si Éric Zemmour a, dans des sondages, qui ne représentent que ceux qui sont certains d'aller voter, c'est parce qu'il a eu une promotion médiatique ahurissante. Et tant mieux pour lui. Mais j'aimerais, et je vous remercie de m'inviter, j'aimerais qu'il y ait un rééquilibrage. Parce que Zemmour le matin, Zemmour l'après-midi, très bien, libre à lui. Et moi, je ne suis pas jaloux. Mais quand même, j'aimerais l'égalité. Et puis, les Français jugeront. Car n'oubliez pas que ces sondages sont faits sur ceux certains d'aller voter. C'est-à-dire la moitié des Français. À la présidentielle, il y a 20 millions d'électeurs de plus. Et il va y avoir un vrai débat. Solution contre solution.
Je suis un homme de terrain. Pouvoir d'achat. Sécurité. Service public dans nos campagnes. Économie, mon livre. Où va le pognon ? Où est-ce qu'on prend l'argent ? Comment on le redistribue ? Parce que c'est très bien les grandes déclarations. C'est très bien les polémiques. Mais après, on fait quoi ? Il reste qui prend un espace politique qui est... Attendez la suite. Est-ce que vous ne sentez pas aujourd'hui coincé entre Marine Le Pen et Éric Zemmour ? Excusez-moi, je suis gouliste. Regardez les électeurs. Regardez les électeurs qui... Si vous regardez le panel des électeurs qui, en général, votent pour moi, il y en a beaucoup du centre.
Il y a beaucoup de personnes qui n'appartiennent à aucun camp politique. Vous savez, Éric Zemmour est plus un problème pour Marine Le Pen que pour moi. Je suis convaincu que je porterai une voie de liberté. On parlait du pass sanitaire. Éric Zemmour l'accepte. Je porterai une voie de liberté, de démocratie. Je veux créer le référendum d'initiative citoyenne. Je veux même mettre en place le référendum révocatoire. Je veux qu'on rende le pouvoir aux Français. Je pense qu'on ne réglera les problèmes que si on change le rapport au pouvoir des dirigeants. C'est-à-dire que vous pouvez élire un autre président s'il gouverne comme Emmanuel Macron d'en haut.
Et si les Français ne veulent pas changer, c'est-à-dire radicalement changer de politique, on n'y arrivera pas. Donc je porterai un projet gaulliste, démocratie, rassemblement, indépendance nationale.
Et puis on verra, les Français jugeront. Et ce sont les mots de la fin. Merci beaucoup Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité.
Nicolas Dupont-Aignan