Face-à-Face : Éric Zemmour - 20/10
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC, face à face, Amandine Attalaya. Bonjour Éric Zemmour. Bonjour Madame. Vous êtes le président du parti Reconquête et ce matin nous allons parler ensemble d'un sujet difficile. Ce meurtre terrible de la petite Lola qui a été violée, torturée, retrouvée dans une malle. C'est un meurtre qui émeut toute la France, qui choque toute la France aussi bien sûr. Une suspecte algérienne qui était en situation irrégulière a été interpellée rapidement. C'est un sujet qui, on le comprend, déchaîne les passions, déchaîne les colères. Donc on va essayer ce matin ensemble de comprendre vos positions. Vous avez décidé, Éric Zemmour, de participer à une manifestation en réaction à ce meurtre.
Pourquoi, Monsieur Zemmour, alors que la famille de Lola, qui n'est pas enterrée, a exprimé un souhait ? Pas de récupération politique. Que ne comprenez-vous pas dans ce souhait, Monsieur Zemmour ?
Je comprends très bien. Je comprends très bien. D'abord, vous savez, vous l'avez dit vous-même, c'est un crime horrible. C'est un crime qui nous émeut tous, qui nous retourne, qui nous révulse. Vous savez, on a tous des enfants, on a tous une soeur, on a tous une petite fille, que sais-je. Et on s'identifie à cette famille, on s'identifie à cette pauvre enfant. Moi, je vous affloue que j'étais, je ne sais pas comment vous dire, j'étais dans un état d'émotion qui ne se décrit pas. Moi-même, j'ai une fille, elle a quelques années de plus que cette pauvre enfant. Et on s'imagine tous, vous savez, avec la même histoire.
Monsieur Zemmour, vous comprenez qu'il faut respecter l'émotion de la famille et qu'il y a un temps de décence à respecter par Lola.
Mais bien sûr, chère madame, je la respecte ô combien. Et c'est justement parce que je la respecte que je fais tout cela. Parce que vous savez, j'ai vu chez vous d'ailleurs le ministre Bruno Le Maire hier soir demandant, comme vous, de la décence et du silence.
C'est surtout la famille de Lola qui demande ça.
On sait bien ce qui va se passer. Si on n'en parle pas, si on fait silence dans trois jours, il y aura un autre sujet. On connaît le rythme médiatique. On connaît cette méthode. Et donc, que nous disent tous les gens qui nous rencontrent de la récupération ?
Si on nous dit, taisez-vous, et faire du fracas, en parler sans cesse, et choquer une partie des Français, choquer une partie des Français qui voudraient vraiment un temps de décence.
Pardonnez-moi, je vous le répète. Je trouve que ceux qui ne sont pas décents, c'est ceux qui, justement, cyniquement, instrumentalisent la douleur de cette famille pour pouvoir se défausser de leurs responsabilités et pour fuir le débat. Parce que la décence, ce n'est pas, justement, essayer de comprendre, d'abord assumer son émotion, assumer sa souffrance, comme je le fais et comme d'autres le font, et en plus, ensuite, essayer de comprendre ce qui s'est passé pour, justement, éviter à l'avenir.
Éric Zemmour, ce débat, qui voudrait le fuir ? Parce que, tout à l'heure, à la manifestation, aucun autre parti politique n'a décidé de vous rejoindre. Le Rassemblement National, qui avait envisagé d'y aller, finalement, ne vous rejoint pas. Et Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, a déclaré, je le cite, « La tonalité donnée par certains participants ne correspond pas à la volonté initiale d'un hommage pudique et décent. » Ça ne vous a pas fait réfléchir ?
Écoutez, moi, je ne me mêle pas des autres.
Mais les autres, ils font ce qu'ils veulent.
Ils font ce qu'ils veulent. Moi, vous savez, ça prouve l'utilité du Parti Reconquête que j'ai fondé il y a bientôt un an. Parce que ça veut dire que nous sommes les seuls, justement, à protester, à ne pas nous laisser passer.
Pourquoi soyez-vous le seul à avoir raison envers et contre tout ?
Parce que c'est comme ça. C'est un peu court comme explication, pardonnez-moi, mais ça ne va pas convaincre les Français. Je vous taquine. Je voulais dire par là que je pense, oui, que nous sommes les seuls à défendre ces enfants, cette famille, les Français en général. Parce que vous savez, je voudrais dire deux choses. D'abord, quand on parle de récupération, on a une récupération borgne. Quand il y a eu le pauvre enfant Elan sur les plages de Méditerranée, que n'a-t-on dit ? Que n'a-t-on fait des unes entières, des spéciales dans les journées télévisées, etc. ? Quand il y a eu Adama Traoré qui est mort finalement dans des rixes avec la police, que n'a-t-on fait ? Que n'a-t-on dit ?
Mais quelle différence aujourd'hui ? Quand il y a eu George Floyd qui a été mort à cause des policiers américains. Encore une fois, on n'a pas demandé de délai de décence. Alors, je ne comprends pas pourquoi les uns ne doivent pas en parler et pourquoi les autres ne doivent pas en parler. J'ai l'impression qu'on a fait la distinction. Je vous le demande. Est-ce que c'est sur la couleur de peau ? Est-ce que c'est sur la nationalité ? Est-ce que c'est sur la nationalité du criminel ? Vous voyez ?
Mais la différence cette fois, c'est que les parents de la victime ne veulent pas de récupération politique. On peut le répéter en boucle, mais en fait, c'est assez simple comme raison.
Les parents de la victime, j'ai le plus infini respect, la plus infini compassion pour ces gens. Je vous le dis, je m'identifie à eux.
Vous leur avez écrit, monsieur Zemmour, vous les avez appelés.
Attendez. Non, mais vous vous êtes assuré, Eric Zemmour, qui s'était en accord avec le fait que vous vous organisez un hommage. Dites-moi, cette histoire dépasse ses parents. C'est toute la France qui est concernée. Et parce que ce n'est pas le premier crime de ce type. Il y a eu d'innombrables crimes dans les années précédentes, commis par des étrangers clandestins. On se souvient de ces deux gamines à la gare de Marseille, tués par un Tunisien. On se souvient du prêtre, tué par un Rwandais. On se souvient de la femme violée par un Algérien, par un Kosovar. Tous ces thèmes-là, on le sait, à chaque fois c'est la même histoire.
Ce sont des gens qui ne se trouveraient pas à être en France, qui reçoivent les fameuses au QTF, les obligations de quitter le territoire français, et qui ne partent jamais. Pourquoi ? Parce que la police les arrête, les met en centre de rétention ou ne les met pas en centre de rétention. Mais finalement, ils ne sont jamais expulsés. Moi, je dis qu'il y a une responsabilité de l'État. L'État, vous savez, on l'a appris jadis quand on était étudiant, l'État fonde sa légitimité sur la protection de tous. C'est pour ça que chacun d'entre nous a renoncé à se faire justice soi-même. Si l'État ne fait plus son boulot, il y a un problème, mais majeur.
Et c'est pour ça que moi, je ne veux pas qu'on se taise.
Éric Zemmour, la suspecte est une femme algérienne. Est-ce que vous auriez fait la même manifestation si la suspecte avait été une femme française ? C'est une question que se posent beaucoup de Français.
Non. Pourquoi ? Parce que tout simplement, cette femme algérienne est une étrangère, qu'elle ne devait pas être en France, et qu'un crime commis contre un enfant française n'est pas de la même eau qu'un crime commis par les Français.
C'est ce que vous appelez d'ailleurs un francocide. Posons-nous sur ce thème, parce qu'il faut en revenir au fait. Un francocide, c'est un néologisme. C'est un mot que vous avez inventé, que vous utilisez depuis quelques semaines désormais. Ça veut dire quoi selon vous, Éric Zemmour, un francocide ?
Ça veut dire un crime, justement, commis sur un Français, par un étranger, et qui, si vous voulez, ce n'est pas le crime individuel qui compte, c'est la masse. C'est-à-dire que j'ai pris exemple tout simplement sur les féminicides. Que disent les féministes ? Elles disent, jadis, on disait, quand il y a un homme qui...
Je suis obligée de vous arrêter tout de suite, parce que sur quels éléments factuels vous fondez-vous pour dire que c'est un crime raciste ?
Non, je n'ai pas dit que c'était un crime raciste.
Vous dites que c'est un crime commis contre une Française spécifiquement, donc un crime commis parce qu'elle est de nationalité française. Donc sur quoi vous fondez-vous pour dire ça ?
Mais c'est très simple. Je ne dis pas du tout qu'il y a une intention raciste. Ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est comme le féminicide. Je vous le répète, vous ne me laissez pas expliquer, mais vous allez que j'en vont comprendre. Je vous écoute, je vous écoute. L'analogie. Jadis, moi, dans ma jeunesse, quand il y avait une querelle entre un homme et une femme, et que, par malheur, l'homme tuait la femme, on disait que c'est un crime passionnel. Vous voyez, les mots ont un sens. Aujourd'hui, on dit que c'est un féminicide. Pourquoi ? Car les féministes nous ont expliqué, et ça se discute. C'est intéressant comme concept.
Que ce crime n'est pas individuel, qu'il est dans un ensemble politique, un ensemble de crimes qui prouvent qu'il y a quelque chose de pourri au royaume, des relations entre les hommes et les femmes, et que c'est le rapport de force entre les hommes et les femmes, du patriarcat, etc. Moi, je vous dis, sur ce modèle-là, par analogie avec ça, que le francocide, c'est un crime commis contre un Français par un étranger, parce que je considère qu'aujourd'hui, nous vivons un moment historique, qui est que le peuple français, sur son sol, est occupé par un peuple étranger, par une civilisation étrangère qui est en train de le remplacer.
C'est tout le thème de ma campagne présidentielle, le grand remplacement. Je pense aujourd'hui que nous vivons un moment historique où le peuple français est en danger de mort. Et cet enfant est justement le symbole. Il y en a eu d'autres, je vous ai donné des exemples.
Éric Zemmour, ce meurtre qui est vraiment horrible, aurait pu tomber sur une petite fille immigrée ?
Vous n'en savez rien.
Vous non plus ?
Ben oui, mais en tout cas, ça n'est pas à lieu. C'est pour ça que c'est difficile. Quand il y a eu la vieille dame...
Est-ce que ça veut dire par ailleurs, monsieur Zemmour ? Attendez, attendez.
Quand il y a eu la vieille dame qui a été agressée...
Chaque meurtre compte un Français est un francocide ?
Oui. Si c'est par un étranger, oui. Ben oui. Et je dirais, encore une fois pour reprendre une expression qu'affectionnent les féministes, il y a un continuum de violence. C'est-à-dire que le crime n'est que l'aboutissement de tout un continuum de violence qui part de trafic de drogue, de vol, de viol, de rodéo même. Qu'est-ce que c'est que le rodéo ? C'est une conquête de territoire pour chasser les Français de ce territoire-là. Nous sommes dans un moment historique, vous comprenez, au-delà du cas personnel qui est tragique, qui est, je vous l'ai dit vraiment, qui me retourne le sang. Je vous assure, depuis trois jours, ça me retourne le sang. C'est une horreur, cette histoire.
Mais en même temps, on a le droit à l'interprétation. C'est ça la politique. Et c'est ça la raison.
Ce qui est délicat, c'est que vous faites de cette affaire un symbole. Mais oui. Alors que ça peut être une affaire isolée. Mais non, ce n'est pas une affaire isolée, chère madame. Ce n'est pas une affaire isolée. Vous pointez des responsabilités, des responsabilités politiques, puisque vous accusez aussi les responsables d'avoir un laxisme, notamment migratoire. Mais si vous étiez au pouvoir, Éric Zemmour, et qu'une petite fille se faisait massacrer, ce serait votre responsabilité directe ? Bien sûr.
Je vais vous dire, cette femme ne devait pas être en France. Elle rentre en 2016 avec un visa étudiant. On n'aurait pas dû lui donner. Moi, je ne l'aurais pas donné.
Voilà.
Au nom de quoi ? Tout simplement, j'aurais restreint drastiquement les visas étudiants. Quasiment à rien. Et surtout pas aux pays qui ne reprennent pas les clandestins. Deuxièmement, cette femme devait être expulsée. Elle n'a jamais été expulsée.
De façon volontaire, précisons-le. C'est-à-dire qu'elle avait 30 jours. Non, mais je précise. Oui, vous avez raison. Vous avez raison.
Mais ça, j'aurais changé la loi. J'aurais changé la loi. Ce n'aurait plus été volontaire. Voilà. Deuxièmement. Troisièmement.
Vous les auriez placés de fait en centre de rétention avant l'expulsion ?
Je les aurais expulsés. J'aurais trouvé un moyen. Soit j'aurais fait pression.
Mais c'est impossible, Éric Zemmour, dans les faits. Oui, c'est possible.
Attendez.
On n'a pas de place dans les centres de rétention. Et même les plus durs disent que ce n'est pas possible.
Je sais qu'il n'y a pas de place dans les centres de rétention parce qu'on n'a pas construit non plus. On a 1 800 places alors qu'il y a 120 000 OQTF par an. Et vous savez combien... Attendez. Vous savez que le Mali,
l'Algérie, la Tunisie ne récupèrent pas leurs ressorts de 100.
Absolument. Là aussi, que fait-on ? Mais vous avez posé une très bonne question. Mais je tiens à dire d'abord que vous savez qu'il y a seulement 5% des OQTF qui sont accomplis. Vous vous rendez compte ? C'est ridicule. On est fait à 20% de Nicolas Sarkozy. On était à 20%. Et déjà à l'époque, Nicolas Sarkozy trouvait ça Il avait tout à fait raison d'ailleurs. Les Allemands sont à 50%. Il est vrai qu'eux, ils choisissent uniquement ceux qui peuvent expulser. Mais passons. Pour les pays, vous avez tout à fait raison, c'est un sujet majeur. Je pense que ces pays se moquent de nous. Ces pays nous exportent toute leur délinquance et c'est absolument scandaleux.
Et donc, ce qu'il faut, c'est faire pression sur ces pays. Regardez comme les Algériens et les Marocains sont furieux parce qu'on a réduit un peu de 20 à 50%.
On coupe les échanges économiques.
On coupe les visas. Ces gens-là n'ont qu'à reprendre leur clandestin. C'est à eux. Ils sont de leur nationalité.
La France a tenté de le faire.
Non.
Emmanuel Macron a supprimé de très nombreux visas.
20 à 30%, j'ai dit. Et déjà, ça hurle. Mais vous avez vu qu'Emmanuel Borne est allé à Canossa et qu'elle a annoncé qu'elle allait de nouveau... Elisabeth Borne.
Vous avez dit Emmanuel Borne. Excusez-moi.
Un tendancé. Voilà, exactement. Elisabeth Borne a dit qu'elle augmenterait les visas étudiants. C'est avec un visa étudiant que cette criminelle est rentrée en France. Donc, vous voyez, il faut une volonté politique. Mais je vais vous dire, il faut surtout changer l'idéologie. En vérité, les gens qui nous gouvernent et toute la classe politique considèrent que l'immigration, c'est bien. C'est, selon la vieille expression de Bernard Stasi, une chance pour la France. que, finalement, il faut absolument regarder Emmanuel Macron veut les mettre carrément à la campagne parce que les campagnes se vident. Vous voyez, il y a une idéologie immigrationniste.
Moi, je considère que cette immigration, en vérité, ne nous apporte que des ennuis et que ça a été une catastrophe depuis 40 ans de voir cette immigration de masse venue du Maghreb et d'Afrique qui, en vérité, à part quelques exceptions et quelques personnes qui s'adaptent très bien et qui s'acclimatent très bien et qui s'insèrent et qui s'assimilent très bien, les autres constituent un peuple dans le peuple, une société dans la société et une peuple hostile, en plus, de plus en plus hostile.
C'est comme si, Éric Zemmour, vous ne pointez que la responsabilité du gouvernement, Éric Dupond-Moretti, Gérald Darmanin, comme si c'était eux les responsables de ce meurtre et c'est comme si vous disculpiez, en quelque sorte, la présumée meurtrière. C'est quand même elle qui est au cœur du sujet plus que les responsables politiques.
Je suis tout à fait d'accord avec vous pour rétablir la responsabilité individuelle. Ça, vous avez raison. C'est elle qui a actué. Ce n'est pas Darmanin, Dupond-Moretti, je ne l'ai jamais accusé de meurtre. Je dis simplement, je vous le répète, la légitimité... Comme vous l'avez fié d'ailleurs
devant le Bataclan en disant que François Hollande était responsable des attentats du Bataclan. Vous faites souvent ça, pointez la responsabilité d'un président
pour des actes tragiques. S'il ne veut pas être responsable, il ne faut pas qu'il soit président de la République. Je vous le répète, la légitimité de l'État depuis mille ans, depuis deux mille ans, c'est la protection de ces sujets, disait-on sous le roi et des citoyens, disons, depuis la République. S'il ne les protège pas, il n'a plus de légitimité. Vous comprenez ? Il n'a plus la légitimité à prendre les impôts, il n'a plus la légitimité à avoir le monopole de la violence, il n'a plus la légitimité à interdire aux autres, aux citoyens de se défendre. C'est fondamental, c'est le pacte social.
Donc oui, oui, le gouvernement est responsable, il n'est pas le seul, tous les autres précédents sont aussi responsables. Sauf que là,
vous décrivez un monde illusoire, c'est le monde du crime zéro, ça n'existe pas.
Mais je n'ai jamais dit que je décrivais le monde du crime zéro. Moi, je décris le monde du francocide, ce n'est pas la même chose. C'est-à-dire, où le peuple français est agressé, martyrisé, assassiné, chassé de ses terres par un peuple étranger. Vous voulez Éric Zemmour
le rétablissement de la peine de mort. Je ne suis jamais dit
que ce n'est pas dans mon programme.
Donc vous ne le demanderiez pas pour cette présumée martyre ? Philosophiquement, je ne suis pas contre
la peine de mort, mais ce n'était pas dans mon programme. Mais ça ne me choque pas la peine de mort pour un personnage pareil. Et la même petite fille tuée par un français,
vous ne seriez donc pas là ce matin. Si j'écoute tout ce que vous dites depuis le début, la même petite fille tuée par un français, si je résume tout ce qu'on se dit depuis le début, vous ne seriez pas là ce matin. Je vous répète
que la même petite fille et la personne doit être condamnée. Et encore une fois, je vous répète philosophiquement pour ces gens-là aussi, la peine de mort ne me choque pas. Mais elle n'est pas au programme. Ce n'est pas dans mon programme présidentiel. Donc je ne vois pas pourquoi on en discute. À moins de parler de philosophie. Deuxièmement, ce crime-là, je l'aurais condamné. Évidemment. Évidemment. Mais ça aurait été un crime individuel. Là, je considère, moi, que ce n'est pas seulement un crime individuel et qu'il incarne quelque chose politiquement, historiquement. Et donc, si vous voulez, je pense, oui, que là, je viens et je donne cette analyse.
Et que je dis aux Français, ne vous laissez pas intimider par les médias si vous disent pas de récupération, pas de récupération. Il n'y a pas de récupération.
Personne ne se laisse intimider. En plus, vous êtes invité ce matin. Mais si je vais au bout de votre pensée, vous pensez que cette suspecte a choisi cette petite fille, Lola, parce que c'était une blonde aux yeux bleus ?
Je le pense, oui. On découvrira sans doute. J'ai lu un commentaire très intéressant d'un Marocain qui expliquait la tradition de sorcellerie dans les pays du Maghreb. Mais vous comprenez bien
que vous ne pouvez pas le penser. Ce n'est pas le rôle d'un responsable politique de penser, de faire des déductions d'un dossier ou une enquête et tout court. Parce que c'est vous qui m'emmenez
sur un chemin qui n'est pas le mien. Vous m'emmenez sur... Vous vous êtes laissé emmener
assez facilement. Non, non, non. Moi, je vous dis... Je n'ai pas eu à vous pousser pour que vous le disiez.
Moi, je vous dis... Je vous dis... Il y a une multitude de crimes depuis des années et des années commis, un, par des clandestins qui ne devraient pas être là. Responsabilité du gouvernement. Deux, par des étrangers. Trois, on pourrait dire d'ailleurs par des enfants de l'immigration, etc. Et je vous dis... Il y a un problème qui n'est plus seulement d'individus, qui n'est plus seulement de crimes personnels, de faits divers. Ce ne sont pas des faits divers. Ce sont des faits politiques. Ce sont ce que j'appelle des francocides.
J'ai bien compris. Votre parti, et ça fait débat, votre parti a organisé une campagne sur Internet pour faire monter le mot-clé Lola. L'association des amis d'Éric Zemmour a acheté le nom de domaine manifpourlola.fr. Il y a aussi une pétition qui récupère des données pour les exploiter à des fins politiques. Si vous n'appelez pas ça de la récupération, Éric Zemmour, vous appelez ça comment ?
Simplement, Samuel Laffont qui s'en est occupé. qui s'en est occupé d'ailleurs pour son association au départ. Vous savez, Samuel Laffont, c'est quelqu'un qui a été lui-même agressé par un migrant il y a une dizaine d'années et qui veut se battre. Mais Samuel Laffont
n'est pas autonome. En ce moment, il est autonome. Et que vous faites des choix communs. Non, non, non. Il est autonome. Ou alors vous vous dissociez de ce choix et vous dites qu'il n'aurait pas dû faire ça.
Je ne me dissocie pas du tout de ce choix. Il n'a rien fait de mal. Il a simplement rassemblé des informations. Et ça s'appelle rassemblé des informations pour indiquer aux gens où est-ce qu'il y avait des manifestations dans toute la France sur cette affaire.
Mais il a jeté le nom du domaine et vous récupérez des données politiques qui vous serviront ensuite.
Mais quelles données politiques ? Mais vous croyez qu'on a besoin de ça pour avoir des données politiques ? Mais franchement... Peut-être, monsieur Lexemont,
parce que pour conclure, ça peut donner l'impression là aussi, tout ce qu'on s'est dit ce matin que c'est la seule façon que vous avez trouvé d'exister après une campagne présidentielle qui a été compliquée. Vous avez fini à 7% et dans une année qui s'ouvre, vous n'avez pas de député.
J'ai fini à 7%. Je vous rappelle quand même que j'ai fini quatrième de la présidentielle et qu'il y avait tous les autres candidats derrière moi alors que je n'avais pas de parti au départ et que j'étais tout seul. Vous voyez, vous devriez quand même relativiser votre jugement. Par ailleurs, vous savez, ça fait 30 ans que je dis cela. 30 ans que je me bats, j'étais en tant que journaliste, en tant qu'écrivain. Je disais déjà la même chose. J'alertais déjà les gens, déjà les Français sur le drame historique qui est en train de leur tomber dessus qui s'appelle le grand remplacement. Donc vous savez, ce n'est pas pour exister.
Simplement, vous savez, depuis quelques semaines, on peut dire que depuis la présidentielle, tout me donne raison et que ce crime affreux, ce crime horrible, rajoute encore aux éléments qui me donnent raison.
En tout cas, à la présidentielle, 7% des Français ont voté pour vous et donc ça fait que vos idées ne sont pas majoritaires en l'État factuellement.
Mais vous savez, c'est Emmanuel Macron qui a été réélu. Je reconnais la légitimité d'Emmanuel Macron. Il a gagné les présidentielles. C'est tout.
Merci. Merci beaucoup, Éric Zemmour.
Je vous en prie.
Il est 8h53 sur BFMTVRMC.
Éric Zemmour