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Podcast / conversationPublic Sénat (sur YouTube)· 8 octobre 2026 27 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationSolidarités & famille

La méthode Lecornu, peut-elle apaiser le pays ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 49 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:06OuverteÉludée

    La méthode est-elle la bonne ? Peut-il apaiser le pays ?

  • 0:33ComplaisanteRéponse partielle

    Le cornu puisque c'est le thème de ce débat.

  • 1:02RelanceRéponse partielle

    Est-ce que c'était un peu maladroit ?

  • 1:43RelanceRéponse partielle

    Cette allocution auparavant aurait-elle été préférable ?

  • 3:00RelanceRéponse partielle

    La méthode a-t-elle été bonne sur la forme et la temporalité ?

  • 3:37RelanceRéponse partielle

    Faut-il attendre le maintien de l'ordre avant de répondre ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:02Fait
    « Je pense que c'était un peu maladroit, d'autant que ce n'est pas à l'habitude du Premier ministre. »
  • 1:43Fait
    « Il a donné très peu de réponses je pense que le message principal qu'il a donné c'est l'écoute »
  • 2:25Fait
    « Il n'y a pas eu du tout de prise en compte des revendications. »
  • 3:00Fait
    « Il y a un président de la République qui préside aujourd'hui, il a décidé de présider, il a décidé de donner carte blanche au Premier ministre qui est un peu seul »
  • 3:37Fait
    « il faut le reconnaître donc apporter une réponse sur le fond à un moment vous avez une bordélisation de la rue »
  • 4:15Fait
    « le message que ça fait passer quelque part on s'en occupe comme vous l'avez dit ça a commencé le 17 septembre on s'en occupe au lendemain de deux jours qui ont été particulièrement violents »
  • 4:56Fait
    « Là j'ai le sentiment que M. Lecornu paye un peu les 10 ans de politique éducative et erratiques des différents gouvernements qui se sont succédés. »
  • 5:36Fait
    « il n'y a pas eu d'annonce vraiment les concernant puisqu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de toute façon »
  • 6:16Fait
    « on est effectivement dans une redite, je dirais, de la trajectoire de la gestion d'un conflit, au fond, qui s'apparente un peu au conflit des Gilets jaunes »
  • 6:59Fait
    « un chef du gouvernement qui est cerné par toutes les crises »
  • 8:21Fait
    « La crise énergétique, elle est présente depuis 2024-2025. La crise agricole, elle est présente depuis 2024 et la crise des étudiants lycéens était déjà sorti dans la rue en 2018. »
  • 9:04Fait
    « aujourd'hui la première des préoccupations d'une majorité de français, c'est le prix des carburants et c'est la question énergétique »
  • 10:27Promesse
    « Les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre. »
  • 11:12Chiffre
    « il y a 40 000 contributions »
  • 11:47Fait
    « le diagnostic n'est pas délière, il est déjà fait »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:06

Salut Niquel Et Sébastien Lecornu qui a donc choisi Une allocution depuis Matignon Pour répondre aux multiples colères du pays Colère nicéenne, crise agricole Et inquiétude évidemment des Français Face à la hausse des prix du carburant La La méthode est-elle la bonne ? Peut-il apaiser le pays ?

0:33

et essayiste. Merci également d'être là, Brice, sur la méthode. Le cornu puisque c'est le thème de ce débat.

0:47

à 18h45, c'était la bonne méthode pour répondre à ses colères.

1:02

Je pense que c'est la violence, pas que sur la violence, pas que du côté des casseurs, mais aussi par des revendications jugées légitimes pour une grande partie de la population française, si on en tout cas les sondages. Je pense que c'était un peu maladroit, d'autant que ce n'est pas à l'habitude du Premier ministre. Très peu de communication, c'est quand même le anti-héros de la communication. C'est particulier ça des aspects positif, de communiquer vraiment que quand c'est nécessaire et plutôt avec les parlementaires avec qui il négocie. Là, c'est un exercice. On sent qu'il n'est pas à l'aise. On n'est pas habitué. On a plus l'habitude de voir le président de la République intervenir dans ce cadre et puis surtout il a donné très peu de réponses je pense que le message principal qu'il

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a donné c'est l'écoute c'est on a un devoir d'écouter ces jeunes et que leur demande est légitime il a essayé de noyer le poisson avec les demandes côté carburant, côté agriculteur. Mais ça donnait quelque chose d'un peu mou, sans véritablement de réponse concrète à tout ce qui se passe. Donc bon, l'exercice était un passage Il forme à son style, parce que depuis qu'il arrive à Matignon, Sébastien Lecordu, ce n'est pas le genre à faire des promesses, c'est plutôt le genre à dire on en est là, on va travailler puis on vous donnera des propositions plus tard. – Pas de promesses, c'est vraiment pas un Premier ministre qui fait des promesses en l'air, et c'est pour ça qu'il réduit sa communication vraiment à l'essentiel. Maintenant, on aurait aimé avoir eu

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cette allocution auparavant, c'est-à-dire qu'on a eu une communication de la part du Premier ministre la plupart du à l'Assemblée, dans l'hémicycle à l'Assemblée nationale qui ne prenait en compte que les violences faites par des casseurs qui se greffent au mouvement des lycéens. Il n'y a pas eu du tout de prise en compte des revendications. Donc là c'est un rétro-pédalage, un Il était aussi beaucoup interrogé à l'Assemblée sur la question. Oui, mais je pense que ça n'empêche qu'on peut quand même ouvrir la voie de dire il y a des véritables soucis du côté des jeunes et notamment des lycéens, leurs conditions de vie, le bâti, tout ce qu'il a rattrapé hier. Il y a eu quand même ces C'est opération attrapage, je pense. Brice, c'est aussi opération attrapage.

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La méthode a été la bonne sur la forme et puis sur la temporalité. Ça fait maintenant quasiment trois semaines que les lycéens sont dans la rue. Est-ce qu'il a trop tardé ? Et est-ce que c'est de cette manière sur la forme qu'il fallait répondre ? – Écoutez, moi ce que j'ai pu constater, c'est un Premier ministre qui est assez esselé en fait. Il y a un président de la République qui préside aujourd'hui, il a décidé de présider, il a décidé de donner carte blanche au Premier ministre qui est un peu seul, qui n'est pas trop entouré de ses ministres. Il y a eu deux temps dans cette crise, il y a eu le temps du maintien de l'ordre, c'était une réalité et donc c'était difficile de s'exprimer à un moment la première semaine qui a été une extrêmement difficile pour les forces de l'ordre

3:37

il faut le reconnaître donc apporter une réponse sur le fond à un moment vous avez une bordélisation de la rue vous avez des émeutiers c'est extrêmement difficile en termes de messages politique. Donc moi, je pense que il a eu raison d'attendre d'abord le sujet du maintien de l'ordre et là, il y a vraiment la nécessité d'apporter une réponse concrète aux revendications légitimes des étudiants. Donc on est dans un deuxième temps. D'ailleurs, il l'a dit hier, hier, il a dit, je donnerai une réponse. Alors, c'est une manière de gagner. On va y venir sur le fond. Moi, je suis pas du tout d'accord. J'ai l'impression qu'il y a eu une répétition de ce qui s'est passé au moment des Gilets c'est-à-dire qu'on répond quand il y a de la violence vous rendez compte

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le message que ça fait passer quelque part on s'en occupe comme vous l'avez dit ça a commencé le 17 septembre on s'en occupe au lendemain de deux jours qui ont été particulièrement violents donc ça veut dire j'entends, j'écoute que quand ça commence à chauffer dans la rue. Ça c'est un message terrible et ça a été pareil pendant les gilets jaunes on voit pas le mouvement il y a de la violence et on donne des réductions d'impôts de plusieurs milliards d Ça peut paraître inaudible de répondre sur le fond à un moment où vous avez des émeutiers et des problèmes d'insécurité. Pourquoi pas avant ? Oui bien sûr il y a eu la convention Il y a eu deux semaines et puis et c'est vrai qu'il y a eu des conventions citoyennes notamment celle sur l'éducation nationale qui n'a pas été suivie des faits.

4:56

Là j'ai le sentiment que M. Lecornu paye un peu les 10 ans de politique éducative et erratiques des différents gouvernements qui se sont succédés. Donc il arrive lui un peu en fin de course dans un climat, on en parlera tout à l'heure extrêmement compliqué, social, économique et budgétaire avec une multitude de revendications et à six mois des élections présidentielles. Donc c'est un exercice extrêmement difficile sur le fond et en termes de communication pour le Premier ministre. Michael, est-ce que la méthode est la bonne ? Est-ce que la rareté dans sa parole est payante ou c'est tout le contraire On voit bien que le scepticisme, en tout cas de la part des lycéens au moins,

5:36

après qui accueillent les paroles et l'allocution parce qu'il n'y a pas eu d'annonce vraiment les concernant puisqu'il n'y a pas d'argent dans les caisses de toute façon, donc il n'y a pas d'annonce à faire. De ce point de vue-là, on voit bien que ça montre bien que c'était pas la bonne méthode. On peut aussi regretter et de notre point de vue des journalistes, on le regrette toujours que l'on On préfère au fond l'allocution tranquille face au questionnement journalistique qui permet de pousser dans les retranchements et de faire ressortir peut-être des contradictions entre ce que voudrait le Premier ministre, ce qu'il peut faire et ne pas faire. Moi, ce qui me frappe, c'est qu'au fond, on est effectivement dans une redite, je dirais,

6:16

de la trajectoire de la gestion d'un conflit, au fond, qui s'apparente un peu au conflit des Gilets jaunes, c'est-à dire qu'en réalité, et d'ailleurs c'est intéressant puisque les jours de manifestation, on les appelle les actes. Ils sont appelés les actes comme les actes des samedis des manifestations des Gilets jaunes. Donc là, il y a une volonté effectivement de calquer cette fois-ci sur des Gilets jaunes. Exactement, ce qui s'est passé à l'époque avec les Gilets jaunes pour donner un caractère de révolte qui ne peut que continuer. On a effectivement le parallèle avec des annonces. Là, en l'occurrence, il n'y a pas eu d'annonce chiffrée. Il faut aussi entendre dans ce qu'on voit avec le Premier ministre,

6:59

c'est-à-dire un chef du gouvernement qui est cerné par toutes les crises. L'annonce d'hier, c'est sur le diesel, ce n'est pas sur la lycéen parce qu'il y a aussi cette annonce-là, ce sujet-là en arrière-faux qui, au fond, peut être plus important et plus urgent pour le gouvernement, c'est-à-dire la crise du carburant et ses implications, notamment aussi chez les agriculteurs. Mais justement, est-ce qu'à mélanger tous les sujets et toutes les crises finalement, puisqu'il a parlé agriculture, il a parlé carburant, il a évidemment parlé de la mobilisation, il a parlé de la crise budgétaire. Est-ce qu'il ne crée pas lui-même une convergence des luttes ? – Il sollicite un peu l'intérêt général et montre tout ce Voilà,

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tous les soucis qu'il y a pour expliquer qu'il ne peut pas répondre, comme on le faisait auparavant avec le quoi qu'il en coûte, à chaque profession, chaque domaine, avec un chèque à chaque fois. Voilà, il a essayé. Moi, je trouve que ça donne un En effet, on essaie de noyer le poisson et on n'a pas véritablement de réponse concrète. Maintenant, l'exercice était un peu obligé, donc il s'est rattrapé justement à cette façon -là d'établir un petit peu l'état des lieux des crises, mais sans véritablement répondre. C'est délicat. – Oui, c'est aussi une manière de dire aux Français qu'il n'y a pas qu'une seule crise. Je suis confronté à la crise énergétique, je suis confronté à la crise des agriculteurs, à la – À la crise d'enseignants.

8:21

C'est-à-dire la convergence des luttes qu'un gouvernement peut penser veuille éviter, finalement il a créé quelque part dans son discours. – Elle est de fait, elle est présente, la crise énergétique, elle est présente depuis 2024-2025. La crise agricole, elle est présente depuis 2024 et la crise des étudiants lycéens était déjà sorti dans la rue en 2018. Et les sujets de fonds qui intéressent les lycéens, Parcoursup, les classes surchargées, les non-reemplacements de profs, etc. C'est du récurrent depuis maintenant plus de 10 ans. Donc il veut aussi montrer aux Français qu'il doit répondre lui en même temps à une multitude de crises, qu'il ne peut pas privilégier une crise sur une autre.

9:04

Et je trouve que sa démarche, elle n'est pas inintéressante, parce que comme vous le disiez justement, aujourd'hui la première des préoccupations d'une majorité de français, c'est le prix des carburants et c'est la question énergétique. Répondre à tout en même temps, ça peut paraître un peu sentiment qu'il dilue les responsabilités ou qu'il dilue les solutions, mais en même temps, il doit répondre à à toutes les revendications qui se posent à notre pays et à ses différentes parties prenantes. C'est quoi ? C'est une manière aussi de dire qu'on ne tient pas plus compte de la crise ICN qu'on ne tient compte de la crise du pouvoir d qu'on ne tient compte de la crise des agriculteurs ? Ou alors on tient compte de toutes les crises. C'est vrai que c'est...

9:45

Au fond, c'est un peu le champ du signe en même temps. Il a toutes les crises en même temps. Voilà. Il n'y a pas de solution en même temps. Il y a tous les Et en fait, la vraie convergence, elle est là, parce qu'à côté de la phraséologie romantique révolutionnaire de la convergence des luttes que veulent évidemment en permanence entretenir les syndicats qu'ils vont tenter encore de construire, parce qu'on est face à Il ne faut pas se leurrer, on est comme dans une construction politique, on va en parler, liée au coup d'envoi de la campagne présidentielle. Donc de ce point de vue-là, on sait qu'on va une fois de plus avoir ces appels, donc de la part des syndicats et de la part de certains partis politiques, évidemment la France insoumise

10:27

pour dire il faut faire converger toutes les colères. Mais enfin elles convergent déjà et les Français ont l'habitude de donner un rendez-vous pour y répondre. En général, c'est plutôt dans les urnes. Allez, on va voir sur le fond qu'est-ce qu'il a répondu finalement aux lycéens. On va l'écouter, on va le réécouter C'est-à-dire Sébastien Lecornu. Les premières décisions du gouvernement seront présentées à la fin du mois d'octobre. Et le budget de l'éducation nationale sera d'ailleurs discuté à l'Assemblée nationale le 12 novembre prochain. Cela nous laisse donc un mois pour traduire les contributions et les propositions des lycéens en amendements sur lesquels les députés et les sénateurs devront s'entendre. Les débats auront lieu, chacun prendra ses responsabilités,

11:12

le gouvernement en tête. C'est quoi ? C'est de la prudence ? Ce n'est pas de fausses promesses ? C'est de la temporisation ? Ça sent un peu… On parlait des Gilets jaunes, il y a un petit peu de ça quand même. On va refaire un peu des des débats, des concertations pour savoir avec la plateforme quelles sont vos attentes, quelles sont vos difficultés. On gagne du temps quand même parce que... Alors il dit quand même qu'il y a 40 000 contributions. Oui, oui, tout à fait, ça marche. Mais ce que je veux dire, c'est que globalement, le diagnostic n'est pas délière, il est déjà fait, c'est un peu comme les urgences dans les hôpitaux, c'est un peu comme les agriculteurs, on le connaît le diagnostic, c'est juste qu'on n'a pas les leviers pour véritablement régler tous ces problèmes.

11:47

Donc, il y a une idée de gagner du temps. Moi, je pense que le message principal, encore une fois hier, c'est l'écoute. Il a dit on a un devoir. C'était étrange d'ailleurs. On a un devoir d'écouter comme si on était forcé, contraint d'écouter les lycéens. Oui, je pense que c'est la base. C'est vrai qu'il y a beaucoup de crises, mais c'est quand même l'avenir. On ne sait pas former les jeunes. Comment on peut espérer avoir de l'activité, de la croissance à une société qui va bien ? Donc, c'est déjà l'écoute. Après, je pense que oui, on gagne du temps avec la concertation. Il y a des signaux, quand même, qui sont donnés dans les problèmes identifiés. Il y a par exemple le bâti scolaire. Il y a des budgets qui sont à la baisse là -dessus, des rénovations d'école ou quoi.

12:24

Donc, ce n'est pas possible. Il va falloir quand même avancer un petit peu dans le concret. Là, on gagne du temps. On va voir ce que donnent ces journées de réflexion. Mais c'est déjà fait. Le diagnostic, il est déjà là. D'autant qu'il est sous la pression des oppositions. On va écouter le premier secrétaire du Parti socialiste candidat à la primaire Olivier Faure, ce matin sur France Info. Moi, j'ai le sentiment que le gouvernement joue en réalité le pourrissement. Il aurait pu, dès hier, annoncer, par exemple, que toutes les armes de guerre qui sont utilisées contre les lycéens allaient être prohibées. On est devant un gouvernement qui dit on verra, peut-être fin octobre, vous auriez quelque chose après les vacances scolaires. – Sébastien Lecornu doit recevoir les lycéens — Bien sûr.

13:06

Bien sûr. C'est la première marque de respect. C'est une façon de leur dire « je vous comprends, je vous écoute ». Moi, je trouve ce mouvement formidable. — Temporisation ou stratégie du pourrissement, comme le dit Olivier Faure Écoutez, peut-être un peu des deux. Peut-être un peu des deux, mais l'éducation nationale, c'est vraiment le sujet multidimensionnel par excellence d'une société. Ça touche à la fois, ça touche, on voit bien, en En France, ça touche à la transmission des savoirs, ça touche à la laïcité, ça touche à l'insécurité. Et les Français y sont très attachés, d'ailleurs dans les différents sondages d'opinion que l'on fait, l'éducation nationale, c'est une des priorités des Français. Ça, c'est une réalité. Deuxièmement, je pense qu'il y a un vrai sujet dans ce pays.

13:49

Il y a un sujet, on parle beaucoup de l'État. L'éducation nationale, vous savez, sur cette affaire des lycées. On veut, si vous voulez, avoir une communication nationale autour de cette thématique. Mais chaque lycée a des spécificités dans chaque territoire. En France, vous avez des recteurs. Vous avez sous les recteurs des directeurs d d'académie, vous avez des proviseurs. Moi je ne comprends pas que depuis des années, on sait ce qui se passe, on ne convoque pas l'ensemble de directeurs, l'ensemble des idées d'ASEM, les directeurs de l'administration, pour leur dire voilà, moi dans mon académie j'ai X lycées il y a X problèmes qui sont déjà parce que les problèmes sont identifiés et pourquoi à l'échelle locale

14:31

on ne résout pas ces problèmes là territoire par territoire. C'est-à-dire que l'État n'a pas de réflexion, j'allais dire, territoriale et pragmatique. À chaque lycée, il y a une problématique. Le lycée à Créteil, il y a une problématique qui n'est pas la même que celui à Besançon ou que celui à Marseille. Il faut qu'on ait un État qui soit plus agile, qui soit vraiment décentralisé. C'est le résultat de l'impossible décentralisation ? En fait, il y a toujours une volonté politique à l'échelle nationale, mais quand on veut, à l'échelle locale, mettre en œuvre, il y a toujours un problème. Alors que l'administration de l'éducation nationale n'a jamais été aussi importante. Donc il y a bien un problème entre l'État central et l'État décentralisé.

15:13

Et avec une une des fausses, également totalement hypocrite de la part de l'Etat qui demande aux régions de continuer à administrer les lycées alors que les budgets sont reniés en permanence. Donc, de ce point de vue-là, on n'est que face à des impasses que face à des impossibilités de pouvoir justement mettre en place des politiques cohérentes et une fois de plus on assiste effectivement une forme d'impair ici d'un état qui n'arrive même pas à parler à ses personnels c'est-à-dire qu'en réalité c'est à l'échelle d'une entreprise ce serait absolument surréaliste c'est-à-dire qu'il n'y a jamais au fond de discussion ni de capacité vraiment de management

15:53

de la responsabilité de la structure vis-à-vis de ceux qui la font tourner donc de ce point de vue là oui on voit bien qu'on est au fond tout ça ce sont des crises à chaque fois toutes les crises à laquelle on assiste elle raconte toutes la même chose, la fin d'un modèle.

16:10

Autre crise qui a été évoquée hier, c'est la crise des agriculteurs. En ce moment, à Courmont-de-Verne se tient le plus grand salon d'élevage d'Europe. On va y retrouver Nicolas Nicolas Faucon, bonjour, merci beaucoup d'être avec nous. Nicolas, journaliste à La Montagne, Annie Gennevard est arrivée dans ce salon de l'élevage. Sébastien Lecornu l'a dit, elle doit annoncer des mesures aux agriculteurs. Oui, bonjour. Oui, elle est arrivée hier soir en fait. Elle a commencé par faire un tour, aller assister, visiter les agriculteurs Place de Jaude et ce matin elle sera au salon, au sommet de l'élevage donc à Cournon où elle doit faire des annonces justement, elle est très attendue par les agriculteurs.

16:49

Elle va parler du fonds de réarmement agricole et va annoncer des aides d'un montant de 235 millions d qui devraient soulager des trésoreries qui ont été vraiment mises à mal par la multiplication des crises, la sécheresse cet été, et notamment qui a vraiment beaucoup impacté les agriculteurs. Donc il y a beaucoup d'attentes effectivement ce matin, à couronnant au sommet de l'élevage chez les agriculteurs. Durant ces trois jours, c'est un véritable défilé de politique, ce salon de l'élevage est d'autant plus à six mois de la présidentielle. Hier, Marine Le Pen était présente dans les travées du salon. Est-ce que c'est elle qui récupère politiquement la colère agricole ? Hier, ce qui était frappant, c'était l'engouement qu'elle suscitait.

17:32

Elle était entourée par nuée de journalistes et également beaucoup de personnes qu'il a suivaient, qui réclamaient des selfies. Ça a été ininterrompu pendant une bonne partie de la journée. Elle est arrivée en milieu de matinée, elle est repartie en milieu d'après-midi et ça a été non-stop. Donc elle apparaissait en terrain presque conquis chez les agriculteurs, notamment chez les plus jeunes. Beaucoup de lycéens agricoles étaient présents et avaient l'air assez conquis. Et c'est vrai que ça rejoint un petit peu les les enquêtes, les études qui sont menées par les centres spécialisés en vote agricole qui montrent qu'il y a une forme de bascule banche et moins de 40 ans pour le vote en faveur de l'extrême droite, à moins de 40 ans effectivement il y a

18:17

une sorte de tendance au vote extrême droite beaucoup plus marquée que les générations des plus de 40 50 60 ans qu'eux qui eux restent vraiment plus attachés à la droite républicaine, tendance catholique, gaulliste. Merci Nicolas. Merci beaucoup d'avoir été avec nous pour nous parler de ce salon de l'élevage à une de la montagne, le grand défilé. C'est à la une de votre journal. Nicolas parlait d'un basculement du vote des agriculteurs. Ça veut dire qu'aujourd'hui, c'est Sébastien Lecornu qui avait donné des réponses aux agriculteurs à son arrivée. Finalement, il a perdu cette confiance. Les agriculteurs, ils se tombent plus vers Marine Le Pen. La confiance s'étiole progressivement. Juste une photographie.

18:59

Le monde agricole, c'est à peu près 1 ,5 % de la population active. Mais sur le plan électoral, ça représente 6 %, donc c'est pas neutre. Jusqu'à présent, c'est vrai, quand je regarde les chiffres du soutien des agriculteurs lors des dernières élections présidentielles, ça allait plutôt vers la droite républicaine, François Fillon, Valérie Pécresse, et aujourd'hui c'est en train de glisser progressivement vers le Rassemblement national. Pourquoi ? Parce que, un, vous avez ce qui est vrai depuis des années, une crise économique agricole très très forte avec des revenus très faibles, vous avez un sentiment d'injustice réglementaire de la part des agriculteurs, vous avez une colère contre l'Etat, ça c'est une réalité, une vraie colère contre l'Etat, et vous avez une proximité

19:40

croissante de plus en plus forte entre les revendications des principaux syndicats agricole, FNSEA, et le Rassemblement National. Moi je vois un certain nombre d'amendements aujourd'hui à l'Assemblée Nationale qui sont repris et portés par des parlementaires du Rassemblement National. Et si vous voulez, autant le monde rural vote progressivement en faveur du rassemblement national pour des raisons de déclassement des raisons géographiques des raisons territoriales autant les agriculteurs vont maintenant de plus en plus vers un vote rassemblement national on l'a vu au municipal on l'a vu même au sénatorial chez certains élus ruraux parce que là ce sont des revendications qui sont plus professionnelles et c'est un sentiment d'injustice et une colère contre l'état oui –

20:23

Oui, je pense que le Rassemblement national a gagné une bataille, celle de représenter celui qui s'occupe le plus des préoccupations concrètes des gens. Et il y a de ça dans les agriculteurs. Moi, je vous parle d'une politique plus nationaliste, l'Europe vous distribue pas assez bien, la PAC ça marche pas bien, la politique agricole commune. Je vais m'occuper de vous. Pareil pour dans le rural. Et ils ont gagné un petit peu cette de bataille, de faire croire parce que quand on voit le budget qu'ils ont présenté qui est assez fantaisiste c'est du bluff mais en tout cas ils représentent ceux qui s'occupent le mieux, qui prennent par la main Cédric Marine Le Pen a transformé le parti de ce C'est vraiment la mère de famille de la France

21:05

qui va s'occuper des uns et des autres contre un gouvernement qui, même s'il ne fait pas trop de promesses, en tout cas Sébastien Lecornu, n'arrive pas à répondre concrètement parce que cette crise, on se souvient de Gabriel Attal au milieu des votes de foie, faire une grande communication. Trois semaines après, il n'y avait pas grand-chose qui était concrétisé. Donc c'est vrai qu'ils attendent beaucoup. – Même s'il a annoncé des mesures et qu'il a présenté des mesures à Gabriel Attal. – Oui, oui, tout à Et puis il y a eu quand même des lois, mais c'est vrai qu'il y a urgence et qu'il faut quand même rattraper ça. Donc c'est un discours, c'est difficile parce qu'on est d'un côté sur l'émotion et de l'autre côté sur quelque chose de l'ordre d'une réponse plus raisonnable.

21:40

C'est beaucoup plus facile pour une Marine Le qui n'est pas aux manettes et qui peut faire des promesses largement en l'air. Et Sébastien Lecornu a aussi pris des mesures. Il y a la loi d'urgence agricole qui a été examinée au Parlement, mais la méthode Lecornu ne marche pas avec les agriculteurs, Michael La méthode Lecornu, elle va trouver sa butée parce qu'il y travaille en solo. Il ne communique pas. Il préfère travailler sur le champ parlementaire pour trouver des accords. Il a rencontré quand même les organisations et l'école ces derniers jours. Il se démène énormément, mais il n'est pas dans une logique de démonstration. Il n'est pas dans une logique de faire savoir. Il est plutôt dans du savoir-faire. Et de ce point de vue là, c'est là que ça coince maintenant.

22:21

Il y a un besoin également de faire savoir. D'autant plus qu'on l'avait évoqué rapidement. Mais si c'est une réalité, il a au-dessus de lui un Emmanuel Macron qui trépigne un peu, qui laisse entendre que ça ne va pas assez vite, qui fait comprendre que sa convention citoyenne sur les rythmes scolaires, elle aurait été peut-être bien heureuse d'avoir été prise en compte. Parce qu'effectivement, ça aurait montré qu'en amont, ça aurait pu peut-être désamorcer éventuellement un conflit naissant. Mais toujours est-il qu'on assiste aussi à quelque chose d'inédit, c'est le mot de mise à l'intérieur ces jours-ci. C'est-à-dire que nous aussi, on voit quelque chose d'inédit, c'est-à-dire qu'on voit, on en parlait tout à l l'heure, on voit au fond un théâtre de crise sociale précéder une campagne

23:03

présidentielle. Et en général, c'est plutôt le contraire. Donc là aussi, on est dans un moment, un décor politique qui est nouveau. Émilie, juste avant de vous donner la parole, question, est-ce que Sébastien Lecornu est le seul responsable de la situation ou est-ce qu'il paye la facture des quinquennats d'Emmanuel Macron ? On va voir ce qu'en dit Raphaël Luxman, candidat lui aussi à la primaire de la gauche. Ça ne répond pas aux colères profondes qui animent ce pays. Et pourquoi ça ne répond pas à ces colères ? C'est que le Premier ministre est l'héritier de dix années, dix années d'injustice, d'impuissance qui ont suscité ces colères. Et donc il se retrouve dans une situation où oui, certes, que c'est bon à prendre et nous, on prend. Mais ce n'est pas suffisant.

23:41

On paye la facture du double mandat Macron? Si on est honnête, ça remonte même à avant dix ans. Je pense que c'est des Si on parle de l'industrie, ça fait 30 ans que la France se désindustrialise. Il y a des problèmes qui ne datent pas d'hier et qui ne datent pas. L'agriculture aussi. Mais oui, ça vient, c'est l l'héritage d'Emmanuel Macron, mais de bien avant. Moi, ce que je trouve terrible, c'est qu'en effet, on est à la veille d'une élection présidentielle très importante et délégislative, et on est au moment où on devrait faire des choix, déjà, parce qu'on n'a plus assez d'argent pour tout financer. Comme vous le dites, le modèle économique, social de la France, il est un peu à bout. On devrait là être en train de faire des choix et c'est justement à ce moment-là que c'est impossible.

24:24

C'est vraiment pas l'heure parce qu'il n'y a pas la marge et que les élections et qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée. C'est vrai que la dissolution, là, pour le coup, décidée en 2024 par Emmanuel Macron, n'a pas arrangé les choses parce qu'au moins, ça leur aurait permis de passer des décisions, de concrétiser, alors que ce n'est même plus possible. Et Sébastien Lecornu, non seulement il hérite de ce bilan qui date de bien avant Emmanuel Macron, mais en plus il est dans une situation où il est obligé de faire attention aux uns et aux autres. Et on le voit bien avec cette espèce de budget qui n'a pas de sens, qui essaie de protéger un peu les entreprises, mais quand même, qui essaie de protéger les retraités, mais qui va quand même piocher.

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Il est un peu partout, c'est Shiva du budget, mais ça marche, c'est compliqué. Mais ça va lui barrer la route vers l'Elysée. Il peut encore être un recours aujourd'hui, Sébastien Lecornu ou pas Je pense que ça va dépendre de comment se passe le budget et comment il sort de ce budget. Moi, je reste persuadé que Sébastien Lecornu peut être encore un recours. Il a une bonne image auprès des Français, quand j'ai dit une bonne image, c'est qu'il a l'image d'un un Premier ministre qui s'occupe des affaires du quotidien, qui a une image de sérieux et qui fait ce qu'il peut, comme vous le disiez justement, dans un moment extrêmement difficile, notamment sans majorité à l'Assemblée nationale et dans un contexte extrêmement compliqué.

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Mais moi, je pense que c'est très difficile parce qu'on est rentré dans une campagne présidentielle avec une polarisation. Voilà. Vous êtes soit à l'extrême gauche, soit à l'extrême droite, et au milieu, c'est extrêmement difficile d d'exister. Et lui, il est au milieu et il doit gérer l'ensemble des politiques publiques au milieu de cette polarisation politique. 20 secondes, Michael, il peut être un recours ou pas ? Sébastien Lecornu. Aujourd'hui, ça paraît compliqué. Parce qu'effectivement, pour ces raisons là et parce qu'il y a une très forte envie de radicalité, de changement qui est exprimé dans toutes les études d'opinion par les Français. Et pour l'instant, il ne peut pas l'incarner puisque lui, il incarne une forme de continuité. Merci beaucoup.

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Merci à tous les trois Avant de se quitter, un mot sur ce PINC, le PINC du pasteur don qui commence aujourd'hui jusqu'à dimanche. Ensemble, combattons les maladies infectieuses, les cancers. Pour aider la recherche, vous pouvez faire un don, vous pouvez envoyer don au 92 112 ou allez sur le site pasteurdon .fr. Merci à tous et très bonne journée sur Public Sénat.