Interview présidentielle... On est en quelle année déjà ? - L’ABC - C à Vous - 22/03/2023
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
C'est le choc.
Madame, mademoiselle, monsieur, bonsoir. Dans l'actualité de ce mercredi 22 mars, l'intervention du chef de l'État ce jour à 13h en direct sur la première chaîne et antenne 2. Le président Macron avait convoqué deux de nos confrères au palais à l'heure de la pause méridienne. Un choix horaire que la députée Renaissance Fadila Khatabi justifie comme tel, je cite, à 13h, on parle aux mamans. On parle aux personnes qui sont peut-être en train de déjeuner, qui seront à l'écoute du président de la République. Un moment de convivialité en tout cas et d'apaisement. Enfin, de citations.
Et effectivement, comme en témoignent ces images tournées par nos équipes ce midi, pendant que ces messieurs travaillaient pour faire tourner la baraque, les ménagères, elles, étaient comme à leur habitude devant leur téléviseur pour suivre les annonces de notre président. Tout cela, bien entendu, après avoir préparé un bon repas pour leur chère petite tête blonde en bonne femme au foyer. Nous sommes le 22 mars de je ne sais plus trop quelle année. Bienvenue dans la BC.
Ce sont bonnes.
Marie-Sophie Lacalle.
C'était plus vrai que nature. On y était.
Ah, ça te rappelle les souvenirs. Marie-Sophie Lacaro et Julien Bugier étaient conviés à écouter Emmanuel Macron pour répondre à ses propres questions.
Est-ce que vous pensez que ça me fait plaisir de faire cette réforme ? Dites-le non. Non. Est-ce que vous pensez qu'on peut continuer avec les mêmes règles ? Qu'est-ce que c'est le déficit ? Est-ce que vous pensez que je n'aurais pas pu faire comme tant avant moi, mettre la poussière sous le tapis ? Oui. Peut-être.
Oui. Laurent, vous avez de la concurrence sur l'imitation de Sarkozy. Ah oui. Belle journée, c'est vrai, c'est vrai. Ah oui ? Oui, il y a un petit Sarkozy. Là, je vais vous le dire. Un entretien qui était vraiment très attendu par les Français. Ce n'est pas Ashley Chevalier de BFM qui dira le contraire. Pour elle, c'était un jour sans fin.
Ça fait 45 minutes que je suis là. Je n'ai pas encore trouvé une personne qui a l'intention d'écouter l'interview d'Emmanuel Macron. Vous attendez quelque chose à cette interview ? Non, pas spécialement. Pas d'intérêt, pas d'attente. Vous allez écouter le président de la République ? Non, madame. Ça ne vous intéresse pas ? C'est fatiguant déjà. C'est vraiment difficile de trouver des gens ce matin qui ont l'intention d'écouter Emmanuel Macron. Vous allez écouter le président de la République ?
Non, pas du tout.
Pourquoi ?
Parce que ça ne m'intéresse pas et de toute façon, il ne va rien dire. Une belle journée pour Ashley. Interview présidentielle retransmise sur TF1 et France 2, mais également sur BFM, sur LCI, sur CNews et France Info. Puis il y a ceux qui ont fait comme si rien de particulier ne devait avoir lieu à 13h, puisqu'ils n'avaient pas les droits de retransmission de l'interview. C'est le cas du 12-45 d'M6, qui n'a pas du tout évoqué l'interview dans ses titres, vraiment pas. Mais peut-être l'ont-ils fait après le sommaire, en ouverture du journal.
Avec de grands acteurs, Rebecca Marder et Benjamin Laverne. Mais avant de développer ces titres, commençons par faire un détour par le massif du Jura. En cette journée de l'eau, nous vous emmenons sur les bords de la rivière Valserine.
Eh ben non, il tenait à garder leur audience. Alors que les autres étaient au taquet, avec un objectif, ne surtout pas louper le début de l'interview. Seul problème, personne n'était synchro. Voici le top 3. Numéro 3, CNews, avec Sonia Mabrouk, qui n'a pas respecté son intervenant, tellement elle tenait à démarrer à l'heure. Repousser toute ou partie de ce texte à plus tard, afin notamment...
Allez, l'image est là.
Voilà.
Le président de la République.
Nous allons avoir la réponse. Ta gueule, merde. Numéro 2, France 2 et Nathalie Saint-Cricq, qui ne comprend pas vraiment le sens de... Merci Nathalie. C'est assez logique qu'il dise ça. S'il disait le contraire, ça serait la porte ouverte à tous les... Les chefs de l'État. ...à tous les... ...dérapages. La poube. Elle est dégoûtée. Et enfin, numéro 1, LCI, qui malgré l'existence d'un décompte en bas de l'écran, a réussi à se foirer et à basculer trop tôt sur l'Elysée, ce qui nous a permis de voir, et on avait tous envie de savoir, ce que se racontent un président et deux journalistes juste avant une interview. Mais également des responsables politiques, c'est dans deux...
Deux...
J'ai l'impression qu'ils sont aux abattoirs, surtout. Le son est d'origine. Jardin d'hiver. Et cette prise de parole présidentielle était synonyme d'un comeback. Celui de l'homme qui, lors des entretiens d'embauche, a la question « Quel est votre principal défaut ? » devait répondre. Mon défaut, je dirais que je suis perfectionniste. Oui, c'était le retour du président comédien. Pas de regret.
Je vous le dis, si j'en avais un, c'est de ne pas réussir à avoir convaincu sur la nécessité de cette réforme, qui ne me fait pas plaisir, une fois encore. Mais je ne vis pas de regret, moi. Je vis de volonté, de ténacité, d'engagement, parce que j'aime notre pays, nos compatriotes.
Je veux que c'est émouvant. C'est beau, hein ? Ayons une pensée pour mon chouchou, ceci dit, Julien Bugier, qui avait une ultime question.
Un mot plus personnel, pour conclure, peut-être, monsieur le président ?
Est-ce que vous auriez une serviette en éponge ou un verre d'eau, juste si on pouvait baisser, allumer la clim ou baisser le chauffage, car c'était déjeuner sauna pour Julien en cette journée mondiale de l'eau ?
C'est peut-être ça, je vous le dis, il n'y a rien pour des réponses plus concrètes et plus rapides, en Bretagne, moustache, dans certains métiers. C'est pour ça qu'il faut que ça fasse, non ?
Alors attendez, je vais revenir sur le champ politique, je vais revenir sur le fuit.
Pas miam miam, le chauffage quand il fait chaud. Dans le reste de l'actualité, ce matin, François Bayrou a confondu interview matinale et date Tinder.
– Toujours avec l'un des hommes qui murmure à l'oreille du président, François Bayrou, la loi, on l'a dit, la loi…
– Je murmure à votre oreille d'abord, surtout. – Oh ! – J'écoute vos réponses, oui. – Le bachelor du Béharn qui a vraiment des convictions et un mental d'acier en garde à vue, franchement, montre en main, il craque en 3 minutes 30.
– Et il vous a dit quoi ?
– Je pense qu'il sait ce que je pense, oui. – Mais il dit non. – Non, non, je n'aime pas pas. – Pour l'instant, il a toujours dit non. – Oui, mais il a dit non. – Voilà. Et puis, c'est aussi l'actualité du moment, c'est le Bachot, les premières épreuves du bac qui ont débuté, bien sûr.
– Ça y est, vous y êtes. Ça fait 14 ans que vous préparez le bac, mine de rien.
– 14 ans qu'il révise. Imaginez un peu l'enfer, comme si ça ne suffisait pas. Cerise sur les emmerdes, il y avait le petit bonus, le monsieur qui vient contrôler que tout se passe bien, comme prévu, et qui emmerde tout le monde dans le lycée, à tous les étages.
– Adrien, tu as eu suffisamment de temps pour réviser. Sabine, vous avez pu enseigner le programme dans le temps imparti. Romane, tes choix sont faits.
Cécile, qu'est-ce que vous pensez de ce calendrier ? – Mais foutez-leur la paix, bon sang ! – Ça fait 14 ans qu'il faut pas. – Sorti des épreuves, le fameux débrief, évidemment. Il y a des élèves qui n'auraient pas été contre une grève surprise. – Moi, ça ne me dérangerait pas trop, parce que comme ça, je pourrais réviser un peu plus. – Bah tiens ! – Mais bon, ce serait chiant, parce qu'il n'y a pas un nom qui s'est déplacé. – Voilà, branlose, oui, mais solidaire. – Et puis, il y a les élèves qui sont un poil agaçant. – Ça va, je pense que j'ai la moyenne. – J'ai vu l'épreuve, j'ai vu sur lequel chapitre j'étais tombé. En vrai, je me suis dit, c'est sexuel. – J'ai fini 45 minutes en avance.
Donc, ouais, c'était assez facile. – Voilà, bon, ça... À part ça, vous vous souvenez peut-être des DVD de feux de cheminée qui étaient édités à une époque pour ceux qui ne possédaient pas de cheminée mais qui rêvaient de ressentir les mêmes sensations ? Eh bien, il existe mieux. Désormais, BFM propose la même chose, mais avec plus de suspense et de rebondissement. C'est le multiplex des feux de poubelle.
– Le propos que vous avez tenu sur les violences policières, oui. – Je suis obligé de vous couper, Antonin. – On a Frédéric Fernandès qui nous attend. Frédéric, quelle est la situation ce soir à la Bastille ?
– Il y a quelques feux de poubelle, mais rien de comparable à ce qu'on a pu voir tout à l'heure.
– Des feux de poubelle. – Anna, je vous donne la parole dans une seconde, simplement. J'ai deux images à vous montrer. À droite de l'image, on est à Rennes, en Ile-et-Vilaine, avec là aussi des incendies. On a des images aussi du côté de l'île.
– Et poubelle, incendie, roux d'ourou ! On referme ces actualités avec un point sur la pénurie d'essence.
– Il y a plusieurs dizaines de voitures qui sont devant moi. – J'espère que c'est bon signe. – Bonjour, vous faites la queue pour l'essence ?
– Non, je viens chercher mon McDo. J'étais parti sur une imitation de bigard que je ne sentais pas du tout. – Non, j'étais pas… – Bon, bref. Les journalistes qui, depuis hier, ont franchi un cap en termes de délation, là, ça devient carrément une télé-réalité.
– Là, alors que je laisse cordialement passer la première voiture de la file de droite, le véhicule gris juste derrière en profite pour me shipper la place. – Bonjour, je vous ai vu passer devant moi, juste à l'instant. – Non, je ne doublais pas, moi j'étais dans ma voix.
– C'est pas vrai, on l'a vu, on a les images, on les a passées en direct à la télé, menteuse ! L'info revient demain, bonne soirée.
– Merci. – Merci. – Merci. – Merci.
– Merci. – Merci.
– Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci. – Merci.
Emmanuel Macron